Le recteur de la Grande Mosquée de Paris appelle les musulmans au vote pour “faire barrage aux aventuriers qui veulent s’accaparer” le pouvoir

Islam, quand tu nous tiens – A l’ombre de mon clocher

art islam

Pendant plus de quatre mois (du 20 novembre au 27 mars prochain), et dans dix-huit musées de province – de Toulouse à Tourcoing en passant par Marseille, Nantes ou Nancy –, les Français de souche et surtout les Français de papiers sont invités à visiter des expositions consacrées aux « arts de l’islam », comme si le gouvernement, alors que chaque jour l’islam se rappelle à notre bon souvenir, voulait utiliser la culture comme arme de persuasion massive et allumer ainsi un contre-feu aux différentes réactions à la cancel culture ambiante. Depuis des mois, en effet, le musée du Louvre et la réunion des Musées nationaux, avec le concours surprenant de la Fondation pour l’Islam de France et son président Ghaleb Bencheik, planchent sur le sujet.

Une opération politique

Un sujet qui a été imposé conjointement à Roselyne Bachelot et à Jean-Michel Blanquer par Jean Castex sur ordre d’Emmanuel Macron, obsédé par le séparatisme islamiste mais qui veut, en même temps, faire oublier l’assassinat de Samuel Paty. Le locataire de Matignon a pour objectif de « mieux faire connaître sur notre territoires les cultures islamiques… et de rappeler l’importance des échanges anciens étroits et féconds tissés entre la France et l’Orient ». Il agite le mythe de « l’histoire multiculturelle de la civilisation islamique » – les Chypriotes grecs orthodoxes et les Arméniens du Haut-Karabagh pleurant devant leurs églises détruites et leurs cimetières profanés apprécieront – et souhaite que ces différentes manifestations permettent aux jeunes musulmans vivant en France « de devenir demain des républicains capables d’aimer le pays dans lequel ils vivent et de comprendre le monde qui les entoure ». Une manipulation confirmée par le président de l’Islam de France, qui dans le dossier de présentation de ce machin, affirme que « ce n’est que par l’acquisition du savoir que l’on devient un citoyen musulman en France et que l’on réussit un polissage des cœurs et un assainissement de l’âme ». Sortez les mouchoirs !

La palme de la démagogie revient à Castex qui, citant le poète Djalal ad-Din Rumi (« Elève tes mots, pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs, pas le tonnerre ») écrit que cette exposition est une réponse directe à tous les discours de haine et les tentations anxiogènes. Zemmour et Marine n’ont qu’à bien se tenir. Bien évidemment, personne ne souffle mot de la colonisation exercée au nom de l’islam pendant plus de sept cents ans en Espagne, ou plus d’un demi-millénaire dans les Balkans sans oublier l’Afrique.

Un titre ambigu

Cette dénomination « arts de l’islam » est tellement sujette à interprétations diverses que la commissaire générale de cette exposition, Yannick Lintz, éprouve le besoin de mettre les pendules à l’heure. Directrice générale de l’ancienne section « arts musulmans » créée en 1893 au musée du Louvre avant de devenir la section d’art islamique du département des antiquités orientales en 1945 et d’obtenir une existence indépendante de département en 2003 grâce à un certain Chirac dont l’appétence pour la civilisation musulmane était connue, cette spécialiste du monde musulman affirme que le terme « arts de l’islam » ne signifie pas qu’il s’agit d’un art religieux et que l’on ne peut pas dire que cette civilisation interdit l’image. On sait pourtant qu’en tant que religion du Livre, l’islam s’inscrit dans la continuité de la tradition juive de l’aniconisme avec l’absence de toute représentation animale et humaine dans les mosquées, les illustrations du Coran ou le mobilier religieux. Yannick Lintz aurait-elle oublié le prophète Mahomet qui, en 630, interdisait toutes les statues et autres idoles de la Kaaba ou l’édit de Yazid qui, en 721, ordonnait la destruction de toutes les images religieuses ? Et comment explique-t-elle le geste du chef djihadiste Ahmad-al-Mahdi qui a fait détruire en 2016 la plupart des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et qui a été reconnu coupable de « crimes de Guerre » ? Que pense-t-elle des talibans qui ont fait exploser, il y a vingt ans, les grands bouddhas de Bamiyan et des inquiétudes que nourrit Sophie Makariou, présidente du musée Guimet, à l’égard des nouveaux maîtres de Kaboul prêts à détruire les trésors du musée de la ville et ses statues gréco-bouddhiques dont Malraux comparait le sourire à celui de l’ange de la Cathédrale de Reims ?

