“Vivre ensemble” : Al Quaïda appelle les immigrés à attaquer l’Occident

12/01/2012 – 13h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Adam Gadhan, 33 ans, américain converti à l’islam est présenté comme étant le porte-parole américain d’Al Quaïda . Il était apparu dans plusieurs vidéos réalisées par les djihadistes depuis 2004. Dans une vidéo diffusée samedi dernier sur un site musulman,  Adam Gadhan a appelé les musulmans vivant en Occident à mener des attaques contre “la coalition des sionistes et des croisés”.

Il disait s’adresser ainsi aux “communautés d’immigrés comme celles vivant en marge de la société dans les banlieues misérables de Paris, de Londres et de Detroit, ou celles venues en Amérique et en Europe pour étudier ou pour y chercher leur pain quotidien” . “Aux frères musulmans résidant dans les pays de la coalition des sionistes et des croisés (…) sachez que le jihad est un devoir”, a déclaré Adam Gadham, dont la capture rapportera un million de dollars à celui qui le ramènera aux autorités américaines.

Aux Etats-Unis, comme en Angleterre, en France et dans de nombreux pays occidentaux, les conversions à l’islam sont de plus en plus nombreuses et vont de pair avec une augmentation significative de l’islam radical,  ce qui inquiète les autorités car les nouveaux convertis sont souvent les plus radicaux et les plus déterminés, bourrés de ressentiment contre leur propre peuple et fanatisés à l’extrême.

Crédit photo : DR

Egypte : un Copte menacé de mort pour une blague sur l’islam

Egypte : un Copte menacé de mort pour une blague sur l’islam

11/01/2012 – 16h30
LE CAIRE (NOVOpress) –
Une personnalité éminente de la communauté copte égyptienne, Naguib Sawiris (photo ci-dessus), est menacé de mort. Son « crime » ? Avoir publié en juin dernier des dessins humoristiques représentant Minnie, la copine de Mickey, avec un niqab couvrant son corps et son visage. Quant à Mickey, il était affublé d’une longue barbe. Un clin d’œil pour dénoncer la menace d’une victoire islamiste aux législatives en Egypte.

Un avocat islamique, Mahmoud Ismaïl, membre du mouvement musulman de la Gamaa al-Islamiya, a porté plainte lundi, en précisant que le dossier serait présenté le 14 janvier devant un tribunal. Sur de nombreux sites internet égyptiens, « certains appellent à lui couper la langue pour avoir insulté l’islam. Un imam extrémiste déclare qu’il doit être tué », souligne Le Figaro. Naguib Sawiris a cofondé le parti des Egyptiens libres (Al Masryine al Ahrar), une formation pour la séparation de la religion et de l’Etat. Position également scandaleuse pour les partisans de la loi islamique.

Crédit photo : worldeconomicforum/Flickr sous licence CC

Arabie Saoudite : la lingerie féminine met le feu au pays de la charia

Arabie Saoudite : la lingerie féminine met le feu au pays de la charia

11/01/2012 – 13h30
RIYAD (NOVOpress) –
Toujours plus d’interdits dans une société régie par l’islam. Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite vient de décider qu’aucun homme ne pourra vendre de lingerie féminine dans les boutiques dédiées à un tel commerce. Le décret royal, en application depuis jeudi dernier, réserve désormais cette activité aux femmes de nationalité saoudienne.

Les effets de cette ségrégation des sexes renforcée s’avèrent ubuesques puisque les adeptes de la charia grincent des dents. Le mufti cheikh Abdelaziz Al Cheikh dénonce cette nouvelle loi car « les femmes vont vendre et compter l’argent », ce qui est « contraire à la religion », souligne-t-il. Il a mis en garde les boutiques : elles commettraient ainsi un « crime interdit par la loi islamique ».

Il y a deux ans, déjà, une haute instance religieuse en Arabie Saoudite avait lancé une fatwa interdisant aux femmes de travailler comme caissières de supermarché. Le texte indiquait que les femmes devaient « rechercher des emplois où elles ne peuvent pas être attirées par les hommes ni les attirer ».  En Europe, de nombreux musulmans cherchent à imposer cette logique ségrégationniste.

Crédit photo : robwallace/Flickr sous licence Creative Common

(Màj) En mars, sortie d’un livre écrit par les organisateurs de l’Apéro saucisson-pinard [vidéo]

En mars, sortie d'un livre écrit par les organisateurs de l'Apéro saucisson-pinard

10/01/2012 – 15h00
PARIS (NOVOpress) – Une vidéo de présentation du livre est désormais disponible. N’oubliez pas de pré-commander (informations ci-dessous).

