L’état d’urgence borné ?

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Après avoir laissé entendre qu’il pourrait durer aussi longtemps que la menace de l’État islamique, Valls a tenu à préciser que l’état d’urgence serait nécessairement « borné ». Venant de lui… pourtant, il peine à convaincre.

On appelle ça un ballon d’essai. Lors d’une interview à la BBC, Valls a répondu « Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech » à la journaliste qui lui demandait si l’état d’urgence pouvait durer « éternellement ». Si le propos n’avait pas suscité trop de réactions, il aurait tenté de pousser le bouchon un peu plus loin…
Heureusement, c’est une levée de boucliers qui a accueilli les propos du Premier ministre, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant par exemple « la fin de l’état de droit ». Il faut dire que l’inscription de ce régime exceptionnel dans la Constitution et sa prolongation programmée suscitent bien des craintes, alors que le pouvoir est aux abois et pourrait être tenté de détourner les pouvoirs qu’il lui donne pour défendre l’ordre « républicain » (c’est-à-dire leurs intérêts politiciens et leur idéologie, par opposition à la démocratie, terme qu’ils n’emploient plus, et pas par hasard).

Aussi, alors le « président » Hollande a officialisé sa volonté de prolonger jusqu’à fin mai l’état d’urgence instauré en France, Valls a tenu à préciser qu’il restera un « régime d’exception » qui sera « nécessairement borné dans le temps ». Il a aussi soutenu l’amendement consistant à mettre dans la Constitution le contrôle parlementaire de l’application de l’état d’urgence.

Pour autant, le Premier ministre a pris soin de ne prendre aucun engagement quant à la durée dudit état d’exception, se laissant une grande porte ouverte en déclarant que « Personne ne peut préjuger des événements à venir et nous voyons bien l’état de la menace avec la diffusion de la vidéo de l’État islamique, de Daech. » Il s’est aussi montré plus que réservé sur l’éventuelle interdiction, dans la Constitution, de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pendant l’état d’urgence. Donc selon lui, l’assemblée pourrait contrôler l’application de l’état d’urgence… sous la menace d’une éventuelle dissolution. Visiblement, Valls pense à l’avenir et à se laisser les mains aussi libres que possible… Déjà que comme Premier ministre, il fait frémir, comme président de a République…

C.D.

l’état d’urgence permanent, ça se précise

21/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Tel un satrape en sucre, un autocrate mou, les plus dangereux, car ils endorment la méfiance, Hollande avance ses pions pour la prolongation de l’état d’urgence. Avec la bénédiction de quasiment toute la classe politique. Suspect quand on se dit que rien, dans le cours des enquêtes liées au terrorisme, ne le justifie plus.


Sécurité : vers un maintien de l’état d’urgence ?


Big Brother Facebook lutte contre les messages « extrémistes »

21/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Critiquée par le gouvernement allemand pour « négligence » dans la lutte contre « la propagation des discours de haine », qui ont suivi l’afflux de 1,1 million de clandestins en Allemagne depuis l’été, Facebook s’est engagé à agir.
Facebook a donc lancé lundi une opération intitulée « Initiative pour le courage civil en ligne », à Berlin. Doux euphémisme pour qualifier la répression du « politiquement correct. »
Facebook veut non seulement modérer les propos, mais aussi mobiliser la société civile. La société promet un million d’euros, pour soutenir les ONG luttant « contre le racisme et la xénophobie ». Facebook a annoncé avoir fait appel aux services d’une filiale de l’éditeur allemand Bertelsmann pour surveiller et effacer les messages « racistes » publiés sur sa plate-forme en Allemagne.
« Big Brother » nous regarde vraiment.


Police politique : acte de naissance

Source : Boulevard Voltaire

Il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre « patrie des droits de l’homme ».

« Les députés dont les noms suivent, ainsi que les membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, sont heureux de vous faire part de la naissance officielle de la police politique en France. »
Jusqu’à présent, je pensais que les dispositifs sécuritaires pris, en urgence, par le gouvernement ne visaient que les gens douteux, ceux qui savent qu’ils ont quelque chose à se reprocher, terroristes ou pas, ceux qui tripotent un peu trop la loi à leur profit, bref, les « méchants », comme on dit dans les westerns. Je nous voyais, nous les gens normaux et limpides, hors-jeu de cet état d’urgence.
Eh bien, j’avais tort. Je suis dans le collimateur ! En plein dedans !

