Les multinationales américaines adorent l’Irlande

Les multinationales américaines adorent l’Irlande

05/06/2013 – 16h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) –
1er Janvier 1973 : le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni rejoignent la Communauté économique européenne – Georges Pompidou étant président de la République française. Il n’est pas certain  que ce soit la meilleure décision que ce dernier ait prise au cours de séjour à l’Elysée. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, Charles de Gaulle avait vu juste en s’opposant à l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’Europe. Mais en 1973, il était décédé et ses successeurs ne possédaient pas la carrure nécessaire pour fermer  la porte aux intrus qui voyaient dans l’Europe uniquement un grand marché, car de Gaulle la voulait d’abord politique (cf. le Traité de l’Elysée du 22 janvier 1963).

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Décès de Margaret Thatcher : les Irlandais n’oublient pas

Décès de Margaret Thatcher : les Irlandais n’oublient pas

10/04/2013 – 14h0
BELFAST (NOVOpress Breizh) –
« On se souviendra particulièrement du rôle honteux de Margaret Thatcher dans les longues grèves de la faim de 1980 et 1981. Sa politique irlandaise a échoué lamentablement. » Dans un communiqué, Gerry Adams, président du Sinn Fein, n’a pas manqué de rappeler la responsabilité de l’ancienne Première ministre britannique, décédée avant-hier à Londres à l’âge de 88 ans, dans la mort de Bobby Sands et de neuf de ses camarades de l’IRA. Retour sur l’un des épisodes les plus tragiques du conflit nord-irlandais.

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Irlande : Dublin va avoir sa grande mosquée

Irlande : Dublin va avoir sa grande mosquée

18/03/2013 – 08h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) –
97 ans après l’insurrection qui devait conduire à l’indépendance de l’Irlande, la municipalité de Dublin vient de valider le projet de construction d’une grande mosquée. Une bonne nouvelle pour la communauté musulmane de la capitale irlandaise, qui compte 40.000 fidèles.

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MEMORABLES 3 – Les classiques de la culture européenne – Insurrection, Liam O’Flaherty

MEMORABLES 3 - Les classiques de la culture européenne - Insurrection, Liam O’Flaherty

Ce qui est mémorable est « digne d’être conservé dans les mémoires des hommes » dit Le Robert. Celle des Français, en ce début de siècle, semble de plus en plus courte. Dans le seul domaine littéraire, des auteurs tenus pour majeurs par des générations de lecteurs sont tout simplement tombés aux oubliettes. Pas seulement des écrivains anciens, de l’Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance ou des Temps modernes mais aussi des auteurs proches de nous, disparus au cours du XXème siècle.

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L’Irlande résiste à l’empire Facebook

L’Irlande résiste à l’empire Facebook

24/11/2012 – 08h00
DUBLIN (NOVOpress) –
Facebook ne se fait pas forcément beaucoup d’amis en Irlande. Les changements en matière de règles de confidentialité du site Internet ne plaisent pas en terre celte. « Nous demanderons des clarifications supplémentaires urgentes de la part de Facebook, car nous considérons que les changements proposés requièrent un consentement spécifique des utilisateurs européens », explique Gary Davis, un des responsables de l’autorité irlandaise chargée des questions relatives à Internet.

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Irlande du Nord : 30.000 loyalistes ont défilé dans le calme à Belfast samedi dernier

Irlande du Nord : 30.000 loyalistes ont défilé dans le calme à Belfast samedi dernier

02/10/2012 – 12h00
BELFAST (NOVOpress Breizh) –
Près de 30.000 personnes ont défilé le 29 septembre dernier dans les rues de Belfast, en Irlande du nord, pour commémorer la signature de l’Ulster Covenant (« Pacte d’Ulster »), signé en 1912 par plus de 500 000 protestants qui s’opposaient au projet d’autonomie de l’Irlande (« Home Rule »). La manifestation qui était sous haute surveillance policière, s’est déroulée sans incident.

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Ulster : après les heurts violents de cette semaine, la situation demeure explosive

Ulster : après les heurts violents de cette semaine, la situation demeure explosive

06/09/2012 – 14h00
BELFAST (NOVOpress Breizh) –
Depuis dimanche Belfast est le théâtre de heurts violents entre républicains catholiques et loyalistes protestants. Des affrontements qui interviennent à l’occasion des centaines de marches commémoratives organisées chaque été par les deux communautés.

