Pierre Brochand, ex-directeur de la DGSE : « L’immigration que nous subissons est un évènement hors catégorie, sans précédent dans notre Histoire. Tous nos gouvernants ont préféré regarder ailleurs »

Pour Marion Maréchal, « nous pourrions avoir une France africaine d’ici 2060 », ce que redouteraient deux tiers des Français [Vidéo]

Immigration : 5 ans de plus avec Macron ? 5 ans de trop pour la France !

macron immigration

Après avoir présenté le bilan quantitatif de l’immigration pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron, le présent article est consacré au bilan des rares objectifs de régulation fixés par le président de la République en la matière au cours de son mandat. Le résultat est éloquent : aucun d’entre eux n’a été atteint, sauf celui, implicite, de permettre toujours plus d’immigration.
Une analyse signée Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

I – Les objectifs de régulation de l’immigration fixés par Emmanuel Macron

Une politique pro-immigration

Le programme du parti LREM lors de l’élection présidentielle de 2017 était assez laconique concernant l’immigration, comme s’il s’agissait d’éluder un enjeu de civilisation (1). Les engagements du candidat Macron en la matière étaient principalement les suivants :

– l’initiative visant à créer une force de 5 000 gardes-frontières européens ;
– l’examen des demandes d’asile en moins de six mois, un « accueil digne des réfugiés qui ont droit à la protection de la France […]. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins ».

Le 5 février 2019, E. Macron était beaucoup plus explicite lors d’un débat à Évry-Courcouronnes : « Nous sommes dans un monde d’immigration. Que ça nous plaise ou pas, on peut se voiler la face, mais les migrations sont là. Nous sommes dans un monde de migrations et je ne crois pas du tout aux gens qui font des murs. »

Tout au long de son quinquennat, le président de la République a précisé les orientations et les objectifs de la politique migratoire du gouvernement. Nous en faisons une recension non exhaustive.

« Réduire les délais de traitement des demandes d’asile »

Verbatim – Le programme du parti En Marche lors de l’élection présidentielle de 2017 contenait l’engagement de réduire le délai d’examen des demandes d’asile. La loi asile et immigration adoptée en septembre 2018 déclinait cet engagement en fixant un objectif de « réduire de onze à six mois la durée moyenne de traitement des demandes d’asile ». Des délais courts devaient permettre de bien accueillir les réfugiés et d’éloigner plus facilement les déboutés. À cette fin, d’importants moyens humains et financiers ont été alloués aux services de l’État chargés du premier enregistrement des demandes d’asile (2). L’organisme qui les instruit, l’OFPRA, a ainsi été autorisé à procéder à près de 200 recrutements pour la seule année 2020 (3).

Suite donnée – Les moyens supplémentaires accordés à l’OFPRA et à l’administration se sont accompagnés… d’une augmentation de la durée moyenne des procédures, qui est passée de huit mois en 2017 à 8,6 mois en 2021 (4). Il est vrai que dans l’intervalle, hormis un léger infléchissement en 2020, le nombre de demandes d’asile n’a fait qu’augmenter. C’est le toujours plus qui semble prévaloir en la matière : plus de moyens pour toujours plus de demandes.

« Mettre fin au détournement du droit d’asile »

Verbatim – En octobre 2019, le président Macron prenait un ton grave pour souligner devant le Conseil de l’Europe que le droit d’asile était amené à disparaître si aucune mesure n’était prise pour lutter contre son « contournement » voire son « détournement » (5).

Suite donnée – Un rapport parlementaire paru le 9 octobre 2020 fait le constat qu’« en moyenne 32 % des demandeurs d’asile en France ont déjà déposé un dossier dans un autre État membre de l’Union européenne et ne relèvent pas en principe de notre responsabilité ».

Le taux de protection, qui consiste à rapporter les décisions d’octroi d’une protection (statut de réfugié ou protection subsidiaire) à l’ensemble des décisions prises par l’OFPRA au cours de l’année est de 25,7 % en 2021, ce qui accrédite la thèse d’un détournement massif de l’asile par des migrants économiques (6).

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30 % de clandestins extra-européens parmi les réfugiés ukrainiens ?

refugies migrants

Cela pourrait presque être drôle si ce n’était pas dramatique : un « réfugié ukrainien » sur trois débarquant sur notre sol serait en fait maghrébin ou africain. L’immigration clandestine passe un cap et le gouvernement est toujours aussi impuissant.

