Gérald Darmanin, fossoyeur de la sécurité des Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

Gérald Darmanin

Il est difficile de se remémorer un ministre de l’Intérieur aussi incompétent que Gérald Darmanin, et, par conséquent, aussi nocif pour la sécurité des Français. En deux ans, le roitelet de la Place Beauvau a réussi à synthétiser toutes les forfaitures et tous les échecs de la politique sécuritaire française.

Le digne héritier du sarkozysme

Les années Darmanin ont sans conteste été marquées par le sceau de l’anarcho-tyrannie. Alors que la France subit une montée de violence et d’insécurité, le ministre de l’Intérieur a pris l’habitude d’arborer le costume d’un homme sévère, prêt à lutter coûte-que-coûte contre l’ensauvagement. En janvier dernier, Darmanin annonçait fièrement que le quinquennat de Macron (le premier) avait été marqué par une baisse de la délinquance. Prenant pour preuve la baisse du nombre de cambriolages ou de vols avec violences, il avait pris soin d’occulter les mesures sanitaires (dont le confinement du début de l’année 2020) qui expliquaient mécaniquement cette baisse, et dont le terme allait de paire avec une remontée de ces actes de délinquance avec la moyenne observée depuis un moment[1]. Cette opération grossière n’est pas la seule au compteur du ministre, qui, un an plus tôt, avait tancé Marine Le Pen pour sa « mollesse » sur la question de la lutte contre l’islamisme[2].

En tentant de doubler la présidente du Rassemblement national sur sa droite, Darmanin comptait bien entendu rallier à lui la droite sécuritaire, accro aux discours et aux effets d’annonce et allergique aux mesures concrètes et efficaces. Car, plus que tout autre chose, ce qui caractérise la sécurité sous Gérald Darmanin, c’est bien la faiblesse extrême de la répression contre les délinquants et les criminels et le champ libre qui leur est laissé. En cela, il est bien le véritable héritier du sarkozysme, friand des déclarations incendiaires, jamais suivies d’effets concrets.

La communication politique au service de l’impuissance

En réalité, pour qui s’intéresse aux résultats observables et concrets de la politique menée par l’Intérieur, force est de constater que c’est bien le même laxisme qui domine. Certains pourraient penser que la dissolution du CCIF et de Baraka City ont constitué un pas important dans la lutte contre l’islamisme, mais il s’agit d’une illusion d’optique : dissoudre deux associations tout en refusant de fermer les mosquées radicales et en continuant à traiter les frontières comme des passoires n’a aucun effet autre que médiatique. D’autant plus que ces dissolutions ont été suivies par celle de Génération Identitaire. La manœuvre de communication politicienne est évidente : incarner, pour le plus grand plaisir des modérés, l’ordre républicain, plus prompt à faire taire les patriotes que les ennemis de la France. Cette faiblesse du ministre est d’ailleurs illustrée par le petit manège habituel qui suit chaque fait divers : comme du papier à musique, le ministre se rue sur Twitter pour faire part de son indignation, avant de se rendre sur place pour y surjouer l’émotion. Notons tout de même que les trois jeunes gens tués au couteau par un réfugié politique soudanais à Angers[3] n’ont pas eu le droit à ce traitement.

Sur le plan migratoire, l’échec est là aussi total : d’une part, un chiffre record d’entrées légales sur le territoire et de non-exécution des obligations de quitter le territoire français pour les clandestins[4], et d’autre part, l’annonce d’une nouvelle loi pour lutter contre les obstacles à l’expulsion[5], comme si le principal obstacle à l’expulsion n’était pas le ministre lui-même.

Nul ne demande au ministre de l’Intérieur de se comporter comme une cellule de soutien psychologique. Son travail est simple : s’assurer que la France ne devienne pas un coupe-gorge généralisé et un terrain de jeu pour les stratégies d’influence de l’islamisme. Sur ces deux points, la faillite de Gérald Darmanin est complète. Il est temps que les choses changent.

[1] https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/non-gerald-darmanin-a-tort-d-affirmer-qu-il-y-a-eu-une-baisse-continue-de-la-delinquance-durant-le-mandat-d-emmanuel-macron_14077221/
[2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/12/l-islamisme-au-c-ur-d-un-debat-cordial-entre-gerald-darmanin-et-marine-le-pen_6069660_823448.html
[3] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/rixe-mortelle-a-angers-ce-que-l-on-sait-sur-le-drame-qui-a-coute-la-vie-a-trois-personnes_5261719.html
[4] https://twitter.com/Pierre_GTIL/status/1551841855909896192?s=20&t=rrIAG-TVr7qttdk-cPxYug
[5] https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6850699/etrangers-delinquants-darmanin-annonce-une-loi-pour-lever-les-obstacles.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Attaques au C0UTEAU, flics tabassés, l’insécurité est-elle un sentiment ou une réalité ?

insécurité

26/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Angers, Nantes, les attaques à l’arme blanche se multiplient ces derniers temps, ce qui inquiète les autorités.

