Économie. Une campagne d’opinion manipulatoire en faveur de l’immigration massive

immigration Macron

L’immigration est-elle une nécessité pour pourvoir les besoins en main-d’œuvre de l’économie française ? Sans aucun doute, oui, si l’on en croit l’intense campagne d’opinion organisée dans ce sens. Pour peu, on en oublierait que la France sort à peine d’une des plus graves crises économiques de son histoire.
En 1841, Chateaubriand soulignait dans ses Mémoires d’outre-tombe les écueils de la formation des opinions : « Tout mensonge répété devient une vérité. » La période récente illustre l’entreprise de conditionnement des esprits visant à faire accepter aux Français une immigration extra-européenne massive, une entreprise qui confine à la saturation cognitive. Les exemples qui suivent en témoignent : c’est une nouvelle fois par la répétition que la nomenklatura veut faire accepter aux Français ce que la majorité d’entre eux refuse, comme en attestent les nombreux sondages réalisés à ce sujet.

L’immigration massive est indispensable, selon la Commission européenne

La position de la Commission européenne est constante en la matière : les pays européens doivent accueillir plus d’immigrés.

En 2008, les bureaucrates européens estimaient déjà que « suite au vieillissement rapide de la société, l’Europe n’a désormais plus d’autres choix que celui de prendre des décisions courageuses, y compris dans le domaine de l’immigration, si l’on veut garantir la croissance économique et la richesse aux générations futures. […] Pour remédier [à la baisse prévisible, NDLR] de la taille de la population en âge de travailler, l’UE devra, à l’avenir, attirer plus d’immigrants et ce, à chaque niveau de compétence et de qualifications ».

Les successeurs de Jacques Delors, de Manuel Barroso et de Jean-Claude Juncker n’ont pas dévié de la ligne tracée par leurs illustres prédécesseurs.

En mars 2017, le commissaire européen aux migrations et aux affaires intérieures, Dimítris Avramópoulos, s’exprimait dans le journal suisse Le Temps : « Les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de 6 millions d’immigrés. »

Plus proche de nous, le 23 septembre 2020, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, était tout aussi catégorique : « L’immigration fait partie de ce qui rend notre continent prospère. Nous avons beaucoup d’immigration à destination de l’UE. Et nous avons besoin de ces gens, notre société vieillit. Mais nous avons aussi besoin de nouvelles voies d’immigration légale. »

Mais professer des opinions en la matière n’est pas suffisant. Plusieurs études parues durant le premier semestre 2021 visent à donner à ces positions un vernis scientifique. Il s’agit autant de produire un travail argumenté que de communiquer : ces travaux ont dépassé le cadre des cercles dirigeants et ont été très largement médiatisés. C’est un véritable festival.

Le livre vert de la Commission européenne sur le vieillissement

La Commission européenne a lancé le top départ en rendant public le 27 janvier 2021 un « livre vert sur le vieillissement ». Si ce rapport vise à mieux prendre en compte le vieillissement de la population dans l’Union européenne, il n’en oublie pas pour autant de souligner que l’une des « manières de prévenir ou de limiter les conséquences négatives du vieillissement sur notre société » est de « favoriser l’immigration légale ».

Pour lire la suite, c’est ici !

Renaud Camus : “Nous en sommes arrivés à un moment où c’est désormais l’homme qui est le produit, interchangeable” [vidéo]

remplacisme

22/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien sur le remplacisme avec Renaud Camus, réalisé par “The Conservative Enthusiast”.

Pour Renaud Camus, “Nous en sommes arrivés à un moment où c’est désormais l’homme qui est le produit, interchangeable”.


Renaud Camus : « Je crois qu’un sursaut est possible »

Malgré l’effondrement culturel ou celui du système scolaire nous conditionnant à accepter le remplacement de notre propre civilisation, Renaud Camus rappelle que les dissidents qui se battaient pour la vérité dans les années 80 ont réussi à faire s’effondrer le régime soviétique. Pour lui, donc, un sursaut est encore possible.

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Le grand remplacement est-il plus que jamais d’actualité ?

Oui il est d’actualité, ma conviction est que c’est le thème qui est le plus d’actualité et le plus important dans la vie et dans l’histoire de notre pays, car si on change de peuple, l’histoire de notre pays aura une toute autre signification.

Êtes-vous un lanceur d’alerte plutôt qu’un théoricien ?

Le grand remplacement, hélas, n’a rien d’une théorie, c’est le phénomène le plus important de l’actualité et de notre histoire. Je ne suis pas le théoricien, je suis celui qui l’a nommé, en proposant un nom assez adéquat qui a été largement repris à travers le monde.

Le grand remplacement est désormais admis par une partie de la classe politique, est-ce une victoire ?

Ce qui est une victoire, c’est que les gens puissent se rendre compte de ce qui survient. C’est une victoire incomplète, car ce qui règne est le négationniste global : le fait de nier cette évidence. Tout ce qui aide à affirmer la vérité sur ce phénomène est une bonne chose.

Le monde politique est-il suffisamment conscient de ce phénomène ?

