Photovoltaïque : vers un « bonus » pour le « made in Europe »

Photovoltaïque : vers un « bonus » pour le « made in Europe »

15/10/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress) – Se dirige-t-on vers une prise de conscience de la nécessité d’un « patriotisme économique » au niveau français et européen ? On en est encore évidemment bien loin mais il s’agit là d’une petit signe en ce sens : pour faire face au « dumping » des concurrents, notamment chinois, et pour favoriser les fabrications européennes, le gouvernement prévoit de bonifier de 10 % le tarif d’achat pour le photovoltaïque « made in Europe ».

Une bonne nouvelle pour un secteur relativement sinistré par la conjugaison européenne de la baisse des subventions publiques dans de nombreux pays et d’une forte concurrence des produits asiatiques.

Déjà annoncée par Nicolas Sarkozy en février 2012 puis reportée, la bonification de 10 % du tarif d’achat photovoltaïque pour les produits « made in Europe » devrait finalement être mise en place prochainement.

Crédit photo :  Mr__H via Flickr (cc)

La pollution de l’air réduit l’espérance de vie dans l’Union européenne

La pollution de l'air réduit l'espérance de vie dans l'Union européenne

05/10/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– La pollution de l’air réduit la durée de vie des individus de près de deux ans dans certaines régions de l’Union Européenne, selon un rapport de l’Agence européenne environnementale (AEE) qui met en évidence le peu de résultats concrets des politiques affichées de lutte environnementale, même si législation européenne a cependant permis de réduire légèrement la quantité de certaines toxines rejetées par les pots d’échappements et les cheminées industrielles en Europe.

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Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

02/06/2012 – 11h50
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Le groupe Doux, leader européen de la volaille, dont le siège est à Chateaulin (29), a été placé en redressement judiciaire hier pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Quimper. Cette décision a provoqué une vive inquiétude chez les salariés, les éleveurs et les sous-traitants qui travaillent avec le groupe.

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés
Arnaud Montebourg : les dossiers ne vont pas manquer au ministère du « Redressement productif »

Le groupe Doux, qui emploie actuellement 3.300 personnes en France – 1.900 en Bretagne – et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 850 millions d’euros, est endetté à hauteur de 430 millions d’euros. Près de la moitié de cette somme serait due aux mauvaises affaires de la filiale brésilienne du groupe.

Dans un communiqué publié hier le groupe indique qu’il « va mettre immédiatement en place un plan d’aide destiné aux fournisseurs stratégiques et aux éleveurs afin qu’ils ne subissent aucune difficulté. La sécurisation des approvisionnements de nos partenaires, la continuité opérationnelle et la livraison des clients demeurent les priorités du Groupe qui exporte 50% de la production de volaille du grand ouest de la France dans plus de 100 pays. »

Si la branche produits transformés, avec sa marque Père Dodu, semble très rentable, l’activité de produits frais (dindes et poulets) risque par contre de pâtir des difficultés actuelles de l’entreprise. Cette branche – qui dépend à 70% de la grande distribution – génère en effet des marges minimes sur des produits de faible valeur et fait l’objet d’une très vive concurrence.

Selon certains observateurs, la filière volaille serait en surcapacité et la fermeture de sites semble inéluctable. Aussi l’inquiétude est vive chez les salariés du groupe, notamment à Sérent et à Pleucadeuc (Morbihan). « 3.400 salariés seront touchés mais il n’y a pas que le personnel de Doux , il y aura la sous-traitance qui travaille pour le groupe, les aviculteurs, les fournisseurs, ce seront des milliers d’emplois qui seront touchés au niveau de la région Bretagne », a déclaré à l’AFP Nadine Hourmant, déléguée FO.

