Emmanuel Macron – Défense d’un bilan désastreux

macron interview TF1

Fallait-il vraiment attendre autre chose de l’interview par TF1 de l’actuel chef de l’Etat et futur candidat à sa propre succession qu’une grossière opération de séduction des Français à l’approche de l’élection présidentielle ? Si la réponse est bien entendu négative, on ne peut cependant aujourd’hui qu’être indigné par l’incroyable degré de démagogie, d’hypocrisie, de cynisme et, au fond, de mépris de nos compatriotes, dont Emmanuel Macron a fait preuve lors de cet entretien enregistré à l’avance pour éviter les mauvaises surprises, et avec deux journalistes pour le moins complaisants.

Un bien mauvais comédien

C’est ainsi que, lors de cette interview qui a duré près de deux heures, le chef de l’Etat a d’abord tout fait pour tenter de « casser » son image de président méprisant à l’égard du peuple français. Affectant très maladroitement une tristesse de circonstance, il a notamment déclaré regretter d’avoir « blessé des gens » avec ses innombrables petites phrases insultantes, tout en justifiant celles-ci par sa « volonté de faire bouger les choses ». Assurant avoir maintenant « la volonté de bousculer sans blesser », le président sortant s’est alors lancé dans une déclaration d’amour aux Français totalement grotesque et surtout difficile à croire à quatre mois des élections… En effet, interrogé sur ce qu’il a appris aux « côtés » de nos compatriotes pendant près de cinq ans, Macron a alors répondu : « … sans doute à mieux les aimer, […] avec plus d’indulgence et de bienveillance. » Avant d’ajouter, quelques minutes plus tard : « Quand j’ai été élu, j’aimais la France. Et là je peux vous dire : je l’aime encore plus follement. »

L’homme du grand remplacement

Au fond, Macron aime tellement la France et les Français qu’il œuvre inlassablement depuis bientôt cinq ans à leur disparition pure et simple, et entend bien continuer sur cette voie ! C’est ainsi que, après avoir dressé un bilan évidemment très positif de son mandat pourtant catastrophique, le candidat non encore officiellement déclaré à la présidentielle a gentiment expliqué que son « ambition » pour notre pays allait, « d’évidence », « au-delà du mois d’avril prochain ». « Je ne pense pas, a-t-il en effet déclaré, je n’ai jamais pensé, qu’on pouvait transformer un pays en cinq ans. Donc j’essaie de me projeter… » Avec tout ce que cela implique : rejet de l’immigration zéro (décrite comme « une absurdité »), refus de considérer le grand remplacement comme une réalité, maintien et même renforcement de la dictature sanitaire, « sanctuarisation » des effectifs pléthoriques de la fonction publique… Bref, comme l’a souligné Eric Zemmour après l’émission, Macron est bien « l’homme du grand déclassement et du grand remplacement ». Une position également défendue par Jordan Bardella, qui a observé avec beaucoup de justesse : « Le chômage augmente, le pouvoir d’achat des Français est sévèrement attaqué, pas un seul endroit en France n’est épargné par l’insécurité, l’immigration est massive… Mais le président-candidat Emmanuel Macron est content… » ! •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2021