Même au sein du personnel politique, beaucoup de personnes le voient sans en être inquiétées. Certains s’en réjouissent comme Jean-Luc Mélenchon qui au fond dit à peu près la même chose que moi, en disant que le pays sera entièrement métissé et que la population sera changée. Et il trouve que c’est très bien !

L’inaction du monde politique s’explique-t-elle par l’idéologie ou une cécité volontaire ?

Parler d’une volonté, c’est beaucoup dire. Ils sont totalement dépassés par les événements et voient que leurs discours ne tiennent plus et qu’il n’y a plus de relation entre l’information et la réalité effroyable de ce qui survient. Donc ils naviguent au jour le jour. Leur seule obsession, ce sont les sondages et leur réélection ou leur élection.

La récente dissolution de Génération identitaire est-elle un coup de pouce au grand remplacement ?

Tout ce qui porte sur la constatation du changement de peuple, de la colonisation de la France et de l’Europe ne doit pas être nommé. Il n’y a rien d’autre à reprocher à ces jeunes gens, au contraire ils sont plus du côté de la loi que ne le sont les juges. Ils défendent le territoire, les frontières. Ils n’ont commis aucune espèce de violence et n’appellent à aucune violence. Il n’y avait aucune raison objective de les dissoudre, sinon le fait qu’ils affrontent le tabou du grand remplacement. On peut l’appeler autrement : si certains préfèrent, on peut dire génocide par substitution en utilisant le terme d’Aimé Césaire plutôt que le mien. Cela revient au même : un changement de peuple et de civilisation.

Malgré une production intellectuelle reconnue, vous êtes désormais un infréquentable…

Je n’ai jamais été très populaire dans le monde intellectuel et médiatique. Le devoir moral et le devoir esthétique d’un écrivain est de se porter systématiquement au point obscur du discours d’une société : j’en ai exploré plusieurs, ce qui ne me rend pas populaire. D’autre part, je n’ai pas une considération folle sur le rôle et la place des médias ou des journalistes dans la société française. Ce qui rend nécessaire de me faire taire à tout prix, c’est que j’affronte ce qui doit ne pas être dit : le phénomène le plus important qui doit être tu.

Quotidien vous impute une influence sur l’attentat de Christchurch en 2019. Que leur répondez-vous ?

Je cela trouve absurde et je vois cela comme une preuve que personne ne me lis. Deux catégories de gens ne m’ont pas lu : les journalistes qui formulent ce genre d’accusation et les tueurs de masse. Ce qui prouve que le tueur de masse n’a aucune relation avec moi est qu’il a commis son crime. En effet, le centre de ma réflexion politique est le concept d’In-nocence, de non nuisance et de non-violence. Je suis partisan de la remigration car je pense que les sociétés multiculturelles et pluri ethniques sont violentes. C’est pour éviter cette violence que j’appelle au constat du grand remplacement et à la remigration. Contrairement à ce que répètent les journalistes et le pouvoir négationniste, le tueur de Christchurch ne fait pas la moindre référence à moi. Cette expression de grand remplacement est partout aujourd’hui, et dans de très nombreuses langues. Le président Macron paraît-il en parle à l’Élysée.

L’importation du conflit israélo-palestinien est de plus en plus affirmé en France, est-il l’illustration du grand remplacement ?

Les choses deviennent de plus en plus claires et peuvent contribuer à la levée du négationnisme global. Ce n’est même plus une importation, c’est comme s’il y avait un front commun entre Jérusalem et la Seine-Saint-Denis. Nous nous retrouvons dans une situation incroyablement voisine de celle des Israéliens : ils sont dans une guerre extérieure avec Gaza et la Cisjordanie et en difficulté à l’intérieur avec la minorité arabe musulmane. La dérision sinistre du vivre ensemble éclate en Israël, comme elle éclate en France et en Europe, avec toujours l’étonnement naïf des gens qui ne comprennent pas et disent qu’ils vivaient très paisiblement les uns avec les autres.

Deux peuples peuvent-ils vivre ensemble sur un même territoire ?

Je ne le pense pas. Des individus peuvent s’intégrer dans toutes les civilisations, et l’histoire de la France en donne des milliers d’exemples magnifiques. À partir du moment où les immigrés sont en tel nombre qu’ils se conçoivent eux-mêmes inévitablement comme un peuple avec sa religion, sa civilisation, ses costumes et ses mœurs culinaires et autres, il n’y a plus d’intégration.

Le terme intégration est anachronique : les intégrations auxquelles on assiste aujourd’hui sont celles des malheureux indigènes qui restent dans les zones de population remplacées, et qui pour survivre, sont obligées de s’intégrer aux nouveaux venus.

Quand il requiert plus d’immigration pour sauver la démographie, François Bayrou devient-il un agent du grand remplacement ?

C’est absurde, car même la population indigène de la France n’a jamais été aussi nombreuse. Toutes les politiques écologiques, quelles qu’elles soient, sont un pansement sur une jambe de bois tant qu’on n’affronte pas la question démographique. À la télévision, la croissance démographique est donnée comme une bonne chose et la décroissance démographique comme une mauvaise chose.

