Indépendance de l’Ecosse : référendum en 2014

Indépendance de l'Ecosse : référendum en 2014

Signalétique en écossais et en anglais dans les Highlands. Crédit photo : Eoghan via Wikipédia (cc).

16/10/2102 — 08h00
EDIMBOURG (NOVOpress) — Va-t-on vers la fin du Royaume-Uni ? En effet, hier lundi 15 octobre, le Premier ministre britannique David Cameron a signé, avec le Premier ministre écossais Alex Salmon – issu du Scottish National Party, indépendantiste, à Edimbourg un accord prévoyant l’organisation en 2014 d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

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Anvers : victoire éclatante de la N-VA, défaite du Vlaams Belang

Anvers : victoire éclatante de la N-VA, défaite du Vlaams Belang

L’hôtel de ville d’Anvers. Crédit photo : Wikipédia (cc)

15/10/2012 — 12h00
ANVERS (NOVOpress) — Coup de tonnerre en Flandre, la ville d’Anvers va être gérée par les séparatistes “centristes” de la N-VA, et leur chef Bart De Wever (qui demande déjà au Premier ministre belge la création d’un Etat confédéral). En effet, ces derniers ont obtenu près de 38 % des suffrages exprimés, contre 28, 6 % pour le maire sortant (socialiste) et surtout 10 % pour le Vlaams Belang (VB) mené par Filip Dewinter, qui connaît une baisse de près de 23 points par rapport aux derniers scrutins.

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De l’indépendance énergétique américaine – Par Hervé Juvin [vidéo]

La question de l’indépendance énergétique américaine, abordée en juin dernier par Hervé Juvin sur Realpolitik.tv, a désormais envahi la sphère publique et particulièrement la scène de la campagne présidentielle américaine. Il s’agit bien d’un coup de tonnerre, qui pourrait changer la donne géopolitique mondiale.

Les Etats-Unis, conclut Hervé Juvin, affichent dorénavant face aux dérives de la mondialisation un protectionnisme sans complexes, réalisme, priorité de l’intérêt national et préférence nationale, sans honte. “On peut s’interroger pour savoir si certains de ces éléments de la politique américaine ne seraient pas, pour une fois, des produits d’importation utiles à l’Europe.”

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Législatives : victoire des souverainistes du Parti québécois

Législatives : victoire des souverainistes du Parti québécois

05/09/2012 — 18h00
MONTREAL (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) — Selon les dernières projections des médias  canadiens, le Parti québécois pourra constituer un gouvernement minoritaire grâce aux 56 sièges remportés soit 32% des voix de la Province devant les 31% du Parti libéral et les 27% de la coalition de centre-droit Avenir Québéc. Le futur Premier ministre sera donc Pauline Marois (au centre de la photo ci-dessus), qui a annoncé qu’un référendum sera rapidement proposé sur l’indépendance du Québec ; le précédent, en 1995,  avait échoué  de très peu.

La soirée électorale a aussi été marquée par l’interruption du discours de Pauline Marois suite à des incidents notoires, à savoir une légère explosion et l’arrestation d’un homme armé qui a tué une personne et blessé gravement une autre. Le tueur invoquant une réaction à venir des Anglophones.

Crédit photo : Bouchecl/Wikipédia (cc)

Après 50 ans d’indépendance de l’Algérie, à quand l’indépendance de la France ?

Après 50 ans d'indépendance de l'Algérie, à quand l'indépendance de la France ?

05/07/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Le 5 juillet 1962, l’Algérie célébrait son indépendance accordée par la France. Depuis les accords d’Evian, en mars 1962, la France avait décidé de livrer l’Algérie au FLN, alors que celui‑ci était vaincu militairement sur le terrain.

L’indépendance de l’Algérie débuta dans le sang !

Dès avril 1962, le FLN organisa une politique de terreur, visant à faire fuir les Européens d’Algérie. Des centaines de personnes sont enlevées, exécutées et torturées. Aujourd’hui encore, 1700 Européens sont toujours portés disparus.

Cette politique culmine le 5 juillet, à Oran. Une manifestation se transforme en chasse à l’Européen. Durant plusieurs heures, 700 Européens furent enlevés et massacrés atrocement, sous les yeux de l’Armée française, qui avait ordre de ne pas intervenir.

Enfin, près de 80.000 harkis, ces supplétifs de l’armée française, seront assassinés par le FLN, après avoir été désarmés et abandonnés par la France…

C’est dans ces conditions que près d’un million d’Européens épouvantés fuiront vers la métropole.

A quand l’indépendance de la France vis‑à‑vis de l’Algérie ?

Actuellement en Algérie des dizaines d’années de socialisme et de corruption ont entraîné la destruction d’une l’agriculture prospère. Autrefois exportatrice, l’Algérie importe 80 % de sa consommation. Le seul secteur florissant est celui des hydrocarbures, grâce au Sahara donné par la France, qui fournit à l’Etat l’essentiel de ses ressources. Elle permet ainsi au régime autoritaire de se maintenir.

