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Prisons islamisées : vers le blocage total, par Franck Deletraz

Alors que quasiment pas un jour ne s’écoule sans que des agents pénitentiaires soient ici ou là attaqués et blessés par des détenus islamistes depuis le 11 janvier et l’agression de trois surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil par l’islamo-terroriste Ganczarski (Présent du 16 janvier), leurs syndicats réagissent.

Dimanche soir encore, deux surveillants de la prison de Longuenesse ont été sauvagement agressés par un détenu armé d’un pied de table métallique. Gravement blessés, ils ont immédiatement été transférés à l’hôpital. Deux jours auparavant, ce sont deux gardiens de la prison de Borgo, où les détenus ont le droit de circuler librement, qui ont été violemment attaqués et blessés à coups de couteau par un détenu islamiste. Témoin de la scène, un de leurs collègues racontera même sur BFMTV comment l’agresseur leur a porté « des dizaines de coups de couteau » avec la volonté flagrante de les tuer et confiera travailler en permanence avec « la peur au ventre ».

Un sentiment général, rapporté par un autre gardien dans un édifiant reportage récemment publié par Paris Match, sous le titre « Les prisons françaises sous la coupe des islamistes ». En effet, a confié cet agent, « avant, chaque matin, j’avais peur de trouver un gars pendu dans sa cellule », mais maintenant ce que je redoute c’est « qu’on m’égorge, qu’on me décapite, qu’on me plante une lame dans le dos. Au nom de l’islam et de Daesh. Tous les jours, en allant travailler, j’ai cette peur qui me bouffe le ventre ».

Pour un « Guantanamo à la française »

Une situation inadmissible, qui a valu au garde des Sceaux de se faire copieusement huer vendredi à Borgo, et face à laquelle les syndicats exigent du gouvernement une réaction ferme. Or, une fois de plus, la réponse de celui-ci n’a pas été à la hauteur.

Alors que, depuis 2015, le nombre d’islamistes incarcérés a littéralement explosé et que l’on s’attend au retour de centaines de « revenants », pas question un seul instant de créer un « Guantanamo à la française », comme le proposait en 2016 le député LR Georges Fenech. Et encore moins de rétablir la peine de mort pour les terroristes. Pour seule réponse, le ministère a proposé la création de 1 100 emplois de surveillants en quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 », ainsi que de vagues mesures censées améliorer la sécurité des gardiens et un « régime de détention défini » pour les « détenus terroristes et radicalisés ».

Qualifiant ces propositions de « poudre aux yeux », l’Ufap-Unsa, la CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire ont unanimement rejeté samedi ce projet d’accord et ont appelé à un « blocage total » des 188 établissements en France « à partir de 6 heures lundi ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 janvier 2018

La prétendue agression islamophobe de Toronto n’a jamais eu lieu

16/01/2018 – CANADA (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Vendredi dernier, un fait divers reporté à Toronto a fait grand bruit. Une écolière musulmane a en effet dit s’être fait découper une partie de son voile par un homme qui aurait par la suite pris la suite. Le premier ministre canadien et son homologue de l’Ontario se sont immédiatement publiquement exprimés sur l’affaire, condamnant ce geste qualifié d’acte haineux et lâche.

Suite à une enquête diligemment menée par la police canadienne il apparaît maintenant que cet événement ayant apparemment bouleversé l’opinion publique du Canada n’est que pure invention.

Dans un communiqué laconique les autorités torontoises ont en effet fait savoir ce lundi que les enquêteurs avaient déterminé que cette agression n’avait jamais eu lieu, sans donner davantage de détails.


Hongrie viktor-orban

Viktor Orban qualifie les réfugiés d’«envahisseurs musulmans»

Le dirigeant hongrois, Viktor Orban, a réaffirmé que la Hongrie n’envisageait pas d’accueillir à l’avenir de nouveaux réfugiés, car cela engendre «nécessairement des sociétés parallèles», selon lui.

Viktor Orban a appelé le chef du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), Martin Schulz, à montrer «plus de respect» pour son pays, tout en faisant allusion à sa présidence au sein du Parlement européen: «Ce qui était bon et gentil à Bruxelles — où il n’avait pas de répercussions manifestes — constitue une toute autre histoire que d’être le chef d’un parti en Allemagne et de communiquer avec d’autres pays. Nous trouvons que nous méritons plus de respect», reprend le journal Bild, en citant M.Orban.

