Attentats en série : l’Irak en plein chaos confessionnel

Attentats en série : l’Irak en plein chaos confessionnel

11/09/2012 – 13h30
BAGDAD (NOVOpress) –
  Une vague d’attentats a frappé l’Irak dimanche, faisant au moins 88 morts et 400 blessés. L’un d’eux a visé le consulat de France à Nassiriah (320 km au sud de Bagdad), tuant un policier et en blessant quatre autres. La plupart de ces actions meurtrières ont eu lieu avant la condamnation à mort par contumace du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, reconnu coupable d’avoir commandité deux meurtres. La communauté chiite a particulièrement été visée. L’attaque la plus meurtrière s’est produite dimanche matin sur un marché, à proximité du mausolée de l’imam chiite Ali al-Charki, dans le sud du pays, où deux voitures piégées ont explosé. Quatorze personnes ont été tuées et 60 autres blessées.

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Irak : les américains sont partis, reste le chaos

Irak: les américains sont partis, reste le chaos.

18/12/11 – 18h40
BAGDAD (NOVOpress)
– Huit ans et neuf mois après le début de l’opération « Iraqi Freedom », le dernier convoi militaire américain a quitté le sol irakien, laissant derrière lui une situation absolument catastrophique.

Le pays est en effet en proie à l’instabilité politique la plus complète avec notamment la décision du bloc laïc Iraqiya de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre sa participation au travail parlementaire, dénonçant «l’exercice solitaire du pouvoir» du premier ministre Nouri al-Maliki.

Le premier ministre qui, de son côté, veut obtenir la tête de son vice-premier ministre Saleh Moutlak, membre d’Iraqiya, coupable d’avoir déclaré à la chaîne de télévision CNN que les américains laissaient l’Irak «aux mains d’un dictateur pire que Saddam Hussein, qui ignore le partage du pouvoir, qui contrôle les forces de sécurité du pays et qui a arrêté des centaines de personnes ces dernières semaines».

La guerre américaine en Irak aura coûté 770 milliards de dollars, 4500 soldats américains sont tombés, 32000 ont été blessés et plus de 100000 civils irakiens sont morts. Des chiffres « officiels » déjà terribles mais très certainement largement minorés, car ne tenant pas compte, par exemple, des victimes civiles de l’embargo.

Crédit photo : Qlis via Flickr, licence CC.

Pour les chrétiens d’Irak, Noël se déroulera “en état de siège”

Pour les chrétiens d'Irak, Noël se déroulera "en état de siège"

13/12/2011 -10h55
BAGDAD (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
“Les traditions seront respectées à l’intérieur des maisons et dans les églises. La Messe se célèbre de jour pour des motifs de sécurité. Il s’agira d’un Noël entre la peur et la foi inébranlable”. Tels sont les mots de Monseigneur Jean Benjamin Sleiman, Archevêque de Bagdad, pour décrire l’ambiance qui règnera à Noël pour la communauté chrétienne d’Irak.

Au cours de ces dernières années, la situation des fidèles chrétiens s’est considérablement dégradée. Ils sont désormais considérés comme des « dhimmis » et sont donc juridiquement et socialement inférieurs, étant même contraints de payer la « jizya », le tribut islamique dû par les minorités non musulmanes afin de pouvoir pratiquer leur foi.

Crédit photo : DR

L’armée américaine égare des morceaux de ses morts

L’armée américaine égare des morceaux de ses morts

09/11/11 – 17h00
WASHINGTON (NOVOpress)
– C’est une information particulièrement macabre qui a été révélée par un rapport du Pentagone sur la gestion de la morgue par laquelle transitent les corps des militaires américains morts au combat. Des restes humains ont été égarés ou mélangés par l’organisme mortuaire.

L’enquête sur la gestion de la morgue militaire avait été initiée en 2010, suite aux témoignages de plusieurs employés dénonçant de « mauvaises pratiques ».

Depuis 2003, plus 6300 corps de soldats morts en Irak ou en Afghanistan ont transité via cet organisme.

L’enquête avait alors mis à jour une « mauvaise gestion flagrante », ayant entraîné des situations extrêmement déplorables comme la perte de morceaux de corps de soldats morts et mutilés au combat.

Plusieurs responsables de la morgue ont donc été sanctionnés, mais aucun n’a été renvoyé, le rapport estimant qu’ils n’avaient pas agi « délibérément ».