On ne peut certes pas passer sous silence certaines merveilles de cet art oriental qui doit beaucoup à la tradition byzantine, aux manuscrits ou à la miniature persane, mais également à l’héritage gréco-bouddhique ou tout simplement à la Chine. N’oublions pas, par exemple, que le plan ottoman des mosquées est directement inspiré par Sainte-Sophie et que les mosaïstes qui ont habillé la Grande mosquée des Omeyades à Damas ont puisé leur inspiration dans le monde byzantin, en reprenant leurs codes iconographiques mais en remplaçant les saints de la Rotonde de l’Eglise Saint-Georges de Thessalonique par des arbres et des motifs végétaux.

Cachez cette tenture…

Au moment où le gouvernement, par cette opération de propagande culturelle au service de l’islam, va offrir aux populations d’origine musulmane présentes sur notre sol, l’occasion d’affirmer leur identité culturelle et religieuse avec encore plus de force, vient de surgir une polémique aberrante autour d’une tenture des Gobelins ayant pour thème les Indes occidentales. Tissée entre 1723 et 1726, elle fut envoyée à la demande de Louis XV à Rome pour décorer le palais Mancini avant de rejoindre la Villa Médicis au début du siècle suivant. A l’origine de cette tapisserie, l’expédition aux « Indes de l’ouest » – le Brésil actuel – qui étaient alors une colonie hollandaise, entre 1637 et 1644, du Comte Jean-Maurice de Nassau-Siegen accompagné d’une équipe scientifique et de peintres chargés de reproduire les paysages, les plantes, les animaux et les habitants de ces contrées inconnues des Européens. Louis XIV apprécie les tableaux et autres peintures qui lui sont offerts au retour de ce long périple et donne son feu vert pour que ces tableaux servent de modèles à la future tapisserie qui fut tissée pour la première fois en 1687.

La tenture rééditée en 1726 menait une vie paisible jusqu’en 2018, date d’une première tentative de déstabilisation décoloniale qui échoue lamentablement. Les décoloniaux ne désarment pas et remettent le couvert il y a quelques semaines en exigeant l’organisation d’une journée de réflexion afin de « ré-envisager les objets patrimoniaux à l’aune de perspectives méthodologiques et épistémiques nouvelles ». Bonjour la langue de bois. Un cartel explicatif est installé mais certains pensionnaires dont l’artiste-résident tunisien Nidhal Chamek ne s’en contentent pas et exigent son décrochage. Après avoir examiné les différentes tentures sous toutes les coutures, ils condamnent « l’exploitation coloniale qui se sert du labeur des esclaves africains ». Manque de chance pour eux, il s’agit d’une mission diplomatique africaine visitant la région. Cette politique de la censure et cette volonté de détruire tout ce qui n’est pas conforme à l’idéologie qui a vu le jour sur les campus américains des années 1960 et qui est remise au goût du jour par les adeptes de Biden n’en finit pas de peser dans nos pays d’Europe. Elle a comme un goût de révolution culturelle chinoise et si nos « zélites » et nos intellectuels continuent de se comporter en dhimmis, nous serons bientôt pris en tenaille entre un islam qui ne demande qu’à officier et une dictature à la chinoise.

