« L’islamophobie, c’est fait pour créer et coaliser la communauté musulmane »

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a suscité de nombreuses controverses, tant dans la teneur de son appel que sur le déroulé de l’événement.

Fatiha Boudjahlat, militante féministe et laïque, récuse au micro de Sputnik le discours véhiculé par les organisateurs de la manif.

Entretien.


« Manifestation contre l’islamophobie » : de l’anticléricalisme à l’islamo-gauchisme, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La gauche et l’extrême gauche sont en pleine mutation. Ce changement que nous avions déjà analysé à plusieurs reprises (1) se confirme et s’accélère. La participation de Jean-Luc Mélenchon et de la CGT à la « manifestation contre l’islamophobie » du dimanche 10 novembre est en cela très significative. Houria Bouteldja, chef de file du courant indigéniste ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Elle proclame que leur participation est une « éclatante victoire » de son courant de pensée. On ne saurait lui donner tort.

Des menaces à peines voilées

Dans le cortège, ce sont particulièrement les tenants de la gauche laïciste et féministe qui ont été conspués et livrés à la vindicte populaire. Zineb el Rhazoui et Laurent Bouvet en ont été les principales victimes. (2) En dehors du fait que désigner ainsi des cibles est pour le moins irresponsable en cette période de terrorisme islamique, cela témoigne d’une stratégie d’intimidation : faire taire tous ceux à gauche qui s’opposent à l’islamisation grandissante de la France.

L’extrême gauche en quête de nouveaux « damnés de la terre »

Plus question d’« opium du peuple » ou de « ni Dieu, ni maître », la démographie musulmane grandissante en France est devenue un potentiel électorat trop alléchant pour une gauche en perte de vitesse. L’électorat populaire apportant un soutien indéfectible au RN, il faut pour la France insoumise et les autres reliquats d’extrême gauche trouver des « damnés de la terre » de substitution.

Un basculement historique

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’intransigeance idéologique qui caractérisait marxistes et anarchistes jusque-là cède le pas aux permanences identitaires. En cela, Samuel Huntington avait vu juste, les confrontations idéologiques ont tendance à devenir minoritaires et les lignes de fracture – à l’intérieur des États comme dans le cadre des relations internationales – se dessinent dorénavant de plus en plus souvent autour des appartenances civilisationnelles.

(1) France Insoumise : dehors les « mâles blancs » ! & En choisissant Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique
(2) https://twitter.com/i/status/1193522274168692738

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Manifestation contre l’islamophobie : des militants entonnent “Olé olé olé olalala solidarité avec les femmes voilées!”

Les musulmans victimes de discrimination en France ?

Lorsque le conseiller régional Rassemblement national de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, exige en pleine séance plénière qu’une mère accompagnatrice retire son voile, c’est tout le débat sur la place des musulmans au sein de la société française qui a ressurgi. Fatima s’épanche alors dans les médias français, évoquant cet ostracisme permanent dont les musulmans seraient les victimes. La polémique s’amplifie, le débat enfle, chacun apporte son grain à moudre à l’affaire.

Pour Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), dont il est aussi un délégué général, l’affaire est déjà entendue : « Pour certains hommes politiques, tous les maux de la France viennent des [8 millions de] musulmans et de l’islam, c’est leur fonds de commerce », affirme-t-il sur les ondes de France Info.
Les musulmans, les enfants maudits de la République que le reste de la nation voue aux gémonies ? C’est ce que sous-entend un sondage IFOP commandé par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean Jaurès. Selon cette étude, 42 % des musulmans affirment avoir été victimes d’une forme de discrimination liée à leur religion. La police responsable ? 28 % parlent d’un racisme ordinaire lors de contrôles de police ou encore 17 % lors d’une recherche d’emploi. Pour François Kraus, de la Fondation Jean Jaurès, les attentats islamistes de 2015 ont contribué à créer un amalgame entre une majorité intégrée et une minorité radicalisée. Et si le gouvernement dénonce la montée du communautarisme, Abdallah Zekri rétorque en pointant du doigt ces « maires des grandes villes, qui ont parqué les Noirs et les Arabes dans des banlieues qui sont devenues ingérables ».