Europe Ecologie Les Verts a dénoncé pour sa part « l’absurdité du modèle agro-industriel soutenu à bout de bras par des subventions publiques ». Le groupe breton a en effet perçu 54,9 millions d’euros de subventions en 2011 au titre de la PAC. «Depuis 15 ans, le groupe Doux a fonctionné sous perfusion d’aides publiques en engrangeant plus d’un milliard d’euros d’aides européennes », précise EELV dans son communiqué.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait tenu à faire savoir, avant l’audience du tribunal de commerce, que «des décisions seraient prises dans les jours et les heures qui viennent», pour éviter un dépôt de bilan du volailler. Le gouvernement cherchait notamment, selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à «mobiliser les banques». Aussi la décision de Jean-Charles Doux, PDG, de déposer le bilan n’a visiblement pas été appréciée par Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui reprochent au patron du groupe d’« avoir pris la décision personnelle de refuser cette solution qui garantissait l’apport de 35 millions d’euros au groupe, de rompre ces négociations et de déposer le bilan ». Les deux ministres sont surtout furieux de voir réduits à néant leurs effets d’annonce, ce qui, en pleine campagne électorale, fait plutôt mauvais effet.

Jean-Yves Le Drian, le nouveau ministre de la Défense qui est encore président de la région Bretagne, l’a bien compris : « je déclare la mobilisation générale » a-t-il proclamé, estimant que « pour la Bretagne, c’est un vendredi bien sombre, mais je crois en l’avenir de cette filière. »

Le dossier est désormais sur le bureau d’Arnaud Montebourg (photo), qui a déjà en charge 36 entreprises estimées «en grand danger», soit 45.000 emplois menacés dans les prochains mois par des plans sociaux. A défaut d’être efficace – dans le système actuel cela relève de l’impossible – le ministère du « Redressement productif » ne devrait malheureusement pas chômer.

Crédit photo : cam’stis, via wikimedia, licence CC.

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Les rafistolages monétaires de la BCE, quelques «obligations projet » et des interventions ponctuelles de la BEI ne serviront qu’à reporter l’éclatement de la zone euro si des mesures structurel les à long terme porteuses d’avenir, de croissance et d’emploi ne sont pas mises en place immédiatement. Le » Ministère du redressement productif « ne doit pas devenir l’ambulancier de service des seules entreprises en difficulté avec des mesures électoralistes aussi démagogiques et inefficaces que coûteuses.

Fin de la logique financière anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire et retour au capitalisme industriel rhénan ainsi qu’à la préférence communautaire

Il faut en finir avec les profits à court terme, les stock options et opposer à la la logique de l’actionnaire, la logique à long terme des parties prenantes de l’entreprise (« stakeholders » ). L’entreprise doit penser avant tout à son développement et à sa survie à long terme. La finalité de l’entreprise n’est pas de satisfaire les intérêts immédiats des actionnaires, mais de prendre aussi en compte les attentes de tous ses ayants droits et plus particulièrement de son innovation, de sa recherche, de ses investissements et de la stabilité de son personnel. Cette contradiction avec les intérêts de l’actionnaire et la pression des analystes financiers est en partie responsable de la désindustrialisation française. Mais la cause première est bel et bien le libre échange mondialiste qui ne met pas en place des droits de douane pour compenser les bas salaires, les coûts sociaux et les charges environnementales , ce qui oblige les entreprises à délocaliser . Le retour à la préférence communautaire est impératif pour la France !

Pour une politique industrielle de la France sous peine d’éclatement de la zone euro

IL faut tout d’abord poser en préambule que sans diminution des coût salariaux français et des prélèvements fiscaux dans les entreprises , sans redressement de la compétitivité, toute politique industrielle est vouée à l’échec car cela équivaudrait à des postures électorales , à élaborer en fait des stratégies industrielles reposant sur du sable.

Une politique industrielle doit contribuer essentiellement à produire des biens sur le territoire national en choisissant des créneaux judicieux afin de les exporter. C’est tout à fait le contraire de ce que vient de faire Renault qui avec son usine de Tanger et sans protection douanière européenne a contribué à la politique industrielle marocaine, mais en aucun cas à une stratégie volontariste industrielle française . Pendant ce temps, les Etats-Unis imposent des droits de douane pour les cellules photovoltaïques provenant de la Chine dont le montant varie de 31% à 250% sur les entreprises !

La France ne pourra pas faire non plus l’économie d’une nouvelle politique énergétique en développant son industrie nucléaire, tout en s’intéressant à quelques énergies renouvelables. IL importera aussi de se poser t sérieusement la question de l’exploitation ou non du gaz de schiste, après avoir engagé toutes les études nécessaires préalables et investi dans des programmes de recherche et de développement sans a priori, comme cela avait été fait avec succès pour de nombreuses réalisations françaises pendant les « trente glorieuses ».