Nous l’indiquions dans le numéro de Présent de jeudi, 5 000 « réfugiés ukrainiens » sont d’ores et déjà arrivés en France, deux semaines après le début de l’offensive russe dans leur pays. Les Français sont généreux, prêts à fournir denrées et foyers aux femmes et aux enfants en détresse, démontrant leur solidarité envers leurs « cousins » européens. Problème, environ 30 % de ces réfugiés ne seraient pas ukrainiens mais issus du Maghreb, d’Afrique noire et d’Asie. Ce sont nos confrères du Figaro qui ont révélé le pot aux roses mardi soir, quelques heures après le lancement par le gouvernement de la plate-forme Je m’engage pour l’Ukraine, visant à organiser l’accueil des réfugiés. Voilà qui fait tache.

Ainsi donc, toujours d’après Le Figaro, se trouveraient dans cet afflux « en augmentation rapide », dixit Jean Castex, 7,5 % d’Algériens, 3,5 % d’Ivoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % d’Indiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, ainsi que des ressortissants d’autres pays d’Afrique et quelques Chinois. Eric Zemmour, tancé pour ses réticences à accueillir des réfugiés ukrainiens, a relayé la nouvelle sur ses réseaux sociaux, la jugeant purement et simplement « inadmissible ». Le manque de sérieux dans les contrôles, voire l’absence de contrôles, suscite des interrogations et inquiète.

Des clandestins refoulés par la Pologne ?

Si l’information peut difficilement être vérifiée, il semblerait qu’il y ait dans ce contingent de clandestins de nombreux individus refoulés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie cet hiver. Pour rappel, la Pologne accusait son voisin, mais aussi la Russie, de faire pression sur elle et sur l’Union européenne en facilitant l’arrivée des migrants à sa frontière. Ces derniers auraient donc trouvé un moyen d’accéder en Ukraine avant de profiter de la guerre et du chaos de ces dernières semaines pour gagner le sol de l’UE. S’il se disait lors des premiers jours de la guerre que les clandestins non ukrainiens (et pas seulement non blancs) étaient refoulés aux frontières, beaucoup sont passés entre les mailles du filet.

On pourra y voir une nouvelle preuve du manque d’étanchéité des frontières européennes et l’incompétence des autorités françaises, incapables de réaliser des contrôles sérieux, mais d’aucuns noteront aussi qu’il s’agit d’une conséquence des manœuvres russes et biélorusses envers les Occidentaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2022

France : à instant T, plus de 10% de la population est composée d’immigrés, nés en Afrique pour près de la moitié, peu sont ceux qui rentreront chez eux, nombreux deviendront « Français » par naturalisation

Le vrai coût du grand remplacement : l’étude qui chiffre à 40 milliards par an le déficit de l’immigration

Immigration. Une nouvelle étude démontre que majoritairement, les Européens veulent que leurs dirigeants prennent des mesures fermes

En collaboration avec les partenaires européens du groupe ID (Identité & Démocratie), le député européen du Vlaams Belang Tom Vandendriessche a commandé un sondage pour savoir comment les citoyens de dix pays européens perçoivent l’immigration. Les résultats parlent d’eux-mêmes.
En effet, les idées de frontières mieux sécurisées et de l’accueil des demandeurs d’asile dans leur propre région du monde sont très largement soutenues.

L’institut de recherche allemand INSA Consulere, connu entre autres pour ses collaborations avec l’hebdomadaire Sonntagsfrage in Bild, a mené l’étude. Il a interrogé un millier de participants de dix États membres différents de l’UE et a évalué leurs connaissances et leur attitude à l’égard de la politique d’immigration au moyen de dix questions.

L’enquête a été réalisée du 6 décembre 2021 en Autriche, en Flandre, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne Suède et Hongrie.

L’enquête a été réalisée sous forme de sondage en ligne. 1.000 répondants de chaque pays, âgés de 18 ans et plus, ont participé à l’enquête.

En tant que citoyen européen, avez-vous le sentiment que votre point de vue est pris en compte en ce qui concerne l’immigration en Europe ?

Seuls les répondants des Pays-Bas ont le sentiment que leur point de vue est pris en compte en ce qui concerne l’immigration en Europe avec une majorité relative (48% de oui, 38 % de non). Les répondants de tous les autres pays répondent par la négative, avec une majorité relative de 42 à 67%, 67% correspondant aux personnes interrogées en France, le pays où les sondés se sentent le moins écoutés devant la Hongrie (59%) et l’Espagne (55%).