Le CFCM va même plus loin. En aval d’une rencontre avec le président Emmanuel Macron, fin octobre, et après la tentative d’incendie de la mosquée de Bayonne, l’organe de représentation des musulmans de France décrit une « hystérie islamophobe agressive, voire criminelle qui s’est installée dans notre pays ». Le culte musulman qui compte, parmi ses élus, deux membres de l’Union des organisations islamiques de France, un mouvement lié à la ligue des Frères musulmans. Cette dernière désignée comme terroriste par plusieurs pays comme l’Egypte ou la Russie, mais jugée interlocuteur crédible pour la République française.

La Fondation Jean Jaurès entend pourtant nuancer la portée de ce sondage, préférant parler de « musulmanophobie » en lieu et place d’« islamophobie ». Tout est dans la nuance. Relayé par la presse à grand renfort d’articles, il a tout le goût de la culpabilisation. Exit celui paru peu de temps avant, qui, curieusement, montrait un autre visage de la réalité musulmane en France. Dans ce sondage publié par l’IFOP-Le Point, 27 % d’entre eux estiment que « la charia devrait s’imposer par rapport aux lois de la République », et pour 37 % que « c’est à la laïcité de s’adapter à l’islam, et non l’inverse ». Une progression de 10 % en 20 ans, nous indique le magazine Marianne. Pourtant tout n’est pas aussi manichéen qu’il y paraît. En 2018, le ministère de l’Intérieur a fait publier les chiffres annuels sur les faits à caractères antisémites, antichrétiens et antimusulmans. 1 063 actes antichrétiens avaient été recensés contre à peine 100 pour les musulmans. A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Jean-Louis Leroy

Article paru dans Présent daté du 7 novembre 2019

Attentat à la préfecture – Xavier Raufer : « L’un m’a dit : “On a recâblé Mickaël Harpon car c’est tellement pas lui” »

08/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un mois après l’attaque au couteau de la préfecture de police de Paris, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police, Xavier Raufer revient pour Boulevard Voltaire sur la personnalité de Mickaël Harpon, auteur de ces crimes.

Le criminologue a pu, en effet, s’entretenir avec ses anciens professeurs, ce qui, semble-t-il, n’a pas encore été fait par la police.

Pour certains de ces enseignants, Mickaël Harpon a été « marabouté ». Des révélations qui font entendre un autre son de cloche…


« Stop à l’islamophobie »: mon immense lassitude

Libération, toujours dans les bons coups, a relayé un appel de cinquante personnalités à manifester dans la capitale contre la « stigmatisation » des musulmans de France, le 10 novembre. Leur mot d’ordre? « Stop à l’islamophobie ». On note au passage que Jean-Luc Mélenchon clarifie sa ligne politique, en se rangeant du côté de ceux qui ont pu ricaner des morts de Charlie Hebdo. Une tribune d’Aurélien Marq.

Le 10 novembre se tiendra à Paris une manifestation intitulée « STOP à l’islamophobie », voulant agir « contre la stigmatisation des musulmans de France ». Elle est précédée d’une tribune qui rassemble LFI, EE-LV, le NPA, Génération.s, l’UNEF, des intersectionnels et des activistes de l’islam politique. A son annonce dans Libération, j’ai ressenti une grande lassitude. Encore… Que faudrait-il donc faire pour qu’ils comprennent ?

Islamophobie: un mot piégé

J’aimerais insister sur le fait que la critique, la peur ou même l’hostilité envers l’islam ne doit pas être confondue avec une quelconque stigmatisation des musulmans, de France ou d’ailleurs. Confondre des individus avec une de leurs croyances est un non-sens. Ce sont les islamistes et les indigénistes qui prétendent qu’une personne ne peut rien être d’autre qu’une émanation de sa religion ou de sa communauté, pas nous. Mais à quoi bon ?

