Le mythe de la tenaille identitaire et la réalité du sabre islamique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Qu’est-ce que la « tenaille identitaire » ?

« Il y a une tenaille identitaire en France, comme dans tous les pays occidentaux. À une extrême droite populiste, qui n’a jamais été aussi forte et décidée à déstabiliser la société, répondent des courants de repli intégristes religieux. Ces deux-là se renforcent l’un l’autre. Si on n’y prend pas garde, si on ne montre pas notre détermination, la tenaille se refermera. » En 2016, ainsi parlait Gilles Clavreul[1], haut-fonctionnaire, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme de 2015 à 2017 sous le gouvernement Valls II et chef de file du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité. En 2005, il avait qualifié le CCIF, Collectif contre l’islamophobie en France, de « collectif anti-démocratique, raciste et antisémite », et en 2017, demandé l’interdiction de la campagne d’affichage municipal contre l’immigration clandestine organisée par Robert Ménard, maire de Béziers.

L’argument de la tenaille identitaire revient en force à l’occasion des événements liés au Black Lives Matter et à la réponse de Génération identitaire. Au début de l’année, la féministe Caroline Fourest reprit ces éléments de langage : « La gauche universaliste se trouve cernée de tous les côtés. Elle est prise en tenaille par la droite et la gauche identitaire, qui s’entendent pour prospérer. »[2] Natacha Polony, rédacteur en chef du journal Marianne et ancienne chroniqueuse sur France 2, très attachée aux vertus d’obéissance et d’excellence dans feu « l’école de la République », félicitait son ami Henri-Pena Ruiz de combattre les idées d’Eric Zemmour par le dialogue : « contre toute idéologie qui abandonne les Lumières. Combattre la tenaille identitaire, c’est aussi cela. »[3] La Licra, mouvement antiraciste historique, s’indignant contre les injures anti-juives pendant la manifestation pro-Traoré place de la République, évoquait la « tenaille identitaire » du fait de la présence de Génération identitaire derrière la banderole « Le racisme anti-blanc tue ! »[4] Pour la Licra, Nadine Morano dénonçant les « Françaises de papier » et Rokhaya Diallo le « racisme d’État »[5], même combat : la tenaille identitaire, encore une fois !

La vieille gauche républicaine en PLS

Cet argument est sans doute la réaction de survie de la gauche traditionnelle, qui rêve d’assimilation ou d’intégration dans le légendaire « creuset républicain », face à l’ardeur de la nouvelle gauche indigéniste : Houria Bouteldja et les Indigènes de la République, Danielle Obono chez les Insoumis, les thuriféraires d’Assa Traoré, etc. Un récent article des étudiants de Sciences-Po Paris s’inquiète de la rhétorique « décoloniale » à l’encontre des « non-racisés » (c’est-à-dire les Blancs), exclus du mouvement antiraciste universitaire : « En essentialisant les “Blancs”, les “Noirs” ou les “Arabes”, les discours d’extrême-droite et d’extrême-gauche jouent un jeu dangereux. Celui de communautariser un combat qui nous concerne tous, partout, tout le temps. (…) Le déni de l’extrême-droite [à l’égard des discriminations] et l’outrance de l’extrême-gauche prennent le débat public en tenailles. La voix de l’universalisme républicain doit se faire entendre. »[6]

La vieille gauche universaliste a peur car elle est au bord du tombeau. Après avoir laissé entrer des vagues d’immigrés par centaines de milliers depuis 40 ans, la gauche républicaine s’étonne que les générations nouvelles, indifférentes ou hostiles à la conception républicaine de la foi (nécessairement privée et inférieure aux lois), développe sa propre vision des choses dans un contexte scolaire et culturel où l’on ne cesse de présenter les cultures étrangères comme une richesse. Prenant ce discours au sérieux, les descendants d’immigrés ont donné des prénoms étrangers à leurs enfants, qu’ils ont éduqué dans le culte des racines familiales, et pèsent désormais sur le paysage politique.