Dans le cadre du fumeux projet de loi pour une « République numérique », les socialistes viennent de glisser l’amendement n° CL387. Il y est question des « hoax » – vous savez, ces messages que vous recevez par dizaines et qui présentent une information qu’en toute bonne foi on peut croire vraie alors qu’elle ne l’est pas. Selon les socialistes, « ces canulars informatiques revêtent un caractère de particulière gravité lorsqu’ils visent à diffuser, à grande échelle, une information erronée sur le contenu d’une politique publique ».
Sanction pour le petit rigolo qui aura fait partager la nouvelle à son carnet d’adresses : 135.000 euros d’amende.
Et voilà ! Le tour est joué. On est tous fliqués. Dès lors, toute critique d’une politique gouvernementale, diffusée par Internet à ses copains, est punissable. Et, dans le doute, on préférera s’abstenir de faire suivre une information plutôt que de risquer la colossale amende. C’est cela, la police politique.

Questions ? Qu’est-ce qu’une « information erronée » ? Doit-elle être complètement erronée ? Un peu, beaucoup, sur les bords ? Qu’est-ce que le « contenu d’une politique publique » ? Le gouvernement s’occupe-t-il d’autre chose que de mettre en œuvre une politique publique ?
Donc, il est désormais interdit de « parler politique » sur Internet. Qu’est-ce qu’une diffusion « à grande échelle » ? À partir de combien de destinataires sort-on la grande échelle ? Dix ? Vingt-huit ? Cent trente ? Qui va juger de tous ces critères ? Le gouvernement ? Exemple concret : « Je promets d’inverser la courbe du chômage. » Est-ce une information erronée sur le contenu d’une politique publique, diffusée à grande échelle, et donc passible d’amende lourde ?
Alors, avant de faire suivre une info, branchez-vous sur « Hoaxbuster », « Hoaxkiller » ou « Hoax-ce-que-vous-voulez », tournez sept fois votre doigt sur la touche « Envoyer » avant d’appuyer. Ce geste, jusqu’alors anodin, peut vous coûter extrêmement cher.

Sur le site de l’Assemblée nationale, face à cet amendement discuté il y a deux jours, figure la mention « Retiré ». Peut-être ? Impossible de savoir.
Il n’empêche qu’il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre beau pays « patrie des droits de l’homme ».
Cela fait froid dans le dos.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

État d’urgence : le pouvoir ratisse large

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début de l’état d’urgence, une mise en examen liée au terrorisme, sur 2700 perquisitions et 360 arrêtés d’assignation à résidence. Si les islamistes sont dans le collimateur, ils sont loin d’être les seuls.

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le gouvernement PS a instauré l’état d’urgence permettant aux services de police et de renseignement de mener des perquisitions et des assignations à résidence de manière discrétionnaire, sans passer par la justice.
L’objectif affiché de lutter contre l’islamo-terrorisme est louable. Mais quant on voit qu’il a fallu attendre un mois d’état d’urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’efficacité du dispositif laisse songeur. Plus encore quand on sait que Issa K., ressortissant tchétchène de 27 ans, était connu des services de renseignement en raison d’un déplacement en Turquie courant 2013, mais qu’il était jusqu’à présent libre faute d’autres éléments.
Avec le nombre de fiché S dont on connaît les voyages en Syrie, il est permis de se demander si les services de sécurité font correctement leur travail, même si depuis une autre enquête préliminaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris.

On peut également se féliciter que la police en profite pour faire un peu le ménage dans les banlieues, preuve s’il en était besoin des dysfonctionnements de la justice, qui rend complexe le simple travail de police. Celui-ci est évidemment facilité par l’état d’urgence : saisies de drogues, d’armes, le coup de pied dans la fourmilière a dû gêner un peu les délinquants.

Pour autant, force est de constater que les objectifs de l’état d’urgence vont bien au delà de la lutte contre cette menace. Manuel Valls a déclaré :

Il y a eu, oui, 354 assignations à résidence — au 11 décembre — parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public.

Qui donc est « dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public » ? Mystère. À date, ce sont plutôt les militants écolo-gauchistes qui ont eu à en pâtir, COP21 oblige. Mais la mouvance patriote est clairement dans le collimateur, avec ce même Valls qui déclare à qui veut l’entendre (et aux autres aussi) qu’il est « prêt à tout » pour lutter contre le FN.

Liée à la multiplication des lois « renseignement », « antiterroristes » et autres mesures de surveillance de masse, l’état d’urgence d’une durée de 3 mois, qui doit être adopté de manière permanente par la modification de la constitution, donne un aperçu du régime orwellien en train de se mettre en place.

