Entretien – Ivan Rioufol : journal de résistance [vidéo]

Ivan Rioufol

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et sur Cnews, fervent défenseur des gilets jaunes des ronds-points et promoteur de la lutte contre l’immigration de masse, était l’invité de Livre Noir juste avant l’instauration du pass vaccinal.

Déjà, Ivan Rioufol alertait sur les nombreuses restrictions de libertés par le pouvoir macronnien. L’occasion également de revenir sur son parcours au Figaro, ses idées, sa vision de la liberté de la presse mais également sur la question migratoire.

PS : entretien enregistré fin avril 2021. Diffusé en retard pour des raisons techniques, mais qui conserve aujourd’hui tout son sens.


Contre les contrôles au faciès : une démagogie de plus ?, par Philippe Bilger

contrôles au faciès

Une action de groupe a été lancée contre les contrôles au faciès (Le Monde) et un front se qualifiant de progressiste, mêlant hostilité à l’égard de la police et méconnaissance de la réalité sociale, s’en félicite, la percevant comme un immense progrès.

Le faciès étant entendu comme un aspect du visage ou l’expression humaine d’un visage, il est facile de percevoir ce que cette dénonciation signifie : les personnes d’origine maghrébine et/ou africaine seraient infiniment plus contrôlées que celles dont “la peau est blanche”, ce dernier point ayant été incriminé par le président de la République lors de son entretien dans Brut, au grand dam du syndicat Alliance.

En schématisant, deux sortes de contrôles peuvent être effectués par la police, à titre préventif pour ce qui relève de l’ordre public et avec une finalité judiciaire relative à la poursuite des infractions et à l’identification de leurs auteurs.

J’admets bien volontiers que le jeune maghrébin ou africain qui est interpellé dix fois dans la même journée, sur des critères qui ne paraissent pas juridiquement pertinents, est tout à fait fondé à s’indigner mais je ne suis pas sûr que, pour bien connaître l’institution policière, et la défendre quand elle ne transgresse pas les règles dont le respect fait son devoir et son honneur, cette pratique répétitive soit son quotidien.

Il faut accepter de regarder la réalité en face, et non pas au faciès, sauf si on admet par principe que les seuls faciès à ne jamais soupçonner ou vérifier seraient ceux des populations maghrébines ou africaines.

Pour ma part, si j’osais, et à mon sens nous ne tomberions pas dans un Etat policier mais seulement policé, je ne verrais aucun inconvénient à ce que les contrôles d’identité puissent être accomplis sans justification particulière, sinon celle de connaître qui a le droit de demeurer en France, citoyens irréprochables ou recherchés, et qui y réside illégalement, sans aucun titre. À parcourir certains quartiers populeux ou privilégiés, je devine ce que des contrôles d’identité inspirés par ce seul souci de parfaite connaissance de ce que la société française porte en son sein pourraient apporter de bienfaisant et de transparent.

On pourrait, dans un monde idéal, planifier et équilibrer à la perfection, sur les plans préventif et judiciaire, les contrôles : un Blanc, un Africain, un Maghrébin, un Asiatique, etc. On devine bien comme dans la France d’aujourd’hui ce serait une utopie.

Il y a des cités où, sauf à ne plus contrôler personne, l’immense majorité est africaine ou arabe.

J’ai connu des lieux, par exemple un dimanche soir gare du Nord il y a quelques années, vers minuit, où j’étais le seul Blanc au milieu d’une multitude toute de diversité. Je le constate, je ne m’en plains pas, je relève seulement que dans ces conditions, oser reprocher à la police des contrôles au faciès serait injuste.

Par ailleurs, si j’ai toujours insisté sur le fait que la globalité n’a aucun sens et est même choquante – c’est mon désaccord avec Eric Zemmour -, je n’éprouve aucune difficulté, en revanche, à souligner que dans la plupart des procédures ayant conduit à des affrontements avec la police et parfois à des issues regrettables ou même tragiques, les mis en cause étaient beaucoup plus souvent des Africains et des Maghrébins que des blancs. C’est une donnée incontestable que sociologiquement et sur le plan de la sécurité il est facile de vérifier.

Constater cette prédominance n’a rigoureusement rien à voir avec du racisme et les contrôles au faciès qu’évidemment on aurait reprochés à la police ou à la gendarmerie étaient pourtant parfaitement légitimes.

J’ai été contrôlé à plusieurs reprises dans le métro et j’en ai été très heureux dans mon for intérieur. Je n’ai pas cherché à fuir. Je n’ai insulté personne.

J’use de mon exemple pour montrer à quel point une multitude de citoyens “dont la couleur de peau est blanche”, pour reprendre l’expression du président, n’auraient pas la moindre once de répugnance républicaine si elle était contrôlée, de même d’ailleurs que nombre d’Africains et de Maghrébins irréprochables.

Derrière cette offensive contre les contrôles au faciès, il y a beaucoup de démagogie, la volonté naïve de croire que des populations que le progressisme chouchoute ne sont constituées que de gentils et d’aimables jeunes gens et que la police est méchante.

Alors que l’insécurité est à son comble et que notre société est en état fracture et de dislocation, notamment à cause de phénomènes de violence gratuite, je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour nous affaiblir encore davantage.

Je rappelle cette banalité : notre adversaire n’est pas la police mais celui qu’elle interpelle, que la justice poursuit, condamne, et dont elle fait, on peut l’espérer, exécuter la peine.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Baisse des expulsions, accélération de l’immigration : que fait Macron ?

macron pass sanitaire

Moins de liberté pour les Français, plus de liberté pour les immigrés clandestins : telle semble être la devise d’Emmanuel Macron. La crise sanitaire a des conséquences paradoxales : des mesures de plus en plus contraignantes à l’égard de nos compatriotes, mais une indulgence coupable à l’égard des étrangers en situation irrégulière.

Le Figaro, s’appuyant sur un rapport de la CIMADE et d’autres associations d’aide aux migrants, souligne que, durant cette année de Covid, les placement en rétention d’illégaux en vue de les renvoyer dans leur pays d’origine ont été divisés par deux.