(…)

Au demeurant, Victor Orban a rejeté lors de l’interview l’allégation selon laquelle la Hongrie obtenait de l’argent de la part de l’UE, mais refusait d’accueillir des réfugiés. Le soi-disant Fonds de Cohésion, dont bénéficie l’économie hongroise, ne serait pas un cadeau. «Il constitue une compensation équitable puisque nous avons ouvert notre marché à la libre concurrence. Cela n’a absolument rien à voir avec les réfugiés», a-t-il fait remarquer.

Orban a également tenu à souligner que la Hongrie ne comptait pas accueillir de nouveaux réfugiés à l’avenir. «Nous croyons qu’un grand nombre de musulmans conduit inévitablement à des sociétés parallèles. (…) Nous ne souhaitons rien de tel. Et nous ne souhaitons pas y être forcés», a-t-il relevé.

Et de conclure:

Nous ne considérons pas ces gens-là comme des réfugiés musulmans, mais comme des envahisseurs musulmans

Extrait repris du site Sputniknews

L’islam à la conquête de l’école

19/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a 28 ans, à Creil, à travers le voile de trois jeunes filles, une lutte âpre s’est engagée entre les Résistants à l’islamisation de notre pays et ceux qui désirent faire de notre pays le 58e pays musulman de la planète. Ces derniers ont compris que l’école était le terrain de choix pour manipuler les mentalités, les changer, falsifier l’histoire et imposer à nos jeunes enfants l’omniprésence de l’islam.

Malgré les 1400 ans de conquêtes, de rapines, d’enlèvements des nôtres et leur mise en esclavage, l’islam, désormais, est présenté en classe comme une “religion de paix et d’amour”… Pire encore, rien ne sera épargné à nos enfants : accompagnatrices voilées, enseignement de l’arabe, invitation de rappeurs et de voilées, prosélytisme actif pro-immigration, formation de nos enseignants par des activistes musulmans, disparition de Charles Martel mais étude des Empires africains… et Belkacem !

Ce petit ouvrage de Christine Tasin montre les différents aspects de l’endoctrinement de nos enfants, nomme les responsables politiques français et européens et remonte à la clé de tout, un document musulman de 2000 expliquant comment et pourquoi l’islam doit partir à la conquête de l’école.

Pour commander cet ouvrage : https://ripostelaique.com/lislam-a-la-conquete-de-lecole-le-terrifiant-livre-choc-de-christine-tasin.html

Les chrétiens vivant dans la bande de Gaza sommés de se convertir à l’islam

18/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Un nouveau rapport en langue arabe dénonce la recrudescence d’actes anti-chrétiens dans la bande de Gaza. La situation est préoccupante car les chrétiens sont une minorité, on compte 1500 chrétiens pour un million et demi de musulmans – soit 0,1%. Les chrétiens sont les grands oubliés des autorités locales de la bande de Gaza.

Raymond Ibrahim, observateur des médias en langue arabe évoque des agressions sur les chrétiens ainsi que sur les églises. Il mentionne aussi l’enlèvement de ces derniers afin de les intimider.

L’évêque orthodoxe de Gaza, Monseigneur Alexios, confirme ce témoignage en affirmant que les chrétiens se convertissent sous la menace, la contrainte et la force. Sans étonnement les autorités palestiniennes refusent d’enquêter sur ces différentes pratiques malgré la pétition lancée par l’évêque. Le rapport ajoute que les chrétiens de Gaza demandent au monde chrétien d’intervenir.

Vu sur Twitter

Islam radical: il faut reconquérir les territoires perdus de la République

Publié le

J.J. Walter : “Les terroristes sont aujourd’hui des musulmans qui appliquent une des interprétations possibles du Coran”

06/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un livre présenté comme un abécédaire, Jean-Jacques Walter va sereinement et factuellement aux sources – le Coran – pour détailler tout ce que prescrit véritablement l’islam sur les grands « sujets-qui-fâchent » ou ceux qui fâchent moins mais sur lesquels circule, avec passion, tout et son contraire : les femmes, les autres religions, le travail, le djihad, le paradis, l’argent, etc.

De la conclusion de cet exposé – les terroristes sont aujourd’hui des musulmans qui appliquent une des interprétations possibles du Coran -, il tire un plaidoyer : les musulmans désireux de s’intégrer en Occident doivent nécessairement, pour partie, prendre leurs distances avec le Coran.


Entre 12 et 18% de musulmans en France d’ici 2050 ?

30/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Selon une étude américaine du Pew Research Center, considéré comme une référence pour ses recherches en matière de démographie religieuse, la population musulmane va augmenter presque partout en Europe d’ici 2050, même sans immigration.