Francoise Monestier

Article paru dans Présent daté du 10 novembre 2021

Promotion de «la liberté dans le hijab – Céline Pina: «En faisant du prosélytisme religieux, l’Europe piétine ce qui fonde son identité»

Trappes : ce que dit la réélection d’Ali Rabeh, par Ivan Rioufol

Ali Rabeh

Ali Rabeh, dont l’élection avait été invalidée par le Conseil d’Etat en juin pour pratiques illégales, a regagné dimanche la mairie de Trappes (Yvelines). Ce proche de Benoît Hamon et de son mouvement Génération.s, a emporté le scrutin au premier tour avec 58,36% des voix, contre 34,89% à son adversaire, Othman Nasrou, soutenu par Valérie Pécresse (LR) et l’ancien maire (PS) de la ville, Guy Malandain. La participation a été de 41,59%, au lieu de 34,1% en 2020. Commentant sa victoire, Rabeh a dénoncé une « droite zemmourisée et clientéliste ». Rabeh s’était notamment fait connaître pour sa véhémence contre un professeur de Trappes, Didier Lemaire, qui avait alerté sur l’islamisation de la commune, « l’une des toutes premières pépinières djihadistes d’Europe ».

Dans une « lettre aux enseignants », Lemaire avait écrit, après la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) : « Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été le témoin de l’emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait, et les familles juives étaient contraintes de partir (…) Il y a actuellement à Trappes et dans le département 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme ».

Jean-Luc Mélenchon a salué le succès de Rabeh, tout comme Julien Bayou, le patron des écologistes. Nadia Hai, ministre déléguée à la ville, a adressé au vainqueur ses « félicitations républicaines ». La satisfaction de l’extrême gauche n’a rien pour surprendre : cela fait longtemps qu’elle flatte les « quartiers populaires » rendus invivables aux prolétaires de naguère. L’angélisme de ce membre du gouvernement répond aussi à une réticence du pouvoir à être trop lucide sur le séparatisme qu’il dit combattre. La « créolisation » défendue par Mélenchon permet de louanger la « diversité » en fermant les yeux sur l’offensive islamiste qui se dissimule derrière la société multiculturelle ainsi promue. L’échec de la curieuse alliance locale entre LR et PS illustre la dynamique que peut rencontrer un discours agressif et revanchard comme celui de ce maire franco-marocain.

Il se réclame de la République pour ne pas avoir à rappeler ce qu’est la France. Et désignant comme ennemie la « droite zemmourisée » plutôt que l’idéologie islamiste et conquérante, cet élu avalise un déni qui fait le jeu de l’islam politique. Ce faisant, il replace le débat dans sa dimension civilisationnelle.

La France peut disparaître sous la poussée démographique de populations immigrées qui entendent écrire une nouvelle histoire, liée à leur culture. Trappes est une alerte de plus. Elle force à choisir son camp.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Affaire Mila, entre aveuglement et soumission

affaire Mila

Le jugement est tombé. Le tribunal de Paris a reconnu coupables de cyberharcèlement onze des douze jeunes qui avaient été poursuivis après des propos injurieux ou menaçants à l’encontre de Mila, cette jeune femme qui avait critiqué avec peu de retenue l’islam sur ses réseaux sociaux. À l’occasion de ce jugement, retour sur cette affaire avec Jacob Maxime.

Mila est cette jeune fille de 16 ans victime de harcèlement, qui a reçu des centaines de milliers de messages allant de l’intimidation aux menaces de mort. Depuis, plus aucun établissement scolaire ne veut d’elle et elle vit sous protection policière. Son crime ? Une folie en France occupée. Elle a blasphémé. Mila a osé exprimer, sans retenue, ce qu’elle pensait de l’islam et visiblement elle n’est pas de l’avis de Christophe Castaner pour qui l’islam « est une religion de bonheur et d’amour ».

Changement de focale

France Culture titrait : « Affaire Mila : sur les réseaux sociaux, la jeunesse entre liberté et harcèlement ». Voilà comment le système nous présente le débat. Le problème viendrait des réseaux sociaux et des jeunes. Parler des réseaux sociaux, qui ont été les vecteurs de ces menaces de mort, c’est l’occasion pour le système de demander leur contrôle. Le débat porte sur le fait de savoir comment modérer (comprenez : censurer) les réseaux sociaux. Nous pourrions résumer la pensée médiatique par : s’il y a du harcèlement sur Internet, coupons Internet.

Ensuite, il y aurait le problème des « jeunes », pour la caste politico-médiatique : ils ne savent pas se tenir, ils sont mal éduqués… Peut-être un manque de cours d’éducation civique ? Il faudrait plutôt se demander qui sont ces jeunes.