Au mois de juin, Macron a bien demandé aux ministres concernés « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » pour les expulsions, laissant, selon son habitude, retomber sur ses subalternes la responsabilité des défaillances de sa politique ; mais force est de constater, selon les chiffres de la CIMADE, que, pour l’année 2020, sur la seule Métropole, les enfermements sont passés de 24.149 à 13.011 (-46 %). Comme le rapporte Le Figaro, « jamais il n’y a eu autant d’illégaux en France et jamais les expulsions n’ont été aussi faibless ».

L’opposition LR, qui fait, un peu tardivement, de l’immigration son cheval de bataille, s’inquiète et redoute qu’après ce ralentissement des expulsions, la machine ne reste grippée – à supposer que le gouvernement veuille vraiment la relancer. La droite, qui a longtemps été au pouvoir sans agir efficacement, n’est sans doute pas la mieux placée pour tirer la sonnette d’alarme, mais la situation qu’elle dénonce, à la suite du Rassemblement national et de quelques personnalités lucides, n’en est pas moins réelle.

Un paradoxe manifeste entre discours et passage à l’acte

Guillaume Larrivé, député de l’Yonne, estime le nombre de clandestins à « plus d’un demi-million ». Il rappelle que « les procédures d’éloignement ne sont toujours pas à la hauteur de l’explosion de l’immigration illégale ». Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration sous le mandat de Nicolas Sarkozy, va encore plus loin. Il estime que « ces chiffres de la rétention sont en trompe-l’œil et ne doivent pas masquer une réalité : le ralentissement du Covid entraînera l’accélération des migrations ». L’habitude devenant une seconde nature, le laxisme produira un appel d’air pour la venue de nouveaux clandestins.

Selon François-Noël Buffet, président de la commission des lois du Sénat, « le problème reste la très grande faiblesse des réadmissions et donc de l’accord des pays d’origine pour accueillir leurs ressortissants ». Il avait proposé de conditionner l’octroi de visas par la France à l’obtention de laissez-passer consulaires et d’inscrire cette disposition dans la loi, mais le gouvernement s’y est opposé. Comme le conclut l’article du Figaro dans un euphémisme, il y a un « hiatus » entre « la fermeté affichée par les autorités et la réalité de la politique migratoire française ».

Cette politique migratoire est à l’image du chef de l’État : quand un sujet le gêne, il est apparemment ferme dans ses déclarations, mais fluctuant, tiède, voire pleutre dans ses actes. Il n’a pas la volonté de s’attaquer à ce problème, qui contrevient à sa vision multiculturaliste du monde. Il considère la France comme un simple espace économique, ne croit ni à sa culture ni à ses racines judéo-chrétiennes. Il n’a cure de l’identité de la France, de sa survie même, si ce n’est en période électorale. L’immigration n’est pour Macron un problème que si elle peut nuire à sa réélection.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bagatelles pour un massacre – Criminalité allogène

délinquance violences

Pour les éditorialistes et autres chroniqueurs des médias, « l’ensauvagement de la société » est un thème de débat. Pour les Français, et en l’occurrence les Franciliens, il est une réalité quotidienne de plus en plus insupportable. Jour après jour, les faits divers extrêmement violents se suivent et se ressemblent. Le profil de leurs auteurs aussi.

Ainsi, samedi, un touriste espagnol a été agressé au cutter rue de Rivoli par un Rom sous l’emprise de l’alcool. Blessé à la gorge, le touriste a été pris en charge par les secours et hospitalisé. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger. Un simple différend à propos de l’utilisation d’un Vélib’ serait à l’origine de cette attaque qui n’est rien de moins qu’une tentative de meurtre. Plusieurs passants sont intervenus pour appréhender l’agresseur le temps que la police intervienne. L’homme d’origine roumaine a été interpellé par la police et placé en garde à vue.

C’est ensuite en Seine-et-Marne, dans le centre commercial de Claye-Souilly, que deux vendeurs en téléphonie ont été poignardés par un Sénégalais en situation irrégulière qui a été interpellé par les forces de l’ordre. L’une des deux victimes, âgée de 18 ans, a succombé à ses blessures. Le jeune homme venait d’obtenir son baccalauréat. La seconde victime, âgée elle de 20 ans, a été transportée à l’hôpital, dans un état grave. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un homme de nationalité sénégalaise âgé de 62 ans, serait venu réclamer un remboursement à la suite d’un « différend commercial ». Confronté au refus des vendeurs, l’homme serait parti avant de revenir armé d’un couteau. Il a alors poignardé les deux vendeurs, et tenté de frapper une troisième personne. En situation irrégulière sur le sol français, comme tant d’autres, il serait également, comme il se doit, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants.

La France n’en finit décidément plus de mesurer la « chance » que représente l’immigration.

L’effroyable répétition d’actes toujours plus barbares, commis pour des motifs totalement futiles et dérisoires, pourrait nous conduire à une forme de lassitude, nous poussant peu à peu à intégrer cette folie comme constituant un état « normal » et définitif auquel il faudrait se résigner. Pourtant, la violence endémique que nous subissons n’est pas une fatalité, elle est le produit de l’impuissance volontaire et des multiples démissions des politiques qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Et si nous évoquons régulièrement dans nos colonnes ces faits divers aussi odieux que tragiques, ce n’est pas par voyeurisme malsain ou appétence macabre, mais pour que les victimes ordinaires ne soient pas oubliées, pas plus que les responsabilités de ceux qui nous ont conduits dans ce qui ressemble chaque jour davantage à un enfer, cette « France Orange mécanique » implacablement décrite par Laurent Obertone.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2021

Non-vaccination et immigration : le grand non-dit

vaccin covid-19

C’est la grande question qui nous agite tous, une question en forme d’étau qui se resserre sur cette minorité de récalcitrants irresponsables qui pourraient faire dérailler la stratégie parfaite de lutte contre le coronavirus. Qui sont les non-vaccinés ? Où se cachent-ils ?

Je dis tous car, en quelques jours, de nombreuses personnalités, notamment de droite, se sont ralliées au panache d’Olivier Véran et à sa fameuse thèse, son « Je dis juste que » du 2 juillet dernier : « Je dis juste que 20 % de Français non vaccinés ne pourraient pas contraindre 80 % à ne pouvoir accéder à des activités de la vie courante. » Un dogme à partir duquel on réduira drastiquement les libertés des non-vaccinés, tout en rappelant « en même temps » qu’on « refuse de diviser les Français entre vaccinés et non-vaccinés » (le même Véran, le même 2 juillet, dans la même phrase).

