Covid, Ukraine, canicule… La nouvelle hystérie médiatique perpétuelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

hystérie médias

Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron aura marqué un tournant dans la vie quotidienne des Français, moins par les mesures prises par le président que par la mise en place d’une frénésie médiatique constante. Les périodes d’hystérie se multiplient, quel que soit le sujet employé. Au bout du compte, le débat public continue de s’abrutir alors que l’assise du gouvernement se solidifie.

Une pandémie, une guerre et une saison : un triptyque

Tout a commencé avec le Covid-19 : lors des premiers mois de la pandémie, l’incertitude a dominé le discours médiatique. D’où vient le virus ? Les chiffres de contamination donnés par les Chinois sont-ils fiables ? Quelle gravité de la maladie ? On peut d’ailleurs pardonner l’agitation chaotique des débuts, étant donné la faiblesse des informations disponibles. Mais, dès qu’il fut clairement établi que le Covid était plus proche de la grippe que de la Peste noire et que les personnes (très) âgées en constituaient les seules véritables victimes, le gouvernement, plutôt que de mettre en place une politique rationnelle et localisée, a choisi d’entretenir la panique générale.

Idem avec le conflit ukrainien : alors qu’il était évident dès le départ que Macron était un acteur de seconde zone dans le conflit, méprisé tant par les Russes que par les Ukrainiens, la communication du gouvernement a mis en scène une parodie de Guerre froide, dans laquelle Macron aurait été en première ligne pour protéger le monde libre. La monopolisation du temps médiatique disponible par les déclarations dérisoires et les bourdes du gouvernement (telles que les rodomontades de Bruno Le Maire) s’est soldée par la casse de la dynamique d’Éric Zemmour et la remise d’Emmanuel Macron au centre du jeu en tant que figure de président-candidat.

Même chose pour la canicule : c’est désormais le refrain estival indépassable au cours duquel les médias redécouvrent qu’il fait chaud en été et qu’il est bienvenu de boire de l’eau pour rester hydraté. Cela évite de parler de l’inflation galopante ou de la pléthore d’affaires qui accablent la « République exemplaire ». Décidément, la presse, sans qui ce travail d’analyse chirurgical resterait lettre morte, mérite amplement ses subventions généreuses.

Gérontocratie et infantilisation

Il existe bien un fil rouge qui permet de comprendre l’émergence de cette hystérie collective permanente, et qui laisse à penser qu’elle ne va pas se calmer lors du deuxième quinquennat entamé.

Renaissance (ex-La République En Marche), en tant que parti des boomers, des retraités et des CSP+ urbanisés, traduit leurs attentes mais a surtout pour but de répondre à leurs anxiétés. Celles-ci sont résumées dans la peur de voir l’ordre établi s’effondrer et laisser place à un nouveau modèle. Face aux contestations de la gauche islamo-wokiste et de la droite populiste et identitaire, le bloc centriste cherche à tout prix à conserver ses places et ses prébendes. Naturellement, ils sont les plus sensibles aux cycles d’hystérie médiatique qui tournent autour de ce qui pourrait menacer la stabilité de l’ordre macroniste : canicule géronticide, pandémie et retour du risque de la mort en Occident, guerre motivée par des visions politiques concurrentes et irréductibles.

Autrement dit, les ennemis de Macron sont ainsi autant « les extrêmes » que le soleil, la finitude de la condition humaine et la politique. Tout cela est finalement très cohérent avec la vision du monde promue par Jupiter et ses disciples : domestication de la population française, réduite à un troupeau passif de troglodytes industrieux confinés en milieu aseptisé, défense fanatique du modèle agonisant de la mondialisation droitdelhommiste et refus de la Grande Politique au profit de la gestion administrative et économique d’un pays réduit à une feuille Excel et à une suite d’indicateurs chiffrés.

L’horizon de la France dans les années à venir se dessine : l’alliance d’un gouvernement de bureaucrates égocentriques appuyé sur une base de retraités, et décidé à gérer le pays comme on gère une garderie, au gré des surexcitations informationnelles du moment. Une telle configuration ne saurait durer éternellement : l’impératif moral pour tous les Français attachés à leur identité, c’est de s’attacher à conserveur leur sanité intellectuelle et leur rationalité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Infantilisation et néo-féminisme, un mélange liberticide ?

féminisme

Éric Zemmour considère que la société se féminise. Au regard de la progression des femmes dans les professions de l’éducation, de la santé, de la justice, de la police, etc., on ne peut pas lui donner tort. Si l’on ajoute le développement des cosmétiques pour hommes et l’essor du totem « papa poule », nous voilà dans l’obligation de lui donner raison. Michel Onfray, lui, oppose au diagnostic d’Éric Zemmour celui de l’infantilisation de la société. Et s’ils avaient raison tous les deux ?
Une analyse de Laurence Maugest, essayiste.