Des policiers roués de coups dans le quartier de la Guillotière à Lyon, la multiplication des faits divers est-elle une illusion que les médias créent ou tout simplement les prémisses d’une société au bord de l’implosion ?


Insécurité : l’Etat, aveugle et sourd, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

La mort d’Antoine Alléno, 24 ans, tué par un chauffard à Paris dimanche soir, sera-t-elle la goutte d’eau qui fera déborder le trop plein de colères ? Fils du célèbre chef cuisinier Yannick Alléno, la victime symbolise, dans sa notoriété, une société fragile, laissée sans défense face à une délinquance exponentielle. Les maux sont connus : impunité des voyous, lâcheté des autorités, permissivité de la justice, aveuglement des médias, traîtrise des idéologues, etc. Le tueur, qui venait de voler un bolide et conduisait en état d’ivresse, appartient à la communauté des gens du voyage. C’est un multirécidiviste,. Il était recherché pour une peine de prison de trois mois qu’il n’avait pas purgée. Un peu plus tôt ce même dimanche, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Abderahim avait crevé les yeux de sa femme Maïté, en lui portant sur le corps et le sexe douze coups de couteau. Mardi, à Marseille, c’est un parent d’élèves d’une institution catholique qui a été agressé au couteau « au nom de Dieu », tandis qu’il attendait ses enfant, par un « déséquilibré ».

Il y a un peu plus d’un an, le 21 avril 2021, vingt généraux en retraite et une centaine de hauts gradés avaient choisi d’alerter l’opinion face à l’insécurité, au séparatisme islamiste, à la guerre raciale. Ils écrivaient : « L’heure est grave, la France est en péril (…) Notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie ». Jean Castex, premier ministre, avait dénoncé un texte « contraire à tous nos principes républicains, à l’honneur, au devoir de l’armée » en critiquant des généraux « qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Ce refus de voir et d’entendre est devenu insupportable.

Délitement : c’est le mot qui convient pour décrire la désagrégation de la société. L’Etat « protecteur » – qui en fait des tonnes pour feindre une autorité sanitaire – se révèle incapable d’assurer la sécurité des personnes. Ce ne sont pas les textes répressifs qui manquent. La pénurie de personnel (police, justice) est un argument qui s’entend mais qui n’explique pas tout. Seule la main de l’autorité tremble. Elle tremble car elle doute d’elle-même. Tel est l’effet pervers de l’idéologie « antiraciste » qui, au nom de bons sentiments, a laissé croire que les nouvelles minorités culturelles étaient d’abord des victimes devant être excusées, y compris dans leurs actes de délinquance.

Cette subversion idéologique a contaminé une grande partie des dirigeants européens. La classe politique suédoise, qui s’était largement ouverte à l’immigration musulmane depuis trente ans, est en train « d’opérer un virage à 180 degrés » selon l’économiste irano-suédois Tino Sanandaji (Le Figaro, 4 mai). Il explique : « Désormais, la position des socio-démocrates est d’admettre que l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribue à la criminalité ainsi qu’à la ségrégation ». En France, Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a dit, en juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ». Voilà pourquoi l’Etat est aveugle et sourd. La mort d’Antoine Alléno vient tragiquement le rappeler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Insécurité et délinquance : Nantes au bord de la crise de nerfs

délinquance insécurité

Jadis, la Cité des ducs était l’un des villes les plus attractives de France. L’agglomération bénéficiait en effet de nombreux atouts. Outre sa situation géographique, elle accueillait un important pôle universitaire, de nombreuses entreprises nourrissaient le marché de l’emploi et l’activité culturelle y était florissante. C’était alors la destination rêvée pour de nombreux Parisiens ne supportant plus les difficultés et les vicissitudes de la vie dans la capitale. Las, en quelques années, le rêve s’est mué en cauchemar et Nantes en un véritable coupe-gorge. Les explications de cette triste transformation ne sont guère originales, puisque ce sont presque toujours les mêmes, partout sur le sol national : explosion de la délinquance, règne des bandes ethniques, laxisme judiciaire et démission des pouvoirs publics.

La situation de la capitale bretonne s’est tellement dégradée que la population, excédée, organise désormais chaque semaine une manifestation pour dénoncer un quotidien de plus en plus invivable. C’était ainsi ce week-end le cinquième rendez-vous de ce rassemblement de la colère et du désespoir. Il rassemble de nombreux commerçants, notamment des patrons de bars et de restaurants, des riverains du centre-ville mais aussi des policiers municipaux réclamant davantage de moyens pour tenter de rétablir l’ordre. Ils demandent notamment à être équipés d’armes létales afin d’être plus dissuasifs face à des voyous « qui veulent en découdre avec les flics ». Tous les participants dénoncent une insécurité permanente et hors de contrôle et des agressions quasi journalières.

Face à l’inertie des institutions, l’association Sécurité nocturne Nantes a par ailleurs mis en place des initiations gratuites à l’autodéfense, notamment à l’intention des « travailleurs de nuit » – serveuses, portiers, gérants de bars… – qui sont les premiers exposés. On leur apprend les gestes indispensables pour faire face à des tentatives d’agression tout en leur rappelant que la « riposte doit être proportionnée à l’attaque » sinon ce sont eux qui risquent de se retrouver sur le banc des accusés, la justice étant curieusement beaucoup plus efficace et sévère dans ce genre de cas. Le monde à l’envers !

