Un sentiment de grand remplacement, par Georges Dumas

islam musulmans

Le jour de l’Aïd el-Fitr, dans les rues d’Aubervilliers, on réalise que les diverses communautés et ce multiculturalisme qui nous est tant loué par les politiques se fondent en réalité dans l’oumma.

Lorsque, aux alentours de huit heures ce matin, j’ai été tiré de mon sommeil par une voix aussi insistante que lointaine qui à l’évidence ne provenait pas de l’intérieur de mon appartement, il ne m’a fallu qu’une dizaine de secondes pour l’identifier comme étant celle d’un muezzin (1) et en déduire aussitôt qu’aujourd’hui devait être le jour de l’Aïd el-Fitr.
Preuve qu’en faisant un petit effort, on peut très vite et très bien s’assimiler à la culture qui nous entoure !

Multiculturalisme ?

Une demi-heure plus tard, j’avais une confirmation visuelle de ma déduction sonore, dont j’ai oublié de dire qu’elle avait été facilitée par le bruit des klaxons : en effet, le jour des fêtes musulmanes, la circulation est rendue moins fluide par l’afflux massif des fidèles – qui n’ont pas assez des trottoirs pour circuler. En sortant de ma petite résidence, c’est donc à une joyeuse cacophonie et à un festival de couleurs que j’ai été confronté. Couleurs de vêtements comme couleurs de peau. Car ici, à Aubervilliers, c’est l’oumma qu’il est donné de voir, loin de tout sectarisme national. Et l’oumma, on dira ce qu’on voudra, c’est quand même impressionnant quand on pense aux conflits meurtriers qui déchirent le monde musulman ailleurs sur la planète : un rapide contrôle au faciès dans les rues de ma commune limitrophe de Paris indique que le continent africain est représenté dans toutes ses latitudes, pas seulement celles du Maghreb, que le sous-continent indien n’est pas en reste, et certainement d’autres points du globe plus orientaux encore ; or, tout ce petit monde cohabite paisiblement et s’agglomère lors des grandes fêtes religieuses, comme si les tensions communautaires n’existaient pas.

Les qamis étaient très nombreux chez les hommes, les abayas et hijabs constituaient la norme pour les femmes. Les enfants étaient pour la plupart eux aussi endimanchés. Enfin, pas endimanchés bien sûr, je voulais dire : vêtus de manière traditionnelle. C’est certainement cette unité vestimentaire qui est la plus frappante lorsqu’on regarde ces foules bigarrées en fête. Le reste du temps, dans les rues d’Aubervilliers, devant les écoles, sur les terrains de sport, on voit des gens de toutes origines dont, sauf pour les femmes voilées, on ne se pose pas forcément la question de la religion. En étant distrait, on pourrait imaginer une apposition de groupes humains différents, un espace multiculturel où aucune communauté ne domine, comme si la diversité était synonyme de neutralisation. Certes, il y a bien les queues le vendredi devant les mosquées, souvent de fortune, pour indiquer la présence d’une communauté de foi qui rassemble tous ces gens d’origine différente, mais à part ce phénomène relativement discret, on serait en peine de deviner une unité quelconque dans la population qui occupe l’espace, et ce d’autant moins que les asiatiques sont nombreux et élargissent la diversité démographique visible. Ce matin, comme tous les matins de grande fête musulmane, c’était un sentiment de submersion qui l’emportait, car, tant par le nombre de personnes rassemblées que par l’effort vestimentaire consenti, il y avait l’effet de masse, de groupe, de foule qui jouait à plein.

Participation massive

Outre la dimension sensorielle, physique qui donne sa substance à ce sentiment de submersion (j’entends par là qu’il ne s’agit pas d’une abstraction, d’une intellectualisation, mais bien d’une expérience concrète, perçue directement par les yeux et les oreilles : je n’ai pas rêvé ces centaines de personnes rassemblées, je ne les ai pas fantasmées), c’est le contraste avec ses propres références culturelles qui nourrit l’impression d’un changement radical et d’une profonde remise en cause des valeurs de notre pays. Derrière le grand mot de laïcité, dont la définition n’a rien d’univoque, se cachait, pour le baptisé devenu agnostique que je suis, l’idée essentielle que la conviction religieuse était une chose à la fois personnelle, discrète et accessoire. Pour le dire autrement, la religion avait perdu le rôle de colonne vertébrale des comportements de tout un chacun, même si cela ne l’empêchait pas de nourrir la sensibilité et la manière d’agir de ceux de nos concitoyens qui étaient encore pratiquants ou du moins qui avaient la foi. Mon expérience personnelle me faisait confirmer les diagnostics de déchristianisation ou de sortie de religion que j’ai pu lire par la suite sous la plume de Marcel Gauchet ou de Guillaume Cuchet. En précisant cependant que, de par le fait que notre pays avait 1500 ans d’histoire chrétienne derrière lui, la sécularisation n’était que la poursuite sans clergé d’une morale et d’une vision du monde globalement inchangées : pour reprendre Nietzsche, le monde avait perdu Dieu mais ne s’en était pas vraiment aperçu, d’où la persistance de traditions et d’usages sur un mode désacralisé. Le paysage architectural, littéraire et artistique entretenait un paysage mental familier, ancré dans un imaginaire judéo-chrétien dévitalisé sur le plan de la foi mais toujours opérant sur celui des valeurs et des représentations collectives. Bref, à moins d’aller soi-même à la messe, on ignorait qui se rendait à l’église le dimanche et tout le monde s’en fichait, car ce n’est pas ce qui réglait la civilité entre les gens. Quant aux processions religieuses lors des grandes fêtes chrétiennes, elles étaient devenues pour l’essentiel un élément de folklore qui tenait plus de l’identité régionale ou locale que de la foi qui édicte le comportement en société.