Améliorer l’avantage compétitif français ne signifie pas embaucher des fonctionnaires inutiles pour palabrer sur le sujet avec empilement des fonctions au niveau de l’Etat, des régions, des départements, des communautés urbaines, des villes , et des chambres de commerce et d’industrie. Mais bien de prendre des mesures incitatives et d’apporter des aides efficaces et concrètes aux PME et PMI. IL faut en terminer avec les hôtels de région à 200 millions d’euros, les 22 ambassades inutiles des régions à l’étranger, et les 700 000 fonctionnaires territoriaux tout récemment recrutés !Cela signifie aussi réduire les charges inadmissibles de 76 milliards d’euros par an du coût de l’immigration dont personne ne parle jamais dans le monde politiquement correct.IL importe également de diminuer les prestations sociales laxistes en se limitant aux seules prestations justes ,équitables et nécessaires ! L’Allemagne a donné l’exemple avec son remède de cheval Hartz IV qui , au-delà de sa très grande dureté, montre à la France la direction à prendre sur le chemin du bon sens et du redressement !

L’idée de TVA sociale, au lieu d’être abandonnée pour des raisons démagogiques de diminution du pouvoir d’achat et de la demande devrait au contraire être reprise pour encourager l’offre et la compétitivité des entreprises fabriquant sur le territoire national.

Le risque du décrochage de la France par rapport à l’Allemagne

Le capitalisme rhénan allemand donne des résultats intelligents car les syndicats allemands ne cherchent pas à mettre en danger la croissance et la productivité. Les dernières augmentations accordées en Allemagne, après dix années d’efforts et de vaches maigre devraient encourager la France à limiter au contraire les salaires pour se donner un peu d’oxygène compétitif !

Les creusements des déficits commerciaux français aboutiront sinon à une crise sans précédent avec l’Allemagne qui ébranlera les fondements mêmes de la construction européenne, tout éclatement de l’UE devant au contraire aboutir à une refondation France/Allemagne sur une base carolingienne !

La Chine est en passe de ravir à la France la place de premier partenaire commercial de l’Allemagne. En 2007, les ventes allemandes à la Chine (30 milliards d’euros) ne représentaient qu’un tiers des ventes allemandes à la France(91 milliards).En quatre ans, le commerce avec la France a peu évolué. En revanche les ventes allemandes à la Chine (machines outils et voitures de luxe) ont dépassé les 60 milliards et les importations allemandes de Chine (appareils électroniques et vêtements) les 75 milliards d’euros.

Le déséquilibre franco-allemand de 35 milliards d’euros a représenté la moitié du déficit global français en 2011. Si rien ne change, des ratés inéluctables apparaitront dans le couple franco-allemand soi-disant moteur de l’Europe tandis que le Lombard Mario Monti montre l’exemple des mesures structurelles à prendre pour améliorer la nécessaire et insuffisante compétitivité française !

En conclusion, la France s’installe dans un déficit structurel créé par sa désindustrialisation et son manque de compétitivité. La France et l’Allemagne doivent faire émerger un nouveau modèle industriel avec une harmonisation fiscale et sociale. Un rapprochement et une collaboration avec la Russie s’impose également. Rien ne résistera à long terme aux pays émergents, aux Etats-Unis et à la Chine, pas même l’Allemagne, si la préférence communautaire n’est pas rétablie et si la France ne met pas en place immédiatement une politique industrielle tout en s’inspirant davantage des vertus du capitalisme rhénan .

Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Image en Une : logo fait d’après le modèle de celui de la douane allemande.

Le plaidoyer pour la puissance de la France de Pascal Gauchon

Le plaidoyer pour la puissance de la France de Pascal Gauchon

17/05/2012 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
La France n’est pas condamnée à demeurer le musée du monde visité chaque année par des millions de touristes. C’est en substance le message délivré par Pascal Gauchon dans son nouvel ouvrage : Géopolitique de la France, plaidoyer pour la puissance, publié aux Presse Universitaires de France (PUF).Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui ne communient pas au renoncement, au déclin de la France. De tous les pays européens, la France est la nation qui bénéficie du plus beau potentiel.