Qui ?

Des dizaines d’articles de presse évoquent pour l’affaire Mila « des phénomènes de bande », « la violence des réseaux sociaux », « le cyberharcèlement »… Mais les mots « immigration » et « musulman » ne sont jamais écrits. Les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen, ils ne sont pas les responsables. En 2016, le camion qui, sur la promenade des Anglais, a causé la mort de 86 personnes, lors d’une attaque musulmane, n’était qu’un moyen. Le problème ne venait pas du camion, comme le problème ne vient pas des réseaux sociaux pour Mila. Affaire Mila, terrorisme, délinquance, insécurité, baisse du niveau scolaire…, la cause majeure de tout ceci tient en un mot : immigration. Si la presse du système n’ose pas l’écrire, c’est à nous, acteurs des médias alternatifs, de le faire. Alors puisque France Info ou Le Monde refusent de le faire, je l’écris : Mila est menacée par des musulmans.

Mila, un triste avenir en perspective

Cette demoiselle l’a compris. Elle sait que des musulmans radicaux pourraient passer des menaces aux actes, comme avec Samuel Paty ou Charlie Hebdo. Encore adolescente, mais déjà avec une fatwa sur la tête, vivant dans une France occupée avec des milliers de potentiels imitateurs des frères Kouachi, Mila évoque la possibilité de sa mort (son livre Je suis le prix de votre liberté, chez Grasset, 2021).

Les républicains hors jeu

Nous évoquons aujourd’hui Mila car le tribunal vient de rendre son jugement concernant treize de ces harceleurs. Si certains sont assez naïfs pour croire en la justice, qu’ils nous expliquent comment les tribunaux vont juger les dizaines de milliers d’auteurs de menaces ?

Nous pourrions nommer ces utopistes « les républicains ». Ils croient que la République, laïque et indivisible, qui ne reconnaît qu’une seule communauté, les Français, peut sauver Mila. Avec sa philosophie et ses lois, avec ses soldats que sont les professeurs et leurs cours d’éducation civique. Mais ils n’ont pas compris que ceux qui veulent tuer Mila ne souhaitent pas appartenir à cette République et ont d’autres lois. Si nous raisonnons avec le Code civil, un gros livre rouge, eux ont un livre vert : le Coran. Le choix qui s’offre aux musulmans les plus fanatisés qui ont menacé Mila est donc celui-ci : la République promet la prison s’ils tuent Mila, le Coran promet, lui, le paradis, sans oublier la gloire qui jaillira sur le nom du tueur.

Une seule solution

Mila ne retrouvera une vie normale qu’avec la fin de l’occupation du territoire français. Une seule solution : la remigration. Rendons-nous à l’évidence, si certains musulmans sont prêts à décapiter pour des caricatures de leur prophète, ou menacent de mort une adolescente qui a critiqué l’islam, alors ils n’ont pas leur place en France. Quant à la voie judiciaire, c’est une impasse : parmi des dizaines de milliers de harceleurs, seulement quatorze ont été jugés en dix-huit mois (un individu a déjà été jugé).

Des lâches

Enfin, Pierre Sautarel, fondateur du site Fdesouche, a relevé un point intéressant. Les treize harceleurs qui ont été jugés en juin pour l’affaire Mila sont tous des provinciaux. Pourquoi le ministère public n’a-t-il pas choisi de poursuivre des habitants d’Île-de-France ? Il s’agit là d’un aveu de faiblesse du pouvoir. Juger à Paris des banlieusards, c’est risquer des émeutes incontrôlables au sein de la capitale. Ces derniers resteront donc impunis pour assurer la paix sociale. Rappelons d’ailleurs la couardise de nos dirigeants ; le ministre de la Justice Nicole Belloubet, avait fait le choix de ne pas soutenir Mila en déclarant : « L’insulte à une religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c’est grave… » Nous n’avons rien à attendre de nos gouvernants.