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« Bon Aïd ! », chers remplaceurs, par Francis Bergeron

La République a célébré avec faste la fin du ramadan ce lundi. « Aïd Moubarak ! », autrement dit « bonne fête de l’Aïd ! » en arabe. Cette phrase, consciencieusement apprise, tous les officiels se sont précipités pour la formuler aux autorités religieuses censées représenter les 5,4 millions de musulmans vivant légalement en France (chiffre de 2020), hors clandestins.

L’Aïd marque la fin du jeûne, période pendant laquelle il est interdit de manger et de boire dans la journée. Il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam. Très curieusement, alors qu’il y a officiellement séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis 1905, il s’opère actuellement un rapprochement progressif de la mosquée et de l’Etat. Du moins est-on autorisé à le penser quand on apprend que, dans de nombreuses villes, les édiles ont tenu à marquer de leur présence la fin de l’Aïd, et ont souvent prononcé des paroles de soutien et de partage de ce moment important pour les musulmans.

Ainsi, dans la ville de Saint-Denis, le maire socialiste, Mathieu Hanotin, a-t-il rendu visite aux 6 000 musulmans réunis au stade Auguste-Delaune. Le stade porte le nom d’un dirigeant du Parti communiste tué par l’occupant en septembre 1943. Delaune avait dirigé les associations sportives du PC, affilées à l’Internationale du sport rouge (sic !). Dans la famille Delaune, on était anticlérical de père en fils, et on proclamait haut et fort, en chantant L’Internationale, qu’il n’y avait pas de sauveur suprême et, en citant Karl Marx, que la religion était « l’opium du peuple ». Curieusement le stade qui porte donc le nom d’un militant qui fut athée, anticlérical, laïciste, et adepte de Staline et de ses persécutions antireligieuses (chrétiennes comme musulmanes, d’ailleurs) est mis à la disposition des fidèles pour une fête religieuse. Plus étonnant encore, le maire vient donner sa bénédiction. Ni l’Union rationaliste ni les loges de la ville n’y trouvent à redire.

S’agit-il de purs clientélismes, à l’approche des élections législatives ? Ou l’islam est-il en train de devenir nouvelle religion d’Etat, du moins à Saint-Denis, la ville de la basilique des rois de France ?

Si vous cherchez à savoir combien le département de Seine-Saint-Denis compte de musulmans, c’est le chiffre de 700 000 qui est le plus souvent donné, sur un total d’environ 1 700 000 habitants. Ce chiffre de 700 000 musulmans tourne sur les réseaux sociaux et dans les débats politiques depuis une bonne dizaine d’années, aucune réactualisation n’a été opérée depuis lors. Comme si l’immigration (officielle ou clandestine) était stoppée dans le département depuis ce temps-là !

Deux journalistes du Monde, qui avaient enquêté sur la question, avaient été interrogés en 2018 par un journaliste qui leur faisait le reproche d’avoir écrit que la moitié de la Seine-Saint-Denis serait désormais composée de musulmans : « Comment arrivez-vous à cette statistique, alors que les statistiques précises sur le sujet sont impossibles et interdites en France ? » Oui, vous avez bien lu : impossibles et interdites…

Les deux journalistes du Monde évoquaient des recoupements, mais surtout constataient que l’islam s’impose désormais dans le département, et dans la ville de Saint-Denis, en tant que norme sociale de la vie publique. Avec la bénédiction des politiciens locaux.

Autre exemple : Grenoble. La fin du ramadan a été célébrée à l’Alpexpo, sous une grande halle de ce parc : jamais un tel rassemblement islamique n’avait eu lieu dans cette ville, 12 000 à 15 000 personnes. A cette occasion, le maire (écologiste) a annoncé que les piscines de la ville accueilleraient désormais les femmes en burkini. Même Wauquiez et Darmanin ont protesté ! Mais rien n’y fait, la mairie préfère se faire sciemment le promoteur de ces nouvelles normes sociales islamistes, plus payantes désormais en matière électorale.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2022

Céline Pina : « L’islamisme est une idéologie qui unit en son sein le canal terroriste et le canal politique et les met au service des mêmes objectifs : la transformation de l’Europe en terre d’Islam »

Zoom – Alain de Peretti lève le voile sur l’islam

01/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Dans l’islam, le « halal » (« ce qui est autorisé » en arabe), n’encadrent pas seulement la consommation de viande. Alain de Peretti, vétérinaire et président de l’association « Vigilance halal », l’a bien compris. Dans son livre, L’islam sans voile, il fournit une synthèse courte et percutante pour alerter sur la dureté de cette religion.

Alain de Peretti ambitionne de la comprendre sans tabou. Il explique qu’elle impose aujourd’hui ses règles en Europe dans une logique conquérante déjà définie par le Coran au VIIe siècle après J-C. La préface est signée Philippe Conrad qui précise que l’islam s’est construit en opposition avec la civilisation européenne.


[Tribune] Jean Messiha : Face aux poupées de la conquête, la Reconquête

Ce dimanche 23 janvier, M6 diffusait un reportage intitulé « Face aux dangers de l’islam radical, les réponses de l’État ». Cette enquête de l’émission « Zone interdite » s’ajoute à la longue liste d’alertes qui viennent régulièrement perturber l’épure idéologique molletonnée du « progressisme » salonnard, analyse Jean Messiha, porte-parole de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour.