05/01/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – C’est un communiqué qui nous l’annonce, “le journaliste et écrivain André Bercoff a demandé à rencontrer les trois animateurs les plus médiatisés, Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert. Il voulait comprendre pourquoi trois militants aux origines politiques aussi différentes – l’un est passé par la LCR, l’autre par le Parti socialiste, le troisième anime le Bloc identitaire – ont ils senti la nécessité de mener de concert une initiative (l’apéro saucisson-pinard, note de Novo) qui a suscité beaucoup de polémiques, certains y voyant une provocation malvenue teintée de racisme ?”

Ainsi, “tout au long de ce livre de 240 pages, intitulé ‘Apéro saucisson pinard’ et sous-titré ‘L’islam, un débat qui rassemble’, André Bercoff, qui anime la discussion, cherche à approfondir les questions posées par cette alliance encore bien improbable quelques mois auparavant. Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert n’esquivent aucune question, et ne se réfugient jamais dans la langue de bois.”

D’autant que “parfois, sur certains sujets, le ton monte, les passions s’exacerbent, mais toujours dans le respect de l’autre et l’amour du débat.”

Le livre sortira le 16 mars 2012 et une soirée officielle sera organisée le 15 mars à Paris, pour le présenter et le dédicacer. L’ouvrage sera vendu 17 euros.

Vous pouvez d’ores et déjà le commander à des conditions très avantageuses.
Jusqu’au 31 janvier : 15 euros, frais de port compris (4,50 euros).
Jusqu’au 15 mars : 18 euros, frais de port compris.
A partir du 16 mars : 21 euros, frais de port compris.

Envoyez vos chèques à l’ordre de Bloc identitaire – BP13 06301 Nice cédex 04. Il est également possible de commander en ligne via paypal.

Crédit photo : DR

Franck Ribery ouvre un bar à chicha et sans alcool à Boulogne-sur-Mer

02/01/2011 – 12h00
BOULOGNE SUR MER (NOVOpress) –
Franck Ribery semble prendre le chemin typique du nouveau converti à l’islam, toujours plus revendicatif et expressif concernant sa nouvelle religion. Après s’être marié à une musulmane, après avoir appelé son fils par le même prénom que le fils de Mumar Kadhafi, “Le glaive de l’Islam”, voilà qu’il a décidé, dans sa ville d’origine, Boulogne-sur-Mer, d’ouvrir un bar “sans alcool” avec possibilité d’y fumer “la chicha” (il faut rappeler que l’ensemble des bars à chicha en France sont soumis à la loi sur le tabac dans les lieux publics, ce qui ne semble provoquer aucun contrôle de la part des autorités, qui font preuve d’un peu plus de zèle quand il s’agit de contrôler les petits “troquets” à la française). Autant dire un bar à destination d’une certaine population, qui ne consomme pas d’alcool et qui fume ce mélange à base de tabac et d’arômes . L’enseigne, qui vient tout juste d’ouvrir, est nommée “O-Shahiz” en hommage aux deux filles des époux Ribery.

Dans la commune, l’ouverture de ce bar, situé dans un quartier connu pour être un lieu quotidien de prostitution (le syndrome Zahia ? )  ne fait pas que des heureux. Franck Ribery semble ainsi confirmer son statut de “sportif le plus agaçant” de l’année 2011. “Pourquoi vient-il se faire de la publicité chez nous, de surcroit en imposant ses normes religieuses?“, s’interroge Patrick, un habitant de la rue Nationale. D’autres, comme Guyslaine, jointe par téléphone, sont plus remontés encore : “Franck Ribery, c’est un enfant du pays : mais on ne sait pas quelle mouche l’a piqué depuis sa conversion à l’islam. Pourquoi ne va il pas ouvrir un bar en Algérie, puisque c’est un pays et des traditions qu’il semble désormais mieux apprécié que la France et que la région qui l’a vu naître ?

La question est de savoir si désormais, Franck Ribery se montrera capable de gérer une activité économique, un métier difficile qui demande autrement plus de compétences que celles de savoir taper dans un ballon de football.

Crédit photo : DR

Immigration et délinquance : Pierre-Victor Tournier coupé de la réalité du terrain

Immigration et délinquance : Pierre-Victor Tournier coupé de la réalité du terrain

31/12/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Le lien entre délinquance et immigration revient dans le débat médiatique, après l’affaire Eric Zemmour, quand le chroniqueur avait rappelé en mars 2010 que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Cette fois, le démographe Pierre-Victor Tournier estime que cette association ne peut être vérifiée car « les statistiques produites par le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice ne portent que sur la nationalité et non sur le fait d’être immigré ou non. On peut s’en réjouir ou le regretter, mais c’est ainsi ».

Pourtant, au quotidien, les Français se rendent compte que ce duo infernal existe bien. Christian Delorme, surnommé le « curé des Minguettes », déclarait il y a quelques mois : « en France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses, parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la sur-délinquance des jeunes issus de l’immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons, impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement ». Citation que l’on peut retrouver dans le rapport de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs.