Donc, une bonne partie des responsables politiques et médiatiques de droite, que l’on aurait pu croire davantage attachés à la défense de certaines libertés, sont sur cette ligne de l’injonction vaccinale. Robert Ménard, dans ses interventions télé, par exemple, ou, dans Le Figaro, Mathieu Bock-Côté, avec un petit texte intitulé : « Les antivax ou l’esprit critique devenu fou » et qui se termine par cette phrase : « Je confesse un sincère émerveillement devant cet accomplissement scientifique qui a permis de trouver en moins d’un an un vaccin capable, selon toutes les indications disponibles, de dominer le virus, de vivre avec lui, en limitant sa circulation et en le rendant globalement inoffensif. » On peut être un ravi de la crèche et un ravi des « vaccinodromes ».

Étonnante euphorie pro-vaccinale. Peut-être l’effet des sondages. Et la peur de passer pour obscurantiste. Peut-être, aussi, leur analyse de la carte – j’allais dire « électorale » – des non-vaccinés. Ben oui, car elles sont drôlement parlantes, ces cartes.

Un reportage du Monde dans le monde parallèle de cette population à « l’esprit critique devenu fou » nous emmène sur le terrain, dans ces territoires perdus dominés par l’obscurantisme, « à la base de loisirs de Jablines-Annet et à Meaux, en Seine-et-Marne, le département de France métropolitaine où la couverture vaccinale est la plus faible ». Vous y découvrirez, en images et dans le texte, une France colorée, essentiellement d’origine immigrée, dont les réticences à la vaccination auraient une origine « communautaire » : « Henda Coulibaly, l’une des cinq blouses blanches des MLAC, est originaire du Mali, comme la famille Doumbia. Elle a une explication à cette réticence, qu’elle qualifie de “communautaire”. Une histoire qui, dit-elle, s’est propagée dans toute l’Afrique au début de l’épidémie. » En dehors de ces « rumeurs » africaines, les personnes interviewées dans ce reportage avancent des arguments de bon sens.

Ce qui est certain, c’est que la carte des non-vaccinés correspond à la carte des territoires où la population d’origine immigrée est la plus dense, et aussi où l’abstention fut la plus forte aux dernières élections : à Paris, comme en Île-de-France, où la division ouest-est est nette, et partout dans le pays. Par exemple, dans le Sud-Ouest, comme le montre l’article de La Dépêche intitulé « Vaccin contre le Covid-19 : quels sont les départements en avance ou en retard en Occitanie ? », les départements les plus vaccinés sont aussi les plus civiques, les plus historiquement « républicains » (de droite comme de gauche), comme les Hautes-Pyrénées, le Lot ou les Pyrénées-Atlantiques, et le moins vacciné est la Haute-Garonne, le plus peuplé, mais aussi celui comptant une forte population d’origine immigrée.

Certes, d’autres facteurs entrent en jeu, comme l’âge. Mais la réticence à la vaccination des « territoires perdus » de la République est une réalité incontestable. Et, bien sûr, totalement absente de la logorrhée gouvernementale.

Quelque chose me dit d’ailleurs que dans la campagne de diabolisation des non-vaccinés, le gouvernement saura habilement contourner la Seine-Saint-Denis pour venir stigmatiser la Lozère.

Frédéric Sirgant

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dix multinationales réclament toujours plus d’immigrés

ikea immigrés

Comme aux heures les plus sombres d’une immigration encouragée et même sollicitée dès les années 1970 par un grand patronat avide de main-d’œuvre docile, tout au moins un certain temps, et à vil prix, une dizaine de chefs de grandes entreprises regroupés dans l’association Refugees are talents – en français, les réfugiés sont des talents pour les entreprises – se sont attribué la présomptueuse mission de favoriser l’intégration au travail des réfugiés ou prétendus tels (voir Présent du 30 juin).

Ces dirigeants, la main sur le cœur, fort heureusement protégé par le portefeuille, plaident pour un partage de bonnes pratiques et le renforcement de la sensibilisation des collaborateurs de leurs entreprises. Traduire une intensification du bourrage de crâne dans la droite ligne des tirades emphatiques, aux limites du grotesque, immortalisées dans leur déclaration commune : « S’engager pour l’accueil de personnes réfugiées est un levier puissant qui renforce la raison d’être de nos entreprises et la performance de chaque entité […] », concluant : « Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous ferons grandir notre engagement. Par conviction ; et parce que c’est une voie d’avenir pour nos entreprises et pour notre pays. »

Dans cet attelage immigrolâtre, nous retrouvons les groupes Accor, Adecco, Barilla, BNP Paribas, Ikea, Ipsos, Keolis, L’Oréal, Michelin, Sodexo, toutes enseignes davantage connues à ce jour pour leurs besoins endémiques en personnel relativement peu qualifié et à moindre coût que pour une fibre sociale et xénophile exacerbée.

En revanche, ces délicats patrons soucieux d’intégrer les demandeurs d’asile fraîchement débarqués ne pipent mot sur le sort qu’ils comptent réserver aux millions d’immigrés déjà présents sur le territoire national, sans emploi, en sous-emploi, voire en situation illégale de travail. Au travail ils pèsent sur le marché de l’emploi, au chômage sur la collectivité, et les aider au développement chez eux coûte encore. Dans la droite ligne de la Charte de la diversité créée en 2004, des incitations lourdes d’un monde associatif dédié au grand remplacement et des instances politiques et administratives – une rapide incursion dans la mairie de votre commune, à l’hôpital ou dans n’importe quelle administration devrait suffire à dessiller les plus distraits –, cet engagement médiatique du grand patronat résonne comme une incitation à favoriser toujours davantage l’accueil de toujours plus de « migrants ».

