La puissance économique de l’État islamique : une analyse du Centre d’analyse du terrorisme

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Centre d’analyse du terrorisme est l’un des plus importants laboratoires d’idées européens sur le sujet
Le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) est présidé par Jean Charles Brisard, spécialiste du financement du terrorisme, ancien directeur du pôle d’enquête pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Dans le comité d’honneur du CAT, on trouve entre autres le juge Marc Trévidic, du pôle antiterroriste près le tribunal de Grande instance de Paris ainsi qu’Alain Juillet, président du Club des directeurs de sécurité des entreprises, ancien haut responsable de l’Intelligence économique auprès du Premier ministre, et ancien directeur du renseignement de la DGSE.

Que nous apprennent les informations du CAT sur le financement de l’État islamique, publiées hier par le Figaro ?
Selon le CAT, l’État islamique dispose d’un patrimoine de quelque 2 260 milliards d’euros et d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros. Ce qui en fait l’organisation terroriste la plus riche et la plus puissante de l’histoire. Il est doté d’un gouvernement, et ses finances sont gérées par un ministre à part entière.

D’où proviennent ces richesses ?
Daech (acronyme arabe pour « État islamique ») contrôle un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour plus de 60 % de son budget annuel, il tire ses richesses de son territoire : pétrole, gaz, phosphate, blé, orge et coton. Ces matières premières sont écoulées vers le reste du monde avec la complicité de la Turquie, soutien essentiel du terrorisme musulman avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, par ailleurs alliés officiels des gouvernements occidentaux dans leur lutte contre l’islamisme… Comme tout État mafieux, et en Europe le Kosovo créé de toutes pièces par les États Unis en est un bon exemple, Daech vit également d’extorsions et de trafics en tout genre, trafic d’art ou encore d’êtres humains. Il dispose également d’un arsenal fiscal à faire pâlir nos socialistes, dont une taxe de 20 % sur les pillages des sites archéologiques ou encore la taxe de « protection » sur les non musulmans, la « jizya », qui ruinent les chrétiens d’orient.

Mais Daech a aussi des frais…
Il lui faut payer les salaires des 30 000 soldats de son armée, verser des pensions aux familles des combattants tués, entretenir ses bases militaires, payer les ingénieurs qui exploitent ses puits de pétrole et les financiers qui gèrent les nombreuses banques qu’il contrôle, en toute impunité. Il doit aussi payer la formation, bien sûr, islamiste, des enseignants. Bref, un État « presque » normal…

Qataris et Saoudiens, amis empoisonnés

17/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement français a sa part de responsabilité dans les attentats de vendredi
La tragédie qui a eu lieu à Paris ne doit pas nous faire oublier une chose : nos dirigeants ont leur part de responsabilité dans l’affermissement du terrorisme islamique mondial. François Hollande, notre président, a parlé de justice ; mais rendra-t-il justice à lui-même, à ses ministres, et à leurs prédécesseurs ? En effet, les politiques irresponsables consécutives de Nicolas Sarkozy et de François Hollande et leurs amitiés avec le Qatar ou encore l’Arabie saoudite laissent entrevoir une forte part de responsabilité politique de nos dirigeants dans les événements que nous vivons actuellement.

Quel rapport peut-on établir entre les politiques et alliances françaises et les attentats de vendredi dernier ?
L’alliance entre les puissances occidentales et les pétromonarchies du Golfe a pourtant tout à voir avec les attentats de Paris, puisque ces dernières sont, en grande partie, les financiers du terrorisme international. Ainsi, ce sont les Qataris qui a permis à l’Etat islamique de se renforcer, de devenir une puissance régionale et d’avoir la capacité d’envoyer ou de mobiliser des soldats en France.
Le Qatar qui, aux yeux de nos gouvernants, est notre allié, et qui a pignon sur rue dans nos banlieues, et pour l’achat de nos biens immobiliers ou de plusieurs de nos entreprises. En Syrie, c’est l’Arabie saoudite qui finance le groupe Al-Nosra, appelé hypocritement « opposition modérée » par les Occidentaux et la France. Laurent Fabius a ainsi livré des armes à cette filiale d’Al-Qaida, armes qui sont ensuite pour beaucoup tombées dans les mains de l’Etat islamique. Ce même Etat islamique qui, aujourd’hui, nous attaque et a tué au moins 129 de nos concitoyens dans les rues de Paris. Il est temps pour nos dirigeants de prendre leurs responsabilités et de réaliser que les pétromonarchies sont des amies empoisonnées.

