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Qui est Médine Zaouiche ?, par Caroline Parmentier

Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui ne voient pas l’ignominie qu’il y a à vouloir faire chanter quelqu’un qui se réclame du djihad dans cette salle où 90 personnes ont été massacrées par la barbarie islamiste, sur le lieu même du calvaire de ces jeunes dont on sait qu’ils ont été torturés ? Et pourquoi pas un concert techno-nazi à Oradour-sur-Glane ?

C’est le cas du Monde, de Libération et de Jean-Jacques Bourdin de RMC qui s’emploient à défendre le rappeur Médine Zaouiche en glosant pendant des heures sur l’interprétation la plus favorable possible de ses chansons. C’est le cas de Benjamin Griveaux le porte-parole du gouvernement : « La seule réponse à apporter c’est (…) la réponse du droit et non pas répondre sous le coup de l’émotion. Les salles sont libres de programmer qui elles veulent. »

Pour savoir qui est Médine Zaouiche, il faut lire le livre de Gilles Kepel (que l’on ne peut pas taxer d’appartenir à la « fachosphère ») : Terreur dans l’Hexagone, genèse du djihad français. Il y parle déjà de Médine Zaouiche, islamiste proche des milieux islamistes, proche de l’UOIF et des Frères musulmans. Il faut regarder le clip de sa chanson « Don’t laïk », sortie une semaine avant les attentats de Charlie-Hebdo (Présent du 12 juin). « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », ou encore « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Ou encore écouter « Le grand Médine » : « On est dans l’game pas venu pour ouer-j, mais j’arrive sur tous les sites comme un djihadiste de Daesh. »

Les islamistes du « Havre de savoir »

Il faut surtout se pencher sur l’association « Le Havre de savoir » dont Médine se réclame « l’ambassadeur ». Sur le site de l’association islamiste, Nabil El Asri y réclame notamment « la présomption d’innocence pour Mohamed Merah ». On y reprend les conférences d’Abdallah Ben Mansour qui réclame « la chariah partout dans le monde ». En 2013, Médine participait en personne à une « rencontre annuelle des musulmans du Havre » avec les frères Tariq et Hani Ramadan, mais aussi Hassan Iquioussen surnommé le « prêcheur des cités », prédicateur islamiste qui déclare que les attentats sont un « faux problème » et demande de « tuer les apostats de 12 balles dans la peau » ou encore Marwan Muhammad qui a défendu l’action du djihadiste Adrien Guihal, prof de théologie chez Daesh.

Toute cette sympathique réunion se tenant en plein cœur du Havre, accueillie à bras ouverts par le maire Edouard Philippe, lequel n’est autre que notre actuel Premier ministre, qui bien sûr invoque « la liberté d’expression » pour Médine.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

A Lille, un homme poignardé pour avoir fumé pendant le Ramadan

08/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un marginal qui faisait la manche devant un magasin a reçu des coups de couteau pour une cigarette fumée pendant le Ramadan. Les trois agresseurs ont été arrêtés.

Fumer pendant le Ramadan, c’est prendre des risques en France aussi: la semaine dernière, un mendiant a été violemment agressé dans la banlieue de Roubaix, à Lys-lez-Lannoy, par des adeptes d’un islam rigoriste.

Alors qu’il demandait l’aumône, l’homme a été interpellé par trois hommes à bord d’une camionnette d’une entreprise spécialisée dans la climatisation. Ces derniers lui ont reproché de fumer une cigarette en plein Ramadan. Une bagarre s’en est suivie, après quoi le malheureux a été retrouvé sur le trottoir avec une importante plaie portée à l’arme blanche au niveau de l’abdomen.

L’islam divise les gauches, par Francis Bergeron

Le 25 mai dernier, le vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves, la FCPE, et président de sa section parisienne, Hervé-Jean Le Niger, démissionnait avec pertes et fracas : « Je ne me reconnais plus dans cette association. » Pour quel motif ? Sa déclaration, largement répandue dans les médias sociaux ne nous éclaire guère. Tout au plus a-t-on compris que cette figure montante de la gauche de la gauche considérait que la FCPE s’était éloignée « des valeurs que nous avons toujours défendues : lutte contre toute forme de discrimination, tolérance […], sans parler des valeurs cardinales : laïcité, gratuité, mixité sociale et scolaire ». La FCPE avait tenu son congrès annuel du 19 au 21 mai. Elle avait semblé sauvegarder son unité. La démission de Le Niger montre que la direction nationale est contestée.