Mais la pire conséquence de cette indépendance ratée est surtout l’immigration de masse. Elle est à l’origine de la présence de près de cinq millions d’Algériens en France, dont l’incompatibilité socio‑culturelle est historiquement à l’origine du problème des banlieues. A quand l’indépendance de la France vis‑à‑vis de l’Algérie ?

Photo : manifestation d’Algériens à Paris en 2008. Crédit : looking4poetry, via Flickr, licence CC.

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

02/07/2012 – 15H30
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – En réponse à la campagne « Yes Scotland » lancée il y a un peu plus d’un mois par le Scottish national party (SNP) en faveur de l’indépendance écossaise, les trois principales formations politiques britanniques se sont regroupées pour mener campagne en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni. Une union sacrée qui traduit la crainte de l’establishment politique britannique de voir l’Ecosse quitter, dans un avenir plus ou moins proche, le Royaume-Uni.

Le mouvement « Better Together » (« Mieux ensemble »), lancé il y a une semaine à Edimbourg par Alistair Darling (à gauche sur la photo), un ancien ministre des Finances du Labour d’origine écossaise, regroupe les deux partis – conservateur et libéral démocrate – actuellement au pouvoir à Londres et le parti travailliste, autour d’une « plateforme commune ».

« Ceux d’entre nous, de quelque bord que ce soit, qui pensent qu’il est mieux pour l’Ecosse de faire partie du Royaume-Uni, doivent maintenant travailler ensemble », a déclaré Alistair Darling avant d’ajouter : « Comme beaucoup d’Ecossais, nous croyons que notre avenir et celui de nos enfants sera meilleur si nous restons partenaires au sein du Royaume-Uni ». Misant sur la peur du changement et la crainte de l’avenir, le porte-parole du « non » a mis en avant les difficultés économiques rencontrées actuellement en Europe pour mettre en garde les électeurs. « La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de créer de nouvelles zones d’incertitude, d’instabilité et de division », a-t-il affirmé.

A ce discours très conservateur, Alex Salmond avait répondu par avance en déclarant : « Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays ». Selon le leader du Scottish national party (SNP), « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ». Un point de vue partagé aujourd’hui, selon les derniers sondages, par un tiers des Ecossais.

Photo : Alistair Darling (à gauche), en compagnie de Christine Lagarde et du Secrétaire au Trésor américain Tim Geithner, lors d’un sommet du G7 en 2009. Crédit photo : IMF Staff Photo/Stephen Jaffe, via Wikimedia, domaine public.

 

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

30/05/2012 – 18h45
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – « Yes Scotland » : le Premier ministre écossais Alex Salmond a lancé vendredi dernier la campagne en faveur du « oui » au référendum d’indépendance. Si la date de la consultation n’est pas encore fixée, celle-ci se tiendra en principe au cours de l’automne 2014. La cause de l’indépendance a reçu le soutien remarqué de l’acteur Sean Connery.

« Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays », a déclaré le leader du Scottish national party (SNP) lors du meeting de lancement de la campagne du « oui » qui s’est tenu le 25 mai dans un cinéma d’Edimbourg. Selon lui « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ».

Si, selon les derniers sondages, un tiers seulement des 5,3 millions d’Ecossais envisagent de voir leur pays sortir du Royaume-Uni, cela ne décourage pas Alex Salmond qui affirme que « pour gagner, et bien gagner, nous allons devoir galvaniser tout le peuple du royaume d’Ecosse ».

Farouchement opposé à cette perspective, le Premier ministre britannique David Cameron (conservateur) avait fait le déplacement en février à Edimbourg pour affirmer sa détermination à lutter contre l’indépendance, tout en proposant que l’Ecosse obtienne des pouvoirs supplémentaires en cas de victoire du « non ».

Actuellement, si le Parlement écossais est compétent en matière de santé, d’enseignement, de justice et d’environnement, les domaines régaliens que sont la diplomatie et la défense restent l’apanage du 10 Downing street.

Dans le combat pour l’indépendance, Alex Salmond peut compter sur le soutien de Sean Connery (photo en Une). Dans un message lu lors du meeting, l’acteur écossais a affirmé que le lancement de la campagne pour le « oui » était « un jour historique pour l’Ecosse ». James Bond a définitivement quitté le service de Sa Majesté pour celui de l’Ecosse.

Crédit Photo : administration américaine, domaine public, via Wikimédia

Le SNP a tenu sa Conférence de printemps à Glasgow

Le SNP a tenu sa Conférence de printemps à Glasgow

12/03/2012 – 08h00
GLASGOW (NOVOpress Breizh) – Dix mois après son succès électoral, le SNP a tenu ce week-end sa traditionnelle Conférence de printemps dans un climat d’optimisme soutenu par l’afflux des nouvelles adhésions.

Le Scottish National Party (SNP) a tenu ce week-end sa Conférence de printemps au Scottish Exhibition & Conference Center de Glasgow (photo). Le parti national écossais a le vent en poupe après avoir remporté en mai 2011, pour la première fois de l’histoire, la majorité des sièges au parlement écossais. À Glasgow même, traditionnellement une place forte travailliste, il détient désormais un siège de plus que le Labour.