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Anastasis de Dead Can Dance : la Grèce antique à l’honneur

Anastasis de Dead Can Dance : la Grèce antique à l’honneur

23/07/2012 – 12h00
ATHENES (NOVOpress) –  Le groupe Dead Can Dance sort de son silence après 16 ans d’absence. D’où le titre du nouvel album, Anastasis, signifiant résurrection en grec. L’inspiration musicale puise dans une Grèce forcement antique. « J’ai toujours été fasciné par cette région du monde et la mosaïque de couleurs musicales qu’on y trouve », souligne Brendan Perry dans Le Figaro.

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Irlande du Nord : une renaissance de l’IRA ?

Irlande du Nord : une renaissance de l'IRA ?

30/07/2012 – 10h00
BELFAST (NOVOpress Breizh) – Dans un communiqué trois des quatre principales organisations dissidentes de militants républicains d’Irlande du Nord déclarent s’unifier et revendiquer la bannière de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), afin de relancer la lutte armée contre la présence britannique en Ulster.

Selon un communiqué reçu jeudi par le journal britannique The Guardian, la nouvelle organisation, qui rassemble trois groupes – la « Real IRA », la Republican Action Against Drugs (RAAD) et divers groupes réunis sous l’appellation « Óglaigh na hÉireann » – déclare avoir formé « une structure unifiée, soumise à un commandement unique », qui serait « subordonnée à la constitution de l’Armée républicaine irlandaise ». Cette nouvelle IRA regrouperait plusieurs centaines de militants armés. Seule l’ « IRA de la Continuité » (Continuity IRA), une autre milice dissidente, n’a pas souhaité s’associer à cette fusion.

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Référendum sur le Pacte budgétaire européen : les Irlandais hésitent mais n’ont guère le choix

Référendum sur le Pacte budgétaire européen : les Irlandais hésitent mais n’ont guère le choix

24/04/2012 – 10h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais vont-ils approuver le Pacte budgétaire européen lors du référendum qui aura lieu le 31 mai prochain ? La plus grande incertitude semble régner aujourd’hui quant au résultat du scrutin.

Signé par 25 des 27 Etats-membres de l’Union européenne, la ratification du Pacte budgétaire européen par le Parlement irlandais doit être préalablement approuvée par référendum. Cette procédure démocratique, prévue par la Constitution irlandaise, provoque de vives inquiétudes à Bruxelles qui n’oublie pas que l’’Irlande avait rejeté le traité de Nice en 2001 et celui de Lisbonne en 2008. Ce n’est en effet qu’après avoir obtenu de nouvelles concessions que ces traités avaient finalement été ratifiés.

Selon un sondage réalisé par l’institut IPSOS/MRBI publié la semaine dernière par l’Irish Times, si 30% des personnes interrogées se sont déclarées en faveur du «oui» contre 23% en faveur du «non», 39% des électeurs irlandais n’ont pas encore arrêté leur position.

Le principal syndicat irlandais, le SIPTU, vient d’annoncer de son côté qu’il n’appellera à voter « oui » que si le traité inclut un engagement de créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Forte de 200.000 membres, cette organisation, qui avait contribué au rejet du Traité de Lisbonne en 2008, pense en effet que le pacte impose « une approche à sens unique sur l’austérité qui ne fonctionnera pas ».

Le président du SITPU, Jack O’Connor, a affirmé dans un communiqué que si le gouvernement acceptait cette proposition, son organisation appellerait à voter en faveur du Pacte « parce qu’il nous donnera à tous une chance de sortir de ce cauchemar ».

Nombreux sont en réalité les Irlandais qui craignent que leur pays – qui a déjà reçu une aide financière de 85 milliards d’Euros – se retrouve dans une position difficile si le traité était rejeté. Cela aurait en effet pour conséquence de barrer l’accès de l’Irlande au Mécanisme européen de stabilité, au cas où elle aurait besoin de faire appel à une nouvelle aide internationale. La Troïka tient bien en laisse le Tigre celtique.