Dernier exemple en date : la direction SNCF a annoncé le 16 décembre l’expérimentation en cours dans plusieurs gares de technologies « d’analyse comportementale » fondées « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété ». Couplé aux quelques 40 000 caméras de vidéosurveillance présentes sur le réseau SNCF, le système fait penser à un Big Brother puissance 10. Là encore, difficile de tracer la ligne entre la louable traque de terroristes at autres délinquants et la surveillance de masse, utilisable aussi bien à l’encontre de mouvements sociaux ou de la contestation politique du régime.
De plus, « La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi. » Le flicage des agents se superpose donc à celui des usagers.
Et le climat de peur et de paranoïa généralisé permet de faire passer comme des lettres à la poste des mesures qui susciteraient un tollé généralisé en temps normal.

Charles Dewotine

Crédit photo : audunmb via Flickr (CC) = what are you looking at

Alain de Benoist : « État d’urgence : Quand une mesure d’exception peut devenir la norme… »

[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Source : Boulevard Voltaire</strong>

La France est en état d’urgence. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Est-ce un « état normal » ou un « état d’exception » ?
Au même titre que l’état de siège (art. 36 de la Constitution) ou que les pleins pouvoirs conférés au chef de l’État (art. 16), l’état d’urgence relève de l’état d’exception. Prévu par une loi du 3 avril 1955, il n’avait été décrété qu’à deux reprises depuis la fin de la guerre d’Algérie : en 1984, en Nouvelle-Calédonie, et en 2005, pour faire face aux émeutes des banlieues.
Sa caractéristique majeure est de suspendre, au nom du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif, donc sans le contrôle d’un juge, un certain nombre de libertés publiques : principe de sûreté, droit de séjour, intimité de la vie privée, liberté de la presse et de la radio, liberté de circulation, liberté d’expression, liberté d’association, de réunion, de manifestation, etc. Bref, c’est la mise en œuvre du principe de Montesquieu : « Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté » (De l’esprit des lois). Nécessité fait loi.

Derrière l’« état d’urgence », d’autres mesures semblent se mettre en place, toutes plus liberticides les unes que les autres. Faut-il craindre un « Patriot Act » à la française ?
C’est évidemment le problème central. Dans ses Commentaires sur la société du spectacle, Guy Debord écrivait : « Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler acceptable. » L’expérience montre en effet que l’opinion publique accepte volontiers la suppression des libertés quand elle est présentée comme le prix à payer pour plus de sécurité : en cas de crise, les postures martiales sont plébiscitées. La raison majeure est que la plupart des gens ont la conviction que les mesures d’exception s’appliqueront aux autres – ceux que nous combattons –, mais pas à eux. Croyance en large partie illusoire.

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État d’urgence : vers une rétention des fichés S ?

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, le gouvernement a saisi le Conseil d’État pour avis, afin de vérifier s’il est constitutionnel d’interner ou de placer sous surveillance électronique les suspects fichés S. Cette consultation inquiète : si le gouvernement venait à la mettre en œuvre, cela signifierait la possibilité de rétention d’individus « présentant des indices de dangerosité ». Cela voudra dire que les personnes classées pourront être emprisonnées à titre préventif, sans qu’elles aient fait quoi que ce soit. L’inquiétude réside dans le flou de la réalité que met le gouvernement derrière le terme « indice de dangerosité ». En effet, avec une loi pareille, un éventuel gouvernement malintentionné pourrait arrêter de façon arbitraire des opposants encombrants sous couvert de « dangerosité ». Car la fiche « S » ne concerne pas que les djihadistes ; toute personne « radicalisée » ou « résistante » à un titre ou à un autre peut s’y trouver recensée.


Qui fournit internet à l’État islamique ? Des opérateurs satellite européens ?

09/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une enquête du Spiegel a donné des informations sur la manière dont l’État islamique (EI) parvient à se connecter à Internet, notamment pour diffuser sa propagande.

Les djihadistes utiliseraient essentiellement des connexions par satellite qui permettent de se connecter dans des régions dévastées par les conflits où les infrastructures de télécommunication ont été détruites.

Or, d’après le quotidien allemand, ces satellites utilisés par l’EI seraient gérés par des opérateurs européens et notamment le français Eutelsat, détenu pour partie par la Caisse des dépôts et consignations.


