Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

Irlande : le gouvernement britannique propose d’indemniser les familles des victimes du Bloody Sunday

29/09/2011 – 10h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) – Admettant avoir commis une « erreur », le ministère de la Défense britannique a annoncé jeudi dernier son intention d’indemniser les familles des victimes du «Bloody Sunday». Une offre qui a peu de chance d’être acceptée par la majorité de celles-ci
.

Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, l’armée britannique avait ouvert le feu sur des Irlandais catholiques qui manifestaient en faveur des droits civiques et pour dénoncer la détention sans procès de membres présumés de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). La fusillade avait fait 14 morts et 13 blessés. Une commission d’enquête s’était empressée de blanchir l’armée britannique en concluant que celle-ci avait répondu à des tirs de l’IRA provisoire.

Une nouvelle commission d’enquête, créée en 1998, a rendu en juin 2010 un rapport de 5000 pages, selon lequel l’Armée britannique est bien responsable de l’ouverture du feu sans sommation. Des tirs injustifiés dans la mesure où les manifestants catholiques n’étaient pas armés. Après la publication de ce document, le Premier ministre britannique avait présenté des excuses officielles aux familles des victimes. «Ce qui s’est passé lors du Bloody Sunday est à la fois injustifié et injustifiable», avait déclaré David Cameron devant Parlement. «Pour cela, au nom du gouvernement, et au nom du pays tout entier, je suis profondément désolé».

Jeudi dernier, le ministère de la Défensea réaffirmé que l’armée avait commis une « erreur » en tirant sur les manifestants et que le gouvernement était «profondément désolé». «Nous sommes en contact avec les avocats des familles et nous verserons des indemnités à chaque fois qu’il y aura juridiquement lieu de le faire», a –t-il précisé dans un communiqué.

Certaines familles ont déjà fait savoir qu’elles ne souhaitent pas recevoir de compensation financière, demandant seulement que les soldats responsables des tirs soient jugés. «C’est écœurant, c’est insultant», a déclaré à la BBC la sœur de William Nash, un catholique de 19 ans tué dans la fusillade. «En aucune circonstance je n’accepterais de l’argent pour la perte de mon frère. Je trouve cela répugnant, de toucher quelque chose du ministère de la Défense. »

Présidentielle irlandaise : le Sinn Féin présente Martin McGuinness

18/09/2011 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Martin McGuinness, vice-Premier ministre d’Ulster et ancien chef militaire de l’IRA, vient d’annoncer qu’il sera le candidat de son parti, le Sinn Féin, à l’élection présidentielle qui aura lieu en république d’Irlande le 27 octobre prochain.

Né à Derry le 23 mai 1950 Martin McGuinness rejoint à 19 ans les rangs de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En janvier 1972, lorsque surviennent les tragiques événements du « Bloody Sunday » – 13 militants républicains furent tués par l’armée britannique – il est commandant en second de l’IRA dans la zone de Derry. Arrêté et condamné l’année suivante par le tribunal criminel spécial d’Irlande il affirmera sa fierté de faire partie de l’organisation paramilitaire et d’avoir « combattu contre le meurtre de notre peuple ».

Libéré et à nouveau condamné pour son appartenance à l’IRA provisoire, il prend, entre 1979 et 1982, la direction de l’état-major de l’organisation et commence son ascension dans l’appareil du Sinn Féin. En 1982 il est élu membre de l’Assemblée nord-irlandaise pour la circonscription de Derry, assemblée dans laquelle il refusera de siéger. La même année, il se verra interdire l’entrée sur le territoire de Grande-Bretagne, en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.

Elu en 1997 député de la circonscription de Mid Ulster à la Chambre des communes du Royaume-Uni, il est désigné négociateur en chef du Sinn Féin aux pourparlers qui conduisent à la signature, l’année suivante, des accords dits du « Vendredi saint », qui mettront fin à trente années de conflit.

Depuis 2007 Martin McGuinness exerce les fonctions de vice-Premier ministre d’Irlande du Nord en compagnie de Ian Paisley, leader du Parti unioniste démocrate (DUP, protestant).