Pour des raisons électorales évidentes, plus personne à gauche ou à droite n’oserait brusquer cette population. La démographie prime sur la démocratie et les dinosaures de la social-démocratie périmée n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Benoît Hamon avec son « kébab », Jean-Luc Mélenchon voulant « désarmer les policiers » ou Emmanuel Macron comparant la colonisation à un « crime contre l’humanité », l’ont très bien compris ! La gauche républicaine a beau jeu d’accuser ses enfants monstrueux d’avoir trahi l’universalisme.

Cette vieille gauche a organisé le multiculturalisme, qui est la matrice même de l’indigénisme, en réduisant l’identité française à des valeurs abstraites auxquelles tout le monde devrait naturellement adhérer, du Wolof sénégalais à l’Aïnou du Japon en passant par les Napolitains et les Allemands. Liberté, pour quoi faire ? Egalité, où ça ? Fraternité, entre qui ? D’une culture et d’une religion à l’autre, ces réponses diffèrent. À force de l’ignorer, la gauche républicaine a scié la branche sur laquelle elle était assise et offert le pays au chaos. Si aujourd’hui ses partisans entonnent le chant du cygne devant la « gauche indigéniste », c’est aussi parce qu’au fond, ils voient bien leur échec : le mythe d’une République à la fois « une et indivisible » et culturellement plurielle s’est effondré sous leurs yeux. Plus ou moins consciemment, peut-être espèrent-ils sauver la France de leur enfance derrière l’invocation politiquement correcte de « valeurs républicaines » auxquelles plus personne ne croit. C’est une erreur. On ne défend pas la France avec l’idéologie qui l’a mise à terre.

L’immigration-invasion : une réalité

Selon Jean-Paul Gourévitch, auteur des Migrations pour les Nuls, il y aurait environ 13 millions d’habitants d’origine étrangère en France, soit la première génération d’immigrés (nés étrangers à l’étranger) et la seconde génération, leurs enfants nés Français en France – par la magie du droit du sol – de parents étrangers. Ces données sont incomplètes car en l’absence de statistiques ethniques, la troisième génération est ignorée puisqu’elle est composée de Français de papier nés de parents « français » eux aussi (la seconde génération). Il y a donc au minimum un cinquième de la population d’origine étrangère, dont une très large majorité de musulmans (Maghreb et Turquie), sans compter les petits-enfants de la génération 70. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire humaine.

Pour comparaison, à la fin du Ve siècle, les Barbares germains étaient entre 50 000 et 100 000 sur 8 millions de Gallo-Romains, soit 0,9 % de la population ![7] Pendant l’ère coloniale, jamais les Français, que ce soit en Algérie, en Indochine ou en Afrique noire, n’ont représenté un habitant sur cinq ou sur six. Nos ennemis ont donc raison : l’immigration afro-asiatique en France n’est pas qu’une colonisation, c’est une invasion. Nos craintes de voir disparaître notre pays sont parfaitement fondées.

Les pleurnicheries indigénistes : une névrose

Qu’en est-il de celles des indigénistes, qui comparent la France d’Emmanuel Macron à l’Afrique du sud au temps de l’apartheid ? Comment parler de « négrophobie » ou d’« islamophobie » dans un pays où la carte de séjour de dix ans est automatiquement renouvelable, avec en bout de course la quasi-certitude d’acquérir la nationalité française (certitude totale si on accouche sur place, l’enfant devenant automatiquement français !) et où il existe au moins 2 400 mosquées ? Comment parler de violences policières alors que la police a abandonné les quartiers aux mains des caïds, n’osant plus y entrer de peur de subir un guet-apens mortel ? Des banlieues où même les pompiers n’entrent plus… Comment parler d’État répressif alors que des Tchétchènes et des Maghrébins se tirent dessus en pleine ville avant de se réconcilier à la mosquée sous l’autorité de l’imam local ?