 Elle sait développer des « activités enracinées » grâce à la « force des territoires », écrit Pascal Gauchon. L’Hexagone peut être fier de se situer aux toutes premières places dans de nombreux domaines : réseau de transport, tourisme, filière nucléaire, logement… Le professeur d’économie rappelle que la France demeure une grande puissance agricole (troisième exportateur de produits agroalimentaires). C’est aussi le cinquième producteur industriel de la planète et le quatrième exportateur de services commerciaux.

« La France possède des atouts exceptionnels ; qu’elle ne doit pas avoir honte de la personnalité qu’elle s’est forgée dans le temps long et qui constitue sa force ; qu’elle a le droit de défendre ses intérêts avec réalisme ; que pour ce faire elle doit lever les contraintes qui l’entravent », lance Pascal Gauchon.

L’ouvrage comprend également plusieurs pages admirables sur les fondements de l’identité française. Dont ce passage qui énervera les amis de Bernard-Henri Lévy et de SOS Racisme : « L’attachement à la France n’a jamais été seulement intellectuel, le patriotisme républicain est indissociable du nationalisme de la terre et des morts chanté par Barrès. Ainsi, la France n’est pas pure idée, elle a une chair et un sang. Contrairement à ce qui a parfois été dit, le fond de la population a peu changé depuis la Gaule et même, selon Fernand Braudel, depuis le néolithique, du moins jusqu’au XXème siècle ». Le siècle du grand tournant : celui de l’immigration massive extra-européenne. Un livre à découvrir d’urgence.

Vers la fin de l’industrie photovoltaïque européenne ?

Vers la fin de l'industrie photovoltaïque européenne ?

03/04/2012 – 12h45
LEIPZIG (NOVOpress via Berliner Zeitung) —
Où en sont donc ces énergies renouvelables si souvent invoquées pour remplacer le nucléaire, mais surtout pour garder l’espoir de préserver le doux confort de notre société consumériste sans privation aucune ?

En Allemagne, l’éolien a fait des progrès considérables depuis l’époque où le lobby nucléaire se moquait volontiers de son faible rendement et de ses performances aléatoires : les multiples parcs éoliens en font foi. Et l’on s’est donné les moyens, grâce aussi à de généreuses subventions, de capter un peu de cette énergie solaire atteignant la terre, et qui serait 15 000 fois supérieure à nos besoins. Les cristaux de silicium, d’un rendement d’à peine 4% dans les années 50, affichent aujourd’hui couramment 20% et même 40% en laboratoire, et la recherche s’efforce aujourd’hui de transformer la lumière en énergie en faisant appel aux technologies micro-électriques et autres cellules à couches minces, pour se libérer de l’onéreux silicium. Avec l’encouragement que peuvent prodiguer des subventions atteignant des milliards, une véritable « vallée solaire » s’est créée autour de Bitterfeld-Wolfen, au nord de Leipzig (ex-RDA) dans une ancienne zone d’extraction de lignite sinistrée.

Mais tout cela appartient déjà à l’Histoire, car aujourd’hui on apprend la liquidation judiciaire de Q-cells (> www.q-cells.com), un des leaders européens du secteur qui a aussi des filiales en France, et qui était en difficultés depuis 2009.

Une nouvelle occasion de montrer du doigt la concurrence asiatique et surtout chinoise : « Les Chinois ont bien saisi le fonctionnement du capitalisme. Ils ont déjà rôdé le système avec les minerais rares si indispensables aux technologies de pointe. On submerge le marché de produits au rabais aussi longtemps qu’il le faut pour que toute la concurrence mette la clé sous la porte, puis on crée d’un coup la pénurie pour faire flamber les prix ». Aujourd’hui, c’est le photovoltaïque qui est victime de ce mécanisme, avec pour résultat une cascade de faillites, des milliers d’emplois perdus et surtout un savoir-faire menacé. Une situation qui incite le Berliner Zeitung, pourtant plutôt ancrée à gauche, à réclamer « une dose de protectionnisme et des barrières douanières ».

Mais, et n’en déplaise à tous nos « Verts », il est prévisible que les retombées de la mondialisation sur les énergies dites alternatives n’en restent pas là. Si l’Allemagne a enregistré de grands succès en matière d’éolien, la Chine s’est haussée l’an dernier au premier rang mondial en matière de construction d’éoliennes, même si ces dernières restent – très provisoirement sans doute – encore peu fiables. Le rêve d’une indépendance énergétique allié à une croissance infinie, même rebaptisée développement durable, n’était-il donc que vanité et poursuite du vent ?