J’aimerais retracer l’histoire de ce terme « d’islamophobie », mot-piège conçu et répandu par les islamistes dans le but explicite d’imposer via le droit international le retour du délit de blasphème, pour criminaliser toute critique de l’islam, à commencer par celle venant des apostats de l’islam et plus encore des musulmans humanistes. Mais à quoi bon ?

J’aimerais m’attrister de cette tribune qui acte le ralliement d’une grande partie de la gauche à l’islam politique. Jean-Luc Mélenchon, à la tête de ce qui était il y a peu encore le troisième parti de France, se retrouve du côté de ceux qui ont ri des morts de Charlie Hebdo. Mais à quoi bon ?

J’aimerais rappeler que le nombre des actes anti-musulmans en France ne cesse de baisser, heureusement. Seuls les chiffres du CCIF disent le contraire, mais ils comptabilisent comme hostiles à l’islam des fermetures de mosquées islamistes – preuve qu’à leurs yeux le « véritable islam » n’est pas l’islam humaniste, mais le fréro-salafisme. Mais à quoi bon ?

Guerre d’usure

J’aimerais évoquer le refus acharné de la plupart des représentants officiels de l’islam d’admettre la part de responsabilité de leur religion dans les attentats commis en son nom, pour imposer sa loi, et conformément à ses textes. Dire que ce refus entre pour une large part dans toute hostilité envers l’islam en général. Mais à quoi bon ?

J’aimerais parler des provocations presque quotidiennes de l’islam politique, véritable guerre d’usure. De cette militante qui ose déclarer « ils ont détruit ma vie » parce qu’on lui a demandé d’ôter son voile devant son fils, quelques jours après qu’un islamiste ait pris quatre vies, faisant des orphelins dont aucun n’a bénéficié du soutien médiatique qu’a eu cette femme. De cet activiste qui sous-entend qu’un département de France serait interdit à un ministre de la République, et qui affirme haut et fort que les musulmans « ne sont pas dans un projet d’assimilation » alors qu’il se dit ami du Président théoriquement « garant de l’intégrité du territoire ». De ceux qui trouvent « raciste » que l’on critique le sexisme qui consiste à refuser de serrer la main du sexe opposé. Mais à quoi bon ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Mélenchon : des problèmes avec l’islam ? Que nenni !

Jean-Luc Mélenchon

Comme un Georges Marchais, un Jean-Marie Le Pen et quelques autres champions de la gouaille tribunicienne ou du raccourci idéologique, Jean-Luc Mélenchon est ce que l’on appelle « un bon client » pour les médias. Qu’on l’invite en radio ou sur un plateau de télé, c’est le spectacle assuré. Tonitruances, postillons, télescopages historiques, amalgames et outrances verbales, le numéro est depuis longtemps rodé.

Ainsi, invité, dimanche, de France Info et France Inter, le patron de La France insoumise a nié qu’il y ait quelque problème que ce soit avec les musulmans et même l’islam. Certes, l’homme étant malin, il s’est bien gardé de prononcer le mot mais confond à dessein les pratiquants et la religion qu’ils pratiquent.

Tout ce qui déraille chez nous – si déraillement il y a -, c’est la faute à Macron. Il l’a dit d’emblée à ses interlocuteurs : « Vous devriez commencer par dire que le président de la République a jeté de l’huile sur le feu. C’est lui qui a appelé à la “société de vigilance”, c’est lui qui a montré du doigt la culpabilité des musulmans dans l’affaire de la préfecture de police de Paris alors que, maintenant, on sait tous qu’il s’agit d’un détraqué et de quelqu’un qui était très mal dans sa tête et dans sa peau. » Dieu merci, tous les gens mal dans leur peau n’égorgent pas leurs collègues de bureau au nom d’Allah le miséricordieux !

De tout cela, on aurait tort de tirer des conclusions, dit Mélenchon. Ça n’a strictement rien à voir avec la religion et si ce malheureux avait, sur une clé USB, des milliers de documents dont des vidéos de décapitation, c’est sans doute parce qu’il n’avait pas pu s’abonner à Netflix.