Les nouveaux esclaves de la mondialisation heureuse

Rappelons que depuis des décennies la France subit une immigration de peuplement dont une infime partie relève du motif travail. En 2020, année atypique certes, la primo-délivrance de titres de séjour s’élevait à 220 535 dont 26 950 seulement au titre du travail (source INSEE), soit 12 % c’est-à-dire moins de deux sur dix. Et encore ce modeste ratio fait-il figure de record si l’on considère qu’il s’établissait, les décennies précédentes, très nettement en dessous de 10 % (6,8 % en 2007, par exemple). Plus de 90 % de l’immigration s’est par conséquent établie sans vergogne totalement à charge, sans le moindre appel du pied, ni la moindre incitation de qui que ce soit.

Cet engouement des grands gagnants de la mondialisation pour l’inclusion des immigrés, réfugiés ou non, procède d’un intérêt bien compris. En effet, la nouvelle économie, de plus en plus digitalisée et robotisée requiert un nombre croissant de petites mains, de manutentionnaires, préparateurs de commande, emballeurs, livreurs au statut de plus en plus précaire, le plus souvent en contrat à la petite semaine, voire à la journée, avec même le retour du travail à la tâche sans parler du défaut de déclaration et des salaires et protection sociale indignes.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 6 juillet 2021

Art contemporain, bioéthique ou immigration… quel que soit le sujet, le « progrès » est le déni du vrai

Si l’on pouvait résumer en quelques lignes ce que nous sommes devenus…

C’est le magasine GQ qui s’en est fait l’écho, évoquant « une idée absurde qui est en train d’accoucher d’un conflit encore plus absurde ». De fait…. On se souvient de la polémique Salvatore Garau, du nom de l’auteur de la sculpture qui avait cette toute petite caractéristique… de ne pas exister. Le 18 mai dernier, elle a été vendue pour 15.000 euros : « Un certificat d’authenticité a été délivré à l’acheteur. Les conditions de son installation sont les suivantes : l’œuvre doit être installée au centre d’une pièce vide dans une maison indépendante et doit être délimitée par un bandeau collé sur le sol. Cette sculpture invisible mesure 150 centimètres de diamètre. »

Mais ce n’est pas fini, ma petite dame.

« Un artiste du nom de Tom Miller menace aujourd’hui de poursuivre en Justice l’artiste italien pour lui avoir volé son idée d’une œuvre inexistante. L’Américain explique qu’il a présenté en 2016 une sculpture invisible intitulée Nothing (« Rien ») dans la ville de Gainesville, en Floride. Tom Miller aurait tenté de rentrer en contact avec Salvatore Garau pour demander à être crédité – sans succès. L’avocat de Tom Miller, Richard Fabiani, a fait parvenir une lettre au plasticien italien afin de régler ce différend à l’amiable. »

Mais avant Nothing, déjà, existaient – ou plutôt n’existaient pas – que dalle, nada, peau de zeb, n’est-ce pas ? (Non) peints à quatre mains par Raymond Devos et Alice au pays des merveilles.

C’est un procès sans fin de poupées russes qui se prépare, et un débouché formidable pour l’art contemporain. Ni matières premières, ni stock, ni sueur, ni charges sociales. Les maires des territoires, si soucieux de ne pas passer pour des philistins bouseux au front bas, trépigneront pour avoir leur non-œuvre d’art. Ne dites pas que cela coûtera cher au contribuable pour « rien » : l’absence de pollution visuelle, la disparition des amoncellements hétéroclites sur les ronds-points de sous-préfecture remplacés par un néant jugé plus artistique et plus contemporain qu’eux a un prix. C’est mieux que rien, a-t-on coutume de dire. Mais parfois, rien, c’est mieux. S’il faut payer pour ça, pourquoi pas ?

Un jour, bien sûr, tout cela s’effondrera comme un château de cartes, un jeu de Mikado ou, tiens, le mur de Berlin. Pffft, zou… d’un coup ! Ce divorce fracassant entre « le progrès » et le réel explosera, comme une évidence. Tel l’enfant du conte d’Andersen, l’Occident se réveillera et criera avec effroi, ébahi de ne pas l’avoir pas vu jusqu’ici, que le roi est nu. Dans tous les domaines. Non, rien n’est pas une œuvre d’art. Non, un homme n’est pas une femme, même s’il le dit très fort. Non, deux femmes, pas plus que deux hommes, ne peuvent enfanter. Non, l’immigration n’est pas « plutôt stable », et ce ne sont pas vos lunettes qui vous trahissent mais les politiques, si vous constatez que votre quartier a bien changé. Non, le voile islamique n’a pas la même signification qu’un chapeau à plumes ou un béret basque. Non, le drapeau algérien et les youyous devant les mairies ne sont pas des valses de Vienne. Non, l’offrande d’un bouquet de fleurs n’est pas une agression… On pourrait continuer à l’infini.

Oui, un jour, bien sûr. La question est de savoir quand.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Grand débat – Marion Maréchal, une voix de résistance [vidéo]

29/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce nouveau numéro de Bistro Libertés, Martial Bild reçoit la directrice de l’ISSEP, l’Institut de Sciences sociales, économiques et politique, Marion Maréchal.

L’ancien député du Vaucluse, confrontée aux sociétaires de l’émission (Marie Pinsard, Alice Cordier de l’association Nemesis, Francis Bergeron de Présent et Pierre Gentillet) évoque avec un regard vif et complet des thèmes majeurs comme la culture « woke », l’enseignement, l’insécurité, l’immigration, l’Union Européenne.

A travers la rubrique Confessions , on cerne encore mieux la personnalité de les centres d’intérêt de cette femme entrepreneur qui n’a pas fini de faire parler d’elle.


Immigration : l’Europe s’apprête à verser 3 milliards d’euros à la Turquie

Erdoğan peut se frotter les mains : à l’occasion du sommet qui débute ce jeudi, à Bruxelles, l’Union européenne s’apprête à renouveler avec la Turquie l’accord migratoire de 2016 et à débourser des fonds considérables.
Pas moins de trois milliards d’euros entre 2022 et 2024, qui viendront s’ajouter aux 535 millions déjà octroyés en 2021. Théoriquement, pour que des ONG prennent en charge les réfugiés à l’intérieur de ses frontières. Si l’on en croit Le Figaro du 24 juin, le vice-président de la Commission chargé des questions migratoires a toutefois admis qu’« une partie de cet argent pourrait aussi aller à l’État turc ».

