« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

[box class=”info”]Les papes Jean Paul II et Benoît XVI ayant donné l’exemple, le premier en sollicitant humblement le pardon des mahométans pour les atrocités commises pendant les Croisades, le second en priant tourné vers La Mecque dans l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul transformée en mosquée puis en musée, les chrétiens seraient-ils tétanisés devant l’islam, comme ils le sont devant le judaïsme depuis la Shoah ? [/box]

Al-Andalous, paradis ou enfer ?

On se souvient de la phrase définitive du président Jacques Chirac refusant en mai 2003 toute référence au christianisme dans la constitution européenne au prétexte que « les racines de la France sont tout autant musulmanes que chrétiennes », en raison de l’inestimable apport culturel prétendument dû aux docteurs et philosophes de l’islam. L’antienne est reprise les 17 et 18 juin 2011 à la Sorbonne à l’occasion d’un très officiel colloque sur « L’Europe et l’Islam, d’Al Andalous aux négociations d’adhésion de la Turquie ». Et comme rien ne doit être négligé pour imposer ce nouveau credo à nos peuples, le magazine Histoire le si mal nommé avait consacré un mois plus tôt un dossier extatique à Al-Andalous, ce « paradis perdu », émergeant d’un océan de barbarie, où toutes les religions et toutes les communautés auraient vécu en paix dans le meilleur des mondes évolués, irradiant ses lumières de l’Irlande à la Chine. Dommage pour le mensuel : au même moment sortait un livre de Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?, dénonçant entre autres cette sornette devenue vérité d’évidence à force de rabâchage. Or, de même que Sylvain Gouguenheim, auteur d’un autre ouvrage radicalement démythifiant, Aristote au Mont Saint-Michel (éd. du Seuil 2008), l’historien Guy Rachet, auquel on doit de multiples études et romans sur la Grèce et l’Egypte notamment, n’a rien d’un indéfectible paladin du Vatican. Bien au contraire : tout comme son ami l’écrivain Pierre Gripari en guerre contre « Le Méchant Dieu » de la Bible, l’historien revendique bien haut son agnosticisme et son hostilité à tous les monothéismes venus d’Orient, « stérilisateurs », selon lui, des grandes époques, des grandes civilisations et de la haute pensée qui les ont précédés.

Mais tous n’ont pas à ses yeux la même capacité de nuisance. Ainsi écrit-il :

« Si l’on me demande : Le christianisme a-t-il exercé une influence capitale sur le développement de ce qu’on put appeler la civilisation européenne ? Je répondrai oui, à l’évidence [avec] le déploiement prodigieux d’une vaste architecture laquelle, sur les données romaines et plus encore gréco-byzantines, nous a donné ces merveilles de l’art que sont les cathédrales romanes, gothiques et baroques (…). Par ailleurs, la mythologie issue de la légende chrétienne et la théologie sont à l’origine de toute une peinture et une sculpture dites sacrées qui apparaissent comme des manifestations uniques et sublimes d’un art religieux. »

« Si l’on me demande : Les racines de l’Europe sont-elles d’une certaine manière musulmanes ? Je répondrai : en aucune manière. Et je préciserai que l’islam en tant que religion se trouve à l’opposé de la mentalité européenne telle qu’elle s’est forgée pendant des millénaires au cours desquels se sont accumulées des nappes de populations et de cultures diverses qui ont constitué l’Europe dans sa diversité et dans son unité. »

Cette conclusion couronne une étude aussi érudite que parfaitement étayée (impressionnante bibliographie), qui commence par le survol des « substrats ethniques de l’Europe », où romanité et germanité parfois s’opposèrent et souvent composèrent pour s’harmoniser (en matière de droit notamment, comme l’a souvent souligné l’avocat Eric Delcroix), et où les constantes références n’excluent jamais un ton polémique assez réjouissant : par exemple, quand l’auteur étrille les intellectuels et chercheurs triturant désespérément les textes pour légitimer leur zèle islamomaniaque, ou quand il évoque le Kossovo, foyer national serbe follement abandonné par les Occidentaux aux mafias islamistes pressées – comme, du reste, les envahisseurs turcs avant elles – de détruire les plus purs chefs-d’œuvre de l’art orthodoxe… parfois d’ailleurs, ajouterons-nous, sublimés par un apport catholique, comme l’admirable monastère de Detchani, qui inclut la plus vaste cathédrale médiévale des Balkans et dont, au XIVe siècle, le roi serbe Stefan Ourosh avait confié la construction à des franciscains italiens, bel exemple d’unité européenne.

Byzance, la grande oubliée

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy RachetOn retiendra, parce que les faits sont mal connus sous nos climats, le chapitre sur le rôle déterminant – sans commune mesure avec celui que l’on prête indûment aux musulmans ! – joué par l’empire byzantin dans la transmission de l’héritage grec classique. Loin de l’obscurantisme des Iconoclastes, les basiléus et les lettrés de Constantinople s’attachèrent à la préservation du patrimoine pictural antique (voir les admirables mosaïques de l’ancienne église Saint-Sauveur stin Chôra, aujourd’hui simple musée) comme des écrits des philosophes, des poètes et des dramaturges qui avaient fait de l’Hellas le phare intellectuel du monde alors connu. Car ce n’est pas à quelque ouléma du Caire ou de Grenade qu’on doit la redécouverte d’Homère, d’Hésiode, de Diogène Laërce ou même du sceptique Pyrrhon mais à « Byzance, la grande oubliée » qui, avant que ne s’abatte sur elle, en 1453 – jour de deuil pour notre continent – la nuit ottomane, transmit ces richesses à Rome, avec le « souffle vivifiant de la Grèce antique ».

Car le mécréant qu’est Guy Rachet ne mésestime pas l’action de la Papauté, ou du moins de certains pontifes, passionnés par l’Antiquité – même venue la Contre-Réforme – dans la prise de conscience de l’héritage ainsi transmis. Notre historien cite les édits pris par Eugène IV, Nicolas V (qui possédait une bibliothèque de « huit cents volumes, dans lesquels on trouvait des auteurs grecs en grand nombre »), Alexandre VI, etc., pour faire relever les ruines de Rome et restaurer les monuments anciens, tels le Capitole ou « le château Saint-Ange, qui est le mausolée de l’empereur Hadrien », créant ainsi une science toute nouvelle et dont l’Europe garda l’exclusivité des siècles durant : l’archéologie. Bien sûr, les sculpteurs de nos cathédrales n’avaient pas attendu la Renaissance pour représenter la nudité, comme en témoigne l’étonnant « Adam » conçu pour Notre-Dame en 1260, aujourd’hui exposé au Musée de Cluny, certes éloigné de l’ «Hermès» d’Olympie mais qu’un critique a pu définir en 2006 comme un « trait d’union, chaînon manquant entre Praxitèle et Donatello ou Michel-Ange ». Mais, en encourageant les artistes à s’inspirer, même dans les monuments religieux, de la statuaire antique, la papauté donna à tous les arts un prodigieux essor. Les mieux disposés envers l’Islam ne sauraient créditer celui-ci d’un rôle quelconque dans cet essor puisqu’il interdit toute représentation des êtres vivants !