A ce stade, on ignore donc s’il s’agit d’une simple querelle de personnes, ou si les soubresauts internes de l’organisation d’extrême gauche ne cacheraient pas un conflit idéologique entre les tenants de l’intégrisme laïciste traditionnel et les partisans du droit au communautarisme islamiste. C’est une simple hypothèse mais ces références à la laïcité et plus encore à la mixité scolaire, comme on la trouve précisément dans la bouche de Le Niger, constituent désormais des clivages à l’extrême gauche, et il est fort possible que la FCPE en ait été à son tour la victime.

La gauche française est en effet actuellement divisée en deux courants de plus en plus prononcés, un courant qui se réfère aux combats d’avant-hier, courant anticlérical, laïciste, athée, dans la grande tradition maçonnique, et dans la non moins grande tradition communiste, des sans-Dieu et des déterreurs de carmélites ; et un second courant, issu intellectuellement des engagements anticolonialistes, qui constituèrent le grand combat d’hier.

Pour ce dernier courant, le communautarisme, l’islamisme, pour condamnables qu’ils soient quand ils débouchent sur le terrorisme, ne constituent toutefois qu’un prolongement du combat anticolonialiste des années d’après-guerre, qui a opposé le nouveau prolétariat, les exploités du tiers-monde, à l’ancien monde, occidental, blanc. Les exploiteurs et les exploités, la lutte des classes transplantée à un niveau planétaire, avec ses conséquences géopolitiques, en quelque sorte.

Salman Rushdie face à la fatwa

Ces deux gauches coexistaient, se mêlaient, additionnaient leurs forces. Mais avec la montée de l’islamisme, les choses changent très rapidement. Athéisme, mixité ne sont plus admis par une partie toujours plus grande de la gauche française (ou de ce qu’il en reste).

Salman Rushdie, dans l’un de ses livres, avait raconté sa surprise – et même sa terreur – en découvrant que ses amis de gauche, censés être athées, hostiles par principe au fait religieux, l’avaient abandonné face à la fatwa qui le condamnait à mort.

La nomination de l’intégriste islamiste Maryam Pougetoux en tant que porte-parole de l’Unef a troublé les esprits, car ce syndicat professait jusqu’à ce jour son matérialisme et son athéisme. Mais que dire alors de cette mobilisation des élus Front de gauche de Montfermeil contre l’hommage rendu au colonel Beltrame, au motif que cet hommage rappelait que Beltrame avait été la victime de terroristes islamistes (voir Présent du 6 juin) ? Toute la gauche française, de Jaurès à Thorez, en passant par Marchais, Blum, Defferre, Briand, Combes ou Gambetta, se retournerait dans sa tombe, devant une telle prise de position !

Du côté des trotskistes, la bataille fait rage entre Lutte ouvrière, qui se réfère à l’anticléricalisme pur et dur d’avant-hier, et le Nouveau Parti anticapitaliste (Krivine, Besancenot, Poutou) qui dérive actuellement vers des engagements islamistes. Il a notamment présenté des femmes voilées lors d’élections législatives. « L’islamisme est un concept épouvantail qui ne correspond à aucune réalité », titre actuellement le site Internet du NPA. Cette fois, c’est Trotski- Bronstein qui se retournerait dans sa tombe !

Fédérer gréviculteurs, agités de tous horizons

Les « insoumis » de Mélenchon, parce que c’est une structure attrape-tout, qui entend fédérer gauche, extrême gauche, casseurs, gréviculteurs, agités de tous horizons et de toutes obédiences, au sein d’un courant ayant pour ambition de porter notre Guevara marseillais au pouvoir, sont particulièrement perméables à l’entrisme islamiste.

Pour leur part, les mélenchonistes se rabattent volontiers sur les migrants, les sans-papiers, les islamistes, qui leur font un prolétariat de substitution. On l’a vu lors des manifestations du 26 mai, où les migrants ont été invités à défiler en tête du (maigre) cortège unitaire des opposants de gauche à Macron. On l’a vu dans les réactions, certes isolées, de militants « insoumis » ayant applaudi à l’assassinat du colonel Beltrame. Stéphane Poussier, ancien candidat à la députation sous l’étiquette France insoumise a été condamné à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. Même Mélenchon s’est senti obligé de le désavouer.