Nantes, cinquième ville du pays, est devenu le malheureux symbole de la dégradation de la qualité de vie en France et de l’incapacité des pouvoirs en place, émasculés par leurs dogmes idéologiques laxistes, à juguler la prolifération de la délinquance et de la criminalité. Il n’y a désormais plus de régions « préservées » ou de villes « protégées » ou, s’ils en existent encore marginalement, ce n’est, hélas ! qu’une question de temps avant qu’elles connaissent les mêmes affres que Nantes, désormais appelée « la petite Marseille ». Et rien ne changera tant que ne seront pas prises à bras-le-corps les questions d’un sévère contrôle de l’immigration et d’une réforme profonde du système judiciaire et carcéral. Une évidence qu’il faut garder en tête à quelques semaines d’une élection primordiale pour l’avenir du pays.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2022

Désindustrialisation, chômage, insécurité : le grand déclassement : Jérôme Fourquet interrogé par Charlotte d’Ornellas

Jérôme Fourquet

19/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec Charlotte d’Ornellas, l’auteur de l’Archipel Français, directeur du département opinions de l’IFOP et politologue Jérôme Fourquet revient cette année avec « La France sous nos yeux« .

Il nous livre, dans cet entretien, les ressorts du déclassement d’une partie de la population française. Désindustrialsation, déchristianisation, atomisation des corps sociaux : le grand déclassement.


Bock-Côté : « L’insécurité est désormais la norme. On accepte l’idée que cela va rester. Partout où les sociétés sont culturellement et ethniquement fragmentées, l’insécurité règne. Pensez à la Suède ! »

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie pas, par Clément Martin (Les Identitaires)

insécurité

À New-York, l’adoucissement des lois contre le vol à l’étalage provoque une explosion de violence. Les pharmacies ont été particulièrement touchées par cette vague, des produits de première nécessité sont totalement absents des rayons : dentifrice, nettoyant pour le visage, désinfectant, etc. « Ça ressemble au tiers monde », déclare un habitant de Manhattan au New York Post. Selon le commissaire de police de New York, Dermot Shea, la cause de cette insécurité est à rechercher dans la législation de l’année dernière, qui a éliminé la caution et détention provisoire pour différents crimes non violents. De nombreux voleurs sont donc en liberté, comme cette personne qui a été arrêtée 46 fois pour vol au détail en 2021.

Ces mesures, évidemment liées au contexte post-Black Lives Matter et à l’élection de Joe Biden, sont évidemment du pain béni pour tous les délinquants qui pullulent dans les grandes métropoles multiraciales. Leurs conséquences nous montrent une fois de plus qu’il ne faut absolument rien lâcher sur la sévérité due aux criminels. Dans une vision marxiste irénique, le vol est nécessairement la manifestation d’une faiblesse que l’on devrait prendre en pitié. Le vol serait, ainsi, le moyen de survie du pauvre. Les faits, là aussi, démentent l’idéologie : la plupart des produits volés à New York se sont retrouvés sur le site Amazon.

La réponse à la pauvreté ne peut être l’autorisation, voire la bénédiction, donnée au vol. La satisfaction du pauvre ne se trouve pas dans l’abolition de la propriété privée… Le pauvre, celui qui travaille dur en vivant modestement, se retrouve aussi à l’intérieur du comptoir. Il est la première victime de ces truandages.

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie jamais. Les gauchistes invoquent la « prévention » comme alternative à la « répression ». C’est oublier un principe éducatif de base, qui vaut aussi bien pour les enfants que pour les adultes : une faute doit toujours être sanctionnée, sous peine d’affaiblir considérablement l’autorité et, aux yeux de ceux qui y sont soumis, la légitimité de ses décisions.

La véritable prévention ne consiste pas à laisser dépouiller les braves gens mais à promouvoir, par tous les moyens (à l’école, dans la culture, les médias, les associations sportives, le périscolaire, etc.), une morale exigeante du respect, avec sanction systématique à la clef.

La prévention, comme son nom l’indique, agit à la source. Mais lorsque la rivière est en crue, on doit agir concrètement en consolidant la rive et en prenant des mesures d’endiguement. C’est l’urgence.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Contre les contrôles au faciès : une démagogie de plus ?, par Philippe Bilger

contrôles au faciès

Une action de groupe a été lancée contre les contrôles au faciès (Le Monde) et un front se qualifiant de progressiste, mêlant hostilité à l’égard de la police et méconnaissance de la réalité sociale, s’en félicite, la percevant comme un immense progrès.

Le faciès étant entendu comme un aspect du visage ou l’expression humaine d’un visage, il est facile de percevoir ce que cette dénonciation signifie : les personnes d’origine maghrébine et/ou africaine seraient infiniment plus contrôlées que celles dont « la peau est blanche », ce dernier point ayant été incriminé par le président de la République lors de son entretien dans Brut, au grand dam du syndicat Alliance.

