L’Insee publie ses chiffres de l’immigration

L'Insee publie ses chiffres de l'immigration

02/12/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
L’Insee publiait vendredi son enquête chiffrée de l’immigration en France. Les résultats sont sans appel : entre 2004 et 2012, 200.000 immigrés sont arrivés chaque année en moyenne, soit environ l’équivalent de la population de la ville de Rennes. Au total, entre 2004 et 2012, c’est donc 1,6 million d’immigrés qui sont arrivés en France soit deux fois l’équivalent de la population de la ville de Marseille, deuxième ville la plus peuplée de France !

46 % du reste de l’immigration est intra‑européenne. L’Afrique représente 30 % des flux migratoires qui arrivent en France.

Cependant, l’enquête de l’Insee ne prend pas en compte les estimations de l’immigration illégale, ni les personnes qui résident en France pendant moins de douze mois. Une enquête, donc, qui ne traduit pas toutes les réalités de l’immigration. En France aujourd’hui, on estime que les chiffres de l’immigration illégale sont quasiment identiques à ceux de l’immigration légale.

Crédit photo : Sir James via Wikipédia (cc).

France : toujours pas de décollage pour la croissance

France : toujours pas de décollage pour la croissance

14/05/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
François Hollande l’avait pourtant affirmé : le retournement économique est pour bientôt. Hélas, la prédiction du président de la République se heurte à la réalité. Le Chef de l’Etat et Manuel Valls avait prévu 1% de croissance en 2014 et 1,7% en 2015. Les prévisions de la banque de France, établies ce lundi, ont montré une tendance tout autre. Le taux de croissance du produit intérieur brut français serait de 0,2% au second trimestre. Un peu plus optimiste, l’Institut National de la Statistique et des étude économique (INSEE) table quant à lui sur 0,3% . Et pourtant, le ministre des relations avec le Parlement Monsieur Le Guen avait annoncé que le redressement économique est « le carburant du redressement ». Dans ce cas autant dire qu’on en est loin.

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Inversion de la courbe du chômage : il faudra patienter…

Inversion de la courbe du chômage : il faudra patienter…

20/12/2013 – 15h30
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Alors que le président de la République avait juré ses grands dieux que la courbe du chômage s’inverserait avant 2014, l’Insee vient d’annoncer qu’il faudrait encore patienter de longs mois…

Selon l’Institut, le taux passera de 10,9 % fin 2013 à 11 % d’ici fin juin 2014, avec une progression moyenne de 0,3 % par trimestre, pour connaître ensuite une quasi‑stabilité. Reste à savoir comment est calculé le nombre de chômeurs. Les chiffres de l’Insee et de Pôle emploi sont en effet différents. La publication mensuelle du nombre de chômeurs est un décompte administratif fait par Pôle emploi : on compte simplement le nombre de personnes inscrites alors que le taux réel est calculé à partir de données récupérées par des enquêteurs sur le terrain, auprès de chefs d’entreprises et de ménages. Vous avez dit « traitement statistique du chômage » ?

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La fertilité bretonne rejoint-elle vraiment la catastrophique moyenne française ?

La fertilité bretonne rejoint-elle vraiment la catastrophique moyenne française ?

Photo ci-dessus : “Tout Brest court”

30/01/2013 – 14h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Les statistiques officielles semblent indiquer que la fertilité bretonne (sur les quatre départements de la région Bretagne administrative) se rapproche de la France entière. En réalité, si l’on considère la part des étrangers et descendants d’étrangers dans les naissances, la singularité bretonne demeure.

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Chômage : les chiffres officiels occultent une partie de la réalité

Chômage : les chiffres officiels occultent une partie de la réalité

29/02/2012 – 12h15
RENNES (NOVOpress Breizh) – La France métropolitaine compte officiellement, depuis la fin du mois de janvier, 2.861.000 demandeurs d’emploi de catégorie A, soit 13.400 de plus qu’en décembre 2011 (+0,5%). La catégorie A concerne les chômeurs sans aucune activité, si l’on ajoute les chômeurs à activité réduite c’est 4,9 millions toutes catégories confondues. Mais au-delà de ces données publiées chaque mois, on peut déplorer l’absence d’études plus précises pour évaluer la réalité du chômage, qui constitue depuis maintenant 30 ans un problème social majeur dans notre pays.