Toujours pas de nouvelle coalition en Syrie

17/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lors du G20 qui se tenait en Turquie, Poutine a affirmé qu’il avait les preuves de financement de Daesch par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.
Il en a profité pour rappeler qu’il fallait rassembler tous les efforts contre le terrorisme, mais que « Nous avons proposé d’unir nos efforts avec les États-Unis dans la lutte contre Daesh. Malheureusement, nos partenaires américains ont refusé. Ils nous ont envoyé une note écrite qui dit : “Nous rejetons votre proposition”».
Cela ne laisse présager rien de bon quant à une éventuelle coalition unique sur le théâtre d’opérations syrien.


Attentats islamistes : premières ripostes, premières mesures

16/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Raid « massif » sur des positions de l’État Islamique à Raqqa, en Syrie, perquisitions en masse, dimanche soir, la France a réagi. C’est un début, même si c’est trop peu, trop tard.

Le ministère de la Défense annonce que l’aviation française bombarde massivement Raqa, le fief de l’État islamique. « Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d’armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d’entraînement terroriste » a détaillé le ministère dans un communiqué.
Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Émirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.
C’est bien, mais cela reste essentiellement symbolique.

C’est sur le front intérieur qu’il faut se battre et de ce côté aussi, les forces de l’ordre n’ont pas chômé. Outre les progrès dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre, les forces de l’ordre ont mené dans la nuit de dimanche à lundi 168 perquisitions administratives, dans le cadre de l’état d’urgence.
Elles ont conduit à 23 interpellations dans 19 départements et à la saisie de 31 armes, dont 19 armes de poing et 4 armes de guerre, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
À Lille, une Kalachnikov et d’autres armes de petit calibre ont été trouvées. À Lyon, c’est un arsenal de guerre qui a été découvert avec notamment des fusils d’assaut, des gilets pare-balles et un lance-roquettes.

On ne peut que se féliciter de telles mesures et à la fois regretter qu’elles n’aient pas été prises plus tôt. Alors que certains commentateurs font mine de découvrir la présence importante d’armes de guerre dans les banlieues, il suffit de se rappeler que la première attaque des forces de l’ordre au lance-roquette remonte à… 2001 pour mesure l’ampleur du problème.


“Jihadi John”, le bourreau de l’État islamique, tué dans un raid ?

13/11/2015 – SYRIE (NOVOpress)
L’armée américaine a mené jeudi un raid aérien en Syrie visant « Jihadi John », le bourreau de l’État islamique visible dans un certain nombre de vidéos de décapitation.

Selon la BBC, qui cite une source militaire haut-placée, Mohammed Emwazi alias « Jihadi John » aurait été tué avec « un haut degré de certitude ». Plusieurs officiels Américains ont également confirmé sa mort auprès de la chaîne ABC. Selon l’un d’entre eux, Mohammed Emwazi a été touché alors qu’il sortait d’un immeuble à Raqqa et qu’il entrait dans un véhicule.


Sauver la Suisse ou pour l’attribution post-mortem du Prix Nobel de la Paix à Mouammar Kadhafi

09/11/2015 – MONDE (Tribune libre du Dr Anatoly Livry)
Avant que de prétendus démocrates ne renversent ces régimes, la Libye, l’Irak et la Syrie constituaient des verrous face au déferlement migratoire et contribuaient ainsi à la stabilité, donc la paix mondiale. Maintenant qu’ils ont sauté, la survie de l’Europe et de la Suisse sont menacées. Si pour le moment, le minima sociaux achètent une certaine paix sociale, la situation ne saurait perdurer.