En 30 ans, pas une année ne s’est passée sans qu’un livre, un rapport parlementaire, une enquête journalistique ou une émission télévisée ne fasse éclater au grand jour ce qu’une majorité de Français perçoit depuis fort longtemps : l’islamisation à petit feu qui embrase la France tout en la consumant.

Que nous apprend de plus ce dernier témoignage sur cette réalité que le système antinational s’acharne à nier ? Que cette islamisation s’accélère et s’amplifie en nombre et en fanatisme depuis de nombreuses années. D’entrée, les auteurs de ce reportage nous emmènent à Roubaix, ville dont plus de 40 % de la population est musulmane. Terreau fertile où l’islam radical avance ses pions comme dans du beurre. À tel point qu’un prêcheur radical ne s’embarrasse même plus de l’art islamique de la dissimulation (taqqiya) pour affirmer ouvertement : « Un jour, il faudra penser grand. Un jour il faudra penser même à avoir nos banques, notre monnaie locale. Les écoles doivent devenir une priorité pour nous tous. Aujourd’hui, nous devons nous dire que les projets d’écoles et les projets de mosquées, c’est deux choses qui vont ensemble. » Ce soldat d’Allah peut compter sur la couardise coupable de nos dirigeants. Tenez-vous bien, cet ennemi de la France y sévit toujours sans être véritablement inquiété. Un peu plus loin, les reporters nous emmènent à Marseille où, dans nombre de quartiers, la situation est la même qu’à Roubaix.

Ces deux réalités sont abordées crûment, sans concession, c’est-à-dire telles qu’elles sont et non tel que le prisme de l’idéologie dominante voudrait les édulcorer. Réaction outrée immédiate de La France insoumise par la voix de son porte-parole jeunesse, David Guiraud, qui affirme sa honte et son dégoût… du reportage lui-même ! Selon quel argument ? Toujours le même dont nous bassinent les “gaucho-progressistes” depuis des lustres : oui ces situations existent, mais c’est un effet loupe sur des zones particulières sans rapport avec la situation d’ensemble en France. C’est un peu comme l’ensauvagement de notre pays : il n’existe pas en tant que tel puisqu’il ne s’agit que d’une succession/agrégation de faits divers.

C’est au mieux incomplet au pire d’une lâcheté sans nom. Car la disparition progressive de notre pays, qu’elle soit le fait de l’islamisation ou de l’ensauvagement et souvent des deux combinés, peut être appréhendée à travers la théorie dite du barbecue. Prenez un barbecue rempli de charbon. Placez aux quatre coins du barbecue un ou deux morceaux incandescents. Soufflez dessus et quelques minutes plus tard c’est tout le barbecue qui est allumé. Pour l’instant, les foyers inflammables sont nombreux aux quatre coins de notre pays. Ils peuvent encore être circonscrits. Mais la politique d’aveuglement au désastre adoptée par nos élites depuis des décennies attise la flamme et risque de transformer notre pays en brasier ardent.

Même les symboles les plus choquants de cette islamisation rampante comme ces poupées sans visages, conformes, explique son vendeur, aux lois coraniques, ne choquent pas notre fier insoumis David Guiraud : « Faut arrêter ! », tonne-t-il avant de se rassurer : « Ce ne sont quand même pas des poupées qui menacent la République, c’est grotesque ! » Un admirateur des Communards… ignare. Ignare quant à la force du symbole en politique. Des enfants qui jouent avec des poupées privées de visage dessinent celui de la France de demain, c’est-à-dire une France défigurée. Au propre comme au figuré. Comme ils sont des dizaines de milliers dans ce cas, le remplacement démographique doublé d’un remplacement culturel donne le remplacement tout court. Et il est grand. Mais n’en déplaise aux gauchistes et autres « progressistes », ces poupées, ceux qui les vendent, ceux qui les achètent et ceux qui jouent avec, n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais la France.

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Catholique converti à l’islam, Maître Gims demande qu’on ne lui souhaite pas une bonne année: « Ce n’est pas musulman ! Restons forts sur nos valeurs ! »

Invasion, charia, halal, dhimmis… L’islam dévoilé !

islam priere

Deux ouvrages très récents abordent frontalement un sujet sensible : L’islam sans voile : ouvrez les yeux d’Alain de Peretti (éditions La Nouvelle Librairie, collection « Cartouches » de l’Institut Iliade, 78 pages, 7 euros) et L’islam est-il notre avenir ? de Jean-Louis Harouel (éditions La Nouvelle Librairie, 277 pages, 17 euros). À l’heure où le thème du « grand remplacement » anime les débats de la campagne électorale présidentielle, deux auteurs expriment des vues pessimistes sur la possibilité d’un « vivre-ensemble » paisible entre la population française « de souche » et les diverses communautés musulmanes présentes dans notre pays.
Une tribune signée Johan Hardoy.

L’Islam sans voile

Alain de Peretti est vétérinaire et président de l’association Vigilance Halal. À ce titre, ce lanceur d’alerte est l’auteur du livre Vérités sur la viande halal, paru en 2014.

Son dernier essai rend compte des défis que représentent le « grand remplacement » et les bouleversements civilisationnels qu’il entraîne.

Dans la préface, l’historien Philippe Conrad (bien connu des lecteurs de Polémia) revient sur les conflits et oppositions culturels qui ont marqué l’histoire des relations entre les civilisations européenne et musulmane, tout en défendant l’idée que ces événements historiques confortent la pertinence du concept du « choc des civilisations » développé par le professeur américain Samuel Huntington.