Crédit photo : Informative, via Flickr, licence CC

Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

04/04/2012 – 14h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Le ras-le-bol des Irlandais face aux mesures d’austérité qui leurs sont imposées depuis le début de la crise vient de prendre un tour nouveau : la moitié des contribuables ont en effet refusé d’acquitter la nouvelle taxe d’habitation dont les propriétaires étaient redevables au 31 mars dernier. Un mouvement de révolte qui pourrait avoir des conséquences sur le résultat du référendum de ratification du nouveau traité européen.

Suite à la déroute des principales banques du pays provoquée par des investissements inconsidérés dans l’immobilier, l’Irlande avait dû, pour sauver son système bancaire, accepter de conclure en 2010 avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international un plan d’aide d’un montant de 85 milliards d’euros.

En contrepartie le Gouvernement irlandais avait dû s’engager à réaliser des réformes structurelles importantes et à réduire d’une façon drastique ses dépenses publiques. Privatisations et nouveaux impôts sont désormais d’actualité au pays du « tigre celtique », sous la tutelle vigilante de la Troïka – FMI, BCE et Union européenne.

Dans le cadre des nouvelles mesures fiscales, une taxe d’habitation d’un montant unique de 100 euros avait été imposée par l’Union européenne et le FMI – dirigé à l’époque par l’espoir du PS français, Dominique Strauss-Kahn – en contrepartie de l’aide accordée. Mise en place en juillet 2011 par le Gouvernement dirigé par Enda Kenny, cette taxe a été jugée profondément inique par les Irlandais : aucune évaluation des biens immobiliers n’ayant été effectuée, un ouvrier habitant une modeste maison est assujetti du même montant de cent euros qu’un milliardaire résidant dans une vaste demeure !

La campagne de boycottage de cet impôt, lancée notamment par l’association CAHWT a rencontré un très vif succès auprès du public. Malgré les risques encourus – les contrevenants s’exposent à une pénalité pouvant aller jusqu’à 30% et à des peines d’amendes ou d’emprisonnement – au 31 mars, date limite de paiement, 800.000 contribuables, soit la moitié d’entre eux, ont décidé de ne pas acquitter la fameuse taxe. « C’est une campagne légitime contre l’austérité, qui échoue à créer la moindre croissance économique. Le gouvernement doit écouter la volonté du peuple », a déclaré Ruth Coppinger, porte-parole de CAHWT.

Cet évènement intervient alors que le référendum sur la ratification du nouveau traité européen doit avoir lieu le 31 mai prochain. Alors qu’aujourd’hui les sondages donnent le « oui » gagnant, le succès remporté contre la taxe d’habitation renforce la position des opposants au traité. Une dynamique qui rend plus incertain le résultat du scrutin.

Crédit photo : The Workers’ Party of Ireland, via Flickr, licence cc.

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

14/03/2012 – 15h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – En lançant, à la veille de la Saint-Patrick, une nouvelle collection de baskets dénommée « Black and Tans », la célèbre firme américaine Nike n’a manifestement pas été très inspirée.

Les responsables marketing du géant de la chaussure de sport croyaient pourtant bien faire, « Black and Tans » faisant pour eux référence à la bière mixte (brune et blonde). Ils avaient simplement oublié que c’était également le nom d’un groupe paramilitaire britannique qui vint en aide à la Royal Irish Constabulary dans les années 1920, lors de la guerre d’indépendance irlandaise.

Recrutés pour la plupart d’entre eux parmi d’anciens combattants britanniques démobilisés après la Première Guerre mondiale, les Black and Tans (Noirs et Fauves) tirent leur nom à la fois de la couleur kaki et vert-sombre de leur uniforme et d’une célèbre race de chiens de chasse de Limerick.

Représailles, assassinats et incendies de villages : se comportant comme une armée d’occupation, cette troupe, qui compta jusqu’à 19.000 hommes, s’illustra rapidement par ses méthodes particulièrement brutales vis-à-vis de la population civile irlandaise. Le sac de Balbriggan, un village côtier au nord de Dublin en septembre 1920 et l’incendie de Cork dans la nuit du 11 au 12 décembre 1920 font partie des hauts faits de cette formation tristement célèbre. Inutile de dire que les Irlandais n’ont pas du tout apprécié.

« Autant appeler ses baskets des ‘Al-Quaeda’ », a fait remarquer la centrale de Nike en Irlande. La direction américaine de la firme de l’Oregon a bien sûr présenté ses excuses pour cette bavure qui témoigne d’une méconnaissance certaine de l’histoire irlandaise. Résultat de l’opération : les baskets se retrouvent en solde à peine lancées, bradées à 90 dollars et une image de marque dégradée durablement en Irlande et dans la diaspora irlandaise.