En 2006, Le Monde des Religions rappelait déjà que « l’islam est devenu la première religion revendiquée derrière les barreaux hexagonaux ». Il suffit aussi de consulter la rubrique « Recherche d’auteurs présumés de crimes et délits aggravés » du ministère de l’Intérieur, pour comprendre que « cette possible connexion » entre délinquance et immigration ne relève pas de l’utopie.

Crédit photo : Cicilie Fagerlid, via Flickr, licence CC.

Un musulman menace de mort une employé de la CAF

30/12/2011 – 20h00 PARIS (NOVOpress) –Décidément, les cas de violences ou de “grabuge” provoqués par des fondamentalistes musulmans se multiplient en France. Après l’histoire de la femme arrêtée en Burka au volant à Saint Brieuc ou encore de l’hôpital à Marseille la semaine dernière, c’est cette fois ci dans le 19ème arrondissement parisien qu’un incident s’est produit : Un musulman et sa femme de 23 ans, intégralement voilée; ont pénétré dans le CAF (caisse d’allocation familiale) et ont immédiatement refusé que cette dernière enlève son voile pour entrer dans les locaux. La responsable de l’agence a alors été jusqu’à négocier pour que la fondamentalise ne montre son visage qu’au guichet.  Le couple a tout d’abord refusé d’optempérer, puis le mari a insulté l’employé, avant de la menacer de mort tout en récitant des versets du Coran.

Suite à la plainte déposée par l’employée, une enquête de police a été ouverte et l’homme de 25 ans, se sachant recherché, s’est rendu de lui même au commissariat de police de l’arrondissement concerné, où il a été placé en garde à vue. L’enquête a révélé que l’homme était fiché par la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) en tant que membre de la mouvance islamiste radicale.

Dans les hôpitaux, comme dans les administrations ou dans les écoles, les employés risquent d’avoir de plus en plus de soucis à se faire. A moins que des nouvelles mesures “d’exception” soient prises en faveur de certaines communautés. Ou a moins, plus logiquement, que les politiques mettent tous les moyens en œuvre pour faire respecter l’État républicain .

Code de la route, valeurs de la République et « vivre ensemble » : interpellation à Saint-Brieuc d’une automobiliste en niqab

30/12/2011 – 18h00 SAINT-BRIEUC/SANT BRIEG (NOVOpress Breizh) – Mardi dernier, une jeune femme a été interpelée par la police à Saint-Brieuc (22) alors qu’elle circulait le visage recouvert d’un niqab. Elle devra payer une amende de 35 €. Le prix d’une simple infraction au Code de la route, la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public n’étant pas applicable en l’espèce.
« On a remarqué qu’un automobiliste mettait du temps à tourner lors qu’il pouvait tout à fait s’engager, explique Laurent Dufour, le directeur départemental de la sécurité publique, dans un entretien accordé à Ouest-France. Il semblait gêné dans ses mouvements. » En effectuant le contrôle, les policiers ont réalisé qu’en réalité il s’agissait d’une femme voilée.

Selon le patron de la police dans les Côtes-d’Armor la conductrice « a été verbalisée pour conduite gênée, comme un automobiliste qui mange et fume en même temps ou un routier qui conduit en regardant la télévision… Cette femme ne pouvait visiblement pas manœuvrer en toute liberté. Elle n’avait pas une bonne vision latérale. »

La loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010, entrée en vigueur le 11 avril 2011, interdit la dissimulation du visage dans l’espace public sur l’ensemble du territoire français. Sont prohibés le port de cagoules, de voiles intégraux (burqa, niqab…), de masques ou de tout autre accessoire ou vêtement ayant pour effet, pris isolément ou associés avec d’autres, de dissimuler le visage. Le non-respect de cette interdiction est une contravention de la deuxième classe, punie d’une amende d’un montant maximal de 150 €. Le prononcé de cette amende relève de la compétence des juridictions de proximité.

Outre des dérogations pour des raisons de santé ou des motifs professionnels ou si cela s’inscrit dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles, les dispositions de cette loi ne sont pas applicables aux véhicules qui empruntent les voies publiques, qui sont considérés comme des lieux privés – à l’exception de ceux affectés aux transports en commun.

La dissimulation du visage, par une personne se trouvant à bord d’une voiture particulière, n’est donc pas constitutive de la contravention prévue par la loi. Elle peut en revanche, et c’est ce qui a été appliqué par la police de Saint-Brieuc, tomber sous le coup des dispositions du Code de la route (article R. 412-6) prévoyant que la conduite du véhicule ne doit pas présenter de risque pour la sécurité publique.

Selon le site du Gouvernement consacré à l’application de cette loi, celle-ci « marque la volonté de la représentation nationale de réaffirmer solennellement les valeurs de la République et les exigences du vivre ensemble. » Contrevenir aux « valeurs de la République » et aux « exigences du vivre-ensemble » a donc un prix : 150 euros (maximum) – peine ramenée à 35 euros si la porteuse de niqab est au volant.