Ainsi, n’en déplaise au prédécesseur de Nicolas Sarkozy, les racines de notre Europe sont-elles essentiellement grecques et latines (sans oublier les apports slaves, celtes et germano-scandinaves, avec les sagas), le « génie du christianisme » ayant été au fil des millénaires d’assimiler le passé européen et de s’en enrichir. Elles ne sont en aucune façon musulmanes.

En réaction contre le propos de Jacques Chirac, Guy Rachet avait écrit son livre magistral en 2004, pour Jean-Paul Bertrand, patron des éditions du Rocher. Cette maison d’éditions ayant été rachetée, la commande fut annulée mais Les Racines de notre Europe firent l’objet d’une conférence prononcée en 2005 devant les membres du Cercle Ernest Renan (www.cercleernestrenan.org, contact : infos@cercleernestrenan.org) dont l’historien est aujourd’hui le président. Le livre paraît enfin, hélas trois ans après celui de Sylvain Gouguenheim, étude excellente mais plus ciblée et moins exhaustive que celle de Guy Rachet. Dommage. Mais ceux qui s’intéressent à la question seront comblés. Voilà tout un arsenal d’arguments décisifs pour les Européens en général et nos compatriotes en particulier qui refusent l’envahissement de notre continent par l’islam et l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Camille Galic

– Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? Ed. Jean Picollec, 2011, 565 pages.

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia, Réfléchir & Agir n° 39 (automne 2011). [/box]

Grande-Bretagne : pour cause d’islam, une bande de somaliennes faiblement condamnées malgré une agression filmée

Grande-Bretagne : pour cause d'islam, une bande de somaliennes faiblement condamnées malgré une agression filmée

07/12/2011- 16h00
LEICESTER (NOVOpress) – La scène se passe à Leicester, en Angleterre. Un couple rentre chez lui, quand il est pris à partie par 4 agresseusses somaliennes (trois soeurs et leur cousine) âgées de 24 à 28 ans. Rhea Pages, jeune Anglaise de 22 ans, s’effondre littéralement sous les coups portés par les 4 agresseurs, malgré les tentatives d’aide apporté par son compagnon. Elle se fera insulter, sous les yeux de la police arrivant à son secours, au cri de “Tuez la pute blanche” (“Kill the white slag”)

La scène ayant été filmée dans sa quai-intégralité (vidéo ci-dessous), on s’attendrait à des sanctions pénales lourdes pour cette agression en bande caractérisée (les agresseurs risquaient jusqu’à 5 ans d’emprisonnement).

Ce n’est pas ce qu’à décidé la justice anglaise pour des raisons d’ordre religieux. En effet, les 4 agresseurs étant en état d’ébriété avancée au moment des faits, elles n’étaient donc pas conscientes de leurs actes car “pas habituées à boire de l’alcool du fait de leur religion musulmane”. Elles ont donc été condamnées à 6 mois de prison avec sursis, une des peines les plus faibles pour ce type d’agression.

Rhea Pages, traumatisée, dénonce les résultats du procès et s’estime victime de racisme, “parce que je suis blanche”, dit-elle. Elle a perdu également son travail depuis l’agression, n’arrivant pas à surmonter les difficultés psychologiques opst-agression.

L’Angleterre semble accepter au quotidien, quand ça n’est pas tout simplement encourager, la montée de la barbarie etdu racisme anti-blanc. Ce jugement le démontre une fois de plus. Entre la montée de l’islam, l’explosion du communautarisme et la préférence étrangère pratiquée depuis des années au pays de la reine Elisabeth, il se pourrait bien que les petits blancs anglais finissent par se révolter un jour, face à ces injustices qui les touchent au quotidien. C’est ce qu’à déjà commencé à faire l’English Defense League.

76% des français estiment que l’Islam progresse trop en France

Chapô : 76% des français estiment que l'Islam progresse trop en France

06/12/2011 – 15h45
PARIS (NOVOpress) — À 6 mois de la présidentielle, voilà un sondage qui devrait provoquer quelques remous : réalisé du 2 au 4 novembre par l’Ifop pour Europe 1 et Paris Match, on y découvre notamment que 76 % des Français estiment que « l’islam progresse trop en France ». À la même question posée il y a un an, 71 % des français avaient répondu par cette affirmation.

Ce sondage qui, selon l’Ifop, montre que « les Français plébiscitent des valeurs qui sont au cœur du pacte républicain » (liberté, égalité, fraternité), souligne donc aussi « une radicalisation des Français sur des sujets de crispation identitaire ». Ils ne sont par exemple que 14 % à estimer que « l’État devrait aider financièrement à la construction de mosquées » (contre 28 % au printemps 2006).

Enfin, 76 % des Français disent n’avoir « plutôt pas confiance » dans les autorités religieuses, ce qui place les religions parmi les institutions qui leur inspirent le moins confiance : aussi peu que les médias, mais plus que les partis politiques qui arrivent bons derniers (85 % de défiance). Seules institutions à rassembler une majorité de Français leur faisant confiance : les maires (67 %).

Étonnamment, le sondage, relayé par le journal La Croix, ne semble plus en ligne à la même adresse que lors de la parution de l’article, le 6/12, à 16h13.

Photo en Une : la grande mosquée de Strasbourg. Source : avraidire.com

Cet islamisme qui vient d’Egypte. “Le Mensuel de l’Observatoire de l’islamisation” de décembre

Cet islamisme qui vient d’Egypte. "Le Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation" de décembre

Cet islamisme qui vient d’Egypte. "Le Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation" de décembre

 

Editorial

Cet islamisme qui vient d’Egypte.

par Joachim Véliocas.

Ce mois-ci a naturellement imposé son thème, l’islamisme égyptien. Tout d’abord car il vient à nous à Paris à la fin du mois, le Salon international du monde musulman (17, 18 et 19 décembre) ayant pour vedette, Mahmoud Al-Masri, le téléprédicateur de la chaîne salafiste égyptienne Al-Nass, dont nous vous exposons les programmes ultra-radicaux. Le ministère de l’Intérieur a encore délivré des visas à des islamistes exotiques aux paroles plus dangereuses qu’un lanceur de cocktail molotov…alors que nous perdons 20 minutes dans les aéroports à enlever nos ceintures et à ouvrir nos ordinateurs portables.

L’Egypte évidemment car les élections législatives du 28 novembre ont confirmé la tendance lourde de l’adhésion populaire pour les Frères Musulmans, les salafistes remportant eux 20%. des suffrages! Mais beaucoup de questions se posent quant au déroulement de ce scrutin. D’après les informations que nous vous livrons ce mois-ci, les Frères redistribueraient de l’argent et de la nourriture aux citoyens-électeurs, provenant dons massifs de l’armée qui souhaiterait établir une sorte de gouvernement partagé, confortable modus vivendi pour les deux parties…

Notre entretien avec l’historien Louis Chagnon vous permettra de comprendre comment l’Egypte a été conquise par l’épée sous les ordres du Calife Omar (634-644), dit « bien guidé par Dieu», grâce aux meilleures sources qu’il a exhumé dans son livre passionnant. L’historiographie habituelle néglige les exactions qui accompagnèrent cette campagne militaire, dont les massacres et la réduction en esclavage de nombreux Coptes expédiés vers Médine. Les nouveaux dhimmis, accablés par les taxes islamiques (djizya et kharadj) durent pour certains vendre leurs enfants aux musulmans…On est loin de la vision musulmane expliquant que les égyptiens ouvrirent grand leurs bras aux musulmans de 639 à 645, date de la capitulation d’Alexandrie.

