La République des fraudeurs [Présent 8183]

La République des fraudeurs [Présent 8183]

09/09/2014 – PARIS (NOVOpress) – Les déclarations, la main sur le cœur, de Jérôme Cahuzac, jurant n’avoir jamais eu de compte en Suisse, n’ont pas fini de résonner dans l’hémicycle que déjà « l’affaire Thévenoud » vient nous conforter dans l’idée que, aussi moralisateurs soient-ils, ces socialistes sont les premiers à s’asseoir sur l’éthique. Ainsi, lundi, le député et éphémère conseiller d’Etat Thomas Thévenoud (photo), ancien vice-président de la mission d’information sur la fraude fiscale et de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac (!), qui ne payait pas ses impôts depuis des années, a-t-il officiellement annoncé sa « mise en retrait » du PS. En revanche, a-t-il ajouté, pas question de quitter son siège de député !

La République des fraudeurs [Présent 8183]« Sanction symbolique »

Sous la pression des médias et d’une partie de la classe politique qui sent bien les effets ravageurs de cette nouvelle affaire au moment où Marine Le Pen est donnée en tête des sondages, le député PS de Saône-et-Loire a en effet expliqué qu’après s’être entretenu avec Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, il avait finalement décidé de se « mettre en retrait du Parti socialiste et donc du groupe SRC à l’Assemblée nationale ». Mais pas question d’aller au-delà : là où un minimum d’amour-propre aurait poussé n’importe quel homme à quitter son siège à l’Assemblée, Thévenoud a, lui, décidé de rester. Ce qui signifie concrètement qu’il continuera à être député de Saône-et-Loire mais ne siégera plus dans l’hémicycle parmi ses collègues socialistes. Il devrait rejoindre les non inscrits, comme c’est déjà le cas d’un autre ex-député PS, Sylvie Andrieux, qui siège là depuis 2013 et sa lourde condamnation pour détournement de fonds publics… Une solution qui, au fond, arrange les socialistes, comme le soulignait Olivier Pirot dans La Nouvelle République du Centre Ouest, puisque cette « sanction symbolique » leur permet de « ne pas trop perdre la face » et « de sauver du bout des doigts la majorité » absolue qui ne tient qu’à une voix.

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J-1 avant le “Jour de libération des contribuables”

J-1 avant le "Jour de libération des contribuables"

26/07/2014 – PARIS (via Contribuables Associés)
Cette année, pour payer les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales, les Français travaillent en moyenne jusqu’au 26 juillet !

Cette année, le poids de la dépense publique représente ainsi 56,7% du PIB. Rapporté au nombre de jours d’une année, c’est l’équivalent de 207 jours des richesses produites qui sont dépensées par l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales. Autrement dit, les Français travaillent du 1er janvier au 26 juillet pour financer les dépenses publiques. Et ce n’est qu’à compter du 27 juillet qu’ils peuvent bénéficier de leurs revenus. C’est pourquoi demain dimanche 27 juillet sera « le jour de libération des contribuables » !

[…]

Le jour de libération fiscale (le 27 juillet 2014) est une moyenne pour l’ensemble des Français. Chaque contribuable, en fonction de ses revenus et de sa situation (retraité, fonctionnaire, actif…) n’est pas libéré de ses obligations à la même date.

Contribuables Associés propose un calculateur personnalisé et anonyme pour permettre à chacun de calculer son propre jour de libération :
www.contribuables.org/jour-de-liberation-fiscale

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Finances publiques : la Cour des comptes doute de la « sincérité » du gouvernement

Finances publiques : la Cour des comptes doute de la « sincérité » du gouvernement

31/05/2014 – PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
Dans son rapport sur le budget 2013, publié mercredi dernier, la Cour des comptes pointe la gestion proprement calamiteuse des finances publiques sous le gouvernement Ayrault. Selon la Cour, ce dernier a sur-estimé les recettes fiscales de quelque 14,5 milliards d’euros, dans la loi de finances 2013. Une grossière “erreur” qui compromet gravement l’objectif annoncé du gouvernement de réduire le déficit public

Pour les magistrats du palais Cambon, « trop d’impôt tue l’impôt »…

C’est en effet le célèbre théorème de l’économiste Arthur Laffer qui est implicitement avancé par la Cour, laquelle constate que l’impôt sur les sociétés a rapporté 6,4 milliards d’euros de moins que prévu, et l’impôt sur le revenu, 4,9 milliards d’euros de moins. Quant aux recettes de TVA, elles ont chuté de 5 milliards d’euros. Premier responsable : l’atonie de la croissance, due à des ponctions fiscales confiscatoires

La Cour se montre également très pessimiste pour 2014

Pour les magistrats « pour 2014, plusieurs risques sur la prévision de recettes peuvent d’ores et déjà être identifiées ». En clair, les dérives dénoncées par la Cour pour l’année 2013 ont toutes les chances de se reproduire en 2014, alors même que le gouvernement vient d’affirmer sa volonté de procéder à de substantielles baisses d’impôts. La Cour met explicitement en doute la « sincérité » du gouvernement dans la présentation des comptes publics. Une accusation grave qui n’a pour l’instant fait l’objet d’aucun commentaire du côté de Bercy. Courant juin, le gouvernement devrait présenter un projet rectificatif de la loi de finances pour 2014, prévoyant un effort de redressement de 4 milliards d’euros. De nouvelles ponctions fiscales en perspective…

Crédit image : DR.

DEXIA : la crise semble ne pas toucher tout le monde…

DEXIA : la crise semble ne pas toucher tout le monde...

20/01/2014 – 16h15
PARIS (Bulletin de réinformation) – Trois dirigeants de la banque franco‑belge – en cours de démantèlement – Dexia ont vu leur salaire augmenter de 30 % au 1er janvier, à 450 000 € par an.

Sauvé de la faillite par les États belge et français à l’automne 2008, le groupe Dexia a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011. Selon la Cour des comptes, les déboires de la banque ont coûté 6,6 milliards d’euros à la France.

Crédit photo : rkbxl via Flickr (cc)

Le déficit budgétaire 2013 de l’Etat encore plus élevé qu’attendu : 75 milliards

Le déficit budgétaire 2013 de l'Etat encore plus élevé qu’attendu : 75 milliards

Ci-dessus: le ministère des Finances à Bercy (Paris).

19/01/2014 – 09h00
PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois) –
Finalement le déficit budgétaire pour 2013 s’élèvera à 75 milliards d’euros. Trois milliards de plus que prévu.

La raison est simple : l’impôt ne rentre plus. Près de 3 milliards et demi de recettes en moins sur l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu.

Quand l’impôt ne rentre plus malgré une augmentation du taux d’imposition, c’est que l’économie est exsangue. Parfaite illustration du principe de Laffer : trop d’impôt tue l’impôt. Entre 2011 et 2013, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont créé à eux deux 84 impôts nouveaux. Mais à trop tirer sur une corde, elle se casse !

Crédit photo : Free On Line Photos, (cc).

Le gouvernement s’attaque aux familles par l’impôt et les transferts sociaux

Le gouvernement s’attaque aux familles par l’impôt et les transferts sociaux

16/01/2014 – 10h15
PARIS (Bulletin de réinformation) – Dans le combat pour l’individualisation fiscale s’est joint le ministre des Droits des femmes. Au nom de l’égalité des sexes et en prétendant vouloir insérer les femmes dans la vie professionnelle, Najat Vallaud‑Belkacem a déclaré, le mois dernier, vouloir en finir avec l’imposition dite conjugale. Les pères de familles seraient alors plus lourdement imposés par ce système qui supprimerait la demi‑part fiscale correspondant à l’épouse.

À cela s’ajoute la déclaration du président de la République en conférence de presse hier. François Hollande a précisé vouloir supprimer les cotisations familiales versées par les travailleurs indépendants et les entreprises. La branche famille de la Sécurité sociale sera alors privée d’une partie de ses ressources. Si cela se confirme, le gouvernement pourra soit prélever un nouvel impôt soit réduire les allocations familiales. Après la dénaturation du mariage, le gouvernement attaque les familles aux portefeuilles.

Crédit photo : segoleneroyal via Flickr (cc)

La mauvaise gestion des finances par Delanoë épinglée par un rapport

La mauvaise gestion des finances par Delanoë épinglée par un rapport

22/12/2013 – 13h15
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
Valeurs Actuelles a révélé le contenu d’un rapport, remis à Nathalie Kosciusko‑Morizet, qui analyse les finances de la capitale de 2002 à 2012. Ce rapport s’appuie sur des chiffres officiels, mais souvent dissimulés. Depuis l’arrivée de Bertrand Delanoë, l’endettement a quadruplé, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 60 %. Cette inflation est due à la forte augmentation du nombre de salariés. Avec 73.000 agents, la capitale parisienne dépasse de loin les effectifs du grand Londres. En conséquence, les impôts locaux ont presque doublé.

Les services municipaux sont-ils mieux assurés ? Le bilan de Delanoë sur le plan du logement, son « cheval de bataille » est piteux : le nombre de demandeurs de logement social a augmenté de 40000 en 10 ans.

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60.000 € / an : c’est le coût d’un mineur isolé étranger

60.000 € / an : c'est le coût d'un mineur isolé étranger

20/12/2013 – 08h30
RENNES (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – 60.000 € c’est, par an, ce que coûte la prise en charge d’un jeune migrant par les dispositifs d’accueil, en Bretagne. Dans cette région, l’Ille-et-Vilaine est leur terre d’accueil privilégiée, derrière Paris et la Seine-Saint-Denis. Quatre cent cinquante jeunes y sont pris en charge, contre cinq en 2000…

En France, ce sont près de 9.000 mineurs étrangers qui sont pris en charge par les services départementaux, partout saturés.

Depuis juin dernier, tous les départements sont obligés d’accueillir des mineurs isolés étrangers. C’est une lourde charge pour les collectivités, d’autant plus que le phénomène s’amplifie…

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