Pensez-vous que l’Europe puisse collectivement accueillir le minimum prévu de 70 millions de migrants dans l’UE au cours des prochaines années ?

La plupart des sondés de Hongrie (77%), d’Autriche (67%), des Pays-Bas (61 %),
France (60%), d’Allemagne (60%), de Suède (58%), de Flandre (57 %) et de
Pologne (55 %) ne pensent pas que l’Europe puisse collectivement accueillir le minimum prévu de 70 millions de migrants dans l’UE au cours des prochaines années.

Les sondés d’Espagne répondent non à 47%, en Italie non à 46%. Parmi les pays sondés, aucun pays ne dépasse les 35% de sondés (Espagne) qui pensent que cela soit possible. Ils sont 22% à le penser en France.

Êtes-vous favorable ou non à la relocalisation dans votre pays de migrants provenant d’un autre État membre de l’UE dans votre pays ?

Seuls les sondés d’Espagne (53 %) et d’Italie (50 %) sont favorables à la relocalisation des migrants d’un autre État membre de l’UE dans leur propre pays.

Les sondés de Hongrie (67%), de la Pologne (55%) et de l’Autriche (53%) ne sont pas favorables à une majorité absolue tandis que les personnes interrogées en France (49 %), en Flandre (49 %), en Allemagne (45%), aux Pays-Bas (45 %) et en Suède (44%) n’y sont pas favorables à la majorité relative.

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Vincent Bolloré, sans filtre, peut dire en petit comité : « Je me sers de mes médias pour mener mon combat civilisationnel. » Il a un problème avec « l’invasion migratoire »

Commerce extérieur, immigration, insécurité : cinq années de perdues !

quinquennat macron

Certes, la pluie de cadeaux financés par un endettement record, la diplomatie continentale et les annonces qui enjambent allègrement l’élection présidentielle, comme si celle-ci n’existait pas, doivent éberluer bon nombre de Français. Certes, les calculs et les connivences des élus socialistes et autres ralliés à la Macronie tissent un réseau de soutiens intéressés qui explique la courtisanerie des signatures en faveur de celui qui n’est pas encore candidat parce qu’il souhaite profiter au maximum de la présidence pour faire campagne de haut et à bon compte. Certes, enfin, la complicité des médias qui ont assuré son élection en 2017 perdure en grande partie, mais on peut quand même s’interroger sur des sondages qui semblent ne tenir aucun compte des réalités les plus marquantes qui composent un bilan désastreux.

Ne retenons que trois chiffres : le premier est celui du commerce extérieur, qui affiche un record historique pour notre pays de 84,7 milliards d’euros en 2021 ; le second est celui de l’immigration, avec 270.000 titres de séjour accordés l’année dernière, un redémarrage après le blocage lié au Covid et non à la politique gouvernementale ; le troisième est celui de la délinquance violente, puisque le total du nombre de victimes de coups et blessures volontaires (sur personnes de 15 ans ou plus) enregistrées augmente très fortement en 2021 et s’établit à 306.700. Il était de 274.300 en 2020 et de 225.500 en 2016.

Ces trois chiffres mettent au pilori le quinquennat macronien, les discours autosatisfaits du pouvoir et les annonces tardives de mesures à visées électoralistes. Le dernier a donné lieu à un échange entre le ministre de l’Intérieur et Apolline de Malherbe. Une augmentation de 33 % des violences sexuelles et des violences de 12 % est rappelée par la journaliste, qui cite les données du ministère. L’ambitieux frénétique inquiet pour son avenir n’hésite pas à mentir effrontément : par omission surtout, puisqu’il s’appuie sur la diminution toute relative des atteintes aux biens, en oubliant que le confinement qui a maintenu les Français à domicile a freiné les cambriolages, et en passant sous silence la reprise des vols en 2021 (+5 %) et l’envolée des escroqueries (+15 %). Le plus saillant est le passage de l’objectivité des chiffres à l’idéologie des mots : dire que la violence augmente est populiste.

