Hollande , c’est Sarko plus les impôts – Par Michel Geoffroy

Hollande , c'est Sarko plus les impôts - Par Michel Geoffroy

On s’en doutait un peu à la façon dont les socialistes se sont glissés sans difficultés dans l’appareil d’Etat : il y avait comme un air de continuité avec les prédécesseurs. Mais aujourd’hui le doute n’est plus permis. Nous ne sommes plus en 1981 : la rupture est surtout médiatique. Tout est dans le masque, dit-on au théâtre. En politique aussi, manifestement.

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La présidence normale s’inscrit déjà dans la continuité de la précédente, mais en le disant autrement, avec le soutien des médias et des syndicats. C’est cela, être de gauche !

Il faut refuser le diktat des marchés et de la finance internationale. On va donc approuver de nouvelles règles de surveillance budgétaire européenne, dans le cadre du « paquet européen », encore plus strictes qu’avant et adieu les eurobonds qui nous avaient bien occupés durant la campagne électorale. Vous voyez la différence avec Sarkozy ?

On ne doit pas prononcer le mot rigueur. Non, on doit seulement redresser les comptes publics et réduire les dépenses pour diminuer le déficit. Vous saisissez la nuance avec Sarkozy ?

Hollande , c'est Sarko plus les impôts - Par Michel GeoffroyLes syndicats de fonctionnaires vont être contents car on va cesser de supprimer « comptablement » des emplois publics, comme au temps de la RGPP. On va seulement « stabiliser les effectifs de l’Etat » en compensant les créations d’emplois à l’éducation nationale, à la police et à la justice, par des suppressions dans les autres ministères, selon le même ratio qu’avant mais calculé différemment. On arrête la RGPP : à la place il y aura un projet de refondation et de modernisation de l’action publique (on dira PRMAP, sans doute). Vous saisissez la nuance ?

On va faire payer les riches. On ne revient pas à l’ancien taux d’ISF. Non : on va établir une contribution exceptionnelle en 2012 sur la fortune. Mais curieusement le taux d’imposition exceptionnel à 75% est reporté. Par contre on annonce une augmentation de la CSG pour tous pour diminuer le coût du travail. Le Medef approuve.

Vous saisissez la nuance avec Sarkozy ? C’est simple : Sarkozy nous disait qu’il fallait diminuer les impôts, mais tout le monde n’en profitait pas. Hollande nous dit que les impôts c’est la justice et tout le monde va en profiter.

C’est cela être de gauche !

Michel Geoffroy, 12/07/2012

[box class=”info”] Source : Polémia – 21/07/2012 [/box]

Image : Sarkozy/Hollande

Jersey et le droit du sang fiscal

Jersey et le droit du sang fiscal

Depuis toujours, la fiscalité exacerbe les questions d’identité nationale – qu’on songe seulement à la révolte du papier timbré dans la Bretagne de 1675. La situation budgétaire dégradée de certains grands pays, même parmi les plus favorables au droit du sol, les conduit à réhabiliter implicitement le droit du sang. Avec le risque de stimuler les identités locales, comme le montre l’exemple de Jersey.

La Bretagne a une frontière commune avec un important paradis fiscal – une frontière maritime. Jersey, la principale des îles anglo-normandes, qui bénéficie d’un statut d’assez large autonomie, pratique l’imposition douce. C’est d’ailleurs une bonne affaire pour ses finances, puisque les riches affluent.

L’exil fiscal est clairement une démarche de droit du sol, tout autant que l’immigration sociale : il revendique le bénéfice des lois du pays de résidence, en échappant à celles du pays d’origine. Mais la ruine de leurs finances publiques pousse les États à rattraper leurs nationaux par le col pour leur appliquer ce qu’on pourrait appeler un droit du sol fiscal. Les États-Unis viennent ainsi d’adopter des lois de délation obligeant les institutions financières du monde entier à signaler les biens détenus à l’étranger par des Américains.

