Lampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

aLampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

24/08/2011 15h00
ROME (NOVOpress) – Un bateau pneumatique à coque rigide, deux véhicules de type quad et un pick-up tout-terrain ont été déployés aujourd’hui à Lampedusa par les pompiers et sont prêts à entrer en service pour faciliter les opérations de secours aux immigrés clandestins.

Ces moyens supplémentaires répondent à la promesse du chef des pompiers italiens, le préfet Francesco Paolo Tronca, qui s’était rendu à Lampedusa le 13 août dernier et avait promis au maire, Bernardino De Rubeis, son implication personnelle pour garantir au mieux les interventions pendant la crise migratoire. Le bateau, doté de moteurs diesel stern-drive avec propulsion à hélice, et prévu pour éteindre des incendies en mer et effectuer des interventions SAR (Recherche et Sauvetage), vient s’ajouter aux deux bateaux déjà employés par les pompiers de Lampedusa.

La Commission européenne vient d’accorder 32 715 581 euros à l’Italie au titre du Fonds pour les frontières extérieures, destiné « à assurer, d’un côté, un niveau élevé de protection le long de ces frontières et, de l’autre, le passage sans problèmes des frontières extérieures conformément aux normes Schengen et aux principes de traitement respectueux et de dignité ». Traitement respectueux et dignité s’entendent, bien sûr, des immigrés clandestins.

Au point où l’on en est, on se demande s’il ne serait pas plus simple, et plus économique, d’affréter directement des charters sur fonds européens pour transporter les clandestins depuis l’Afrique du Nord.

[box class=”info”]Source : corrieredelmezzogiorno.corriere.it[/box]

Maire italien cherche immigrés désespérément

Maire italien cherche immigrés désespérément

22/08/2011 19h30
ROME (NOVOpress) – Le plan d’austérité draconien récemment adopté par le gouvernement italien prévoit entre autres la disparition des communes de moins de mille habitants, condamnées à fusionner. Elles sont 1963 dans ce cas, en particulier dans le Nord : sur 1206 communes du Piémont, 597 devront fusionner. L’Association des petites communes italiennes se mobilise contre le projet, avec des arguments qui ne sont pas méprisables. Selon sa présidente, Franca Biglio, « nous sommes le point de référence pour les gens ». Supprimer la mairie, c’est « faire mourir un morceau du pays ». Et Franca Biglio fait valoir que, beaucoup d’élus ne se faisant même pas payer leurs indemnités, le coût effectif de l’administration des petites communes est seulement d’1,5 million d’euros. « Moins que le coût annuel de trois députés ».

Certains maires menacés préfèrent recourir à la « combinazione ». Celui d’Acceglio, un joli village de montagne dans la province de Coni, à la frontière française, a fait ses comptes : 178 habitants dans sa commune, la disparition assurée ; d’un autre côté, tous ces Africains qui affluent à Lampedusa et dont personne ne sait quoi faire. M. le maire, Riccardo Benvegnù, a donc écrit à son collègue de Lampedusa pour lui offrir d’accueillir 830 immigrés clandestins. Le compte est bon ! Le maire de Lampedusa, trop heureux, s’est hâté de répondre à Benvegnù, l’a félicité « pour son courage et son grand sens de l’État », et s’est engagé à transmettre sa proposition au ministre Roberto Maroni.

Las, les habitants d’Acceglio, qui vivent de l’élevage et d’un peu de tourisme l’été, ont été « épouvantés à l’idée d’une invasion imminente ». Le maire a dû faire machine arrière. Il explique à présent qu’il ne s’agissait que d’une provocation pour se faire entendre et qu’on a eu tort de prendre sa proposition au sérieux. Il va téléphoner au maire de Lampedusa pour s’excuser : « J’espère qu’il comprendra les motivations de mon geste ».

Le maire d’Acceglio est un cas extrême mais il semble que beaucoup fassent comme lui, avec plus de discrétion. Selon le quotidien Il Messaggero, « c’est la chasse à l’immigré ». Les petites communes qui risquent d’être supprimées faute d’atteindre le seuil des mille habitants « sont en train de chercher désespérement, du Nord au Sud, des non-européens et des Roms à incrire à l’état-civil ». « Il y a des maires de Padanie et de la Ligue du Nord qui supplient Lampedusa pour que les clandestins enfermés dans les centres de rétention soient laissés libres de sortir et de venir repeupler leurs communes ». Il Messaggero, journal immigrationniste lié à la démocratie chrétienne, triomphe : « De péril pour la patrie, voilà les immigrés devenus les sauveurs de tant de petites patries locales ».

Gabriele Adinolfi, un des principaux intellectuels non-conformistes italiens, commente sur son site, Noreporter : « Si jamais quelqu’un en doutait jusqu’ici, il apparaît aujourd’hui très clairement comment ces immigrés sont considérés, tant par les politiciens que par les commentateurs : comme un véritable bétail à adresser n’importe où, pourvu que ce soit commode pour de médiocres exploiteurs myopes qui n’ont aucun sens des responsabilités ».

[box class=”info”]Source : ilmessaggero.it[/box]

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

20/08/2011 08h30
BARCELONE (NOVOpress) – Même si l’on ne parle pas encore de préférence “nationale”, le gouvernement régional catalan (dirigé par la CiU [Convergència i Unió], coalition de deux partis catalans de centre-droit) a décidé de réduire fortement l’accès aux prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment.

Ainsi, le ministère catalan de la Santé envisage de donner une carte de santé à ceux prouvant au minimum six mois de résidence, le ministère de l’Economie et du Travail veut faire passer de un à deux ans le temps de séjour pour avoir accès au revenu minimum (420 euros par mois) afin de lutter contre les fraudes, et le ministère des Affaires sociales entend exiger cinq ans de résidence légale des parents pour recevoir une aide de 638 euros par enfant de 0 à 3 ans.

Pour justifier de telles mesures, Josep Lluís Cleries, chef de la protection sociale, explique : “Nous voulons éviter le tourisme social, ce n’est pas de la xénophobie.”

De même, Le maire de Badalona, Xavier Garcia Albiol (Parti populaire, parti espagnol de droite), veut exiger jusqu’à sept ans de résidence légale dans la municipalité pour bénéficier de certaines prestations sociales.

À noter qu’un  sondage sur l’immigration auprès des Catalans en mars dernier est sans équivoque : près de 62% d’entre eux pensent que “les Catalans devraient avoir la préférence au moment de choisir une école pour leurs enfants.” 48% pensent la même chose au sujet de la  santé.

Ces décisions montrent que la droite catalane prend peur de l’influence grandissante des mouvements populistes. À tel point que certains élus veulent “acheter” les sufrages de ces mouvements. Ainsi, le maire de Salt a ni plus ni moins acheté deux conseillers municipaux membres de Plataforma per Catalunya (PxC). Ce qui n’empêche pas le président de PxC, Josep Anglada i Rius, d’appeler à manifester le 27 août prochain contre la construction d’une mosquée à Salt.

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

18/08/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) — « Les inquiétudes européennes face à l’immigration musulmane se banalisent ». Sur le site du Hudson Institute, le politologue Soeren Kern résume ainsi les résultats d’une série d’enquêtes d’opinion effectuées ces derniers mois. « Ensemble, elles fournissent de fortes preuves empiriques que le scepticisme au sujet de l’immigration musulmane n’est pas limité à une frange politique “de droite”, comme l’affirment souvent les tenants du multiculturalisme. Des électeurs ordinaires à travers tout le champ politique expriment désormais leurs inquiétudes face au rôle de l’Islam en Europe ».

La dernière enquête en date est celle de l’institut Ipsos de Londres, publiée le 4 août dernier. Intitulée « Vues globales sur l’immigration », elle a été menée dans une vingtaine de pays dont neuf pays européens, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et la Suède, du 15 juin au 28 juin. Elle est donc antérieure à la fois au drame norvégien et aux dernières émeutes de Londres.

Interrogés par l’Ipsos, plus de 56% des Européens jugent qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays » : 72% des sondés en Belgique, 71% en Grande-Bretagne, 67% en Italie et en Espagne, 53% en Allemagne, 52% en France, 50% en Hongrie, 46% en Suède, et 29% en Pologne.

En réponse à la question « Diriez-vous que l’immigration en général a eu un impact positif ou négatif ? », la majorité dans tous les pays européens, sauf la Suède et la Pologne, répond que l’impact a été négatif: Belgique (72%), Grande-Bretagne (64%), Italie (56%), Espagne (55%), France (54%), Allemagne (54%), Hongrie (52%), Suède (37%), Pologne (32%). Au total, seul 17,5% des Européens disent que l’immigration a été positive.

Peu auparavant, le 21 juillet, le Pew Research Center de Washington a publié un rapport intitulé « Les tensions entre musulmans et occidentaux persistent », où sont synthétisés les résultats de 29 000 entretiens dans 23 pays du monde. Dans tous les pays d’Europe, une majorité absolue considère que les musulmans veulent rester à part dans la société plutôt que d’adopter les usages nationaux : le pourcentage est particulièrement élevé en Allemagne (72%), Espagne (69%), Russie (66%), moins en France (54%) et en Grande-Bretagne (52%). Une série de sondages plus limités dans différents pays vont tout à fait dans le même sens.

Soeren Kern
Soeren Kern

Le Hudson Institute est un think tank néo-conservateur, très pro-israélien, et Soeren Kern est de la même tendance. On n’adoptera donc pas forcément les conclusions que celui-ci tire des données qu’il a très utilement réunies. En premier lieu, Kern identifie sans plus immigration et Islam, comme si tous les problèmes posés par l’immigration se réduisaient à la question de l’Islam. Dans les dernières émeutes anglaises, pourtant, le facteur ethnique a pesé plus lourd que le facteur religieux.

Surtout, Kern va un peu vite en besogne quand il affirme que l’enquête Ipsos « montre une étroite corrélation entre l’opinion que les habitants de souche d’un pays donné ont de l’immigration et le nombre, ainsi que le niveau d’intégration, des immigrés musulmans dans leur pays. L’enquête découvre que les Belges et les Britanniques ont la vision de l’immigration la plus négative ; ces pays ont aussi des populations musulmanes parmi les moins intégrées d’Europe. L’enquête montre aussi que, parmi les Européens, les Polonais ont les vues les plus positives sur l’immigration et les immigrés; la Pologne se trouve avoir la plus petite population musulmane d’Europe, moins de 0,1% de sa population ».

Comment expliquer, alors, le cas de la France ? Car il y a bien, dans toutes ces enquêtes, une singularité française. Il n’y a que 52% de Français à trouver qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays », contre 72% des Belges, 71% des Britanniques, 67% des Italiens et des Espagnols. Et pourtant !

Les Français sont aussi de très loin les plus nombreux à croire que les musulmans sont prêts à adopter les coutumes du pays qui les accueille: 45% contre 28% des Britanniques, 23% des Allemands et des Espagnols. Et c’est encore en France que l’on trouve, sur cette question, l’écart le plus fort selon le niveau d’études : seuls 42% des titulaires d’un diplôme du supérieur disent que les musulmans veulent rester à part du reste de la société, contre 62% de ceux qui n’ont pas de diplôme du supérieur.

Les Français, en revanche, selon un sondage du Pew Research Center de l’année dernière étaient les plus opposés au voile intégral : 82% étaient pour son interdiction contre 71% des Allemands, 62% des Britanniques et 59% des Espagnols.

Ces résultats pourront sans doute conforter les tenants d’un assimilationnisme républicain et laïc : les Français seraient ainsi très opposés au voile, mais pas si opposés que cela à l’immigration, et presque prêts à croire en la volonté d’intégration des musulmans. Si l’on acceptait cette interprétation, il faudrait alors s’interroger, sans polémique, sur le paradoxe qui veut que la France, le pays d’Europe où l’opposition à l’immigration avait eu sa traduction politique la plus précoce et la plus forte, paraisse aujourd’hui beaucoup plus résignée à l’immigration que la Grande-Bretagne.

Une autre explication est que la police des consciences est plus lourde en France que partout ailleurs et que beaucoup de Français de souche, culpabilisés et terrifiés, n’osent même plus dire qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Si les titulaires d’un diplôme du supérieur (ce qui va du DEUG de sociologie au doctorat de mathématique pure) sont plus politiquement corrects que les autres, ne serait-ce pas qu’ils ont reçu plus longtemps et mieux écouté la propagande du Système ? L’interdiction du voile islamique, en revanche, est une mesure voulue par le président de la République, votée par les Assemblées, entrée dans la loi : il est encore possible d’avouer qu’on lui est favorable. L’exception française tient-elle vraiment aux Français, ou au despotisme qui pèse sur eux ?

Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

Roberto Maroni, ministre italien de l'Intérieur : « Sans la guerre en Libye, la crise de l’immigration est terminée »

17/08/11 – 15h30
ROME (NOVOpress) —
En pleine déferlante migratoire (entre deux et trois mille clandestins ce week-end), 280 Africains arrivés hier à Lampedusa, 56 Afghans recueillis au large d’Otrante, dans les Pouilles, le ministre de l’Intérieur italien et membre de la Ligue du Nord, Roberto Maroni, a une nouvelle fois affiché l’optimisme, lors de sa traditionnelle conférence de presse de mi-août. « S’il n’y avait pas la guerre en Libye, je pourrais dire que la crise de l’immigration est terminée », a-t-il affirmé.

Du début de l’année jusqu’au 31 juillet, selon les chiffres du ministre, ont débarqué en Italie 24 769 immigrés en provenance de la Tunisie et 23 267 en provenance de la Libye. Les arrivées depuis la Tunisie ont considérablement diminué depuis la signature de l’accord italo-tunisien, le 5 avril dernier : 14 390 en mars, 3 504 en avril et 597 en mai. De Libye, en revanche, les clandestins continuent à arriver : 2 055 au mois de juillet selon le ministre [chiffre officiel qui paraît très bas si on le compare à celui du seul week-end dernier, NDLR]. « Avec la Tunisie, a ajouté Maroni, il y a un interlocuteur, qui est le gouvernement tunisien et cela nous permet de garder le problème sous contrôle, avec la Libye ce n’est pas le cas. Aussi longtemps qu’il y aura la guerre en Libye, le contrôle de l’immigration ne sera pas possible, c’est pourquoi nous demandons une fin rapide des opérations militaires, qui est l’unique moyen de gérer le problème ».

Maroni avait dit exactement la même chose il y a déjà deux mois, le 13 juin à Varese : « Je pense, avait-il déclaré, qu’à partir d’octobre, les endroits où sont envoyés aujourd’hui les réfugiés commenceront à se vider, toujours en espérant que la guerre en Libye cesse entre temps et qu’on pourra trouver la même solution que j’ai trouvée avec la Tunisie pour mettre fin aux débarquements ».

Attendre que la guerre en Libye veuille bien se terminer et, entre temps, se transformer en gigantesque agence de voyage pour clandestins, en organisant leur remorquage en mer, leur débarquement à Lampedusa, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie, voilà donc ce qui tient lieu de politique au gouvernement italien. Les Européens sont-ils vraiment condamnés à subir toujours et ne jamais réagir ?

[box class=”info”]Source[/box]

Bologne : la mairie veut une mosquée dans chaque quartier

Bologne : La mairie veut une mosquée dans chaque quartier

12/08/2011 – 08h00
GENÈVE (NOVOpress) —
Un réseau de lieux de culte pour les musulmans de Bologne, c’est le projet de l’adjointe « au welfare » (c’est son titre officiel), Amelia Frascaroli. « Il faut plus de capillarité, chaque communauté religieuse devrait avoir des lieux de culte accessibles à tous». Est-ce que les catholiques, a-t-elle demandé, se contenteraient de la basilique San Petronio (la basilique de Bologne, un des hauts lieux de la civilisation européenne, où le pape Clément VII couronna Charles-Quint empereur en 1530) ? Chaque fidèle est lié à sa propre paroisse. « Pour les musulmans aussi », selon Mme Frascaroli, « il est juste de penser à un cheminement qui institutionalise et régularise, non pas une mosquée ni deux mosquées, mais autant de mosquées que les communautés musulmanes l’estimeront nécessaire ».

Bologne compte déjà actuellement cinq lieux de culte musulmans (via Pallavicini, via Terracini, via Stalingrado, via Libia et zona Barca). Un projet de « méga-mosquée », proposé par le maire actuel Virginio Merola, quand il était adjoint de son prédécesseur, a dû être (provisoirement ?) abandonné devant les oppositions. Selon Mme Frascaroli, la question est plus urgente que jamais, en période de Ramadan, étant donné que les conventions dont bénéficiaient les lieux de culte actuels ont toutes expiré.

L’inspiration vient de Milan où, depuis l’élection du candidat de gauche Giuliano Pisapia (avec le soutien de l’extrême gauche la plus immigrationniste mais aussi la bénédiction du cardinal-archevêque), l’islamisation va bon train. La mairie a lancé l’idée d’une « mosquée disséminée », avec des petits centres dans tous les quartiers de la ville. « Je crois », a expliqué Mme Frascaroli, « que Milan peut constituer un exemple et un modèle ».

La Ligue du Nord a immédiatement annoncé qu’elle se battrait contre ce projet, non seulement en lançant une pétition et en exigeant une consultation des habitants, comme elle l’avait fait contre le projet de méga-mosquée, « mais en organisant des rencontres et des débats pour expliquer que, aujourd’hui, le choix de Mme Frascaroli est erroné et inopportun ». Selon le chef de file de la Lega au conseil municipal, Manes Bernardini, ce sont « des délires estivaux ». « Nous ne sommes pas prêts à une invasion de ce type ». « Le tissu social », a conclu Bernardini, « est en train d’exploser, nos personnes âgées et nos nécessiteux demandent de l’aide. Pensons d’abord à résoudre leurs problèmes ».

*** Photo : Bologne, la Piazza Maggiore.

Emeutes en Angleterre : les tensions raciales s’exacerbent

Emeutes en Angleterre : les tensions raciales s’exacerbent

11/08/2011 – 10h10
BIRMINGHAM (NOVOpress) —
L’assassinat à Birmingham (photo de la ville) de trois jeunes Pakistanais («Asian», dans le langage politiquement correct britannique) par une voiture dont les occupants seraient des possibles émeutiers Noirs a réveillé les haines raciales jamais éteintes entre les communautés noire et pakistanaise.

Moins sensibles au prêchi-prêcha antiraciste, les Pakistanais n’hésitent pas à exprimer en public une détestation et un mépris des Noirs afro-caraïbes telle que l’on ne l’entendrait jamais dans la bouche d’un Européen, davantage sensible au formatage idéologique imposé par les médias et le gouvernement.

En attendant, la principale cible de la colère des familles musulmanes pakistanaise est la police dont ils critiquent le manque de vigueur. Pour Tariq Jahan, le père d’une des victimes : « Si la police avait maîtrisé la situation, s’ils avaient pu arrêter l’explosion de violence dans les rues de Birminghman et ailleurs, ce drame ne se serait jamais produit. »

Des témoins ont décrit à la presse la violence de la scène, comment la voiture circulant à toute vitesse sur Dudley Road a heurté trois jeunes hommes appartenant à un groupe musulman d’autodéfense fort de quatre-vingt personnes, mis sur pied pour interdire aux émeutiers de s’attaquer à ce quartier.

La police n’a pas voulu communiquer sur l’appartenance raciale des occupants de la voiture, mais les habitants du quartier sont convaincus qu’il s’agit de trois Noirs. Les appels au calme des autorités religieuses musulmanes et l’intervention du député Shabana Mahmood ont calmé les esprits mais il est évident pour tous que si la police ne retrouve pas rapidement les coupables, il est à craindre que des jeunes musulmans voudront faire justice par eux-mêmes.

La volonté d’en découdre entre Pakistanais et les Noirs peut se réveiller à la moindre occasion. Voici si ans, la rumeur du viol d’une jeune musulmane par un Noir avait suscité deux jours de batailles rangées entre les deux communautés à Lozells, à l’ouest de Birmingham.

Pour éviter une escalade de la violence raciale, la police a mobilisé soixante inspecteurs sur cette affaire et a annoncé l’arrestation d’un premier suspect.

Affrontement communautaire en Espagne

Affrontement communautaire en Espagne

10/08/2011 – 14h30
MADRID (NOVOpress) —
Des affrontements violents ont opposé, lundi soir, immigrés marocains et dominicains dans la ville espagnole de Colmenar Viejo (photo) située à une trentaine de kilomètres de Madrid.

Les échauffourées ont fait suite à l’agression d’un Marocain, âgé de 28 ans, blessé à l’arme blanche par un groupe d’immigrés de la République dominicaine à la sortie d’un café de cette localité connue pour concentrer une forte communauté immigrée. Le présumé auteur de l’agression et ses complices ont été arrêtés plus tard par la Garde civile pour “tentative de meurtre”. Le Marocain, qui a reçu plusieurs coups de couteau au poumon, a été évacué vers un hôpital de Madrid dans un état très grave.

A la suite de cette agression, environ 200 marocains s’en sont pris aux immigrés dominicains, blessant huit personnes, saccageant leurs locaux et incendiant plusieurs voitures. Un important dispositif policier a été déployé sur place par la garde civile qui a du faire appel à des renforts d’autres localités proches comme Soto del Real, San Agustin de Guadalix, Manzanares el Real et Tres Cantos.

Le député britannique Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers [Exclusif]

Le député britannique Roger Hemer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers. [Exclusif]

09/08/2011 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) —
Le député conservateur britannique au Parlement européen Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers.

Alors que le premier ministre David Cameron réunit d’urgence un conseil de sécurité intérieure (COBRA), le député conservateur au Parlement européen Roger Helmer lui a adressé un message par le biais de twitter qui a le mérite de la simplicité : « Mémo pour COBRA. Il est temps d’être fermes. Mobilisez l’armée. Tirez à vue sur les pilleurs et les incendiaires ».

Il est peu probable que le message du député soit entendu. Déjà des commentateurs en appellent à sa démission et le Parti conservateur a pris ses distances avec son député à Strasbourg.

Néanmoins, il est tout aussi probable que la suggestion du député trouvera un écho certain dans les populations britanniques confrontées à une violence face à laquelle la police semble bien désarmée.

Toulouse : Trois mosquées sont en construction

Toulouse : Trois mosquées sont en construction

07/08/2011 – 17h30
TOULOUSE (NOVOpress) –
Les projets de construction de véritables mosquées géantes s’enchaînent à un rythme soutenu un peu partout en France. Après celle de Strasbourg, la deuxième plus grande mosquée d’Europe, qui a ouvert officiellement ses portes la semaine dernière, la ville de Toulouse devrait voir dans les prochains mois s’achever les travaux de la future mosquée d’Empalot (cliquer sur la photo pour la voir entièrement). Et une nouvelle fois, les dimensions de l’édifice sont pharaoniques : pour un coût de 3,5 millions d’euros et étendue sur plus de 2 000 m2, elle devrait disposer d’une surface de prière supérieure à celle des grandes mosquées de Lyon et Paris, le tout surmonté d’un dôme et d’un minaret de 22 m de hauteur !

Mais les constructions de mosquées ne vont pas s’arrêter en si bon chemin puisque d’autres mosquées sont en construction ou en projet à Toulouse : au Mirail, à Tabar et en projet à Basso-Cambo et Bagatelle.

On va rompre le jeûne du Ramadan à l’Hôtel de Ville de Paris !

On va rompre le jeûne du Ramadan à l'Hôtel de Ville de Paris !

07/08/2011 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – La Mairie de Paris (photo) organisera le 24 août prochain, dans les salons de l’Hôtel de Ville, une “soirée du Ramadan”. Cette fête orientale, se voulant “culturelle et musicale”, sera animée par un ensemble de Malouf Tunisien. Et comme la mairie de Paris et son maire Bertrand Delanoë ne lésinent pas sur l’argent du contribuable parisien pour montrer leur grand Amour de l’Islam, les invités et les nombreux élus présents pourront, au coucher du soleil, rompre le jeûne en écoutant des concerts de musique traditionnelle maghrébine !

Trois jours après, c’est au tour de la Villette d’accueillir le “Grand Ramdam”, une “fête populaire et gratuite à la découverte des musiques du monde arabe et du Maghreb”.

En outre, France 2 retransmettra la Nuit du ramadan, en mettant à l’honneur les musiques du Maghreb.

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

07/08/2011 – 14h20
LONDRES (NOVOpress) –
Nuit d’émeute et de pillage à Tottenham, dans la banlieue nord de Londres : des voitures de police et un autobus ont été incendiés, les magasins ont été dévalisés, huit policiers ont été blessés, et au moins un est dans un état grave.

Tout a commencé par une manifestation pour demander « justice », après la mort d’un certain Mark Duggan, âgé de 29 ans, abattu par la police jeudi. Cet individu avait tiré sur un policier qui le poursuivait mais la balle s’était logée dans l’émetteur radio que le policier avait dans sa poche. En réponse, les policiers avaient ouvert le feu.

Cette version des faits est contestée par les amis de Duggan, qui était très populaire dans sa communauté. Selon une proche de la famille, parlant anonymement au Daily Telegraph, Duggan « n’était pas violent. Certes, il était impliqués dans des trucs mais ce n’était pas quelqu’un d’agressif. Il n’avait jamais fait de mal à personne ».

À l’issue de la manifestation, plus de 300 personnes ont attaqué les policiers à côté du commissariat de Tottenham, notamment en leur jetant des cocktail Molotov. Tottenham avait été le théâtre d’émeutes particulièrement violentes, selon un enchaînement similaire, en 1985 : un policier avait été tué, le premier policier mort dans une émeute en Angleterre depuis 1833.

D’après le recensement de 2001 (dernier recensement publié pour la Grande-Bretagne), l’arrondissement de Tottenham ne comprenait déjà plus à cette époque que 48,8% d’habitants classifiés comme Blancs et seulement 30,5 % de « Blancs britanniques ». Les « Noirs ou Noirs britanniques » étaient 34,8%, les « Asiatiques ou Asiatiques britanniques » 6,3%, les métis 5,4%. Compte tenu de l’importance de l’immigration non-européenne en Angleterre depuis 2001 et de sa surnatalité, les proportions ont dû évoluer depuis !

*** Crédit photo : Beacon Radio. CC.

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des frères tuent leurs sœurs, des pères tuent leurs filles – tout cela au nom de « l’honneur ». Qu’est-ce qui pousse des familles à commettre des actes d’une telle violence ? Quels en sont les auteurs, et de quels pays viennent-ils ? Une récente enquête réalisée pour le BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande) fournit des réponses – et adresse des reproches à la justice allemande.

Hambourg – En mars 2009, Gülsüm S., 20 ans, est assassinée par son père et son frère. Ces derniers assènent, à l’aide de bûches en bois, des coups d’une telle violence sur le visage de la jeune femme qu’elle peut à peine être identifiée. Car la jeune Kurde doit mourir. Parce qu’elle n’est plus vierge. Et parce qu’elle a fait avorter un enfant. Parce qu’elle a déshonoré sa famille – c’est en tout cas le point de vue de cette dernière. En 2005, c’est Hatun qui tombe, abattue de plusieurs balles dans la tête tirées avec une arme brandie par son frère. Qui sont les auteurs ? Pourquoi tuent-ils ? Comment la justice allemande traite-t-elle ces crimes ?

Spiegel Online  présente, en avant-première, une enquête sur le sujet reprenant 78 cas impliquant 109 victimes et 122 coupables, réalisée par l’institut Max Planck du droit étranger et international. On y trouve un luxe de détails qui dresse un état des lieux inédit sur le sujet des « crimes d’honneur » en Allemagne. La période couverte s’étend de 1996 à 2005.

Les 250 pages de l’étude décrivent, avec beaucoup de sobriété, des crimes d’une cruauté souvent bouleversante. Il y a l’histoire du jeune Turc âgé de 22 ans qui massacre sa sœur, de 2 ans sa cadette, de 46 coups de couteaux parce que celle-ci avait quitté son mari. Ou celle du Jordanien qui exécute sa fille mineure parce qu’elle avait voulu plaquer son petit ami. Les enquêteurs ont, pendant plusieurs mois, passé en revue les archives de la justice, épluché les articles publiés dans la presse, et ont pu avoir accès aux dossiers du BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande).

Un premier constat de l’étude balaye tout d’abord une idée fortement ancrée dans l’opinion : le nombre des crimes d’honneur en Allemagne n’affiche aucune progression. Il y a certes des variations d’une année sur l’autre. Mais on en reste sur le long terme à une moyenne oscillant entre sept et dix cas par an. C’est l’intérêt accru des médias qui a suscité cette impression de tendance à la hausse.

Une obsession de la soumission sexuelle féminine

Une question domine, selon les chefs enquêteurs Oberwittler et Kasselt, presque tous les crimes d’honneur passés en revue : le refus de soumission de la sexualité féminine au contrôle d’un ordre familial imprégné de patriarcat. Le choix du conjoint d’une femme est l’affaire de la famille. Si la femme refuse d’obtempérer, elle est sensée salir « l’honneur » de sa famille.

Les enquêteurs distinguent ici quatre cas de figures :

  • Fautes de comportement de la victime en relation avec une relation conjugale « légitime » : on trouve dans cette catégorie des choses telles que l’infidélité, les velléités de séparation ou les séparations effectives. Des motifs de ce type ressortaient dans 43 des cas analysés, citations multiples comprises.
  • Choix « illégitime » d’un compagnon par la victime : on trouve ici des relations ou des grossesses avant le mariage – tout comme le choix d’un compagnon « inconvenant ». 25 des 78 cas analysés relevaient de ce cas de motif.
  • Velléité d’indépendance de la part de la victime : on trouve ici un mode de vie trop « occidental », la rébellion voire la fuite hors de la tradition, de la famille ou du mariage. Ce motif de meurtre était cité 20 fois par leurs auteurs.
  • Autres cas : tous les motifs ne pouvant être classés dans les trois premières catégories. On y trouve le viol d’une femme, qui est vécu comme une honte par la famille (huit cas). Il y a de nombreux cas limites entre la « vengeance de sang » et le « meurtre du partenaire ».

Des auteurs d’âge mûr, venant de Turquie, chômeurs ou peu qualifiés

Plusieurs personnes sont impliquées dans de nombreux cas, généralement des membres de la famille. Comme pour Gülsüm S. Une autre surprise provient du nombre élevé de victimes masculines. 43,1 pour cent d’entre elles étaient en effet des hommes. Il s’agit essentiellement, selon l’enquêteur Oberwittler, de victimes « annexes » aux victimes féminines effectives. En clair : le ou les meurtriers visaient une femme et tuent en même temps son ami/conjoint/amant. Les victimes sont jeunes : 18 à 29 ans pour plus de la moitié d’entre elles. Sept pour cent étaient même des mineurs. Les auteurs sont par contre nettement plus âgés : 32 pour cent ont entre 40 et 49 ans, 13 pour cent plus de 50 ans. 76 des 122 assassins viennent de Turquie. Les pays arabes et les anciennes républiques yougoslaves ne viennent qu’après. Moins de dix pour cent des auteurs sont nés en Allemagne, et 7,6 % seulement possèdent un passeport allemand. Les crimes ne sont pratiquement jamais commis par des enfants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération. Oberwittler y voit un indice « que l’intégration en Allemagne fonctionne. Le problème des crimes d’honneur est sérieux, mais de portée limitée ». Un rapide examen de la situation professionnelle des auteurs donne un profil clair : plus d’un tiers d’entre eux étaient chômeurs. Les autres étaient des immigrés peu ou pas qualifiés, exerçant des activités manuelles. Issus des couches sociales les plus défavorisées.

Une justice laxiste, allant jusqu’à considérer les motifs d’honneur comme une circonstance atténuante

L’étude se montre très critique vis-à-vis des verdicts prononcée par les tribunaux allemands. Le Bundesgerichtshof (cours de cassation fédérale) considère que les crimes d’honneur sont en principe des crimes commis pour des bas motifs. En réalité, la qualification de bas motifs n’a été retenue que dans 28 des 87 condamnations prononcées en Allemagne.

La question du « crime d’honneur » n’a même pas été évoquée au tribunal dans quelques 40 pour cent des cas. Dans 15 des cas étudiées, les juges ont même considéré le motif d’honneur comme une circonstance atténuante. « Il s’agit au premier chef de cas dans lesquels l’environnement a exercé une forte pression sur des personnes individuelles. C’est souvent le cas notamment lorsqu’on a affaire à des auteurs jeunes qui n’habitent pas depuis longtemps en Allemagne », explique le criminologue Oberwittler.

Au cours de son enquête, l’équipe de recherche a procédé de façon strictement empirique. Oberwittler a bien conscience que les résultats sont susceptibles de provoquer une certaine indignation auprès de la population allemande. C’est pourquoi il souligne que « de tels actes sont quasi exclusivement commis par un petit groupe de gens issu d’un milieu très défavorisé et mal intégré. Le « crime d’honneur » n’est absolument pas typique de la communauté turque en Allemagne. »

[box class=”warning”]Crédit photo : ekmulakatnews / Ameneh Bahrami, défigurée et rendue aveugle par projection d’acide.[/box]

Après son évasion il provoque la police sur Internet [vidéo]

Après son évasion il provoque la police sur Internet

Poursuivi pour des violences aggravées il s’est échappé pendant son transfert au tribunal de Besançon, Saïd Bahmed, 24 ans, est un récidiviste déjà condamné précédemment pour violences, trafic de drogue, etc. Pour son nouveau délit, le tribunal l’a condamné en son absence à un an de prison ferme.

Maintenant il provoque la police dans une vidéo.

Immigration massive : la Grèce se protège

Immigration massive : la Grèce se protège

06/08/2011 – 12h45
ATHENES (NOVOpress) –
La Grèce met les moyens pour se protéger des vagues migratoires sauvages en provenance de Turquie. Ainsi, le ministère de la Protection du citoyen a annoncé officiellement hier après-midi la construction d’une clôture en fil barbelé sur la frontière gréco-turque. L’ouvrage devrait coûter plus de 5 millions d’euros.

Cette clôture, « comprendra deux barrières parallèles en fil barbelé longues de 10,3 km chacune et d’une hauteur de 2,5 à 3 mètres et sera construite sur la ligne frontalière près de Kastanies », a annoncé le ministère. Il s’agit de sécuriser le passage le plus fréquenté par les immigrés pour traverser le fleuve Evros séparant la Grèce et la Turquie.

Une zone passoire puisqu’elle représente près de la moitié des entrées illégales détectées sur le continent européen. Début janvier, Christos Papoutsis, ministre grec chargé de l’Immigration, avait rappelé que c’est le « devoir du gouvernement de protéger les droits des citoyens grecs et de ceux qui résident légalement dans le pays ».

Un cauchemar de la gauche : et si l’Italie se réveillait sans immigrés !

Un cauchemar de la gauche : et si l’Italie se réveillait sans immigrés !

06/08/2011 – 11h00
VENISE (NOVOpress) – En 2004, les immigrationnistes américains avaient produit A Day Without a Mexican, un film où tous les chicanos disparaissaient d’un coup de Californie, avec des conséquences tragiques : la femme du gouverneur en était réduite à passer la serpillère elle-même, c’est vous dire.

Les immigrationnistes italiens, à court d’arguments alors que leur pays est envahi comme jamais par des flots incessants de clandestins, ont repris l’idée dans Cose dell’altro mondo, qui sera présenté au prochain festival de Venise et sortira dans les salles le 3 septembre. Le trailer vient d’être diffusé. C’est l’histoire d’un entrepreneur de Trévise, en Vénétie, propriétaire d’une chaîne de télévision locale, sur laquelle il tient tous les jours des propos racistes monstrueux : « Nous vivons au milieu des fondamentalistes islamiques : prenez votre chameau et rentrez chez vous ! »

Un beau matin – pardon, un affreux matin –, voilà que l’on entend « La disparition des immigrés non-européens » en titre du journal télévisé. Évidemment, les conséquences sont effroyables, les catastrophes s’enchaînent, toute la vie s’arrête, et chacun comprend à quel point les immigrés non-européens sont indispensables. Le vilain beauf raciste en est réduit à prier : « Faites-les tous revenir! » Comme le dit l’affiche du film, « pour se faire remarquer, il faut disparaître ». C’est bien sûr, personne n’avait remarqué jusque là qu’il y avait des immigrés non-européens en Vénétie !

La diffusion du trailer a déclenché une vive polémique sur internet. Des internautes vénitiens ont lancé un appel à boycotter un film qui les présente tous comme des racistes bornés. « Ce film a reçu 1,3 million d’euros de financement public et il a encore l’aplomb de ridiculiser les Vénitiens qui le financent (involontairement) ». Massimo Bitonci, député de la Ligue du Nord, qui avait fait beaucoup parler de lui en interdisant le kebab dans la ville de Cittadella (province de Padoue) dont il est maire, a déposé une interrogation parlementaire sur la valeur culturelle du film, censée justifier les financements publics.

Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a apporté son soutien à Bitonci : «il faut arrêter », a-t-il déclaré « de couvrir d’infamie les habitants de la Vénétie et les gens du Nord. Il faut arrêter les polémiques qui veulent toujours nous dépeindre comme des Zoulous, avec tout le respect que j’ai pour les Zoulous, mais il est temps de cesser. Surtout si l’on considère que c’est nous qui payons les factures à la fin du mois ».

Le Stade rennais : avant tout Breton ?

Le Stade rennais : avant tout Breton ?

05/08/2011 – 21h00
RENNES (NOVOpress) –
Le Stade rennais football club (SRFC) s’est qualifié pour les barrages de la Ligue Europa. Rennes affrontera l’Etoile Rouge de Belgrade les 18 et 25 août. Pour arriver à ce stade de la compétition, l’équipe entraînée par Frédéric Antonetti a éliminé jeudi, au Stade de la route de Lorient, la modeste formation géorgienne Métallurgiste Roustavi (2-0).

Pendant la rencontre, diffusée sur Canal + Sport, l’un des commentateurs de la chaîne cryptée, Philippe Jeannol, a trouvé « étonnant » que l’équipe de Roustavi soit uniquement composée… de joueurs géorgiens. Le journaliste aurait pu s’étonner aussi de la démarche inverse du Stade rennais : son effectif, au coup d’envoi, alignait sur le terrain huit hommes sur onze aux racines africaines ! Les deux seuls Bretons sur la pelouse s’appelaient Romain Danzé, né en 1986 à Douarnenez et Julien Féret, né quatre ans plus tôt à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Etrange pour un club dont le président, Patrick Le Lay, se déclare “avant tout Breton” (voir vidéo ci-dessous).

Étonnant ? Non, car depuis plusieurs saisons, les « Rouge et Noir » (surnom de l’équipe de la capitale de la Bretagne) évoluent aux couleurs de l’Afrique en terre celte, à l’image du capitaine sénégalais, Kader Mangane (photo)… naturalisé français en mai dernier. Et cela continue de plus belle pour la saison 2011/2012 avec les retours de Badiane, N’Diaye, les recrutements de Mavinga et Pitroïpa ou les premiers contrats professionnels de Sissoko et Diarra.

Cette politique outrancière ne porte pas ses fruits pourtant : le club propose un jeu très physique, laborieux et cantonné aux seconds rôles. Même si l’arrivée cet été de Julien Féret a pour but d’insuffler plus de créativité. Ainsi, la saison dernière, le Stade Rennais s’est effondré dans la dernière ligne droite du championnat. « Une vilaine habitude » peut-on lire sur le site de Sport +.

Dans les tribunes, les supporteurs se lassent, déboussolés par une équipe bien éloignée de l’identité bretonne et française de leur ville. Cette négation identitaire touche tous les clubs à des degrés divers. Alors que la première journée de Ligue 1 démarre samedi soir, le championnat français est plus que jamais coupé en deux, entre des dirigeants obnubilés par une logique financière et mondialiste, et des supporteurs en attente d’authenticité.