Bien qu’il ne soit pas politiquement correct de le remarquer, Alain de Peretti constate que l’arrivée massive de populations musulmanes depuis les années 1970 pose des problèmes inédits sur notre territoire. Ces derniers sont volontairement ignorés par les « élites », d’autant que l’islam, malgré son rejet par une large partie de la population, reste perçu comme une religion analogue au christianisme dans l’inconscient collectif.

Après une première partie proposant des définitions et des commentaires sur des notions de base de la religion musulmane, l’auteur envisage les conséquences pratiques que celle-ci entraîne au quotidien pour ses adeptes. La « vie sous la charia » détermine ainsi un ensemble très rigide de règles comportementales, relationnelles (notamment avec les femmes), vestimentaires, financières, funéraires, etc., incompatibles avec la tradition d’assimilation française.

À ceux qui mettent en avant la grandeur de la période de la domination musulmane sur la péninsule ibérique durant plus de sept siècles, Alain de Peretti rétorque que l’islam a, au contraire, éteint progressivement toutes les brillantes cultures qu’il a colonisées. Au fur et à mesure que cette religion s’imposait dans les mœurs et dans les cœurs, la splendeur d’al-Andalus s’éteignait ainsi peu à peu.

De nos jours, les « savants » de l’université égyptienne d’al Azhar enseignent encore que notre planète est plate et que le soleil tourne autour d’elle.

Par ailleurs, l’oppression mentale exercée sur les disciples dès l’enfance tend à générer des comportements violents et antisociaux.

Des points de vue politique et culturel, cette religion conquérante constitue une idéologie totalisante et totalitaire. Sa résurgence historique a été favorisée par plusieurs facteurs tels que l’immigration, la démographie, l’afflux des pétrodollars ainsi que par l’activisme islamo-gauchiste dans nos pays qui en a fait la religion des opprimés en croyant y trouver un substitut à un prolétariat disparu et un moyen puissant de détruire l’ancien monde européen.

L’islam est-il notre avenir ?

Jean-Louis Harouel, qui est professeur émérite d’histoire du droit à l’université Panthéon-Assas, a publié une vingtaine d’ouvrages remarqués qui proposent des réflexions utiles sur des sujets aussi divers que la spiritualité, la culture, les arts, les droits de l’homme, la peine de mort ou le droit de l’urbanisme.
Son nouveau livre débute sur des constats relatifs à la permanence d’actes terroristes sur notre sol, à la présence croissante d’une importante population musulmane et aux difficultés rencontrées par le modèle français d’assimilation.

De fait, alors que la vie collective dans notre pays est, depuis plus d’un siècle, sortie du christianisme, une nouvelle religion, radicalement étrangère à notre civilisation et à nos habitudes mentales, s’est installée chez nous en prétendant structurer les relations sociales.

L’auteur observe ainsi l’existence sur le sol français d’un véritable « pays musulman » dans lequel les fidèles obtiennent la satisfaction de leurs revendications cultuelles, vestimentaires, alimentaires, etc., tout en présentant tout refus de leurs nouvelles exigences comme discriminatoire. Dans le même temps, la crainte des pouvoirs publics d’être accusés de stigmatiser les musulmans entraîne toutes les reculades des autorités.

En outre, les dirigeants de l’Union européenne comme ceux des pays de l’Europe occidentale s’évertuent à nier que l’islam constitue une civilisation et non une simple religion.

L’histoire européenne est pourtant riche en conflits avec le monde musulman. C’est en repoussant ses entreprises conquérantes que l’Europe est restée elle-même. Certes, la conquête actuelle ne se fait plus par les armes mais elle n’en demeure pas moins une conquête.

Selon le maître à penser des Frères musulmans, le cheikh Youssef al-Qaradâwî, l’islam est « religion et État, foi et loi, culte et commandement, Livre et épée, prière et djihad, tout à la fois, sans division aucune ». Le plan de cette confrérie consiste explicitement à conquérir notre continent soit par la formation d’enclaves, soit par le basculement de pays entiers.

Lorsqu’il s’empare d’un territoire, l’islam ne tolère les chrétiens et les juifs que comme dhimmis, une population de seconde zone qui doit payer la jizya (un impôt qui s’apparente à un racket de protection) et subir diverses vexations liées aux relations avec les musulmans ou à des spécificités vestimentaires.

Par ailleurs, le Coran est le socle d’une infériorité des femmes résultant prétendument de la volonté divine. Même la Tunisie modernisée par Habib Bourguiba, qui avait proscrit la polygamie et la répudiation, ne s’est pas risquée à supprimer la règle successorale qui attribue une part double aux héritiers mâles.

Certes, bien des personnes de confession ou d’origine musulmane ne se sentent nullement ennemies de la France, mais leur religion en tant que corps de doctrine l’est bel et bien. Sauf pour une étroite minorité, l’intégration des populations immigrées originaires des pays musulmans est inversement proportionnelle à leur attachement à l’islam.

Tels sont les principaux ressorts de ce que le président Macron a nommé, en octobre 2020, « le séparatisme islamiste ».

Il est donc nécessaire de réintégrer à la France ce pays étranger qui s’est constitué sur son sol. Jean-Louis Harouel préconise de rompre avec l’obsession de « l’ouverture à l’autre » issue de la sacralisation des droits de l’homme (il n’est d’ailleurs plus question du citoyen depuis la Déclaration universelle de 1948). Cette nouvelle « religion humanitaire », qui ne considère plus comme légitimes que l’individu et l’humanité, est désormais hostile à la souveraineté du peuple et à ses libertés.

