Veaux, Valls et petits zizis

01/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8557)

Arrivé à l’heure de la traite, hyper-tendu, escorté comme le Charles-de-Gaulle, Manuel Valls savait qu’il passerait une sale matinée. Surtout qu’il était flanqué du catastrophique Le Foll.
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Malgré son imposante protection (mais pourquoi tiennent-ils tant à venir se montrer au lieu d’agir ?), il a été rapidement pris à partie dans les stands des vaches laitières. « Lâche-leur ta vache dessus, ils seront obligés de se bouger comme ça ! » lance un paysan de la Meuse. Sur le passage de l’imposant cortège gouvernemental, une grande bâche est déroulée : « Je suis le top de la qualité française, mais ma passion ne suffit plus. » Et là les sifflets, les huées et les injures, fleuries et imagées, fusent :

« T’as rien compris petit zizi. Tu vas pas changer l’Europe ! » hurle un des exposants à Valls qui ne le prend pas bien. Il va alors tenter un dialogue façon : « Vous avez le Premier ministre en face de vous tout de même mon brave » avec un éleveur de l’Eure qui le traite de « pantin de l’Europe » : « Ils sont là pour se pavaner, mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève. »

« Va te cacher Trouillard ! » enchaîne un des exposants. « Ils n’en ont rien à foutre, de l’agriculture ! »
Partout dans les allées du Salon, on croise les saisissantes affiches et les tee-shirts noirs « Je suis éleveur, je meurs. » Ou encore « Je veux vivre de mon métier. » Réclamant des prix enfin rémunérateurs. La plupart de ces éleveurs ne demandent plus d’aides, mais des prix justes. Ils demandent juste de vivre.

« On a un système de distribution qui ne marche plus. L’Europe nous a tués », déclare un éleveur béarnais. « La grande distribution tire les prix vers le bas. Pourquoi l’État se mettrait-il à dos les grands groupes financiers qui crachent au bassinet lors des campagnes électorales ? »

Cette Union européenne « qui interdit à nos éleveurs de gagner leur vie, mais détaxe l’huile d’olive tunisienne »… comme l’a dénoncé Marion Maréchal-Le Pen dans un tweet tout récent. L’Union européenne accable nos agriculteurs de taxes et de normes (elle vient également d’interdire au groupe Intermarché d’acheter plus cher leur viande aux éleveurs français), mais a décidé de détaxer 70 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne. « Nous voulons que la Tunisie réussisse et nous devons l’aider avec des mesures concrètes qui stimulent immédiatement son économie », a déclaré le rapporteur de la proposition au Parlement européen Marielle de Sarnez. Et vive la préférence étrangère !

Caroline Parmentier

Hollande sous les bouses

29/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8556)

Samedi, au Salon de l’Agriculture, le chef de l’État a été injurié, sifflé, malmené, bousculé et, sans la centaine de gardes du corps qui l’entouraient, il est à craindre qu’il eût été lynché. Il a feint de n’avoir entendu que des « cris de détresse, de souffrance », là où il y avait de la haine et du désespoir. Parmi les insultes les plus aimables : « Pourri ! », « Bon à rien ! » « Connard ! », tout en demandant sa « démission » et en lançant « Nous ne sommes pas des migrants. » On ne saurait se réjouir de voir ainsi injurié celui qui, aux yeux de l’étranger, représente la France.

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Mais à qui la faute ? Les promesses non tenues engendrent d’abord la déception puis la colère, enfin la violence, verbale, physique : nous y sommes. Les agriculteurs sont gens d’ordinaire paisibles, qui ne demandent qu’à vivre du travail de la terre, de l’élevage, de la traite laitière, pour nourrir le pays et au-delà. Ils savent que ce rude labeur n’assure pas la fortune, ils ne la demandent pas non plus, seulement d’être rémunérés équitablement pour leur labeur.