Invité surprise au congrès annuel du Sinn Féin le week-end dernier, le révérend David Latimer, un pasteur presbytérien ami de McGuinness, a déclaré : «Je considère Martin McGuinness comme l’un des grands dirigeants politiques de notre époque. Puisse-t-il bénéficier du soutien dont il a besoin et de la vision politique qui lui permettra de faire aboutir son rêve de société pluraliste. » Un point de vue que manifestement la communauté protestante est encore très loin de partager. Selon le quotidien unioniste News Letter, le discours du pasteur Latimer « insulte les victimes [protestantes, NDLR] ».

[Livres] “Bobby Sands, jusqu’au bout” de Denis O’Hearn

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn

14/09/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) —
 5 mai 1981 : après 66 jours de grève de la faim, Bobby Sands, député d’Irlande du Nord et volontaire de l’IRA, emprisonné pour avoir participé à une attaque à main armée, meurt à la prison de Long Kesh. À sa suite, 9 autres détenus, tous membres de l’IRA, décèderont entre le 5 mai et le 20 août. Leurs revendications portaient sur la reconnaissance de leur statut de prisonniers politiques, statut aboli quelques semaines auparavant par le gouvernement Thatcher.

[Livres] "Bobby Sands, jusqu'au bout" de Denis O'Hearn
"Bobby Sands, jusqu’au bout", un livre de Denis O’Hearn - CETIM et Les éditions de l’Epervier (2011) - 19,50 €
100 000 personnes assisteront à ses funérailles et de violentes émeutes éclateront en Irlande du Nord. Le 12 octobre 1984 à 2h54 du matin, l’IRA fit sauter l’hôtel abritant la convention du parti conservateur à Brighton, attentat auquel la Dame de Fer n’échappa que de peu. Le gouvernement de Margaret Thatcher finira par satisfaire les revendications des prisonniers.

Dans cette biographie, Denis O’Hearn décrit la lutte déterminée de ces prisonniers de l’IRA, qui allèrent au bout de leur combat contre l’impérialisme britannique et son système carcéral inhumain. Pour la première fois, une biographie complète d’une des plus grandes figures de la lutte pour la libération de l’Irlande est traduite en langue française.

A lire de toute urgence, pour l’histoire !

Michael Collins, le stratège de la terreur

Michael Collins, le stratège de la terreur

23/08/2011 – 18h50
DUBLIN (NOVOpress) — Les Irlandais aiment à se souvenir des colonnes volantes de Tom Barry croisant le fer avec les Black and Tans ou encore du sacrifice en 1981 de Bobby Sands et des autres grévistes de la faim. En revanche, les insulaires préfèrent oublier le « Squad », le groupe de tueurs organisé par Michael Collins pour faire régner la terreur à Dublin entre 1919 et 1922.

Par chance, dans les années 1950, les survivants de cette aventure ont accepté de se confier au Service historique de l’armée irlandaise, à la condition que leurs témoignages ne soient rendus publics qu’après leur mort. C’est grâce à ces dossiers, enfin consultables, que le journaliste T. Ryle Dwyer a pu écrire une histoire inédites des tueurs de l’IRA qui est aussi un manuel pratique de l’utilisation de la terreur.

Un nationalisme aux portes du pouvoir

En 1919 le nationalisme irlandais est dans une mauvaise passe. L’échec de l’insurrection de Pâques 1916 et le retour victorieux de l’armée anglaise des tranchées de la Première Guerre mondiale condamnent la verte Erin à un douloureux statu quo. Pourtant les élection de 1918 ont été un succès pour les nationalistes. Ils ont obtenu 73 des 105 sièges de l’île et ont formé une assemblée irlandaise, le Dáil Eireann.

Michael Collins, officiellement le « ministre des Finances » du gouvernement non reconnu de l’Irlande, mais surtout le patron du renseignement de l’IRA, comprend dès janvier 1919 que pour éviter le pourrissement de la situation, il faut contraindre les Anglais à des actions violentes contre la population dans le but de rendre l’indépendance irréversible.