Crédit photo : Steve Evans, via FlickrLickr licence CC

Le mensuel de l’observatoire de l’islamisation : N°2

Le mensuel de l’observatoire de l’islamisation, qui a été lancé en Novembre, est sorti. Nous vous invitons à en découvrir le sommaire et à visionner la vidéo de présentation du numéro (ci-dessous)

Pour vous abonnez, rendez vous sur le site de l’observatoire de l’islamisation

Sommaire

 Le grand entretien

 Louis Chagnon : La conquête musulmane de l’Egypte (639-646).

Pages 2 à 9

Dossier du mois : Egypte

 > L’armée égyptienne mise sur les Frères Musulmans

 > Le scandale des « tests de virginité » dans l’armée

 > Ce qu’on enseigne vraiment  à l’université Al-Azhar (djihad, discriminations etc.)

 > Egypte: le salafisme à 25 %

Pages 10 à 16

 L’enquête du mois

 > Le Salon international du monde musulman à Paris. Le salafisme s’importe bien.

 Pages 17 à 23

 Maroc

> Abdelilah Benkirane dans le texte : un soutien indéfectible au Hamas

Pages 23-24

 Europe

> Focus sur l’islamisme en Grèce

Pages 25-26

Histoire

 > Sermon prononcé par Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger en 1853. Quand l’Eglise condamnait l’islam.

 > Les combats de Mahomet. Synthèse pratique d’une série terroriste.

 Pages 27 à 35.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

[box class=”info”] Par Aymeric Chauprade le 24 décembre 2011. [/box]

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie

J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.

Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.

Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.

J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.

Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.

La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.

Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).

Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».

Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.

Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».

Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.

Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.

Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.

La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.

Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.

Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.

1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.

2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.

3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.

J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !

Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !

Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?

A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?

Aymeric Chauprade

[box class=”info”] Source : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade. [/box]

“Christmas in Eurabia” : une satire sur la capitulation des européens

“Tribal Update” est une émission israélienne de Latma TV qui s’inspire de “Saturday Night Live”, l’émission à sketches de la chaine américaine NBC. Il s’agit ici d’une parodie de chanson de Noël qui raille la capitulation des Européens (Anglais, Français et Norvégiens) devant l’islamisation de leurs pays.

Dhimmitude : pour Noël, les écoles danoises changent les traditions pour s’adapter à la colonisation musulmane

23/12/2011 – 17h00
COPENHAGUE (NOVOpress ) –
Jours après jours, années après années, les traditions d’Europe semblent devoir s’effacer au profit des nouveaux arrivants, implantés de plus en plus massivement sur la terre d’Europe et imposant de plus en plus leurs revendications, leurs traditions.

C’est le cas au Danemark, où cette année, “les écoles danoises changent  leurs traditions de Noël pour ne pas offenser les enfants de confession musulmane. Elles plient ainsi sous le nombre croissant d’enfants musulmans scolarisés dans les écoles danoises”, rapporte le journal danois Jyllands-Posten.

À l’école Klostervængets à Copenhague, certains couplets ont été enlevés de la chanson de Noël “Un enfant est né à Bethléem” afin de ne pas donner l’impression de vouloir “convertir” les écoliers musulmans.

“Nous devons être prudents et nous assurer de ne pas offenser quiconque. Par conséquent, nous ne chantons que des chansons sélectionnées, et enlevons certains couples pour certaines chansons parce que le contenu est trop religieux” a déclaré la directrice, Karen Margrethe Groenlund.

Dans l’école Møllevang à Aarhus, à son tour, le chef de l’école a ordonné au professeur de musique de ne chanter que des chansons qui seraient acceptables pour les élèves musulmans, après avoir subi de multiples protestations de la part des parents d’élèves mahométans lorsque la choral de l’école avait chanté “Voici Jésus, les enfants”.

Dans l’école Nørrevang à Slagelse, la fête de l’école, organisée traditionnellement dans l’église de la ville, a été tout simplement annulée car selon la direction “ça n’aurait pas été correct vis à vis de certains écoliers”.

Ces exemples montrent que l’immigration est en train de changer les traditions danoises dès l’école. Il y a là clairement un conflit entre les traditions danoises d’origine chrétienne et un nombre croissants d’enfants de confession musulmane.

La ministre de l’Enfance et de l’Education Christine Antorini (S) a déclaré au journal Jyllands-Posten, qu’elle n’exercerait aucune sanction à l’encontre des écoles qui abandonnent les festivités de Noël.

Source danoise

Pour Noël, l’Espagne lance deux chaines de télévision islamistes

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

Une chaîne saoudienne, une autre iranienne, vont commencer à émettre en Espagnol depuis la région de Madrid. La presse espagnole couvre largement l’évènement. Avec inquiétude.

Le satelitte Hispasat va émettre de la propagande islamiste. Cela commence aujourd’hui pour la chaîne iranienne Hispan TV , qui va diffuser des série iraniennes traduites en espagnol, des films et bien sûr des prédications islamiques.