L’Union européenne se veut rassurante : les États membres ne devront pas mettre la main au portefeuille, puisque la Commission est suffisamment riche en début de mandat. Il faut dire que certains Parlements auraient pu faire des difficultés pour débloquer des fonds supplémentaires. Les instances européennes, une fois de plus, trouvent tout naturel de prendre des décisions sans consulter les peuples ni leurs représentants et de tout décider entre chefs d’État ou dans une Commission non élue. Sans compter que les réserves dans lesquelles on va puiser proviennent de la poche des contribuables.

On a ainsi trouvé le moyen de passer outre l’opposition éventuelle de pays qui verraient ce financement d’un mauvais œil. Cette manœuvre dissimule, au demeurant, des arrière-pensées électorales. L’Allemagne s’inquiète qu’on ne donne pas cette garantie aux Turcs : Angela Merkel ne veut pas déplaire à la nombreuse communauté issue de Turquie et ne souhaite pas voir renaître le problème turc avant les élections de septembre. Quant à Macron, à l’approche de 2022, il n’a pas envie de susciter une polémique supplémentaire. Un diplomate a confié au Figaro cette réflexion cynique : « On fait miroiter à la Turquie un montant qui sera débloqué plus tard, elle garde les frontières fermées et les leaders peuvent souffler pendant l’été. »

En faisant un pas vers Ankara, l’Union européenne prétend apprivoiser Erdoğan, tout en restant sur ses gardes. Elle espère qu’il lui rendra la pareille et fera des efforts sur la question de Chypre et du respect des droits de l’homme. Qui sait ? La Turquie acceptera peut-être même de « contribuer positivement au règlement des crises régionales » en Irak, Libye, Syrie, Azerbaïdjan et au Haut-Karabakh. On peut toujours rêver. À croire que l’Union européenne vit dans le monde des Bisounours. Faut-il être naïf… ou irresponsable ! Dire que certains rêvent encore de voir la Turquie entrer dans l’Union européenne…

Erdoğan, contrairement à plusieurs dirigeants européens (Macron en tête), n’a pas mis au rebut la souveraineté de son pays et recherche, avant tout, ce qu’il estime être l’intérêt de son pays. Il sait adoucir ses positions ou les durcir en fonction des circonstances et de ses intérêts, de ce qui lui est utile ou néfaste. Pour l’heure, il prend un visage accommodant, il a même renoncé à exercer son chantage sur l’immigration. Mais il est à parier, lorsque l’Europe sera endormie et aura baissé la garde, qu’il se montrera de nouveau menaçant. Les dirigeants européens devraient relire La Fontaine et se méfier de Raminagrobis.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thibault de Montbrial – Islamisme, délinquance, immigration: osons l’autorité ! [vidéo]

24/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thibault de Montbrial, avocat pénaliste et président du Centre de réflexion sur la Sécurité intérieure, avocat notamment de Zineb El Rhazoui, revient pour Livre Noir sur plusieurs thématiques sur lesquelles il est engagé : la police, la justice, la guerre contre l’islamisme, ou encore la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est l’objet de son dernier ouvrage “Osons l’autorité”.

Thibault de Montbrial est spécialisé dans la défense des forces de sécurité intérieure, la légitime défense, la défense de victimes de crimes, d’accidents collectifs et d’actes terroristes ainsi que la responsabilité pénale des dirigeants.

Découvrez ou redécouvrez cet entretien publié voici 3 mois mais qui reste toujours autant d’actualité !


Surdélinquance des étrangers et des Français issus de l’immigration : la fin d’un tabou ?

immigration délinquance

Laurent Lemasson, docteur en droit public et sciences politiques, vient de publier, dans le cadre de l’Institut pour la justice, un rapport où il analyse, à partir des données officielles disponibles, les rapports entre l’immigration et la délinquance.

C’est peu dire qu’il contribue à briser un tabou. On le voit, dans les médias où la gauche est en passe de perdre son hégémonie pluridécennale, dans l’opinion publique où s’opposent élite hors-sol et Français confrontés à l’insécurité quotidienne : les digues sont en train de céder. Même Emmanuel Macron, par la voix de Gérald Darmanin, s’essaie aux effets de manche en demandant aux préfets un tour de vis dans les expulsions des clandestins délinquants. La ficelle électoraliste est grossière, il n’empêche qu’il est en train de prendre conscience que la sécurité des Français sera un thème majeur de l’élection présidentielle.

Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, est interrogé ce week-end dans Le Figaro Magazine : il pointe toutes les contradictions de ce grand déni français : « Dans notre pays, parler négativement de l’immigration est moralement répréhensible et expose à une accusation de racisme ou, au mieux, de “fermeture d’esprit”. La question du lien entre immigration et délinquance est donc un tabou dans le tabou. »

Les chiffres alignés dans ce rapport sont tous plus affolants les uns que les autres et font ressortir une vérité nue, froide, objective : en 2020, 24 % de la population carcérale est étrangère, quand les étrangers ne constituent que 7,4 % de la population française. Sur ces étrangers, plus de la moitié (54 %) viennent d’Afrique et du Maghreb. Ces étrangers sont donc surreprésentés dans les prisons, mais aussi dans les chiffres de la délinquance fournis par la police et la Justice, particulièrement pour les faits violents (homicides, vols avec violences, agressions sexuelles).

Pierre-Marie Sève rappelle, d’ailleurs, qu’il n’existe pas de statistiques sur la présence carcérale des clandestins, pas plus que sur la délinquance des Français d’origine étrangère. Il leur a donc fallu, en quelque sorte, « débusquer » les chiffres. Ces « esquives » dans la méthodologie employée par les autorités pour connaître l’ampleur et les origines de cette augmentation de la délinquance et de la violence sont significatives : pendant des décennies, par idéologie, on a pu ainsi faire semblant de ne pas voir le lien patent entre immigration et délinquance. Les yeux grand fermés. Une méthodologie amputée de ressources essentielles : en son temps, Michèle Tribalat pointait le même problème pour l’étude de l’évolution démographique de la population française.

Ce rapport aborde également le problème des mineurs étrangers présents sur le sol français, les MNA (mineurs non accompagnés) : ils étaient 2.500 en 2004, 31.000 en 2019. « D’après le parquet de Paris, 75 % des mineurs jugés sont des mineurs étrangers », dit Pierre Marie Sève.

Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), a expliqué, dans un essai que nous avons évoqué dans ces colonnes, l’ampleur du problème posé : « Si un clandestin peut sembler mineur pour se confondre avec les vrais mineurs en besoin de protection, c’est encore mieux. Un mineur ne peut être expulsé ; c’est du reste pour cela qu’il en arrive et s’en déclare de plus en plus, vrais ou faux. Aucune contrainte ne peut s’exercer sur eux. Les réseaux en profitent pour en exploiter beaucoup qui dérivent dans les rues de nos villes. »

Un problème chaque jour plus aigu dans des villes comme Paris, Rennes ou Nantes. Recrutés par des réseaux au fonctionnement mafieux, ces MNA agissent en toute impunité, puisqu’on ne peut ni les punir ni les expulser. La faiblesse de la loi française alimente donc, en creux, la délinquance sur le sol français.

Le prochain président de la République ne devra pas seulement jeter de la poudre aux yeux des Français en donnant l’illusion de l’action. Pour résoudre les fractures territoriales, sociales, culturelles et identitaires françaises, il faudra entièrement refonder la législation française en matière d’immigration.

Quitte à s’affranchir de la CEDH.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un référendum pour limiter l’immigration : 6 Français sur 10 y sont favorables

migrants

Près de 93% des sondés proches de la droite sont pour cette initiative selon un sondage.

L’immigration reste un sujet brûlant en France. Et l’idée de réaliser un référendum pour limiter les flux de personnes étrangères, plébiscitée par Marine Le Pen ou encore Eric Zemmour, pourrait devenir plus concrète. Un sondage de l’Institut CSA pour CNews, réalisé jeudi 17 juin auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française, révèle en effet que 62% des Français seraient favorables à la mise en place d’un tel référendum. Parmi ces 62%, 35% y sont « tout à fait favorables » et 27% « plutôt favorables », rapporte CNews. En revanche, 37% des sondés seraient défavorables à cette manœuvre, dont 19% totalement contre et 18% plutôt opposés.

L’immigration de moins en moins acceptée

Toujours d’après cette étude menée pour CNews, les électeurs de gauche seraient davantage opposés à un référendum pour limiter l’immigration en France que le reste de la population. Ils seraient ainsi 61% à y être contre. Le chiffre grimpe même à 66% pour les partisans d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Au centre, la réponse est mitigée avec 50% de chaque côté, relate CNews. Pour les électeurs de droite, les chiffres approcheraient néanmoins de 100% : 93% des sondés proches de la droite se disent favorables à ce référendum et 98% pour les partisans du Rassemblement national (RN).

Comme le rapporte CNews, un conseiller d’Emmanuel Macron aurait glissé, lors d’une réunion la semaine dernière, que « le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas ». Le gouvernement tendrait d’ailleurs à serrer la vis en matière d’immigration, notamment pour les individus arrivés clandestinement sur le territoire. Le 13 juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin aurait demandé aux préfets d’assurer un meilleur suivi des étrangers en situation irrégulière, notamment concernant les auteurs de « graves troubles à l’ordre public ». Mercredi 16 juin, à l’Assemblée nationale, le ministre a assuré que les contrôles aux frontières avaient été renforcés ces quatre derniers mois ; donnant lieu à 20 000 arrestations de clandestins à la frontière italienne, et 15 000 à la frontière espagnole. Comme le relaie CNews, il s’agirait, selon Gérald Darmanin, d’un chiffre « quatre fois » voire « cinq fois plus » élevé « que par le passé ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

[ZOOM] Michel Geoffroy : “Immigration de masse – L’assimilation impossible”

Renaud Camus : « Je crois qu’un sursaut est possible »

Malgré l’effondrement culturel ou celui du système scolaire nous conditionnant à accepter le remplacement de notre propre civilisation, Renaud Camus rappelle que les dissidents qui se battaient pour la vérité dans les années 80 ont réussi à faire s’effondrer le régime soviétique. Pour lui, donc, un sursaut est encore possible.

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Le grand remplacement est-il plus que jamais d’actualité ?

Oui il est d’actualité, ma conviction est que c’est le thème qui est le plus d’actualité et le plus important dans la vie et dans l’histoire de notre pays, car si on change de peuple, l’histoire de notre pays aura une toute autre signification.

Êtes-vous un lanceur d’alerte plutôt qu’un théoricien ?

Le grand remplacement, hélas, n’a rien d’une théorie, c’est le phénomène le plus important de l’actualité et de notre histoire. Je ne suis pas le théoricien, je suis celui qui l’a nommé, en proposant un nom assez adéquat qui a été largement repris à travers le monde.

Le grand remplacement est désormais admis par une partie de la classe politique, est-ce une victoire ?

Ce qui est une victoire, c’est que les gens puissent se rendre compte de ce qui survient. C’est une victoire incomplète, car ce qui règne est le négationniste global : le fait de nier cette évidence. Tout ce qui aide à affirmer la vérité sur ce phénomène est une bonne chose.

Le monde politique est-il suffisamment conscient de ce phénomène ?

Même au sein du personnel politique, beaucoup de personnes le voient sans en être inquiétées. Certains s’en réjouissent comme Jean-Luc Mélenchon qui au fond dit à peu près la même chose que moi, en disant que le pays sera entièrement métissé et que la population sera changée. Et il trouve que c’est très bien !

L’inaction du monde politique s’explique-t-elle par l’idéologie ou une cécité volontaire ?

Parler d’une volonté, c’est beaucoup dire. Ils sont totalement dépassés par les événements et voient que leurs discours ne tiennent plus et qu’il n’y a plus de relation entre l’information et la réalité effroyable de ce qui survient. Donc ils naviguent au jour le jour. Leur seule obsession, ce sont les sondages et leur réélection ou leur élection.

La récente dissolution de Génération identitaire est-elle un coup de pouce au grand remplacement ?