Le problème, ça n’est pas l’islam, c’est Macron et, derrière lui, « des gens qui jouent avec le feu ». « L’unité de la France est en cause », dit-il. Pas faux. En revanche, il se pourrait qu’on diverge sur l’analyse. « J’ai l’avantage d’avoir vécu une très grande partie de ma vie parmi les musulmans. Aussi bien lorsque j’étais garçonnet, au Maroc [il est né à Tanger NDLR], ensuite dans les villes où j’ai vécu », poursuit le député de Marseille. « Je n’ai jamais ressenti le danger que certains disent ressentir. » Ah bon, mais « C’est qui, “certains” ? », demande la journaliste. « Ceux qui y ont intérêt… », répond mystérieusement Mélenchon. On n’en saura pas plus.

Mélenchon aime l’Histoire, surtout pour l’arranger à sa sauce.

« J’ai réfléchi comme tout le monde, dit-il, car c’est terrible, ce qu’on voit, cette haine des musulmans, cette stigmatisation d’une religion. Pendant mille ans, on a persécuté les Juifs. Le roi Saint Louis leur a mis la rouelle, ensuite, on les a expulsés de France. Ensuite, le roi Louis XIV a persécuté les protestants… À quoi tout cela a-t-il pu servir, sinon à créer du malheur et de la division ? Et comment sommes-nous sortis de tout cela ? Par la laïcité et la citoyenneté. »

Certes, concède Mélenchon, le communautarisme musulman a « toujours été un problème par rapport à l’idée républicaine ». Toutefois, « en même temps, on ne peut pas dire que c’est une menace » en France. La vraie menace est ailleurs : « Le problème, ce n’est pas le voile. Ce sont les dividendes excessifs donnés aux actionnaires. » Non, mais…

La démonstration est limpide : les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs et les protestants d’hier. Ils seront nos victimes désignées dans la nouvelle guerre de religion qui s’annonce, une guerre qui va les voir tous massacrés par les affreux mécréants que nous sommes.

On l’a compris, la religion de Mélenchon s’appelle syllogisme : les musulmans sont gentils, leur religion est l’islam, donc l’islam est gentil. CQFD.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Port du voile islamique: que font nos voisins européens ?

04/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les sénateurs ont voté une proposition de loi interdisant le port de signe religieux, dont le voile, aux parents accompagnant les sorties scolaires. Le débat est houleux et prouve que la classe politique déchire toujours sur le sujet. Mais qu’en est-il de nos voisins européens ?


Julien Odoul : « La méthode des réseaux islamistes, c’est à la fois la victimisation et la criminalisation de toute critique de l’islam »

22/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dix jours après l’affaire du voile au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et après les propos ambigus, voire menaçants, sur Twitter de Yasser Louati, ancien porte-parole du CCIF, Julien Odoul, qui a porté plainte contre ce dernier, donne un long entretien à Boulevard Voltaire.

Si c’était à refaire, il recommencerait ce qu’il a fait au conseil régional car, selon lui, « il ne faut plus baisser les yeux ».


L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

J’ai posé en titre de cet article une question dont je connais la réponse.

Non, bien sûr, l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Toute personne qui connaît un tant soit peu l’islam le sait.

Le Coran, censé être la parole de Dieu dictée en arabe, le dit : Allah énonce des lois que les musulmans doivent respecter à la lettre, il gouverne le ciel et la terre, et aucun être humain électoralement désigné par d’autres êtres humains ne peut prétendre gouverner un peuple quel qu’il soit.

Les êtres humains ne peuvent se donner à eux-mêmes des lois.

Le Coran n’admet aucun écart, et dit que tout musulman doit non seulement respecter à la lettre les lois énoncées par Allah, mais doit obéir à l’intégralité de celles-ci.

Cela signifie qu’un musulman qui ne le fait pas n’est pas un bon musulman et que ce qu’on appelle en Occident les « musulmans modérés » ne sont pas de bons musulmans.