On compte désormais 430.000 inscrits à Pôle emploi de très longue durée (trois ans ou plus), soit un bond de 22,7% sur un an. Le nombre des chômeurs en recherche d’emploi depuis plus d’un an est également en progression constante depuis 2008 (+0,5% encore en janvier 2012).

Au-delà de ces chiffres, il y a la réalité du drame social que constitue le chômage, qui touche la France depuis maintenant trois décennies. Comme le rappelle le quotidien Les Echos, le Gouvernement, qui dispose – notamment avec l’Insee – d’un remarquable appareil statistique, ne s’attarde guère sur le sujet.

Selon Dominique Seux, chaque mois ce sont par exemple près de 500.000 personnes qui perdent ou retrouvent un emploi, soit autant de familles directement touchées. Un chiffre officiel qui n’est jamais évoqué par les médias. Quant à la différence de la fréquence du chômage selon les générations, la dernière étude de l’Insee remonte à plus de cinq ans. Les résultats étaient pourtant édifiants : alors que le chômage a concerné environ un actif sur huit dans la génération qui a plus de 70 ans aujourd’hui, c’est près de la moitié des actifs de vingt-cinq à cinquante ans qui en ont déjà été les victimes au moins une fois dans leur vie. Cette étude, qui n’a semble-t-il pas été renouvelée, ne prenait d’ailleurs pas en compte les effectifs du secteur public, par définition peu ou pas concernés.

Autre aspect de la question – que n’aborde pas Les Echos – celle de l’incidence des flux migratoires sur l’évolution du chômage. Si l’Insee publie le nombre de chômeurs d’origine étrangère (hors Union Européenne) – en 2010 on en comptait 229.000, soit un taux de 23,1% – l’incidence sur le marché de l’emploi de l’arrivée annuelle de près de 200.000 immigrés en situation régulière ne saurait faire l’objet d’une étude. Pas plus que le nombre de chômeurs parmi les Français issus de l’immigration, les statistiques ethniques étant interdites. Il est des réalités que l’oligarchie en place préfère ignorer.

Crédit photo : Véronique Teurlay via Flickr licence CC.

65 Millions

65 Millions

Pour la première fois de notre histoire, nous serions plus de 65 millions. Cela ferait même un an que nous aurions dépassé cette barre, depuis le 1er janvier 2011 exactement, et nous ne l’apprenons que maintenant – en raison de la lourdeur du système informatique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)…

« Nous », c’est la population de la France, un peu rapidement appelée « population française » par l’Insee, qui s’émerveille: « C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958. » Comme « il n’est de richesse que d’hommes », selon la célèbre phrase du philosophe Jean Bodin, nous voici parmi les plus riches d’Europe! D’autant qu’avec les 795000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), ajoute l’Institut, « la population de l’ensemble des territoires français atteint 65,8 millions ».

Du 1er janvier 2010 au 1er janvier 2011, la population de la France a donc augmenté officiellement de 358 000 personnes. La principale raison: l’excédent des naissances sur les décès. Si, si ! En 2010, 828000 bébés sont nés en France, dont 797000 en métropole. « L’indicateur conjoncturel de fécondité, se réjouit l’Insee, atteint ainsi son plus haut niveau en France depuis la fin du baby-boom, avec 2,01 enfants par femme. » [NDLR ce qui reste quand même encore insuffisant pour renouveler les générations, il en faudrait 2,1].
L’Institut explique que la progression de la fécondité « est imputable en totalité aux femmes de plus de 30 ans, et surtout à celles de 35 ans ou plus », car il apparaît que seulement 46 % des bébés nés en 2010 ont une mère de moins de 30 ans, alors qu’ils étaient 62 % en 1990.

Que les suspicieux se taisent, une fois pour toutes : le solde migratoire ne compte pour rien ou presque dans l’accroissement de la population de la France ! La différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire français et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année 2010 ne serait… que de 75000 ! La polémique, récurrente, entre l’Insee et Claude Guéant est donc relancée. Pour le ministre de l’Intérieur, « il y a à peu près 200000 étrangers supplémentaires (par an) qui sont autorisés à séjourner en France ». Il est tellement sûr de ce chiffre qu’il a même promis de réduire ces entrées « supplémentaires » et annuelles de 20000.