Michael Collins commence par organiser un service de renseignement et de contre-espionnage. Surnommé « Big Fellow » Collins recrute des hommes aux origines très diverses, du jeune adolescent mal dégrossi issu de la paysannerie au dandy aux gants beurre frais et à l’œillet à la boutonnière que les soldats anglais n’osent contrôler.

Collins installe ses bureaux loin des regards indiscrets où des volontaires épluchent la presse pour relever le nom des officiers anglais et des policiers qui participent à des activités publiques. D’autres lisent ligne à ligne le Who’who pour reconstituer le réseau de relations de leurs cibles potentielles. Plus important encore, une poignée de policiers, au cœur même du dispositif adverse, proposent leurs services à l’IRA.

Bien renseigné sur les intentions de la police, ayant parfaitement identifié ses cibles, Michael Collins expose au gouvernement irlandais un plan d’action en deux points, simple mais efficace.

À la campagne, attaquer les petits postes isolés de la Royal Irish Constabulary (RIC) pour que le pouvoir anglais évacue de vastes zones du pays où le boycott social rendra la vie impossible aux représentants de l’occupant.

Le stratège de la terreur

La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy
La statue de Michael Collins à Fitgerald's Park, par Seamus Murphy

Sachant qu’à Dublin, cette stratégie ne peut fonctionner, Michael Collins sort alors de sa manche le « the Squad », une équipe d’hommes triés sur le volet qui prend l’engagement d’accepter toutes les missions, notamment les assassinats de sang froid de fins limiers de la division G de la Dublin Metropolitan Police (DMP) qui fait la chasse aux nationalistes. Comme dans un jeu de billard, le « Big Fellow » cherche à atteindre successivement deux buts. Le premier : éliminer les policiers les plus efficaces, notamment ceux d’origine irlandaise, privant ainsi le gouvernement britannique de ses yeux et de ses oreilles dans la métropole. Le second : inciter les Anglais à réagir violemment et à l’aveuglette, à Dublin comme dans les provinces.

Michael Collins met en place des règles très strictes afin d’éviter les dérives. Aucun membre de l’IRA n’a le droit de désigner ses propres cibles. Toute action est préalablement sanctionnée par un responsable politique. Le tireur n’ouvre le feu qu’à la condition expresse que la cible soit parfaitement identifiée. A une époque où la photographie est rare, cela entraîne des complications logistiques importantes. Le tireur doit être accompagné par un observateur connaissant la cible pour la désigner sans risque d’erreurs.

Ces précautions ont pour but, non seulement d’éviter les règlements de compte personnels, mais aussi de ne pas se mettre à dos l’ensemble de la police. Les fonctionnaires doivent comprendre que ne sont visés que les policiers les plus acharnés contre le Sin Féin et l’IRA. Cette politique assure une relative impunité à Michael Collins qui se déplace à Dublin au vu et au su de tous sans que les gardiens de la paix en uniforme fassent mine de le reconnaître.

En juillet 1919, Collins est enfin autorisé à tuer le premier policier. Des hommes armés de revolvers de calibre 38 frappent de quatre balles l’inspecteur Patrick Smyth à la porte de chez lui, sous les yeux de son jeune fils. Il survit cinq semaines avant de mourir de ses blessures. Le gouvernement anglais profite de l’émotion suscitée par cet assassinat pour interdire le Sin Féin ce qui paradoxalement, libère Michael Collins de tout contrôle politique.

Au fil des semaines, les assassinats se multiplient. En décembre 1919, un proche conseiller du maréchal French, lord gouverneur de l’Irlande, est abattu dans un tramway. Quelques jours plus tard, c’est le convoi du maréchal tombe dans une embuscade mais French réussit à en réchapper indemne.