(J’explique tout cela en détail dans mon livre « L’ombre du djihad ».)

Quiconque regarde la planète constate aisément que l’incompatibilité entre islam et démocratie se vérifie dans les faits.

Sur cinquante-sept pays musulmans sur la terre, ceux qui sont censés connaître des éléments de démocratie se comptent sur les doigts d’une seule main.

Et je parle d’éléments de démocratie, pas de démocratie à proprement parler – ce qui signifie que des élections peuvent y avoir lieu, mais qu’elles conduisent toujours assez vite à la victoire du candidat le plus islamiquement correct.

L’exception a été la Turquie, tant que les règles fixées par Mustafa Kemal, qui détestait l’islam et n’hésitait pas à le dire, ont été en vigueur et tant que l’armée laissée par lui veillait.

Mais, dès qu’un islamiste a pu éroder ces règles et transformer l’armée, l’exception a cessé d’en être une, et l’islamiste Erdogan a fait de la Turquie une tyrannie islamique.

Les naïfs ont imaginé que la Tunisie serait une autre exception et ont pris le renversement de Zine Ben Ali (qui avait vis-à-vis de l’islam des réserves proches de celles énoncées par Mustafa Kemal) pour une bonne nouvelle permettant au pays de devenir une démocratie musulmane.

Ce qui restait de cette illusion vient de tomber, ce qui n’a rien de surprenant pour ceux qui se souviennent qu’Ennahda avait gagné en 2011.

Depuis, deux présidents se sont succédés qui ont été très conciliants avec Ennahda et ont gouverné ou passé accord avec ce parti islamiste.

Un troisième président vient d’être élu, Kais Saied, présenté en France comme « ultra-conservateur », expression qui ne veut rien dire et qui est totalement inadéquate pour le décrire, ou comme « robespierriste », expression qui ne veut rien dire non plus et qui est, là encore, totalement inadéquate pour le décrire.

Kais Saied est islamiste, se déclare en guerre contre l’Occident et contre Israël, et entend mettre fin aux élections législatives.

Il va faire glisser la Tunisie vers la tyrannie islamique, et il le fera avec l’assentiment de la population tunisienne et même, cela doit être souligné, avec l’assentiment des Tunisiens vivant dans les pays d’Europe, particulièrement en France où ils sont nombreux.

Ainsi une tyrannie islamique prend forme aux portes de la France et à faible distance des côtes italiennes (cent cinquante kilomètres séparent Tunis de la côte sicilienne), ce qui n’est pas bon signe (l’économie tunisienne se délabre à grande vitesse).

Plus grave encore, des musulmans vivant en Europe, particulièrement en France, et votant pour un président islamique, montrent que l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie est un problème très lourd pour l’Europe, en particulier pour la France (qui est le principal pays musulman d’Europe).

Le vote des Tunisiens est à regarder en face.

Le vote des Algériens et des Marocains, si on l’observe, va dans la même direction que le vote des Tunisiens.

La France ne deviendra pas une tyrannie islamique, mais elle est déjà un pays sous influence islamique.

Par ailleurs, les données démographiques, la poursuite d’une immigration musulmane (présentement au rythme de 400 000 nouveaux arrivants par an) montrent que l’influence islamique est destinée à s’accroître sur la France, et les propos de Macron et du gouvernement, par-delà les faux-semblants, sont porteurs de marques indéniables de glissement vers la soumission.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Quand Le Monde se fait le porte-parole de 90 personnalités criant à la haine des musulmans

Le 15 octobre 2019, Le Monde a publié une tribune de 90 “personnalités” intitulée “Jusqu’où laisserons-nous passer la haine des musulmans ?”.

Dans cette tribune adressée à Emmanuel Macron et signée par l’acteur (sic) Omar Sy, l’humoriste (sic) Kev Adams, le chanteur (sic) Nekfeu, et bien d’autres, est dénoncée l’islamophobie qui régnerait dans ce pays, et en particulier symbolisée par la prise de parole le 11 octobre de Julien Odoul (désavoué par sa hiérarchie), président du groupe RN au Conseil régional de la Bourgogne-Franche-Comté, pour pointer du doigt le port du voile par une accompagnante d’enfants en sortie scolaire.