Texte repris du site Polémia

Philippe Conrad – Quatorze siècles de guerre entre l’Islam et l’Occident [vidéo]

Philippe-Conrad guerres religion

08/07/2021 – EUROPE (NOVOpress)
Philippe Conrad commente le contenu de « L’Épée et Le Cimeterre » ( Editions Jean Cyrille Godefroy ), un livre-best-seller aux Etats-Unis, dû au philologue et spécialiste du monde arabe Raymond Ibrahim qui recense les relations antagonistes, sur la longue durée, entre l’Orient et l’Occident. Il met particulièrement en exergue huit affrontements majeurs qui eurent lieu à partir du 7è siècle et qui se concrétisèrent en autant de victoires musulmanes que chrétiennes.

Dans la seconde partie de l’émission Passé-Présent, Anne Sicard nous fait entrer dans la vie aventureuse de l’explorateur danois Vitus Béring (1681-1741), l’homme qui, en premier, réussit à relier les continents asiatique et américain.

Au service de la marine russe, il découvrit au cours des expéditions qu’il conduisit, outre le détroit qui porte son nom, les îles Aléoutiennes, la presqu’île du Kamtchatka et les côtes de l’Alaska, malgré des conditions épouvantables dans les froidures sibériennes. Il mourra d’ailleurs d’épuisement sur une île russe qui porte également son nom.


Bières retirées par l’UEFA sous la pression de joueurs musulmans : «Quand le sport-business cède à la censure communautariste»

L’entrisme de l’islam en entreprise s’est considérablement accru, en 2020

islam entreprise

De septembre à fin décembre 2020, l’Institut Montaigne a réalisé une grande enquête sur le fait religieux dans l’entreprise, via un « questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif d’environ 25.000 cadres et managers exerçant leur activité en France, complété par des enquêtes de terrain ».

Sans grande surprise pour ceux qui regardent la réalité en face, il apparaît que les comportements rigoristes et les situations conflictuelles qui en découlent sont en forte hausse : +12 %, contre 8 % en 2019. Il apparaît surtout qu’ils sont très majoritairement le fait de salariés musulmans (à 73 %), généralement jeunes (moins de 40 ans) et peu qualifiés. Globalement, il s’agit du refus de travailler avec une femme, de la remise en cause de la hiérarchie, du refus d’effectuer certaines tâches ou bien encore la tentative d’imposer une pratique religieuse au travail (pauses pour la prière, ablutions, menus spéciaux, etc.).

Selon le « baromètre » issu de cette enquête, il ressort que « globalement, deux tiers des entreprises, soit 66,5 % des répondants (encadrants), disent rencontrer “régulièrement (31,3 %) ou occasionnellement (35,2 %)” le fait religieux au travail en 2020 ». Les entreprises de plus de 1.000 salariés sont les plus touchées (43 %) mais les comportements diffusent également dans les PME : 12 % dans celles de moins de 50 salariés. Quant aux secteurs les plus touchés, il s’agit d’abord du transport, suivi de la logistique, du BTP et de la grande distribution.

Le Figaro de ce jour est allé à la rencontre de dirigeants confrontés au problème : la plupart « tentent de prendre la main sur l’expression du fait religieux sur le lieu de travail », autrement dit de le contourner. Exemple significatif avec le patron d’une entreprise d’insertion spécialisée dans le recyclage et la propreté. « Il y a vingt ans, j’avais des positions très claires et radicales sur la laïcité. Maintenant, je prône l’accommodement raisonnable », dit-il. Ainsi, « face à des toilettes régulièrement inondées par des flaques d’eau, Éric Challan-Belval a dû dépasser sa surprise et comprendre que ces désagréments étaient liés aux ablutions pratiquées par des salariés. Le patron étant prêt aux concessions, il va installer des toilettes à la turque et des douchettes. »

Les forums musulmans en ligne sont très sollicités par les questions telles que « Quelle place donner à sa religion au travail ? Peut-on prier ? Porter le voile ? » Depuis l’affaire de la crèche Baby Loup, les entreprises ont commencé à se presser au cabinet de Michael Amado, avocat au barreau de Paris, nous dit-on. Elles sollicitent ses conseils car, depuis l’arrêt de la Cour de cassation, déclarant en 2013 que le licenciement de la salariée voilée était « discriminatoire » et, donc, « nul », « les demandes concernant la place du fait religieux en entreprise ont augmenté ».