Les autres sujets traités sont en rapport avec l’actualité brûlante. Un portrait du vainqueur des élections marocaines, Abdelilah Benkirane, déjà premier ministre, dont nous avons retrouvé les déclarations en faveur d’un soutien total au Hamas.

Un focus sur l’islamisme en Grèce, plateforme de l’immigration clandestine et nouveau refuge des islamistes radicaux. Aussi inquiétant que sa situation économique.

Enfin, car il demeure la référence suprême pour chaque faits et gestes pour les musulmans, une description détaillée des campagnes militaires de Mahomet clôture ce numéro.

Sommaire

Le grand entretien

Louis Chagnon : La conquête musulmane de l’Egypte (639-646).
Pages 2 à 9

Dossier du mois : Egypte

> L’armée égyptienne mise sur les Frères Musulmans

> Le scandale des « tests de virginité » dans l’armée

> Ce qu’on enseigne vraiment à l’université Al-Azhar (djihad, discriminations etc.)

> Egypte: le salafisme à 20 %

Pages 10 à 16

L’enquête du mois

> Le Salon international du monde musulman à Paris. Le salafisme s’importe bien.
Pages 17 à 23

Maroc

> Abdelilah Benkirane dans le texte : un soutien indéfectible au Hamas
Pages 23-24

Europe

> Focus sur l’islamisme en Grèce
Pages 25-26

Histoire

> Sermon prononcé par Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger en 1853. Quand l’Eglise condamnait l’islam.

> Les combats de Mahomet. Synthèse pratique d’une série terroriste.

Pages 27 à 35.

[box class=”info”] Voir ici pour achat au numéro ou abonnement. [/box]

Photo en Une : des minarets de la mosquée Al-Azhar au Caire. Crédit photo : Tentoila, licence CC. Photo recadrée.

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Nouveau pouvoir libyen sous influence islamiste, succès électoral d’Ennhada, le parti islamiste tunisien, victoire électorale des islamistes du Parti de la justice et du droit au Maroc, Frères musulmans en position de force en Egypte : le message des « révolutions arabes » est clair. Les régimes laïcs et autoritaires, fruits du nationalisme arabe issu de l’Occident et enfants tardifs du kémalisme, ne cèdent pas la place à des démocrates libéraux mais à des islamistes.

Les médias de la superclasse mondiale qui avaient salué, début 2011, les « révolutions arabes » se tranquillisent néanmoins fin 2011, en parlant « d’islamistes modérés ». Une manière de se rasséréner, tout en continuant à rassurer la population française confrontée à une poussée de l’Islam sur son propre territoire.

« Islamiste modéré », un mot vide de sens

Pourtant ce terme d’islamiste modéré est vide de sens : les islamistes en question ne sont ni « extrémistes » ni « modérés » ; ce sont tout simplement des musulmans qui se réfèrent à l’islam comme guide de l’action politique [photo en Une : un polygame modéré ?]. Dans le Dictionnaire historique de l’islam, paru aux PUF en 1996, Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, écrivent : « L’islamisme est actuellement une tendance qui consiste à exiger l’application stricte des préceptes de la loi religieuse ou chari’a. » (…) Les islamistes prônent le jihad, d’une part dans leur propre pays contre les « mauvais » musulmans et les gouvernants corrompus de manière à instaurer si besoin est un Etat purement islamique, d’autre part, de façon plus générale, contre les valeurs séculières qui dominent le monde non musulman. » Attitude non dénuée de cohérence puisque l’islam est une totalité qui ne distingue pas le domaine de Dieu de celui de César.

« Modérés » ou non, les islamistes tunisiens, libyens, marocains et égyptiens ont tous pour projet d’islamiser la société, ce qui implique :

  • – de rapprocher le droit local des préceptes de la chari’a ;
  • – d’en revenir à une conception soumise et minorée de la femme, dont le voile islamique est le symbole visible ;
  • – de marginaliser, sinon d’éliminer, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes.

Toutes choses que font d’ailleurs, tranquillement mais fermement, les « islamistes modérés » de l’AKP turque qui sert de modèle.

Là encore il n’y a pas lieu d’être surpris : dans leurs réactions au modèle occidental, les peuples musulmans se retournent vers leurs racines. Quoi de plus normal ? D’autant que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi, c’est surtout une civilisation.

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » : une imposture

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » est une imposture : un fait que les oligarchies occidentales sont incapables de comprendre. D’où l’usage du mot « modéré » qui sert de cache-sexe à une réalité qui sinon les révulserait. Sur le site Oummah.com Mohamed Tahar Bensaada propose une explication complémentaire : selon Le Monde, « Ils (les islamistes) n’ont pas de doctrine économique précise – et sont souvent, en la matière, très libéraux ». Et le commentateur d’Oummah d’ironiser ainsi : « Le terme magique est lancé : “libéraux” ! C’est donc cela qui explique que tous les médias sont unanimes à parler de la victoire des “islamistes modérés” ? Les termes “modérés” et “libéraux” sont donc devenus synonymes dans le nouveau dictionnaire de la science politique française et on ne le savait pas ? ». Et l’analyste musulman de poursuivre : « L’imposture intellectuelle est plus grave. D’abord, on fait preuve de légèreté en cherchant à confondre “modération politique” et “libéralisme économique” (…) Ensuite, la “modération” et le “libéralisme” encensés le sont en fait pour des raisons que généralement les éditorialistes ne divulguent pas et qu’il faut aller rechercher entre les lignes. Le “libéralisme” qui vaut aux “islamistes” la sympathie relative des médias et des intellocrates occidentaux signifie que ces derniers ont montré patte blanche et qu’ils ne vont pas tomber dans le “protectionnisme” et le “nationalisme économique” synonymes d’une tentative de renégociation des rapports de dépendance qui lient leurs pays aux centres du capitalisme mondial ! »

« Populiste extrémiste » : un terme disqualifiant

Les médias de la superclasse mondiale gardent leurs réserves de répulsion aux « populistes » : ces mouvements qui partout en Europe sont à l’écoute des peuples, ce qui les conduit :

  • – à s’opposer à la poursuite de l’immigration de peuplement que les nations européennes subissent ;
  • – à refuser l’implantation de coutumes étrangères contraires à leurs règles d’urbanisme (mosquées avec minarets) ou leurs modes de vie (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, invasion des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise) ;
  • – à réaffirmer leur identité européenne et chrétienne ;
  • – à refuser que les valeurs issues de leurs traditions soient placées sur le même plan que celles de religions étrangères ;
  • – à défendre la séparation du spirituel et du temporel et la laïcité ;
  • – à remettre en cause le libréchangisme mondial.