L’état de grâce ne semble pas s’épuiser : la Conférence s’est ouverte sur la présentation des résultats d’un sondage selon lequel le SNP recueillerait 47 % des intentions de vote pour les prochaines élections nationales au parlement de Westminster, loin devant les Travaillistes (34 %). Les Conservateurs, avec 8 % des intentions de vote, sont marginalisés.

Autre signe de la dynamique actuelle du SNP, son nombre d’adhérents a progressé de 12 % depuis le début de cette année. L’un de ces récents adhérents est le célèbre journaliste Cameron McNeish, spécialiste de la montagne et de la nature. « Je suis immensément fier de mon pays, et je crois que mes émissions en témoignent », a-t-il déclaré devant les deux mille délégués à la Conférence. « J’ai pensé que le temps était venu d’en faire un peu plus pour assurer l’avenir de mes petites-filles, et des enfants de leurs enfants. Et cet avenir, pour autant qu’il me concerne, est celui d’une Écosse indépendante au sein de l’Europe. »

Crédit photo : Dalbera via Flickr, licence CC.

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

18/02/2012 – 14h50
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – De plus en plus préoccupé par la perspective de voir l’Ecosse accéder à l’indépendance, le Premier ministre britannique s’est rendu jeudi à Edimbourg pour rencontrer son homologue écossais, le leader du SNP Alex Salmond, afin de plaider pour le maintien de l’Union. Un maintien semble-t-il de plus en plus incertain.

Si David Cameron s’est résigné à accepter le principe de la tenue d’un référendum, la date et le contenu de la question qui serait posée opposent indépendantistes et unionistes. Le gouvernement britannique veut en effet que la consultation se tienne rapidement, alors qu’Alex Salmond ne l’envisage pas avant l’automne 2014.

Il ressort en effet des études d’opinion que plus le temps passe, plus l’idée d’indépendance progresse. Depuis deux ans, si la plupart des enquêtes prévoient une victoire du « non », on rencontre de plus en plus de résultats où le «oui» pourrait l’emporter. Selon un sondage réalisé par le Hérald en septembre dernier 39 % des Ecossais se sont déclarés pour l’indépendance contre 38% contre. Une tendance confirmée par le journal The Independent le mois suivant, avec un score de 49% en faveur de l’indépendance. Alex Salmond a aussi l’intention de modifier l’âge du droit de vote – qui serait accordé à partir de 16 ans – au motif que les sondages établissent que c’est dans la jeunesse que l’idée d’indépendance est la plus populaire.

Autre désaccord entre Londres et Edimbourg : le contenu du référendum. Le gouvernement britannique – tablant sur une victoire du « non » – entend que soit posée la seule question de l’indépendance, se réservant la possibilité d’accorder par la suite à l’Ecosse un peu plus de décentralisation. Alex Salmond veut quant à lui interroger simultanément les Ecossais sur l’indépendance totale et sur une extension de l’autonomie – une alternative qui aurait des chances de l’emporter en cas de rejet de l’indépendance totale.

Autre question qui oppose partisans et adversaires de l’Union : une Ecosse indépendante serait-elle fiable économiquement ? Les unionistes avancent que l’Ecosse serait réduite à un petit marché de 5 millions de personnes, que l’utilisation de la livre pourrait être remise en question, que Londres fermerait le robinet des subventions et qu’il faudrait combler le passif de la Royal Bank of Scotland. Des arguments que balaye Alex Salmond, qui estime au contraire que l’Ecosse verrait sa croissance dopée par l’indépendance.

« Si nous étions indépendants, nous pourrions tirer le meilleur profit de nos ressources énergétiques incomparables » a-t-il affirmé dans un discours prononcé mercredi dernier devant les élèves de la prestigieuse London School of Economics. Expliquant que l’Ecosse dispose « de 25% du potentiel européen en matière d’énergie marée motrice, de 25% de son potentiel en matière d’éoliennes en mer et de 10% de son potentiel en matière d’énergie houlomotrice (énergie tirée des mouvements de la mer Alex Salmond s’est exclamé « pas mal pour une nation qui représente moins de 1% de la population européenne ! ». Poursuivant son raisonnement, le Premier ministre écossais a affirmé sa conviction que ces énergies renouvelables permettront la ré-industrialisation de son pays.

« Je ne suis pas là pour suggérer que l’Écosse seule ne pourrait pas trouver sa voie dans le monde, a reconnu David Cameron. L’Écosse pourrait se gouverner seule mais on le fait tellement mieux ensemble.» Plaidant à Edimbourg pour une union « libre » de nations, « plus fortes, plus sûres, plus riches et plus justes » ensemble, le Premier ministre britannique n’a pas hésité pas à rappeler « le passé historique et les réalisations du Royaume-Uni, de la BBC au système de santé, de la victoire de Waterloo à celle contre Hitler et, plus récemment, face au régime de Kadhafi en Libye. ». Pas sûr que ces arguments « de tête, de cœur et d’âme » aient convaincu le public écossais.