S’il y a une décroissance démographique, c’est la première des nécessités pour la planète. La plastification du monde et des océans, la saleté de la planète, le nombre croissant des villes ressemblant à des bidonvilles, y compris à Londres et à Paris, prouvent qu’il n’y a aucune nécessité de décroissance démographique.

L’inquiétude vient de la croissance débridée des populations extra européennes, y compris en Europe.

Les Français semblent finalement se résoudre au grand remplacement, pourquoi se battre contre ?

S’ils l’acceptent, il est vain de se battre contre. Ils l’acceptent en raison de l’effondrement culturel et de celui du système scolaire : c’est le petit remplacement. Jamais au cours de notre histoire, les Français n’auraient accepté ce qu’ils subissent aujourd’hui.

À partir du moment où on a une conception du monde industrielle, de la matière en général et de la matière humaine, on tend à la produire. L’effondrement culturel devient une nécessité pour qu’il y ait une sorte d’égalité dans l’hébétude, puis on éradique la classe cultivée. Il y a des individus cultivés en France, mais plus une classe cultivée. Il suffit de comparer la télévision d’aujourd’hui à celle d’il y a 30 ou 40 ans.

La culture française serait-elle morte ?

Il y a des éléments de survie qui sont précieux. Mais on voit bien l’effondrement culturel et la conception qui prime aujourd’hui au moment de l’épidémie. On a l’impression que la culture n’est qu’un spectacle de masse. La culture c’est d’abord celle de l’individu : la lecture, la méditation, la campagne, la solitude. On pourrait considérer que la pandémie pourrait être favorable à la retraite en soi-même et à la méditation et donc à la culture.

Avez-vous toujours de l’espoir ?

Un sursaut est possible sinon je ne serais pas là ! Nous sommes un certain nombre à nous battre pour que ce sursaut survienne. Un sursaut est une étincelle de vérité. On l’a vu par exemple dans la société soviétique des années 70 et 80 où des dissidents se battaient pour la vérité. Tout le monde voyait que ce système communiste ne marchait pas, mais personne n’osait dire la vérité. Quand la vérité a percé, elle s’est répandue comme une traînée de poudre. Donc à tout moment il est possible que les gens réalisent. Fasse le ciel que l’étincelle de la vérité ne soit pas un drame épouvantable, mieux vaudrait que quelqu’un, à un moment, arrive à porter une parole qui soit entendue.

L’avenir des Français se trouve-t-il dans des sanctuaires à l’abri de quartiers grand remplacés ?

J’aime beaucoup ce concept de sanctuaire. La situation est tellement dégradée dans tellement de domaines, y compris dans le domaine de la défense des paysages, qu’il n’y a plus d’espérance – au moins dans un premier temps – que dans des sanctuaires pour les paysages, le patrimoine, l’éducation, pour la haute culture.

Des sanctuaires organisés autour d’un petit nombre me semblent plus raisonnables que l’espérance d’un changement global. Je suis favorable à une politique des sanctuaires, en particulier dans le domaine de l’éducation. Il faut rééduquer car aujourd’hui la seule éducation qui est dispensée est l’acceptation du génocide par substitution : apprendre aux gens à être remplacés ou à remplacer. Voilà à peu près à quoi se réduit l’enseignement aujourd’hui.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Maroc à l’assaut (migratoire) de l’Espagne

immigration ceuta espagne

Le Sultan d’Ankara fait des émules. Depuis lundi, c’est au tour du Royaume chérifien de se lancer à l’assaut d’un pays européen au moyen des masses de « migrants », comme l’avait fait la Turquie au printemps 2020. Cette fois, c’est l’Espagne qui est visée, et plus précisément Ceuta, ville espagnole (depuis l’incorporation à l’Espagne en 1580 du Portugal, auquel Ceuta appartenait après sa reconquête aux musulmans) située sur la côte de l’Afrique du Nord. Ceuta, comme Melilla, l’autre territoire espagnol (également depuis des siècles) en Afrique du Nord, est revendiquée par le Maroc, et c’est aussi dans ce contexte qu’est perçue en Espagne l’arrivée soudaine de milliers d’immigrants illégaux, pour beaucoup des Marocains, que les forces de sécurité marocaines ont soudainement décidé de laisser tenter leur chance. Parmi eux, de nombreux mineurs auxquels les policiers marocains auraient déclaré, selon les témoignages d’immigrants recueillis par la presse espagnole, que la frontière était ouverte et que personne côté marocain n’allait les empêcher d’y aller.

Entre lundi et mardi, ce sont environ 8 000 « migrants » qui ont contourné la clôture frontalière à la nage pour se rendre à Ceuta, c’est-à-dire en fait dans l’espace Schengen. Une stratégie marocaine qui rappelle aux Espagnols la Marche verte de 1975, quand des centaines de milliers de Marocains envahirent de la même manière le Sahara occidental à l’époque du roi Hassan II, père de l’actuel Commandeur des croyants Mohammed VI. Des appels de Marocains à une nouvelle Marche verte sur « la ville occupée de Ceuta » (une incongruité historique) se sont d’ailleurs multipliés sur les réseaux sociaux.