Mais Mélenchon, quelques mois plus tôt, avait été en pointe pour combattre la réforme pénale destinée à améliorer la lutte contre le terrorisme. Ce faisant, ce politicien, pur produit de la gauche anticléricale d’avant-hier, envoyait ainsi des signaux à cette gauche communautariste et islamiste, dont l’influence est de plus en plus forte dans les rangs de la gauche.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Pourquoi l’organisation d’un « islam de France » pacifique et représentatif est impossible – Sébastien Froment (Les Identitaires)

Depuis les années 80 et l’affaire du voile à Creil, la question de la « gestion » de l’islam en France a été une préoccupation constante des différents pouvoirs politiques qui se sont succédés. Au fur et à mesure de l’avancée de l’islamisation, la volonté de faire émerger des interlocuteurs de la communauté musulmane n’a cessé d’être à l’agenda. L’objectif : parvenir à avoir le contrôle de l’islam via des instances supposées être représentatives. Concrètement, ce fut bien souvent une illusion de domestication, au profit d’une soumission quant à elle bien réelle.

Dès 1999, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, organise une consultation rassemblant toutes les fédérations musulmanes, les grandes mosquées et certaines personnalités et leur soumit un texte qui ne pouvait « faire l’objet d’une négociation ». Pourtant, devant la bronca suscitée par quelques lignes souhaitant consacrer « le droit de toute personne à changer de religion ou de conviction », Chevènement décida finalement de retirer discrètement le passage polémique à la grande satisfaction des autorités musulmanes, l’UOIF (proche des islamistes des Frères musulmans) en tête.

En 2003, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de vouloir remodeler l’organisation du culte musulman (avec la création d’une nouvelle structure, le CFCM – Conseil Français du Culte Musulman) au prétexte qu’il ne voulait pas d’un « islam en France », mais un « islam de France »… Mais cette volonté d’un islam francisé s’écroule très rapidement : dès la première élection des représentants du CFCM, les islamistes de l’UOIF arrivent en 2e position, devant la Grande Mosquée de Paris et son médiatique recteur Dalil Boubakeur. Par un tour de passe-passe permettant de surmonter ce résultat problématique, c’est néanmoins ce dernier qui obtient la présidence du CFCM.

Cette ambigüité va contribuer à créer un fossé qui ne va aller qu’en s’accroissant au fur et à mesure des années. L’UOIF marginalisée au sein du CFCM, Dalil Boubakeur décrédibilisé au sein de la communauté musulmane pour sa supposée trop grande proximité avec le pouvoir politique, l’essor du salafisme en dehors du CFCM et la « radicalisation » progressive d’une partie importante des musulmans de France ont contribué à créer une scission entre la base de cette communauté et des dirigeants souvent perçus comme illégitimes ou peu représentatifs.

Maladroitement, de nombreuses célébrités médiatiques et politiques essayeront de pallier à l’échec du CFCM par la promotion de personnalités, pensant naïvement qu’ils parviendraient à imposer par le haut des représentants à la communauté musulmane. Ce fut tout l’inverse : la mise en avant d’un individu comme l’imam Chalgoumi (dont le parcours est trouble : il fut fiché dans les années 90 pour avoir appelé au djihad dans ses prêches), présenté comme un « imam républicain », quasi-analphabète et ne cessant de dénoncer l’extrémisme islamique fut ressenti comme une forme de trahison, et eut pour conséquence d’accroître encore cette défiance.

Suite aux attentats de Charlie Hebdo, bien qu’officiellement ces attaques n’aient eu « rien à voir avec l’islam », le gouvernement socialiste se hâta de réformer l’organisation des musulmans de France avec la création d’une Fondation pour l’islam de France. L’objectif était de parvenir à une instance « plus représentative » mais « sans extrémistes ». Soit l’équation impossible à résoudre (d’ailleurs des dirigeants de l’UOIF y participèrent). Car soyons clair : pour qu’elle soit réellement emblématique, une représentation des courants ouvertement salafistes serait nécessaire. Or c’est impossible. Du coup, le serpent se mord la queue.

Plusieurs groupes salafistes l’ont bien noté. Certains réclament (avec un sens stratégique certain) la fin de l’islam consulaire où les imams sont envoyés par des pays étrangers (Algérie, Maroc et Turquie notamment). « Nous voulons des imams français et des représentants français ! » disent-ils sournoisement. L’objectif est en réalité simplement de prendre le contrôle des mosquées pour en finir avec l’islam « bledard » pas suffisamment salafiste à leurs yeux.