En réalité, les Indigénistes sont le pur produit de la jonction de trois phénomènes : le racisme anti-français inhérent à une population élevée dans la haine de l’ancien colonisé, le marxisme culturel construisant une image binaire de la société (opprimés contre oppresseurs) et le narcissisme qui pousse chacun à se poser en victime pour acquérir une dignité personnelle. L’indigénisme n’est pas une maladie, certes, mais c’est une opinion portée par des ingrats et des névrosés en mal d’innocents à détester.

Les indigènes de France

Les assimilationnistes de tout bord ont nié la persistance des racines. À gauche, ils ont cru que le catéchisme antiraciste suffirait à générer le respect et l’amour. À droite, certains croient encore qu’on peut franciser des descendants d’immigrés par des cours d’histoire patriotiques à l’école, en remettant Vercingétorix à l’honneur : « nos ancêtres les Gaulois »… Ce qui est vrai pour nous, Français de souche, mais ne le sera jamais pour les autres, qui n’y croyaient déjà pas sous le second empire colonial.

L’universalisme républicain nie que l’identité s’hérite d’abord, qu’elle est le fruit d’un héritage familial, un déterminisme. On peut certes la rejeter mais elle nous marque à vie et aucune volonté humaine fragile ne peut contre-carrer plusieurs décennies, voire des siècles d’histoire intergénérationnelle. En d’autres termes, on n’efface pas le passé avec des bons sentiments et le naturel revient toujours au galop.

Nous, aux Identitaires, nous ne repassons pas les plats de l’histoire. Nous défendons notre communauté, les Français, contre ceux qui les menacent, ici et maintenant. Si des immigrés de bonne volonté s’assimilent sincèrement et deviennent français, pourquoi pas ? Derrière les Traoré et autres voyous, islamistes et criminels, il y a certes des familles d’immigrés silencieux. Mais combien sont-ils ? Et surtout, où sont-ils ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. Pour que la France vive, les Français doivent pouvoir y habiter en paix, selon leur propre identité.

Il n’y a pas de « tenaille identitaire », on ne peut comparer le discours d’envahisseurs hargneux à celui des défenseurs du peuple historique de France. Il n’y a pas de « gauche identitaire », comme le dit Caroline Fourest : il n’y a que les enfants de l’immigration-invasion et les indigènes de France, d’origine européenne, de culture gréco-latine et chrétienne, héritiers d’Athènes, de Rome et de Compostelle. Nous sommes ici chez nous et ceux qui n’aiment pas la France telle qu’elle est doivent la quitter sans tarder. La remigration est la seule issue au chaos, la condition sine qua non de la paix. Ce pays est à nous, nous ne l’abandonnerons jamais.

[1]Actualité Juive, 30/11/2016.
[2]Le Point, 24/02/2020.
[3]Twitter, 11/11/2019.
[4]Twitter, 13/06/2020.
[5]Twitter, 27/02/2018.
[6]La Péniche, 08/06/2020.
[7]Jacques Dupâquier et Fernand Braudel, cité par Jean Sévillia, Historiquement incorrect, 2011.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Traoré and co, la folle semaine médiatique des communautaristes

Qui aurait pu imaginer il y a quelques années que des Ministres allaient plier un genou face à des revendications portées par des communautaristes extra-européens et que des médias de grand chemin allaient servir de porte-voix à des manifestations jetant l’opprobre sur toute une profession, en l’occurrence la Police ? Et même contre tous les Européens de souche ? C’est pourtant ce qu’ont observé avec effarement les français en ce mois de juin.

Le discours indigéniste et repentant : un terrain favorable

Les événements qui se sont produits durant la première quinzaine de juin ne sont pas le fruit du hasard. Depuis quelques années, des personnalités, parfois aux plus éminentes responsabilités, travaillent le terrain de la repentance par médias interposés. Il s’agit essentiellement de déboulonner le « mâle blanc » de son piédestal usurpé et de lui arracher ses privilèges indus.

En juillet 2018, nous relations déjà que les « mâles blancs » n’avaient pas bonne presse. La Présidente de France Télévision, suivie par la Ministre de la culture et même par le Président Macron, n’avaient de cesse de fustiger l’omnipotence et l’omniprésence du mâle blanc. Leurs différentes déclarations ont grandement facilité la banalisation du discours indigéniste dans les médias.