Élu de la Corrèze, le candidat Hollande avait promis, dans ses 60 engagements, de « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité dans le cadre de la révision de la politique agricole commune ». Il en avait même fait sa « priorité ». Avez-vous remarqué qu’il n’a d’ailleurs que des priorités : la jeunesse, l’école, la résorption du chômage, la lutte contre le terrorisme, etc. ?
N’avoir que des priorités, c’est n’en honorer aucune. Il est vrai que ce démagogue ne peut dire à aucune catégorie sociale qu’il se moque de leurs revendications ou que, pour lui, elles sont secondaires. Pour ce qui est de l’agriculture, la réalité est aux antipodes de sa promesse : il a accepté que le budget 2014-2020 arrêté lors du Conseil européen du 8 février 2013 décide une baisse des crédits attribués à la politique agricole commune, son enveloppe passe de 420,7 milliards d’euros (2007-2013) à 373,2 milliards.
Il s’était engagé aussi à « réorganiser les rapports de force entre producteurs et grande distribution », c’est ce qu’il vient de promettre à nouveau au Salon de l’Agriculture, preuve qu’il ne s’en était pas soucié jusqu’ici.

Il ne propose que quelques mesures cosmétiques qui ne sont pas à la hauteur de la situation et ne peuvent sauver le monde paysan du désastre, de la faillite et du désespoir. Mais il ne peut guère faire autrement, ligoté qu’il est par le carcan de Bruxelles, dont le libéralisme exige une « concurrence libre et non faussée ».
Ainsi l’été dernier, à la suite de tables rondes organisées par le gouvernement, une convention avait abouti à la revalorisation du prix du lait à 0,34 euro et celui du kilo de porc à 1,40 euro, mais la Commission de Bruxelles a ouvert une enquête, cet accord allant à l’encontre de la libre concurrence. De même, il n’est pas question de revenir à la politique des quotas laitiers qui empêche la dégringolade des prix, peu importe au très libéral commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, que les producteurs soient obligés de travailler à perte sans pouvoir se servir un modeste salaire.

Pour sauver nos agriculteurs et notre pays, il faut plus que jamais en finir avec cette Europe-là !

Guy Rouvrais

Le salon de l’agriculture sous haute tension

29/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce samedi avait lieu l’ouverture du salon de l’agriculture porte de Versailles. Une fois n’est pas coutume le président de la République a été chahuté lors de cette sortie publique. Les paysans qui traversent une crise sans précédent ont hué et insulté François Hollande qui est pourtant venu à l’aube dans l’espoir d’éviter une foule mue par l’animosité. Un exposant a tenté d’atteindre le président avec une bouse vache tandis que d’autres criaient « Fumier ! On n’est pas des migrants ! Bon à rien ! »

Des stands détruits par les exposants
Au fur et à mesure de la progression du président dans les allées la tension montait et forcément elle s’est traduite physiquement. 130 exploitants de la branche francilienne du syndicat de la FNSEA ont réduit à néant le stand du ministère de l’Agriculture entraînant une intervention musclée des CRS. Un stand du groupe Bigard a aussi subi l’ire des éleveurs qui, outre l’État, accuse la grande distribution.

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Hollande hué et insulté au salon de l’agriculture

27/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande a été copieusement hué lors de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quoi le bon sens paysan n’est pas mort… Parmi les « voyou ! », « démission ! », « dégage ! », « connard ! », cette réflexion d’un agriculteur : « Il s’en fout complètement de nous. On n’est pas des migrants », qui résume bien la politique actuelle.


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Un de plus : la Macédoine ferme ses frontières

25/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Après la Croatie ou la Serbie, la Macédoine a décidé de fermer ses frontières. Un clou de plus dans le cercueil de Schengen quand on pense à tous les pays qui ont renforcé leurs contrôles ou plus ou moins complètement fermé leurs frontières, comme la Belgique, l’Autriche, La Lituanie, la Hongrie, l’Allemagne, etc.
Depuis lundi, près de 5 000 migrants sont confrontés à la police grecque. Sur place, certains demandeurs d’asile tentent de forcer les barrières et de fuir le plus rapidement possible. À la frontière de la Macédoine et de la Grèce, un train abritant 700 migrants a été arrêté alors qu’il devait rallier la frontière serbe. Mardi soir, 4.000 migrants étaient bloqués à la frontière d’Idomeni.