Populistes européens et islamistes du Maghreb et du Machrek ont néanmoins un point commun : les uns et les autres s’inscrivent dans une démarche identitaire. Ils veulent que leurs peuples restent ou redeviennent eux-mêmes.

De ce point de vue-là, les uns et les autres s’opposent à la marche triomphale du mondialisme. Car ils rétablissent, sinon des frontières physiques, du moins des frontières mentales et psychologiques.

Il est donc naturel que les médias de la superclasse mondiale s’opposent aux populistes européens en les qualifiant « d’extrémistes » pour mieux les disqualifier. Il l’est moins qu’ils baptisent « modérés » les islamistes qui prennent le pouvoir au sud de la Méditerranée et dans les banlieues européennes.

Le formatage de l’opinion par les médias de la superclasse mondiale

Utiliser les termes « extrémistes » et « modérés » pour définir une idéologie politique est d’ailleurs stupide. La modération, l’extrémisme ou la radicalité ne sont pas en soi des idéologies, ce sont des attitudes, des comportements qui dépendent des personnalités et des circonstances.

Cette confusion des termes et des analyses s’explique : les médias de la superclasse mondiale ne cherchent pas à éclairer l’opinion, ils cherchent à la formater ; les médias de la superclasse mondiale ne sont pas des médias d’information mais des médias de manipulation qui appliquent les commandements du discours dominant : faisant contre mauvaise fortune bon cœur à propos des évolutions au sud de la Méditerranée, ils continent de militer pour des sociétés les plus ouvertes possibles au nord.

Andrea Massari
30/11/2011

Voir aussi :

« Dictionnaire historique de l’islam », par Jeanne et Dominique Sourdel
Les 20 Commandements du discours dominant Un nouveau « Novlangue » (mise à jour 1)
Réflexions sur les révolutions dans le monde arabe.
Le lotus et le jasmin sont-ils déjà fanés ?
De la Révolution de jasmin à la révolution islamique ? (Tunisie – 5e volet)
Oskar Freysinger, éveilleur des peuples européens
« Des hommes et des dieux » : un film beau et poignant mais lourd d’influence pernicieuse
Ce que nous voile le voile

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/11/2011 [/box]

Crédit photo : DR.

Réflexion sur la “victoire politique” des islamistes marocains, par Bernard Lugan [Tribune libre]

[box class=”info”]Tribune reprise du site Realpolitik[/box]

Contrairement à ce qui est affirmé par les médias, c’est une victoire relative que viennent de remporter les islamistes marocains alors même qu’ils menèrent une très forte campagne de mobilisation et annonçaient un raz de marée électoral. Leur victoire apparente n’est due en effet qu’à une nouvelle disposition constitutionnelle faisant obligation au roi de nommer un Premier ministre issu du parti arrivé en tête lors des élections législatives. Sans cela, ils auraient été mathématiquement écartés du pouvoir.

Que l’on en juge :
Le parti islamiste PJD (Parti de la Justice et du développement) qui affirme à la fois sa « modération » et son attachement à la monarchie, a réuni 30 % des votants, soit 15% des inscrits, et obtenu 107 sièges sur 395 dans la nouvelle assemblée. Il est donc clairement minoritaire, à la fois dans l’absolu mais également face aux deux grandes coalitions sortantes. En renversant la perspective nous constatons en effet que 70% des votants ne lui ont pas accordé leurs suffrages et qu’au parlement, 288 députés appartiennent à des formations autres que la sienne.

Le parti arrivé en seconde position est l’Istiqlal, parti nationaliste historique ancré comme le PJD sur le terreau islamique et qui remporte 60 sièges au Parlement. En troisième et quatrième position, nous trouvons deux partis liés au Palais, à savoir le RNI (Rassemblement national des Indépendants) qui obtient 52 sièges et le PAM (Parti Authenticité et Modernité) 42 sièges, soit à eux deux quasiment autant que le PJD. En cinquième place, l’USFP (Union socialiste des Forces Populaires) poursuit son délitement avec 39 sièges, puis, arrivent le MP (Mouvement Populaire), parti berbériste monarchiste avec 32 sièges, l’Union Constitutionnelle avec 23 sièges et le PPS (Parti du progrès et du Socialisme) avec 18 sièges. Dix autres partis totalisent les sièges restants.

Les responsables du PJD ont déclaré qu’ils étaient prêts à former un gouvernement de coalition, ce que, avec sa légèreté coutumière, la presse française a salué comme une preuve de maturité politique. Or, cette « conscience démocratique » doit, elle aussi, être relativisée car le PJD n’a pas d’autre choix que de nouer des alliances. Il est même acculé à trouver des alliés puisqu’il lui manque au moins 90 sièges pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Quelques réflexions et questions :
– On ne peut comparer le référendum du 1° juillet 2011 sur la Constitution qui a rassemblé 72% des inscrits et les dernières élections législatives, avec un taux de participation de 45,4%. Le premier fut en réalité un référendum sur la Monarchie au moment où, monté en épingle par la presse internationale, un mouvement révolutionnaire agitait la rue, demandant sa mise sous tutelle ou même sa disparition. Or, 99 % des Marocains, ont voté en faveur d’une monarchie certes modernisée, mais d’abord traditionnelle avec un roi qui continue à régner, même s’il ne dirige plus seul. Si le présent scrutin législatif n’a réuni qu’un peu plus de 45 % des citoyens inscrits sur les listes électorales – pour mémoire celui de 2002 n’en avait attiré que 37 % -, la raison de cette faible participation n’est pas à rechercher dans un désaveu du souverain, mais dans celui de la classe politique et de partis totalement discrédités.
– Le roi Mohammed VI va laisser les partis jouer le jeu constitutionnel après avoir nommé un membre du PJD comme Premier ministre. Puis, deux cas de figure se présenteront :
Une majorité de gouvernement sera constituée avec pour conséquence la dissolution des revendications du PJD qui n’aura pas la force politique lui permettant d’imposer un retour en arrière au sujet des grandes réformes entreprises par le souverain au début de son règne, notamment le code de la famille.
Un blocage du système avec anarchie parlementaire et impossibilité de constituer une véritable et stable majorité de gouvernement, ce qui contraindrait alors le roi à intervenir pour mettre fin à la crise. Ne perdons pas de vue, et le règne d’Hassan II l’a montré, que chaque tentative d’instauration d’une démocratie véritable au Maroc a, par le passé, débouché sur des évènements gravissimes obligeant le souverain à reprendre directement le contrôle des affaires [1].
– Autre question : le PJD a-t-il atteint son étiage ou bien ce scrutin n’est-il qu’une étape dans une lente et inexorable progression ? Ne va-t-il pas profiter du discrédit qui va encore davantage entourer des partis politiques s’entre-déchirant pour le pouvoir et ses avantages ? Ne risque t-il pas au contraire d’être emporté dans le tourbillon des intrigues parlementaires qui s’annoncent et dans ce cas, laisser filer ses électeurs déçus vers ces radicaux extra parlementaires qui contestent à la fois la monarchie et la notion de Commandeur des Croyants ?