En schématisant, deux sortes de contrôles peuvent être effectués par la police, à titre préventif pour ce qui relève de l’ordre public et avec une finalité judiciaire relative à la poursuite des infractions et à l’identification de leurs auteurs.

J’admets bien volontiers que le jeune maghrébin ou africain qui est interpellé dix fois dans la même journée, sur des critères qui ne paraissent pas juridiquement pertinents, est tout à fait fondé à s’indigner mais je ne suis pas sûr que, pour bien connaître l’institution policière, et la défendre quand elle ne transgresse pas les règles dont le respect fait son devoir et son honneur, cette pratique répétitive soit son quotidien.

Il faut accepter de regarder la réalité en face, et non pas au faciès, sauf si on admet par principe que les seuls faciès à ne jamais soupçonner ou vérifier seraient ceux des populations maghrébines ou africaines.

Pour ma part, si j’osais, et à mon sens nous ne tomberions pas dans un Etat policier mais seulement policé, je ne verrais aucun inconvénient à ce que les contrôles d’identité puissent être accomplis sans justification particulière, sinon celle de connaître qui a le droit de demeurer en France, citoyens irréprochables ou recherchés, et qui y réside illégalement, sans aucun titre. À parcourir certains quartiers populeux ou privilégiés, je devine ce que des contrôles d’identité inspirés par ce seul souci de parfaite connaissance de ce que la société française porte en son sein pourraient apporter de bienfaisant et de transparent.

On pourrait, dans un monde idéal, planifier et équilibrer à la perfection, sur les plans préventif et judiciaire, les contrôles : un Blanc, un Africain, un Maghrébin, un Asiatique, etc. On devine bien comme dans la France d’aujourd’hui ce serait une utopie.

Il y a des cités où, sauf à ne plus contrôler personne, l’immense majorité est africaine ou arabe.

J’ai connu des lieux, par exemple un dimanche soir gare du Nord il y a quelques années, vers minuit, où j’étais le seul Blanc au milieu d’une multitude toute de diversité. Je le constate, je ne m’en plains pas, je relève seulement que dans ces conditions, oser reprocher à la police des contrôles au faciès serait injuste.

Par ailleurs, si j’ai toujours insisté sur le fait que la globalité n’a aucun sens et est même choquante – c’est mon désaccord avec Eric Zemmour -, je n’éprouve aucune difficulté, en revanche, à souligner que dans la plupart des procédures ayant conduit à des affrontements avec la police et parfois à des issues regrettables ou même tragiques, les mis en cause étaient beaucoup plus souvent des Africains et des Maghrébins que des blancs. C’est une donnée incontestable que sociologiquement et sur le plan de la sécurité il est facile de vérifier.

Constater cette prédominance n’a rigoureusement rien à voir avec du racisme et les contrôles au faciès qu’évidemment on aurait reprochés à la police ou à la gendarmerie étaient pourtant parfaitement légitimes.

J’ai été contrôlé à plusieurs reprises dans le métro et j’en ai été très heureux dans mon for intérieur. Je n’ai pas cherché à fuir. Je n’ai insulté personne.

J’use de mon exemple pour montrer à quel point une multitude de citoyens « dont la couleur de peau est blanche », pour reprendre l’expression du président, n’auraient pas la moindre once de répugnance républicaine si elle était contrôlée, de même d’ailleurs que nombre d’Africains et de Maghrébins irréprochables.

Derrière cette offensive contre les contrôles au faciès, il y a beaucoup de démagogie, la volonté naïve de croire que des populations que le progressisme chouchoute ne sont constituées que de gentils et d’aimables jeunes gens et que la police est méchante.

Alors que l’insécurité est à son comble et que notre société est en état fracture et de dislocation, notamment à cause de phénomènes de violence gratuite, je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour nous affaiblir encore davantage.

Je rappelle cette banalité : notre adversaire n’est pas la police mais celui qu’elle interpelle, que la justice poursuit, condamne, et dont elle fait, on peut l’espérer, exécuter la peine.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Grand débat – Marion Maréchal, une voix de résistance [vidéo]

29/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce nouveau numéro de Bistro Libertés, Martial Bild reçoit la directrice de l’ISSEP, l’Institut de Sciences sociales, économiques et politique, Marion Maréchal.

L’ancien député du Vaucluse, confrontée aux sociétaires de l’émission (Marie Pinsard, Alice Cordier de l’association Nemesis, Francis Bergeron de Présent et Pierre Gentillet) évoque avec un regard vif et complet des thèmes majeurs comme la culture « woke », l’enseignement, l’insécurité, l’immigration, l’Union Européenne.

A travers la rubrique Confessions , on cerne encore mieux la personnalité de les centres d’intérêt de cette femme entrepreneur qui n’a pas fini de faire parler d’elle.