Si des entreprises comme la RATP ou la SNCF ont édicté des chartes et guides de conduite pour leurs salariés, les entreprises privées n’ont pas, elles, les mêmes capacités de contrôle. Elles cherchent donc des solutions de contournement. De ce fait, « les interlocuteurs joints par Le Figaro reconnaissent que cette volonté de contrôle peut se traduire par de la discrimination à l’embauche envers les musulmans (ou candidats perçus comme tel), ce qui est illégal ». Pas de loup dans la bergerie…

Dans son livre Le Tabou de l’entrisme islamique en entreprise, Adel Paul Boulad estime qu’« il existe, chez quelque dix pour cent des salariés musulmans, une volonté manifeste d’adapter le lieu de travail aux pratiques religieuses ». « C’est un tabou global dans la société, mais aussi au niveau de l’entreprise pour les managers », dit-il.

Il serait peut-être temps, alors, d’affronter le réel ?

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

RTL vous aide à bien vivre votre ramadan

RTL

L’approche du Ramadan est chaque année devenue l’occasion de montrer patte blanche de bien-pensance pour les médias de grand chemin. Le ramadan ayant commencé le 13 avril pour se terminer le 12 mai 2021, RTL s’y est pris en avance, dès le 9 avril.

Terre de spiritualités au pluriel, la France a des racines polythéistes celtes, romaines, grecques et monothéistes chrétiennes. Un peu de polythéisme lui est aussi parvenu depuis la Scandinavie sur ses façades maritimes Nord et Ouest et germaniques de l’est.

Ces différentes spiritualités ou religions sont d’anciennes histoires dont les médias dominants ne parlent plus ou guère. Ainsi, aucune radio ni chaîne de télévision, pas un quotidien ou un site internet ayant pignon sur rue idéologique ne mentionne les fêtes païennes issues des religions celtes, romaines, grecques ou scandinaves, pourtant encore parfois pratiquées dans le pays, pensons aux feux de la Saint Jean au solstice d’été.

Ces médias ne mentionnent pas plus les fêtes chrétiennes, sauf si elles sont partie prenante de moments commerciaux, type Noël ou Pâques, et encore. Des périodes clés d’un christianisme dont le terroir de France est imprégné, les paysages semés d’églises romanes le montrent, telles que le Carême n’ont pas plus le vent en poupe au sein des rédactions.

Un traitement médiatique de faveur pour quoi faire ?

Il n’en va pas de même de l’islam. La religion musulmane bénéficie d’un traitement de faveur médiatique, sa principale période religieuse de l’année, le ramadan, faisant l’objet d’un écho dont le carême n’a plus qu’un très lointain souvenir.

Cette incongruité médiatique a déjà pu être remarquée au sujet des Unes de La Croix, quotidien se revendiquant du christianisme, ne pensant pas à titrer sur le carême mais n’omettant par contre pas de le faire au sujet du Ramadan. Il en va de même en 2021 quand ce dernier média, parmi d’autres, publie par exemple des vidéos expliquant ce qu’est le ramadan, sans trouver étonnant de ne pas le faire au sujet des autres religions, tant pour Pâques que pour les Solstices.

Un « bon » exemple en 2021 : RTL

L’article publié le 9 avril 2021 sur le site de RTL est signé du journaliste Ryad Ouslimani, peut-être issu de la communauté musulmane et de culture musulmane. RTL évite ainsi un écueil très important : l’appropriation culturelle. Autrement dit, le fait de permettre à des personnes non directement concernées, suppose-t-on, de parler d’un sujet qui relèverait d’un type déterminé de personnes. Ainsi, seuls des noirs pourraient parler des noirs, les musulmans des musulmans et les asiatiques des asiatiques. Pour les blancs, les choses demeurent différentes.

Dans le cas présent, RTL n’a pas évité un deuxième écueil qui pouvait lui valoir un procès d’intention sur les réseaux sociaux, s’il avait été remarqué : l’article est écrit par un homme et non par une femme…

Pour lire la suite, c’est ici !

Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

Alexandre Del Valle : “Erdogan incite les musulmans et les Turcs en particulier à ne surtout pas s’intégrer. Et à agir un peu comme des colons”