Crédit photo : The Scottish Government, licence CC.

Berlin favorable à la création d’une agence de notation européenne

Berlin favorable à la création d’une agence de notation européenne

18/01/2012 – 19h00
ATHENES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – L’Europe doit créer ses propres agences de notation financière, a déclaré dimanche, à Athènes, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

« Il est important pour nous de créer des agences indépendantes en Europe, car nous savons maintenant quel type de situation peut se produire : le marché n’a pas eu le temps de retrouver son souffle, et la tension reprend déjà en raison des nouvelles notes de crédit », a expliqué le chef de la diplomatie allemande.

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’agence de notation Standard & Poor’s a baissé les notes de crédit de neuf Etats de la zone euro, privant la France et l’Autriche de leur triple A.

Suite à ces décisions, beaucoup de voix en Europe se sont élevées pour contester l’indépendance et la légitimité de ces agences de notations qui feraient le jeu des intérêts américains.

Alex Salmond, l’homme qui peut faire basculer l’opinion publique écossaise en faveur de l’indépendance

Alex Salmond, l’homme qui peut faire basculer l’opinion publique écossaise en faveur de l’indépendance

05/01/2012 – 18h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) –
« C’est un animal politique consommé ». Alex Salmond, le leader du Scottish National Party (Parti national écossais) n’en finit pas de recevoir des compliments de la part de ses… adversaires. Qui reconnaissent en lui une personnalité capable, par son charisme exceptionnel, d’amener l’Ecosse à l’indépendance.
Largement réélu en mai 2011, en obtenant une majorité écrasante, dépassant toutes les prévisions, le SNP  qui se tient comme un seul homme derrière Salmond, devance largement ses rivaux putatifs dans les sondages d’opinion. Des rivaux qui sont loin d’être à la hauteur. Ironie du sort, en décembre dernier le Times a nommé  Salmond « Britannique de l’année », une distinction plutôt surprenante pour quelqu’un qui ne se considère absolument pas comme Britannique. Pour le  Times Salmond est la personnalité politique la plus douée que ces îles aient produite depuis le départ de Tony Blair. Un titre que semble-t-il nul ne paraît en mesure de lui ravir avant longtemps.

Son secret ? Selon Jonathan Freedland, du Guardian, « c’est un homme intelligent, auquel son passé d’ancien économiste de la Royal Bank of Scotland a donné une bonne compréhension des chiffres et une culture générale qui lui permet de parler avec assurance du nationalisme et de la place que ce dernier occupe dans la marche en avant de l’histoire. » Optimiste et volontaire, Salmond estime qu’il n’y a pas de limites aux possibilités de l’Ecosse. On ignore souvent que « Yes, we can » était le slogan du SNP en 1997, bien avant que quiconque ait entendu parler d’un certain Barack Obama..

Autre avantage pour le Premier ministre écossais : il n’a pas de rivaux crédibles. Le nouveau chef des conservateurs écossais, Ruth Davidson, n’avait que 12 ans lorsque Salmond, qui a fêté en décembre ses 57 ans, a été porté pour la première fois à la tête de son parti. La patronne des travaillistes, Johann Lamont, est plus âgée que Davidson. Mais elle aussi est loin de posséder l’expérience de Salmond. Les observateurs sont unanimes pour estimer qu’elle ne lui arrive pas à la cheville. Nul, parmi les chefs des autres principaux partis en Ecosse ne peut prétendre « boxer dans sa catégorie », comme l’admet un responsable de l’opposition.

Salmond arrivera-t-il à réaliser son rêve d’indépendance ? La question n’est pas simple. Le SNP a beau en effet progresser à chaque élection, aujourd’hui seuls 38% des Ecossais se prononcent, selon les sondages, en faveur d’une sécession du Royaume-Uni. Si l’Ecosse devait voter « non », cela porterait un coup dur à Salmond.

Ayant parfaitement perçu ce risque, il a donc prévu une seconde question qui consiste à proposer une indépendance atténuée, une sorte de « super-autonomie » qui éviterait la rupture complète avec Londres. Celle-ci aurait toute les chances d’être adoptée, formant une transition avec l’indépendance complète, qui demeurerait un recours.

Ce qui est certain aujourd’hui c’est que, lorsque la bataille pour le référendum commencera, la voix des défenseurs de l’Union ne fera pas le poids face à la campagne en faveur de l’indépendance. Les travaillistes écossais, les conservateurs et les libéraux-démocrates sont trop faibles pour mener une campagne efficace en faveur du « non ».