Mettons les choses au clair : il n’y a pas de cadre civique qui soit plus immonde et plus nuisible aux peuples boréaux que la démocratie. Cela est le plus visible chez nous, en Suisse, où ce système abject – porte ouverte à une tyrannie déjà largement installée en Occident – se heurte constamment au rarissime trésor social issu des tréfonds de notre civilisation indo-européenne qu’est la politie : la cité qui s’exprime via « initiatives » et « référendums », autrement dit la voix du pays réel, est détestable au pays légal, cette tyrannie cosmopolito-médiatique, ultra-minoritaire, souvent allochtone, haïssant tant sa terre que son peuple et qui continue à se nommer, dans sa stupide arrogance, « démocratie ». En somme, nous avons dans les poumons alpins du continent l’illustration de ce qu’a théorisé Aristote durant ses promenades lycéennes.

En effet, les gouvernants avaient laissé, durant les dernières décennies, cette politie à la Suisse étant donné que ce pays servait de refuge utile aux « démocrates » du monde entier qui s’évertuaient à piller, chacun selon ses coutumes, leur État. Semblables à ces familles mafieuses qui s’engraissent du racket, de la prostitution et de la drogue, ils préféraient ces quartiers tranquilles de l’Europe pour élever leur progéniture dans le cadre de la préférence nationale, du patriotisme glorifié, du service militaire obligatoire via des milices populaires ayant leurs armes à domicile, du franc qui avait naguère glorieusement résisté à la monnaie unique et du secret bancaire tant qu’il existait. Désormais, la mondialisation permet à ces pseudo-élites de s’installer confortablement parmi des peuplades moins élevées et donc moins fières. Ils abandonnent par conséquent la Suisse, laquelle sera dès lors perdue en quelques décennies par son ancestral respect de la personnalité humaine, tout comme le continent qui l’entoure.

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Le fiasco syrien

09/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Depuis plusieurs années, pour ne pas dire quelques décennies, la voix de la France est inaudible sur la scène internationale. Muselée par sa soumission aux volontés de Washington, Paris perd lentement mais sûrement son influence passée. Le fiasco syrien en est un bon exemple.

La Syrie était un pays stable avant que les Occidentaux ne décident au nom d’une moralité dévoyée de plonger cette nation dans une effroyable guerre civile, communautaire et religieuse. Le régime laïc baasiste réussissait, malgré ce qu’en disent ses détracteurs actuels, à faire vivre ensemble des communautés très différentes les unes des autres.
Dans un pays à majorité musulmane, il réalisait la prouesse d’assurer les mêmes droits à tous les citoyens syriens quelque soit leur confession. Avec l’Irak de Saddam Hussein, c’était la nation proche orientale dans laquelle les chrétiens pouvaient vivre leur foi dans la plus grande sécurité. Le grand malheur du régime de Bachar El-Assad fut d’être un allié inconditionnel de l’Iran face à l’Arabie saoudite et de préférer la Russie de Poutine à l’Amérique de Bush et d’Obama.
Depuis la Guerre froide, la Syrie fut un point d’appui pour l’ancienne Union soviétique et ce rapport privilégié entre Damas et Moscou ne s’est jamais effrité avec le temps. Désormais, la Russie, pour défendre ses intérêts, intervient énergiquement contre les islamistes en Syrie et les Occidentaux ont fait mine, pendant quelques jours, d’être scandalisés par les actions militaires russes !
Ceci démontre une incapacité chronique à ne pas voir le monde tel qu’il est.

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Crash de l’Airbus A321: la piste de la bombe, mais pas que…

06/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Toujours aucune certitude quant aux raisons du crash du charter russe Metrojet dans le désert du Sinaï. Si la piste de la bombe à bord reste la plus probable, elle n’est pas la seule évoquée, chaque hypothèse charriant son lot d’arrière-pensées. Passage en revue.