Pour chaque gouvernement, (et la question se pose actuellement pour le gouvernement de Macron) l’organisation communautaire des musulmans de France est un véritable casse-tête, encore plus aujourd’hui à l’heure du djihad et des attentats islamistes incessants. Auparavant, le pouvoir politique pouvait choisir les représentants de la communauté musulmane, ces derniers montraient patte blanche en chantant les louanges de la République sur les plateaux télé et recevaient en retour des facilités, notamment pour construire des mosquées. Ce n’est plus -autant- possible aujourd’hui. Une méfiance s’est largement répandue au sein de la population française envers ces représentants communautaires au discours qui sonne faux. De l’autre côté, une large part de la communauté musulmane perçoit une partie de ces porte-parole comme des traîtres. L’équation est impossible à résoudre : faut-il intégrer les courants islamistes les plus durs dans des organes officiels et avoir une vraie représentativité des musulmans – mais en leur reconnaissant une légitimité – ou bien les ignorer et n’avoir de fait que des coquilles vides et accentuer le divorce ?

Sur ce sujet comme sur d’autres, le réel poussera à renverser complètement le paradigme. En effet, dans les termes actuels, résoudre cette problématique de la représentativité des musulmans est impossible. Parce que la solution n’est pas là. La solution n’est pas « islam de France » ou « islam en France » mais islam hors de France ! Plus que jamais, seule la remigration, c’est-à-dire le retour dans leur pays d’origine d’une majorité de musulmans permettra de résoudre toutes ces crises paraissant aujourd’hui insolubles.

Sébastien Froment

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’Algérie réprime les chrétiens : l’islam est-il impérialiste ?

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent.

Le gouvernement algérien réprime tout acte de conversion au christianisme et se montre de plus en plus répressif contre les Algériens qui n’ont pas l’heur d’être musulmans. Ce n’est pas nouveau. L’ordonnance du 28 février 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des autres religions, garantit, en théorie, le libre exercice du culte et la tolérance, mais rappelle que la religion de l’État algérien est l’islam et punit de prison ou de lourdes amendes quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Une conception pour le moins paradoxale de la liberté religieuse.

On apprend ainsi, dans Le Figaro, qu’un chrétien évangéliste a été condamné, le 16 mai, à 100.000 dinars d’amende (cinq fois le salaire de base mensuel) pour avoir transporté… trois bibles dans sa voiture. Les communautés subissent des mesures d’intimidation. Des lieux de culte sont fermés pour infraction à la législation. Bref, l’islam affirme sa suprématie. Certes, il y a pire : certains pays du monde arabe vont jusqu’à condamner à la peine de mort les musulmans qui se convertissent au christianisme ! Mais cela n’excuse pas l’Algérie, où il n’est pas rare que des chrétiens soient inculpés pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohammed ».

Les raisons politiques ne sont pas absentes. La rupture religieuse est une façon de s’opposer au pouvoir, de contester l’arabo-islamisme dans lequel on ne se reconnaît pas et de renvoyer à une histoire bien plus ancienne. C’est, notamment, le cas en Kabylie où s’affirmer chrétien est aussi un moyen de revendiquer une identité. Le gouvernement algérien voit, dans le christianisme, un risque de désintégration de son unité. De son point de vue, il défend ses intérêts. Le problème, c’est qu’il refuse aux musulmans le droit de se convertir, pas de convertir ni de s’implanter dans les pays occidentaux.

Non seulement l’Algérie envoie des imams en France pour le ramadan – avec la bénédiction du gouvernement –, mais elle profite de la liberté d’opinion, définie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, pour y faire la promotion d’une religion qui, par essence, ne fait pas la différence entre le religieux et le politique. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que cette confusion entre le spirituel et le temporel favorise l’expansion de l’islam politique. Rappelons, pour mémoire, que l’UOIF, proche des Frères musulmans, a rejeté, en 1999, tout engagement garantissant le droit de changer de religion.

Il ne s’agit pas d’interdire l’islam en France, mais de ne pas mettre sur le même plan, au nom de la laïcité, la religion musulmane, avec ses interprétations les plus radicales, et la religion chrétienne. Reconnaître que la France est de culture judéo-chrétienne, que c’est son histoire, son identité, qu’on n’a pas à en avoir honte n’est pas renoncer aux principes de la République. Mais quand un ministre de l’Intérieur ne touche qu’avec des pincettes aux mosquées salafistes sous prétexte que le salafisme n’est pas interdit, on peut se demander si une liberté religieuse débridée n’est pas une faiblesse, qui peut conduire au délitement de notre pays.