Le chef du SNP a promis de convoquer les électeurs aux urnes pour 2015. Telles que les choses sont parties, il reste au moins une chance qui pourrait faire pencher la balance en faveur de l’indépendance, et ce en dépit des sondages : c’est la force et le talent d’Alex Salmond. Selon Freedland « c’est peut-être Salmond que les caprices de l’histoire ont choisi pour être le grand Britannique de cette époque. Mais son féroce talent pourrait bien sonner le glas de la Grande Bretagne. » 

Crédit photo : http://www.n-tv.de

“Serbes, pardonnez-moi ” Entretien avec l’ex-officier de la KFOR au Kosovo, Kristian Kahrs

La vérité sur les événements au Kosovo, ou, comme disent les Serbes, dans la province du Kosovo et Metohija est rarement révélée au grand public en Occident. L’un des rares qui se soit engagé à dire la vérité sur le sort difficile des Serbes du Kosovo est Kristian Kahrs, un Norvégien d’origine. Retour sur son histoire :

Il était une fois un membre de la KFOR. Comme  officier du contingent norvégien, il a travaillé dans le service d’information des forces internationales. Après sept mois au Kosovo, Kahrs a terminé son travail en tant que major de la KFOR, et ne voulait plus renouveler son contrat. Une des raisons pour laquelle il aurait quitté la KFOR est notamment la dissimulation de l’information sur la persécution des Serbes. Aujourd’hui, il admet qu’il a été très naïf en 2000, lorsque l’OTAN a attaqué la Serbie. A cette époque, il croyait toujours que l’OTAN avait recouru à de telles mesures pour protéger les droits de l’homme au Kosovo et Metohija.

Après avoir terminé son travail dans le service d’informations de la KFOR, Kristian Kahrs a été actif pendant de nombreuses années comme correspondant de guerre en ex-Yougoslavie et dans d’autres points chauds à travers le monde. Il vit aujourd’hui en Serbie, qu’il considère comme sa seconde patrie.

“En tant qu’ancien officier de l’OTAN, je dois m’excuser auprès du peuple serbe, parce que nous n’étions pas en mesure de protéger les minorités au Kosovo et Metohijia”, a-t-il indiqué dans un enregistrement de télévision célèbre en Serbie.

“Sous la résolution 1244 de l’ONU et l’accord technico-militaire nous devrions protéger les Serbes de représailles des Albanais, mais nous y avons complètement échoué”, a déclaré Kahrs.

Je savais que la mafia albanaise était impliquée dans le commerce de la drogue, des armes et des personnes, mais je ne m’attendais pas à une telle haine de leur part. En outre, il y avait une campagne albanaise pour la purification ethnique des Serbes. Par conséquent, je m’excuse. J’ai été trop naïf et j’ai cru que nous pouvions créer une société multiethnique.

À propos du développement actuel des événements dans le nord du Kosovo Kristian Kahrs n’est pas surpris : “C’est un résultat direct de la politique occidentale dans les Balkans, qui n’accepte que l’indépendance du Kosovo et n’offre aucune autre solution. La division possible de la province serbe méridionale de Kosovo et Metohija n’est pas imaginable pour eux.”

Kristian Kahrs travaille sur un livre dont le titre provisoire est “Désolé Serbie. Un ancien officier de l’OTAN s’excuse” – avec l’espoir qu’il puisse au moins réveiller la responsabilité morale de ceux qui ont pris les décisions politiques sur le Kosovo et Metohija.

Rencontre avec son auteur

• Derrière ce livre, quelle est votre intention ?

Les peuples de l’ex-Yougoslavie, les Serbes, Albanais, Croates, etc, sont à maintes et maintes reprises interpellés par la communauté internationale afin de contribuer à la réconciliation et au pardon, mais on entend en revanche très rarement l’OTAN et l’Occident  s’excuser pour les erreurs qui ont été faites ici. Présenter des excuses au peuple serbe et admettre que nous avons été incapables de protéger les minorités au Kosovo était pour moi une réelle préoccupation et c’est ce que je souhaite faire passer dans mon livre. Si je peux amener certains de nos politiciens à réfléchir la prochaine fois avant de s’engager dans une guerre dévastatrice, alors le livre aura atteint son but.

• Comment êtes-vous devenu un officier de presse de la KFOR ?

J’ai travaillé comme officier de presse au siège de la KFOR de janvier à juillet 2000.

En fait, j’ai été appelé comme réserviste dans un exercice, à savoir l’exercice de l’OTAN “Bataille Griffin” en février et mars 1999. Je suis devenu officier de presse parce que j’avais auparavant travaillé comme pigiste pour l’agence Associated Press (AP) et parce que je parlais anglais.

J’ai été envoyé au commandement de la KFOR à Pristina. Initialement, il avait été prévu que je sois nommé porte-parole de presse, mais  cette position a été prise par mon commandant allemand, le colonel Horst Pieper et on m’a finalement délégué la responsabilité de la construction du site web officiel de la KFOR et du service de nouvelles en ligne.

Mon travail consistait principalement à défendre les positions de la KFOR et l’OTAN dans l’opinion publique et à répondre aux questions des journalistes .

Le service de nouvelles en ligne que j’ai lancé a été un  succès et a donné un visage différent à la KFOR, parce que beaucoup de choses pouvaient être représentés efficacement avec un impact public avec le site Web. Le premier message que nous avons publié était celui d’une attaque contre un bus serbe qui était en route entre la ville divisée de Mitrovica, au nord du Kosovo, et Pec, à l’ouest, et qui a été attaqué par des extrémistes albanais dans une embuscade avec des grenades propulsées par des roquettes . L’escorte française avait alors été incapable de prévenir l’attaque et ne pouvait pas suivre les criminels albanais, parce qu’ils étaient couverts par des champ de mines. Quand j’ai fini mon service en juillet 2000, nous avons compté, sur kforonline.com, 130 000 visites tous les jours.