Pleurnicheries, pathos, culpabilisation

La tribune commence avec l’éternelle culpabilisation des Français, “responsables collectivement” de tout cela. “Mais par notre lâcheté, par nos renoncements, nous avons contribué, petit à petit, à les laisser passer, à les accepter”. Au grand regret de ces personnalités, il est scandaleux qu’il n’y ait pas eu “d’indignation générale”. Que l’on attend d’ailleurs toujours de leur part, lors d’attentats islamistes.

Succède un petit florilège de termes nous donnant l’impression d’avoir vécu un événement d’une gravité extrême, “violence et haine inouïes” répété à trois reprises, “Qui se préoccupe du traumatisme que peut représenter une telle agression dans la tête d’un gamin d’à peine 10 ans ?”, “humiliation publique”, et tant d’autres… La femme concernée n’a d’ailleurs pas hésité à témoigner par la suite dans Le Parisien dans un article intitulée “ils ont détruit ma vie”. Rien que ça. De quoi alimenter les « mêmes » parodiques sur les réseaux sociaux : « Je suis rentré avec mon casque de scooter dans une banque, ils m’ont obligé à l’enlever. Ils ont détruit ma vie ».

“La droite et la gauche dites républicaines” sont aussi pointées du doigt car elles feraient quotidiennement le jeu de l’extrême droite par le biais de divers agissements. Même l’Université de Cergy-Pontoise en prend pour son grade pour “demander à son personnel de lui faire remonter les “signaux faibles” de détection de radicalisation d’étudiants ou de collègues”. Une demande d’abstention de recherche de « signaux faibles » qui devrait aussi être adressée à la Préfecture de Police peut-être ? Les “Indigènes de la République” seraient ravis, les familles des quatre policiers assassinés le 3 octobre 2019 sans doute moins.

Face au politiquement correct, les langues se délient dans les médias

Au même moment, de nombreuses voix se lèvent à contre-courant de ce type de tribune et les langues se délient désormais sur d’autres médias.

En l’espace d’une semaine, nous avons eu le droit à une critique de cette tribune sur RMC pour affirmer par ailleurs l’absence de “haine anti-musulmans, mais un rejet anti-islamistes”. Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro a déclaré sur LCI “détester la religion musulmane” et que “l’islamophobie n’existe pas”. Et l’émission “Face à l’info” de CNews avec Eric Zemmour a bien été maintenue.

Parmi les signataires de la tribune, on remarque Guillaume Meurice, un des humoristes autorisés de France Inter, Alessandra Sublet autrefois accusée de plagiat par une confrère, et Christophe Girard maire adjoint de Paris. Pour la signature de ce dernier, peut-être un clin d’œil à l’électorat musulman parisien. Un électorat de taille significative dans plusieurs arrondissements de Paris, à quelques mois d’élections municipales fort incertaines dans la capitale.

Article repris du site OJIM

Le voile islamique, la lâcheté et l’ignorance, par Jean-Gilles Malliarakis

voile-islamique

Deux incidents bien significatifs, qui viennent de se produire dans l’espace hexagonal, ont manifestement produit, auprès de l’opinion française, presque plus de réactions indignées que l’offensive du régime Erdogan contre la Syrie.

Le 11 octobre, à Dijon, c’est à l’occasion d’une séance plénière du Conseil de Bourgogne et Franche-Comté qu’un conseiller régional, Julien Odoul, a osé poser le problème de la présence d’une accompagnatrice voilée auprès d’une sortie scolaire. Tollé : “racisme, discrimination et incitation à la haine” hurlent les professionnels du politiquement correct. Bien entendu.

Le 14 octobre c’est à Paris que le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer exige une saisie de la commission des conflits du parti macronien après une critique de ses propres propos sur le port du voile.