Pour la France, Pew estime que les musulmans représentent actuellement 8,8 % de la population – une légère hausse comparée aux 7,5 % de sa précédente étude, en 2011. En fonction de l’importance de l’immigration, l’étude prévoit un chiffre compris entre 12,7 et 18 % en 2050, soit un nombre total de musulmans allant de 8,6 à 13,2 millions dans l’Hexagone.

Si la tendance concerne toute l’Europe, il y a des différences selon les scénarios. En cas d’immigration zéro, il devrait y avoir 11,1 % de musulmans en Suède et 8,7 % en Allemagne en 2050. Mais en cas de forte immigration, les chiffres grimperaient à 30,6 % pour la Suède et 19,7 % pour l’Allemagne.


Ce que cache la “Grande cause” anti-sexiste, par Ivan Rioufol

La France est en guerre, l’ennemi intérieur s’affaire, l’antisémitisme suinte, le racisme anti-blanc se pavane, la laïcité est ridiculisée… mais Emmanuel Macron se mobilise contre la montée du sexisme. Il est vrai que ce combat-là est sans danger. Il peut se contenter de grands mots. Les insécurités et les menaces que subissent les femmes, dans les rues ou les transports collectifs, sont évidemment insupportables. L’explosion du machisme s’inscrit dans le processus de délitement d’une société à l’abandon. Cependant, le choix présidentiel de lancer prioritairement, samedi, la “Grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes hommes” passe volontairement à côté des autres grands défis posés par une contre-société qui s’islamise dans l’indifférence. D’autant que rien n’est dit des sources culturelles de ce mépris des femmes.

Le combat néo-féministe se contente de dénoncer la domination du mâle blanc, ce présumé prédateur qui serait symbolisé par Harvey Weinstein. L’excuse sociale des militantes de la délation va en revanche aux minorités issues de la diversité. Le scandale lié à l’islamiste Tariq Ramadan est certes venu rompre involontairement l’omerta. Le nouveau délit d’”outrage sexiste” vise bien les harcèlements de rue, qui s’observent dans les cités ou les quartiers d’immigration. Cependant, quand le chef de l’Etat parle plus généralement d’une “société française malade du sexisme”, il cautionne un amalgame qui fait douter de l’efficacité de la “Grande cause”.

Macron refuse de se confronter à l’islam. Or l’islam porte dans ses textes, pris à la lettre, le nouvel antisémitisme, le nouveau racisme, le nouveau sexisme. Le président a toujours tenu des propos émollients sur ce sujet. Il voit dans cette idéologie une religion d’amour, de tolérance et de paix (RAPT), sans s’attarder sur ses dérives politiques et totalitaires. Christophe Castaner, le patron de LREM, a d’ailleurs expliqué, l’autre jour sur RMC : “L’islam est une religion de bonheur et d’amour, comme la religion catholique”.

Cette naïveté volontaire est une manière commode de renoncer à identifier les sources des comportements islamiques. Manuel Valls, qui se dit solidaire de Macron, est en réalité son exact contraire quand l’ancien premier ministre déclare, dimanche au Grand Jury, que “l’islamisme a à voir avec l’islam” et que prétendre l’inverse revient à “déresponsabiliser l’islam”. Cet aveuglement présidentiel, qui même sur le sexisme n’est guère lucide, est évidemment préoccupant. Il augure mal de la manière dont le chef de l’Etat va répondre à la “nouvelle France anti-juive” qui, comme le rappelle samedi Pierre-André Taguieff dans un entretien à La Revue des Deux Mondes, “se concentre dans les populations issues de l’immigration de culture musulmane”. N’est-ce pas là la vraie priorité pour Macron ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 novembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

Comment répondre aux mensonges sur les prières de rue ? (Douzième argumentaire des Identitaires) ?

23/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les Identitaires publient des fiches argumentaires sur leur site web. Voici un extrait d’un douzième document qui propose de répondre aux mensonges sur les prières de rue. Il s’agit de répondre à l’assertion selon laquelle des musulmans prient dans la rue car il n’y a pas assez de mosquées.

Ils disent souvent “Nous prions dans la rue car il n’y a pas assez de mosquées”. Mais pourquoi le disent-ils ?

L’objectif de cet argument est de renverser les perspectives. Les participants aux prières de rues sont dans l’illégalité, affichent une volonté de conquérir la rue, font pression sur les pouvoirs publics et cherchent à imposer l’islamisation. Mais en se présentant comme des victimes (« ce n’est pas de notre faute, nous n’avons pas assez de mosquées à cause des autorités administratives ») ils cherchent ainsi à se déresponsabiliser de leurs actions pour rejeter la faute sur l’État français, coupable à leurs yeux de ne pas céder à leurs revendications islamiques.