Il était naturellement assez clair que je ne pouvais pas me comporter ici comme un journaliste indépendant, que je ne pouvais pas développer ma propre opinion. Cela a  eu pour conséquence de m’empêcher la critique nécessaire à évaluer l’activité de ma propre organisation. À cette époque, j’ai donc défendu le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, et j’ai attribué le blâme exclusif  à Slobodan Milošević. Quand je repense aujourd’hui aux déclarations que j’ai faites comme officier de presse, elles me semblent avoir été trop optimistes mais c’était juste mon travail de présenter tous les événements dans une lumière aussi favorable que possible.

Aujourd’hui, je souhaiterais n’avoir pas été aussi naïf et optimiste pour croire en la possibilité d’une société multi-ethnique au Kosovo.

• Quelles ont été les erreurs de la KFOR?

De mon point de vue, nous avons commis deux erreurs majeures dans la KFOR :

1) Nous aurions dû appliquer la loi martiale dès le premier jour où nous sommes arrivés au Kosovo, c’est à dire à partir de 12 juin 1999. Là, il n’y aurait pas eu de discussion possible à propos de notre responsabilité. Quiconque se serait montré dans la région après la nuit  aurait été arrêté et enfermé dans un camp avec des barbelés pour une ou deux semaines, indépendamment du fait qu’il soit serbe, albanais, ou autre. Cependant, nous étions beaucoup trop soucieux de jouer le rôle de libérateurs envers les Albanais.

2) Nous avons été trop laxistes avec la soi-disant Armée de libération du Kosovo (UÇK) qui  s’est intégrée en août 1999, initialement dans le Corps de protection du Kosovo, puis dans la Police du Kosovo (Kosovo Police Service, KPS). Des éléments criminels de l’UÇK ont donc acquis une légitimité au sein des institutions officielles du Kosovo. Le gouvernement serbe a très bien enregistré ces faits dans son Livre blanc sur la criminalité organisée et le terrorisme au Kosovo-Metohija. Parmi les officiers KFOR il y en avait beaucoup qui étaient opposés à ce développement, mais nous lui avons finalement donné libre cours pour protéger nos propres forces de l’attaque par des extrémistes albanais.

• Quel est le Livre blanc serbe sur le terrorisme et le crime organisé au Kosovo, que vous publiez sur votre site Web?

Ce Livre blanc a été initialement publié en Septembre 2003 par le gouvernement serbe. Le document est très complet, et aussi loin que je puisse dire, l’information est factuelle, même si bien sûr seul le point de vue serbe est présentée.

J’ai publié ce document pour la première fois en 2005, quand il y avait très peu d’informations concrètes sur le Kosovo y compris dans les milieux du renseignement occidental, alors que les forces de sécurité serbes possédaient naturellement une très longue et bonne expérience dans la région.

Il faut accepter le document pour ce qu’il est : une information très unilatérale. On ne peut pas l’utiliser pour une légitimation de la politique serbe contre les Albanais kosovars dans les années 90 et les crimes commis à cette époque. Le document y décrit toutes les activités de la soi-disant Armée de libération du Kosovo (UÇK) comme relevant du terrorisme, bien qu’il ai eu, pendant ce conflit, des activités terroristes émanant de toutes les parties impliquées. Il n’y a donc aucune excuse pour l’ancien dirigeant serbe Slobodan Milošević et sa tentative en 1999 de faire un nettoyage ethnique parmi la population albanaise du Kosovo.

Je ne pense pas que l’on puisse regarder l’UÇK comme un mouvement de libération, même si peut-être certaines de leurs activités peuvent être interprétées comme une lutte de libération contre un régime serbe d’oppression. Le Livre Blanc serbe a démontré très bien que derrière l’UÇK se trouvaient des intentions clairement criminelles, avec des liens vers le haut de la politique kosovo-albanaise et les institutions officielles d’aujourd’hui telles que le Corps de protection du Kosovo et la Police du Kosovo. Le crime organisé est l’un des plus grands problèmes au Kosovo et le restera à l’avenir.

Il ne faut pas négliger que le Livre Blanc serbe est obsolète d’une certaine façon, et qu’à ce jour, beaucoup de matériaux nouveaux et intéressants ont été dévoilés comme les études de Dick Marty sur le trafic d’organes humains au Kosovo. Il a travaillé en étroite collaboration avec les agences de renseignement occidentales et a des informations très récentes. Je recommande la lecture de cet entretien avec Dick Marty, Witness Safety Could Hamper Kosovo Organ Trafficking Investigation (“Les services de protection des témoins sont susceptibles d’affecter l’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo”).

• Quelles sont les conséquences à long terme de la reconnaissance du Kosovo comme un Etat indépendant (2008)?