Autre chaîne qui a obtenu un droit d’émission sur le même satellite, “Cordoba Television”, qui ouvre ses bureau dans une ville proche de Madrid à San Sebastian de los Reyes, avec une cinquantaine d’employés, en majorité des espagnols convertis, et des professionnels de grandes chaînes nationales comme Telecinco et Antena 3.

Cordoba Television, référence explicite au califat que les islamistes rêvent de restaurer, est détenue par La Fondation Pour le Message de l’islam, propriété de Abdulaziz al Fawzan (photo) un cheikh saoudien qui s’est récemment distingué par des propos appelant à avoir une “haine positive” à l’encontre des chrétiens. Ce furieux est membre du Comité de supervision de la charia en Arabie Saoudite, et professeur de charia à l’Université de l’Imán Mohamed Ibn Saud…

[box class=”info”] Sources : El Pais et Observatoire de l’islamisation [/box]

Crédit photo : DR.

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

 

Editorial de Bernard Lugan

Derrière la victoire des islamistes en Tunisie, en Libye et en Egypte, se cache une réalité ignorée de la plupart des observateurs qui en sont encore à opposer islam « radical » et islam « modéré », ne voyant pas que depuis le XXe siècle, deux grands courants parcourent le monde arabo-musulman sunnite[1] :

1) Synthèse du socialisme et du panarabisme, le « nassero-baassisme » a un temps prôné l’union du monde arabe avant de se fragmenter en plusieurs nationalismes sous l’influence de leaders charismatiques comme Gamal Abd-el Nasser en Egypte, Saddam Hussein en Irak ou même d’une certaine manière Hafez el-Hassad en Syrie. Alors que la realpolitik commandait aux Occidentaux de s’appuyer sur ces Etats, ils les ont au contraire combattus et l’échec du « nassero-baassisme » dont ils sont largement responsables, a créé un vide désormais comblé par l’islamisme politique.

2) L’islamisme politique a la même aspiration supranationale que le « nasserobaassisme », mais pour lui, c’est la religion islamique et non la langue arabe qui doit être l’élément fédérateur.

Durant des années, les Occidentaux se sont comportés à la manière des alouettes devant un miroir : attirés par la nébuleuse Al-Qaïda, ils sont partis à sa recherche en Irak et en Afghanistan, laissant ainsi le terrain libre à cet islamisme politique que BHL qualifie de « modéré ». Or, ce courant a pour objectif, non pas de faire sauter des bombes en Europe, mais de prendre appui sur la population immigrée musulmane pour y imposer son contre-pouvoir. En France, cela est déjà clairement le cas dans plusieurs émirats de la périphérie de villes comme Paris, Marseille ou Lyon, où les populations vivent de fait selon la loi islamique et où il ne reste plus à l’islamisme politique qu’à faire élire des municipalités – ce qui ne saurait tarder – afin de légitimer démocratiquement sa conquête territoriale.

Le moteur de cette gigantesque subversion qui se déroule sous nos yeux et que la bienpensance interdit de voir est l’Organisation des Frères musulmans(image en Une : logos des Frères musulmans), mouvement né en 1928 en Egypte et qui a reçu deux grandes idées de ses deux principaux fondateurs, Hassan Al-Banna et Sayyed Qutb.

1) Pour Hassan Al-Banna le panarabisme était une vision politique ethnoréductrice car tous les musulmans ne sont pas des Arabes. En revanche, l’arabe est bien la langue liturgique commune à tous les musulmans. Cette vision non raciale fait de l’organisation un modèle universel pour tous les croyants.

2) Pour Sayyed Qutb exécuté par Nasser en 1965, le monde était divisé en deux, d’une part le dar el-Islam et d’autre part le monde de l’ignorance (de Dieu) ou jahaliyya.

Le but des Frères musulmans est l’instauration d’un Etat islamique mondial, mais le réalisme commandant de procéder par étapes, la priorité est de renverser les régimes arabes nationalistes ou bien alliés de la jahaliyya ; si possible d’ailleurs avec l’aide de cette dernière, comme cela vient d’être réalisé en Tunisie, en Egypte, en Libye et demain en Syrie. Plus tard, une fois l’unification du dar el-Islam réalisée, la guerre sera menée contre la jahaliyya afin d’établir l’Etat islamique universel. Mais avant de passer à cette étape finale, il est nécessaire de la désarmer mentalement et de la rassurer en lui tenant les discours lénifiants qu’elle attend et dont sa lâcheté, autant que son masochisme, se satisferont avec à la fois soulagement et gourmandise.

Les cocus d’Occident qui rêvaient de démocratie en se pâmant devant le « printemps arabe » ont donc offert le pouvoir à leurs pires ennemis. Il est minuit moins cinq, docteur Schweitzer…

Bernard Lugan

[1] Pour ce qui concerne les chiites, la clé de compréhension est différente.