Une véritable invasion

C’est pourquoi l’on entend aujourd’hui le Premier ministre Pedro Sánchez mais aussi les chefs de l’opposition de droite Pablo Casado (PP) et Santiago Abascal (Vox) parler de la nécessité de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de l’Espagne à Ceuta. Malgré l’attitude du Maroc, qui jusqu’à récemment collaborait avec les autorités espagnoles pour freiner le passage des « migrants », les expulsions « à chaud » continuent pour le moment de fonctionner. Sur les plus de 8 000 immigrants arrivés illégalement, la moitié environ avait déjà été expulsée vers le Maroc mercredi matin. C’est toutefois sous les sifflets et aux cris de « traître », « dégage » et « démission » que le Premier ministre Pedro Sánchez a été accueilli mardi par des groupes d’habitants à Ceuta. Car l’invasion que subit ce territoire est le fruit non seulement des déclarations pro-migrants de la gauche au pouvoir et de ses transferts d’immigrants illégaux arrivés au Canaries vers le continent (où on les laisse libres de circuler dans l’espace Schengen), mais aussi du soutien du parti d’extrême gauche Unidas Podemos, membre de la coalition gouvernementale, à l’indépendance du Sahara occidental et surtout de l’accueil en avril du leader du Front Polisario Brahim Gali. Brahim Gali est actuellement soigné dans un hôpital espagnol après une infection au COVID-19. Le 8 mai dernier, le gouvernement de Tanger avait prévenu qu’il tirerait « toutes les conséquences » de « la décision des autorités espagnoles de ne pas aviser leurs homologues marocains de la venue du chef des milices du Polisario », ce que Rabat estime être un « acte grave et contraire à l’esprit de partenariat et de bon voisinage ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2021

Immigration : le pouvoir en veut encore !

immigration clandestins

« L’immigration est une chance pour la France ». On connaît la chanson. Les mouvements « antiracistes », fascinés par leur propre vertu, en imposèrent les paroles sirupeuses. Jacques Chirac fut un interprète docile du refrain, après François Mitterrand (« Les étrangers sont chez eux, chez nous »). Emmanuel Macron a rejoint la chorale en avalisant le pacte de Marrakech en 2018 : un texte tout entier consacré à la sublimation des « réfugiés et des migrants ». Les fauteurs de trouble sont donc connus : ils sont à rechercher dans cette classe politique immature qui n’a jamais voulu réfléchir aux conséquences conflictuelles d’un afflux massif de populations venues d’une autre civilisation, d’une autre culture, d’une autre religion.

Car il faut vivre sur une autre planète pour répéter encore que l’étranger est une aubaine pour le pays. Tous les sondages s’accordent à reconnaître que les Français ont mesuré les limites de la litanie. Les faits rappellent, tous les jours, le choc qui oppose désormais la contre-société extra-européenne à la communauté nationale. Il est vain de désigner l’immigré comme étant la source des déséquilibres et des désordres que connaît la nation submergée. Les vrais coupables sont au pouvoir. Et ils n’ont toujours rien compris…

Pitoyables sont les « antiracistes » professionnels qui s’émeuvent d’avoir entendu des propos anti-juifs, samedi, lors des manifestations pro-palestiniennes organisées en France et en Europe. S’il faut une preuve des tensions liées à la « société ouverte », la décision du gouvernement d’interdire le rassemblement parisien suffit à la démonstration. Le nouvel antisémitisme est ravageur. Il s’exprime notamment en Allemagne, qui avait cru racheter son passé nazi en s’ouvrant au monde musulman. Cette réalité explosive n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon, ce week-end, de se lancer dans une ode à la « créolisation » de la France. Il s’est félicité que, d’ici 2050, « 50% de la population française sera métissée ».

Or cette paresse intellectuelle, qui refuse de prendre en compte l’offensive islamiste en France, est aussi celle de François Bayrou. Dimanche, le haut commissaire au plan a fait publier, dans le JDD, une de ses notes sur la crise démographique, qui risque de mettre en péril le système de retraites par répartition. Plutôt que de réfléchir à un autre système par capitalisation, Bayrou ne voit que deux solutions : « Avoir plus d’enfants et accueillir des personnes d’autres pays ». « La France devra jouer des deux leviers dans des proportions raisonnables qui garantissent le maintien de la cohésion nationale ».

Mais, bon sang ! C’est l’immigration qui met à mal, aujourd’hui, la cohésion nationale ! Ce monde politique, aveuglé, est dangereux.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Invasion migratoire – Des ONG dénoncent la surveillance aérienne de migrants par l’Union européenne

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex est accusée par plusieurs ONG de recourir à une surveillance aérienne des bateaux de migrants en Méditerranée.

Les organisations soutiennent que l’UE travaille étroitement avec la Libye pour empêcher les navires humanitaires européens de secourir les migrants.