[Note de Johan Hardoy : il arrive pourtant, quand d’autres « intérêts » sont en jeu, que des entorses graves aux principes de cette « religion » soient largement tolérées, comme on l’a vu lors de la répression violente du mouvement des Gilets jaunes ou avec les contraintes liberticides prises à l’égard des non vaccinés. Mais cela est une autre histoire…]

L’identité européenne a été façonnée par le christianisme qui a apporté les bases d’une doctrine « laïque » en consacrant le principe de l’autonomie du politique dans sa sphère. Ce patrimoine spirituel commun a permis l’essor culturel, économique, scientifique et technique des nations européennes. Ces dernières doivent désormais se rassembler face au péril mortel que constitue une religion qui ignore le principe de la disjonction du spirituel et du temporel, historiquement créateur de liberté pour l’individu.

Tribune reprise de Polémia

Alexandre del Valle : « Aujourd’hui, l’islam de France est inexistant, il y a une extrême division entre différents pôles de l’islam en France »

Alexandre del Valle

Gérald Darmanin, qui se vante du nombre de mosquées fermées par le ministère de l’Intérieur et annonce travailler à une nouvelle organisation d’un « islam de France », est violemment critiqué par le CFCM (Conseil français du culte musulman). Un projet réaliste ? Réponse d’Alexandre del Valle, géopolitologue et essayiste, pour les lecteurs de Boulevard Voltaire.

Gérald Darmanin a vanté le nombre de mosquées fermées sur ordre du ministère de l’Intérieur. Le Conseil français du culte musulman a violemment critiqué le ministre. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Le gouvernement essaie de mettre sur pied un islam de France, mais il y a des réticences du côté du CFCM qui, d’un point de vue objectif, est l’islam des Frères musulmans et du Tabligh, association indo-pakistanaise, et surtout des Marocains, directement liés à l’État du Maroc, et des Algériens liés officiellement et structurellement à l’Algérie, ainsi que des Turcs liés à l’islam consulaire turc et au Millî Görüş. L’islam du CFCM n’est pas un islam de France mais un islam en France, qui importe des visions du monde différentes de celle de la République et de l’Occident, parfois totalement opposées, avec en filigrane une volonté de ne pas s’intégrer. Même au niveau de la mosquée de Paris, il y a des choses ambiguës. Récemment, le recteur de la mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz était en Algérie et s’exprimait au nom de la mosquée de Paris en disant : « Soyez fiers d’être Algériens, vive l’Algérie » et à aucun moment « vive la France » ! Les représentants de l’islam de France, ce sont des Marocains qui ont le cœur au Maroc et prennent leurs ordres au Maroc, des Algériens qui prennent leurs ordres en Algérie, des Turcs qui prennent leurs ordres auprès d’Erdoğan, et ce sont des Indo-Pakistanais qui prennent leurs ordres dans des centrales ultra-islamistes ayant malheureusement pignon sur rue dans plusieurs pays européens.

Vous soulevez le problème de l’ingérence étrangère.

Il y a une énorme ingérence étrangère assez problématique et on ne comprend pas que cela dure depuis autant de temps. En effet, le problème de l’ingérence étrangère est désigné depuis des années, même Sarkozy le faisait, et il ne s’est rien passé. Ce n’est pas le seul problème : les Frères musulmans, par exemple, jouent beaucoup sur le côté autochtone et se disent européens. Ils ont le Conseil européen pour la fatwa et la recherche à Dublin, une université formant des imams à Château-Chinon. Ils ne sont pas liés à un État en particulier et se disent persécutés par l’Égypte. Ils viennent d’Égypte, mais ils ont été émancipés de ce pays. Il y a deux problèmes : le problème de l’islam consulaire, un islam lié à des États voulant conserver leurs ouailles et leurs concitoyens et ont intérêt à ce que les gens soient pérennisés dans leur statut d’étrangers, ne s’assimilent pas trop aux mœurs impies et restent des électeurs.

De l’autre côté se trouve un islam moins lié à des États, mais il est souvent un islamisme radical, comme les Frères musulmans, le Tabligh ou les salafistes. Ils sont souvent autonomes, même si le salafisme vient d’Arabie saoudite, beaucoup de salafistes radicaux n’ont plus rien à voir avec les États, ils sont contre tout le monde. L’islam islamiste transnational, structurellement et au niveau des associations, peut parfois être autochtone juridiquement. Ce sont souvent des gens de troisième génération, installés en France, Français, fils de Français et petits-fils ou arrière-petits-fils d’étrangers. Cet islam des salafistes et des Frères musulmans est totalement inséré en Europe.

Gérald Darmanin va organiser un forum, fin janvier, pour travailler à une nouvelle organisation de l’islam de France. Que peut-on attendre de cette tentative ?

Cette initiative va dans le bon sens, mais le problème est le suivant : les Frères musulmans ou le Millî Görüş ont-ils été exclus ? Non. Pour l’instant, dans les islams des régions et des départements, il y a beaucoup d’activistes de cet islam consulaire ou de ces mouvements islamistes. Avant de faire des consultations ou d’engager des ruptures avec le CFCM, Darmanin aurait dû surtout interdire tout islam lié aux salafistes, aux Frères musulmans, au Millî Görüş turc et au Tabligh qui n’ont pas signé la charte de l’islam de France demandant juste que les lois de la République passent devant celles de l’islam.