 

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

SOMMAIRE :

Actualité :
– L’année 2011 en Afrique
– Egypte : la grande misère des Coptes

Dossier :
Les tragiques conséquences de la départementalisation de Mayotte

Repentance :
Le procès de Tintin au Congo

Opinion :
L’immigration choisie cette détestable forme moderne de la Traite des Africains

[box class=”info”] L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici. [/box]

Indonésie : les punks sont rasés, charia oblige

Indonésie : les punks sont rasés, charia oblige

17/12/2011 – 08h00
BANDA ACEH (NOVOpress) –
L’un des slogans des punks anglais à la fin des années 1970, « No future » (pas d’avenir), s’applique plus que jamais en terre d’islam.
Mardi, une soixantaine de punks qui participaient à un concert de rock en Indonésie ont été arrêtés et placés en « rééducation » par la police en charge de l’application de la charia, la loi islamique.

Le rassemblement avait lieu dans la capitale provinciale Banda Aceh, située à l’extrême nord de l’île indonésienne de Sumatra. Les fonds récoltés lors de ce concert étaient destinés à des orphelins. Une fois tondus, les jeunes fans de musique ont été forcés à se baigner dans un lac. Puis ils ont été détenus dans un centre de rééducation.

Pour Iskandar Hasan, le responsable provincial de la police, « le but est de les arracher à leur comportement déviant… On doit les réhabiliter afin qu’ils aient un comportement convenable. Un traitement sévère est nécessaire », a expliqué l’officiel musulman. Les mêmes pratiques que le totalitarisme communiste.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman de la planète, avec 240 millions d’habitants. Le province d’Aceh a adopté la charia en 2001. La loi islamique se propage également en Tunisie, Egypte, Lybie et dans certains quartiers européens en voie d’islamisation.

Crédit photo : PUNKassPHOTOS.com, licence CC.

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

[box class=”info”] Le président turc Abdullah Gül a parlé de l’Europe lors de son intervention vendredi dernier à la « World Policy Conference » de Vienne.
Le site internet autrichien SOS – Österreich a rendu compte de cette intervention. [/box]

A la « World Policy Conference » de Vienne, le “savoir-faire” turc était invité.

« L’Union Européenne rencontre des difficultés à prendre des décisions et à progresser ». C’est ce qu’à déclaré le président turc Abdullah Gül ce vendredi, lors du discours d’ouverture de la WPC. « L’ignorance de ses propres critères économiques a conduit à la difficile situation actuelle » a-t-il déclaré.

Avions-nous besoin du président turc pour faire cette découverte ? Pas vraiment -mais Gül a d’autres conseils à donner à nous autres européens :

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe
Abdullah Gül et Condoleezza Rice pendant qu'elle était secrétaire d'État des États-Unis.

Pour Gül maintenant, l’Union Européenne est en danger, du fait du partage de l’UE entre la zone euro et les autres pays. Il espère que des décisions courageuses seront prises, car selon lui elles intéressent tous les pays.

Mais il a surtout fait part de son inquiétude face aux conséquences de la crise économique européenne sur la vie politique. « Il y a des manifestations croissantes d’intolérance et de discrimination dans la plupart des pays d’Europe, ainsi qu’une approbation de plus en plus importante pour des partis pour qui l’immigration serait la principale responsable de l’insécurité, de la criminalité, de la pauvreté et des problèmes sociaux » a continué Gül.

« Nous sommes extrêmement inquiets face à la recrudescence de tendances xénophobes et islamophobes », a-t-il insisté. En guise d’exemples, il a évoqué le massacre de cette année en Norvège, ainsi que les récents meurtres attribués à des néo nazis en Allemagne. « Il y a une grande inquiétude dans toutes les communautés immigrées d’Europe », a-t-il rajouté.

 

L’hôte de cette conférence, le président [autrichien] Heinz Fischer, s’est également exprimé: « j’espère que le résultat des discussions actuelles aboutira à plus d’Europe, et non à moins ».

 

Nous ne sommes qu’un modeste blog autrichien, mais nous voudrions également dire quelque chose à monsieur Gül.

Ces « tendances islamophobes » seraient faciles à endiguer si l’on mettait immédiatement un terme à l’immigration musulmane. Cela freinerait la croissante criminalité liée à l’immigration et diminuerait des frais d’intégration colossaux; cela mettrait un terme à l’aliénation de notre pays natal, de notre culture et des valeurs occidentales !

Ci-dessus monsieur Gül ne peut évoquer que deux exemples [qui l’inquiètent]. Nous lui conseillons de visiter quotidiennement notre site : d’innombrables exemples qui NOUS inquiètent l’y attendent.

Dans notre pays cela se nomme de l’outrecuidance, quand un président qui est co-responsable d’une immigration massive en Europe, qui dans son propre état suit un cours islamo-nationaliste, se plaint ensuite de « phobies » en Europe, et reproche de l’intolérance.