La situation ne s’est non seulement pas améliorée, elle a empiré. La culpabilité des français semble une obsession du Président de la République. Comme le rappelle notamment Le Figaro, en février 2017 puis en janvier 2020, le Président Macron a à deux reprises comparé la colonisation de l’Algérie à un « crime contre l’humanité ». Il a même rapproché la guerre d’Algérie à la Shoah.

La concurrence victimaire a ceci de particulier qu’elle n’a pas de limites. Quiconque peut se présenter comme une victime. L’écho que rencontrent les complaintes victimaires dépend grandement de l’importance que leur donnent les médias. En ce mois de juin, les médias de grand chemin rivalisent d’efforts pour relayer les discours les plus radicaux voire les plus délirants d’une poignée de militants communautaristes voire racialistes qui disposent ainsi d’une tribune inespérée.

La mort de George Floyd : une formidable opportunité pour relancer la fabrique de victimes

L’histoire se répète parfois. En 2017, le New York Times avait raccroché la mort d’Adama Traoré au mouvement « Black lifes matter » (les vies des noirs comptent aussi) né au États-Unis, en réaction à des violences policières et notamment à la mort d’un dénommé Rodney King. Comme nous le signalions récemment, c’était déjà « haro sur les flics ». La mécanique bien huilée de fabrique de victimes ne demandait qu’à être relancée. En 2020, la chaîne américaine CNN tire des circonstances similaires des morts de George Floyd et d’Adama Traoré des enseignements : « Ils sont devenus des éléments fédérateurs de la lutte contre le racisme ».

La mort d’un noir appelé George Floyd à Minneapolis, à plusieurs milliers de kilomètres de la France, a été pour le comité Adama, du nom d’un jeune délinquant, décédé lors d’une interpellation par la Police, une formidable opportunité pour relancer la mise en accusation de la Police française. Après les manifestations organisées début juin dans plusieurs villes de France, amplement relayées dans les médias au regard de leur importance numérique, ce sont des Ministres qui ont indiqué l’importance qu’il convenait de donner aux revendications de militants réclamant la relance de la procédure judiciaire suite au décès d’un jeune délinquant habitant Beaumont sur Oise.

Le 8 juin, BFMTV nous informe que selon l’AFP, « le Président a enjoint à la Garde des Sceaux de “se pencher” sur le dossier de la mort d’Adama Traoré, en 2016 ».

Le 10 juin, au micro de RTL, la Ministre de la justice semble confirmer cette information en affirmant :

« Il me semble qu’il n’est pas absurde d’entendre l’émotion mais aussi d’entendre la justice que demandent ces personnes ».

L’invitation de la Ministre de la justice à la famille Traoré est sèchement refusée par leur avocat qui rappelle au Président Macron le principe de séparation des pouvoirs, nous informe Paris Match le 9 juin. La fébrilité gagne également le Ministre de l’intérieur qui multiplie dans les médias les déclarations pour le moins troublantes (soyons gentils) :

Au micro de BFMTV, Christophe Castaner annonce non seulement la fin de la méthode d’interpellation dite d’étranglement mais également son souhait qu’« une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’actes ou de propos racistes »

Le Ministre de l’intérieur annonce également qu’en dépit de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes pour raisons sanitaires, « les manifestants (lors des prochaines manifestations contre le racisme dans la Police NDLR) ne seront pas sanctionnés (…), et les forces de l’ordre ne dresseront pas de procès-verbaux », nous informe Ouest-France. Après la mort de George Floyd, « je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », ajoute-t-il. Pas un média de grand chemin ne relèvera qu’à l’occasion d’une autre manifestation organisée le même jour, des manifestants pour le Frexit devant le siège de la Commission européenne à Paris ont tous été verbalisés, les manifestants ne bénéficiant pas de l’émotion de Castaner…

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A Normale Sup’ Paris : un colloque très partial sur la question “postcoloniale” en France