Interview exclusive de Tony O’Neill, leader du Parti du Peuple Celte 2/5 : la culture Celtique

29/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que les provinces françaises se battent pour sauver leurs langues et traditions régionales, NOVOpress vous propose une interview exclusive du fondateur irlandais du Parti du Peuple Celte – PPC —. Nous publions cet entretien-fleuve en cinq parties afin de vous en offrir une lecture plus agréable. La première est consacrée à la naissance du mouvement et aux questions politiques. La seconde est axée sur la défense de la culture celte, le monde celtique et les liens que noue le PPC avec la diaspora celte dans le monde. La troisième traite des questions liées à l’Union Européenne. Les deux dernières sont consacrées à l’immigration.
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NOVOPRESS : L’an prochain en Irlande et en particulier de Dublin, on commémorera le centenaire de l’insurrection de Pâques 1916. Ce sera un événement majeur ; le PPC utilisera-t-il cette occasion unique pour promouvoir ses valeurs ?
Tony O’Neill : Oui, nous avons des plans pour le centenaire de 1916 et, ce faisant, nous nous tiendrons à l’opposé à tous les partis de l’établissement qui célèbrent l’invasion de l’Irlande et prétendent encore pouvoir honorer nos héros tombés de 1916.

NOVOPRESS : Pensez-vous que les hommes courageux qui ont combattu et sont morts pour l’Irlande contre les Britanniques au cours de l’insurrection de Pâques seraient fiers de ce qu’est devenu leur pays bien-aimé 100 ans plus tard ?
Tony O’Neill : Les hommes de 1916 se retourneraient dans leurs tombes en voyant ce que devient leur patrie. Ils n’ont pas donné leurs vies pour que des Africains et des Arabes soient encouragés à envahir notre pays. Ils n’ont pas donné leurs vies non plus pour que notre peuple se soumette aux visées de groupes pro-homosexuels et n’ont certainement pas donné leurs vies pour voir notre peuple se noyer dans une dette sans limites.

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Le réseau social Facebook prend le parti des « réfugiés »

29/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a déclaré lors d’un discours au sommet sur le développement durable de l’ONU qu’il était prêt à connecter les immigrés clandestins dans les camps de réfugiés. Selon ce même, l’accès à Internet est une des conditions sine qua non du respect des droits de l’homme. Le fondateur de Facebook a même ajouté que :

Si vous voulez aider les gens à accéder à la nourriture, aux services médicaux, à l’éducation et à l’emploi dans n’importe quel endroit au monde, il faut faire se connecter tout ce monde.

Il espère ainsi gonfler le nombre d’inscrits de son réseau social qui en rassemble déjà 1,5 milliard.


Désinformation par l’exemple : ce qu’on vous montre, ce qu’on vous cache

18/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Une petite séquence très bien faite sur la désinformation au quotidien à propos de la crise des envahisseurs, pardon des clandestins, pardon des migrants, pardon des réfugiés… C’est en anglais, mais cela reste facilement compréhensible.

Le film, qui couvre des événements à travers toute l’Europe,réfugiés, clandestins, migrants, immigrés, immigré clandestin, immigrés clandestins, est divisé en deux types de séquences, celles qui sont diffusées sur tous les médias, celles qui n’ont bénéficié d’aucune couverture médiatique. Les auteurs en profitent pour démonter quelques manipulations plus ou moins grossières de la part des médias de propagande.

Islamisme radical : Rachida Dati veut “engager la responsabilité pénale des géants d’Internet

Google continue à innover pour un monde orwellien

17/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée vendredi d’Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC, Rachida Dati a évoqué son rapport sur la prévention de la radicalisation islamiste présenté au Parlement européen.

L’eurodéputée s’en est prise aux géants d’Internet :

Je souhaite qu’on engage leur responsabilité pénale.
Ils gagnent de l’argent par la diffusion de ce qui est devenu le vecteur promotionnel de Daesh.

L’ancienne garde des Sceaux souhaite qu’un équilibre soit trouvé entre “la liberté d’expression et la répression de ces sites illégaux”.


Contre le djihad, Valls lance des bataillons de… community managers !

28/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Tremblez djihadistes ! Manuel Valls sort l’artillerie lourde : bientôt des bataillons de « community managers » iront contrer vos recruteurs sur la toile !