Menaces d’Erdogan – L’Europe au pied du mur, par Jean-Gilles Malliarakis

Il est assurément trop tôt pour prévoir où conduira véritablement, et jusqu’où ira, la volonté affichée du gouvernement turc d’inonder l’Europe de réfugiés et d’immigrants. Certains prenaient peut-être jusqu’ici cette menace, maintes fois réitérée par Erdogan, pour une rodomontade qui ne serait jamais mise à exécution. Sur la forme la tradition ottomane retrouvée ne se dément pas. Et c’est sans doute ce qui, le 28 février en fin de matinée encore, amenait le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg à exprimer la “totale solidarité” des membres du Conseil Atlantique avec leur inconstante et infidèle alliée.

Après un entretien téléphonique du 27 avec Mevlut Cavusoglu, ministre des affaires étrangères à Ankara, l’article 4 du traité signé à Washington en 1949 avait même été invoqué. Or, c’est dans l’affaire syrienne que la clause était supposée fonctionner. Depuis 2011, Erdogan en compagnie des islamistes, prétend défendre les droits de l’homme dans ce pays, contre ce que les médias ont pris l’habitude d’appeler l’armée du régime, élément de langage désignant tout simplement l’armée régulière, d’un pays juridiquement souverain depuis 1946, détaché de l’Empire ottoman depuis le traité de Sèvres.

Or, dès le lendemain 29 février, encouragés sans doute par cette affirmation hasardeuse d’une complaisance de principe, les agents du pouvoir d’Ankara déclenchaient, depuis Istanbul, la marche vers l’Europe de milliers d’illégaux.

L’activation du chantage migratoire a donc d’ores et déjà introduit une nouvelle dimension dans les relations avec la Turquie. Et cette perspective ne sera pas si facilement éliminée. Tout le monde a compris en effet, qu’en fonction des développements futurs, et si son utilisation devait demeurer impunie, cette arme d’un genre nouveau sera activée chaque fois que l’actuel gouvernement d’Ankara et les réseaux des Frères musulmans la jugeront utile. Ceci jusqu’à ce qu’un mécanisme éliminatoire intervienne.

Même la très incertaine, et si souvent incohérente, Merkel se sait obligée de réagir. Elle doit se prémunir elle-même contre la poussée protestataire qui s’est exprimée dans divers scrutins au niveau des Länder. Elle demeure certes encore accrochée à une chancellerie où elle a fait plus que son temps. Elle sait que sa maladroite politique d’accueil affirmée en 2015 avait déjà engendré son recul dans l’opinion populaire, au mépris de ce qui avait, au contraire par le passé consolidé sa popularité, quand en 2011 elle avait constaté l’échec du modèle multiculturel “Multikülti”.

C’est ainsi que le 2 mars, lors d’une conférence de presse à Berlin, Steffen Seibert au nom du gouvernement allemand a voulu affirmer que l’Union européenne attend de la Turquie qu’elle respecte l’accord turco-européen de 2016. Car celui-ci visait à empêcher les migrants d’atteindre l’Europe, et pour cela environ 3,2 milliards d’euros ont déboursés par les contribuables européens pour défrayer Ankara et, notamment, équiper sa flotte de garde-côtes.”Nous sommes convaincus de la valeur de l’accord et nous attendons qu’il soit respecté”, déclare un peu platement le porte-parole de Merkel.

Ce concept semble très au-dessous d’une situation qui ressemble de plus en plus à une invasion organisée. Elle justifie amplement la requête du gouvernement d’Athènes sur le fondement de l’article 78-3 du traité de l’Union européenne, qui prévoit de façon explicite le cas précis.

Notons cependant sa rédaction très molle : “Au cas où un ou plusieurs États membres se trouvent dans une situation d’urgence caractérisée par un afflux soudain de ressortissants de pays tiers, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut adopter des mesures provisoires au profit du ou des États membres concernés. Il statue après consultation du Parlement européen.”

C’est en cette occasion que le politiquement-islamiquement correct ne manquera pas de chercher à invoquer la convention de 1951 et l’obligation pour l’Europe d’accueillir et de répartir “toute la misère du monde”.

Oui l’Europe est au pied du mur, et c’est au pied du mur qu’on voit le maçon.

Toutes les îles grecques de la mer Égée, jusqu’à Rhodes et jusqu’à la république de Chypre, de même qu’en Méditerranée occidentale les îles de Lampedusa, Malte et le rocher de Gibraltar devraient être désormais, solennellement, proclamées inviolables sentinelles européennes, à défendre solidairement contre toute attaque venue de l’Orient.

Si cette doctrine n’est pas affirmée et mise en pratique, non seulement par Frontex mais par tous les moyens disponibles, ce seront ensuite la Sicile, la Sardaigne, la Corse, les Baléares, puis la Bulgarie, la Provence ou la Campanie.

Les Européens responsables, cela existe, l’ont compris et ils proclament, enfin, leur solidarité.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Erdogan menace l’Europe de submersion migratoire

A la recherche d’un soutien international pour faire plier l’armée de Bachar al-Assad dans la région syrienne d’Idlib, Recep Tayyip Erdogan a annoncé ouvrir ses frontières vers l’Union européenne pour laisser passer son flot de migrants.