Dire que cette violence, la délinquance en général, le trafic des stupéfiants en particulier (+38 %), sont liés à l’immigration et à la multiplication des quartiers de non-droit doit évidemment aussi être une marque de populisme. La volonté d’enrayer le processus migratoire est un marqueur d’extrême droite. « Ben voyons » ! C’est la raison pour laquelle il paraît scandaleux, aux yeux du pouvoir actuel, de dénoncer la réalité du « Grand Remplacement », alors que la demande d’asile a augmenté de 28 % en 2021, que le regroupement familial a crû de 18 % et que les naturalisations ont progressé de 50 %. Cette question ferait partie des obsessions idéologiques qui génèrent les « sentiments » d’insécurité ou de changement de population, lesquels doivent laisser place au domaine sérieux de l’économie.

L’ennui, c’est que le juge de paix de notre économie – la balance commerciale – vient de se prononcer. La planche à billets de l’endettement permet d’annoncer une croissance record, après une récession plus importante que ce rattrapage, la formation et l’apprentissage en particulier améliorent apparemment les chiffres du chômage, qui restent cependant deux fois plus élevés que ceux de l’Allemagne, qui n’a nullement dû creuser les déficits pour y parvenir. Mais cette surchauffe artificielle se traduit par le déficit le plus élevé de la balance commerciale connu par notre pays. Nous importons de l’énergie devenue plus chère, mais aussi des biens que nous ne parvenons plus à produire à des prix compétitifs, ou avec une qualité suffisante quand nous les produisons. L’Allemagne a, elle, engrangé un excédent commercial de 173 milliards d’euros en 2021. « Une grande nation se mesure à son commerce extérieur » : cette phrase est de Bruno Le Maire ; elle suffit à juger la réalité d’une économie qu’il prétend aujourd’hui dans une forme olympique.

Une campagne présidentielle digne de ce nom devrait permettre aux Français d’appréhender l’état véritable de leur pays, entre déclin et décadence. On comprend que le locataire de l’Élysée préfère jouer les importants sur la scène internationale. Mais, là encore, la froideur de l’accueil moscovite, la longueur des tables et les démentis dissipent les illusions entretenues. Le mandat macronien ? Cinq années de perdues !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron à Tourcoing : des paroles sur l’immigration… future

macron

Macron était dans les Hauts-de-France ce mercredi. Assurant la présidence de l’UE pour six mois, il a réuni à Tourcoing les ministres de l’Intérieur européens et, dans la soirée, il s’est adressé à eux, leur exposant une réforme de l’espace Schengen, pour « mieux tenir les frontières d’Europe ». Officiellement, cette réforme est rendue nécessaire par la séquence terroriste récente. Aux journalistes il a cité aussi l’immigration.

A la vérité, le président tente de faire sienne une analyse de la crise sécuritaire et migratoire qui est devenue si évidente (et si liée) qu’elle ne peut plus être niée. Peu à peu son discours rejoint donc celui que tient la droite, et que tenait le FN lors des accords de Schengen… contre lesquels les Français avaient d’ailleurs voté.

Macron veut un conseil de gouvernance de l’espace Schengen, un renforcement de la surveillance des frontières de l’Europe avec Frontex, la mise en place d’un fichier unique biométrique des migrants venant en Europe. Mais il faudrait déjà avoir un fichier des clandestins vivant déjà actuellement à l’intérieur de l’Europe…

Les derniers lambeaux de politiquement correct ont conduit Macron à parler de lutte non pas contre l’immigration, mais contre « l’instrumentalisation des migrants ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Qui instrumentalise les migrants et de quelle façon ? Il est resté muet sur ce plan. Des associations extrémistes ? Les islamistes ? Les pays d’origine ? On se perd en conjectures.

Mais Macron entend aussi poursuivre la politique de ses prédécesseurs dans la répartition des migrants dans les différents pays européens ou au moins dans le financement de leur prise en charge (logement, nourriture, loisirs, argent de poche, etc.). Cette partie-là de son programme de travail avec les ministres de l’Intérieur n’a pas été exposée à la presse, campagne électorale oblige.

Il rêve aussi d’une approche européenne pour faire pression sur les pays d’origine afin qu’ils reprennent leurs ressortissants entrés illégalement. On connaît déjà la réponse algérienne.

Mais devant la mairie de Tourcoing, avec Darmanin à sa gauche, il a donné l’impression qu’il voulait donc, lui aussi, résoudre cette question, tenant des propos que n’aurait pas reniés Valérie Pécresse qui, elle aussi, cherche à durcir son discours, à vendre aux électeurs l’idée que LR, c’est le RN ou Reconquête, en plus respectable.