https://www.youtube.com/watch?v=8clzYcAKZmY

Explosion du nombre de « home-jacking » en France

24/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
En 2015, le home-jacking a bondi de 20 % en France. Ces attaques violentes se caractérisent par l’intrusion des agresseurs dans la maison ou l’appartement de la victime, qui se fait voler sa voiture, son liquide, ses bijoux et son code de carte bancaire sous la contrainte. Les victimes les plus touchées sont généralement les personnes seules et âgées qui habitent dans des pavillons.
Parmi les départements les plus touchés, les Bouches-du-Rhône, Paris (+125 %) et la Seine-Saint-Denis (+111 %). Toute corrélation entre ces données géographiques et des informations sur la forte concentration de population immigrée ou d’origine étrangère ne serait bien sûr que pur amalgame.

Vers un autre modèle d’agriculture français ?

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

En France, chaque jour, 36 exploitations agricoles ferment…
En dix ans, c’est plus d’un quart des exploitations agricoles qui a disparu. Sur les 10 prochaines années, notre agriculture perdra encore 9 % de ses 872 000 emplois actuels et 40 % des agriculteurs partiront à la retraite.

Les agriculteurs doivent faire face à l’émergence d’un modèle industrialisé et financiarisé de l’agriculture…
…qui ne favorise pas la sécurité de leur activité : délocalisation, spéculation sur les cours agricoles, revenus incertains… Alors que les paysans ont besoin de stabilité, pour penser à long terme et croire en l’avenir.

Notre modèle agricole vit aussi une crise morale sans précédent :
Tous les 2 jours, un agriculteur se suicide en France, selon l’Institut national de veille sanitaire. Une des raisons est l’incapacité de subsister par son travail. Toutes les filières d’élevage (lait, porc, viande) traversent depuis des mois une crise sans précédent. Les agriculteurs vendent leur production à perte… d’où les manifestations actuelles.

Pourtant, les agriculteurs ont un grand défi dans l’avenir : nourrir sainement et durablement les Français
On observe déjà les prémices d’un renouveau. L’agriculture française porte en elle l’image de la cuisine française basée sur la qualité et la diversité de ses produits.
La diversification des cultures et des variétés est indispensable pour concilier productivité et durabilité. La France est déjà en bonne voie pour développer la part d’agriculture biologique, avec plus de 1,2 million d’hectares de surfaces, en progression de 5 % l’an. Enfin, avec l’INRA, premier organisme de recherche agronomique européen, l’agriculture française dispose d’un atout en termes d’innovation et de recherche.

Crédit photo : Guillaume Bourven via Flickr (CC) = Ensilage de maïs

« Calais est condamné » : le cri de désespoir d’une habitante

16/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Simone Héricourt, une habitante de Calais, explique à quel point la vie des Calaisiens s’est dégradée depuis que la ville est devenue une ligne de front dans l’invasion migratoire. Elle s’insurge contre le « deux poids, deux mesures » de la police, dure avec les Français qui manifestent, laxiste quant il s’agit des clandestins. « On a condamné Calais, on va laisser les migrants là et on va nous laisser nous débrouiller avec », conclut-elle, désabusée.

Calais: 1 semaine pour évacuer la moitié de la jungle

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a annoncé, vendredi 12 février, vouloir faire évacuer “à peu près la moitié de la jungle” de Calais, soit “800 à 1000 personnes” sur environ 4 000 migrants. Des déclarations qui montrent que :
1/ On se moque de nous, la jungle comptant bien plus que 4 000 personnes
2/ Mme le préfet n’a visiblement pas appris à compter, 1000 personnes ne constituant pas la moitié de 4000.
3/ la politique de dispersion des clandestins sur tout le territoire continue. Inutile (les clandestins reviennent à Calais pour tenter de passer en Angleterre), couteuse et nuisible (diluer le problème subrle territoire n’est pas le régler), elle symbolise bien l’action gouvernementale dans son ensemble.

Manifs anti-migrants interdites !