Crédit photo : Kameraad Pjotr, licence CC.

L’Irlande sauve les banques plutôt que le gaélique

L’Irlande sauve les banques plutôt que le gaélique

11/03/2012 – 08h00 DUBLIN (NOVOpress Breizh) – À cause de l’austérité budgétaire, le dispositif public de soutien à la langue irlandaise se trouve menacé. Il ne représente pourtant qu’une goutte d’eau par rapport aux sommes engagées pour renflouer les banques.

Les temps sont durs pour l’Irlande. Le pays est engagé dans un effort colossal pour rétablir ses comptes publics et échapper au sort de la Grèce. Son déficit budgétaire, qui avait dépassé le niveau hallucinant de 31 % du PIB en 2010, devrait revenir à 8,6 % en 2012 et 3 % en 2015. Pour cela, le gouvernement d’alliance Fine Gael-Travaillistes a pris des mesures drastiques : augmentation de la TVA à 23 %, réduction de 13 % des effectifs de fonctionnaires, baisse de 14 % des salaires du secteur public, etc.

L’Irlande sauve les banques plutôt que le gaélique
Poor Molly Malone, crying "Banksters and financials, alive, alive-oh!"

Dans le catalogue des mesures d’économie, l’une inquiète les défenseurs de la langue irlandaise. Le Foras na Gaeilge, financeur de l’enseignement du gaélique depuis 1999, annonce une révision de ses modalités de subvention qui aboutirait à la disparition de dix-neuf institutions(1). Une pétition en ligne a été lancée afin de réclamer des financements pérennes pour l’enseignement du gaélique.

Il est bon de rappeler que la situation financière catastrophique du pays est largement due au sauvetage de son système financier. Pour nationaliser et renflouer ses banques, l’Irlande a dépensé pas moins de 70 milliards d’euros, soit 55 % de son PIB. Le budget accordé au Foras na Gaeilge ne dépassait pas 20,6 millions d’euros en 2010.

(1) Altram, An tÁisaonad, An tOireachtas, Comhaltas Uladh, Comhar na Múinteoirí Gaeilge, Comhdháil Náisiúnta na Gaeilge, Comhlachas Náisiúnta Drámaíochta, Comhluadar, Conradh na Gaeilge, Cumann na bhFiann, Forbairt Feirste, Forbairt Naíonraí Teoranta, Gael Linn, Gaelscoileanna Teo., Glór na nGael, Iontaobhas Ultach, Pobal, Raidió Fáilte, Raidió na Life.

Photo : Statue de Molly Malone à Dublin. Molly Malone est l’héroïne de la chanson traditionnelle qui est l’hymne officieux de la ville de Dublin. Crédit photo : FrancisTyers, licence CC.

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

03/03/2012 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais devront se prononcer par référendum sur le Traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). C’est ce qu’a annoncé mardi en fin d’après-midi le Premier ministre Enda Kenny. Un recours au référendum écarté, en France, par Nicolas Sarkozy.

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a déclaré au parlement Enda Kenny (photo), qui a affirmé sa conviction que c’est l’intérêt de son pays d’approuver ce traité signé fin janvier, destiné à renforcer la discipline budgétaire des Etats signataires. «Au bout du compte, cela reviendra à voter pour la stabilité économique et la reprise» a conclu le Premier ministre.

Une victoire du « non » aurait pour conséquence de réduire à néant l’unanimité de la zone euro concernant le dispositif de redressement mis au point conjointement par la Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy : la fameuse «règle d’or» de retour à l’équilibre budgétaire qui s’imposerait à tous les Etats concernés, assortie de sanctions automatiques en cas de dépassement des plafonds. En cas de rejet du traité par les Irlandais, le pacte s’appliquerait quand même aux seize autres membres de la zone euro, avec la conséquence de créer un nouvel ensemble au sein d’une Union européenne à multiples vitesses.

Le résultat de la consultation s’annonce incertain. Si les Irlandais sont très soucieux de leur souveraineté – ils n’entendent pas remettre en question leur « particularisme » fiscal contesté par la France et l’Allemagne – ils savent aussi qu’en rejetant le traité ils perdraient le bénéfice des fonds de secours auxquels Dublin avait dû faire appel en 2010.