C’est bien connu, les djihadistes Français sont tous de pauvres hères qui se sont auto-radicalisés en surfant tous seuls sur le web. La priorité pour tarir les sources du radicalisme musulman, ce n’est donc pas la surveillance des mosquées dont les prédicateurs salafistes sont payés par l’Arabie Saoudite, ce n’est pas le démantèlement de réseaux fondamentalistes qui opèrent depuis les banlieues sensibles, ce n’est pas non plus le contrôle des masses de clandestins qui affluent sur notre sol et qui pourraient abriter des terroristes. C’est de

« croiser le fer plus efficacement avec les recruteurs djihadistes sur la toile pour ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette logique » de radicalisation violente

selon le Premier ministre.
Il peut certes être utile de contrer sur la toile les prédicateurs et recruteurs qui y sévissent, mais est-ce en annonçant la couleur que les autorités, dont la parole est décrédibilisée a priori, arriveront à être efficaces ?
En tout cas, avec cette annonce, Manuel Valls se pare des oripeaux de la fermeté à bon compte, à moins qu’il ne croie sincèrement que dans le monde réel la parole supplée toujours à l’action ?

Crédit photo : capture d’écran de la master classe “De nouveaux médias, pour de nouvelles formes d’engagements?” organisée mercredi 27 mai par le HuffPost et l’université Paris-Dauphine, durant laquelle Manuel Valls a annoncé la création de bataillons de community anagers



Djihadisme : Manuel Valls annonce la création d… par LeHuffPost


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Loi Renseignement : les 86 qui ont sauvé l’honneur

Palais Bourbon

06/05/2014 – FRANCE (NOVOpress)

Sans surprise, le projet de loi sur le renseignement est passé en première lecture hier à l’Assemblée nationale. Ce texte liberticide, qui donne des pouvoirs discrétionnaires exorbitants au Premier ministre et organise le flicage numérique de masse a été refusé par 86 députés. Tout comme les 80 qui ne votèrent pas les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, ils sauvent l’honneur. Les 438 autres iront rejoindre leurs collègues du Front Populaire sur les bancs de l’infamie. Quant aux 42 députés abstentionnistes, nous ne les saluons pas.

Si votre député figure dans cette liste, n’hésitez pas à lui faire parvenir vos félicitations. Dans le cas contraire…

Voici tout d’abord les résultats de vote “contre” par groupe parlementaire

  • 0 députés du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste sur 18 (0 %)
  • 10 députés socialistes sur 288 (3,4 %)
  • 35 députés UMP sur 198 (17,6 %)
  • 11 députés de l’union des démocrates et indépendants sur 30 (36,6 %)
  • 11 députés écologistes sur 18 (61 %)
  • 7 députés non inscrits sur 9 : (78 %)
  • 12 députés de la gauche démocrate et républicaine sur 15 (80 %)

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Bernard Cazeneuve va réunir les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

Bernard Cazeneuve réunira demain les opérateurs internet pour évoquer la censure du réseau

21/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinfromatioon)
Hier devait avoir lieu une réunion de la plus haute importance place Beauveau. Bernard Cazeneuve devait y rencontrer les patrons des grands opérateurs d’Internet. Suite à la mort des 700 clandestins en Méditerranée, cette réunion a été reportée à demain, mercredi 22 avril.

Cette réunion se place dans un contexte : celui du vote très prochainement à l’assemblée du projet de loi sur le Renseignement. Selon le ministre de l’Intérieur lui‑même, l’objectif est de trouver « Un accord sur une méthode d’action commune ». Bernard Cazeneuve sera accompagné d’Axelle Lemaire, le secrétaire d’Etat au numérique. De l’autre côté, tous les grands groupes du monde d’Internet devraient être présents : Google, Facebook, Apple, Twitter, Microsoft et l’Association française des fournisseurs d’accès et de services Internet.

Bernard Cazeneuve avait déjà rencontré ces interlocuteurs, il y a peu :

Le 21 février pour être exact. Bernard Cazeneuve s’était à l’époque rendu dans la Silicon Valley. A l’époque, un mois et demi après les attentats islamistes de Paris, le ministre s’était félicité du zèle mis en œuvre par ces grands groupes pour retirer les contenus « extrémistes ».

Des grands groupes privés qui pourraient confisquer à terme la liberté d’expression, comme l’Etat en fait

C’est en effet ce que ce genre de rencontres peut laisser prévoir. Dans ce cas, l’Etat semble avoir un rôle, si ce n’est dominant tout du moins moteur. Dans certains cas, les groupes privés s’accordent ce droit de censure. C’est le cas de Facebook, qui a récemment changé ses règles d’utilisation, en se réservant le droit de supprimer les contenus dits “inappropriés”. Contenus, dont la définition reste finalement assez floue…