04/02/2016 – FRANCE (Présent 8539)

Seules les manifs pro-migrants sont autorisées en France. Cazeneuve l’a confirmé en interdisant la manif à Calais organisée samedi par PEGIDA France. Le gouvernement français va-t-il faire tirer sur les patriotes le 6 février ?
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Une interdiction 100 % idéologique, tout comme celle de Saint-Brieuc (voir notre interview de Christine Tasin dans Présent d’hier). Le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’elle constituait un « trouble à l’ordre public »… Parce que la situation à Calais n’est pas en elle-même un énorme trouble à l’ordre public ? 8 000 clandestins dans la jungle, avec rixes ethniques, assauts réguliers de ferries et de camions, caillassages de flics au quotidien ne constituent pas un trouble à l’ordre public, mais quand les Français manifestent pacifiquement contre cette situation c’en est un !

Le 23 janvier dernier, la manifestation pro-migrants des militants de l’ultra-gauche et des no borders celle-là, avait été autorisée. Ces violents activistes, ces milices antifas qui incitent les migrants à attaquer les policiers. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre et les riverains (voir notre interview de David R. dans Présent du 27 janvier : « Ils veulent nos maisons »). Un millier de clandestins avaient forcé l’entrée du port et pris d’assaut un ferry. Mais ce sont les « anti-invasion » qu’il faut interdire et réprimer.

Mercredi, à l’issue de la réunion à Paris avec les élus calaisiens qui appellent désespérément le gouvernement à l’aide, Bernard Cazeneuve a promis des « mesures de fermeté » qui se traduisent immédiatement par des mesures… contre les Français qui n’en peuvent plus d’être envahis. La préfecture du Pas-de-Calais a fait savoir qu’un « processus d’interdiction » du rassemblement était en cours : « Des éléments tangibles démontrent que cette manifestation présente le risque de générer des affrontements entre la mouvance ultra-droite et la mouvance ultra-gauche en centre-ville de Calais ». L’aveu que si le cortège était autorisé, les milices gauchistes totalement hors de contrôle l’auraient attaqué, alors mieux vaut l’interdire !

Ça les arrange bien. Comme l’a déclaré Christine Tasin à Présent, « la vraie lutte menée par notre gouvernement n’est pas celle contre le terrorisme, mais contre les anti-islam. Les patriotes français se doivent donc, quoi qu’il arrive, d’être présents à Saint-Brieuc, Bordeaux, Montpellier et Calais, samedi et dimanche à Rungis pour dire leur volonté sans faille de sauver leur pays ».

Caroline Parmentier

• Pour le détail et les horaires des manifestations du 6 février voir sur les sites de Riposte laïque et de Résistance républicaine.

Calais – Interview exclusive : Ils veulent nos maisons !

26/01/2016 – FRANCE (Présent 8532)
La vidéo tourne depuis samedi après-midi sur les réseaux sociaux : une famille de Calaisiens aux prises avec une bande de migrants et d’activistes de l’extrême-gauche, devant chez elle, presque dans son jardin. David R., le courageux père de famille, nous raconte cet incident violent pour lequel son fils et lui se sont retrouvés en garde à vue !

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— Comment en êtes-vous venu aux mains avec les manifestants, une bande de migrants et de sympathisants « No Borders » ?
— Je n’en sais rien, en fait. J’étais chez moi, j’avais vu qu’il y avait encore une manifestation. Mon fils de 21 ans me dit : « Ils arrivent. » Je lui réponds que je le sais. Il me dit : « Non, ils arrivent sur nous. » Je sors. Là, je n’ai pas appelé la police, car elle était en face. J’ai voulu discuter avec les migrants, mais ça a dégénéré. Avec ma femme, on a fait rentrer mon fils qui s’énervait et qui était sorti avec un fusil. Les jets de pierre ont commencé. J’en ai reçu une au menton, puis on m’a cassé un bâton sur le bras, j’en ai pris un bout et leur ai lancé dessus. Après j’ai reçu un pneu, que je leur ai renvoyé aussi vite. C’était chaud, mais la police n’est pas venue tout de suite. Elle est venue après, pour me mettre en garde à vue, mais sur quelles bases ? Ce fusil n’était pas chargé, c’était juste pour faire peur : ils allaient entrer dans ma cour. Mon fils, lui, a été emmené lundi en garde à vue, pendant quelques heures. Je suis très en colère, j’ai vu ma femme et ma fille très choquées.