« Faire barrage ». Le bilan du « front républicain » : chaos migratoire et sécuritaire, par Jean-Yves Le Gallou

barrage front républicain

En France, la classe politique est composée de castors : de La France insoumise à l’état-major des Républicains, en passant par LREM, il s’agit de « faire barrage ». « Barrage au Rassemblement national » pour Larcher, Pécresse, Jacob et autres Muselier. Chez les macronistes, on va encore plus loin en affirmant : « L’ennemi à abattre, c’est le Rassemblement national. »
Un discours qui n’a rien de nouveau : il dure depuis quarante ans ! Avec pour résultat le chaos migratoire et le chaos sécuritaire. Explications.

Des victoires importantes… jusqu’à l’affaire Oussekine

Les questions d’insécurité et d’immigration sont entrées dans l’actualité au début des années 1980. Elles marquèrent fortement trois élections : les municipales de 1983, avec l’effondrement de la gauche et la première percée du Front national à Dreux et à Paris ; les européennes de 1984 avec l’arrivée de dix élus FN au Parlement européen ; les législatives de 1986 avec une majorité RPR-UDF et en même temps l’existence d’un groupe FN de 35 députés. Deux forces qui avaient rassemblé plus de 55 % des suffrages sur des programmes assez proches de contrôle strict de l’immigration, de refonte radicale du Code de la nationalité et de réforme sécuritaire du Code pénal.

La mise en œuvre de ce programme fut sabotée par François Mitterrand et interrompu par l’affaire Malik Oussekine, gigantesque opération de diabolisation du gouvernement Chirac.

La naissance du « front républicain »

L’occasion d’agir pour la France ne se représenta plus car les lobbys idéologiques et les médias œuvrèrent pour imposer à la droite classique un « front républicain ». En clair ne jamais passer le moindre accord avec le Front national, ce qui revenait à retrancher du débat démocratique 15 % de l’électorat, 30 % à 40 % dans certaines communes urbaines. Bref, un crime politique contre la démocratie.

Les conséquences en ont été considérables :

– un affaiblissement du bloc de droite coupé en deux alors que la gauche restait globalement unie (écologistes de circonstance compris) ;
– un gauchissement et une « désidentarisation » de la droite classique coupée de son aile droite et vivant sous la terreur de la diabolisation ;
– la promotion des « antifas » et de l’extrême gauche exerçant un rôle de chien de garde du système en contribuant par leurs attaques violentes à renforcer cette situation ;
– et surtout le Grand Remplacement électoral des Français de souche sortis du jeu (25 % à 35 % dans les banlieues) par des immigrés communautarisés et supplantés par des électeurs issus de l’immigration.

Le paradigme de Mantes-la-Jolie : la naissance de « l’islamo-droitisme »

Au départ, Pierre Bédier – maire de Mante-la-Jolie de 1995 à 2005 – est un jeune loup de la droite chiraquienne avec un électorat français de souche hostile à l’immigration.

La mise en place du cordon sanitaire le prive d’une partie de cet électorat.

Pour compenser cette perte, il se tourne vers la communauté turque dont il acquiert les votes à coups de subventions pour des mosquées, des centres culturels, des clubs de sport. C’est la naissance de « l’islamo-droitisme » présent dans toutes les banlieues et fonctionnant selon les mêmes ressorts que l’islamo-gauchisme : le clientélisme. Avec une justification politique : si le Front national est le mal absolu, alors tous les autres sont des alliés possibles. Les stratèges de l’islamisme profiteront pleinement de cette démarche antinationale.

Le résultat est là : les associations « antiracistes » et immigrationnistes croulent sous les subventions que les élus de droite accordent avec une grande générosité en les considérant comme une sorte de police d’assurance ; les villes se couvrent de grandes mosquées dont beaucoup sont les foyers d’un islam de plus en plus radical ; les élus achètent la paix sociale (et électorale) en déléguant une partie du pouvoir local aux chefs de bandes.

Quarante ans plus tard, le constat est édifiant : c’est le chaos migratoire, avec une immigration dont le flux d’entrée a augmenté de 50 % à chaque décennie ; avec, pour conséquence, le chaos sécuritaire dans la mesure où il y a – c’est un fait – une sur délinquance systémique de l’immigration.

Mariani et Zemmour : pour en finir avec le front républicain ?

Le mettre en échec : c’est le rôle dévolu à Mariani s’il parvient à remporter la région PACA malgré la coalition de tous les autres qui se dessine pour le deuxième tour.
C’est aussi tout l’enjeu d’une possible candidature Zemmour à la présidentielle.

Renverser l’échiquier de la partie mille fois jouée, front républicain contre Front national. En structurant à côté du Rassemblement national un électorat aujourd’hui orphelin de souverainistes, de LR de droite trahis par les marionnettes qui les gouvernent et d’abstentionnistes déçus de l’offre politique. Une force émergente qui pourrait s’allier ensuite au RN et permettre enfin une recomposition politique mortelle pour le front républicain.