Il y a donc un vrai problème avec cet islamisme qui a pénétré pratiquement toutes les instances. Le Conseil national des imams porté par le CFCM et celui porté par la grande mosquée de Paris et les Frères musulmans sont rivaux et se font la guerre entre eux à l’intérieur de l’islam de France, pour être à l’origine de ce nouveau centre national des imams. Il y a une cacophonie et une extrême division entre les différents pôles de l’islam en France et non de France. Il faudrait faire un islam de France et non en France : on en est très loin aujourd’hui. On peut presque affirmer que l’islam de France est inexistant, à part quelques personnalités qui dénotent, comme l’imam Chalghoumi.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Procession attaquée à Nanterre – Un nouveau stade a été franchi

islamistes procession attaquée

Des fidèles couverts d’injures christianophobes et bombardés de projectiles, un prêtre menacé d’égorgement et finalement contraint d’écourter une procession aux flambeaux en l’honneur de la Vierge Marie… Certains de nos compatriotes, encore inconscients hélas de la véritable descente aux enfers dans laquelle est engagé notre pays depuis des années, pourraient s’imaginer que cette scène insupportable s’est déroulée dans un quelconque pays musulman. Or, c’est bien sur notre sol, dans notre France « fille aînée de l’Eglise », à Nanterre, ville natale de Sainte Geneviève, que des voyous ethniques islamistes ont osé s’en prendre violemment mercredi dernier aux catholiques venus célébrer la fête de l’Immaculée Conception. Une agression ouvertement antichrétienne, qui montre qu’un nouveau stade a été franchi dans l’islamisation galopante de notre patrie, et qui nous inspire cette question : pendant combien de temps encore les Français vont-ils supporter cela sans réagir ?

« Ici c’est la terre d’Allah, cassez-vous ! »

Rassemblée vers 19 heures devant l’église Saint-Joseph pour cette procession qui devait rejoindre l’église Sainte-Marie, en plein cœur du quartier de non-France Pablo-Picasso, la trentaine de fidèles catholiques a à peine fait quelques centaines de mètres qu’elle a été violemment prise à partie par une quinzaine de racailles ethniques, venues des cités voisines. Essuyant alors un torrent d’injures, les paroissiens ont notamment été invectivés en ces termes : « Kouffars » (« mécréants » en arabe), « bande de p… », « ici c’est la terre d’Allah, cassez-vous ! » Quant au prêtre qui ouvrait la procession, il a été ainsi menacé : « Wallah, sur le Coran, je vais t’égorger ». Après quoi, les « jeunes » islamistes leur ont jeté de l’eau, ainsi qu’un des flambeaux qu’ils venaient d’arracher des mains d’un paroissien. N’échappant au lynchage que grâce à l’arrivée de la police sur les lieux, les fidèles se sont finalement vu contraints de renoncer aux stations prévues le long du parcours pour gagner au plus vite l’église Sainte-Marie…

Pour des condamnations exemplaires et expulsions !

Face à ce nouvel acte de terreur islamiste perpétré sur notre sol, pour lequel le parquet de Nanterre a indiqué dimanche avoir ouvert une enquête « des chefs de menaces de mort ou de crime et délit contre les personnes et violences en réunion », Gérald Darmanin, que l’on sait cependant davantage préoccupé par le respect des normes sanitaires dans les églises, s’est bien sûr senti obligé de se fendre d’un communiqué dénonçant des « actes inadmissibles ». Or, comme l’a très justement déclaré Marine Le Pen, en apportant samedi son « soutien au clergé et aux paroisses victimes de ces menaces », et en réclamant des « condamnations exemplaires » pour les coupables ainsi que leur « expulsion si leur statut le permet », si « les islamistes se croient aujourd’hui tout permis » en France, c’est bien parce que l’actuel ministre de l’Intérieur, comme l’ensemble de ses prédécesseurs, a totalement renoncé à mettre en œuvre les mesures fortes qui permettraient d’éradiquer cette menace et de siffler enfin la fin de la récréation.

Les Champs-Elysées livrés aux voyous ethniques

« Siffler la fin de la récréation » : c’est précisément ce qu’a promis de faire la candidate du RN, dans un autre communiqué qu’elle a publié dimanche en réaction aux graves incidents provoqués – encore une fois ! – par les supporters « français » de l’équipe de foot d’Algérie venus « fêter » samedi soir « leur » victoire sur les Champs-Elysées. Une célébration qui a, comme toujours, tourné à l’émeute et au pillage, et au cours de laquelle des centaines de voyous ethniques, brandissant des drapeaux algériens, s’en sont pris violemment aux forces de l’ordre ainsi qu’aux militaires de l’opération Sentinelle. Ainsi, a écrit Marine Le Pen, en avouant ne plus supporter, comme nous, « ces démonstrations de force de populations étrangères sur notre sol » : « dans 4 mois, si les Français nous font confiance, nous stopperons net ces comportements sauvages et ces provocations. Dans 4 mois, nous reprendrons le contrôle de notre politique d’immigration, expulsant ceux qui n’ont rien à faire chez nous. Dans 4 mois, nous sifflerons la fin de la récréation », et « l’ordre public et l’image de la France à l’international seront enfin restaurés ! » En attendant, signalons que le RN a mis en ligne sur son site internet une pétition intitulé « Sifflons la fin de la récré ! », que nous invitons bien entendu tous nos lecteurs à signer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2021

« L’islam sans voile. Ouvrez les yeux ! » – Un livre signé Alain de Peretti

L’islam sans voile

07/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’islam, une religion d’amour, de tolérance et de paix ? L’islam, une religion à l’image du catholicisme, qui pourrait se vivre comme une foi purement privée ? Non, répond avec vigueur Alain de Peretti, qui rétablit ici nombre de vérités cachées : l’islam est une religion conquérante, qui a vocation à s’emparer de l’ordre politique et à régenter tous les modes de vie de ses fidèles… tout en mettant au pas les infidèles.