Tout ce qui porte sur la constatation du changement de peuple, de la colonisation de la France et de l’Europe ne doit pas être nommé. Il n’y a rien d’autre à reprocher à ces jeunes gens, au contraire ils sont plus du côté de la loi que ne le sont les juges. Ils défendent le territoire, les frontières. Ils n’ont commis aucune espèce de violence et n’appellent à aucune violence. Il n’y avait aucune raison objective de les dissoudre, sinon le fait qu’ils affrontent le tabou du grand remplacement. On peut l’appeler autrement : si certains préfèrent, on peut dire génocide par substitution en utilisant le terme d’Aimé Césaire plutôt que le mien. Cela revient au même : un changement de peuple et de civilisation.

Malgré une production intellectuelle reconnue, vous êtes désormais un infréquentable…

Je n’ai jamais été très populaire dans le monde intellectuel et médiatique. Le devoir moral et le devoir esthétique d’un écrivain est de se porter systématiquement au point obscur du discours d’une société : j’en ai exploré plusieurs, ce qui ne me rend pas populaire. D’autre part, je n’ai pas une considération folle sur le rôle et la place des médias ou des journalistes dans la société française. Ce qui rend nécessaire de me faire taire à tout prix, c’est que j’affronte ce qui doit ne pas être dit : le phénomène le plus important qui doit être tu.

Quotidien vous impute une influence sur l’attentat de Christchurch en 2019. Que leur répondez-vous ?

Je cela trouve absurde et je vois cela comme une preuve que personne ne me lis. Deux catégories de gens ne m’ont pas lu : les journalistes qui formulent ce genre d’accusation et les tueurs de masse. Ce qui prouve que le tueur de masse n’a aucune relation avec moi est qu’il a commis son crime. En effet, le centre de ma réflexion politique est le concept d’In-nocence, de non nuisance et de non-violence. Je suis partisan de la remigration car je pense que les sociétés multiculturelles et pluri ethniques sont violentes. C’est pour éviter cette violence que j’appelle au constat du grand remplacement et à la remigration. Contrairement à ce que répètent les journalistes et le pouvoir négationniste, le tueur de Christchurch ne fait pas la moindre référence à moi. Cette expression de grand remplacement est partout aujourd’hui, et dans de très nombreuses langues. Le président Macron paraît-il en parle à l’Élysée.

L’importation du conflit israélo-palestinien est de plus en plus affirmé en France, est-il l’illustration du grand remplacement ?

Les choses deviennent de plus en plus claires et peuvent contribuer à la levée du négationnisme global. Ce n’est même plus une importation, c’est comme s’il y avait un front commun entre Jérusalem et la Seine-Saint-Denis. Nous nous retrouvons dans une situation incroyablement voisine de celle des Israéliens : ils sont dans une guerre extérieure avec Gaza et la Cisjordanie et en difficulté à l’intérieur avec la minorité arabe musulmane. La dérision sinistre du vivre ensemble éclate en Israël, comme elle éclate en France et en Europe, avec toujours l’étonnement naïf des gens qui ne comprennent pas et disent qu’ils vivaient très paisiblement les uns avec les autres.

Deux peuples peuvent-ils vivre ensemble sur un même territoire ?

Je ne le pense pas. Des individus peuvent s’intégrer dans toutes les civilisations, et l’histoire de la France en donne des milliers d’exemples magnifiques. À partir du moment où les immigrés sont en tel nombre qu’ils se conçoivent eux-mêmes inévitablement comme un peuple avec sa religion, sa civilisation, ses costumes et ses mœurs culinaires et autres, il n’y a plus d’intégration.

Le terme intégration est anachronique : les intégrations auxquelles on assiste aujourd’hui sont celles des malheureux indigènes qui restent dans les zones de population remplacées, et qui pour survivre, sont obligées de s’intégrer aux nouveaux venus.

Quand il requiert plus d’immigration pour sauver la démographie, François Bayrou devient-il un agent du grand remplacement ?

C’est absurde, car même la population indigène de la France n’a jamais été aussi nombreuse. Toutes les politiques écologiques, quelles qu’elles soient, sont un pansement sur une jambe de bois tant qu’on n’affronte pas la question démographique. À la télévision, la croissance démographique est donnée comme une bonne chose et la décroissance démographique comme une mauvaise chose.

S’il y a une décroissance démographique, c’est la première des nécessités pour la planète. La plastification du monde et des océans, la saleté de la planète, le nombre croissant des villes ressemblant à des bidonvilles, y compris à Londres et à Paris, prouvent qu’il n’y a aucune nécessité de décroissance démographique.

L’inquiétude vient de la croissance débridée des populations extra européennes, y compris en Europe.

Les Français semblent finalement se résoudre au grand remplacement, pourquoi se battre contre ?

S’ils l’acceptent, il est vain de se battre contre. Ils l’acceptent en raison de l’effondrement culturel et de celui du système scolaire : c’est le petit remplacement. Jamais au cours de notre histoire, les Français n’auraient accepté ce qu’ils subissent aujourd’hui.

À partir du moment où on a une conception du monde industrielle, de la matière en général et de la matière humaine, on tend à la produire. L’effondrement culturel devient une nécessité pour qu’il y ait une sorte d’égalité dans l’hébétude, puis on éradique la classe cultivée. Il y a des individus cultivés en France, mais plus une classe cultivée. Il suffit de comparer la télévision d’aujourd’hui à celle d’il y a 30 ou 40 ans.

La culture française serait-elle morte ?

Il y a des éléments de survie qui sont précieux. Mais on voit bien l’effondrement culturel et la conception qui prime aujourd’hui au moment de l’épidémie. On a l’impression que la culture n’est qu’un spectacle de masse. La culture c’est d’abord celle de l’individu : la lecture, la méditation, la campagne, la solitude. On pourrait considérer que la pandémie pourrait être favorable à la retraite en soi-même et à la méditation et donc à la culture.

Avez-vous toujours de l’espoir ?

Un sursaut est possible sinon je ne serais pas là ! Nous sommes un certain nombre à nous battre pour que ce sursaut survienne. Un sursaut est une étincelle de vérité. On l’a vu par exemple dans la société soviétique des années 70 et 80 où des dissidents se battaient pour la vérité. Tout le monde voyait que ce système communiste ne marchait pas, mais personne n’osait dire la vérité. Quand la vérité a percé, elle s’est répandue comme une traînée de poudre. Donc à tout moment il est possible que les gens réalisent. Fasse le ciel que l’étincelle de la vérité ne soit pas un drame épouvantable, mieux vaudrait que quelqu’un, à un moment, arrive à porter une parole qui soit entendue.