Crédit photo : © Q-Cells

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments une nouvelle fois lourdement critiquée

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments une nouvelle fois lourdement critiquée

18/02/12 – 10h00
PARIS (NOVOpress)
– Dans un nouveau rapport rendu public le 14 février dernier, Corporate Europe Observatory (CEO) et Earth Open Source (EOS) critiquent avec force et vigueur l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), mettant notamment en doute son indépendance vis-à-vis de l’industrie agro-alimentaire.

En effet, selon leur rapport, cette administration se base sur des données et des experts en provenance de cette industrie pour évaluer la sécurité des aliments, soulevant de sérieux doutes quant à la neutralité et l’objectivité de ses recommandations.

« Notre enquête montre que les intérêts industriels ont pénétré au cœur même de l’EFSA. La fréquence des conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration et des panels d’experts, ainsi que le fait de se baser largement sur des études de l’industrie, sapent la capacité de l’EFSA à agir conformément à l’intérêt public en matière de sécurité alimentaire. Le fonctionnement de l’EFSA doit être complètement révisé », explique notamment Nina Holland, de Corporate Europe Observatory.

Par ailleurs, les recommandations de l’EFSA ont été critiquées en de nombreuses occasions. Des produits tels que l’Aspartame (un édulcorant), le Glyphosate (un herbicide) et le composé chimique Bisphénol A, utilisé dans les plastiques, auraient été approuvés en dépit des réserves soulevées par des études scientifiques indépendantes, peut on lire dans le communiqué de presse accompagnant le rapport.

Crédit photo : Magharebia via Flickr (cc)

La situation de l’emploi continue de se dégrader en Bretagne

La situation de l’emploi continue de se dégrader en Bretagne

01/01/2011 – 19h20
RENNES (NOVOpress Breizh) – En novembre, le chômage a augmenté dans toute la Bretagnede 1,09 % – un taux comparable à celui de l’ensemble français qui est de 1,1%. Difficile d’écrire, comme l’ont fait certains médias bretons, que « la hausse du chômage s’est calmée en Bretagne » alors que les chiffres pour l’emploi en France sont considérés comme catastrophiques.

Les chiffres collectés par Pôle emploi puis publiés par les DIRECCTES – qui ont remplacé en 2010 les anciennes directions du travail et de l’emploi – sont à manier avec précaution:

– les chiffres observés ne sont plus publiés, seuls le sont ceux « corrigés des variations saisonnières » CVS (en gros 6 mois d’augmentation chaque année de juin à novembre, suivis de 6 mois de baisse de décembre à mai), mais ceux-ci sont de moins en crédibles dans une période de hausse continue du chômage.

– D’autre part Pôle emploi ne transmet que le nombre des demandeurs d’emploi « tenus de faire des actes positifs de recherche » classés en 3 catégories, A (sans emploi dans le mois), B (ayant exercé une activité réduite de moins de 78 heures), C (activité réduite de plus de 78 heures).

– tous les licenciés économiques ayant opté pour un dispositif suivi de reclassement (la majorité) ne figurent plus dans les statistiques du chômage durant une période de 6 à 8 mois, étant considérés comme des « stagiaires de la formation professionnelle » même s’ils recherchent activement un emploi !

Au mois de novembre la situation de l’emploi en Bretagne, tout en continuant à se dégrader, a été très différente selon les départements. La région administrative Bretagne a connu une hausse du chômage beaucoup plus forte quela France. Le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A augmente de 1,4%, contre 1,1% en France, avec 1.690 chômeurs de plus pour un total de 118.900 et une progression annuelle de + 5,4%. L’ensemble des catégories A+B+C croît de + 1,9% contre 1,2% en France soit 3.650 inscrits supplémentaires pour un total de 193.900 et une augmentation annuelle de + 5,6%.

En Loire-Atlantique, qui est le département le plus peuplé et industrialisé de Bretagne, on recense désormais 50.000 chômeurs de catégorie A – seul chiffre disponible à ce jour -, avec une progression de 0,3% en novembre. C’est grâce à la prise en compte de ce chiffre que l’augmentation totale du chômage en Bretagne réunie est égale à la moyenne nationale (photo en Une : Saint-Nazaire, dernier pôle industriel breton).