Ce vade-mecum remonte aux sources, met clairement en lumière la nature profonde de l’islam et les dangers qu’il fait peser sur notre identité. Face à sa montée en puissance, nul ne pourra désormais plus dire qu’il ne savait pas.

Avant propos de Philippe Conrad.

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Le recteur de la Grande Mosquée de Paris appelle les musulmans au vote pour “faire barrage aux aventuriers qui veulent s’accaparer” le pouvoir

Islam, quand tu nous tiens – A l’ombre de mon clocher

art islam

Pendant plus de quatre mois (du 20 novembre au 27 mars prochain), et dans dix-huit musées de province – de Toulouse à Tourcoing en passant par Marseille, Nantes ou Nancy –, les Français de souche et surtout les Français de papiers sont invités à visiter des expositions consacrées aux « arts de l’islam », comme si le gouvernement, alors que chaque jour l’islam se rappelle à notre bon souvenir, voulait utiliser la culture comme arme de persuasion massive et allumer ainsi un contre-feu aux différentes réactions à la cancel culture ambiante. Depuis des mois, en effet, le musée du Louvre et la réunion des Musées nationaux, avec le concours surprenant de la Fondation pour l’Islam de France et son président Ghaleb Bencheik, planchent sur le sujet.

Une opération politique

Un sujet qui a été imposé conjointement à Roselyne Bachelot et à Jean-Michel Blanquer par Jean Castex sur ordre d’Emmanuel Macron, obsédé par le séparatisme islamiste mais qui veut, en même temps, faire oublier l’assassinat de Samuel Paty. Le locataire de Matignon a pour objectif de « mieux faire connaître sur notre territoires les cultures islamiques… et de rappeler l’importance des échanges anciens étroits et féconds tissés entre la France et l’Orient ». Il agite le mythe de « l’histoire multiculturelle de la civilisation islamique » – les Chypriotes grecs orthodoxes et les Arméniens du Haut-Karabagh pleurant devant leurs églises détruites et leurs cimetières profanés apprécieront – et souhaite que ces différentes manifestations permettent aux jeunes musulmans vivant en France « de devenir demain des républicains capables d’aimer le pays dans lequel ils vivent et de comprendre le monde qui les entoure ». Une manipulation confirmée par le président de l’Islam de France, qui dans le dossier de présentation de ce machin, affirme que « ce n’est que par l’acquisition du savoir que l’on devient un citoyen musulman en France et que l’on réussit un polissage des cœurs et un assainissement de l’âme ». Sortez les mouchoirs !

La palme de la démagogie revient à Castex qui, citant le poète Djalal ad-Din Rumi (« Elève tes mots, pas ta voix. C’est la pluie qui fait grandir les fleurs, pas le tonnerre ») écrit que cette exposition est une réponse directe à tous les discours de haine et les tentations anxiogènes. Zemmour et Marine n’ont qu’à bien se tenir. Bien évidemment, personne ne souffle mot de la colonisation exercée au nom de l’islam pendant plus de sept cents ans en Espagne, ou plus d’un demi-millénaire dans les Balkans sans oublier l’Afrique.

Un titre ambigu

Cette dénomination « arts de l’islam » est tellement sujette à interprétations diverses que la commissaire générale de cette exposition, Yannick Lintz, éprouve le besoin de mettre les pendules à l’heure. Directrice générale de l’ancienne section « arts musulmans » créée en 1893 au musée du Louvre avant de devenir la section d’art islamique du département des antiquités orientales en 1945 et d’obtenir une existence indépendante de département en 2003 grâce à un certain Chirac dont l’appétence pour la civilisation musulmane était connue, cette spécialiste du monde musulman affirme que le terme « arts de l’islam » ne signifie pas qu’il s’agit d’un art religieux et que l’on ne peut pas dire que cette civilisation interdit l’image. On sait pourtant qu’en tant que religion du Livre, l’islam s’inscrit dans la continuité de la tradition juive de l’aniconisme avec l’absence de toute représentation animale et humaine dans les mosquées, les illustrations du Coran ou le mobilier religieux. Yannick Lintz aurait-elle oublié le prophète Mahomet qui, en 630, interdisait toutes les statues et autres idoles de la Kaaba ou l’édit de Yazid qui, en 721, ordonnait la destruction de toutes les images religieuses ? Et comment explique-t-elle le geste du chef djihadiste Ahmad-al-Mahdi qui a fait détruire en 2016 la plupart des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et qui a été reconnu coupable de « crimes de Guerre » ? Que pense-t-elle des talibans qui ont fait exploser, il y a vingt ans, les grands bouddhas de Bamiyan et des inquiétudes que nourrit Sophie Makariou, présidente du musée Guimet, à l’égard des nouveaux maîtres de Kaboul prêts à détruire les trésors du musée de la ville et ses statues gréco-bouddhiques dont Malraux comparait le sourire à celui de l’ange de la Cathédrale de Reims ?

On ne peut certes pas passer sous silence certaines merveilles de cet art oriental qui doit beaucoup à la tradition byzantine, aux manuscrits ou à la miniature persane, mais également à l’héritage gréco-bouddhique ou tout simplement à la Chine. N’oublions pas, par exemple, que le plan ottoman des mosquées est directement inspiré par Sainte-Sophie et que les mosaïstes qui ont habillé la Grande mosquée des Omeyades à Damas ont puisé leur inspiration dans le monde byzantin, en reprenant leurs codes iconographiques mais en remplaçant les saints de la Rotonde de l’Eglise Saint-Georges de Thessalonique par des arbres et des motifs végétaux.