Le président de la République de Turquie a annoncé, samedi 29 février, l’ouverture de ses frontières vers l’Union européenne. Une décision qui concerne « 18 000 migrants depuis vendredi », selon les autorités turques qui veulent mettre la pression sur les dirigeants européens afin d’obtenir du soutien dans le bras de fer qui les oppose à Vladimir Poutine et Bachar al-Assad dans la région nord de la Syrie.

Jeudi dernier, 33 soldats turcs ont été tués dans des frappes de l’armée du régime syrien. En représailles, l’armée turque a lourdement bombardé l’aéroport militaire de Neyrab, non loin d’Alep, puis abattu deux avions militaires syriens dans la région d’Idlib. Recep Tayyip Erdogan a sommé Vladimir Poutine de « s’ôter de son chemin », pour le laisser « seul à seul » avec Bachar al-Assad.

La Grèce en première ligne

Pour mettre la pression sur la communauté internationale, le chef de l’Etat turc a ouvert ses frontières occidentales. Plus de dix mille migrants venus de l’Afghanistan, de la Syrie ou de l’Irak se retrouvent donc massés aux portes de la Grèce. En réponse, les autorités athéniennes ont annoncé qu’elles « n’accepteront aucune demande d’asile pendant un mois » et « expulseront tous les migrants franchissant sa frontière ». Une fermeté expliquée par l’isolement du pays, abandonné dans cette situation par les autres pays européens, et par la crise à Lesbos où des centaines d’habitants protestent depuis plusieurs mois contre la submersion migratoire à laquelle ils doivent faire face.

Face à la fermeture de la frontière hellène, les migrants se retrouvent bloqués aux marges de la Turquie, interdits de retourner à Istanbul par les forces de l’ordre turques. Seule solution : passer par la mer. Les conditions météorologiques favorables de ces derniers jours ont permis à une quinzaine de bateaux d’accoster sur l’île de Lesbos déjà surchargée par les clandestins. Le centre d’accueil construit pour accueillir 3 000 personnes est déjà peuplé de 20 000 migrants. Alors, si les garde-côtes peuvent être dépassés, les clandestins devraient faire face à un accueil glaçant de la part de la population exaspérée et abandonnée par les autorités.

Des rendez-vous cruciaux

Inquiète de la situation, l’Union européenne devrait réunir cette semaine les ministres des Affaires étrangères afin de trouver une issue à cette crise diplomatique. En attendant, le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, dont le pays partage une frontière avec la Turquie, doit rencontrer Recep Tayyip Erdogan au nom des vingt-sept pays. De son côté, Vladimir Poutine devrait discuter avec son homologue turc le 5 ou 6 mars prochain pour tenter de trouver un accord en vue d’une désescalade de la tension dans la région d’Idlib en Syrie, a annoncé le Kremlin.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2020

Viktor Orban : “Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée”

24/02/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi 13 février, venu inspecter la barrière frontalière de la Hongrie avec son homologue slovaque Peter Pellegrini, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré :

Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée

S’adressant aux journalistes il ajoute que 95% des migrants arrivant à la frontière sont des « hommes en âge de porter leurs armes », ce qui ne colle pas avec les descriptions de la situation à la frontière hongroise dans les médias internationaux. Viktor Orban a tenu à remercier le Gouvernement slovaque pour l’aide qu’il fournit dans la protection des frontières.

Il insiste sur le fait que les migrants sont soutenus par des organisations se disant des ONG et qui fonctionnent comme les groupes de passeurs. Il ajoute que ces organisations disposent de ressources financières importantes.

Condamnation de Génération Identitaire : une justice à la dérive ?

Qui est Isabelle Defarge, la juge qui a condamné les militants de Génération Identitaire ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Un tollé à droite, des réjouissances à gauche, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le jugement, très politique et très politisé, qui a été rendu par le Tribunal Correctionnel de Gap à l’encontre de 3 militants de Génération Identitaire pour avoir mis en lumière les carences de l’État en matière de protection des frontières : 6 mois de prison ferme et 75.000 € d’amende. De LR au RN, en passant par des figures plus autonomes de la droite, les identitaires ont pu mesurer le soutien dont ils bénéficient.

Du côté des politiques, les députés européens Nadine Morano (LR, assez rares tout de même), Thierry Mariani (RN) et Jordan Bardella (RN) sont montés au créneau, prenant publiquement la défense des identitaires. C’est aussi le cas du Sénateur-Maire (RN) Stéphane Ravier et du député du Pas-de-Calais Ludovic Pajot (RN).

Du côté de la société civile, on peut lister l’avocat Gilles-William Goldnadel, Marion Maréchal nièce de Marine Le Pen et directrice de l’ISSEP ou encore Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, qui s’est quant à lui prononcé pour une épuration du corps judiciaire.

https://twitter.com/_polemia/status/1169585472185733122

Le discrédit de la “Justice” et de la magistrature

L’essayiste Éric Zemmour, dans une tribune parue ce jour dans le FigaroVox, est lui aussi monté au créneau :

“Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.”