Ce recours au référendum semble exclu en France. « On peut parfaitement imaginer un référendum sur l’Europe, sur la monnaie unique par exemple (…), parce que la question est parfaitement claire : Voulez-vous échanger le franc contre l’euro ? » a déclaré Nicolas Sarkozy, qui estime que le TSCG ne comporte pas d’abandon de souveraineté. « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas la question claire qu’il y aurait », a-t-il enfin affirmé.

« Ce n’est pas une arme. Le référendum est une méthode qui présente un autre avantage qui consiste à dire à cette France qui souffre du fait de la crise (…) qu’elle aura la parole, qu’elle n’est pas exclue du débat et qu’elle peut trancher un certain nombre de sujets quand il y a blocage manifeste ». Depuis l’annonce de sa candidature Nicolas Sarkozy a pourtant affirmé haut et fort son intention de recourir au référendum.

A la différence des Irlandais, «la France qui souffre » ne saurait donc être autorisée à se prononcer sur un traité européen qui comporte, non pas comme l’affirme le Président de la République « 200 ou 250 articles », mais en tout et pour tout… 16 articles. Donner la parole au peuple ? Il ne faut rien exagérer.

Crédit photo : Seán licence CC.

Nouvel album des Cranberries : le retour d’une « identité irlandaise revendiquée »

Nouvel album des Cranberries : le retour d’une « identité irlandaise revendiquée »

01/03/2012 – 17h30
DUBLIN (NOVOpress) –
Après neuf ans de silence, le groupe irlandais The Cranberries, sort un nouvel album baptisé Roses, disponible dans les bacs depuis lundi. Avec 40 millions d’albums écoulés dans le monde, The Cranberries a été un groupe majeur des années 1990, à l’identité bien affirmée : sa chanteuse, Dolores O’Riordan (photo), n’a jamais caché ses opinions patriote, catholique et pro-vie.

Fatigués par les tournées, en panne d’inspiration, les quatre musiciens ont préféré faire un break plutôt que de se transformer en machine commerciale façon Rolling Stones. « Mon fils avait cinq ans, ma fille deux ans et je les emmenais sur la route avec nous. J’ai réalisé que ce n’était pas juste pour eux. Et puis, du point de vue créatif, nous étions dans une ornière. Nous avions besoin d’une pause », souligne Dolores O’Riordan, à la voix reconnaissable entre mille (voir la vidéo).

La chanteuse s’est installée dans un coin isolé du Canada et a donné naissance à deux nouveaux enfants, tandis que les autres membres du groupe sont restés en Irlande. Roses se révèle comme un retour aux sources des guitares claires, au chant mélodieux et mélancolique de Dolores O’Riordan, où s’invitent parfois des déflagrations électriques comme ce fut le cas avec Zombie, le plus gros tube du groupe celte. Pour L’Express, ça ne fait pas de doute : Roses est un album où « l’identité irlandaise est revendiquée ». Bienvenue à la maison !

Crédit photo : F de Falso, via Flick, licence CC.

La Troïka européenne contraint l’Irlande à vendre une partie de ses actifs

La Troïka européenne contraint l’Irlande à vendre une partie de ses actifs

24/02/2012 – 14h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Afin de financer le remboursement de la dette du pays, l’Irlande va devoir vendre trois milliards d’euros d’actifs. C’est ce qu’a annoncé mercredi le gouvernement de Dublin, contraint de prendre cette mesure par la Commission européenne,la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (Troïka).

« Le gouvernement a conclu un accord avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international sur la vente d’actifs appartenant à l’Etat pour une valeur maximale de trois milliards d’euros », a déclaré Brendan Howlin, ministre travailliste de la Dépense publique et de la réforme, qui s’est voulu rassurant en affirmant « qu’aucun ne sera bradé. »

L’Etat irlandais envisage ainsi de céder Bord Gais Energy, la filiale de distribution de la compagnie gazière publique, ainsi qu’une partie des actifs de la compagnie d’électricité Electricity Supply Board (ESB). Il prévoit également de vendre le quart des actions de la compagnie aérienne Aer Lingus dont il est encore propriétaire mais seulement « lorsque les conditions de marché seront favorables et à un prix acceptable pour le gouvernement“, a tenu à préciser M. Howlin.