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent. Nos dirigeants devraient chercher l’équilibre entre le respect des principes et les contraintes nécessaires pour sauvegarder la cohésion et l’unité de la France. Fermer les yeux, rester les bras croisés ou les mains liées devant le développement de l’islam, c’est déjà accepter qu’elle s’efface un jour de l’Histoire.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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Grande-Bretagne : un syndicat d’enseignants fustige les parents “racistes” qui refusent l’enseignement de l’islam pour leurs enfants

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Sylvain Tesson : “L’islam modéré est du même registre que les banques populaires ou la musique militaire : c’est un oxymore”

10/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Sylvain Tesson a livré des propos choc au Figaro au sujet de l’Islam

L’aventurier bien connu considère que notre pays souffre du syndrome du scorpion, c’est-à-dire qu’il cherche à se détruire lui-même.

Quand je traversais à 20 ans l’Asie centrale à vélo, je voyais ces manifestations de haine et de violence terrifiantes au Pakistan et en Afghanistan. J’étais alors revenu avec l’espoir que jamais cette proposition sociologique, politique, psychique, administrative et religieuse ne puisse s’exprimer en France.

Et de poursuivre :

L’islam modéré est du même registre que les banques populaires ou la musique militaire : c’est un oxymore.

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François d’Orcival : «Quand l’islam s’impose au lycée»

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Les regrets à Carcassonne après la mort de l’assassin de Trèbes

04/04/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Carcassonne, la ville de 50 000 habitants, est devenue un foyer de radicalisation. Les cités HLM, des zones de non-droit. Dans la mosquée du terroriste qui en compte deux, à Carcassonne, on pleure la mort de l’assassin : les fidèles musulmans prient pour lui : c’était un proche, un ami, quelqu’un de la cité. « Mettez-vous à la place de sa maman », glisse un fidèle de la mosquée à nos confrères journalistes venus enquêter sur place.

Dans quelle cité a eu lieu le parcours de vie du terroriste ?

Dans la cité où a vécu le terroriste, au pied des remparts de Carcassonne, on évoque « l’incident », « l’évènement » et non pas l’attentat. Il y a un peu moins de cinq ans, la chapelle y avait été incendié et la sacristie, dévastée. Quelques chrétiens survivent encore dans le voisinage et célèbrent la messe dans un modeste édifice qui tient toujours, à l’image des remparts de Carcassonne.

Cité où le trafic de drogue semble à l’arrêt ?

Trafic de drogue et trafic d’arme semblent à l’arrêt dans la cité depuis l’attentat : la chaise du « chouffeur », c’est à dire du guetteur à 10 mètres de l’appartement du terroriste est désespérément vide. Pas de trafic de drogue le jour de l’attentat mais la frange de la population en sympathie avec l’assassin n’hésite pas à agresser commerçants et personnes vulnérables selon nos confrères de « valeurs actuelles » .

Les liens entre délinquance, zone de non droit, immigration et islamisme sont ici parfaitement illustrés.

La France et l’islam au fil de l’histoire, quinze siècles de relations tumultueuses

L’universitaire Gustin Sintaud propose une présentation intéressante de l’ouvrage “La France et l’islam au fil de l’histoire, quinze siècles de relations tumultueuses” de Gerbert Rambaud.

Cette œuvre se propose comme une longue et magnifique fresque historique. Elle s’efforce, sinon de ne rien omettre, du moins de ne rien occulter, pour tout signaler du plus marquant, en se permettant les justes nuances à apporter, pour tempérer de vilaines abusives déterminations péremptoires, pour corriger les inévitables et intempestives croyances fort discutables de toutes origines ; elle conduit résolument vers une modération de juste milieu en évitant toujours le piège du médiocratisme.

Elle peut tout autant être perçue comme une immense verrière de vitraux colorés et lumineux qui offre, en une profonde harmonie, une alternance d’éclats de teintes fraîches assez vives, pour de conventionnelles figures et faits en pseudo-incontestables invocations, et de fragments aux coloris plus adoucis plus subtiles et délicats pour dire des événements moins généralement admis, bien plus controversés. Les uns et les autres participent à la meilleure compréhension des relations entre le territoire de ce qui sera la France politique en constant évolution et confrontation, la population qui la fit vire avec ses croyances, ses particularismes, sa religiosité, d’un côté, et l’islam, de l’autre, par leur proximité sur le pourtour méditerranéen, au hasard de leurs contacts avec d’éventuelles interactions.