Ce 15 octobre, on vient d’apprendre que, pour le Premier ministre Édouard Philippe, interpellé à l’Assemblée nationale, “ce n’est pas un enjeu”.

Et pourtant. Depuis exactement 30 ans, depuis l’affaire du voile des lycéennes de Creil cette question n’a pas cessé de déchirer l’opinion, au nom de principes parfois très vagues et mal définis, comme la “laïcité” dont le conseil constitutionnel a compliqué le fonctionnement même au nom du concept pervers de “bloc de constitutionnalité”.

En réalité, le voile n’est nullement une question de liberté “religieuse”. Il fonctionne, dans l’esprit de ses promoteurs, comme une affirmation identitaire au service d’un droit de conquête.

Pendant ce temps le terrorisme islamique reprend ses aises et s’apprête même à retrouver une base territoriale dans les fourgons de l’armée turque.

Pendant ce temps on découvre chaque jour un peu plus l’échec de ce qu’on appelle “déradicalisation”, cette tentative de guérir le mal par l’eau tiède.

Pendant ce temps quand Éric Zemmour ose constater que l’immigration aggrave les problèmes du pays, et que l’offensive de l’islamisme alourdit l’addition, les professionnels du politiquement correct appellent avec véhémence à la répression de sa libre expression, en application de leur propre “haine”.

L’enjeu saute aux yeux, n’en déplaise au chef du gouvernement.

La symétrie du “en même temps”, “et de droite et de gauche”, ça ne marche absolument plus, n’en déplaise au chef de l’État.

S’il prétend faire la guerre à l’islamo-terrorisme, ou plutôt s’il accepte de considérer que celui-ci nous a déclaré la guerre, il faut cesser de boxer avec une main dans le dos.

Le monde a largement changé avec le choc pétrolier de 1973 : à partir de ce moment, le politiquement correct a cessé de fonctionner à partir des seuls cercles de gauche et autres groupes de pression bien connus, bien repérables, inhérents au régime républicain. Il est investi désormais par la finance islamique.

La lâcheté consiste à ne pas adopter une ligne ferme, au moins d’application de la loi, et à faire semblant de tenir la balance égale entre la menace islamiste et une “ultradroite” largement mythique.

L’ignorance de la réalité islamique, l’ignorance de la stratégie provocatrice, l’ignorance des ambitions turques, ont provoqué au moins autant de dégâts.

Il est plus que temps de les réparer.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Stop à la haine contre la France !, par Ivan Rioufol

A quand une pétition pour dire : Stop à la haine contre la France ? Le Monde de ce mercredi publie une adresse à Emmanuel Macron : “Monsieur le président, dites stop à la haine contre les musulmans de France“. Ce texte fait suite à l‘incident politique causé par un élu RN à la vue d’une femme portant un hidjab noir dans le public de l’assemblée régionale de Bourgogne-Franche-Comté. Il a été signé par 90 noms du show-biz, des médias ou du monde universitaire. Le plus connu est l’acteur Omar Sy. Les signataires rappellent le “traumatisme” subi par l’enfant de 10 ans venu se blottir dans les bras de sa mère mise en cause. Ils assurent : “Ne nous y trompons pas, l’extrême droite a fait de la haine contre les musulmans un outil majeur de sa propagande, mais elle n’en a pas le monopole”. Le ton est, à plusieurs reprises, menaçant. “Jusqu’où allons-nous accepter que des citoyens, des citoyennes, soient insultés, agressés, attaqués, stigmatisés en raison de leur religion ? (…) Jusqu’où pouvons-nous tolérer encore ces discours et actes de haine contre une partie de nos concitoyens ?“.

A aucun moment, ces protestataires n’ont fait connaître leur effarement après les assassinats de quatre policiers par un islamiste infiltré au coeur de la préfecture de Paris. Aucun d’entre eux n’étaient présents non plus, jeudi place Saint Michel à Paris, pour dénoncer la dérive islamiste. A dire vrai, la manifestation, organisée par l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, n’a rassemblé qu’une dizaine d’imams et un public très clairsemé, dont votre serviteur.