A la fin de l’année 1919, le bilan est lourd pour les Anglais : 221 tués et 353 blessés pour l’ensemble de l’Irlande. La police se démoralise lentement mais sûrement. Les démissions font fondre les effectifs comme neige au soleil. Pour renforcer les rangs des forces de l’ordre, le gouvernement autorise le recrutement d’auxiliaires en Angleterre parmi les anciens combattants de la Grande Guerre et fait venir des policiers d’Ulster pour remettre de l’ordre à Dublin. Mais le 21 janvier 1920, l’un de ces nouveaux venus, l’inspecteur Redmond, nouveau chef de la section G, est tué. Son décès provoque un retour précipité à Belfast des policiers loyalistes. La section G de la police dublinoise cesse à partir de ce moment d’être opérationnelle. Ce succès encourage Michel à changer de braquet. Les membres du « Squad » arrêtent leurs activités professionnelles pour se consacrer entièrement à la lutte armée.

Avec l’arrivée des Black and Tans sur le sol irlandais, les Anglais inaugurent en 1920 la politique de contre-terreur tant espérée par Michael Collins. Les autorités ont le vain espoir qu’elle décourage les Irlandais de soutenir l’IRA et le Sin Féin. Non seulement des civils sont attaqués sans discrimination, les maisons des sympathisants de la cause nationaliste incendiées, mais des équipes de tueurs liquident des chefs nationalistes en utilisant les mêmes méthodes que le « Squad ».

Arrivent aussi à Dublin des Anglais spécialisés dans le renseignement qui se mettent au travail dans le plus grand secret, en court-circuitant les fonctionnaires irlandais et privant ainsi Michael Collins de ses sources d’informations. Les Irlandais découvrent néanmoins que ces agents anglais se réunissent après leurs heures de service au café Cairo. Des volontaires sont envoyés fraterniser avec ceux qu’ils appellent désormais le « Cairo gang » dans le but de les identifier.

Le dimanche 21 novembre 1920, Michael Collins mobilise tous ses hommes pour abattre une cinquantaine de membres « logés » du Cairo Gang dans leur sommeil. Pour ce faire, il est contraint de racler les fonds de tiroir et de solliciter des volontaires manquant d’expérience ou tout simplement de maturité. Un jeune pistolero de l’IRA, surpris au détour d’un couloir par un miroir, tire sur son propre reflet ! Il alerte ainsi sa cible qui a le temps de s’enfuir par la fenêtre. Au petit matin, le bilan est lourd pour les Anglais, quatorze tués, des agents secrets terrorisés qui se réfugient avec armes et bagages dans l’enceinte du Dublin Castle. Mais Michael Collins est amer. Sur une cinquantaine de raids, la majorité a échoué et de précieux volontaires sont tombés entre les mains des Anglais.

Les lourdes pertes de novembre 1921 ont conduit les Britanniques à se réorganiser. A Dublin, ils écartent définitivement les Irlandais de la lutte contre l’IRA et se logent exclusivement chez des loyalistes. Cette sage précaution rend les travaux d’approche par les volontaires de l’IRA extrêmement difficiles. Durant ce temps, dans le reste du pays, manquant de renseignements, les auxiliaires se déchaînent, multipliant les exactions et laissant derrière eux des villes et des villages en flammes et une traînée de cadavres. Ces politiques britanniques, si elles obtiennent de modestes résultats sur le terrain, se payent au prix fort au sein de l’opinion publique.

Souhaitant forcer la main aux Anglais, les responsables irlandais exigent que l’IRA frappe un grand coup. A contre cœur, Michael Collins organise le 25 mai 1921 la prise et l’incendie de la Custom House, un bâtiment emblématique au centre de Dublin, abritant l’administration des finances. Si le bilan pour l’IRA est désastreux : 5 tués et 80 prisonniers, cette opération se révèle un succès de propagande. Le monde entier s’intéresse au sort de l’Irlande et le premier ministre Lloyd George se saisit de l’occasion pour accepter le principe d’un cessez-le-feu qui prend effet le 11 juillet 1921.

Il était temps. L’IRA est à bout de souffle. Michael Collins a informé en juin le gouvernement irlandais que l’armée secrète manque d’armes et de munitions. Ses rangs, décimés par les Anglais ne comptent plus que trois mille combattants. Près de 5 000 volontaires ont été arrêtés et 500 sont morts.