La plupart des grands pays font pression sur les paradis fiscaux pour pouvoir imposer d’une manière ou d’une autre leurs citoyens installés à l’étranger (imaginez que l’Algérie ou la Turquie fassent pression sur la France pour payer elles-mêmes les allocations familiales de leurs nationaux installés dans l’Hexagone…). Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy comme François Hollande ont annoncé leur intention de taxer les exilés fiscaux. Déjà, sous Sarkozy, une exit tax a été mise en place : les Français qui partent s’installer à l’étranger doivent payer une taxe bien réelle sur leurs plus-values virtuelles (ce que les conseillers fiscaux traduisent ainsi : si vous voulez vous enrichir, quittez d’abord la France).

Pour Jersey, donc, l’étau international se resserrait déjà. Mais voilà qu’en outre le Royaume-Uni lui-même commence à s’offusquer qu’un de ses territoires paie moins d’impôts que les autres. Le Premier ministre britannique, David Cameron, s’en est vivement pris au comédien d’origine irlandaise Jimmy Carr, qui réduit ses impôts grâce à un montage jersiais, tandis que le ministre du budget, George Osborne, annonce un durcissement de la législation.

Jersey a lancé une vaste riposte. Au menu : diversification de ses sources de milliardaires (l’île a créé des représentations en Chine et aux Émirats arabes unis), lobbying contre un changement de loi britannique et préparatifs pour une éventuelle déclaration d’indépendance.

Il est clair qu’une telle issue pourrait donner des idées à d’autres régions à l’identité marquée et aux besoins budgétaires moins criants que ceux des grands États ouverts à la mondialisation.

François Kernan

Crédit photo : PavelD, via Wikimedia, licence CC

Cet article a été publié initialement sur Novopress Breizh.

Le chiffre du jour : Le Mécanisme européen de stabilité coûtera 80 milliards !

Le chiffre du jour : Le Mécanisme européen de stabilité coûtera 80 milliards !

16/12/2011 – 14h45
PARIS (NOVOpress) –
Les instances de l’Union Européenne ont vu les choses en grand : le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera mis en place en juillet 2012, sera ainsi doté d’un capital de 80 milliards d’euros, financé évidemment par les contribuables des Etats‑membres. Le MES succèdera au Fonds européen de stabilité financière qui ne bénéficiait pas de garanties publiques sur ses émissions.

Du coup, le MES, nouvelle écharde financière, va grever le budget de la France de seize milliards d’euros et corrélativement alourdir la dette publique mais pas le déficit public selon les très hypocrites critères de Maastricht.

Malgré un échelonnement des versements initialement prévu sur cinq ans, le Premier ministre François Fillon faisant montre de volontarisme ou jouant les mouches du coche, nul ne sait trop, a laissé entendre que les délais seraient beaucoup plus courts, avec l’adoption début 2012 d’une loi de finances rectificative.

Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

22/11/11 – 11h30
ROME (NOVOpress)
– Le mouvement de la droite radicale italienne Casapound poursuit son offensive sociale avec une nouvelle campagne particulièrement énergique.
En effet, depuis quelques semaines, des affiches représentant des vampires en costumes cravates fleurissent dans toute l’Italie. On peut y lire “Firma la legge, ferma Equitalia” (“Signe la loi, Interdis Equitalia”).

Cette campagne vise à obliger le gouvernement à voter une loi limitant le pouvoir du ministère des impôts qui, sous couvert de la société Equitalia, centralise les amendes et les impayés des Italiens, allant jusqu’à saisir directement les salaires ou les logements des débiteurs tout en pratiquant des taux d’intérêts usuraires.

En plus de la campagne d’affichage, un site Internet (www.fermaequitalia.org) a été lancé et des tractages et des stands de rue sont également organisés.

En quatre ans, souligne CasaPound Italia, Equitalia a doublé ses revenus aux dépens de travailleurs indépendants, de retraités, de petits entrepreneurs dont elle reçoit 80% de ses recettes. Equitalia le fait en bafouant les principes de la justice sociale et la loi italienne. Cette volonté de récupérer de l’argent détruit la richesse du pays et de ses PME, notamment en saisissant les biens vitaux pour certaines sociétés. Elle le fait en pratiquant des taux d’intérêts calqués sur celui des banques. Elle le fait en s’acharnant sur les petits débiteurs plutôt que de s’attaquer aux grandes entreprises ou aux riches pratiquant l’évasion fiscale ou utilisant des prêtes noms. Pour toutes ses raisons nous invitons les citoyens à signer cette proposition de loi et à lire le texte intégral de nos revendications sur le site internet.”