Les courriels tombaient sans arrêt sur les messageries

Le petit discours de Macron à la presse et ses réponses aux questions n’ont pas vraiment convaincu les Tourquennois. Il fallait lire dès mercredi soir, les courriels qui tombaient sans arrêt sur les messageries des médias régionaux et des réseaux sociaux. Par exemple celui-ci : « Monsieur le Président, vous parlez très bien, vous êtes très inspirant pour les gens éduqués et j’ai envie si ce n’est besoin de vous croire. J’aime l’espoir que vous diffusez, en particulier à l’étranger. C’est très bon ! Mais vous ignorez les vraies raisons de la situation des “territoires perdus de la République”. Parlez donc aux Tourquennois, et pas seulement à Darmanin. Pas besoin de crèches à Tourcoing, les femmes sont voilées à la maison, et éduquent leurs enfants à leurs propres valeurs… Pas besoin de bibliothèques, le Coran suffit, et la lecture est faite par le prêcheur… »

Les messages disent tous que la région n’a pas besoin d’argent ou de policiers, mais qu’il faut mettre un terme « à 50 ans de laxisme ».

Le plan exposé par Macron – et sans doute effleuré devant les ministres de l’UE – s’intéresse donc aux migrations à venir, mais pas un mot n’a été consacré aux millions de clandestins déjà là. Sur ce terrain, Macron est muet, il ne bougera pas.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 février 2022

Ali Rabeh (Maire de Trappes) : Cette France là, elle advient, de gré ou de force. Elle s’imposera car elle s’impose déjà. Votre vieux monde raciste est en train de s’éteindre”

Michèle Tribalat – Immigration : ces idéologies qui masquent le réel

Michèle Tribalat

27/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cela fait plusieurs mois que l’immigration s’est invitée au cœur de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Notamment avec la candidature d’Éric Zemmour, qui en a fait son cheval de bataille. Pour en parler, la démographe Michèle Tribalat était l’invitée de “Bercoff dans tous ses états », pour son livre Immigration, idéologies et souci de la vérité (éd. de l’Artilleur).

Une idéologie dominante

« La réalité est ce qui ne disparaît pas quand on a cessé d’y croire« . Cette phrase est en exergue du dernier livre de Michèle Tribalat. La démographe publie aux éditions de l’Artilleur, Immigration, idéologies et souci de la vérité. À l’heure où le sujet se situe en plein cœur des enjeux électoraux pour la prochaine présidentielle, et sur lequel de nombreuses « vérités » s’affrontent, Sud Radio tente d’y voir plus clair avec l’une des plus grandes spécialistes en la matière.

Michèle Tribalat dénonce notamment la pensée unique qui circule chez les chercheurs, au sujet de l’immigration. « Les jeunes gens qui ont fait des études aujourd’hui, s’ils veulent entrer dans le système, ils ont intérêt à s’y plier« , explique-t-elle sur Sud Radio. Une bataille idéologique qui fait principalement rage autour des chiffres, que l’on interprète et que l’on utilise à sa guise.

Immigration : des calculs d’apothicaire

Parmi les indicateurs les plus discutés, celui du solde migratoire. Un rappel : le solde migratoire, c’est la différence entre les entrées et les sorties du territoire. « On ne le mesure pas. C’est le résidu de l’équation démographique de l’année. Tout ce qui ne peut pas s’expliquer par les décès et les naissances, on l’attribue au solde migratoire. C’est ce qui reste. Avec en plus des ajustements, comme c’est le cas en ce moment« , ajoute la démographe.

Michèle Tribalat explique qu’en matière d’immigration, « on a des enregistrements qui ne sont pas exhaustifs. Mais si on les regarde au fil du temps, cela donne une idée de l’évolution« . Elle cite notamment le cas du nombre de titres de séjours délivrés. « On était descendu avec la pandémie. On est revenu à un niveau très voisin de ce que l’on avait avant. Mais il n’y a pas tout le monde. Des gens cherchent à gonfler le chiffre, avec les mineurs isolés, les demandeurs d’asile. On ne peut pas tout additionner« , prévient-elle, expliquant qu’à force de tout additionner, on finit par compter des personnes plusieurs fois.


De la technocratie et de l’immigration, par Jean-Gilles Malliarakis

L’Office français de l’immigration et de l’intégration, théoriquement sous tutelle du ministère de l’intérieur, a été créé en 2009, sous la présidence Sarkozy. Cet organisme regroupe les anciennes compétences de l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrants et une partie des missions de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.