Visiblement il n’y avait à cette « World Policy Conference » pas un seul individu suffisamment courageux pour répliquer à ces constantes insultes.

[box class=”info”] Source : SOS – Österreich (en allemand). [/box]

Crédit photo : U.S. federal government, domaine public.

L’Islam “de France” est-il une farce ?

L'Islam "de France" est-il une farce ?

11/12/2011 – 18h40
LYON (NOVOpress Lyon)
– Selon le journal algérien El Moujhahid, le consulat général d’Algérie à Lyon a organisé la semaine dernière une réunion avec “des représentants de la communauté nationale [Algériens en France] pour faire part de leurs suggestions en faveur du renforcement des liens avec leur pays d’origine, l’Algérie” (image de son drapeau).

Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée de Lyon, “a évoqué l’intérêt d’une mise à niveau des imams envoyés d’Algérie en matière de langue et de connaissance de l’environnement où ils sont mutés”. La mise en place d’un “Islam de France” que Nicolas Sarkozy veut, est-elle une farce ?

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

[box class=”info”]Les papes Jean Paul II et Benoît XVI ayant donné l’exemple, le premier en sollicitant humblement le pardon des mahométans pour les atrocités commises pendant les Croisades, le second en priant tourné vers La Mecque dans l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul transformée en mosquée puis en musée, les chrétiens seraient-ils tétanisés devant l’islam, comme ils le sont devant le judaïsme depuis la Shoah ? [/box]

Al-Andalous, paradis ou enfer ?

On se souvient de la phrase définitive du président Jacques Chirac refusant en mai 2003 toute référence au christianisme dans la constitution européenne au prétexte que « les racines de la France sont tout autant musulmanes que chrétiennes », en raison de l’inestimable apport culturel prétendument dû aux docteurs et philosophes de l’islam. L’antienne est reprise les 17 et 18 juin 2011 à la Sorbonne à l’occasion d’un très officiel colloque sur « L’Europe et l’Islam, d’Al Andalous aux négociations d’adhésion de la Turquie ». Et comme rien ne doit être négligé pour imposer ce nouveau credo à nos peuples, le magazine Histoire le si mal nommé avait consacré un mois plus tôt un dossier extatique à Al-Andalous, ce « paradis perdu », émergeant d’un océan de barbarie, où toutes les religions et toutes les communautés auraient vécu en paix dans le meilleur des mondes évolués, irradiant ses lumières de l’Irlande à la Chine. Dommage pour le mensuel : au même moment sortait un livre de Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?, dénonçant entre autres cette sornette devenue vérité d’évidence à force de rabâchage. Or, de même que Sylvain Gouguenheim, auteur d’un autre ouvrage radicalement démythifiant, Aristote au Mont Saint-Michel (éd. du Seuil 2008), l’historien Guy Rachet, auquel on doit de multiples études et romans sur la Grèce et l’Egypte notamment, n’a rien d’un indéfectible paladin du Vatican. Bien au contraire : tout comme son ami l’écrivain Pierre Gripari en guerre contre « Le Méchant Dieu » de la Bible, l’historien revendique bien haut son agnosticisme et son hostilité à tous les monothéismes venus d’Orient, « stérilisateurs », selon lui, des grandes époques, des grandes civilisations et de la haute pensée qui les ont précédés.

Mais tous n’ont pas à ses yeux la même capacité de nuisance. Ainsi écrit-il :

« Si l’on me demande : Le christianisme a-t-il exercé une influence capitale sur le développement de ce qu’on put appeler la civilisation européenne ? Je répondrai oui, à l’évidence [avec] le déploiement prodigieux d’une vaste architecture laquelle, sur les données romaines et plus encore gréco-byzantines, nous a donné ces merveilles de l’art que sont les cathédrales romanes, gothiques et baroques (…). Par ailleurs, la mythologie issue de la légende chrétienne et la théologie sont à l’origine de toute une peinture et une sculpture dites sacrées qui apparaissent comme des manifestations uniques et sublimes d’un art religieux. »

« Si l’on me demande : Les racines de l’Europe sont-elles d’une certaine manière musulmanes ? Je répondrai : en aucune manière. Et je préciserai que l’islam en tant que religion se trouve à l’opposé de la mentalité européenne telle qu’elle s’est forgée pendant des millénaires au cours desquels se sont accumulées des nappes de populations et de cultures diverses qui ont constitué l’Europe dans sa diversité et dans son unité. »