La leçon tirée part l’auteur de l’expérience du « Squad » est sans appel. Terreur et contre-terreur laissent des traces si durables et si perverses dans la mémoire collective que cette tentation devrait être refusée par ceux en position de faire le choix. Malheureusement, les avantages à court-terme de la terreur sont tels qu’elle s’impose d’elle-même et que les conséquences tragiques de cette politique semblent un moindre mal.

[box class=”info”]The Squad and the intelligence operations of Michael Collins, T. Ryle Dwyer, Mercier Press, 272 p., index, biblio., ISBN 1 85635469 5.[/box]

Commémoration pour Michael Collins

23/08/11 – 12H30
CORK (NOVOpress) – Mille personnes environ se sont rassemblées à Béal na mBláth dans le Comté de Cork pour commémorer le 89ème anniversaire de la disparition du patriote irlandais Michael Collins, chef des forces armées irlandaises et vainqueur des Britanniques. C’est le président fondateur de l’université de Limerick qui a tenu le discours d’hommage.

Michael Collins a été abattu le 22 août 1922 dans une embuscade par des opposants au traité de paix anglo-irlandais accordant au Royaume-Uni le contrôle de l’Ulster. Le chef de l’armée irlandaise accepta de signer un accord de paix faisant de l’Irlande un État Libre associé à la couronne anglaise pour “obtenir la paix afin de réussir la paix”. En signant le traité, il déclara : “Je viens de signer mon arrêt de mort”. Michael Collins était conscient qu’une partition de l’Irlande serait mal accueillie, mais était persuadé que la poursuite du conflit pourrait permettre aux Britanniques de reprendre l’avantage et, partant, d’aboutir à un accord moins favorable.

Le conflit nord-irlandais vu par un journaliste présent sur place depuis 22 ans [audio]

Le conflit Nord-Irlandais vu par un journaliste présent sur place depuis 22 ans

“Couleurs Irlandaises”. Pour tous les francophones intéressés par l’étude du conflit nord-irlandais, ce blog est incontournable. Réactualisé fréquemment, il a été créé par François Vincent, un journaliste français travaillant pour une gazette locale depuis plusieurs années.

Alors que de nombreuses émeutes ont émaillé les derniers jours dans différentes villes d’Ulster à l’occasion des traditionnelles marches orangistes, il nous paraissait intéressant d’interviewer l’envoyé spécial francophone numéro 1.

Propos recueillis par Yann Vallerie

[MEDIA not found]

Dans l’Union Européenne, les Irlandais sont les seuls à ne pas disparaitre

15/07/11 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpresss) –
En fonction des données démographiques, l’ONU prévoit que l’Irlande est le seul pays de l’Union européenne qui n’aura pas de diminution de sa population d’origine locale au cours des prochaines décennies. Au contraire elle aura une légère croissance. Dans tous les autre pays de l’UE, à moins d’une remontée à une natalité normale, la population d’origine locale diminuera et souvent de beaucoup, ceci malgré l’augmentation de la durée de la vie.

L’Irlande a le taux de fécondité le plus élevé de l’UE, 2,07 enfants par femme ce qui est le taux permettant le renouvellement des générations.

L’Irlande est suivie par la France où le taux de fécondité est de 2,00 ; mais en fait en France ce taux moyen est particulièrement gonflé par la surnatalité des immigrés non-européens ; des démographes indépendants ont pu évaluer par recoupements le taux de fécondité des Européens en France à environ 1,75 enfants par femme (les statistiques officielles sont interdites, probablement pour que la population de souche européenne ne connaisse pas la vitesse à laquelle elle disparait et à laquelle se fait la substitution de population).

D’autres peuples de l’Union Européenne disparaissent encore plus vite qu’en France avec des taux de fécondité de : Autriche 1,38 enfants par femme, Allemagne (1,36), Hongrie et Portugal (1,32) et Lettonie (1,31). Et là aussi il s’agit de taux globaux incluant une surnatalité d’immigrés non-européens qui sont nombreux dans certains de ces pays.

Les Irlandais ont leur “droit à la vie” qui est protégé dés la conception par le Huitième Amendement à la Constitution irlandaise. C’est probablement un des éléments de leur persistance.

[box]Photo : Enfants irlandais. crypto / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)[/box]