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Migrants business

Migrants en Méditerranée : « Une véritable industrie de plusieurs milliards de dollars »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est l’Unicef qui l’affirme : « Plus qu’un itinéraire à haut risque emprunté par des gens désespérés, la route de la Méditerranée centrale représente aujourd’hui une véritable industrie de plusieurs milliards de dollars contrôlée par des réseaux criminels. » Cette formule figure dans le nouveau nouveau rapport, daté de février 2017, de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, intitulé : « Sur la route de la Méditerranée centrale – Un périple meurtrier pour les enfants ». Il est effarant et effrayant.

L’Unicef y décrit non seulement les souffrances infligées aux enfants qui sont envoyés pour migrer en Europe et aux femmes qui empruntent le même chemin, mais aussi la nature profondément criminelle des réseaux de passeurs qui organisent ces filières d’immigration.

Ainsi lit-on que « les passeurs font payer aux femmes et aux enfants entre 200 et 1 200 dollars chacun pour entreprendre le voyage. Lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient payé quelqu’un pour les aider à migrer, presque tous les enfants interrogés ont indiqué avoir payé des passeurs ».

L’Unicef ajoute :

« Presque toutes les femmes interrogées ont indiqué avoir payé un passeur au début de leur périple pour rejoindre la Libye. Après quoi, il était entendu qu’elles travaillent une fois là-bas afin de rassembler l’argent nécessaire pour payer l’étape suivante de leur trajet vers l’Europe. »

Ou encore :

« Les milices contrôlent et exploitent les “maisons d’échange“, ces lieux où les migrants sont transférés d’un passeur à un autre. Il est également connu que les passeurs amènent des migrants des centres de détention vers ces maisons d’échange où ils les forcent à travailler pour une période dont la durée dépend de leur bon vouloir. »

« Lors de leur recrutement au Nigéria, relate l’Unicef, les filières criminelles nigérianes proposent généralement à leurs victimes des “forfaits tout compris“ de migration clandestine vers l’Europe pour environ 50 000 à 70 000 nairas nigérians (à peu près 250 euros). Ce genre de solutions promet un transport par voie terrestre, aérienne ou maritime, à l’aide de faux documents ou d’autres moyens. Les personnes acceptent de payer ce prix avec l’intention de rembourser en travaillant en Europe. Mais une fois à destination, la dette en nairas devient une dette en euros et ce sont ainsi 50 000 à 70 000 euros qu’elles doivent rembourser par la prostitution forcée pendant une période pouvant atteindre trois ans ou plus. »

Justin Forsyth, directeur général-adjoint de l’Unicef, est encore plus direct :

« Les passeurs […] ne pensent qu’à l’argent sale qu’ils soutirent à ces dizaines de milliers de femmes et d’enfants et n’ont que faire d’envoyer ces enfants à la mort pendant la traversée du Sahara ou de la Méditerranée. »

Justin Forsyth ajoute :

« La route de la Méditerranée centrale est devenue une véritable entreprise du crime organisé pour laquelle les femmes et les enfants paient le prix fort, et dont les passeurs et les individus pratiquant la traite sont les grands gagnants. »

Voir aussi le sujet de TV Libertés sur cette vidéo à partir de 17′ 33” :