Pourquoi c’est faux ? Il y a 18 000 mosquées en Algérie (Huffington post, 18/05/2015) pour 40 610 000 habitants, soit une mosquée pour 2 256 Algériens. En France, le nombre de musulmans est estimé à 4 710 000 (Etude du Pew Research Center, 2010) pour 2 449 mosquées (Ministère de l’Intérieur, 2012), soit une mosquée pour 1 923 individus de religion islamique. Notre pays comporte donc déjà plus de mosquées eu égard au nombre de musulmans que l’Algérie.

Découvrir cette fiche-argumentaire : http://www.les-identitaires.com/2017/11/prions-rue-ny-a-assez-de-mosquees/


Prière de rue à Clichy : le gouvernement au pied du mur

Exiger que la ville de Clichy prête un lieu de culte est irrecevable.

L’élection présidentielle a évacué le débat identitaire, car M. Fillon, qui voulait en faire un thème majeur, a explosé en plein vol, plombé par les affaires. Mme Le Pen s’est effondrée lors du débat du second tour et n’a jamais été une alternative crédible. En outre, sous l’influence de M. Philippot, elle a préféré se concentrer sur l’aspect économique et social pour capter (en vain !) l’électorat de M. Mélenchon, délaissant le seul argument avec lequel elle pouvait marquer des points.

Or, il semblerait qu’il existe dans l’opinion un courant important qui rejette l’islam. Le refus (haine ?) de cette religion est probablement majoritaire en France. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les réactions épidermiques (qui frôlent, parfois, le racisme) à des articles même mesurés et les commentaires acerbes lus ici ou là. Pourtant, les bien-pensants s’efforcent d’étouffer le débat et ont réussi, jusque-là, à contrôler les médias « officiels », mais le feu couve et l’explosion menace.

M. Macron sent qu’il ne pourra pas continuer la politique de l’autruche dans le débat identitaire, sous peine d’être balayé en 2022 par M. Wauquiez. Il va chercher à apparaître ferme, sans se mettre à dos la doxa « islamo-gauchiste » – un vrai numéro d’équilibriste. Il va se servir, pour cela, des prières de rue de Clichy. Rien ne justifie l’appropriation régulière de l’espace public par une religion, quelle qu’elle soit. Si l’Église catholique organise parfois des processions pour Pâques ou des événements plus locaux, celles-ci ne durent que quelques heures dans l’année et non pas 180 minutes chaque semaine.

Exiger que la ville de Clichy prête un lieu de culte est irrecevable. Ni la Constitution ni la loi n’obligent une municipalité à fournir un local aux fidèles d’une religion. Certes, les communes sont propriétaires de la grande majorité des églises mais il ne s’agit là que de la conséquence de notre passé chrétien et de la loi de 1905 de la séparation des Églises et de l’État. Pour lever cette ambiguïté, pourquoi ne pas restituer (gratuitement) la propriété de ces lieux à la hiérarchie catholique, tout en continuant d’assurer les frais de restauration pour les monuments classés ?

À Clichy, la municipalité a proposé aux musulmans une solution qui, si elle n’est pas parfaite, a le mérite d’exister. Si les musulmans veulent une mosquée, qu’ils se la payent (les églises évangélistes y arrivent bien). Les prières de rue ne sont, en fait, qu’une manière d’imposer l’islam comme religion dominante et elles participent de la guerre qu’une partie des fidèles du Prophète mène contre l’État laïque. Cette tactique a réussi car les bien-pensants appuient les revendications des extrémistes (même la Ligue pour la libre-pensée les approuve !).

Le pouvoir parle d’interdire les prières de rue à partir de cette semaine. S’il le fait, il délivrera un signal fort : la France refuse la dhimmitude. Mais face à la prévisible levée de boucliers des islamo-gauchistes, ira-t-il vraiment jusqu’au bout ?

Christian de Moliner

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Prières de rue ? Prière de ne pas trop déranger les médias officiels !

Non qu’ils n’aient pas évoqué cette affaire. Ils en ont parlé. La question est : comment ? La manière dont la majeure partie de la presse française a rendu compte des prières de rue de Clichy, mi-novembre, dit beaucoup des difficultés intellectuelles qui la traversent. La presse ne souffre pas d’un manque de lecteurs. Son lectorat est absent car elle oublie trop souvent de parler réellement de la réalité.