Le gouvernement n’écarte pas non plus l’idée de vendre des biens appartenant à Coillte, l’organisme public gérant les forêts irlandaises, qui possède plus de 400.000 hectares de terres.

Ces mesures ont pour but, selon le gouvernement de centre gauche en place à Dublin depuis mars 2011, de permettre le remboursement de la dette et de relancer l’emploi. L’Irlande se trouve de fait sous la surveillance étroite de la Troïka.

Les employés de ces organismes vérifient de très près si le gouvernement de Dublin tient les engagements qu’il a été contraint de prendre fin 2010 – suite à l’énorme déficit public (32% du PIB) qu’avait entraîné le sauvetage du secteur bancaire, mis à mal par la crise des subprimes – afin que lui soit accordé le plan d’aide de 85 milliards d’euros.

90 ans après avoir très chèrement acquis son indépendance, l’Irlande se retrouve aujourd’hui quasiment sous tutelle.

Photo : La Banque d’Irlande à Dublin. Crédit photo : DubhEire licence CC.

L’Irlande du Nord a commémoré le Bloody Sunday

L’Irlande du Nord a commémoré le Bloody Sunday

02/02/2012 – 8h30
DERRY (NOVOpress Breizh) – l’Irlande du Nord a commémoré le 30 janvier dernier le quarantième anniversaire du Bloody Sunday (en français, Dimanche sanglant). Le 30 janvier 1972, 14 civils qui protestaient pacifiquement  pour la défense de leurs droits civiques, avaient été abattus par les tirs de l’armée britannique.

Dimanche, comme chaque année une manifestation commémorative a eu lieu dans les rues de  Derry. Après un office en hommage aux victimes célébré sous une pluie battante par un pasteur protestant et un prêtre catholique, plus de mille personnes ont défilé dans les rues de la ville, précédées de quatorze étendards de couleur noire.

Après une longue enquête, le gouvernement de Sa Majesté a finalement reconnu, en juin 2010, que les 14 civils tués par les parachutistes le 30 janvier 1972 étaient innocents. Aucun des soldats britanniques n’a été poursuivi en justice.

Mais il n’y aura pas d’enquête sur les évènements qui ont ensanglanté l’Ulster pendant une trentaine d’années. David Cameron a été formel sur ce point en déclarant au Parlement, le 15 juin 2010, « qu’il n’y aurait plus d’enquête ouverte sur le passé. »

Quatorze ans après les accords signés à Belfast en avril 1998, des dizaines de familles réclament toujours que toute la lumière soit faite sur les évènements qui ont fait 3.200 morts. Les victimes du quartier de Ballymurphy à Belfast, où 11 civils ont été tués par les soldats britanniques en août 1971, attendront longtemps que la lumière soit faite sur cette tuerie.

Crédit photo : SeanMack – Licence (cc) via Flickr

Dublin : “Terrible Beauty” à la française

Dublin : Terrible Beauty à la française

24/10/2011 – 12h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Une exposition d’art contemporain a lieu à Dublin. Il n’est pas dit qu’elle fasse oublier la crise économique. Parmi les exposants figure une dizaine d’artistes parrainés par l’Ambassade de France.

La capitale de la République d’Irlande accueille en ce moment, jusqu’au 31 octobre, une grande exposition d’art contemporain, Dublin Contemporary, sur le thème « Terrible Beauty — Art, Crisis, Change & The Office of Non-Compliance ». Ce titre évoque le dernier vers d’Easter 1916, le célèbre poème de William Butler Yeats en hommage aux victimes de la révolution irlandaise : « A terrible beauty is born ».

Il n’est pas certain que Yeats, pas plus que Pearse ou Connolly, aurait été enthousiasmé par l’exposition. On peut y voir un nuage de barbelés, un cercueil géant vert, une « maison malade » aux murs tapissés de notices de médicaments, un calamar géant en céramique, etc.

L’exposition a reçu le soutien du service culturel de l’Ambassade de France, désireux de montrer en Irlande un échantillon de l’art contemporain français : Jeanne Susplugas, Mounir Fatmi, Thomas Hirschhorn, Braco Dimitrievij, Wang Du, Kader Attia, Mathias Schweizer, Jota Castro, Alan Declercq, Claire Fontaine (pseudonyme collectif de Fulvia Carnevale et James Thornhill) …