Il gère les procédures de l’immigration professionnelle et familiale, mais aussi le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que la lutte contre le travail illégal. La remigration n’est envisagée que sous l’angle des aides au retour et à la réinsertion au nom du développement solidaire.

Globalement, on le sait, l’État a maintes fois réaffirmé son choix immigrationniste. Celui-ci a été exprimée, une fois encore très clairement, en 2008 par la fameuse commission Attali. Au sein de celle-ci Emmanuel Macron exerçait sa première responsabilité publique en tant que secrétaire général adjoint.

On trouve ainsi, dans la liste des « 300 décisions pour changer la France », la volonté « d’élargir et favoriser la venue de travailleurs étrangers » [décision 222] et subsidiairement « simplifier la délivrance d’autorisations de travail pour les travailleurs étrangers » [décision 223].(1)⇓

La présence d’un Hervé Le Bras, présenté comme historien (?) et démographe de la fameuse Commission ne laisse aucun doute sur la volonté immigrationniste. Cette politique est pensée comme un instrument de la « croissance » et elle n’a toujours pas été démentie.

L’OFII travaille donc à cet objectif avec tous les acteurs institutionnels, en France comme à l’étranger, depuis les préfectures jusqu’aux bureaux consulaires. Il se propose d’apporter la meilleure offre de services publics, aux futurs migrants comme à leurs heureux employeurs.

Rappelons à ce sujet que le caractère régulier ou non de la présence des Étrangers sur le sol de l’Hexagone n’est considéré que comme un point de détail administratif. Au cours de son audition, ce 12 janvier, le directeur général Didier Leschi indiquera incidemment, par exemple, que pour évaluer le nombre des illégaux il dispose d’un indice fourni par les 380 000 bénéficiaires de l’Aide médicale d’État. Ceci lui permet de limiter à 400 000 le chiffrage des illégaux…

Aux dires mêmes du quotidien officieux Le Monde, l’OFII « chapeaute quasiment tous les pans de l’immigration en France ».(2)⇓

L’audition de son directeur général Didier Leschi le 12 janvier à l’Assemblée nationale pose avant tout le problème du rapport au peuple de la gouvernance effective. Il s’agissait bel et bien d’entendre en sa personne, pendant 76 minutes, le principal responsable, hier aujourd’hui et éventuellement demain, de la politique migratoire de l’Étant central parisien.(3)⇓

Dire un tel personnage « peu connu » du grand public relève de la litote : qui donc en entend habituellement parler ?

Car personne ne doit douter de la volonté étatique, transcourant et « républicaine » d’enjamber les choix qui pourraient résulter d’un scrutin présidentiel défavorable à la Macronie et/ou d’un changement de majorité à l’Assemblée nationale.

En effet, ce haut fonctionnaire dirige l’OFII depuis décembre 2015. À l’époque la France prenait de plein fouet les retombées de la crise aggravée par la décision d’Angela Merkel de prendre en charge la misère du monde. Nommé par Hollande, il avait été confirmé dans ses fonctions par Macron en 2018, et il les exerçait par intérim depuis décembre 2021.

Nous nous trouvons en présence d’un cas paradigmatique de l’évolution de la démocratie française vers un régime de plus en plus technocratique, dominé par la haute administration, en lien avec des mots d’ordre intangibles.

Quiconque s’y oppose est taxé de dérapage.

1. cf. « 300 décisions pour changer la France » sous la direction de Jacques Attal pp. 178-180 La Documentation française, 2008, 334 pages.
2. cf. article en ligne le 12 janvier « Didier Leschi reconduit à la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration »
3. L’audition de Didier Leschi par la commission des lois est accessible via Twitter

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Michel Geoffroy : « Les Lumières sont à l’origine du chaos migratoire »

Michel Geoffroy crépuscule lumières

Dans Les Lumières et leur « homme rétréci » puis Du temps des Lumières à Napoléon (éd. Dominique Martin Morin), le professeur Xavier Martin, grand spécialiste de cette période, a récemment évoqué l’héritage laissé par les esprits « éclairés ». Pilier de la Fondation Polémia, auteur de La Superclasse mondiale contre les peuples et de La Nouvelle Guerre des mondes (éditions Via Romana), Michel Geoffroy, lui, annonce carrément Le Crépuscule des Lumières.
Extraits des propos recueillis par Camille Galic pour Présent du 18 janvier 2022.