Combien de corrections indispensables se mêlent, ici, à des informations-révélations judicieuses pour éclairages de plein bon sens ! Quand bien même cela ne génère pas toujours du régal, c’est tout du moins, souvent, une vague d’enrichissement inattendu.

Ici et là, la seule considération « française », bien que privilégiée se trouve tout normalement dépassée pour concerner l’ensemble européen chrétien, parfois plus cohérent qu’éclaté, et particulièrement ciblé lors de certaines périodes de rayonnement musulman : arabe, maure, turc, ottoman ; la Reconquista, comme les Croisades attirèrent contingents et organisations de toute la chrétienté, tant pour des objectifs de lucre ou de gloire guerrière, de vengeance armée contre des siècles d’exactions subies, que pour de pures considérations religieuses au nom du Christ-roi et de sa croix ou de la sainte vierge Marie.

Au vieux djihad mahométan sur l’Europe méridionale méditerranéenne, après contre-attaques défensives musclées pour repousser d’opiniâtres envahisseurs allogènes, répondra assez tardivement un contre djihad christiano-européen pour délivrer les territoires conquis par les Musulmans d’Al Andalus, comme ceux de palestine pour reprendre les lieux saints et garantir la pérénité des pélerinages chrétiens.

Au travers des affrontements recensés entre Européens très chrétiens et Moyen-orientaux musulmans, faire toujours la juste part de toute chose apparaît comme gageure première de cette revisitation historique. Le catégorique refus d’approche manichéenne, tant des conceptions différentes, qu des multiples manifestations, consacre la grande impartialité de l’analyse globale : s’il n’y a jamais la moindre intention d’exposer le tout bien contre un tout mal, d’un côté comme de l’autre, il est laissé, à libre interprétation, des appréhensions de lignes directrices indubitables n’incriminant pourtant jamais explicitement un des deux pôles culturels considérés en confrontations, parfois profitables aux deux parties, mais pas toujours pacifiantes jusqu’au terme du Moyen-Âge.

Par la suite, avec l’installation Ottomane sur la Bosphore, et surtout avec la conquête de Constantinople devenue Istanbul, nouvelle capitale politique musulmane, c’est l’Europe sud-orientale qui connaîtra une nouvelle détermination invasive musulmane durant cinq longs siècles, traumatisant profondément et durablement les Balkans.

Dès lors, les rapports de la France et de l’Islam divergeront de ceux du reste de l’Europe

Un pragmatisme et l’opportunisme développé du royaume de France, en but à l’appétit de l’Empire européen pousseront celle qui sera la future « fille aimée de l’Eglise » à développer toute une durable diplomatie avec le sultan de Turquie, nouveau chantre et glaive de l’islam, toujours aussi avide de conquêtes territoriales, de conversions forcées de masses, de lourds tributs financiers et de quête d’esclaves : nous apprenons que Jacques Coeur rechercha assez tôt des relations commerciales lucratives avec l’Orient musulman, et qu’il installa, à partir des ports méditerranéens français, un négoce rentable avec les états moyen-orientaux musulmans ; ce fut surtout François 1er qui initia des traités commerciaux et géo-politiques d’alliance avec la Porte de Soliman-le-Magnifique, essentiellement à la recherche de soutien contre les prétentions de l’Empereur du Saint Empire romain germanique, Charles Quint.

Cette démarche française, à nulle autre pareille dans tout l’ensemble européen chrétien, ne fut pas apprécié par les États coreligionnaires qui se trouvaient privés d’un concours contre les menées de ces infidèles avides ; seuls les états protestants en furent alliés objectifs, pour tenter de se préserver de l’appétit autrichien. Cette nouvelle disposition ménagea, un temps, un relative quiétude aux seuls Français, et à leurs intérêts. Concomitamment, les prétentions d’une Europe latine, moins assaillie par les hommes de cette religion adversaire, s’orientaient résolument vers de nouveau lointains horizons, afin de découvrir de nouvelles routes maritimes commerciales d’approvisionnement vers l’Extrême-Orient, non soumises au total contrôle des forces musulmanes.