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 8 juin 2021 et repris du site Polémia

Jusqu’où ira le vent de colère dans la police ?, par Franck Deletraz

policiers en colère

Ils étaient plusieurs milliers, dimanche, policiers et simples citoyens venus de toute la région, à s’être rassemblés dans la cour de l’hôtel de police d’Avignon pour rendre un hommage particulièrement poignant à cette énième victime de l’ensauvagement effrayant de notre pays qu’est le brigadier Eric Masson. Un rassemblement empreint d’une grande dignité, ponctué seulement par les interventions des collègues du défunt, plusieurs Marseillaise, les applaudissements et enfin les acclamations d’une foule de Français excédés de voir nos forces de l’ordre aujourd’hui systématiquement prises pour cibles. Cependant, on aurait tort de croire que derrière le calme et le caractère très digne de cet hommage ne se cache pas une colère d’une ampleur sans précédent, à deux doigts d’exploser, et capable, qui sait, de faire trembler le gouvernement sur ses bases.

Une ampleur sans précédent

Alors que, fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats de policiers ont fait pour un temps abstraction de leurs divisions et se sont mis d’accord pour défiler tous ensemble le 19 mai prochain à Paris (voir Présent du 8 mai), l’image des agents du groupe départemental d’intervention du Vaucluse se tenant dimanche par la taille et les épaules, comme pour entrer en mêlée, derrière le portrait de leur collègue assassiné par un voyou ethnique, avait un caractère hautement symbolique. Désormais, en effet, il est hors de question pour les forces de l’ordre et leurs représentants de tolérer plus longtemps cette situation. Et cela même s’il faut, pour obtenir satisfaction, entrer dans un violent conflit avec ce gouvernement qui ne cesse de les poignarder dans le dos.

La lourde responsabilité du gouvernement

Au cours de ces derniers jours, plusieurs syndicats n’ont d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt la lourde responsabilité du gouvernement dans la grave dérive à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, dont le secrétaire général David Le Bars, évoquant l’assassinat du brigadier Masson, a expliqué : « Ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait très grave » qui est « le résultat d’un mal bien plus profond qui s’est ancré dans notre société : la haine du flic », qui est elle-même « la conséquence du procès permanent fait à l’institution policière », y compris par certains membres du gouvernement. Quant aux solutions à apporter en urgence à cette crise, elles sont évidemment nombreuses. Comme le soulignait Fabien Vanhemelryck, pour le syndicat Alliance, « le gouvernement les connaît. Il y a des lois, elles doivent être appliquées, les peines doivent être incompressibles, les aménagements de peine doivent être terminés, et si on lance ce signal fort politique avec une réponse pénale ferme, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux pour que la police puisse faire son travail » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2021

« Quartiers sans relous » : et pourquoi pas une France sans immigration ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, déplore que « plus de 3 000 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la loi contre le harcèlement de rue votée en 2018 » (RTL.fr, 15/04/2018). Or, ce chiffre ne signale que les flagrants délits constatés par la Police. Madame Schiappa propose l’instauration d’un baromètre du harcèlement de rue, afin de mesurer et de « cartographier » cette pratique. Cela permettrait de désigner des « zones rouges » connues pour être des lieux de harcèlement. Des policiers en civil seront alors déployés dès qu’un cas de harcèlement est constaté et dénoncé auprès des autorités. « Ce que l’on veut, résume le ministre, ce sont des quartiers sans relous ».

Oui, vous ne rêvez pas : l’une des plus hautes autorités du pays, un ministre du gouvernement, s’adresse aux Français avec le langage d’un gamin de quinze ans. Cela montre tout le mépris de Marlène Schiappa, et de l’institution qu’elle représente, puisque la familiarité est la première forme de manque de respect. Lorsqu’on n’incarne pas la fonction qui nous a été confiée, on la quitte sans délai. Ce manque de bonne tenue est l’aboutissement d’une dynamique à l’œuvre depuis Valéry Giscard d’Estaing, qui se piquait d’être proche du peuple en rendant visite aux Français, chez eux, à la lumière des caméras de télévision. Depuis, il y a eu le « casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy et le « en même temps » d’Emmanuel Macron, héros de la start-up nation. C’est le mythe égalitariste de l’horizontalité sociale qui s’exprime par la bouche de nos dirigeants.

Le harcèlement de rue est-il un problème de « relous » ? Disons-le clairement : le sexisme en France n’est pas le problème des Français. Le phénomène résulte clairement de l’inadaptation des immigrés et de leurs enfants, d’origine afro-musulmane, à la culture française. Respect de la femme, notion de « respect », rapports aux autres de manière générale… Le descendant du bédouin qui, pendant des siècles, a vécu des razzias et de l’esclavage, n’entend pas les mêmes choses que nous par « tolérance », « consentement » et « séduction ». Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports parisiens sont commis par des étrangers (rapport sur les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019, publié en 2020). Les quartiers à forte concentration immigrée, que l’on connaît déjà pour le trafic de drogue et des violences en tout genre, seront donc certainement classés « zones rouges » par le baromètre Schiappa. Le gouvernement découvrira alors l’eau chaude : ces quartiers parfaitement identifiés et connus des autorités locales, soumis à la double-pression du banditisme et de l’islamisation, que les Français de souche fuient en masse.