Plusieurs voix se sont étonnées de la lourdeur de la peine, caractéristique d’une magistrature à la dérive, soumise à l’idéologie de gauche, et ont mis en cause la partialité du juge, Isabelle Defarge. Cette dernière, qui s’était également illustrée dans la condamnation de militants d’extrême-gauche “pro migrants” en décembre 2018, a eu la main particulièrement lourde pour les militants de Génération Identitaire. Sa participation à un colloque “pro migrants” en 2017 à Toulon, l’étranger entre la loi et les juges, a été relevée, aux côté de membres de la Ligue des Droits de l’Homme et de la CIMADE, organisations promouvant l’invasion migratoire.

Invasion migratoire : la colère de Matteo Salvini après le passage en force du Sea-Watch 3

28/06/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Sea-Watch 3, bateau d’une association humanitaire allemande a forcé le passage à Lampedusa, ce qui a déclenché l’ire du ministre de l’Intérieur. Ce dernier a dénoncé «le petit jeu politique» et la mise en danger de la vie des migrants. Cette histoire intervient quelques mois après l’épisode du débarquement des migrants à Malte par le même navire.


Éric Zemmour : « Les migrants sont des envahisseurs : quand les gens forcent une frontière ça s’appelle envahir un pays »

15/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
« Les migrants sont des envahisseurs : quand les gens forcent une frontière ça s’appelle envahir un pays. »

C’est ce qu’a déclaré Éric Zemmour dans l’émission « La Grande confrontation » sur LCI, présentée par David Pujadas.

Il a également cité une étude de 2015 de Médecins du monde selon laquelle seuls 13% des « migrants » fuiraient une situation de guerre.


Éric Zemmour : “On a des élites qui organisent l’invasion”

Angela Merkel fait face à un ultimatum sur la question migratoire

19/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, après plusieurs jours de tensions cristallisées par le changement de gouvernement italien, la main tendue à l’Allemagne et à l’Italie par l’Autriche pour coopérer sur la question migratoire et la crise de l’Aquarius, Angela Merkel ne peut plus ignorer l’aile droite de la coalition qu’elle a eu tant de mal à réunir lors des dernières élections. Le parti conservateur bavarois, le CSU, réuni autour du ministre de l’Intérieur, a ainsi adressé un ultimatum de deux semaines à Angela Merkel afin qu’elle restreigne l’accueil des clandestins aux frontières.

Que cela signifie-t-il concrètement pour l’Allemagne ?

D’après les termes de l’ultimatum, passé le délai prévu de deux semaines, si Angela Merkel n’a pas pris de mesures pour refouler aux frontières tous les clandestins déjà enregistrés dans d’autres pays de l’Union Européenne, alors le ministre de l’Intérieur décrètera la fermeture des frontières. D’après une agence de presse allemande, Angela Merkel aurait accepté ce délai qui doit coïncider avec la tenue d’un sommet européen les 28 et 29 juin prochains. Néanmoins la chancelière compte utiliser ce délai pour convaincre sa coalition que l’Allemagne ne doit pas faire cavalier seul, elle a d’ailleurs déclaré ce lundi JE CITE « La manière dont agit l’Allemagne va déterminer si l’Europe va rester unie ou pas. Il s’agit d’un défi européen qui nécessite une réponse européenne. » FIN DE CITATION.

Nous comprenons donc que les enjeux dépassent la question allemande.

Effectivement, cette défiance vis-à-vis d’Angela Merkel, et la perte de pouvoir et d’influence de celle-ci en Allemagne témoigne d’une situation chauffée à blanc à l’échelle de l’Europe. Les partis eurosceptiques et nationalistes sont en progression en Allemagne, poussés par l’arrivée massive de plus d’un million de clandestins entre 2015 et 2016, dans une dynamique qui vient compléter le Brexit, le nouveau gouvernement autrichien, le nouveau gouvernement italien, la quasi-sécession des membres du groupe de Višegrad et un sentiment de défiance qui traverse l’Europe, cristallisé autour de la question migratoire. Dans ce climat où la France paraît tout à coup bien isolée, les prochaines élections européennes pourraient bien voir triompher les partis eurosceptiques et, dans un même mouvement, signer l’arrêt de mort de l’Union Européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Allemagne : la question migratoire continue d’affaiblir la majorité d’Angela Merkel

15/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En Allemagne, la question migratoire fait tanguer la majorité d’Angela Merkel.

Issu de l’aile droite de la coalition, le ministre de l’Intérieur est entré en rébellion : il exige plus de fermeté aux frontières. Or, dimanche, Angela Merkel a mis son veto à un projet de refonte de la politique d’asile.

La chancelière veut d’abord consulter ses partenaires européens avant de prendre une décision…

Mais le parti bavarois de la CSU s’est déclaré prêt passer outre la décision d’Angela Merkel provoquant une vraie crise politique.

Markus Söder, Ministre-président de la Bavière, a ainsi déclaré :

Pendant trop longtemps, nous nous sommes précipités de compromis en compromis sur la question de la politique des réfugiés, sans prendre de décisions fondamentales et claires. Nous devons reprendre le contrôle de la situation en Allemagne.