Un homme ne doit-il pas être infantilisé avant d’être féminisé ?

En effet, comment imaginer que les caractéristiques de la virilité, vieilles comme le monde, naturelles comme le petit garçon qui transforme en balle tout ce qui peut éventuellement rouler et voit dans le premier bâton venu une arme redoutable, comment imaginer que ces qualités vantées dans bon nombre de romans et d’écrits fondateurs puissent ainsi laisser place à l’envahissement des expressions féminines ?

L’infantilisation de la société, en éradiquant ce qui sert à la construction de l’homme mûr et notamment ses expressions sexuées innées, n’a-t-elle pas permis ce processus de féminisation ? Plus clairement, il est indispensable de revenir à l’ère de l’enfance, où tout est encore mouvant, non fixé, où le petit est attaché vitalement à sa mère (au monde féminin), pour avoir une telle influence sur la modélisation des esprits.

Faut-il encore prouver que l’homme moderne est sans cesse infantilisé dans cette société du loisir permanent, des aliénations constantes sur écran et des assistanats en tout genre ?

C’est bien cette infantilisation décrite, avec talent, par Philippe Muray qui prépare la dévirilisation des hommes. Ce retour constant à l’esprit de l’enfance où l’identité, en cours de construction, est encore indéterminée.

Cette infantilisation chronique de l’ensemble de la société, quel que soit l’âge des individus concernés, est un outil opérant de déliquescence de nos identités, c’est un retour au flou et à la plasticité du jeune âge. Les masses sont ainsi considérées comme des pâtes molles, encore façonnables comme le sont, bien heureusement, les entendements en construction des enfants. Mais ici, c’est fâcheusement l’ensemble du monde adulte qui est concerné, nous sommes bien loin du petit homme en devenir. Nous sommes face à une déconstruction de ce qui s’est élaboré d’âge en âge, la transmission : il faut que l’homme devienne une femme comme les autres.

Il serait heureux que le 8 mars soit vraiment « la journée de la femme » mais, par pitié, l’unique. C’est bien loin d’être le cas. Sur les ondes, c’est tous les jours la fête des femmes ; à chaque heure, nous sommes abreuvés de preuves par a + b que l’homme est nuisible et que la femme est une victime magnifique. Les âneries se succèdent, les hommes affament les femmes depuis les cavernes (1), coûtent cher à la société (2), leurs débordements obligent une révolution comptable aberrante : le « budget genré » (3)… En définitive cette féminisation et ses arguments qui relèvent si souvent de la débilité nous infantilisent par leurs bêtises.

Il y a bien un lien entre l’infantilisation et la féminisation de la société et cela n’est pas terminé.

Féminiser les hommes, c’est infantiliser toute une communauté

À la lecture de Jung, nous sommes bien obligés de constater que les figures masculines et féminines sont la base de la construction de toutes les sociétés. À la lecture de Freud, nous savons que les images et la place respective du père et de la mère sont indispensables à l’élaboration de l’identité des futurs adultes. Faut-il rappeler que la position extérieure du père au couple mère-enfant représente la notion de la loi, des règles de la société que le jeune doit intégrer ? Le brouillement des rôles parentaux brise ces repères fondamentaux. Comment ne pas voir ici l’explication de l’augmentation exponentielle de la violence chez les jeunes ? Lorsque l’enfant ne rencontre pas l’incarnation de la loi dans son quotidien intime, le risque n’est-il pas grand qu’il devienne « hors la loi » ?

Le silence des psychanalystes, ethnologues et autres sociologues est criminel face à ce basculement anthropologique qui provoque une confusion des sexes. Ce bouleversement artificiel nous est imposé par un matraquage médiatique qui ne peut qu’entraîner des troubles de la personnalité en quantité. C’est l’évolution des individus et des collectivités qui est ainsi mise à mal par cet anéantissement de ce qui nous a construits depuis des siècles. La perturbation des transmissions naturelles, due à l’ingérence de ces doctrines préfabriquées, donne naissance à des êtres qui ne parviennent jamais à la maturité nécessaire c’est-à-dire à « l’éclosion de leurs particularités ». C’est pourquoi ils viennent constituer des sociétés infantilisées et standardisées. Les diktats obsessionnels à l’égalité nuisent à l’émergence des individualités singulières et seront source de sociétés nivelées.

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