Cette conclusion couronne une étude aussi érudite que parfaitement étayée (impressionnante bibliographie), qui commence par le survol des « substrats ethniques de l’Europe », où romanité et germanité parfois s’opposèrent et souvent composèrent pour s’harmoniser (en matière de droit notamment, comme l’a souvent souligné l’avocat Eric Delcroix), et où les constantes références n’excluent jamais un ton polémique assez réjouissant : par exemple, quand l’auteur étrille les intellectuels et chercheurs triturant désespérément les textes pour légitimer leur zèle islamomaniaque, ou quand il évoque le Kossovo, foyer national serbe follement abandonné par les Occidentaux aux mafias islamistes pressées – comme, du reste, les envahisseurs turcs avant elles – de détruire les plus purs chefs-d’œuvre de l’art orthodoxe… parfois d’ailleurs, ajouterons-nous, sublimés par un apport catholique, comme l’admirable monastère de Detchani, qui inclut la plus vaste cathédrale médiévale des Balkans et dont, au XIVe siècle, le roi serbe Stefan Ourosh avait confié la construction à des franciscains italiens, bel exemple d’unité européenne.

Byzance, la grande oubliée

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy RachetOn retiendra, parce que les faits sont mal connus sous nos climats, le chapitre sur le rôle déterminant – sans commune mesure avec celui que l’on prête indûment aux musulmans ! – joué par l’empire byzantin dans la transmission de l’héritage grec classique. Loin de l’obscurantisme des Iconoclastes, les basiléus et les lettrés de Constantinople s’attachèrent à la préservation du patrimoine pictural antique (voir les admirables mosaïques de l’ancienne église Saint-Sauveur stin Chôra, aujourd’hui simple musée) comme des écrits des philosophes, des poètes et des dramaturges qui avaient fait de l’Hellas le phare intellectuel du monde alors connu. Car ce n’est pas à quelque ouléma du Caire ou de Grenade qu’on doit la redécouverte d’Homère, d’Hésiode, de Diogène Laërce ou même du sceptique Pyrrhon mais à « Byzance, la grande oubliée » qui, avant que ne s’abatte sur elle, en 1453 – jour de deuil pour notre continent – la nuit ottomane, transmit ces richesses à Rome, avec le « souffle vivifiant de la Grèce antique ».

Car le mécréant qu’est Guy Rachet ne mésestime pas l’action de la Papauté, ou du moins de certains pontifes, passionnés par l’Antiquité – même venue la Contre-Réforme – dans la prise de conscience de l’héritage ainsi transmis. Notre historien cite les édits pris par Eugène IV, Nicolas V (qui possédait une bibliothèque de « huit cents volumes, dans lesquels on trouvait des auteurs grecs en grand nombre »), Alexandre VI, etc., pour faire relever les ruines de Rome et restaurer les monuments anciens, tels le Capitole ou « le château Saint-Ange, qui est le mausolée de l’empereur Hadrien », créant ainsi une science toute nouvelle et dont l’Europe garda l’exclusivité des siècles durant : l’archéologie. Bien sûr, les sculpteurs de nos cathédrales n’avaient pas attendu la Renaissance pour représenter la nudité, comme en témoigne l’étonnant « Adam » conçu pour Notre-Dame en 1260, aujourd’hui exposé au Musée de Cluny, certes éloigné de l’ «Hermès» d’Olympie mais qu’un critique a pu définir en 2006 comme un « trait d’union, chaînon manquant entre Praxitèle et Donatello ou Michel-Ange ». Mais, en encourageant les artistes à s’inspirer, même dans les monuments religieux, de la statuaire antique, la papauté donna à tous les arts un prodigieux essor. Les mieux disposés envers l’Islam ne sauraient créditer celui-ci d’un rôle quelconque dans cet essor puisqu’il interdit toute représentation des êtres vivants !

Ainsi, n’en déplaise au prédécesseur de Nicolas Sarkozy, les racines de notre Europe sont-elles essentiellement grecques et latines (sans oublier les apports slaves, celtes et germano-scandinaves, avec les sagas), le « génie du christianisme » ayant été au fil des millénaires d’assimiler le passé européen et de s’en enrichir. Elles ne sont en aucune façon musulmanes.

En réaction contre le propos de Jacques Chirac, Guy Rachet avait écrit son livre magistral en 2004, pour Jean-Paul Bertrand, patron des éditions du Rocher. Cette maison d’éditions ayant été rachetée, la commande fut annulée mais Les Racines de notre Europe firent l’objet d’une conférence prononcée en 2005 devant les membres du Cercle Ernest Renan (www.cercleernestrenan.org, contact : infos@cercleernestrenan.org) dont l’historien est aujourd’hui le président. Le livre paraît enfin, hélas trois ans après celui de Sylvain Gouguenheim, étude excellente mais plus ciblée et moins exhaustive que celle de Guy Rachet. Dommage. Mais ceux qui s’intéressent à la question seront comblés. Voilà tout un arsenal d’arguments décisifs pour les Européens en général et nos compatriotes en particulier qui refusent l’envahissement de notre continent par l’islam et l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Camille Galic

– Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? Ed. Jean Picollec, 2011, 565 pages.

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia, Réfléchir & Agir n° 39 (automne 2011). [/box]