Le dernier chapitre de ce drame se déroulera en Bosnie-Herzégovine, et ce chapitre n’est pas encore écrit. L’indépendance du Kosovo n’était certainement pas une bonne chose pour la stabilité dans les Balkans, et je pense qu’une des conséquences principales sera la croissance des mouvements séparatistes dans tout le monde.

• Avez vous eu écho des  derniers convois d’aide humanitaire envoyés par la Russie et par l’ONG française “Solidarité Kosovo”?

Je suis impressionné de voir que il y a des gens en dehors de la Serbie qui veulent aider la minorité serbe du Kosovo. Il me semble que la tâche la plus importante est de trouver une solution supportable pour les deux-tiers des Serbes qui vivent au sud du fleuve Ibar. Cette région est de facto sous le contrôle du gouvernement de Pristina, ce qui signifie que les convois humanitaires doivent mener systématiquement des pourparlers avec les autorités locales afin d’être en mesure d’entrer dans cette région, indépendamment de la position qu l’on prend sur la question de l’indépendance du Kosovo.

• De nombreux partis identitaires européens soutiennent la Serbie . Êtes vous surpris par l’ampleur de ce soutien ?

Mon impression est que de nombreux européens, comme beaucoup de Serbes, sont sceptiques quant aux institutions européennes, qui apportent, à leurs yeux, une restriction de l’autodétermination nationale. Il est évident que la Serbie se trouve mise sous pression par l’UE sur la question du Kosovo, bien que cette dernière ne puisse pas demander officiellement une reconnaissance formelle d’un Kosovo indépendant, car cinq Etats membres de l’UE n’ont pas encore reconnu le Kosovo.

Si le peuple serbe veut que la Serbie adhère à l’UE, alors ce doit être après un débat libre et démocratique sur les avantages et les inconvénients d’une adhésion à l’UE, mais pas par une décision des politiciens serbes. Il doit s’agir d’un référendum. En Croatie, par exemple, il n’y a pas eu de débat sur les avantages et les inconvénients de l’adhésion à l’UE et je crains donc que le peuple croate n’ai pas pleinement conscience des conséquences de l’adhésion à l’UE. Au printemps, il y aura des élections parlementaires en Serbie et il sera intéressant de voir quel rôle jouent les perspectives européennes dans cette élection. Je ne pense pas qu’on donnera à la Serbie le statut de pays candidat à l’UE en 2012 ce qui augmentera le scepticisme des serbes sur la question.  Je crois que sur ces questions, le peuple serbe et les partis identitaires européens ont beaucoup de positions communes.

Selon une étude universitaire, l’Ecosse et le Pays basque auraient intérêt à prendre leur indépendance

Selon une étude universitaire, l’Ecosse et le Pays basque auraient intérêt à prendre leur indépendance

24/11/2011 – 13h30
MADRID (NOVOpress Breizh) –
Selon les conclusions d’une étude menée par une équipe de chercheurs espagnols, français, russes et américains, l’Ecosse et le Pays basque sont les nations qui, en Europe, gagneraient le plus – du moins sur le plan économique – à se séparer des pays auxquels ils appartiennent actuellement. Une enquête originale, tant par son objet que par sa méthode, qui pourrait concerner beaucoup d’autres régions, en France et en Europe – à commencer par la Bretagne.

EcosseRévélée par l’Express, cette étude a été réalisée sous la direction d’Ignacio Ortuño Ortín dela Carlos III University of Madrid, en collaboration avecla New Moscow School of Economics (Russie),la Southern Methodist University de Dallas, (USA) et la « Toulouse School of Economics » – in french  « l’École d’économie de Toulouse » – une des meilleures d’écoles d’Europe en sciences économiques. 

A partir d’un modèle mathématique qui évalue les avantages économiques pour les pays à se regrouper ou au contraire à se séparer, les chercheurs de ces universités  sont arrivés à la conclusion que le Pays basque aurait intérêt à quitter de l’Espagne et l’Ecosse du Royaume –Uni. Le modèle se fonde non seulement sur le potentiel économique des pays – rien de surprenant – mais aussi sur leur identité culturelle, ce qui est plus original. 

L’identité culturelle étant délicate à évaluer avec précision, l’équipe d’universitaires a donc eu l’idée, pour évaluer ce facteur, de se fonder sur la génétique des populations, estimant à juste titre que la distance génétique des nations est un indicateur fiable de leur plus ou moins grande proximité culturelle. Une approche on le voit très novatrice, fort éloignée du conformisme idéologique dominant, même si les hypothèses retenues ne prennent en compte que le seul intérêt économique des pays, les aspects géopolitiques étant notamment écartés.

Pays basqueSur cette base, l’étude a envisagé par exemple les meilleures alliances que les pays européens devraient conclure entre eux au cas où l’Union européenne éclaterait. Dans ce schéma, l’Autriche devrait par exemple s’allier avec la Suisse, le Danemark avec la Norvège- ce qui n’a rien de bien surprenant – et la France…avec le Royaume Uni – ce qui parait plus original. Selon les chercheurs, il existe aussi des cas où les avantages entre pays ne seraient pas réciproques : ce serait notamment celui de l’Espagne, qui pourrait tirer avantage à s’unir à la France, alors que le contraire ne serait pas exact. 