Il est saugrenu de voir Omar Sy, personnalité préférée des Français dans le dernier classement du JDD, se prêter à la victimisation des musulmans mal aimés. Plus grave est la dialectique des pétitionnaires, qui criminalisent l’approche critique de l’islamisme. Le redire, à tous les idiots utiles de cette idéologie sexiste et judéophobe : mettre en cause l’islam politique, identifiable aux uniformes qu’il arbore, n’a rien à voir avec une stigmatisation des musulmans dans leur ensemble. Ce sont les signataires qui se prêtent à l’amalgame en prétendant parler au nom de tous les musulmans. En réalité, ils sont les porte-paroles d’un islam séparatiste qui combat les règles communes de la discrétion, socle de la laïcité. Porter un hidjab au cœur d’une assemblée politique est une provocation politique.

Fatima, la femme voilée, a été soutenue durant l’épisode par une élue régionale, Nisrine Zaïbi, qui a été naguère en rapport avec l’UOIF et le CCIF (L’Opinion, ce mercredi). Fatima s’est d’ailleurs confiée au Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), proche des Frères musulmans. Elle déclare : “Aujourd’hui, j’ai une opinion négative de ce qu’on appelle la République. Et je trouve que le ministre de l’Education a dit quelque chose de honteux lorsqu’il a parlé du voile”. Jean-Michel Blanquer ne juge “pas souhaitable” le port du voile pour les mères accompagnatrices lors de sorties scolaires. Ces militants islamistes peuvent parfaitement vivre selon leurs règles. Mais alors, qu’ils rejoignent un pays islamique. Et qu’ils laissent la France en paix !

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ces 90 “personnalités” qui appellent Macron à dire « stop à la haine contre les musulmans de France »

FCPE: la jouissance du dhimmi, par Yves Mamou

En terre d’islam, le « dhimmi » subit un statut discriminatoire. En Occident, le dhimmi est celui qui le réclame pour lui-même et pour les autres ! Une jouissance qui ne supporte pas d’être tournée en dérision. L’affaire de la FCPE en a apporté la preuve. Explications.

Il faut remercier Rodrigo Arenas, patron de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves). Son affiche de mère voilée souriante qui réclame le droit d’accompagner les sorties scolaires (« Et alors » demande-t-elle), enrichit notre vocabulaire politique. Grâce à lui nous pouvons rapatrier en Europe et particulièrement en France, le terme de dhimmi qui désigne le statut discriminatoire que les musulmans réservent aux non-musulmans en terre d’islam.

La dhimma est un code de soumission visible de l’infidèle – juif et chrétien – à l’islam et aux musulmans. La dhimma ne s’applique en principe qu’en terre d’islam. Les dhimmis doivent: ne pas porter d’arme, ne pas chevaucher un cheval, ne pas construire de nouveaux lieux de culte, ne pas élever la voix lors de cérémonies, ne pas ressembler aux musulmans dans leur accoutrement, ne pas construire une maison plus haute que celle du voisin musulman, ne pas étudier le Coran et leur témoignage dans un procès ne pèse rien face à la parole d’un musulman… etc.

La FCPE jouit en reniant ses principes!

Les sociétés occidentales qui accueillent de fortes minorités de musulmans, subissent, depuis une trentaine d’années, la pression de groupes islamistes qui réussissent à imposer dans tous les lieux où ils n’ont que faire – la rue, l’école, l’Université, les entreprises -, divers codes islamistes, le principal d’entre eux étant le code vestimentaire des musulmanes (voile islamique et ses variantes burqa, burqini).

Cette tentative d’imposer l’une des composantes de la charia dans des sociétés où l’islam n’est en principe qu’une religion parmi d’autres, n’aurait pas rencontré le succès que l’on sait, sans l’aide d’organisations non musulmanes. La FCPE et son affiche vantant le « droit » des femmes islamistes d’accompagner les sorties scolaires, est une pratique de dhimmi.

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