La bataille de Lépante à laquelle ne participa pas le royaume de France, avec la victoire flagrante des catholiques Habsbourg sur la flotte de la Sublime Porte, mit définitivement fin aux ambitions turques musulmanes su les Balkans dans leur objectif d’atteindre Vienne et Rome, la capitale chrétienne moderne. La France poursuivit d’autant plus ses entreprises de séduction vis à vis de l’orient musulman, sous le règne de Louis XIV jusqu’à ceux des rois de la Restauration.

L’épopée égyptienne de Bonaparte par la suite, préfigurera l’appétit colonial de la République Française, surtout en Afrique du nord qui transcrira le dernier rapport tumultueux entre la France et des populations musulmanes.

Relancée par la colonisation française du Maghreb, surtout celle de l’Algérie, cette ultime intime confrontation n’est point close encore.Parmi les reliefs durables de la décolonisation et du repliement de la France sur l’hexagone, doit se noter la vague émigrante qui continue de générer nouveaux et graves problèmes de coexistence, sources de conflictuelles oppositions plus culturelles qu’essentiellement religieuses, en poussant malgré tout néanmoins, au fondamentalisme religieux, au fanatisme islamique, au négationnisme aveugle, d’êtres déracinés, s’acculturant, sans robustes référents identitaires ancrés.

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Université d’Orléans : la liste des Etudiants Musulmans de France fait plus de 20% aux élections étudiantes

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Plan anti-radicalisation. Soixante mesures pour rien, par Franck Deletraz

Vendredi dernier, le Premier ministre présentait à Lille le tout nouveau plan de lutte du gouvernement contre la « radicalisation islamiste ». Un plan qui comporte certes quelques mesures de bon sens mais qui, en s’attaquant une fois de plus aux conséquences plutôt qu’aux causes, n’éradiquera pas le mal à sa racine.

Intitulé « Prévenir pour protéger », ce plan de 60 mesures se concentre en effet essentiellement sur les prisons et la prévention en milieu scolaire. Ainsi prévoit-il la création de 1 500 places « dans des quartiers étanches, exclusivement dévolus aux détenus radicalisés », dont 450 « d’ici à la fin de l’année ». En même temps, les « quartiers d’évaluation de la radicalisation », où des « spécialistes » sont censés évaluer la dangerosité des prisonniers, passeront de trois à sept. Le plan prévoit également la création de trois nouveaux « centres de prise en charge individualisée » en milieu ouvert, qui concerneront notamment ces djihadistes de retour de Syrie ou d’Irak que nous ne devrions pas accueillir.

Autre volet important de ce plan : la prévention dans l’éducation, qui passera d’abord par un renforcement du contrôle de l’Etat sur les écoles hors contrat et la révision de leur régime de déclaration (voir Présent du 23 février). Ainsi, sous couvert de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement devrait s’attaquer aux écoles privées catholiques ! En même temps, ce plan prévoit la systématisation d’une « éducation à l’information », visant à lutter contre le « complotisme » et qui promet d’être gratinée…

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de développer un « contre-discours » à la propagande djihadiste plus ciblé et d’améliorer les alertes sur la radicalisation dans les structures psychiatriques. Enfin, dans la lignée des décrets permettant d’écarter un militaire ou un fonctionnaire exerçant une activité sensible pour des motifs de radicalisation, Philippe a annoncé le lancement d’une mission pour étudier les cas dans la Fonction publique.

Le mythe de la « déradicalisation »

Bref, autant de mesures qui, comme l’a souligné le FN, ne rompent pas « avec l’évidente cécité des dirigeants successifs quant à l’emprise des réseaux islamistes dans notre pays ». En effet, a-t-il expliqué, « en dépit d’échecs flagrants, on y retrouve un certain nombre de fantasmes autour de la “déradicalisation.” (…) Surtout, on peine à trouver des mesures pour lutter directement contre les prédicateurs, organisations, mosquées, associations de toutes sortes qui se font les propagandistes et propagateurs de l’idéologie islamiste dans notre pays ». Or, a ajouté très justement le FN, « tant que cette bataille ne sera pas menée, (…) tant que toutes les mosquées extrémistes ne seront pas fermées, tant que la toute-puissante UOIF et ses satellites ne seront pas interdits, tant que les imams étrangers prônant la haine dans notre pays ne seront pas expulsés, alors les plans gouvernementaux qui se succèdent reviendront à vider la mer avec une cuillère ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 février 2018