— Vous sentez-vous en sécurité ?
— Non, pas du tout. Depuis samedi, des gens passent devant chez moi en rigolant, en se moquant. Où est-on ? Je suis né à Calais, mais je ne me sens plus chez moi. Douze ans que j’habite cette maison. À Calais, honnêtement, c’est tout du bren ! Les migrants nous dévisagent avec mépris, comme si on était de la m…, en se foutant bien de notre gueule. Pourtant ils n’ont pas à se plaindre, ils ont tout ce qu’ils veulent ici : ils sont nourris, logés, l’État leur donne de l’argent. On me dit qu’ils sont malheureux, mais pas du tout. En fait, ils veulent juste qu’on leur laisse nos maisons… Et c’est nous qui devons dégager ? C’est ce qui s’est passé aux abords du camp Jules Ferry [un des centres d’accueil de la ville, NDLR] : les Calaisiens en ont eu tellement marre qu’ils sont partis vivre ailleurs. Ils avaient acheté une maison, ils étaient contents, et les voilà emm… par les migrants et forcés de s’en aller : c’est honteux.

— Pensez-vous déménager ?
— Oui, pas forcément loin, mais partir d’ici. Il faut vivre à Calais pour comprendre ce qui s’y passe, avant de raconter je ne sais pas quoi sur Facebook. Lundi matin j’ai rencontré un photographe, journaliste. Il ne croyait pas du tout ce que je lui racontais. Je lui ai proposé qu’on échange de maison : qu’il me prête la sienne à Lille, et qu’il s’installe dans la mienne quelque temps à Calais. Il n’a pas voulu…

— Comment voyez-vous les choses évoluer ?
— Le gouvernement ne fait rien. Cela va se terminer par la révolution, ici.

Propos recueillis par Samuel Martin

Calais : « No Borders » et islamistes poussent les clandestins à la violence

26/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
C’est un connaisseur qui parle, puisqu’il s’agit d’un CRS régulièrement affecté à la Jungle de Calais. Il dénonce les « No Borders » qui encadrent les clandestins pour les pousser à la violence et les islamistes venus d’Angleterre qui prêchent le djihad dans le bidonville. Il écorche au passage Cazeneuve, l’un des plus mauvais ministres de l’Intérieur selon lui. Il évoque aussi la tuberculose ou la gale que ses collègues ont attrapé dans le camp et la foule de proxénètes et trafiquants qui naviguent dans le sillage des clandestins.Un document audio exceptionnel de RMC, relayé par Fdesouche.

Calais au bord de la guerre civile, les gauchistes attisent les tensions

24/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les manifs pro — « migrants » ont dégénéré à Calais, au port, d’une part et dans le centre-ville d’autre part. À chaque fois, les gauchistes étaient là pour souffler sur les flammes.

Calais est au bord de l’explosion. Les habitants sont de plus en plus excédés des dégradations et exactions permanentes des clandestins, lesquels sont de leur côté de plus en plus agressifs, y compris à l’encontre des forces de l’ordre.
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Comme si cela ne suffisait pas, les gauchistes pro-migrants jettent de l’huile sur le feu. C’est à l’occasion d’une manif organisé par l’un de ces groupes, « no borders », rassemblant des activistes français et européens, qu’une cinquantaine de clandestins ont pris d’assaut un ferry. Tout laisse à penser que ce sont les gauchistes eux-mêmes qui ont initié le mouvement.
150 personnes avaient pénétré de force dans l’enceinte du port, parmi lesquels une cinquantaine a pris à l’abordage le « Spirit of Britain ». Sur les 35 personnes interpellées pour embarquement frauduleux sur un navire, 26 étaient des clandestins, 9 des militants du collectif « No Borders » ; 15 d’entre eux ont été placés en garde à vue.

Ailleurs à Calais, c’est une famille excédée qui s’est opposée aux manifestants gauchistes et clandestins. L’un d’eux à même brièvement sorti un fusil pour intimider la foule, avant de se raviser.

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Un centre de migrant dans le 16e arrondissement de Paris?