L’Insee n’explique pas non plus pourquoi, alors que la fécondité ne cesse de diminuer en Allemagne, en Autriche ou en Espagne, elle augmente en France. Il est vrai qu’en France, les statistiques ethniques sont interdites…

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 4 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

65 Millions

Selon l’INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée de première génération

Selon l’INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée

08/12/2011 – 16h00
LYON (NOVOpress) –
Selon les chiffres de l’INSEE basés sur le recensement de la population en 2006, il y aurait 540 000 immigrés en Rhône-Alpe, soit 9% de la population. Un immigré, pour les statisticiens, est une personne née à l’étranger de nationalité étrangère et résidant en France. La moyenne nationale française est quant à elle de 8,1%. Parmi ces 540 000 immigrés, 327000 étrangers et 213000 Français par acquisition. Il est à noter que le Maghreb, avec environ 30% demeure la provenance principale des immigrés dans la région.

L’étude met également en avant une augmentation des regroupements familiaux qui se couple avec une hausse du nombre de femmes non actives. Enfin, alors que les ressortissants de l’Union Européenne comptent 8% de chômeurs, ceux du Maghreb en comptent 25% (23% pour les ressortissants du reste de l’Afrique) .

Selon l'INSEE, 9% de la population en Rhône-Alpes serait immigrée de première générationLes statistiques sur l’immigration de masse, mais également sur la démographie, seront fondamentales dans les années à venir. Et ce n’est pas l’interdiction des statistiques ethniques par l’Etat français qui empêchera les français de voir le “grand remplacement” qui s’opère sous leurs yeux car les nombres ci-dessus ne comportent pas les enfants nés en France de ces immigrés qui ont souvent une natalité plus forte que même dans leur pays d’origine.

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

La droite incapable d’endiguer la pauvreté en France

31/08/2011 15h30
PARIS (NOVOpress) – Le phénomène de paupérisation gagne du terrain en France sous les effets conjugués d’une crise économique structurelle, d’une construction européenne économiquement chaotique et d’une immigration massive,  et ce alors que le chômage n’a jamais été aussi haut.

Tandis que les revenus de l’élite ne cessent de s’accroître, une grande majorité de Français connaît le phénomène inverse. Ce constat est une nouvelle fois renforcé par une étude conduite par l’Insee dont les conclusions dévoilent que 8,2 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian soit 954 euros mensuels ou 11 450 euros par an) en 2009. C’est 0,5 point de plus qu’en 2008, soit pour cette année-là 7,84 millions de personnes touchées par la pauvreté.

La hausse massive du chômage, engendrée par une crise économique et financière importante, favorise l’augmentation du nombre de pauvres en France. Malgré toute une batterie de mesures (RMI puis RSA) et autant de contributions pénalisantes, destinées à lutter contre la pauvreté, pour les travailleurs les moins bien lotis, le phénomène n’a pu être complètement enrayé puisqu’en « 2009, 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres », selon cette étude.

Mais c’est surtout la persistance des inégalités qui marque le paysage économique et social français. En effet, les écarts de niveau de vie entre les Français les plus fragiles et les plus riches ne cessent de s’aggraver depuis 2004. Ainsi, « en 2009, les 10% de Français les plus modestes vivaient avec moins de 10 410 euros par an (un chiffre calculé par unité de consommation, qui tient compte des économies d’échelle quand plusieurs personnes composent le foyer), en baisse de 1,1% par rapport à 2008 ».

Mais les chiffres avancés par l’Insee font l’objet d’une controverse, notamment de la part de personnes occupant le terrain social. Le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, affirme ainsi que le taux de 13,5 % de pauvres en France métropolitaine en 2009 est minimisé et qu’il ne correspond aucunement à la réalité de la France en 2011. Les 1 400 permanences disséminées sur l’ensemble du territoire ne possèdent pas la même lecture que l’Insee. Le président de l’association déclare ainsi : « Quand toutes nos fédérations disent : “Ça augmente sans cesse”, il y a une réalité. Les chiffres de l’Insee sont malheureusement en dessous de la gravité de la situation aujourd’hui en 2011 ». Autre source d’inquiétude : les pauvres « deviennent de plus en plus pauvres mais il y a aussi des personnes qui ne s’attendaient pas à ce qui leur arrive : cadres, petits commerçants, petits artisans. Ce phénomène, j’insiste beaucoup là-dessus, grandit ».

Et au président du Secours populaire de conclure : « La question des revenus n’est pas le seul problème. Les postes de première nécessité (logement, alimentation, santé…) n’ont de cesse de flamber. Et on ne vous parle pas de l’essence ! ».

Un constat qui montre que le président du pouvoir d’achat n’a pas tenu sa promesse. Un autre pari raté de la présidence de Nicolas Sarközy.