Les prières de rue de Clichy : le 10 novembre 2017, l’AFP démarre en trombe et en trompe-l’œil par une dépêche : « Une centaine d’élus en écharpe ont tenté vendredi 10 novembre à Clichy (Hauts-de-Seine) d’empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière dans la rue ». Rien de contestable, la phrase est factuelle. Elle ouvre cependant la porte à la façon dont la dépêche va être reprise par une partie des médias, dans la journée. Le verbe « empêcher » étant rapidement remplacé par le verbe en partie synonyme « perturber ». Ainsi, Le Point :

Deux heures plus tard, cette présentation est modifiée pour devenir « Clichy : une centaine d’élus se mobilisent contre les prières de rue ». On comprend que Le Point se soit trompé et ait considéré que les élus de la République sont les éléments perturbateurs, étant donné le rôle actuel des dépêches de l’AFP dans le flux accéléré des informations. La formulation de l’agence pouvait s’y prêter. Pourtant, l’AFP aurait pu aussi diffuser l’information sous une autre forme. Exemples de possibilités ?

« Clichy : au nom de la République, des élus manifestent pour demander l’interdiction de prières de rue illégales »
« Clichy : des élus de la République française laïque s’opposent aux prières de rue de militants islamistes »
« Clichy : la République dans la rue face aux prières musulmanes »
« Clichy : des élus républicains défendent la laïcité contre l’occupation illégale de la rue par des militants musulmans islamistes »

Le choix des mots par l’AFP n’est jamais anodin, il induit le choix d’une partie des médias. Toutes ces présentations étaient possibles et pouvaient dire réellement la réalité, et ainsi éviter que nombre de médias emboîtent le pas en accusant à leur tour la République de faire du mal à des croyants victimes et obligés de prier dans la rue. Victimes et qui plus est « perturbés » dans leur foi.

L’interprétation de l’expression « tenter d’empêcher » fait boule de neige

Le sens des mots « tente » et « empêcher » choisis par l’AFP a entraîné le même jour une interprétation du même ordre que celle du Point dans différents médias. Ainsi, Le Parisien pour qui les élus aussi « perturbent » la prière, ici qualifiée d’« illégale ».

Le Lab d’Europe 1 quant à lui ne lésine pas sur l’interprétation alléchante : « Des élus chantent la Marseillaise et bousculent des fidèles musulmans en pleine prière de rue à Clichy ». Dans cette formulation, la prière de rue apparaît comme normale ou légitime, en rien illégale, tandis que l’action délictueuse semble le fait des « élus » qui « bousculent ». Sans compter qu’ils chantent l’hymne national, ce qui semble une circonstance discriminatoire augmentée.

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Prières de rue, Tariq Ramadan : la parole se libère contre les idées fausses, par Ivan Rioufol

Le vent tournerait-il ? Le déconomètre, qui s’emballe depuis près de quarante ans, a du plomb dans l’aile. Vendredi dernier, une centaine d’élus de Clichy (Hauts-de-Seine) ont manifesté leur indignation devant les prières de rue. Elles y sont organisées illégalement depuis huit mois par des fidèles qui se plaignent de l’éloignement de leur mosquée. La suite dira si, après ce premier face-à-face tendu, le ministre de l’Intérieur sortira de sa torpeur. Tout aussi réjouissante est l’avoinée qui s’abat sur le journaliste Edwy Plenel, patron de Mediapart. L’ami de Tariq Ramadan, accusé de viols, était le symbole sacralisé du journalisme moralisateur. Même à gauche, les outrances du faux curé commencent à être comprises pour ce qu’elles ont toujours été : des complaisances avec le totalitarisme coranique. Manuel Valls mène l’assaut contre ce drôle d’”antiraciste”. Mercredi, l’ex-premier ministre a accusé Plenel de “complicité intellectuelle” avec le terrorisme. La “parole libérée” est une glasnost à la française qui déborde des rangs des seules néoféministes.

Les résistants de la 25e heure découvrent la lune. Hier encore, beaucoup étaient avec la meute quand il s’agissait de marginaliser les premiers lanceurs d’alerte, forcément réactionnaires et infréquentables. Votre serviteur se souvient des inepties des procureurs d’alors. Mais Schopenhauer avait prévenu : “Toute vérité franchit trois étapes : d’abord elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte pression. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.” Reste la satisfaction d’être moins seul, et celle de ne s’être pas trompé sur cette presse militante qui nie les faits, sur cette gauche perdue qui croit retrouver les vertus du communisme, Allah en plus, dans l’islamisme en guerre contre l’Occident.

Cependant, les persistantes réticences à regarder en face les faux gentils, la fracture identitaire, la guerre civile qui vient, la grande mascarade du macronisme, sont des encouragements pour continuer d’enfoncer les clous…

Ce qui survient, dans ce rejet des dénis et ce retour au bon sens, sont les premiers pas vers une émancipation des esprits.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 novembre et repris du blog d’Ivan Rioufol