Un mois déjà depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris

Incendie à Notre-Dame

17/05/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La vague mondiale de soutien dédiée à la cathédrale le 15 avril appartient désormais à l’histoire de cet édifice français. C’est finalement un bilan encore assez partagé avec de nombreuses interrogations qui demeurent encore.

Car tout de même, deux points d’interrogations subsistent

Effectivement, la question du budget et de la collecte évoquée dès le lendemain de l’incendie amène aujourd’hui à de nouvelles réflexions. Les budgets et les délais tout d’abord demeurent inconnus et on ne peut certifier avec exactitude quand les prochains touristes et fidèles pourront pénétrer dans la cathédrale en toute sécurité. Par ailleurs le tristement célèbre « milliard » évoqué pour la reconstruction de Notre-Dame n’est à ce jour pas encore engagé par les fondations. En effet les discussions débutent tout juste afin de préparer toutes les conventions de droit qui en découlent.

La mobilisation des citoyens est toujours active ?

Il est certain en effet qu’un important message du don a été délivré lors de cet événement et que de nombreux citoyens y ont déjà contribué. La Fondation Notre-Dame a récolté au total 9,5 millions d’euros grâce à 43.000 particuliers français et étrangers. La fondation sera en mesure d’ici un mois de rendre public l’examen de tous les besoins nécessaires à la reconstruction. Car si la collecte sert en priorité à la sécurisation du site, un « Programme Cathédrale » vise à trouver des solutions plus innovantes concernant des chantiers plus minimes tels que la rénovation des chantiers, le nouvel accès à la visite du trésor, du matériel de retransmission de nouveaux besoins seront étudiés. Par ailleurs Monseigneur Aupetit a prévu de célébrer une messe dans la cathédrale dès que cela sera possible pour lui. Celle-ci sera retransmise sur diverses chaînes dans la cathédrale au plus vite.

Notre-Dame de Paris, l’arbre qui cache la forêt

Incendie à Notre-Dame

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’attention est, à juste titre, focalisée sur le tragique accident qui a touché Notre-Dame de Paris. L’actualité ne résonne que de ça : la cathédrale a failli partir en fumée. L’émotion est forte, on pleure la disparition d’une des merveilles de Paris, d’un symbole national, d’un pan de notre histoire commune. Mais soyons optimiste, pensons le futur et rebâtissons ! Et déjà les millions affluent. A quoi bon ?

A quoi bon rebâtir Notre-Dame ?

C’est la question induite par le cri d’alarme lancé par Odon Vallet, historien des religions et médiéviste. « Communes, départements, régions : Gardez vos sous ! » s’écrie-t-il. Parce qu’à quoi bon rebâtir Notre-Dame, si partout ailleurs nos églises continuent de mourir dans l’indifférence générale ? Sauver Notre-Dame est une évidence, mais il plaide pour que l’on redonne du sens à l’action. Or aujourd’hui, si nos collectivités territoriales offrent généreusement leur concours aux collectes de dons, c’est au détriment de leur églises locales qui pour beaucoup, sont déjà vouées à disparaître. Car les budgets ne sont pas extensibles et allouer l’argent à ce projet se fera au détriment d’autres. C’est d’ailleurs aussi ce que souligne Madame Sobczak, présidente de la fondation Urgence Patrimoine. Le patrimoine de la chrétienté doit être une cause unique, et faire l’objet d’un traitement harmonieux. Pour cela, il faudra redonner leur sens à ces édifices qui parsèment la France.

Rebâtir Notre-Dame pour retrouver notre identité

Aujourd’hui Notre-Dame de Paris, c’est d’abord un vestige du passé, devenu en cela un haut lieu de tourisme. Elle est la première attraction de la capitale avec ses douze millions de visiteurs annuels, la deuxième attraction française après Disneyland, et même la première dans le classement mondial si l’on y retire les parcs à sensations. Les touristes fréquentent plus la cathédrale que les chrétiens. Elle est plus un musée qu’un lieu de culte. Ne soyons pas naïfs, Notre-Dame est devenue la vitrine commerciale d’un passé révolu et détesté. Alors rebâtir Notre-Dame, une question d’attractivité ou une question d’identité ?

Incendie de Notre-Dame : les islamistes applaudissent, les gauchistes en rient, les anarchistes encouragent

Incendie Notre Dame

En reprenant l’histoire de Notre-Dame, on réalise à quel point ce vaisseau de pierre, chéri par les Français et même bien au-delà, considéré comme un élément essentiel du patrimoine universel, a aussi suscité à toutes les époques, mais spécialement à l’époque moderne, la haine destructrice d’une petite minorité.

Il n’est donc pas surprenant que des voix s’élèvent aussi – surtout sur internet – pour se réjouir de l’incendie. La plupart de ces tweets, la plupart de ces messages de haine, proviennent d’extrémistes musulmans, qui applaudissent cette « punition d’Allah ». Messages d’autant plus grotesques que si Notre-Dame de Paris est un symbole d’abord religieux pour les chrétiens – les catholiques en premier chef –, elle est sans doute surtout un marqueur de l’identité parisienne et française, pour beaucoup de nos concitoyens, au même titre que la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Et elle est, pour le monde entier, un élément du patrimoine universel, comme les pyramides d’Egypte, par exemple, qui, pour le coup, sont les témoignages d’un culte mort. Aussi la joie de certains fidèles d’Allah est-elle totalement incompréhensible aux yeux du plus grand nombre.

Quelques exemples de messages ? « C’est le plus beau jour de ma vie. Je suis très très content » (Samir Bouafia) ; « dommage y avait pas de juifs à l’intérieur. On aurait pu faire un bon coup » (Majunali75) etc. Une déferlante ? En tout cas, plusieurs centaines de messages de ce genre ont envahi la toile. Et il continue à en tomber.

« Délire de petits blancs »

Mais plus grave encore, si l’on peut dire : des dirigeants de l’Unef, le syndicat étudiant de gauche, subventionné, marchepied des carrières politiques au PS ou à la France insoumise, ont envoyé des messages qui laissent sans voix, par leur stupidité, leur méchanceté, leur haine de la France et leur racisme : « Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris comme je me fiche de l’histoire de France. Jsp quoi, allez-y mentionnez-moi jusque les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois. Wallah vs aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement. C’est votre délire de petits blancs » (Hafsa Askar). La direction de l’Unef a apporté son soutien (un peu gêné, tout de même) à ces dérapages immondes. L’avocat William Goldnadel annonce pour sa part qu’il va porter plainte. Il y a donc les islamistes qui se réjouissent, et les gauchistes qui se moquent du chagrin des défenseurs du patrimoine universel.

Mais voici la cohorte de ceux qui encouragent les incendies d’églises, les anarcho-communistes, les black blocs. Depuis quelques heures, un tee-shirt se vend comme des petits pains sur les sites anarchistes. Il porte le slogan suivant : « la seule église qui illumine est celle qui brûle ». Il s’agit d’une citation de l’un des pires tueurs anarchistes de la guerre d’Espagne, le dénommé Buenaventura Durruti. Le professeur de faculté Thierry Lodé, habitué de France Culture, admirateur de Durruti, et bien d’autres de ses congénères, ont contribué à propager ce genre d’ineptie, au nom de l’anarchie. Le problème étant qu’ils s’expriment en toute liberté dans nos établissements d’enseignement et sur les radios d’Etat, véritables gourous des black blocs et autres tueurs en puissance. Cet incendie, qui présente les apparences d’un accident, risque de susciter des vocations de pyromanes chez ces gens-là.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 17 avril 2019