Il y a quelques moyens simples d’en finir avec les « violences sexistes ». Ce sont les mêmes qui doivent être mis en œuvre pour ramener la sécurité dans notre pays. Exécution immédiate et ferme des peines décidées par le juge, fin de la tolérance à l’égard des mineurs délinquants, reconquête des banlieues immigrées par des policiers nombreux et armés, ouverture de multiples postes de police sur tout le territoire (beaucoup ont été fermés au profit des seuls Hôtels de police)… Et puis bien sûr, remigration définitive de tous les étrangers et binationaux ayant commis un délit quel qu’il soit. Or, selon l’INED, les binationaux sont près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française, soit presque un immigré sur deux croisé dans la rue. Par conséquent, pas de retour à la sécurité pour les Françaises sans remigration, ici et maintenant.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Il y a un lien entre l’insécurité et la politique de l’autruche

ivan-rioufol

Une chose est sûre : il y a un lien entre l’insécurité et l’aveuglement. Les premiers responsables du Grand Effondrement sont les dirigeants français qui pratiquent, depuis plus de trente ans, la politique de l’autruche à propos de l’immigration de masse. Cette commode cécité est partagée par la bien-pensance, qui s’affole aujourd’hui que des islamistes tuent régulièrement au nom d’Allah. Mais qui, sinon ces belles âmes moutonnières, ont répété que l’immigration était « une chance pour la France », que l’islam était « une religion de paix et de tolérance » et que la nation devait s’ouvrir à la diversité ? Dimanche, place du Trocadéro à Paris, une foule inquiète a manifesté sa colère après la décision de la cour de Cassation d’exonérer de sa responsabilité pénale Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, défenestrée au cri d’Allah Akbar parce qu’elle était juive.

Vendredi, c’est une femme policière, Stéphanie Monfermé, qui a été égorgée par un sicaire du djihad, Jamel Gorchese : l’horreur s’est déroulée dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines). Ne serait-il pas temps d’exiger des autorités musulmanes qu’elles fassent connaître, autrement que par des mots, leur condamnation de ces barbaries ? Plutôt que de manifester contre l’ « islamophobie qui tue », comme ce fut le cas le 10 novembre 2019 à Paris, pourquoi les musulmans et tous les autres ne descendraient-t-ils pas dans la rue pour dénoncer, enfin clairement, l’islamisme qui tue ?

La politiquement correct reste une prison mentale pour beaucoup de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, pour reprendre la juste réflexion de Bossuet. Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré, en commentant l’assassinat de la policière par ce Tunisien, ancien clandestin régularisé en 2020 : « Je refuserai toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme ». Pour lui, « ce discours vise à attiser les haines dans le pays ». Avant lui, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déclaré, le 28 juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ».

Ces postures progressistes, partagées par des représentants et intellectuels de la communauté juive, sont à la source des maux qui accablent la France. Car il faut être idéologiquement imperméable aux faits pour contester, comme le fait le gouvernement et le conformisme, le lien entre l’insécurité et une immigration de masse qui ne s’intègre plus. Valérie Pécresse (LR) a évidemment raison quand elle dit : « Il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration ». Mais pourquoi avoir attendu tant d’années avant d’admettre de telles évidences ? Hier, au Trocadéro, aucun représentant du RN n’a été invité, visiblement, à prendre la parole. Ce mouvement, s’il fut en effet répulsif, est pourtant devenu un des pôles de résistance à cet islamisme qui terrorise les Juifs, les policiers et plus généralement la nation et sa démocratie. Face à l’ennemi, il serait temps d’enlever les œillères.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Michel Zecler ou Yuriy ? Tout le monde ou personne, monsieur le président !, par Philippe Bilger

yuriy

Rien ne donne plus le sentiment de l’inéquité républicaine que des interventions présidentielles partielles, partiales, tactiquement ciblées au lieu d’être globales et sans la moindre arrière-pensée.

Le président s’était beaucoup ému auprès de Michel Zecler de ce que celui-ci avait dit avoir subi et dont des traces sur son visage attestaient la réalité.

Récemment, à la suite du lynchage dont Yuriy a été victime de la part de de dix voyous dans le quartier de Beaugrenelle le 15 janvier, le président s’est à nouveau manifesté en prenant langue avec la mère de ce jeune homme âgé de 15 ans.

Il convient de noter que cette agression n’a été rendue publique que grâce aux réseaux sociaux: un compte anonyme a diffusé ces secondes d’une extrême violence. Faut-il s’en féliciter ou regretter par avance que, connu ou demeuré inconnu, ce scandaleux épisode aboutira ni plus ni moins aux mêmes conséquences : une indignation aussi vive que l’impuissance sera forte.

Yuriy a même été gratifié de soutiens sportifs et médiatiques qui en général allaient plus volontiers vers ceux que la police aurait maltraités. On ne peut que se réjouir de ce changement de cap : les voyous, mineurs ou non, ne sont plus pris pour des victimes ! (Le Parisien)

Yuriy se serait trouvé malencontreusement pris dans un affrontement de deux bandes rivales, dont l’une venue de Vanves, à Paris, vers 18 heures 30, sans la moindre crainte d’une quelconque intervention policière.