[box class=”info”]Crédit photo : stef_dit_patoc/Flickr sous licence Creative Common[/box]

La Turquie a bombardé des bases du PKK en Irak

La Turquie a bombardé des bases du PKK en Irak

20/08/2011 19h00
ANKARA (NOVOpress) –
En réaction à une attaque des indépendantistes kurdes du PKK dans le sud-est de la Turquie, l’aviation turque a bombardé des positions du PKK hier vendredi 19 août en Irak. Selon une annonce aujourd’hui de l’armée turque.

Ces bombardements ont été effectués par deux séries de raid qui ont visé 85 cibles réparties dans le nord de l’Irak.

L’armée turque a repris ces bombardements un an après les avoir arrêtés.

Le futur chef de l’armée américaine menace l’Iran

Le futur chef de l'armée américaine menace l'Iran©Sgt Jennifer Johnson-Us Army

27/07/11 – 12h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le général Martin Dempsey, futur chef d’état-major interarmées américain, a prononcé un discours très menaçant et vindicatif contre la république d’Iran.
Le général a en effet mis ce pays en garde contre la poursuite de ses activités nucléaires. Il a également dénoncé son immixtion dans les affaires irakiennes. Ce qui ne manque pas d’audace dans la bouche d’un chef militaire d’un pays qui occupe l’Irak depuis plusieurs années.

“L’Iran, a soutenu le général Dempsey, est une force déstabilisatrice” dans la région. L’officier supérieur pointant du doigt le programme nucléaire iranien, qui est controversé, et accusant Téhéran de soutenir les forces hostiles à la présence militaire américaine en Irak. Une accusation que les officiels iraniens se sont logiquement empressés de retourner à celui qui mène des guerres incessantes dans la région.

“La probabilité pour que l’Iran fasse une erreur de calcul quant à la détermination des Etats-Unis est élevée”, a notamment déclaré le général Dempsey. Une détermination pouvant aller jusqu’à une nouvelle intervention militaire ? C’est une éventualité qui n’est pas écartée par tous les observateurs de la vie politique américaine. Ces observateurs verraient bien là une porte de sortie à l’actuelle crise de la dette.

Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois

Schöllnstein, ou le "mini" Lampedusa bavarois

21/07/2011 – 11h30
MUNICH (NOVOpress) — Ubu roi de Bavière ? Le service régional en charge des demandes d’asile submerge un paisible village sous un afflux de postulants. Sur place, tout le monde est furieux et les tensions sont palpables.

Évincées par la médiatisation de l’île de Lampedusa, d’autres régions d’Europe, que l’on pensait jusqu’à présent épargnées par la question des flux de “réfugiés”, connaissent un destin curieux.

Connaissez-vous Schöllnstein ? Paysage de carte postale, ce petit village typique de Bavière niché dans les collines, surplombé des restes d’un château médiéval et dont les chalets de bois sont ornés de volets multicolores, s’est vu du jour au lendemain gratifié d’une centaine de réfugiés en provenance d’Afghanistan, de Somalie ou d’Irak. Au grand dam des habitants (71 âmes), qui n’ont rien demandé, mais semble-t-il également au désespoir desdits réfugiés : car à Schöllnstein, il n’y a rien. Ou du moins pas grand chose, mis à part quelques fermes, une église, une caserne de pompiers et une onéreuse ligne de bus qui relie 2 fois par jour le petit village à la ville la plus proche.

Choc des civilisations

Si différents témoignages font état d’une cohabitation de plus en plus difficile entre les nouveaux arrivants, qualifiés “d’agressifs” et “oisifs” et la population locale, il ne semble pas pour autant exister la moindre solution à ce problème à l’échelon régional. « C’était une urgence. Nous devions accueillir beaucoup de monde très rapidement », explique simplement Michael Bragulla, porte-parole du gouvernement de Basse-Bavière, au sujet des réfugiés dont l’installation date maintenant d’une année.

Schöllnstein n’est pas un cas isolé : 15 “zones rurales” abritent environ un millier de réfugiés dans le district de Basse-Bavière, la plupart du temps parachutés sans véritable concertation avec les élus locaux et la population, avec les conséquences que l’on devine. Si le porte-parole du gouvernement affirme que le maire était au courant, ce dernier affirme avoir appris la nouvelle par les journaux…

La situation difficile que traversent les habitants de Schöllnstein est, dans un contexte plus général, l’illustration parfaite de l’abîme qui sépare les grands principes abstraits et universels que sont les “terres d’asile”, de leur application concrète, pour le malheur des populations locales comme des expatriés.

[box class”info”]Crédit photo : www.schoellnstein.de[/box]