[box class=”info”]Photo en Une : une des images de la campagne de CasaPound. Crédit : CasaPound Italia[/box]

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

Explosion de l’impôt foncier : les chiffres pour la Bretagne

19/11/2011 – 11h15
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) —
L’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI) vient de publier les résultats d’une enquête concernant l’évolution des taxes foncières pour l’ensemble de la France, sur la période 2005/2010. Régions, départements et communes sont passés au crible. NOVOpress Breizh s’est penché sur les chiffres concernant les cinq départements bretons. Édifiant.

Alors que pour la période 2005/2010 l’inflation cumulée a été en France de 9,7%, en Bretagne les cotisations régionales et départementales ont augmenté en cinq ans de 20,88% dans le Morbihan, de 25,81% dans le Finistère, de 27,59% dans les Côtes d’Armor, de 31,27% en Loire-Atlantique et – record absolu – de 52,48% en Ille-et-Vilaine.

Si l’on considère l’évolution entre 2005 et 2010 de la cotisation totale de taxe foncière (somme des cotisations régionale, départementale, communale et, le cas échéant, intercommunale), on constate que, dans le département de Loire-Atlantique, Nantes progresse de 23,34%, Saint-Herblain de 26,54%, Ancenis de 25,72%, La Baule de 22,31% et Saint-Nazaire de 17,33%.

Dans le département du Morbihan, l’impôt foncier augmente à Vannes de 14,17%, à Lorient de 16,63% et à Pontivy de 13,23%. Des augmentations modérées par rapport à l’Ille-et-Vilaine où la commune de Rennes voit ses taxes foncières exploser (34,94%), suivie de Fougères (32,5%), Redon (29,20%), Vitré (26,50%) et Saint-Malo (26,28%). Dans le Finistère, Quimper progresse de 19,81%, Brest de 18,76% et Concarneau de 23,64%. Pour les Côtes-d’Armor, Saint-Brieuc enregistre une augmentation de 19,19%, suivi de Guingamp (18,18%) Lannion (17,12%) et Dinan (16,40%).

L’examen du tableau des taux cumulés du bloc communal en 2010 (taux de la commune et, le cas échéant, de l’intercommunalité) fait apparaître, pour le Finistère, que le taux le plus élevé est celui de Brest (27,20%) précédé seulement par Plouzané, une commune limitrophe de Brest (27,91%). Deux villes administrées par des maires socialistes.

Pour la Loire-Atlantique, le taux constaté à Nantes (PS) est de 27,51%, suivi de Trignac (PCF) 27,30%, Rezé (PS) 26,55%, Saint-Herblain (PS) 24,32% et Saint-Nazaire (PS) 21,35%. Dans les Côtes–d’Armor, Saint-Brieuc(MODEM) a un taux de 26,79%, derrière Guingamp (PS) avec 27,96% mais devant Lannion (PS) dont le taux est de 18,67%. A noter que dans ce département le record appartient à la petite commune de Mousteru (Gauche), près de Guingamp, avec un taux record de 30,91%. Le taux de Rennes – municipalité socialiste – est le plus élevé d’Ille-et-Vilaine (27,32%), suivi par celui de Saint Malo (UMP) 25% et de Fougères (DVG) 24,03%.

Dans le Morbihan, si le taux de Vannes (UMP) n’est pas très élevé (18,42%), la région de Lorient bat elle tous les records. La petite commune Inzinzac-Lochrist (PS), à 20 km au nord-est de Lorient, a un taux de 40,43% – le plus élevé du département – devant Hennebont (PCF) avec un taux de 36,78%, Queven (PCF) 34,20%, Lorient (PS) 33,29% et Ploemeur (PS) 31,34%.

Crédit photo : Alain Bachelier via Flickr (cc)

Le chiffre du jour : + 22%

Le chiffre du jour : + 22%

18/11/2011 – 20h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) –
+ 22 % ! c’est le pourcentage de l’augmentation de la taxe foncière entre l’an 2005 et l’an 2010, soit trois fois l’inflation sur la même période.

Les taxes foncières n’ont en effet cessé d’augmenter depuis 5 ans, et c’est à Paris que la hausse a été la plus forte (+72 %). Alors que Rennes subit une augmentation de 35 %, en moyenne, Bordeaux, Angers, Orléans et Nîmes subissent une faible augmentation.

La taxe foncière est calculée sur la valeur locative des propriétés bâties, sur laquelle sont perçues des parts régionale, départementale, municipale voire pour les communautés de communes. Or, les cotisations régionales et départementales pour la taxe ont flambé de presque 30 % en 5 ans, et celles du bloc communal de près de 20 %. Les transferts de compétence de l’Etat aux collectivités territoriales est une des causes de la hausse de cet impôt qui finance les communes. Tout comme la suppression de la taxe professionnelle.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]

[Tribune libre] La dette publique n’est pas une affaire d’Etat

La dette publique n’est pas une affaire d’Etat

On a fait de la dette publique une affaire d’Etat : on parle de dette « souveraine ». Mais c’est avant tout une affaire qui concerne tous les particuliers, car il n’y a pas de miracle : ce sont eux qui payent déjà, et continueront de payer. C’est ce que révèle une étude de deux chercheurs de l’IREF, le Pr.Pierre Garello et Vesselina Spassova, menée et rédigée à la demande de Contribuables Associés.

Parce qu’on organise des sommets entre chefs d’Etat à son sujet, parce qu’on met en accusation Papandreou ou Berlusconi, on finit par avoir le sentiment que la dette publique est un jeu qui se déroule dans la cour des grands, tandis que les petits contribuables attendent avec quelque anxiété (légitime) que les oracles politiques se soient prononcés.

La dette publique n’est pas une affaire d’Etat Le rapport rédigé pour Contribuables Associés par Pierre Garello et Vesselina Spassova, permet de voir la vérité en face : si la dette est « souveraine », le paiement de la dette est fait par les sujets, ceux qui sont assujettis à l’impôt.

  1. C’est la dette qui fait que le budget de l’Etat atteint sa taille actuelle, or le budget impose aussi l’effort fiscal que devront faire les contribuables. Actuellement, avec 49 milliards d’euros, le service de la dette (c’est-à-dire le seul remboursement des intérêts) est la première dépense budgétaire.
  2. Les ménages français sont endettés parce qu’ils ont contracté des emprunts pour se loger ou s’équiper. Cette dette privée et volontaire représente en moyenne environ 17.000 euros, soit les trois quarts de ce que le ménage gagne en un an. Mais les ménages ont aussi à rembourser une dette publique et involontaire de 25.000 euros !
  3. La dette ralentit la croissance, elle représente une perte de pouvoir d’achat pour tous les Français, en particulier pour les plus démunis. Les pays les moins endettés ont plus de croissance et moins de chômage.
  4. Les contribuables ne récupèrent pas leur argent sous forme de meilleurs équipements collectifs, parce que la dette n’est pas utilisée pour financer des investissements (seulement 4%), mais pour faire face aux dépenses courantes d’un Etat boulimique.
  5. Pour ne pas être en reste, les collectivités locales s’endettent, et ce mouvement s’est accéléré depuis quelques années (10% de la dette).
  6. La dette de la Sécurité Sociale ne cesse elle aussi de s’aggraver, les régimes de retraites et d’assurance maladie étant en déficit permanent (12 % de la dette).

La conclusion est claire : le contribuable ne peut plus supporter la dette publique. Que faire dans ces conditions ? Rompre avec l’Etat Providence et l’illusoire « modèle social français » qui encourage l’oisiveté et la tricherie, privatiser, accélérer la croissance en diminuant les impôts et leur progressivité. La solution est du côté de la production, encore faut-il la libérer de ses entraves fiscales, réglementaires et sociales.

[box class=”info”] Sources : Institut de Recherches Économiques et Fiscales (IREF) et Contribuables associés. [/box]

Photo : Banque Centrale Européenne. Crédit eisenrah, licence CC.

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne [audio]

Une nouvelle taxe contre les paysans ? Entretien avec Philippe Colin, porte parole de la Confédération Paysanne

26/10/11 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Voilà une nouvelle qui tombe mal pour les paysans, à l’heure où ceux-ci luttent désormais tous les jours pour leur survie.

Une proposition de loi sera examiné le 09 novembre par la Commission Economique de l’Assemblée Nationale et fait suite au vote des sénateurs du 13 Juillet. Une majorité de sénateurs a en effet suivi la demande de l’industrie des semences pour l’octroi de taxes prélevées sur les semences de ferme, issues du produit de la récolte des paysans. Si les députés confirmaient le vote du Sénat, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement sa propre récolte.

Pour parler de cette proposition de loi et de la colère des paysans, nous avons interrogé Philippe Colin, de la Confédération paysanne.

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Photo : semences. Crédit : “Une vallée dans la lune”. Licence CC.

La banque Dexia au bord du gouffre, par le Vlaams Belang [tribune libre]

La banque Dexia au bord du gouffre, par le Vlaams Belang

Belgique. Le déclin du groupe belgo-français Dexia fait de nouvelles victimes. Après le Holding des municipalités, le pot d’épargne des municipalités, c’est au tour de ses actionnaires d’être fortement atteint. Le Conseil d’administration spécial d’hier soulève de nouvelles questions pendant que le dernier reste de confiance fond.

L’annonce de « solutionner les problèmes structurels » et « d’offrir de nouvelles prévisions de croissance » fait plus de bien que de mal : lors de l’ouverture de la bourse, l’action a chuté de 30 % et se situe à environ 1 euro.

Lors du sauvetage de Dexia en 2008, les différentes autorités belges ont acheté ensemble pour 4 milliards d’euros d’actions à 9,9 euros par action. La Flandre a investi 500 millions d’euros du Fonds d’avenir, les autorités fédérales ont contribué à hauteur d’1 milliard d’euros ***. Au cours actuel, il reste 10% du montant : l’État fédéral perd virtuellement 900 millions d’argent du contribuable et la Flandre 450 millions.[…]

*** Note de Novopress : Pour leur part la même année les contribuables français ont amené 3 milliards d’euros en soutien à Dexia.

[box class=”info”] Source et l’article complet en néerlandais : Le Vlaams Belang, le deuxième plus important parti flamand.
Source de la traduction en français : Le Blog de Lionel Baland. [/box]

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Les Esquimaux nous parlent – ou comment l’oligarchie voit les Français

Si l’on en croit la presse, le premier ministre lors de son intervention à l’université d’été de l’UMP le 4 septembre dernier, aurait déclaré, prônant la rigueur en réponse à la crise, que « plus que jamais les Français doivent être conscients de leurs devoirs ». Si ces propos ont bien été tenus il convient de s’interroger sur leur signification.

Les Esquimaux parlent aux Français

D’abord sur la forme, cette façon qu’ont les membres de la classe politique de parler des « Français » – c’est-à-dire de leurs concitoyens – à la troisième personne, est bien significative de la distance qui s’est désormais installée entre la France d’en haut et la France d’en bas. L’oligarchie parle, en effet, des Français comme si ces derniers constituaient une nationalité différente de la sienne. Elle parle des Français comme nous parlerions des Anglais ou des Esquimaux. Forte de cette distance, l’oligarchie adopte alors vis-à-vis des autochtones une posture d’entomologiste. Car quand elle emploie cette expression, c’est en général pour l’associer à une analyse critique ou pour déplorer que les Français soient ce qu’ils sont (les Français sont « frileux » face à la mondialisation, par exemple). Ah ! Si, au moins, ils étaient anglais ! Tel est d’ailleurs bien le sens de la formule de M. Fillon : manifestement, dans son esprit, « les Français » ne sont justement pas conscients, ou pas assez, de leurs devoirs face à la crise !

Sur le fond, ensuite, ce curieux diagnostic révèle l’abîme qui sépare désormais la classe politique de la France réelle.

Les victimes sont les coupables

Si l’on comprend bien M. Fillon, les Français seraient donc inconscients de la situation. Pourtant, tous les sondages révèlent qu’une majorité de nos concitoyens (en fait deux Français sur trois) manifestent une grande inquiétude –au demeurant croissante – devant la dégradation de la situation économique et la durée de la crise financière. Mais M. Fillon n’a semble-t-il pas le temps d’étudier ces sondages d’opinion, tant il se préoccupe de l’avenir de notre pays .