Defend Europe. La traque des opposants à l’invasion ?, par Camille Galic

Le 8 mai, la République française célébre, avec la solennité qui s’impose, la victoire des démocraties sur le nazisme, après s’être associée le 29 avril à la Journée de la Déportation, précédée dans tous les établissements scolaires de France par le rappel des heures les plus sombres de notre histoire, marquées par le haine et la délation. Mais, sur les réseaux sociaux, c’est justement la délation qui fait rage contre Romain Espino, cible de la vindicte de toutes les ultra-gauches en tant que porte-parole des Identitaires organisateurs le 21 avril au col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, de l’opération « Stop Migrants Alpes » consistant à intercepter, « sous la supervision d’un officier de police judiciaire », des clandestins passant illégalement la frontière française et à les remettre aux gendarmes.

Une initiative de Génération Identitaire aussitôt condamnée par le procureur de Gap, Raphaël Balland, qui, après avoir ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire, à dû se résoudre… à rendre le 28 avril une ordonnance de non-lieu ! Mangeant son chapeau, le magistrat admet que les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir « aucune plainte » pour violences, ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque ». Ce qu’avait déjà reconnu la préfecture des Hautes-Alpes, selon laquelle le coup d’éclat des Identitaires, épaulés par bon nombre de camarades européens confrontés à la même menace, s’était déroulé « dans le calme ». Ce qui n’aura pas été le cas de la contre-manifestation organisée le 22 avril par les « antifas » transalpins et français qui, regroupés du côté italien pour escorter une trentaine de clandestins, avaient violemment forcé un barrage de la gendarmerie au col de Montgenèvre, faisant deux blessés parmi les forces de l’ordre. Et la veille, sous prétexte de « défense des migrants », déjà, les mêmes ou leurs congénères avaient saccagé le centre-ville de Gap, brisant vitrines et mobilier urbain.

Nonobstant, la campagne continue à l’encontre de Romain Espino, cet horrible « chasseur de migrants le week-end » mais selon la dénonciation sur Twitter de Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de Gauche de Saint-Denis, « en semaine conseiller en assurance au Crédit Agricole ». Celui-ci sommé de ce débarrasser au plus vite d’un tel individu. La Ligue de défense noire africaine (LDNA) s’est d’ailleurs rendue sur le lieu de travail du « criminel » pour exiger son licenciement et, a relaté Caroline Parmentier dans le quotidien Présent, « un de leurs activistes à la dégaine de gros gangsta-rappeur, répondant au nom de Gucci IG, a vociféré au siège du Crédit Agricole, à Montrouge, terrorisant et injuriant les guichetières. “La Blanche à l’accueil doit aussi faire partie de l’extrême droite”, a-t-il éructé, l’accusant de lui avoir “mal parlé”. La vidéo prise par lui-même sur Facebook est ahurissante, le personnel et les vigiles du Crédit Agricole dans leurs petits souliers tandis que le raciste anti-Blanc (le seul racisme toléré et approuvé par les bobos et les médias) multiplie les provocations et les menaces. »

Est-il besoin de préciser que, parmi toutes les organisations et partis de gauche qui, à l’instar d’Eric Coquerel, député de La France insoumise, et de Jean-Luc Mélenchon lui-même, avaient réclamé en pleine Assemblée nationale la dissolution de Génération Identitaire et les plus lourdes sanctions judiciaires contre les participants à « Stop migrants », pas un(e) n’a dénoncé les tentatives d’intimidation sur le Crédit Agricole pour le pousser à virer Romain Espino ? Quant à l’évêque de Gapet d’Embrun, Mgr Xavier Malle, qui, « au nom de l’Evangile » et porte-voix du pape François pour qui « les migrants sont la chair de l’Eglise », avait stigmatisé les Identitaires et appelé à l’accueil des clandestins qui « ont tellement souffert » et chez lesquels, assure-t-il, « il n’y a aucune délinquance », il ne voit pas malice à la campagne de délation et d’exclusion menée contre Romain Espino.

A croire que, du moment qu’il s’agit de neutraliser un fasciste ou présumé tel, tous les moyens sont bons pour obtenir sa mort civile et professionnelle. Cette exclusion porte un nom : le Berufsverbot ou bannissement professionnel, institué en 1933 dans l’Allemagne devenue nationale-socialiste, pour fermer aux juifs, aux artistes « dégénérés » et aux opposants politiques l’accès à certaines professions. Ressuscité en 1979 par la République fédérale contre les membres et sympathisants de la Fraction Armée Rouge, ce Berufsverbot d’essence totalitaire frappe aujourd’hui essentiellement des militants nationalistes, systématiquement qualifiés de néo-nazis ou de négationnistes pour faire passer la pilule aux yeux de l’opinion.

Evoquant voici un demi-siècle tout juste l’invasion menaçant l’Europe, le grand universitaire et grand politique Enoch Powell déclarait que « se taire devant cette situation serait une trahison majeure » et en appelait à « la volonté populaire ». Exprimant cette volonté, les Identitaires ne se contentent pas de parler, ils agissent — à leurs risques et périls. Tout est donc bon pour les abattre.

Camille Galic

Article repris du site Polemia