[1] Voir à ce sujet les pages 327 à 332 de mon livre intitulé Histoire du Maroc, Ellipses, 2011.

[box class=”info”]Crédit photo : Zanthia (Flickr cc)[/box]

Les islamistes en tête des législatives égyptiennes

Les islamistes en tête des législatives égyptiennes

30/11/11 – 12h50
LE CAIRE (NOVOpress)
– Le vrai visage des « révolutions arabes », aveuglément soutenues par les pays occidentaux, semble définitivement être l’islamisme et la Charia.
En effet, après la Tunisie et la Libye, c’est au tour de l’Egypte d’être en passe de tomber sous le contrôle de l’islamisme radical et non pas « modéré » comme le répètent les médias notamment français pour minimiser la gravité de la situation.

En effet, d’après les premières estimations à la sortie des urnes, les partis “Liberté et Justice” (PLJ, issu des Frères musulmans) et Al-Nour (fondamentalistes musulmans, salafistes) arrivent en tête du premier tour des législatives égyptiennes.

Ces mouvements radicaux sont en tête dans six gouvernorats sur les neuf concernés par le premier tour.

Les élections sont organisées jusqu’au 11 janvier pour l’élection de l’Assemblée du peuple (députés) et jusqu’au 11 mars pour celle de la Choura (chambre haute).

Crédit photo : Elazhar via Flickr, licence CC.

Allemagne : Islam, mariages forcés et crimes d’honneur

Allemagne : Islam, mariages forcés et crimes d’honneur


29/11/2011 – 09h20
HAMBOURG (NOVOpress) —
 « Une nouvelle enquête montre que la violence contre les femmes dans les familles musulmanes n’a pas reculé ». Au très respectable quotidien Die Welt, on a l’art de la litote mais les exemples donnés sont brutaux. En octobre 2010, Serap Y. avait une grossesse très avancée : son frère Ibrahim Y. est allé lui rendre visite à Hambourg, l’a jetée par terre, lui a donné des coups de pied dans le ventre et dans le dos, et a fini par se mettre debout sur elle. Parce que l’enfant qu’elle portait – et qui a miraculeusement survécu – était issu d’une liaison hors mariage avec un kurde, elle avait blessé l’honneur familial. En mai 2008, Morsal Obeidi, âgée de 16 ans, a été tuée par son frère de 23 coups de couteau, toujours à Hambourg, parce que son mode de vie était trop « occidental » au gré de sa famille afghane.

Violence et mariages forcés vont souvent de pair, comme dans le cas de Ceylan Yildirim, émigrée en Allemagne depuis l’est de l’Anatolie avec ses parents et sept frères et sœurs, quand elle avait six ans. Après la mort accidentelle des parents, le frère aîné est devenu le chef de famille et s’est chargé d’imposer à ses sœurs une discipline de fer, en contrôlant tous leurs mouvements. Amenée en Turquie sous prétexte de vacances, Ceylan Yildirim a eu le choix d’épouser ou l’un de ses cousins ou un partenaire en affaires de son beau-frère. Elle a finalement épousé celui-ci, à 15 ans, et est rentrée avec lui en Allemagne. Son mari la punissait régulièrement parce qu’il la trouvait trop occidentale. Il lui interdisait tout contact avec des amies allemandes, ne voulait pas qu’elle se cultive. « Il disait toujours, plus tu seras cultivée, plus vite tu me quitteras ». Finalement, après 20 ans de mariage forcé, elle est allée avec son mari à une noce et un homme qu’elle ne connaissait pas lui a fait des avances. Fureur du mari, pugilat général, le mari a décrété que c’était elle qui avait provoqué la situation et a entrepris de lui trancher la gorge devant 200 personnes. « Je n’ai survécu, raconte Yildirim, que parce que mon fils m’a protégée. Le reste de ma famille voulait me voir morte ». Après cet épisode, elle s’est sauvée et a divorcé mais elle vit toujours dans la terreur. « Je suis constamment en fuite, j’ai déménagé dans une autre ville, parce que mon mari et ma famille veulent me retrouver et me tuer ».

D’après des statistiques de 2008, 3443 personnes, à 93% des femmes, avaient demandé de l’aide en Allemagne parce qu’elles étaient concernées ou menacées par un mariage forcé. Combien n’osent même pas demander de l’aide ? Un sociologue de Munich, Aydin Findikci, évalue les mariages forcés d’origine musulmane à 30 000 par an.

D’une étude menée pour le Ministère allemand de la famille et présentée à Berlin au début du mois il ressort que 83% des personnes qui ont demandé de l’aide étaient musulmanes ; le second groupe (9,5%) correspond à la religion yézidie du Kurdistan. Il est frappant que beaucoup des femmes concernées étaient supposément bien intégrées. 32% étaient nées en Allemagne, 44% possédaient un passeport allemand. Mais plus de 52% des mariages forcés ont lieu à l’étranger ou y sont préparés. Les mariages forcés concernent avant tout des femmes jeunes, de moins de 21 ans : dans 30% des cas, il s’agit même de mineures. La plus jeune victime avait 9 ans.

Sonja Fatma Bläser est une immigrée kurde que sa famille avait mariée de force avec un cousin : elle s’était enfuie et avait réussi à échapper à un commando de tueurs lâché contre elle par sa famille. Elle fait encore l’objet de menaces de mort. Elle a raconté son histoire dans un livre et dénonce ce qu’elle appelle « la fausse tolérance » des politiciens allemands. En Allemagne, d’après sa propre expérience, les Islamistes ont pu s’organiser de manière remarquable. « Sous couvert de liberté religieuse, on leur permet trop de choses ».

Photo en Une : Hambourg, deuxième plus grande ville d’Allemagne après Berlin et premier port du pays. Crédit : Baden03 via Flickr (cc)

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

24/11/2011 – 18h30
TURIN (NOVOpress) – « L’islamiste turque demande une mosquée à l’Université » : c’est le titre-choc du site d’information Libero-news, accompagné d’une photo de femme en burqa. Et Libero-news d’ajouter : «Non, nous ne parlons pas de l’université du Caire mais de celle de Turin ».

Quel que soit le résultat de sa démarche, Melek aura en tout cas réussi à faire parler d’elle. Melek est une jeune étudiante turque, qui doit commencer ses cours à la Faculté des sciences de l’université de Turin à partir de décembre. Elle a écrit au secrétariat pour demander qu’une salle soit mise à sa disposition pour effectuer ses prières musulmanes quotidiennes. Sa demande a été transmise à la présidence de l’Université, qui a répondu qu’elle devait en discuter avant de prendre une décision : « Nous n’avons évidemment aucun préjugé mais il est juste de poser la question en lui attribuant l’importance qui convient, sans la réduire à une simple question de place ».