19/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Un centre d’hébergement d’urgence composé de cinq bâtiments provisoires et pouvant accueillir entre 200 et 300 personnes sera installé en lisière du bois de Boulogne d’ici mars 2016. Les élus locaux dénoncent le flou du projet, tantôt destiné aux « migrants », tantôt aux « réfugiés », tantôt aux SDF, des populations qui n’ont « ni le mêmes besoins, ni les mêmes attentes ». En tout état de cause, le projet apparait comme une volonté de forcer la « mixité sociale » chère aux socialistes

“Je tape la manche”, le témoignage d’un SDF parisien

09/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
À 47 ans, Jean-Marie Roughol a déjà passé plus de vingt ans dans la rue et « la manche » est devenue son « métier ». Ce SDF parisien a décidé de raconter sa vie de galère dans un livre coécrit avec Jean-Louis Debré…

Chaque jour, il prend ses quartiers dans la rue, un gobelet en plastique à ses pieds. Il s’installe souvent, avenue Montaigne, devant les grilles de Chanel.

C’est mon petit endroit. Il faut se mettre dans des lieux stratégiques, là où il y a du passage.

Vingt ans qu’il est dans la rue… Pendant ce temps, les immigrés clandestins qui débarquent en France ne se posent pas autant de questions. Eux préfèrent dormir à l’hôtel…


Christophe Guilluy : « le bouclage des frontières … c’est le réel qui se venge »

Source : Nice-Matin
Christophe Guilluy est le géographe de La France Périphérique – titre de son dernier ouvrage, à lire ! —. Il a analysé la fracture sociale et géographique entre France centrale (schématiquement, les grandes métropoles, dont la population est acquise aux thèses mondialistes et multiculturelles) et périphérique (pour caricaturer, le reste du territoire, peuplé des classes populaires attachées à leur identité et leur mode de vie).
Une grille qui s’avère tout à fait pertinente pour lire les réactions des uns et des autres à la crise migratoire, ce que fait Guilluy lors d’un entretien accordé à l’AFP, que reproduit la presse régionale. Extraits.

Avec l’arrivée massive de réfugiés syriens en Europe et le rétablissement des contrôles aux frontières, l’immigration revient au cœur du débat français, estime le géographe français Christophe Guilluy.
[…]
Pour le géographe, la mondialisation s’est traduite pour cette France de la « périphérie » par le chômage, le déclassement social, et une insécurité économique. À laquelle s’est ajoutée l’insécurité culturelle liée à l’émergence d’une société multiculturelle et à l’instabilité démographique.
[…]
Les catégories populaires, elles, n’ont pas le choix. Pour les ménages modestes, la vie avec les migrants est une question d’expérience de vie » et de « rencontre avec l’autre au quotidien », selon M. Guilluy.
[…]
En quelques jours, avec le flot de migrants et le bouclage des frontières, tout a été bousculé. C’est le réel qui se venge (…) Or ça fait trente ans que l’on nous explique l’impératif de la fin des frontières et de la libre circulation des personnes, qui est vraiment dans le disque dur de l’idéologie dominante”, juge-t-il. « L’immigration, la mondialisation, et la métropolisation : nous sommes là sur des sujets durs, verrouillés et intouchables, qui n’ont donné lieu à aucun véritable débat démocratique depuis 30 ans », déplore M. Guilluy.
« Le retour des frontières crée l’évènement, on touche à quelque chose de clé dans la doxa des oligarchies. L’édifice est symboliquement ébranlé, et derrière c’est toute la question de l’identité et de l’altérité que l’on peut dérouler »…

Crédit photo : Philippe Matsas — Flammarion, Christophe Guilluy

Insécurité, islamisme : du déni de réalité à l’orchestration de la peur, la nouvelle stratégie de l’oligarchie

Insécurité, islamisme : du déni de réalité à l’orchestration de la peur, la nouvelle stratégie de l’oligarchie

Source : Polémia

Par Michel Geoffroy, essayiste.

♦« La peur soutenait déjà un fructueux commerce sécuritaire. Elle devient aujourd’hui un puissant moyen de sidération des autochtones à qui l’on apprend ainsi très tôt à raser les murs ».


La novlangue au service du déni d’insécurité

Face à l’augmentation de la délinquance, conséquence de l’idéologie laxiste qu’elle a mise en œuvre, l’oligarchie a d’abord inventé dans les années 1980 le fameux sentiment d’insécurité, une sorte de phobie d’extrême droite qui faisait, selon elle, voir la réalité sous un jour trop sombre. Elle a aussi inventé le concept d’incivilités qui permettait de banaliser la progression des délits, notamment ceux imputables aux jeunes issus de l’immigration.