Le progressisme sociétal conduit à l’effondrement de notre civilisation

Camille Galic : Quel rapport entre les philosophes du XVIIIème siècle et la superclasse mondiale ?

Michel Geoffroy : Le progressisme hérité des Lumières est l’idéologie de la superclasse mondiale, dans sa version libérale, libertaire et mondialiste. Ainsi Emmanuel Macron, qui se prétend progressiste, déclarait le 27 décembre 2020 , pour justifier sa politique sanitaire : « Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur : la raison et la science doivent nous guider. » C’est tout dire !

Michel Geoffroy : Comme les philosophes des Lumières, l’oligarchie croit au despotisme éclairé, qui a le droit de faire le bonheur des gens malgré eux, au prétexte qu’il incarnerait la science et la raison. Mais en réalité sa prétendue raison ne correspond qu’à l’état limité des sciences du XVIIIème siècle : une mécanique simpliste de la société et un matérialisme. C’est pourquoi les progressistes sont des gens dangereux, comme ils l’ont prouvé maintes fois dans l’histoire : ils prétendent bâtir le paradis terrestre, qu’il se nomme « société sans classes », « libération des mœurs » ou « gouvernement mondial ». Ils se prennent pour des dieux — la référence aux Lumières emprunte à l’évidence à l’illumination religieuse mais en la détournant— mais ils finissent toujours par se comporter en démons. Pour cette raison, le siècle progressiste, ce qui a vu le triomphe de l’idéologie de la gauche, le XXème siècle, a été le siècle des pires guerres mondiales, des guerres civiles et des génocides. Et le nouveau progressisme sociétal du XXIème siècle est en train de conduire à l’effondrement de notre civilisation .

Camille Galic : Vous affirmez : « le chaos migratoire qui menace la survie de notre civilisation trouve son origine dans les Lumières ». Constatation, ou provocation ?

Michel Geoffroy : Non : réalité historique ! Les Européens ont affirmé au XVIIIème siècle les droits de l’homme : l’idée, d’essence chrétienne en réalité, que l’homme était un être libre et responsable par essence et que l’Etat devait respecter cette nature. Les droits de l’homme devaient donc garantir la liberté des sociétaires et c’est ainsi que beaucoup l’ont compris. Mais dès le départ cette affirmation repose sur une ambigüité : parle-t-on des droits des citoyens — donc des hommes enracinés dans un ordre politique concret — ou bien de l’homme comme abstraction philosophique ?

Au XXIème siècle, sous les coups du mondialisme et du libéralisme, c’est la seconde acception qui va s’imposer : on a oublié le citoyen — puisqu’on veut détruire les nations — et on ne parle plus que de l’homme en général. Tout homme est donc désormais réputé jouir des mêmes « droits », y compris celui de s’installer où bon lui semble. Le gouvernement des juges se fonde sur cette conception extrémiste pour donner aux étrangers les mêmes droits que les citoyens, voire des droits supérieurs. Ce qui ouvre bien la voie au chaos migratoire.

Camille Galic : Attribuez-vous aussi aux Lumières la réduction de nos contemporains à des « adolescents » incapables de penser et de se conduire en adultes ?

Michel Geoffroy : L’idéologie des Lumières repose sur un individualisme méthodologique radical. Pour les progressistes, seuls existent les individus et ils ne voient la société, comme le marché, que comme une agrégation instable de désirs égoïstes et changeants. Les hommes des Lumières ont en outre inventé la délégation de la souveraineté, fiction rousseauiste par laquelle l’individu abandonne sa liberté au profit de la Loi et de l’Etat censés la lui rendre en retour. En supprimant tous les corps intermédiaires, la révolution des Lumières a en réalité laissé l’individu sans défense face à un pouvoir d’Etat sans cesse croissant et intrusif. Comme en déconstruisant toutes les protections sociales, le libéralisme mondialiste laisse le salarié sans défense face à la toute puissance des grandes entreprises mondialisées.

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Pierre Gentillet : « Non, la France n’est pas un pays d’immigration (…) Comme l’a bien démontré le démographe Dupâquier, notre peuple est resté relativement sédentaire pendant plus de 1500 ans »

Éric Zemmour : « Je ne suis pas le père Noël de l’humanité. L’immigration, c’est fini ! Je ferme ! J’ai un devoir d’humanité pour le peuple français, pas pour le reste du monde »