Les associations musulmanes italiennes ont apporté leur soutien à Melek. Les étudiants musulmans déjà présents à l’université de Turin ont détaillé les difficultés qu’ils trouvaient à remplir sur place leurs obligations coraniques. Khaled Elsadat, originaire du Caire, en Italie depuis quatre ans, vice-responsable des Jeunes musulmans d’Italie, raconte que ses amis et lui ont calculé l’emplacement de La Mecque avec la boussole de leur iPhone, puis trouvé un emplacement sous un escalier pour stocker une trentaine de tapis de prière. Dalia Elbrashy, porte-parole des Jeunes musulmans d’Italie, fait pour sa part ses prières à la bibliothèque, en choisissant un coin où personne ne passe : « Mais faire les ablutions prescrites avant la prière est un problème dans les toilettes communes ». L’année dernière, un groupe d’étudiants musulmans avait déjà écrit à l’Université pour demander un espace de prière, mais sans résultat, « en partie probablement à cause de leur italien hésitant ».

Dans le contexte italien actuel, alors que le lobby immigrationniste presse le nouveau gouvernement d’imposer le multiculturalisme à marche forcée, la demande de Melek a suscité de vives réactions politiques. Pour la vice-présidente du Popolo della Libertà (centre droit) au Conseil régional du Piémont, Augusta Montaruli, la demande de l’étudiante « est une provocation qui doit être renvoyée à l’expéditeur ». « Pendant des années , ajoute Augusta Montaruli,  le mouvement des étudiants de droite a demandé que, à l’intérieur de l’Université, il puisse y avoir un lieu de prière pour tous les catholiques pratiquants. On nous a toujours refusé tout net au nom de la laïcité de l’institution. Cette même laïcité doit valoir à plus forte raison pour les musulmans, qui diposent de plusieurs lieux pour se réunir et prier dans la ville, y compris à proximité de l’Université ».

Pour le président du groupe régional de la Ligue du Nord, Mario Carossa , « cette demande des musulmans pour la religion et la création de lieux de prière partout où ils se trouvent, est une véritable obsession ». Rappelant lui aussi que l’université de Turin ne disposait d’aucune chapelle pour les étudiants catholiques, Carossa a ajouté : « Si cette étudiante turque s’intéresse tellement à notre université, je l’invite à penser à l’étude et non aux moyens de transformer la maison de la science, qui par définition est laïque, en énième lieu de prière ».

[box class=”info”]Crédit photo : copie d’écran du site Libero-news[/box]

“Le Mensuel de l’Observatoire”, nouveau magazine de l’Observatoire de l’islamisation [audio]

"Le Mensuel de l'Observatoire", nouveau magazine de l'Observatoire de l'islamisation (audio)

24/11/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Un nouveau journal a fait son apparition en novembre : Le Mensuel de l’Observatoire, publié par l’Observatoire de l’islamisation (40 pages au format A4).

Pourquoi avoir lancé ce mensuel ? Quel est l’objectif recherché ? La montée de l’Islam est-elle une fatalité ? Un danger ? Pour en parler, Joachim Veliocas, directeur de l’Observatoire, répond aux questions de Novopress.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress

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[box class=”warning”]Le mensuel est envoyé par mail au format PDF.  Achat au numéro : 7 euros.  Abonnement pour 12 numéros 70 euros + en cadeau le livre “Ces Maires qui courtisent l’islamisme” dédicacé, 270 pages (valeur 20 euros)[/box]

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

Nantes : les femmes de Lies Hebbadj mettent (encore) les voiles

Nantes : les femmes de Lies Hebbadj mettent (encore) les voiles

23/11/2011 – 13h40
NANTES (NOVOpress Breizh) – 140 euros : c’est l’amende que devront régler chacune des trois femmes qui ont été condamnées lundi dernier par le tribunal de police de Nantes pour « dissimulation de leur visage sur la voie publique au moyen d’un niqab ».

Parmi elles, l’épouse et l’une des concubines de Lies Hebbadj – cet épicier qui avait défrayé la chronique l’an passé – avaient fait l’objet d’un constat d’infraction devant l’école publique où elles emmenaient leurs enfants, le 6 octobre dernier. Depuis la loi votée le 11 octobre 2010 dissimuler son visage dans l’espace public, que ce soit avec un voile, une cagoule ou un masque, est en effet passible de 150 euros d’amende et d’un stage de citoyenneté.

Lies Hebbadj était arrivé au tribunal lundi matin avec les deux  femmes de son harem revêtues du niqab. Ces dernières n’ayant pas accepté de dévoiler leur visage à l’entrée du tribunal, elles n’ont pas eu l’autorisation d’y entrer et un nouveau constat d’infraction a été dressé. Les deux femmes sont restées devant le tribunal avec une poignée de manifestants qui s’en sont pris à la « laïcité » (sic). Le procureur de la République a assuré qu’elles seraient à nouveau poursuivies.

Dans un communiqué publié le même jour, le parquet de Nantes a requis le renvoi de Lies Hebbadj, de son épouse et de trois de ses compagnes devant le tribunal correctionnel, notamment pour diverses fraudes aux aides sociales, dont le montant avoisinerait les 100.000 euros. Lies Hebbadj est également mis en examen pour « viols aggravés » sur la personne d’une ex-compagne, pour travail clandestin et fourniture de travail à un étranger en situation irrégulière.

[box class=”info”]Crédit photo : DR.[/box]

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s’inquiète à son tour de l’islamisation

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s'inquiète à son tour de l'islamisation

22/11/2011 – 17h30
GRAZ (NOVOpress via unzensuriert.at) —
 Quoiqu’elle soit consciencieusement déniée par les faiseurs d’opinion, l’islamisation des villes autrichiennes se poursuit lentement mais sûrement, à tel point que même le chef de la police de la ville Graz (Styrie) s’en inquiète publiquement.

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s'inquiète à son tour de l'islamisationDans une interview accordée à la Kleine Zeitung, Alexandre Gaisch a ainsi reconnu l’existence d’une volonté de pouvoir des islamistes, qui s’affichent de plus en plus clairement à travers la ville, comme par exemple quand des fondamentalistes posent devant la mairie avec un drapeau du djihad.

Le chef de la police se montre particulièrement préoccupé par les mosquées. « Les Bosniaques ont déclaré avoir dépensé 12 millions d’euros pour [la construction de] leur mosquée de la Herrgottwiesgasse. Cela n’a pas pu être financé par les seuls membres de cette association. Nous suspectons fortement qu’il y a derrière tout cela des intérêts étrangers, probablement d’Arabie Saoudite. En Bosnie où il y a aujourd’hui des problèmes, c’était pareil ».

Selon Gaisch, les mosquées fonctionnent tout à la fois comme centre culturel et comme centre social, permettant aux musulmans d’adopter un style de vie propre, lié aussi à une plus forte natalité. L’augmentation du nombre de représentants de ces cultures étrangères aura aussi ses conséquences: « ils se feront aussi peu à peu leur place dans les instances politiques, le conseil municipal, puis le Landtag. »

Bien évidemment ces déclarations sans ambiguïté déclenchent l’ire des “sociaux démocrates” et écologistes : Herper, le chef de file local du SPÖ, les juge « inutiles » et « repoussantes », et allant à l’encontre de la « ligne officielle de la ville de Graz ». Les Verts quant à eux ont déclaré que ce n’était pas le rôle de la police que « d’inquiéter la population ».