Dans les autres départements bretons, ce sont les Côtes-d’Armor qui connaissent la plus forte détérioration de l’emploi – 36.500 chômeurs de catégorie A B C +2,4% en un mois ; le Finistère compte quant à lui 54.480 chômeurs des 3 catégories, soit une progression de +2,1 % en un mois ; l’Ile-et-Vilaine enregistre 58.670 demandeurs d’emploi (+1,9%) et le Morbihan 44.870 – la plus faible hausse en novembre (+ 1,4 %).

On observe donc en Bretagne une situation contrastée, avec le département de Loire Atlantique qui semble tirer son épingle du jeu (son phare industriel, les chantiers de Saint Nazaire ont enregistré deux nouvelles commandes qui sont une bouffée d’oxygène pour la navale et ses sous traitants) mais aussi des constantes: une population jeune toujours plus touchée par le chômage comme celle des seniors alors que la durée de recherche d’emploi ne cesse de s’allonger. La conjoncture – donc l’emploi – s’améliorera-t-elle dans le prochain semestre marqué par l’élection présidentielle ? Alors que tous les indicateurs prévoient une probable récession, on peut légitimement en douter.

Crédit photo : Harrieta171Wikimedia, Licence CC.

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

29/12/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est un chiffre impressionnant et effrayant qui reflète l’état de déliquescence de l’industrie française : 900 usines ont été fermées et près de 100.000 emplois perdus en France au cours des trois dernières années.
Dans le même temps seules 460 usines on été créées soit une disparition nette de 440 unités industrielles.

C’est une étude du journal économique « Les Echos » qui révèle cette situation alarmante.

Délocalisations, dérégulation, concurrence mondiale… le paysage industriel français est aujourd’hui sinistré et l’année 2012 s’annonce également difficile selon les auteurs de l’étude.

Les secteurs les plus préservés sont l’aéronautique, l’agroalimentaire et le luxe ; et les plus sinistrés l’automobile, la chimie et la métallurgie.

Crédit photo : Eric Verkleeren, via Flickr, licence CC.

La désindustrialisation fait disparaître emplois qualifiés et revenus moyens

La désindustrialisation fait disparaître emplois qualifiés et revenus moyens

04/11/11 – 14h00
PARIS (NOVOpress)
– La disparition progressive de l’industrie dans les pays occidentaux entraîne une polarisation de ces sociétés entre très haut et très bas revenus.

Ce déséquilibre devient de plus en plus frappant, le marché du travail des pays dits « riches » s’organisant désormais entre les emplois peu qualifiés et mal payés des secteurs domestiques, et les emplois bien payés, mais peu nombreux, des services aux entreprises (informatiques, juridiques…), des multinationales et de la finance.

On assiste donc à une éradication des emplois qualifiés intermédiaires et des rémunérations correspondantes.

Ce phénomène de baisse de la qualification moyenne des emplois et donc corrélativement du niveau moyen des salaires, joue à la baisse sur la croissance et favorise donc la crise qui se révèle être autant une crise de la désindustrialisation qu’une crise purement financière.

Photo en Une : crédit Robert Steinhoefel (cc)

Relocalisation industrielle : le futur Trafic Renault sera fabriqué en Normandie

Relocalisation industrielle : le futur Trafic Renault sera fabriqué en Normandie

11/10/2011 – 15h00
SANDOUVILLE (NOVOPress) – C’est Carlos Tavares, numéro 2 du groupe Renault, qui l’a annoncé. Le futur Trafic Renault (le véhicule utilitaire de la marque française) sera désormais fabriqué dans l’usine normande de Sandouville. L’usine fabrique déjà les véhicules Espace et Laguna de la marque au losange.

Et ce à partir de 2014, le montant de l’opération est de 230 millions d’euros. Auparavant, le Trafic Renault était conçu dans les usines espagnoles et britanniques du groupe. Avec ce projet, Renault fera fabriquer 100% de ces véhicules utilitaires dans l’Hexagone.

[box class=”info”]Photo : usine Renault de Sandouville/Tour2Piste News.[/box]