Comprendre les raisons d’un crash aérien est extrêmement complexe en l’absence de cause évidente ou quand se disputent plusieurs hypothèses. À ce jour, l’analyse des enregistreurs de données en vol, les fameuses « boîtes noires » n’ont donné aucun résultat définitif ; de plus, celle chargée des enregistrements du cockpit, très endommagée, n’est pas complètement exploitable. Les experts ont étendu les zones de recherche de débris à 28 km2 afin de reconstituer le « puzzle » de l’avion et tenter de comprendre ainsi ce qui s’est réellement passé.
Aussi, les déclarations des différents protagonistes sont sujettes à caution et non dénuées d’arrière-pensées politiques. Plusieurs scénarios se disputent les faveurs des experts et commentateurs.

L'une des "boîtes noires" récupérées dans la carcasse de l'A321. L'analyse des données en vol est indispensable pour comprendre ce qui s'est passé.
L’une des “boîtes noires” récupérées dans la carcasse de l’A321. L’analyse des données en vol est indispensable pour comprendre ce qui s’est passé.

1/ La bombe à bord
C’est bien sûr l’hypothèse la plus probable, celle en tout cas qui explique le mieux la subite désintégration de l’avion en vol, sans que les pilotes aient eu le temps de donner l’alerte.
Elle est corroborée par plusieurs éléments :
• Les conditions du crash, donc, l’avion se disloquant à près de 9 000 mètres d’altitude sans que les pilotes ne puissent réagir ou même lancer un SOS.
• La double revendication de l’État Islamique. Peu connue pour ses revendications fantaisistes, Daesh a affirmé par deux fois être à l’origine de la catastrophe. Si la première, très floue, laissait « sur leur faim » les observateurs, la seconde, émise par un djihadiste de type slave, donne du poids au message. Il serait en effet plus aisé à un djihadiste « caucasien » de se glisser parmi les passagers russes du charter avec des explosifs dans ses bagages, quitte à « mourir en martyr ».
• La porosité des services de sécurité de Charm-el-Check. L’aéroport est peu connu pour la rigueur de ses contrôles de sécurité. Les Britanniques ont d’ailleurs dépêché des équipes d’experts pour aider les autorités égyptiennes à « analyser le dispositif de sécurité à l’aéroport et de vérifier si des mesures supplémentaires sont nécessaires », selon un porte-parole du gouvernement anglais.
« L’aéroport a des lacunes en sécurité. Il est connu pour cela. Mais il y a des éléments du renseignement qui laissent penser que quelqu’un ait pu aider depuis l’aéroport », a souligné une source militaire américaine auprès de CNN.
• Le flash de chaleur, qui aurait été détecté par un satellite américain, selon les révélations de CNN mardi dernier, qui « suggère qu’un événement catastrophique — y compris peut-être une bombe — s’est produit en vol », indique CNN, tout en soulignant que les experts examinent d’autres possibilités.

La seconde revendication par l'EI de l'attentat met en scène un djihadiste "caucasien", donnant une certaine crédibilité à la thèse de la bombe placée à bord.
La seconde revendication par l’EI de l’attentat met en scène un djihadiste “caucasien”, donnant une certaine crédibilité à la thèse de la bombe placée à bord.

Qui appuie cette thèse et pourquoi ?
Principalement les Américains et les Britanniques, ces derniers probablement plus par suivisme de leurs « cousins » yankees. Côté américain, c’est Obama en personne qui a évoqué cette thèse comme « sérieuse », Cameron la considérant de son côté comme « plus que probable ».

Alors que la Russie joue les empêcheurs de manipuler en rond des djihadistes « modérés » en Syrie, tout ce qui peut affaiblir la position de Poutine dans ce dossier est donc bienvenu. L’insistance depuis le début de l’affaire des diverses sources militaires, de renseignement ou politiques yankees à appuyer l’hypothèse terroriste finit d’ailleurs par être vaguement suspect.
[édité à 21h30] Pour autant, les tous derniers éléments extraits de la boîte noire de l’Airbus de Metrojet viennent encore appuyer cette thèse. Une source anonyme précise que le Flight Data Recorder (FDR) a brutalement cess

Infographie rassemblant les différents indice tendant vers la thèse de la bombe.  ©lefigaro.fr
Infographie rassemblant les différents indice tendant vers la thèse de la bombe.
©lefigaro.fr

é de fonctionner, un comportement symptomatique d’une «très soudaine décompression explosive».

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État islamique, al-Nosra, Armée de l’Islam: les sept familles du djihad en Syrie

07/11/2015 – SYRIE (NOVOpress)
Des vidéos circulent montrant des terroristes syriens utilisant des civils loyalistes du régime comme boucliers humains. Qui sont-ils ? Quelle est leur stratégie ? Alain Rodier – un spécialiste du terrorisme et de la criminalité organisée – fait le point sur les multiples groupes djihadistes en présence.

Pour Alain Rodier :

Tous ces groupes s’entendent assez bien globalement même si des litiges financiers peuvent survenir ici ou là, en particulier sur le partage des fonds accordés par les mécènes des pays du Golfe persique.


Magali Laurent : son ex-mari part faire le djihad en Syrie et enlève sa fillette de 3 ans

Magali Laurent : son ex-mari part faire le djihad en Syrie et enlève sa fillette de 3 ans
02/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Magali Laurent vit le drame de bien des couples binationaux, avec l’enlèvement de sa fillette par son ex-mari, d’origine tunisienne. Plus grave encore, ce dernier serait parti faire le djihad, emmenant l’enfant en Syrie.

L’ex-mari de Magali Laurent devait emmener leur fille de trois ans en vacances en Tunisie. Ce n’est qu’à la fin des congés de Toussaint, le 27 octobre, que la femme reçoit un appel téléphonique de sa belle-sœur « disant qu’ils étaient en Turquie et qu’ils ne reviendraient pas »,. « Je suis persuadée à 1 000 % que son plan est d’aller en Syrie », a-t-elle ajouté, mettant en avant le fait que son mari passait ses journées à la mosquée » et

tenait des propos extrêmes, cautionnant (l’attentat contre) Charlie Hebdo.

Elle porte alors plainte et organise une conférence de presse pour médiatiser l’affaire. Une enquête préliminaire a été ouverte ce mardi par la section antiterroriste du parquet de Paris pour « soustraction de mineur par ascendant et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».



Crash de l’Airbus 9268 : l’attentat improbable ?

02/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Attentat, le crash de l’Airbus A321 dans le désert égyptien ? Revendiqué par l’État Islamique, les conditions de la catastrophe plaident plutôt contre cette hypothèse.

Samedi, un charter de la compagnie russe Kogalymavia — dite Kolavia ou Metrojet – s’est disloqué en vol au-dessus du désert du Sinaï, faisant 224 morts, dont 17 enfants – l’un d’eux âgé de seulement 10 mois.
Wilayat Sinaï, la branche de l’État islamique au Sinaï, clame samedi après-midi avoir réussi à provoquer le « crash de l’avion russe en Égypte », en représailles aux opérations menées par Moscou en Syrie. S’il n’est pas dans les habitudes de l’État islamique de lancer des revendications fantaisistes, celle-ci laisse toutefois perplexes la plupart des observateurs.
À ce stade, naturellement, les experts interrogés refusent d’exclure, avant que les boîtes noires ne parlent, qu’une bombe ait pu exploser à bord ou que l’avion ait pu être touché alors qu’il était descendu plus bas pour une raison technique ou autre, par un missile ou une roquette tirée du sol.
Pour autant, les conditions du crash ne plaident pas en faveur de l’attentat islamiste.

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Qui lutte vraiment contre la vague migratoire? Junker? Merkel? Hollande? Non, Poutine!

29/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
plus de 800.000 réfugiés ont regagné la Syrie depuis le début des raids russes contre les positions de l’État islamique, a déclaré le Grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassoun. Bref, celui qui a fait le plus pour résoudre la crise migratoire qui frappe l’Europe, c’est Poutine.

S’exprimant devant une délégation parlementaire russe qui s’est rendue vendredi à Damas, le Grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassoun a affirmé que plus de 800 000 réfugiés ont regagné leur pays depuis le début des frappes russes contre l’État Islamique et les autres groupes terroristes qui sévissent en Syrie.

Le Grand mufti « a appelé la Syrie et la Russie en tant que pays multiconfessionnels à se soutenir mutuellement », a indiqué le député de la Douma Sergueï Gavrilov, membre de cette délégation, ajoutant que la Syrie était un État laïc.

Si ces chiffres non recoupés sont à prendre avec précaution, il est certain :
• Que les frappes russes ont eu un réel effet sur le terrain. C’est d’ailleurs leur objectif, à la différence d’autres frappes…
• Que les vrais réfugiés de guerre retournent chez eux une fois les conditions de sécurité remplies
• Qu’au-delà des mesures pour décourager les « migrants » à venir en Europe, le meilleur moyen de résoudre cette crise migratoire est de pacifier la Syrie, donc d’éradiquer tous les groupes terroristes qui mettent le pays à feu et à sang, y compris les « modérés », soutenus plus ou moins directement par les États-Unis et leurs alliés locaux.

Crédit photo : Béatrice Dillies via Flickr (CC) = Réfugiés kurdes syriens


En direct, un assaut des forces spéciales US contre l’État islamique en Irak

27/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
70 otages de l’organisation de l’ État islamique, principalement des Kurdes, ont été libérés par un assaut conjoint des forces Delta américaines et de l’armée irakienne. Il a été filmé par une caméra embarquée sur un soldat.

Bachar El-Assad revient sur le devant de la scène politique

26/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Assad est au centre des débats. Samedi dernier, Jean-Pierre Chevènement déclare que « Son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech ». Il souligne ainsi la nécessaire collaboration avec le dirigeant syrien. De son côté, Dimitri Sabline membre du Conseil de la Fédération russe qui est la chambre haute du Parlement russe a annoncé qu’« Il était prêt à participer à des élections présidentielles anticipées si nécessaire. Il n’a pas peur de la concurrence politique, car il sent le soutien de son peuple ».

Comment ce représentant de la Douma est-il au courant de cette information ?
Bachar El-Assad a reçu une délégation russe dans sa résidence à Damas. Lors de la rencontre, le président syrien a évoqué la tenue d’élections anticipées.

Bachar El-Assad a-t-il posé des conditions pour la tenue d’élections anticipées ?
Le dirigeant syrien pense que l’heure sera propice aux élections quand les islamistes de Daech seront expulsés du pays. La tenue des élections présidentielles anticipées est conditionnée par la victoire contre L’État islamiste.

Des élections législatives sont-elles aussi prévues ?
Oui. Le chef de l’État syrien a évoqué cette possibilité d’organiser des élections législatives avec toutes les forces politiques qui souhaitent la paix et la stabilité en Syrie.


Allons-nous intervenir en Libye au profit d’Al Qaïda et des Frères musulmans ?

Source : Blog de Bernard Lugan
En Libye, près de 300 kilomètres de littoral sont aux mains d’un Etat islamique que rien ne semble pouvoir arrêter. A partir de cette fenêtre sur la Méditerranée, des terroristes mêlés aux clandestins rebaptisés « migrants » s’infiltrent en Europe. Contrairement aux annonces de la presse internationale, les efforts désespérés de M. Bernardino Leon, Emissaire des Nations unies pour la Libye, et qui, depuis plus d’un an, cherche à obtenir un accord inter-Libyen, n’ont pas débouché sur une solution politico-militaire viable.

Face à cette situation plus que périlleuse pour notre sécurité, une opération militaire serait donc envisagée. Or, celle à laquelle pensent nos diplomates aurait pour résultat de donner le pouvoir à des islamistes aussi dangereux que ceux de l’Etat islamique… Comme en Syrie où, si le président Poutine n’avait pas sifflé la fin de la récréation, le Quai d’Orsay voulait faire remplacer le président Assad par de « gentils démocrates » salafistes. En Libye, ce serait au profit des Frères musulmans et d’Al-Qaïda (ou de ses diverticules) que nos forces pourraient être engagées. Comme elles le furent hier à l’avantage des musulmans de Bosnie et du Kosovo…

L’idée française serait en effet de miser sur la cité-Etat de Misrata, fief des Frères musulmans et base avancée turque en Libye. Ses milices [1] sont certes parmi les plus opérationnelles du pays, mais elles sont détestées par la plupart des tribus de Tripolitaine et de Cyrénaïque. Intervenir en appui de Misrata permettrait peut-être de freiner les forces de l’Etat islamique, mais en nous aliénant les vraies forces vives du pays.
Ce plan envisagerait également un renforcement de la coopération avec les islamistes de Tripoli qui reçoivent actuellement des renforts jihadistes acheminés par voie aérienne depuis la Turquie. Comme si, pressé en Syrie par la Russie, le président Erdogan voulait ouvrir un second front en Libye.

Or, et il importe de ne pas perdre de vue deux éléments essentiels :

1) Comme notre ami-client égyptien est en guerre contre les Frères musulmans d’Egypte, l’arrivée au pouvoir de cette organisation en Libye ferait courir un danger mortel au régime du général Sissi.

2) Aucune intervention franco-européenne ne peut se faire sans, au moins, la neutralité de l’Algérie. Or, qui commande à Alger ? Les clans qui guettent la mort du président Bouteflika pour s’emparer du pouvoir ont en effet des positions contradictoires à ce sujet. Certains sont farouchement opposés à toute intervention étrangère, d’autres l’accepteraient sous certaines conditions, cependant que ceux qui espèrent obtenir le soutien des islamistes feront tout pour torpiller une opération franco-européenne.

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Ces djihadistes de retour en France après avoir égorgé des opposants en Syrie

"L'État islamique" de Samuel Laurent, un visage concret de la terreur

22/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) a récemment alerté les magistrats antiterroristes au sujet des retours récents de djihadistes « français », ces derniers pouvant être « potentiellement autorisés » par l’État islamique et « porteurs de projets terroristes ».

Dans une note intitulée « Recrutement, parcours et activités des combattants français », la DACG révèle la vie quotidienne sur place de ces djihadistes ayant fait le choix de quitter la France pour se battre en Syrie.

La DACG retrace une « journée type » dans ces camps : lever à 5 h 30 pour la prière, entraînement physique (course à pied, pompes, parcours du combattant), formation militaire (tirs à la kalachnikov, maniement de lance-roquettes et de grenades), conditionnement psychologique (résistance à la faim et au froid), cours de religion et tours de garde la nuit. À l’issue de cette formation, les combattants sont regroupés dans des katibas — ou bataillons — par affinités linguistiques. Ce mode d’organisation aurait conduit des francophones (Français et Belges) à fonctionner en bandes fermées et à exporter une ambiance de cité en Syrie, selon le témoignage d’un ancien djihadiste.

La DACG explique également qu’un certain nombre de « Français » ont participé à des exactions : décapitations, flagellations et défenestrations… Et dire qu’ils sont de retour en France…


BBC : querelle byzantine autour de l’appellation de l’État islamique

03/07/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Appeler l’État islamique « Daesh » ne serait pas impartial, selon la BBC ; « État islamique » pourrait offenser les musulmans, bref, comment appeler l’entité qui sème la terreur au Moyen-Orient ? C’est si dur d’être politiquement correct !

Byzance avait ses querelles sur le sexe des anges alors même qu’elle était assiégée par les ottomans. La BBC ne sait plus comment appeler les terroristes de l’État islamique, qui vient de faire près de 30 victimes anglaises en Tunisie.
La radio-télévision publique britannique BBC a ainsi été sollicitée par un groupe de députés qui estiment, à l’exemple de David Cameron, que les téléspectateurs musulmans « bondissent à chaque fois qu’ils entendent les mots État islamique » pour désigner « le régime épouvantable et barbare » qui sévit en Syrie, en Irak ou encore en Libye.

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