On nous a ainsi expliqué, par exemple, qu’il était traditionnel de brûler des voitures à la Saint-Sylvestre. Car chaque fait divers se trouvait dépeint sous des couleurs les plus lénifiantes possibles : on nous présentait les délits voire les crimes comme incompréhensibles car intervenant toujours jusque-là dans des quartiers populaires mais tranquilles ou sans histoire (*). On ne comprenait donc pas le coup de folie qui avait pu saisir les auteurs de ces actes : sans doute parce qu’un banal vol de sac à main, une drague ou une bagarre par balles avait mal tourné. Bref, ce n’était pas vraiment la faute de ces individus bien connus des services de police, mais plutôt le fait de victimes de la malchance, du chômage et de la discrimination.

La novlangue au service du déni d’islamisme

L’apparition de délits commis par des personnes se réclamant de l’islam a subi le même traitement politico-médiatique. On a ainsi assisté à la négation systématique du caractère islamiste de ces agissements, comme par exemple lors des attaques commises en France à la Noël 2014.

L’oligarchie a donc mis l’accent sur le caractère isolé de ces loups solitaires, victimes d’une autoradicalisation pathologique. Même si ensuite on découvrait que leurs proches faisaient l’objet de poursuites ou que des filières avaient été démantelées !

Ou bien on les présentait comme des individus au comportement incompréhensible ou incohérent, comme par exemple dans le cas du profanateur du cimetière de Castres. Ou bien encore des individus dérangés, ce qui permettait d’ôter toute signification autre que médicale à leurs actes. On a même été jusqu’à nous présenter l’auteur musulman d’un attentat à l’arme automatique en Belgique comme un amateur d’armes !

Pas d’amalgame

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Enquête TNS-Sofres décembre 2014 : immigration et insécurité prioritaires pour les Français

09/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Considérant qu’“à la différence des autres grandes démocraties occidentales, en France, au-delà de l’approbation ou de la satisfaction vis-à-vis de l’exécutif, aucun dispositif ne permet de suivre l’évolution des préférences des citoyens sur l’action publique et aucun indicateur longitudinal ne saisit l’importance des différents domaines d’action publique. De même, ni les probabilités de vote ni les intentions de vote ne font l’objet d’enquêtes régulières et les images des leaders ne sont pas étudiées sur le long terme. Pour remédier à ces lacunes, le projet « Dynamiques politiques 2014-2017 » dirigé par Sylvain Brouard au CEVIPOF, a mis en place avec TNS Sofres deux baromètres :

– Le baromètre des dynamiques électorales qui étudie spécifiquement 10 traits associés aux principaux leaders des partis politiques et également les probabilités de vote pour les 10 principaux partis politiques.

– Le baromètre des priorités politiques qui scrute les perceptions de l’état de la France et de son évolution ainsi que les priorités politiques sur 60 enjeux d’action publique – orientations politiques, dépenses publiques et recettes publiques – en terme d’évolution souhaitée et d’importance.”

Et lorsqu’on l’analyse les données propres au baromètre des priorités politiques, l’on se rend compte que pour nos compatriotes arrivent en tête immigration et insécurité, bien loin devant l’Europe, la décentralisation ou même les questions de défense. A tel point que TNS-Sofres voulant pourtant minorer ces éléments reconnait :

La perception, majoritaire dans l’échantillon, d’un accroissement de l’immigration dans les 12 derniers mois, s’accompagne du souhait prévalent d’une politique migratoire restrictive perçue comme une priorité : près des 70% des répondants en octobre 2014 souhaitent une évolution, considérée comme extrêmement importante pour un tiers d’entre eux, de la politique migratoire, dans une direction plus restrictive (indice de direction de -70 en septembre 2014).

De même s’agissant des dynamiques électorales, TNS-Sofres précise pour le Front national :

Le FN (18%) est, quant à lui, le parti le plus cité, devant l’UMP, en particulier pour les problèmes d’immigration, de politique sociale mais aussi de pouvoir d’achat.

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