Enfin, toujours selon Ignacio Ortuño Ortín, si l’Union européenne devait se maintenir et adopter une gouvernance économique et budgétaire commune, quatre pays seraient bénéficiaires : le Portugal,la Grèce, l’Irlande etla Finlande qui devraient en profiter le plus avec des augmentations de richesse de respectivement 13%, 11,9%, 8,9% et 8%. Par contre l’Allemagne,la France et l’Italie pourraient être les grands perdants.

ETA, simple sommeil ou mort annoncée ? Entretien avec Jean Chalvidant, spécialiste français d’ETA [audio]

ETA, simple sommeil ou mort annoncée ? Entretien avec Jean Chalvidant, spécialiste français d'ETA

18/11/2011 – 08h00
BAYONNE (NOVOpress) –
La répression, le désaveu d’une partie non négligeable de la population basque, la diminution du nombre de militants mais aussi la volonté de mener la lutte pour l’indépendance du pays basque sur le plan politique font sans doute partis des raisons qui ont conduit ETA à déposer les armes récemment.

Dans une interview parue récemment et accordée au journal basque Gara (ici traduction en français publiée par le journal Gara), l’organisation séparatiste ETA donne également d’autres raisons notamment stratégiques et politiques.

Quelle est la part de vérité dans cette interview ? Quelle est la situation actuelle au pays basque ? Comment s’annonce l’avenir politique des nationalistes basques ?
Pour répondre à toutes ces questions, nous avons interrogé Jean Chalvidant, auteur de plusieurs ouvrages sur la question du séparatisme basque et d’ETA .

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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[Kiosque étranger] Varsovie : manifestations pour l’anniversaire de l’indépendance [vidéos]

[Kiosque étranger] Varsovie : manifestations pour l'anniversaire de l'indépendance

13/11/2001 – 12h00
VARSOVIE (NOVOpress) –
Plusieurs dizaines de milliers de patriotes polonais ont défilé avant-hier dans les rues de Varsovie afin d’honorer le 93e anniversaire de l’indépendance de la Pologne.

Déclarée illégale par la mairie de la capitale à la suite d’échauffourées entre manifestants honorant l’indépendance, et contre-manifestants anarchistes, elle a toutefois été autorisée à nouveau pour permettre à ses participants d’évacuer les lieux en fin d’après-midi. Par ailleurs, des affrontements violents ont opposé les patriotes polonais et les forces de l’ordre à la fin de manifestation, au total, 186 personnes ont été interpellées et onze policiers blessés.

Selon l’ancien Premier ministre britannique John Major, l’indépendance écossaise est possible

Selon l'ancien Premier ministre britannique John Major, l'indépendance écossaise est possible

18/07/2011 – 21h30
LONDRES (NOVOpress Breizh)
– Le succès du Scottish National Party aux récentes élections britanniques fait évoluer les réflexions des politiques, en particulier chez les Conservateurs. Mais l’Union européenne pourrait voir d’un mauvais œil les projets séparatistes.

John Major en 1996 ; il était alors Premier ministre du Royaume Uni.Imaginerait-on la déclaration suivante dans la bouche d’un Lionel Jospin ou d’un Jacques Chirac : « Pourquoi ne pas régionaliser toutes les responsabilités hormis les affaires étrangères, la défense et la direction de l’économie ? Pourquoi ne pas laisser à la Bretagne une plus grande marge de liberté fiscale pour financer ses politiques et, corrélativement, abolir les enveloppes budgétaires actuelles, réduire le nombre d’élus bretons à l’Assemblée nationale et alléger la charge législative du Palais Bourbon ? »

Remplacez « Bretagne » par « Écosse » et vous aurez la position exprimée par John Major (photo), Premier ministre britannique de 1990 à 1997, devant la Ditchley Foundation, le 9 juillet dernier. Du temps où il dirigeait le gouvernement de Sa Majesté, Major, chef du parti Conservateur, refusait la « dévolution » de pouvoirs à l’Écosse, au Pays de Galles et à l’Irlande du Nord. Il reconnaît à présent qu’il avait tort. « Les séparatistes, dit-il, sont de fiers Scots qui pensent que l’Écosse peut se gouverner elle-même : sur ce plan, ils ont sûrement raison. »

Major n’est pas devenu pour autant un partisan de l’indépendance écossaise. « Ce serait une folie, assure-t-il. Mais si les Écossais la veulent vraiment, l’Angleterre ne peut pas – et ne doit pas – la leur refuser. » Parmi les obstacles qu’il cite, l’un mérite d’être noté. L’Écosse pense-t-il, aurait du mal à se faire admettre par l’Union européenne « car des pays comme l’Espagne – qui craint de perdre la Catalogne – ne verraient sans doute pas les séparatistes d’un bon œil ».