A Normale Sup' Paris : un colloque très partial sur la question "postcoloniale" en France

Colloque question postcoloniale Normale Sup' Paris21/09/2011 – 16h30
PARIS (NOVOpress) – L’Ecole normale supérieure de Paris accueillera vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre, un colloque portant sur la question de « La France en situation postcoloniale ». Organisé par « Pari(s) du Vivre-Ensemble » (affiche ci-contre), en partenariat avec la Région Île-de-France, la Mairie de Paris et l’ambassade des Etats-Unis, le colloque abordera les thèmes : « Des femmes de la différence, du colonial au postcolonial » et « “Nous et eux”. Héritage colonial ou nouveau débat ? ». Le colloque se terminera par un concert de Hafid Djemai et de ses musiciens qui « interpréteront ensemble des chants d’indépendance algériens et des chants d’exil de Lili Boniche. »

Parmi les intervenants, Pierre Tevanian, n’est pas un inconnu des lecteurs de Novopress. Ce professeur de philosophie est l’un des fondateurs des « Indigènes de la République » et l’une des têtes pensantes de certains courants antiracistes depuis une dizaine d’année. Il a exercé sa plume dans plusieurs journaux, et le spectre de son champ d’intervention est assez large : du journal communiste l’Humanité, au Monde Diplomatique en passant par Libération ou même Le Monde, il a écrit dans les journaux des principales organisations antiracistes comme la ligue des Droits de l’Homme, Ras l’Front ou le Mrap. Il est l’auteur de plusieurs livres comme le Dictionnaire de la lepénisation des esprits, écrit en collaboration avec Sylvie Tissot, ou Le racisme républicain. Réflexions sur le modèle français de discrimination.

Pierre Tevanian
Pierre Tevanian

Adhérent au Mrap depuis le printemps 2004, élu au début de l’année 2005 à la présidence du Comité local Mrap Paris 20ème, il quittera cette organisation après une campagne de diffamation à son égard, certains l’accuseront d’avoir tenu des « des propos racistes et antisémites » (« Pourquoi je quitte le MRAP et porte plainte au Tribunal de police contre deux de ses responsables »). Pour Pierre Tévanian, « les Blancs sont malades d’une maladie qui s’appelle le racisme et qui les affecte tous, sur des modes différents… Voilà donc un premier mal-être blanc. Une première maladie, qui s’appelle tout simplement le racisme » (La Mécanique raciste).

Etant lui-même Blanc, hétérosexuel et bourgeois, notre professeur de philosophie a trouvé un moyen pour lutter contre le racisme intrinsèque des Blancs : devenir un “traître”. Il a fait l’exposé de sa théorie lors d’un discours au « parlement anticolonialiste » en octobre 2006 organisé par le mouvement des Indigènes de la République et reproduit dans son dernier livre, La Mécanique raciste. « La dernière solution à être autant que possible aux côtés des discriminés, des sans-papiers, des filles voilées exclues de l’école, des émeutiers emprisonnés, de toutes celles et ceux qui luttent contre l’impunité policière, aux Indigènes de la République ou ailleurs – à être en somme partout où des non-Blancs se réunissent pour casser la domination blanche. Cette option, la meilleure à mes yeux, consiste à être non pas un Blanc honteux ou un Blanc complexé, comme des adversaires m’accusent de l’être, mais un traître Blanc. »

Par ailleurs, en parallèle à colloque, le dossier « La France en situation postcoloniale ? », dirigé par Esther Benbassa, sortira en librairie dans la revue Mouvements. Initiatelement prévu dans la revue de Cité nationale de l’histoire de l’immigration – Hommes et migrations –, le dossier aurait été « censuré par le directeur de la cité de l’immigration ». Ce dernier souhaitait la suppression d’un article La Brèche. « Vers la racialisation postcoloniale des discours publics ? » de Nicolas Bancel, professeur à l’université de Strasbourg, détaché à l’université de Lausanne, revenant sur 10 ans de discours et d’actes de Nicolas Sarkozy sur la politique migratoire de la France.