Cachez cette tenture…

Au moment où le gouvernement, par cette opération de propagande culturelle au service de l’islam, va offrir aux populations d’origine musulmane présentes sur notre sol, l’occasion d’affirmer leur identité culturelle et religieuse avec encore plus de force, vient de surgir une polémique aberrante autour d’une tenture des Gobelins ayant pour thème les Indes occidentales. Tissée entre 1723 et 1726, elle fut envoyée à la demande de Louis XV à Rome pour décorer le palais Mancini avant de rejoindre la Villa Médicis au début du siècle suivant. A l’origine de cette tapisserie, l’expédition aux « Indes de l’ouest » – le Brésil actuel – qui étaient alors une colonie hollandaise, entre 1637 et 1644, du Comte Jean-Maurice de Nassau-Siegen accompagné d’une équipe scientifique et de peintres chargés de reproduire les paysages, les plantes, les animaux et les habitants de ces contrées inconnues des Européens. Louis XIV apprécie les tableaux et autres peintures qui lui sont offerts au retour de ce long périple et donne son feu vert pour que ces tableaux servent de modèles à la future tapisserie qui fut tissée pour la première fois en 1687.

La tenture rééditée en 1726 menait une vie paisible jusqu’en 2018, date d’une première tentative de déstabilisation décoloniale qui échoue lamentablement. Les décoloniaux ne désarment pas et remettent le couvert il y a quelques semaines en exigeant l’organisation d’une journée de réflexion afin de « ré-envisager les objets patrimoniaux à l’aune de perspectives méthodologiques et épistémiques nouvelles ». Bonjour la langue de bois. Un cartel explicatif est installé mais certains pensionnaires dont l’artiste-résident tunisien Nidhal Chamek ne s’en contentent pas et exigent son décrochage. Après avoir examiné les différentes tentures sous toutes les coutures, ils condamnent « l’exploitation coloniale qui se sert du labeur des esclaves africains ». Manque de chance pour eux, il s’agit d’une mission diplomatique africaine visitant la région. Cette politique de la censure et cette volonté de détruire tout ce qui n’est pas conforme à l’idéologie qui a vu le jour sur les campus américains des années 1960 et qui est remise au goût du jour par les adeptes de Biden n’en finit pas de peser dans nos pays d’Europe. Elle a comme un goût de révolution culturelle chinoise et si nos « zélites » et nos intellectuels continuent de se comporter en dhimmis, nous serons bientôt pris en tenaille entre un islam qui ne demande qu’à officier et une dictature à la chinoise.

Francoise Monestier

Article paru dans Présent daté du 10 novembre 2021

Promotion de «la liberté dans le hijab – Céline Pina: «En faisant du prosélytisme religieux, l’Europe piétine ce qui fonde son identité»

Trappes : ce que dit la réélection d’Ali Rabeh, par Ivan Rioufol

Ali Rabeh

Ali Rabeh, dont l’élection avait été invalidée par le Conseil d’Etat en juin pour pratiques illégales, a regagné dimanche la mairie de Trappes (Yvelines). Ce proche de Benoît Hamon et de son mouvement Génération.s, a emporté le scrutin au premier tour avec 58,36% des voix, contre 34,89% à son adversaire, Othman Nasrou, soutenu par Valérie Pécresse (LR) et l’ancien maire (PS) de la ville, Guy Malandain. La participation a été de 41,59%, au lieu de 34,1% en 2020. Commentant sa victoire, Rabeh a dénoncé une « droite zemmourisée et clientéliste ». Rabeh s’était notamment fait connaître pour sa véhémence contre un professeur de Trappes, Didier Lemaire, qui avait alerté sur l’islamisation de la commune, « l’une des toutes premières pépinières djihadistes d’Europe ».

Dans une « lettre aux enseignants », Lemaire avait écrit, après la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) : « Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été le témoin de l’emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait, et les familles juives étaient contraintes de partir (…) Il y a actuellement à Trappes et dans le département 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme ».

Jean-Luc Mélenchon a salué le succès de Rabeh, tout comme Julien Bayou, le patron des écologistes. Nadia Hai, ministre déléguée à la ville, a adressé au vainqueur ses « félicitations républicaines ». La satisfaction de l’extrême gauche n’a rien pour surprendre : cela fait longtemps qu’elle flatte les « quartiers populaires » rendus invivables aux prolétaires de naguère. L’angélisme de ce membre du gouvernement répond aussi à une réticence du pouvoir à être trop lucide sur le séparatisme qu’il dit combattre. La « créolisation » défendue par Mélenchon permet de louanger la « diversité » en fermant les yeux sur l’offensive islamiste qui se dissimule derrière la société multiculturelle ainsi promue. L’échec de la curieuse alliance locale entre LR et PS illustre la dynamique que peut rencontrer un discours agressif et revanchard comme celui de ce maire franco-marocain.

Il se réclame de la République pour ne pas avoir à rappeler ce qu’est la France. Et désignant comme ennemie la « droite zemmourisée » plutôt que l’idéologie islamiste et conquérante, cet élu avalise un déni qui fait le jeu de l’islam politique. Ce faisant, il replace le débat dans sa dimension civilisationnelle.

La France peut disparaître sous la poussée démographique de populations immigrées qui entendent écrire une nouvelle histoire, liée à leur culture. Trappes est une alerte de plus. Elle force à choisir son camp.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 octobre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol