5 ans après la chute de Kadhafi, l’État islamique aux portes de l’Europe

16/02/2016 – LIBYE (NOVOpress)
Cinq ans après la chute de Kadhafi, le pays se retrouve dans une situation inédite et assez exceptionnelle. Deux gouvernement, l’un à Tobrouk reconnu pas la communauté internationale et l’autre de facto à Tripoli ; puis un troisième proposé suite aux accords conclu au Maroc.

Le chaos libyen et la situation d’Etat défaillant de la Libye ouvre grand les portes à l’implantation de l’Etat islamique qui n’a cessé de grignoter du terrain depuis son implantation dans le pays fin 2014.

Un grand merci à BHL et à Sarkozy !


Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

Nouveau pas dans l’escalade en Syrie : la Turquie attaque l’armée régulière et les Kurdes

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
En droit international, cela s’appelle un casus belli. L’armée turque a bombardé des positions de l’armée syrienne et du PYD, le parti de l’union démocratique kurde en territoire syrien

Cela fait plusieurs jours que la Russie le clame, la Turquie l’a reconnu ce week-end. L’armée turque effectue des bombardements sur le territoire syrien. Elle a visé samedi des cibles de l’armée régulière syrienne, officiellement en riposte à des tirs sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie).

De plus, l’artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d’Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont récemment repris à des islamistes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une source au sein des YPG a indiqué à l’AFP que les bombardements avaient notamment visé l’aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.
Situé à une dizaine de km de la frontière entre a Turquie et la Syrie, l’aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d’Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord. Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe djihadiste État islamique (EI) plus loin en direction de l’est.

L’objectif d’Ankara paraît dès lors clair : briser l’encerclement des bataillons de l’État Islamique encore présents autour d’Alep et la fermeture de la frontière turco-syrienne, opérée conjointement par l’avancée de l’armée régulière et des forces kurdes du PYD.
Cet aveu Turc sur les bombardements en territoire syrien donne encore plus de crédit aux affirmations russes sur des mouvements de troupes turques vers la frontière syrienne, affirmations là encore datant de plusieurs jours.

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Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force, va accueillir des avions saoudiens.

Tant la Turquie que l’Arabie Saoudite ont affirmé être prêtes à envoyer des troupes au sol, officiellement pour lutter contre le terrorisme, en réalité pour sauver leur créature (Daesh) du désastre annoncé. L’Arabie Saoudite a déjà commencé à envoyer des avions vers Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force.

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Turcs et Saoudiens envisagent sérieusement d’intervenir au sol en Syrie. Ils se retrouveraient face aux alliés de Damas, l’Iran et la Russie.

La Russie a déjà prévenu que l’envoi de troupes turques ou saoudiennes constituera un casus belli… belle preuve de retenue, tant il est vrai que le bombardement d’une armée régulière par une autre en constitue déjà un.
La France et les États-Unis ont de leur côté exhorté Erdogan de cesser ses bombardements, rappelant à celui-ci qu’il est supposé avoir le même ennemi que les Kurdes du PYD – par ailleurs alliés des USA —, à savoir L’État Islamique. Pour Erdogan, cependant, l’ennemi est avant tout Kurde, tant au sein des ses frontières où ils subissent en ce moment même une répression sévère, qu’à l’extérieur.
Rappelons aussi que c’est dans ce contexte que notre supposé allié Turc utilise les “migrants” pour faire chanter l’Union européenne. Autant dire que les négociations de Munich, qui semblaient relancées la semaine dernière par l’accord entre la Russie et les États-Unis a du plomb dans l’aile. Au rythme où vont les choses, on s’estimera heureux s’il n’y a que lui.


Ça se confirme : Erdogan fait du chantage aux « migrants »

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Nous l’évoquions récemment, la Turquie fait chanter l’UE avec la crise des « migrants ».

Erdogan fait chanter l’Union européenne avec la crise des migrants. Tout me monde s’en doutait, mais cela a été confirmé par le site d’information grec euro2day.gr, repris depuis par le journal allemand Der Spiegel.

Nous pouvons ouvrir les portes sur la Grèce et la Bulgarie n’importe quand et nous pouvons mettre les réfugiés dans des bus… Comment traiterez-vous alors les réfugiés si vous n’obtenez pas un accord ? Vous allez les tuer ?

aurait déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au président du Conseil européen Donald Tusk et à celui de la Commission Jean-Claude Juncker lors d’une rencontre en novembre dernier. Il aurait aussi ajouté :

Il ne s’agira pas juste d’un seul garçon mort près des côtes turques, il y en aura 10 000, 15 000. Comment allez-vous faire face à ça ?

L’Union européenne et la Commission européenne n’ont pas démenti ces informations, mais n’ont pas non plus souhaité les commenter. Bref, elles en attestent la véracité, mais tentent de les étouffer.

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Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

Les enfants de l’État islamique

12/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Daesh utilise les enfants dans ses vidéos de propagande pour montrer que c’est l’ensemble de la société de l’État islamique qui pratique le djihad. Et de plus en plus de résidents des pays occidentaux partent en Syrie ou en Irak avec femmes et enfants. Que faire d’eux s’ils rentrent un jour dans leurs pays d’origine et que faire des orphelins qui restent sur place en Syrie, Irak ou ailleurs ?

Turquie – Syrie : tension maximale

09/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a annoncé être prête à ouvrir ses frontières aux dizaines de milliers de Syriens qui fuient les combats autour d’Alep. La Russie dénonce de son côté les mouvements de troupes turques qui laisseraient présager une offensive terrestre d’Ankara en Syrie.

Si les Syriens poussés à l’exode « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré le président turc Erdogan. Il n’a cependant pas précisé quand les Syriens pourraient entrer en Turquie. À date, le poste-frontière d’Oncupinar semble encore fermé. Il s’agit du dernier point de passage officiel entre les deux pays encore accessible aux quelque 30 000 Syriens qui ont fui les combats autour d’Alep et attendent dans des conditions très précaires.

En filigrane, Erdogan fait pression sur les Européens au sujet des réfugiés : pressé de répondre à la crise humanitaire, il explique, par la voix de son vice-Premier ministre Numan Kurtulmus qu’avec 2,7 millions de réfugiés syriens, la Turquie « a atteint les limites de sa capacité ». Et en dépit des sommes importantes promises par l’UE, le pays ne semble pas décidé à réguler le flot de clandestins qui quittent son sol vers la Grèce. L’une et l’autre questions sont donc de puissants leviers pour obtenir de l’UE des rallonges de crédits ou des avantages politiques. Il est significatif que la chancelière allemande Angela Merkel ait fait un déplacement à Ankara lundi. Qu’a-t-elle encore promis à Erdogan ?

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Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.

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Le FN nommément menacé par l’État Islamique

08/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
C’est une première : le Front National est nommément cité par l’organe de propagande de Daesh, Dar al Islam, comme « cibles de premier choix ». Au temps pour tous ceux qui criaient sans craindre le ridicule « Daesh, FN, même combat ».

Souvenez-vous de nos bonnes consciences de service qui éructaient lors des élections régionales que « Voter FN, c’est voter Daesh », à l’instar cette chronique de France Inter, « Daesh vote FN ». Déjà ridicule, cette ligne va devenir encore plus difficile à tenir maintenant que le groupe terroriste a nommément visé les militants du Front national comme des « cibles de premier choix ». Ça se passe dans Dar al Islam, l’organe de propagande francophone de l’État Islamique.

Réaction immédiate du parti frontiste réuni en séminaire le week-end dernier : « renforcer la sécurité » lors de ses événements publics comme le défilé du 1er mai, son université d’été ou d’éventuels meetings. « Nous y sommes contraints. (…) Nous ne pouvons pas faire courir de risques à nos militants », justifie Gilbert Collard.

À travers le Front National, Daesh s’en prend à la France,

a aussi réagi Florian Philippot dimanche.


Libye : une situation préoccupante, mais pas d’intervention occidentale en vue

03/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la situation ne fait qu’empirer en Libye et que l’État islamique renforce ses positions, les gouvernements semblent divisés sur la voie à suivre. Après Franco Roberti, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme à Rome, Jean-Yves le Drian a évoqué dimanche dernier de possibles infiltrations djihadistes parmi les clandestins qui embarquent en Libye. Une intervention serait sérieusement à l’étude, ce que Laurent Fabius a catégoriquement infirmé hier. Cependant, des éléments des forces spéciales américaines, françaises et anglaises seraient sur le terrain « en reconnaissance ».

Pourtant, hier ne s’est-il pas tenu une grande réunion à ce sujet Rome ?
En effet, hier, le gouvernement italien a réuni à Rome les ministres des Affaires étrangères de la « coalition anti-EI ». La situation en Libye a été évoquée, mais uniquement pour aboutir à une impasse : il n’y aura aucune intervention occidentale tant qu’il n’y a pas de gouvernement légitime d’union nationale. Le défi est de taille dans un pays en proie à la guerre civile. Depuis l’intervention occidentale, en 2011, tout principe d’unité a volé en éclat, feu le colonel Kadhafi étant alors le seul à pouvoir faire coexister dans une même nation une mosaïque de près de 150 tribus et à faire de la Libye un pays prospère.

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Prison à vie requise pour des journalistes turcs dissidents

29/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ceux-ci sont enfermés depuis le 26 novembre pour avoir diffusé une vidéo prouvant le soutien militaire turc à des rebelles islamistes. Ils publiaient auparavant pour un des principaux journaux turcs dissident.

Qualifiant l’acte de trahison, le président Erdogan lui-même serait plaignant avec le chef de ses services secrets. Il avait promis à la télévision turque que les deux hommes paieraient le prix fort pour avoir dévoilé cette vidéo.

Les procureurs du tribunal d’Istanbul ont requis à l’encontre des deux hommes une peine de réclusion à perpétuité aggravée, ainsi qu’une peine de perpétuité ordinaire.

Alep 2016 : Vivre avec les derniers chrétiens

28/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
Un reportage au plus près du terrain dans la ville d’Alep, assiégée par les sicaires de l’Etat Islamique. Les derniers chrétiens présents survivent dans des conditions difficiles avec le soutien d’ONG (Croix Rouge, SOS Chrétiens d’Orient). Un excellent document de nos confrères de Boulevard Voltaire.

Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.

Contre l’islam radical, le Tadjikistan traque barbes et voiles noirs

23/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le Tadjikistan, ancienne république soviétique frontalière de l’Afghanistan, serait devenu un terreau de recrutement privilégié de l’État islamique. Selon des chiffres officiels, plusieurs centaines de jeunes Tadjiks ont déjà rejoint les rangs des djihadistes en Irak et en Syrie.

Les autorités ont ainsi déclaré la guerre à l’islam radical et tentent de débusquer les terroristes potentiels sur le territoire. Les hommes sont fortement invités à raser leur barbe, tandis que le voile intégral n’est plus vendu sur les marchés.


Le plus vieux monastère d’Irak détruit par l’État Islamique

22/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
Non contents de génocider les peuples et de les réduire en esclavage, l’État Islamique s’attaque aussi à leur mémoire. On ne compte plus les inestimables sites archéologiques, comme Palmyre, saccagés par les membres de Daesh. Cette fois, c’est un monastère qui en fait les frais.

https://www.youtube.com/watch?v=pz1paMMXeBE

Attentats de Paris: ce qui se cache derrière la “photo de famille” de Daech

22/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Une intéressante analyse de la propagande que l’État Islamique a diffusé dans sa revue Dabiq suite aux attentats de Paris. Mise en scène “hollywoodienne”, noms de guerre… peuvent donner des indices révélateurs.

Rapport sur les crimes de l’État islamique en Irak, l’ONU parle de génocide

21/01/2016 – MONDE (Présent 8529)

Rendu public mardi, le rapport de 46 pages rédigé par la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI) et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à partir de témoignages recueillis auprès des victimes, des déplacés, des survivants et diverses autres sources dresse un bilan particulièrement édifiant des exactions commises par les djihadistes de l’État islamique en Irak.
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Des chiffres à revoir à la hausse

Ainsi, selon l’organisation internationale, près de 19 000 civils auraient été tués et 36 245 blessés entre le 1er janvier 2014 et le 31 octobre 2015 rien qu’en Irak. En même temps, pas moins de 3,2 millions de personnes auraient également été déplacées à l’intérieur du pays, dont plus d’un million d’enfants. Toujours selon ce rapport, l’EI retiendrait actuellement prisonnières pas moins de 3 500 personnes, principalement des femmes et des enfants, à grande majorité yézidis, qu’il utiliserait comme esclaves. Tandis que quelque 900 enfants auraient été enlevés à Mossoul par les djihadistes afin de recevoir une « éducation religieuse » et une formation militaire.
Outre ces chiffres qui, précise l’ONU, sont à revoir à la hausse en raison de la fragmentation des sources, le rapport détaille les méthodes employées par les djihadistes, telles que les exécutions de masse par fusillades et décapitations. Il fait aussi état de l’utilisation de bulldozers roulant sur des personnes vivantes, et de victimes brûlées vives ou encore jetées depuis les toits des bâtiments.
Il souligne notamment les exactions commises par l’EI à l’encontre des femmes, citant par exemple le cas de 19 femmes yézidies massacrées à Mossoul pour avoir refusé d’avoir des relations sexuelles avec des djihadistes. Ou encore celui de ces 42 filles envoyées à Deir ez-Zor en Syrie, vendues pour des sommes comprises entre 500 et 2 000 dollars, et ayant vocation à devenir les esclaves sexuelles des soldats de l’EI.

Des atrocités systématiques et massives

Au final, insiste le rapport, « L’État islamique continue à perpétrer – de manière systématique et à grande échelle – des atrocités et des exactions qui sont une violation des droits de l’homme et qui enfreignent le droit international humanitaire. Ces actes pourraient, dans certains cas, constituer des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et potentiellement des crimes de génocide. »
Réagissant mardi à la publication de ce rapport, le représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, Ján Kubi, après avoir déploré qu’« en dépit des pertes régulières subies face aux forces pro-gouvernementales, le fléau que constitue l’EI continue à tuer, mutiler et déplacer des milliers de civils irakiens et à causer des souffrances indicibles », a réitéré son « appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles s’assurent que les civils soient protégés des violences ».

Franck Delétraz

Pays-Bas : un ancien militaire bientôt inculpé pour avoir combattu l’État islamique en Syrie ?

20/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)
C’est le monde à l’envers ! Jitse Akse, 47 ans, pourrait être inculpé pour avoir combattu l’État islamique en Syrie. La justice néerlandaise entend mettre en examen cet ancien militaire pour meurtre…

Une pétition en ligne pour soutenir Jitse Akse a déjà été signée par près de 61 000 personnes. Geert Wilders, qui pense que ce soldat devrait plutôt être décoré, a interpellé le chef du gouvernement Mark Rutte sur Twitter :

Daesh se réjouit de l’arrestation de Jitse Akse. Le monde est à l’envers. De quel côté êtes-vous, Monsieur le Premier ministre ?