Gaisch réfute ces arguments, se sentant obligé de tenir compte de tous les faits, comme par exemple de l’affaire du drapeau du djihad. Il bénéficie du soutien du FPÖ. Selon Armin Sippel, chef de file local du parti, « le monde politique se doit de prendre au sérieux les avertissements et les avis des fonctionnaires chargés de la sécurité ». Il critique par ailleurs les réactions pavloviennes à l’interview du chef de la police: « chaque fois que la police donne son avis, il se trouve des gens, généralement adhérents de partis de gauche, qui prétendent être en mesure de mieux juger la situation [qu’ elle] ».

Photo en Une : Hôtel de Ville de Graz. Crédits : Wikipédia Commons

Pascal Légitimus sombre dans le politiquement correct

Pascal Légitimus sombre dans le politiquement correct

16/11/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
A l’affiche depuis le 11 octobre dernier du Théâtre du Palace à Paris pour son premier spectacle intitulé Alone Man Show, Pascal Légitimus propose un spectacle très politiquement correct où il est question encore de racisme anti-noir, de traite négrière « qui a enrichi des ports comme Le Havre ou La Rochelle » et de métissage.

De mère arménienne et de père antillais, Pascal Légitimus (photo) aime rappeler ce proverbe africain durant son spectacle : « Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi et regarde derrière toi ». Dans son cas, un déracinement qui lui fait perdre son humour. Celui qui faisait rire la France entière, quand, avec Les Inconnus, il croquait avec talent l’islamisation de la France dans une parodie de la série culte, Les envahisseurs.

Crédit photo : nicolas genin, via Flickr, licence CC.

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux – comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux - comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

La traduction française de ce livre paraît enfin, préfacée par Michèle Tribalat.

« La situation épineuse de l’Europe tient à son déclin démographique, à son vieillissement et à l’implantation régulière d’une religion et d’une culture » (page 434) : l’Islam.

Si l’analyse de Christopher Caldwell présente l’avantage de resituer les problèmes de la France dans un cadre européen, son pronostic pour notre pays est pour le moins surprenant :

« La France aura des problèmes sociaux spectaculaires, mais ses traditions républicaines lui donnent la meilleure chance de pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés. C’est le seul pays où un équivalent européen du rêve américain est probable ».(Page 400)

Comment peut-on à la fois déclarer qu’à coup sûr « l’Europe sortira changée de sa confrontation avec l’islam » (page 461) et se montrer si optimiste à l’égard de la  France ?

C’est là un paradoxe non négligeable de ce livre !

Selon Christopher Caldwell, si l’Europe doit affronter tant de difficultés avec ses immigrés,  cela est dû à la conjonction de plusieurs facteurs :

Nous subissons aujourd’hui cruellement les effets de la politique à court terme.de responsables politiques qui aux lendemains de la guerre, ont exagéré les besoins de main d’œuvre industrielle et de travailleurs immigrés.

Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.
Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.

« On a l’impression que la partie la plus sérieuse du débat a été éludée – la partie non économique. Les effets sociaux, spirituels, politiques de l’immigration sont considérables et durables alors que ses effets économiques sont faibles et transitoires  » (page 70)

À cela s’ajoutent le déclin démographique, le vieillissement de la population et enfin le vide spirituel de l’Europe, le fait qu’elle n’ait pas réussi à défendre une véritable identité.

« Une Europe unie n’aurait rien à craindre de l’islam, mais l’Europe n’est pas unie  »  (Page 456)

Revenons à la France. Christopher Caldwell recense ses récents traumatismes : émeutes, attentats et se demande comment elle réagit.

« La fermeté reste la partie la plus mémorable de l’agenda de Sarkozy » (Page 425)

Cela dit, il ajoute: « Sarkozy n’était pas enclin à revenir sur le statu quo de l’immigration. Il ne croyait pas que la France serait un pays meilleur sans la présence des musulmans  » (page 427)

C’est précisément ce que les Français peuvent lui reprocher !

1) En tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a créé en 2003 le Conseil français du culte musulman afin de donner corps à un interlocuteur officiel censé représenter un islam modéré et républicain pour tout ce qui touche au culte. Or le CFCM a dépassé sa fonction religieuse pour assumer une fonction de plus en plus politique ; ses représentants ont joué les médiateurs dans les cités durant les émeutes des banlieues.

Plus grave : au sein du CFCM un rôle prééminent a été accordé à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) fortement influencée par les frères musulmans. Bilan du CFCM : les constructions de mosquées ont bien avancé !

Christopher Caldwell précise que Nicolas Sarkozy a toujours voulu ménager l’Islam : concernant l’affaire du foulard à l’école, le ministre de l’Intérieur abrégea ses vacances pour rendre visite au recteur de la mosquée d’El-Azhar dans l’intention de lui demander sa caution en la matière !

Déjà en 2004, il faisait des attaques du 11 septembre « l’acte d’une secte, d’une mafia terroriste, d’un clan de mégalomanes qui s’est servi de la religion comme d’un prétexte ». Interprétation comparable à celle relative aux agressions à l’arme blanche dans le RER, toujours imputées par le politiquement correct à « l’action d’un déséquilibré »

En 2006, dans l’affaire des bagagistes de Roissy, il s ‘efforça de nier que l’islam eût le moindre rapport avec les soupçons pesant sur ces employés pourtant liés à des organisations radicales musulmanes.
(Page 374).

Où est la fermeté ?

2) Une fois Président, manifestement séduit par la réforme de Sciences Po qui depuis 2001 dispense des étudiants de ZEP (zones d ‘éducation prioritaire) de l’examen d’entrée, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que d’instituer l’immigration choisie, comme s’il était possible de renoncer aussi facilement à l’immigration subie en raison du regroupement familial et de l’asile politique accordé aux « réfugiés ».

L’immigration choisie, c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est une offense au mérite. Du coup, la France cumule deux types d’immigration et privilégie des immigrés qui prennent de bons jobs aux Français chez l’Oréal, comme chez Areva.

Est-ce conformément à l’immigration choisie que le nouveau Président de la République nomma à des postes de ministres, Rachida Dati et Fadela Amara ?

Réclamer la diversité à cor et à cri c’est encore l’influence américaine !

Christophe Caldwell – Une révolution sous nos yeux : Comment l’Islam va transformer la France et l’EuropeMalgré le bon diagnostic concernant l’Europe, nous sommes surpris  par cet étrange pronostic : les traditions républicaines de la France lui donneraient la meilleure chance de « pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés … » !

Constat paradoxal puisque l’auteur constate que notre pays évolue vers une société multiethnique et multiculturelle. Encore une fois il semble se fier aveuglément aux propos de l’ancien ministre de l’Intérieur (2004) : « La République et la démocratie sont bien plus fortes qu’on ne l’imagine »

Soyons sérieux : Si l’Europe, dont la France, reçoit plus d’immigrants que n’en veulent ses électeurs, c’est bien le signe d’un dysfonctionnement de la démocratie !