Actuellement on ne sait pas trop ce qu’il en est de l’implication ou non de Yuriy dans cette affaire – on nous affirme qu’il s’agit d’un adolescent très calme et tranquille, pourquoi pas ? – mais je relève que le président s’est précipité pour consoler sa mère et je note que les amis de Yuriy se réfugient dans le silence (Morandini).

Il n’y a que Raquel Garrido, dont l’idéologie fait d’elle une extralucide, pour tout savoir puisqu’elle dénonce « les charognards d’extrême droite ». La volupté d’accabler en totale ignorance, cela ne se refuse pas !

Le président de la République n’est absolument pas dans son rôle en choisissant ses victimes.
S’il considère que son attention et sa compassion doivent ostensiblement être offertes, il me semble que, quitte à se prétendre grand consolateur, Emmanuel Macron doit l’être avec toutes les victimes. C’est tout ou rien. Que pensent actuellement tous les laissés-pour-compte de l’indifférence présidentielle ?

Il est trop facile de se donner bonne conscience en téléphonant à une mère, comme si cet épisode affreux ne résultait pas, d’une certaine manière, de la carence d’une politique globale de sécurité dont deux de ses ministres et lui-même sont responsables devant les Français. Je téléphone donc je n’y suis pour rien !

Echec qui se suffit à lui-même, qui n’a pas besoin pour être aggravé de considérations sur les immigrés, les Français d’origine étrangère ou les étrangers. Victimes de notre incurie pénale, ils le sont tous également. Pour les coupables, il conviendra d’en tirer les conséquences.

Le président de la République, agissant si confortablement – quelques mots et le tour est joué -, se prive, par les sélections qu’il opère et les discriminations qu’on lui recommande, du constat d’une insupportable réalité. Toutes ces victimes qui chaque jour révèlent une criminalité en hausse, une délinquance violente de la part de bandes de mineurs, si elles étaient prises en compte par la mansuétude présidentielle comme Michel Zecler et Yuriy l’ont été, ne lui permettraient plus ce rôle hypocrite de bon samaritain tardif. Il serait obligé de faire face à cette France du malheur et de la violence : plus de compatir au compte-gouttes!

Ces sinistrés de l’insécurité et du laxisme ne surgissent pas de rien mais d’une politique gangrenée par une philosophie pénale sans ressort et un cynisme tactique. Tout pour 2022 mais avec tant de retard !

Monsieur le Président, si vous tenez à tout prix à persuader les Français que vous avez du coeur et que vous les aimez – contrairement à la charge cinglante de Michel Onfray qui vous reproche de n’être proche ni de la France ni des Français (CNews) – cessez de sélectionner comme un grand seigneur les douleurs qui rapportent mais penchez-vous sur toutes ! Vous nous persuaderez ainsi que votre compassion est sincère, ne fait pas de tri et révèle une authentique sensibilité.

Alors, de grâce, monsieur le président, tout le monde ou personne !

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Insécurité. Interdiction des feux d’artifice… et du bon sens ?

Slobodan Despot a raison de l’affirmer : l’anarchie conduit au despotisme. Et la montée de la délinquance violente dans les quartiers envahis débouche sur une restriction progressive des libertés de tous les Français.

Michel Geoffroy commente ici avec humour la dernière saillie de Darmanin annonçant l’interdiction de vente des feux d’artifice à la suite de l’attaque d’un commissariat par des voyous immigrés.

Sur cette belle lancée, il faudrait donc interdire également :

La vente de couteaux aux particuliers, contre les “attaques au couteau”.
Une société anglaise commercialise déjà des couteaux à bout carrés dans le même but, mais je ne crois pas que cela protège bien contre les égorgements, pardon comme disent les médias : contre “les coups circulaires portés à la gorge”.
La vente de hachoirs, les haches et les cutters, dans le même but.
La vente de barres de fer, contre les attaques de commissariats.
La vente de bombonnes de gaz (disponibles dans les super marchés) car elles peuvent servir d’explosif.
La vente de marteaux, parce que Farid Ikker a agressé des policiers à coups de marteau en 2017.
la vente de peinture en bombe, pour empêcher de taguer des slogans antisémites ou islamophobes.
La vente de battes de base-ball, pour ne pas que les voyous s’en servent.
La vente de voitures et de camions aux particuliers, contres les “voitures folles” et les voitures bélier.
Les poubelles de rues, contre les incendies de poubelles.
La vente d’essence et de jerrycans aux particuliers, contre les cocktails Molotov. D’ailleurs, lors des émeutes du ramadan 2005 à Marseille, la police surveillait l’accès aux stations services dans ce but.
La vente de scooters aux particuliers, contre les rodéos de rue.
Les cailloux, pour empêcher de caillasser les pompiers.

Bref tout interdire puisqu’on peut faire un mauvais usage de tout !

Ce qui revient à croire (et à faire croire) que le mal résiderait dans les choses et non pas dans les hommes… Une croyance normale, il est vrai, pour ceux qui pensent que l’homme est bon par nature (surtout l’immigrant) et corrompu par la société (surtout par la très raciste société française).

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia