Islamisation et immigration… D’un délire idéologique à l’autre

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De tous les bords en Europe, le déni du réel et le délire idéologique qui va avec l’emportent. Il est vrai que moins les hommes n’ont de prise sur la réalité et plus ils s’en remettent à des représentations mythifiées. C’est un constat vérifié depuis longtemps par les sociologues pragmatistes. D’un côté, il y a tous ceux qui s’accrochent à leur vision universaliste et naïvement humanitaire, alors que la réalité du choc des civilisations et des empires s’impose à leurs yeux, et d’un autre côté, ceux qui entretiennent la nostalgie d’une souveraineté nationale perdue, et qui ne peut plus être parce qu’elle est déconnectée de la puissance.
Une tribune de Gérard Dussouy, professeur émérite des universités, essayiste.

Islamisation allemande

Le pic du délire du multiculturalisme, version postmoderne de l’universalisme, a semble-t-il été atteint en Allemagne. Après quelques autres villes allemandes, la bourgmestre de Cologne vient d’annoncer qu’à l’avenir, chaque vendredi, l’appel du muezzin à la prière lancé à tous les Musulmans, sera autorisé. Sous certaines conditions, et en fonction des quartiers, est-il dit. L’argument avancé est que la décision est commandée par la tolérance et l’équité et par la volonté d’aller vers une société plus homogène et plus fraternelle. Alors que ces autorisations sont clairement des capitulations sociétales, significatives, tout simplement, d’un basculement dans le rapport de force démographique en faveur de la composante musulmane (principalement turque) de la population allemande. Comme sa voisine la France et peut-être plus vite qu’elle, et de façon plus nette en raison du vieillissement plus accentué de sa population, l’Allemagne se transforme en une polyarchie ethnique. Soit une société où les communautés ethnoreligieuses font les votes et influencent la politique nationale (cf. l’attitude toujours passive ou consentante de l’Allemagne envers Erdogan, le dictateur turc). Il y a donc de quoi s’inquiéter pour la nation germanique quand on sait devant quelle crise démographique elle se trouve, et que les Musulmans ne représentent « encore » que 12% de la population d’une ville comme Cologne. Qu’en sera-t-il quand ce pourcentage aura augmenté, sinon explosé ?

D’après Le Figaro, qui cite l’Institut de sciences sociales Insa-Consulere, 61 % des Allemands se prononcent contre cette autorisation, qui fait tache d’huile, de l’appel musulman à la prière. Mais cette majorité reste bien silencieuse dans un pays où l’opinion est fortement conditionnée et où la repentance bat son plein. N’y voit-on pas la municipalité de la pourtant traditionnelle Munich envisager de débaptiser les rues portant les noms de Richard Wagner et de Richard Strauss soupçonnés du pire, c’est-à-dire d’avoir à leur manière, avec leur musique et les présupposés qu’elle colportait, fait le lit du nazisme… Rien de moins.

La France face à son destin

Quant à la France qui s’enfonce dans le désordre communautaire induit par les politiques de laxisme migratoire conduites depuis cinquante ans, le débat public sur cette question vitale y devient plus vif, et plus ouvert, que chez sa voisine d’outre Rhin depuis quelques mois. Une première raison réside dans le triste et brutal spectacle permanent de ce désordre, dont la dénonciation fait le miel d’une chaîne de télévision privée (celles du service publique pratiquant au contraire l’omerta) dont le nouveau propriétaire a compris tout le profit qu’il pouvait en tirer en termes d’audience. Une seconde raison est la percée médiatique qu’effectue Éric Zemmour dans sa démarche présidentialiste en centrant son discours sur l’immigration et sur le déclin de la France. La justesse de son diagnostic, ses paroles sans circonvolutions et fondées sur une véritable culture à l’opposé de sa concurrente la plus à droite, en font dans le contexte actuel et face à un panel de protagonistes insipides, un excellent candidat de premier tour.

Néanmoins, dans la perspective d’une victoire finale, le discours du polémiste, s’il entre dans l’arène électorale, est trop chargé de nostalgie. Car l’on ne construit pas l’avenir sur celle-ci (la France ne sera jamais plus celle de Louis XIV ou de Bonaparte). Mais au contraire sur des adaptations et des stratégies audacieuses. Il lui faudra donc se garder du délire souverainiste et ne pas prôner, comme nombre de ses partisans le souhaitent, le repli national. Il serait bien plus honorable et ambitieux pour la France, mais aussi bien plus adapté à un monde rempli de risques et d’hostilités, que de s’ériger en chef de file, car d’autres États suivraient, pour transformer l’Union européenne en une véritable puissance au service des peuples européens.

On ne peut, bien entendu, préjuger du résultat du combat électoral à venir. Le passé incite à la prudence quant à tout pronostic et on se gardera bien d’en faire ici. Ce dont on peut, cependant, se réjouir à la lumière de ce que l’on observe, et à condition que cela dure, c’est au retour à la « guerre des dieux » de Max Weber, autrement dit à la guerre des représentations du monde qui marquera le début de la fin de l’idéologie dominante.

Tribune reprise de Polémia

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

travail immigration

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia

Laurent Obertone fustige « l’inertie de la population », un an après la mort de Samuel Paty [vidéo]

18/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après l’assassinat de Samuel Paty, la France est-elle enfin sortie de la spirale du terrorisme islamiste ? Pour l’écrivain Laurent Obertone, la délinquance et l’insécurité en France participent d’une forme de « terrorisme communautaire ».

Entretien.


Immigration : comment expulser tous les étrangers en situation irrégulière ?

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Après un premier article consacré à la règle du non-refoulement et à son application dans différents pays européens puis un deuxième article sur les nombreuses carences de l’espace Schengen, c’est aux expulsions des étrangers en situation irrégulière que ce troisième article sur l’immigration en France est consacré aujourd’hui.
Si le futur président de la République trouvera dans ce domaine-là, comme dans tant d’autres, une situation catastrophique, il disposera de leviers pour y remédier, si tant est qu’il veuille rompre avec l’inertie imposée par le lobby immigrationniste qui tient le haut du pavé dans notre pays.

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde…

La France est un pays particulièrement attractif pour les étrangers en situation irrégulière. Nos gouvernants semblent tout faire pour qu’il devienne le réceptacle de la misère du monde. Les nombreux signes de bienvenue qu’ils lancent à l’adresse des clandestins, détaillés notamment dans un article publié en juin 2020 sur le site de Polémia, en témoignent (1). Cette bienveillance a une traduction concrète tant dans le nombre de clandestins qui viennent en France que dans le nombre de ceux présents sur le territoire national.

Face à ce phénomène, la poussée du vote dit populiste, qui témoigne du rejet croissant de l’immigration, inquiète jusqu’à la Commission européenne. La commissaire européenne aux affaires intérieures enjoignait ainsi en novembre 2020 au gouvernement français d’accroître son effort pour expulser davantage de clandestins présents sur le territoire (2). C’est dans ce contexte que le gouvernement français, piteusement pointé du doigt, vient d’annoncer une réduction du nombre de visas délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb. Ce levier pour contraindre les autorités de ces pays à accepter le retour forcé de leurs ressortissants n’est pourtant que l’un, parmi de nombreux autres, pouvant être utilisés pour tendre vers l’expulsion effective de tous les clandestins présents sur le territoire. Un objectif qu’une grande majorité de Français souhaitent voir atteint le plus rapidement possible.

Comme nous allons le voir, les autorités françaises sont loin de s’appuyer sur toutes les bonnes pratiques de nombre de nos voisins européens, qui sont beaucoup plus efficaces en la matière.

1/ Le diagnostic

La France est un pays très attractif pour les étrangers en situation irrégulière

Plusieurs indicateurs témoignent de l’attractivité de la France pour les clandestins.

– Le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’État a plus que doublé en 15 ans pour atteindre 368 890 en 2020 (3). En dépit des dizaines de milliers de régularisations effectuées chaque année, le nombre de bénéficiaires de l’AME croît de 1 000 par mois, sans compter les autres dispositifs médicaux dont bénéficient les clandestins (4).
– Alors qu’il n’y avait que 20 000 demandes d’asile effectuées en France en 1994, elles étaient plus de 154 600 en 2019 (5) (6). La France est devenue cette année-là le 2e pays en Europe à recevoir le plus de demandes d’asile. Si notre pays accorde de façon assez restrictive le bénéfice de la protection internationale (24,7 %, alors que la moyenne européenne est de 38 %), seule une infime proportion des étrangers en situation irrégulière – ce qui est le statut commun des déboutés de l’asile qui se maintiennent sur le territoire – est expulsée. Il est désormais connu bien au-delà des frontières nationales que les clandestins présents en France, après s’y être introduits notamment en faisant une demande d’asile, ont une très faible probabilité d’être forcés à retourner dans leurs pays.

Outre les déboutés de la demande d’asile qui ne repartent pas dans leurs pays, l’importance du nombre de clandestins extra-européens présents en France a d’autres explications :

– la porosité des frontières nationales ;
– le nombre important d’étrangers qui ne repartent pas dans leurs pays à l’expiration de leurs titres de séjour.

Des sorties du territoire de personnes en situation irrégulière qui stagnent

Alors que les chiffres de l’immigration montrent que de plus en plus d’extra-Européens s’installent légalement ou clandestinement en France (7), le nombre de personnes en situation irrégulière sortant du territoire n’augmente pas en proportion, loin de là.

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Drogue et immigration : même combat !, par Clément Martin (Les Identitaires)

drogue

Le récent reportage de Quotidien, diffusé fin août sur TMC, mettait en lumière la domination des trafiquants de drogue sur le quartier des Flamants, à Marseille. Un jeune dealer s’exprimait ainsi : « Vous voyez Macron ? Les Français lui obéissent. Bah ici c’est pareil : les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent ». On voit les mêmes caïds montrer au journaliste comment ils filtrent l’entrée dans la cité, à l’aide d’une barrière qu’ils sont les seuls à manipuler, dans cette banlieue livrée à la violence mafieuse. Le même checkpoint s’était fait connaître dans la cité des Rosiers, dans le 4ème arrondissement, en juin 2020 (France 3, « Marseille : cité des Rosiers, quand les dealers installent des barrages pour contrôler le trafic de drogue », 5 juin 2021).

En réponse, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonçait que la police était intervenue dans la cité. Bilan revendiqué par le ministère : « quatre interpellations » sur des « personnes ciblées », ainsi que des « saisies de drogue et d’argent liquide ». En réaction aux dernières violences qui viennent de faire un mort, une marche blanche organisée par le frère de la victime (Amine Kessaci) s’est tenue à Marseille le mardi 31 août.

Le coup de filet dont s’enorgueillit le Ministre est évidemment un coup d’épée dans l’eau. Les banlieues d’un certain nombre de grandes villes française, tout particulièrement à Marseille et dans la région, sont depuis longtemps des plaques tournantes. Un fort réseau communautaire existe dans ces villes où la population est de moins en moins française. La démonstration de la barrière devant les caméras de Quotidien illustre une réalité très simple. « Vous avez une population française, blanche, chrétienne, explique Eric Zemmour sur CNEWS, et 40 ans plus tard, vous avez une population africaine, arabo-musulmane. Cela s’appelle le Grand remplacement. Les Français sont expropriés de leur pays. »

La filière de la drogue est la même que celle de l’immigration-invasion : marocaine et essentiellement maghrébine. Par la magie du regroupement familial, les immigrés arrivent en France depuis cinquante ans, avec dans leurs bagages, les dealers de demain. De plus, l’impunité est forte dans des quartiers dominés par des communautés solidaires avec une vision tribale de la vie : « eux contre nous ». Les jeunes générations d’immigrés ont parfaitement intériorisé la faiblesse de l’Etat, s’en amusent ouvertement devant les caméras et jouissent d’une grande complicité de la part de leur famille. La raison en est très simple : la drogue fait vivre des familles entières. Lorsqu’on interroge la mère d’un délinquant mort accidentellement dans le cadre d’une interpellation de police, et que cette dernière explique que son fils était un « bon garçon », cette brave dame a elle-même vécu, entre deux allocations, du deal de sa progéniture. Une certaine forme de tribu afro-maghrébine, avec ses ramifications amicales et ses alliances, est l’assise du trafic.

Sans interruption définitive du flux migratoire, avec un moratoire intransigeant sur les entrées, et la remigration forcée des délinquants et criminels binationaux (dans un premier temps !), le trafic se perpétuera. Il y a une géopolitique méditerranéenne de la drogue à prendre en compte. D’autre part, le tabou psychologique de la « bavure » policière doit sauter : quand un policier tue un trafiquant de drogue, ce n’est pas une « bavure » mais fort souvent un acte de légitime défense. C’est aussi une perte que nous ne pleurerons pas. Drogue, immigration : même combat !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Immigration clandestine : la conférence de presse à laquelle vous avez forcément échappé

médias silence

La couverture de l’actualité internationale est à géométrie variable en France. Les médias de grand chemin ont abondamment parlé en août de la prise du pouvoir par les Talibans en Afghanistan. Ils sont par contre beaucoup plus discrets sur la crise migratoire qui affecte l’Europe. Le gouvernement polonais vient de mettre les pieds dans le plat lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 27 septembre 2021. Alors qu’en France, le gouvernement multiplie les initiatives pour mettre à l’abri tous les clandestins, les autorités polonaises ont à l’occasion d’une conférence de presse présenté le CV bien peu reluisant de plusieurs clandestins qui entendaient gagner l’Europe de l’ouest en franchissant la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Les médias français ont dans leur immense majorité ignoré l’événement.

La conférence de presse des autorités polonaises le 27 septembre

Lundi 27 septembre 2021, Mariusz Błaszczak, ministre polonais de la Défense nationale, Mariusz Kamiński, ministre des Affaires intérieures et de l’Administration et le général de division Tomasz Praga, commandant en chef des gardes-frontières polonais, ont donné une conférence de presse. Les médias d’Europe de l’ouest ont royalement ignoré l’événement. Dommage, car les informations divulguées à cette occasion méritent d’être connues.

Les représentants des autorités polonaises ont en effet révélé que leurs services ont examiné l’identité de 200 migrants qui ont récemment franchi illégalement la frontière entre la Pologne et la Biélorussie et qui ont été placés dans des centres fermés en Pologne.

Il ressort selon les autorités polonaises de cet examen qu’une bonne partie d’entre eux est « défavorablement connue », pour reprendre l’expression habituelle des services de police. Sur une cinquantaine de ces clandestins, des documents indiquant qu’ils ont entretenu des contacts avec des terroristes et qu’ils ont suivi une formation militaire ont été retrouvés. Des migrants clandestins ont par ailleurs tenté de dissimuler des informations sur leur identité. Des liens avec le monde des terroristes, des groupes criminels organisés, ainsi que des préférences sexuelles dangereuses (zoophilie, pédophilie) ont également été établis. Le Ministre polonais de l’Intérieur a précisé que « nous avons des preuves que certains de ces individus sont directement liés aux talibans ou à l’État islamique. L’un d’entre eux est directement lié à un terroriste arrêté dans l’un des pays de l’Union européenne dans le cadre de la préparation d’un attentat terroriste ».

Des révélations totalement ignorées en Europe de l’ouest

La conférence de presse, mise en ligne sur le compte Facebook du gouvernement polonais, a été royalement ignorée en Europe de l’ouest. Il est vrai que cela ne cadre pas avec le récit habituel fait par les médias de grand chemin du profil des « exilés ». Le pacte de Marrakech incite également plus que fortement à parler d’immigration sous un jour favorable, ce que les médias français n’ont aucune réticence à faire.

Parmi les médias à avoir évoqué l’événement, en France, le site Fdesouche a repris les principaux éléments de la conférence de presse dans un article publié le jour même.

Le site d’information sur l’Europe centrale Remix news a le 28 septembre consacré un article à ce sujet. Le journaliste y souligne le souhait du gouvernement polonais de mettre en lumière les manœuvres pour le moins inamicales des autorités du pays voisin, la Biélorussie, qui poussent les migrants vers leur frontière occidentale.

Les constats sont une nouvelle fois éloquents : « Des informations concernant 25% des migrants ont révélé des liens avec des pratiques illégales. Parmi 10% des migrants, des connexions possibles avec des organisations terroristes, criminelles et de trafiquants d’êtres humains ont été trouvées ».

Sur certains smartphones de migrants, des images d’exécutions, des scènes de terrorisme, de zoophilie auraient notamment été trouvées. Les douaniers polonais auraient également découvert que les autorités biélorusses donnent des psychotropes à des migrants pour les « aider » dans leur passage clandestin de la frontière avec la Pologne.

La conférence de presse a fait l’objet d’un article paru sur le site d’information Daily Sabah. Il apporte quelques éléments de contexte supplémentaires. On y apprend que le ministre de l’intérieur polonais a indiqué aux journalistes que son pays avait subi près de 9 400 tentatives de passage clandestin depuis le mois d’août à partir de la Biélorussie, dont 8 200 ont échoué. 1 200 clandestins seraient actuellement incarcérés en Pologne. Le journal nous informe également que des militants no border font pression auprès des autorités polonaises pour que la Croix rouge polonaise en « fasse plus » pour les migrants.

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Immigration : comment en finir avec les frontières passoires de l’espace Schengen ?

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Après un premier article consacré à la règle du non-refoulement et à son application dans différents pays européens, Paul Tormenen analyse les nombreuses carences de l’espace Schengen dans ce deuxième article sur l’immigration en France.

Les modalités d’accès et de circulation des personnes en Europe sont un élément clef dans la maîtrise de l’immigration. Depuis 1995, l’application du Code frontières Schengen a abouti à la suppression des frontières intérieures et au report des contrôles aux frontières extérieures de l’Europe. Le bilan en la matière n’est pas seulement négatif, il est calamiteux. Mais cet échec, qui se traduit par une immigration clandestine considérable, n’est pas imputable qu’au Code des frontières Schengen. Il doit conduire à des changements rapides et radicaux, de différentes natures, sauf à permettre à l’immigration extra-européenne de prendre toujours plus d’ampleur en Europe en général, et en France en particulier. Les candidats à l’élection présidentielle de 2022 auront, à ce sujet comme sur d’autres, à se prononcer sur leurs intentions avant, le cas échéant, de prendre les mesures qui s’imposent.

La maîtrise des frontières européennes, un enjeu d’identité et de sécurité

La maîtrise des frontières n’est pas qu’un enjeu démographique. Deux exemples récents illustrent de façon tragique l’enjeu qu’elle représente en matière de sécurité.

Le 13 novembre 2015, la France a connu les attentats les plus meurtriers de son histoire (Bataclan, etc.). Le procès qui est en cours a été l’occasion de reconstituer l’itinéraire de certains terroristes jusqu’à Paris. Il ressort des investigations menées à ce sujet que certains d’entre eux, dont le cerveau des attentats, Abdelhamid Abaaoud, ont utilisé la route des migrants pour organiser cette abominable tuerie (1). Ils ont donc franchi sans encombre tant la frontière extérieure de l’espace Schengen que la frontière nationale française pour gagner notre pays.

Plus proche de nous, le 29 octobre 2020, un Tunisien en situation irrégulière tuait au couteau trois fidèles dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice. L’enquête réalisée à ce sujet a fait apparaître que l’islamiste a profité d’un départ groupé d’embarcations des côtes tunisiennes pour gagner l’île italienne de Lampedusa, qui n’est par la mer qu’à 187 km de la Tunisie (2). Arrivé en Italie, il a pu gagner sans difficulté le sud de la France pour commettre son geste meurtrier.

Dans les deux cas, à cinq ans d’intervalle, le contrôle des frontières tant extérieures qu’intérieures de l’espace Schengen a été défaillant. Ces défaillances ne sont pas le fruit du hasard mais résultent d’une conjonction de facteurs qu’il faut analyser, afin d’y remédier sans tarder. Force est de constater que les mesures qui s’imposent n’ont à ce jour pas été prises.

Outre le risque terroriste, les règles d’accès et de circulation des personnes dans l’espace Schengen et les moyens dédiés pour contrôler les frontières conditionnent l’ampleur des flux d’immigration clandestine que l’Europe subit de façon croissante. Dans ce domaine-là comme dans d’autres, le futur président de la République française aura une marge de manœuvre qu’il peut utiliser, si tant est qu’il en ait la volonté.

Les règles de l’espace Schengen

Le 19 juin 1990, cinq États européens signaient une convention d’application de l’accord de Schengen conclu cinq ans plus tôt, concrétisant ainsi le principe de libre circulation entre les pays membres. Cette convention prévoit que la levée des contrôles aux frontières intérieures s’accompagne de contreparties appelées « mesures compensatoires » et du renforcement du contrôle des frontières extérieures de l’espace Schengen. En 1995, ces règles entraient véritablement en vigueur. Le Code frontières Schengen institué par un règlement du 15 mars 2006 comprend dans sa dernière version consolidée 45 articles et 10 annexes (3). Vingt-trois pays composent actuellement cet espace de libre circulation, dont quatre ne font pas partie de l’Union européenne. La disparition des frontières nationales est l’un des grands principes de l’Union européenne et figure dans ses textes fondateurs et de fonctionnement.

I – Les constats et les enjeux de l’espace Schengen

Des frontières extérieures très étendues

L’espace Schengen a des frontières extérieures très étendues : il compte quelque 7 700 kilomètres de frontières terrestres et 42 600 kilomètres de côtes. Pour les contrôler, les États membres s’en remettent aux pays ayant une frontière extérieure à l’espace Schengen, et à l’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex. L’agence compte actuellement entre 1 200 et 1 500 agents sur le terrain pour aider les États à garder leurs frontières extérieures. Les effectifs de Frontex (sédentaires et agents sur le terrain) devraient être portés à l’échéance 2027 à 10 000 (4).

Des frontières intérieures démantelées

Le fonctionnement de l’espace Schengen repose sur la suppression des contrôles aux frontières intérieures. Les contrôles systématiques et les postes frontières entre pays européens sont tombés en désuétude depuis 1995. Néanmoins, le Code frontières Schengen (article 23) permet aux forces de sécurité intérieure de réaliser des contrôles dans la zone frontalière et sur le territoire, notamment pour lutter contre la criminalité transfrontalière, à condition que de tels contrôles n’aient pas un effet équivalent à celui des vérifications frontalières.

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Éric Zemmour face à Michel Onfray : « Nos banlieues sont actuellement des concessions. Ce sont des territoires étrangers qui ont été cédés par un État en faiblesse. Il faudra reconquérir ces territoires »

Immigration : le référendum que propose Marine Le Pen, par Francis Bergeron

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Marine Le Pen a tenu mardi une conférence de presse pour faire le point sur sa campagne et son programme. Le thème essentiel a porté sur le référendum qu’elle entend soumettre aux Français dès son élection acquise. Un référendum qui porterait sur le thème central de la présidentielle : l’immigration.

On peut regretter que les sujets abordés par la candidate du RN, depuis qu’elle a annoncé sa candidature, aient presque exclusivement tourné autour de l’insécurité, de l’immigration, du terrorisme islamiste. D’autant que, sur ces sujets, Darmanin, Bertrand, Pécresse, ont cherché, ces derniers mois – et plus ou moins réussi –, à pratiquer une surenchère. Darmanin en avait fait l’aveu lors de son débat de février dernier, quand il avait brocardé la tiédeur supposée des positions de Marine Le Pen.

Pour la suite, pour la mise en œuvre de mesures concrètes, c’est tout autre chose. Et la différence entre le programme « tiède » de Marine Le Pen et les engagements ronflants d’une Pécresse, d’un Bertrand ou d’un Darmanin, c’est que ces derniers ont tenu (et tiennent encore) les leviers du pouvoir et qu’ils ne nous ont guère convaincus, à ce jour, de leur réelle volonté d’agir sur ce terrain.

La proposition de Marine Le Pen d’organiser un référendum après son élection bouleverse les données du problème, et va obliger les macronistes comme le marais LR à entrer dans le dur du sujet, au-delà des effets de manche. « Elue présidente, je proposerai un référendum où la question sera simple : approuvez-vous le projet de loi C2I (citoyenneté, identité, immigration), qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration ? »

Le point déterminant de ce référendum serait l’inscription dans la Constitution de la maîtrise de l’immigration, de la priorité nationale, de la prééminence du droit français afin de permettre une révision de « l’ensemble du droit applicable aux étrangers » vivant en France ou ayant l’intention de s’y rendre.

Ni Darmanin, ni Bertrand, ni Pécresse ne peuvent se placer sur ce terrain, introduire de tels concepts dans la Constitution. Cela redonnerait certes une maîtrise des flux migratoires au pays, mais ce serait une première, un bannissement presque certain de l’Union européenne (il faudra en effet que la France s’affranchisse de la charte européenne des droits fondamentaux), voire de l’ONU.

La France traitée comme la Corée du Nord

La radicalité de cette proposition est spectaculaire. Le risque serait évidemment que la France soit mise au même niveau que la Corée du Nord, traitée en pestiférée absolue, mondialement boycottée. Pourtant si la question de la submersion migratoire doit être au cœur de la campagne présidentielle – et ceci est de moins en moins contesté par une majorité des Français –, cette approche par référendum et par modification de la Constitution est certainement la bonne. Mais elle va mettre d’emblée la droite dans un sérieux embarras.

Passer sous silence ou minimiser la portée de cette proposition, la traiter d’utopique, sera le premier réflexe de la droite et des macronistes. Et Zemmour ? Va-t-il se rallier à cette proposition, l’intégrer à son propre programme ? Ou pense-t-il à une autre voie, tout aussi radicale ?

Pour l’heure, Marine Le Pen a au moins réussi à revenir, par la grande porte, dans le débat présidentiel.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2021

Mathieu Bock-Côté : « Les pays du Maghreb rient au nez de la France (…) On assiste à une algérianisation de la France. Cette immigration engendre des enclaves ethniques inassimilables »

Marine Le Pen présente son projet de référendum sur l’immigration

Charlotte d’Ornellas : « La dénatalité touche toute l’Europe, les enfants sont pourtant l’avenir de la société »

Soins aux clandestins: une “anomalie” à 1.5 milliard d’euros

Nicolas Bay

Une tribune libre de Nicolas Bay (RN), député français au parlement européen.

Un demi-million de clandestins soignés chaque année en France !

L’OMS proclame un droit universel à la santé. Si le bien-fondé d’un tel principe ne peut être nié, il n’est écrit nulle part que ce droit universel devrait impérativement s’exercer en France. Et encore moins au détriment des Français. C’est pourtant le cas. Les présidents changent, le nombre de lits hospitaliers diminue, le coût des mutuelles complémentaires explose, mais n’importe quel clandestin se voit rapidement offrir un panel de soins comme il n’en existe dans aucun autre pays dans le monde. Entrez, c’est français, c’est gratuit !

L’AME, un gouffre financier pour les Français

Un rapport récent de l’Assemblée nationale [1] témoigne d’une hausse vertigineuse en vingt ans du nombre d’immigrés en situation irrégulière bénéficiant de l’Aide Médicale d’État (AME) dite de “droit commun” : 180 000 en 2003, 334 000 en 2019, et déjà 369 000 sur les neuf premiers mois de l’année 2020.

À ce nombre, on doit ajouter en 2019 au titre des AME dites d’urgence ou humanitaire environ 15 000 personnes. Ce dernier chiffre est une estimation, aucun service de l’Etat ne se montre capable de fournir une statistique fiable. Pour autant, ce chiffre de 15 000 bénéficiaires d’une aide dite d’urgence (souvent concernant des femmes enceintes) indique bien que les centaines de milliers d’autres clandestins ne sont pas soignés dans le cadre d’une “urgence”.

A tous ces montants, il convient encore d’ajouter de 30 000 à 52 000 clandestins (personne ne sait combien exactement !) bénéficiant d’autres dispositifs de santé, alors qu’ils devraient réglementairement être rattachés à l’AME [2]. Au total, c’est sans doute un demi-million de clandestins qui profitent d’un ensemble de onze (!) dispositifs d’accès aux soins gratuits.

Le coût pour 2019 de ce droit à la santé est estimé par les rapporteurs à 1,5 milliard d’euros. Encore précisent-ils que ce montant est certainement sous-évalué. Il faut donc le considérer comme un minimum. D’ailleurs, l’administration est incapable de chiffrer le coût de cinq des dispositifs. Quelques millions ? Des dizaines de millions ? Plus de cent millions ?

Ce 1,5 milliard certifié qui permet de payer des dialyses [3] à des clandestins provenant parfois de pays dits “sûrs” par l’OFPRA comme l’Albanie ou le Sénégal, représente plus que le coût global annuel des quatre hôpitaux de Marseille et de leurs 14 000 employés [4]. Il est équivalent à 4,8% du fameux “trou de la sécu” dans sa branche maladie pour 2020. C’est encore la dépense annuelle moyenne d’une couverture de mutuelle santé pour près de deux millions de Français !

L’hôpital du monde

Cette prodigalité française, qui allie dépenses colossales et contrôles incertains voire dans certains cas une absence totale de contrôles, est, redisons-le, une exception en Europe. Une “anomalie”, selon le rapport ; un scandale pour tout esprit libre et sensé. Nulle part ailleurs il est offert à des clandestins un “panier de soins” équivalent. C’est en France qu’un Pakistanais peut se faire recoller les oreilles aux frais des citoyens, pas en Italie. C’est à Paris qu’un Albanais peut se faire poser un anneau gastrique, pas à Berlin. Le “sans dents” français décrit par François Hollande n’y aura pas droit. Aucune officine, aucune filière, pour le prendre en main.

Mais il y a plus grave. C’est aussi chez nous qu’un clandestin peut passer devant un autochtone pour bénéficier d’une greffe. Impossible ? C’est au contraire habituel, selon le rapport de l’Assemblée. On peut lire à la page 58 : “les étrangers qui viennent pour être greffés (du Maghreb ou des pays de l’Est) peuvent peser sur le dispositif français et retarder les greffes pour les résidents”.

Sachant que ces greffes sont souvent une question de vie ou de mort, existe-t-il un seul autre pays au monde qui, par aveuglement ou lâcheté politique, condamne à mort, du fait d’un “retard” un des siens pour soigner un étranger ?

Plus sages que nous, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et même la Suède, ne prennent en charge “que” les soins urgents, les femmes enceintes, les mineurs et la prévention des infections. Et c’est déjà beaucoup.

Rien ne contraint la France a être l’hôpital du monde. Ni Bruxelles ni l’OMS ne l’exigent. C’est donc à cette prétention d’être plus “universelle” que les autres, infection idéologique de gauche, que notre pays doit cette situation.

Faute de réaction rapide, la situation va s’aggraver. La réforme proposée par le rapport va dans le bon sens (suppression de la protection pour les clandestins venant de pays dits “sûrs”, restriction sur les délais etc…) mais reste très insuffisante au regard des enjeux à venir. C’est encore l’Assemblée qui nous prévient : “plusieurs éléments suggèrent qu’à court et moyen terme, les dépenses de soins en faveur des étrangers en situation irrégulière devraient sensiblement s’accroître” [5]. Le nombre de “soignés” croît mécaniquement avec la hausse du nombre de clandestins. Selon l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales : « l’hypothèse d’une migration pour soins, […] n’est clairement pas un phénomène marginal (plus d’un quart des étrangers en situation irrégulière citeraient les soins parmi les raisons de leur migration)» [6] !

Les Français ignorent tout ou presque de ce sujet. Aucun n’a lu le rapport de l’Assemblée. Aucune émission spéciale sur ce sujet n’a été diffusée dans aucun grand média. Et pour cause, la vérité, c’est-à-dire le récit de la réalité, vaudrait révolte. Il faut donc la taire. Exagération ? Non. Par deux fois, en 2019 et encore le 2 novembre 2020, Olivier Véran s’est opposé à un amendement parlementaire demandant un rapport sur le coût des soins des clandestins [7].

Dans ces conditions, qu’espérer encore de ce pouvoir ? Rien, évidemment. Que faire ? Lui dresser l’an prochain une ordonnance et une sévère.

[1] Rapport du 26 mai 2021 sur le budget, annexe 38 sur la santé.
[2] Ibid, pages 32, 38 et 40.
[3] 80 000 euros par patient.
[4] Ibid, page 48.
[5] Ibid, page 52.
[6] Ibid, page 59.
[7] Ibid, pages 25 et 26.

Nicolas Bay

Tribune reprise de Causeur

La fin de l’État providence danois pour les « migrants »?, par Etienne Defay

Danemark

Le gouvernement social-démocrate danois a annoncé un changement des règles d’attribution des allocations sociales à destination des immigrés. Selon sa proposition, les étrangers séjournant au Danemark qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché du travail seront tenus de fournir 37 heures de travail par semaine en faveur des collectivités locales pour garder leur droit à toucher une allocation. Selon le ministre de l’immigration et de l’intégration Mattias Tesfaye, lui-même fils d’immigré d’Éthiopie, « le lien entre l’effort et les avantages obtenus doit devenir plus visible ». Le premier ministre Mette Frederiksen a également constaté : « Pendant de trop nombreuses années, nous avons fait du mal à de nombreuses personnes en n’exigeant rien d’elles. »

Les nouvelles dispositions vont s’appliquer aux immigrés qui ont profité des allocations sociales pendant trois à quatre ans et qui n’ont toujours pas acquis les connaissances linguistiques requises pour pouvoir intégrer le marché du travail. Elles s’adressent notamment aux femmes des milieux non-danois car le gouvernement estime que 60% de femmes provenant du Moyen Orient, de Turquie et d’Afrique du Nord ne travaillent pas. Les travaux proposés aux immigrés peuvent consister en des tâches simples comme p.ex. le nettoyage des plages, mais un emploi en entreprise peut également leur être offert. Les dispositions de la nouvelle loi visent également à rétablir une condition de résidence pour pouvoir bénéficier de la couverture chômage, ce qui signifie que les résidents étrangers ne pourront pas en bénéficier avant d’avoir vécu au Danemark pendant une période déterminée.

Le gouvernement minoritaire de Mme Mette Frederiksen, soutenu dans sa politique migratoire par le parti libéral Venstre, considère que les solutions présentées peuvent contribuer à une meilleure intégration des nouveaux-arrivants au Danemark. Il s’agit également de faire passer le message exprimé par le ministre Mattias Tesfaye « Nous avons le devoir de faire tout ce que nous pouvons pour les réfugiés dans le monde mais ils n’ont pas un droit à un avenir dans un État -providence ».

Officiellement, les immigrants de première génération constituent 8% de la population au Danemark. Depuis son arrivé au pouvoir en 2019, le Parti social-démocrate œuvre à réaliser sa promesse électorale de limiter, et même arrêter, les flux migratoires vers ce pays.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 15 septembre 2021

Derrière le Covid, le ras-le-bol des Français, par Michel Geoffroy

sondages référendum

L’actualité liée au Covid, sur médiatisée, tend à faire oublier que la défiance des Français à l’égard des commandements du politiquement correct et du Pouvoir n’a pas diminué, bien au contraire, comme le montrent les sondages d’opinion, y compris chez les sondeurs habituellement favorables à Emmanuel Macron.
Un avertissement pour toute la classe politique dans la perspective des élections présidentielles de 2022.

Immigration, asile et diversité : le ras-le-bol

71 % des personnes interrogées estiment que la France « compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable », un taux en hausse de sept points par rapport à une enquête similaire de l’Ifop en 2018.

64 % établissent un lien entre terrorisme et accueil des réfugiés migrants, une proportion qui a augmenté de 11 points en trois ans.

81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « mieux maîtriser l’immigration » (sondage Harris Interactive/Challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

55 % se disent aussi inquiets vis-à-vis des politiques censées encourager la « diversité », un taux en hausse de 11 points par rapport à 2018. Un sentiment progresse (+10 points en un an) : celui d’une diversité « qui génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité », une opinion partagée par 62% des sondés. Enfin, 54 % des personnes interrogées estiment que «la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs ». (« baromètre de la fraternité » de l’Ifop réalisé du 27 au 30 avril 2021).

66% des personnes interrogées se montrent favorables au fait que les étrangers condamnés à de la prison purgent leur peine dans leur pays d’origine (sondage de l’Institut d’études CSA pour CNews réalisé le 2 juin 2021).

79% des personnes interrogées sont hostiles à l’accueil de réfugiés afghans n’ayant pas travaillé avec la France (sondage Harris interactive LCI réalisé du 24 au 26 aout 2021).

Le rejet du Système

61 % des personnes interrogées ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente à l’élection présidentielle en 2022 ; 59% estiment que son bilan est mauvais (sondage Odoxa-Backbone Consulting pour le Figaro et franceinfo réalisé les 2 et 3 juin 2021).

60% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron comme de Jean Castex.54% des Français estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement gèrent mal la crise ; ils sont également largement opposés à la vaccination des enfants (63%). (Observatoire de la politique nationale BVA-Orange-RTL réalisé 25 et 26 Août 2021).

76 % des personnes interrogées jugent que “les médias ont tendance à tous dire la même chose” et que “la diversité des opinions dans les médias s’est réduite ces dernières années” . La méfiance (55%) est le premier sentiment ressenti par les Français face aux médias, devant la colère (18%), le dégoût (17%) et l’intérêt (16%) (sondage IFOP Opinion pour Flint-Média réalisé les 1ers et 2 juin 2021)

81 % des Français estiment la justice française manque de sévérité vis-à-vis des délinquants. Dans le détail, 37% des sondés sont « tout à fait » d’accord pour dire que la justice française est trop laxiste, et 44% se disent « plutôt » d’accord (sondage réalisé par l’institut CSA les 25 et 26 mai 2021)

Des opinions tranchées

43 % des personnes interrogées estiment que La France devient une dictature (sondage IFOP pour le JDD réalisé les 11 et 12 août 2021).

Seules 13 % des personnes interrogées estiment que la France est en progrès (sondage Harris Interactive/challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

Tribune reprise de Polémia