Le premier des Français, le président de la République, n’a-t-il d’ailleurs pas admis lui-même que « clairement les chiffres du chômage ne sont pas bons » (lors de son déplacement dans les Vosges le 2 septembre dernier). M. Fillon croit-il vraiment que les Français ignoreraient cette réalité ?

Les propos du premier ministre traduisent aussi la promptitude avec laquelle l’oligarchie dominante se décharge de ses responsabilités devant la crise. Car, si l’on suit le premier ministre dans son propos, la solution à la crise actuelle nécessiterait que « les Français » soient plus « conscients de leurs devoirs ». Ce qui revient évidemment à suggérer que ceux-ci ont une part de responsabilité dans la situation actuelle. CQFD

Mais en quoi les Français seraient-ils responsables d’une crise financière qui résulte avant tout de la dérégulation des marchés, de la mise en place de procédures financières de plus en plus opaques et sophistiquées destinées à répandre les risques partout dans l’espoir de les faire disparaître et du comportement irresponsable des grandes banques qui ont peuplé leurs bilans d’actifs toxiques et de créances douteuses, dans l’indifférence des régulateurs et de leurs conseils d’administration ? Les épargnants et les déposants qui ont fait confiance à ce même système bancaire – en particulier quand les ministres des Finances successifs leur conseillaient d’investir dans les actions – sont-ils vraiment les responsables de la crise ? Ne sont-ils pas plutôt ses futures victimes ?

Les Français sont-ils vraiment responsables de la réponse apportée par les gouvernements à la crise financière de 2008 consistant à transformer les dettes privées en dettes publiques, lesquelles finissent par exploser ? Les Français qui ont rejeté le prétendu traité de l’Union européenne, que M. Sarkozy leur a ensuite imposé en faisant un détour par Lisbonne, sont-ils responsables des dysfonctionnements de la zone euro qui est une zone économiquement instable ?

Curieusement le premier ministre semble avoir oublié l’ode à la dérégulation financière que sa majorité chante depuis des années et dont on voit aujourd’hui les pénibles résultats. Curieusement il ne nous dit plus que l’euro nous rend plus forts.

Non : les vrais responsables de la situation ce sont ces irresponsables de Français ! Franzosen Gross Filous, comme dirait sans doute Madame Merkel.

N’est pas Churchill qui veut

Dans son propos, le premier ministre semble surtout viser les déficits et les dépenses publiques : les « devoirs » qui attendent dans son esprit les Français portent sur la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des prélèvements. D’ailleurs, nos concitoyens ne se font aucune illusion sur ce plan.

Mais en quoi sont-ils responsables des déficits publics ? Qui prépare les lois de finances ? Le gouvernement. Qui les vote ? La majorité parlementaire. Qui exécute le budget ? Le gouvernement.

Certes, on peut objecter que ce sont les électeurs qui élisent les parlementaires et donc choisissent la majorité, mais ils n’ont en réalité aucun moyen de la contrôler. En outre, sur un grand nombre de sujets, on ne peut pas dire que la politique conduite reflète l’opinion majoritaire des Français. Car le problème est institutionnel avant d’être économique : la démocratie est formelle dans notre pays.

Au demeurant, la situation des finances publiques des pays occidentaux démontre que le problème des déficits n’est nullement un « mal français ». Le seul vrai mal français c’est justement que le gouvernement est incapable, depuis des années, de maîtriser les dépenses publiques et cela parce qu’il adopte une attitude clientéliste. Pour le dire autrement : c’est parce qu’il manque de courage et de détermination, parce qu’il veut contenter tout le monde, qu’il est incapable de trancher dans les dépenses et dans les déficits. Si les élèves font mal leurs « devoirs » c’est parce le maître est mauvais.

M.Fillon voudrait bien se donner des airs de Churchill, promettant du sang, de la sueur et des larmes à ses concitoyens. Il ne lui manquait, ce week-end à Marseille, que le chapeau melon et le cigare. Mais Churchill préparait la mobilisation totale de l’Angleterre dans la guerre. Le premier ministre, lui, ne prépare que la mobilisation électorale.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 10/09/2011 [/box]

Image : François Fillon lors du campus de l’UMP le 4 septembre 2011 à Marseille

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Dès qu’il est question de la crise grecque, les médias évoquent volontiers tout ce qui ne va pas dans le pays de Périclès et de Thucydide. La liste est longue : gabegie, indolence, maquillage des comptes publics, effectifs pléthoriques sans l’administration… Pourtant, il existe une question que peu de journalistes abordent : la fuite des capitaux vers la Suisse.

L’homme qui connait le mieux le dossier, Georges Papaconstantinou, ministre des finances, chiffre entre 10 et 15 milliards d’euros par an le montant de la fraude fiscale à destination de la Suisse.

Depuis que le gouvernement grec semble vouloir lutter contre ladite fraude, le mouvement s’accélère. La perte de confiance dans les banques grecques favorise également cette fuite des capitaux. Dimitri Kouselas, secrétaire d’Etat au ministère grec des Finances, évalue à « 280 milliards d’euros, soit 120% du PIB grec » les fonds helléniques en Suisse. D’après lui, « depuis dix-huit mois, les comptes courants en Grèce ont perdu 38 milliards d’euros, transférés en majorité vers la Suisse ».

Du côté de la Banque nationale suisse, on minimise grandement ce mouvement. En 2009, les banques suisses recevaient 2,2 milliards de francs suisses de capitaux grecs (1,8 milliard d’euros). Sans prendre en compte les actions et les obligations.

La Suisse possède tous les atouts pour bénéficier de cet exode fiscal. Non seulement le secret bancaire pèse lourd dans la balance, mais encore la Confédération présente l’avantage de ne pas appartenir à l »’Union européenne, tout en étant proche d’Athènes.

Traditionnellement la Grèce faisait preuve de laxisme envers l’évasion fiscale. Payer des amendes ne faisait pas partie de la culture nationale : « dans le passé, le ratio des amendes fiscales qui ont été effectivement payées était inférieur à 10% », affirme Georges Papaconstantinou qui vient de renforcer les moyens et les effectifs chargés des contrôles fiscaux.

Il y a belle lurette que les grandes fortunes grecques ont choisi d’abriter leurs fonds à proximité du lac Léman. Les plus connues appartiennent au monde des armateurs (familles Onassis, Niarchos, Livaros).

Nécessité faisant loi, le gouvernement grec espère récupérer quelques sous. Aussi a-t-il entamé des négociations avec la Suisse pour taxer les fonds déposés par les Grecs dans la Confédération.

Quand la mairie de Bordeaux se goberge

Quand la mairie de Bordeaux se goberge

Le budget 2011 de la mairie de Bordeaux pour les frais de réception est de 1,19 million d’euros. Soit un peu plus de 22000 euros par semaine. Les contribuables de Bordeaux doivent ainsi s’acquitter cette année de 5,05 euros par habitant, soit deux fois plus qu’à Lyon ou Nantes. Si le Palais Rohan a fait l’effort énorme de réduire ces frais de 144 865 euros par rapport à 2010 c’est sans doute moins dans un souci d’économie budgétaire que du fait de l’absence d’Alain Juppé pendant l’essentiel de la semaine à l’Hôtel de Ville. Les bordelais qui, dans leur immense majorité, n’ont pas accès aux petits fours, aux bons vins de Bordeaux, aux vins de Champagne et autres gâteries culinaires dispendieuses offertes toujours aux mêmes courtisans, mettront ces chiffres en rapport avec leur propre budget d’alimentation…

Nous incitons les milliers de bordelais titulaires du RSA qui doivent subvenir à leurs besoins fondamentaux avec moins de 15 euros par jour et tous ceux qui ont un creux à l’estomac à la fin du mois à se rendre dans leur mairie pour s’y restaurer !

Rappelons que si l’abus d’alcool, à la mairie comme ailleurs, est dangereux pour la santé, l’abus de taxes, de cotisations et d’impôts est proportionnellement néfaste pour le portefeuille des contribuables. C’est ça aussi la relativité !

P.S : Les viticulteurs-paysans du bordelais (l’appel d’offre pour 2011 portait sur 3O000 euros HT par proposition), les artisans-traiteurs, peuvent se tenir au courant des appels d’offres pour les réceptions de la mairie de Bordeaux auprès de : M. le conseiller Municipal Délégué pour les marchés publics, ou Mme Marie-Laure Paris, tél : 05 56 10 23 93, courriel : dam@mairie-bordeaux.fr

[box class=”info”] Source : Bloc Identitaire Aquitaine. [/box]

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d’hab !

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d'hab ! © photo : DR delanopolis.fr

[box class=”warning”]En plus de bénéficier gratuitement du Champs-de-Mars, SOS Racisme va recevoir 230 000 euros de subventions pour le concert du 14 juillet. Une information révélée par le site delanopolis.fr.[/box]

SOS Racisme va organiser un concert au Champ-de-Mars pour le 14 juillet, et encore une fois, les contribuables vont devoir payer l’addition ! L’ association Macaq (voir Les squatteurs de l’association MACAQ sous-louaient les locaux de la Ville de Paris) est d’ailleurs attendue à ce concert…

Pour son concert du 14 juillet, SOS Racisme va bénéficier de la mise à disposition “gracieuse” du Champ-de-Mars.

SOS Racisme va également bénéficier de 190 000 euros de subvention de la mairie de Paris (dont 30 000 euros pour un “village dédié à SOS Racisme”), plus une rallonge de 40 000 euros. SOS Racisme est réputé pour vivre grassement des subventions et de l’argent public, et touche déjà chaque année de très grosses subventions (voir Les subventions à SOS Racisme).

C’est évidemment sans compter le coût des services de de police qui seront présents sur place en grand nombre pour veiller à la sécurité des participants… La encore, la facture va être salée pour les contribuables parisiens.

SOS Racisme a eu la très bonne idée d’inviter Yannick Noah au concert du 14 juillet !

Noah jouait déjà “gratuitement” il y a quelques semaines, peu avant la fête de la musique, grâce à l’argent des contribuables d’ Argenteuil (voir Qui paye le concert de Noah à Argenteuil ?). Quand les profiteurs se rassemblent, les contribuables passent à la caisse…

En 2009, SOS Racisme a bénéficié de 579 000 euros de subventions publiques [NDLR : sans compter les subventions aux sections locales] pour seulement 18 669 euros de cotisations de ses membres (voir Les subventions à SOS Racisme) !

SOS Racisme, une association entièrement vouée au gaspillage d’argent public

[box class=info]Sources : Observatoire des subventions et  delanopolis.fr[/box]

L’immigration, ruine économique pour la France ? Entretien avec Jean-Paul Gourévitch [audio]

L'immigration, ruine économique pour la France ? Entretien avec Jean-Paul Gourévitch [audio]

07/07/11 – 8h00
PARIS (NOVOpress)
– Le mythe de l’immigration “chance pour la France” a du plomb dans l’aile : à droite comme à gauche, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette désinformation et cette manipulation autour de l’immigration qui hante la France et l’Europe depuis des dizaines d’années. L’idée de l’immigration vectrice de tensions communautaires, de pression à la baisse sur les salaires mais également de ruine économique est de moins en moins taboue.

Sur ce dernier point, de nombreux auteurs ont chiffré années après années le coût réel de l’immigration (légale ou pas), en France notamment.  C’est le cas de Jean-Paul Gourévitch, consultant international et spécialiste des migrations et de l’Afrique. Il a publié en 2008 pour Contribuables Associés un ouvrage téléchargeable sur Internet intitulé “Le coût réel de l’immigration en France” et qui est une analyse incontournable du coût économique de l’immigration pour le contribuable français.

Jean-Paul Gourévitch, le jour où l’UMP organise un colloque sur les défis de l’immigration, a accepté de répondre à nos questions.

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Les pouvoirs exorbitants du fisc [vidéos]

Les pouvoirs exorbitants du fisc

16/06/2011 – 06h00
PARIS (NOVOpress) – À la fois ‘punching-balls’ et vaches à lait, les Français se font racketter aussi bien par les racailles de la rue que par le fisc. L’administration fiscale possède des pouvoirs exorbitants, quasi dictatoriaux, destructeurs des hommes et de l’économie. Deux Français ont eu le courage de filmer leur contrôle fiscal en présence des inspecteurs et de publier leur vidéo sur YouTube…

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