Or les voix des musulmans pèseront de plus en plus dans les urnes.

La démographie galopante des masses ignorantes est la mort de la démocratie. On voit ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie…

Pour que la démocratie française puisse réellement fonctionner, il faudrait d’abord  rétablir un enseignement de qualité alors que dans le classement international, nous sommes au 22e rang pour la lecture !

Comment les traditions républicaines de la France pourraient-elles perdurer après avoir été tellement bafouées ?

Christopher Caldwell se serait-il laissé aveugler par l’américanisme de Nicolas Sarkozy ?

C’est le maillon faible de ce livre.

Isabelle Laraque pour Novopress France

Christopher Caldwell est journaliste, diplômé de Harvard, spécialiste des affaires politiques européennes. Il est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au New York Times Magazine.

– Christopher Caldwell – Une révolution sous nos yeux. Éditions du Toucan, 2011. 600 pages.

[Football] Arrêté pour avoir exhibé ses tatouages du Christ en terre d’islam

Arrêté pour avoir exhibé ses tatouages du Christ en terre d’Islam


10/11/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
Le milieu de terrain colombien Juan Pablo Pino s’est fait arrêter par la police saoudienne le mois dernier, après avoir dévoilé ses tatouages représentant Jésus Christ.

Après avoir joué à Monaco, le joueur évolue désormais au FC Al Nasr, club saoudien de Riyad. Alors qu’il était dans un centre commercial de la ville avec sa femme, des clients du centre ont appelé la police, choqués par les tatouages visibles chez le joueur en tee-shirt. Motif de l’interpellation : l’exhibition de tatouages offense l’islam. Mais encore plus quand ils représentent le Christ.

Il a été relâché, après un rappel à la loi.

Comble du sentiment de culpabilité, le joueur s’est excusé et a même confié qu’il était en ville pour acheter « des vêtements traditionnels à sa femme qui la couvrent de la tête aux pieds, afin qu’elle puisse sortir de manière respectueuse ».

Quand Le Dauphiné cherche à “cacher” de l’information à ses lecteurs : “Saint-Martin-la-Mosquée” [audio]

Quand Le Dauphiné cherche à "cacher" de l'information à ses lecteurs : “Saint-Martin-la-Mosquée”

06/11/2011 – 13h30
GRENOBLE (NOVOpress) — Nous avons reçu cet enregistrement audio effectué par un internaute, qui nous l’a adressé ensuite. Il s’agit d’une conversation qu’il a eue avant-hier matin avec un journaliste du Dauphiné au sujet du changement des noms de rues dans la petite ville de Saint-Martin-le-Vinoux. Dans la nuit des plaques factices avaient été apposées : Avenue des Islamistes, Rue de la Charia, Rue Allah Akbar, etc. Le nom de la ville devenant Saint-Martin-la-Mosquée.

Ce journaliste a manifestement une vision bien particulière de son métier puisqu’il annonce clairement à la fin de la conversation qu’ils chercheront à ne pas trop ébruiter l’information afin de ne pas faire de la “publicité” pour cette action. A remarquer, qu’instinctivement sans doute, il baisse la voix pour dire ça. D’autant plus étonnant quand on sait que des évènements d’importance moindre sont annoncés, traités, analysés dans ce quotidien.

Au final, si cette action apparaît, le lendemain de cet enregistrement, en Une de l’édition du 5 novembre, le lecteur a ensuite le choix entre un petit encadré consacré à l’action des Identitaires et un gros dossier pour expliquer que les musulmans manquent de lieux de culte… Le citoyen attentif ne sera assurément pas dupe.

A vous donc de juger :

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“Saint-Martin-la-Mosquée” dans la presse

"Saint-Martin-la-Mosquée" dans la presse

Ce matin à 7h, Novopress relatait le changement dans la nuit des noms de rue de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère, 5000 habitants) en Avenue des Islamistes, Rue de la Charia, Rue Allah Akbar, etc. avec des plaques factices. Cette action était celle de militants du Bloc Identitaire d’Isère qui entendaient protester contre l’ouverture prochaine d’une nouvelle mosquée dans le secteur.

De nombreux confrères de la presse se sont fait dans la journée l’écho de cet événement, citons par exemple :

France-Soir
[…] “Les habitants d’une petite ville de l’agglomération grenobloise, dans l’Isère, ont eu une mauvaise surprise vendredi matin. Pensant s’être endormis à Saint-Martin-le-Vinoux, ville de 5.000 habitants, ils se sont réveillés à Saint-Martin-la-Mosquée, nouveau nom apposé sur le panneau de la ville.” […]

Le site internet de France 3
[…] “Au moment où les travaux d’une mosquée avancent, les rues ont été rebaptisées : “rue de la Mosquée”, “rue de la burqua”, ou encore “rue du halal”.
Habitué des coups médiatiques, le bloc identitaire a revendiqué son action sur son site internet et publié une vidéo dans la foulée. Une information reprise assez rapidement par l’agence Novopress.info.”

Le Figaro
[…] “La petite ville de Saint-Martin-le-Vinoux, en Isère, s’est réveillée aujourd’hui “Saint-Martin-la-Mosquée” avec une “rue de la charia” ou “des infidèles”. Des militants d’extrême droite ont en effet modifié l’affichage urbain dans la nuit pour dénoncer la construction d’une mosquée.” […]

Grenoble City Local News indique  que le maire de la commune Yannik Ollivier a déclaré  “la mairie ne portera pas plainte” (il préfère peut-être que sa mosquée n’ait pas trop de publicité). Et le maire ajoute que “la police est en train d’enlever les panneaux”.

Le Dauphiné quant à lui publie une grande photo d’une charmante policière municipale (sans burqa !) qui grimpe pour enlever un panneau factice.

Saint-Martin-le-Vinoux en Islam : les réactions (audio)

Saint-Martin-le-Vinoux en Islam : les réactions

04/11/2011 – 15h00
GRENOBLE (NOVOpress) —
Les militants du Bloc Identitaire d’Isère ont revendiqué ce matin (voir sur Novopress) le changement des noms de rue de la commune de Saint Martin le Vinoux (38). Ainsi, l’Avenue du Maréchal Leclerc ou la Rue des Droits de l’homme sont devenues l’Avenue des islamistes ou la Rue de la Charia. Ils entendaient protester contre l’ouverture prochaine d’une nouvelle mosquée dans le secteur, la première dans cette commune de 6000 habitants.

Cette action semble susciter une vive polémique au sein de la commune puisque de nombreux riverains nous ont fait part de leur soutien total à cette action, exprimant souvent un ras le bol et un désaccord total avec la municipalité qui est accusée par beaucoup de faire années après années une large place au clientélisme religieux vis-à-vis des musulmans notamment.

Entretien avec le maire de la commune, Yannick Ollivier.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France

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Crédit photo : Bloc Identitaire. Licence Creative Commons.