L’avenir des Français se trouve-t-il dans des sanctuaires à l’abri de quartiers grand remplacés ?

J’aime beaucoup ce concept de sanctuaire. La situation est tellement dégradée dans tellement de domaines, y compris dans le domaine de la défense des paysages, qu’il n’y a plus d’espérance – au moins dans un premier temps – que dans des sanctuaires pour les paysages, le patrimoine, l’éducation, pour la haute culture.

Des sanctuaires organisés autour d’un petit nombre me semblent plus raisonnables que l’espérance d’un changement global. Je suis favorable à une politique des sanctuaires, en particulier dans le domaine de l’éducation. Il faut rééduquer car aujourd’hui la seule éducation qui est dispensée est l’acceptation du génocide par substitution : apprendre aux gens à être remplacés ou à remplacer. Voilà à peu près à quoi se réduit l’enseignement aujourd’hui.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Faire barrage ». Le bilan du « front républicain » : chaos migratoire et sécuritaire, par Jean-Yves Le Gallou

barrage front républicain

En France, la classe politique est composée de castors : de La France insoumise à l’état-major des Républicains, en passant par LREM, il s’agit de « faire barrage ». « Barrage au Rassemblement national » pour Larcher, Pécresse, Jacob et autres Muselier. Chez les macronistes, on va encore plus loin en affirmant : « L’ennemi à abattre, c’est le Rassemblement national. »
Un discours qui n’a rien de nouveau : il dure depuis quarante ans ! Avec pour résultat le chaos migratoire et le chaos sécuritaire. Explications.

Des victoires importantes… jusqu’à l’affaire Oussekine

Les questions d’insécurité et d’immigration sont entrées dans l’actualité au début des années 1980. Elles marquèrent fortement trois élections : les municipales de 1983, avec l’effondrement de la gauche et la première percée du Front national à Dreux et à Paris ; les européennes de 1984 avec l’arrivée de dix élus FN au Parlement européen ; les législatives de 1986 avec une majorité RPR-UDF et en même temps l’existence d’un groupe FN de 35 députés. Deux forces qui avaient rassemblé plus de 55 % des suffrages sur des programmes assez proches de contrôle strict de l’immigration, de refonte radicale du Code de la nationalité et de réforme sécuritaire du Code pénal.

La mise en œuvre de ce programme fut sabotée par François Mitterrand et interrompu par l’affaire Malik Oussekine, gigantesque opération de diabolisation du gouvernement Chirac.

La naissance du « front républicain »

L’occasion d’agir pour la France ne se représenta plus car les lobbys idéologiques et les médias œuvrèrent pour imposer à la droite classique un « front républicain ». En clair ne jamais passer le moindre accord avec le Front national, ce qui revenait à retrancher du débat démocratique 15 % de l’électorat, 30 % à 40 % dans certaines communes urbaines. Bref, un crime politique contre la démocratie.

Les conséquences en ont été considérables :

– un affaiblissement du bloc de droite coupé en deux alors que la gauche restait globalement unie (écologistes de circonstance compris) ;
– un gauchissement et une « désidentarisation » de la droite classique coupée de son aile droite et vivant sous la terreur de la diabolisation ;
– la promotion des « antifas » et de l’extrême gauche exerçant un rôle de chien de garde du système en contribuant par leurs attaques violentes à renforcer cette situation ;
– et surtout le Grand Remplacement électoral des Français de souche sortis du jeu (25 % à 35 % dans les banlieues) par des immigrés communautarisés et supplantés par des électeurs issus de l’immigration.

Le paradigme de Mantes-la-Jolie : la naissance de « l’islamo-droitisme »

Au départ, Pierre Bédier – maire de Mante-la-Jolie de 1995 à 2005 – est un jeune loup de la droite chiraquienne avec un électorat français de souche hostile à l’immigration.

La mise en place du cordon sanitaire le prive d’une partie de cet électorat.

Pour compenser cette perte, il se tourne vers la communauté turque dont il acquiert les votes à coups de subventions pour des mosquées, des centres culturels, des clubs de sport. C’est la naissance de « l’islamo-droitisme » présent dans toutes les banlieues et fonctionnant selon les mêmes ressorts que l’islamo-gauchisme : le clientélisme. Avec une justification politique : si le Front national est le mal absolu, alors tous les autres sont des alliés possibles. Les stratèges de l’islamisme profiteront pleinement de cette démarche antinationale.

Le résultat est là : les associations « antiracistes » et immigrationnistes croulent sous les subventions que les élus de droite accordent avec une grande générosité en les considérant comme une sorte de police d’assurance ; les villes se couvrent de grandes mosquées dont beaucoup sont les foyers d’un islam de plus en plus radical ; les élus achètent la paix sociale (et électorale) en déléguant une partie du pouvoir local aux chefs de bandes.

Quarante ans plus tard, le constat est édifiant : c’est le chaos migratoire, avec une immigration dont le flux d’entrée a augmenté de 50 % à chaque décennie ; avec, pour conséquence, le chaos sécuritaire dans la mesure où il y a – c’est un fait – une sur délinquance systémique de l’immigration.

Mariani et Zemmour : pour en finir avec le front républicain ?

Le mettre en échec : c’est le rôle dévolu à Mariani s’il parvient à remporter la région PACA malgré la coalition de tous les autres qui se dessine pour le deuxième tour.
C’est aussi tout l’enjeu d’une possible candidature Zemmour à la présidentielle.

Renverser l’échiquier de la partie mille fois jouée, front républicain contre Front national. En structurant à côté du Rassemblement national un électorat aujourd’hui orphelin de souverainistes, de LR de droite trahis par les marionnettes qui les gouvernent et d’abstentionnistes déçus de l’offre politique. Une force émergente qui pourrait s’allier ensuite au RN et permettre enfin une recomposition politique mortelle pour le front républicain.

Jean-Yves Le Gallou

Texte daté du 8 juin 2021 et repris du site Polémia

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Fabien Engelmann : « Ce qui me met en colère, c’est ce laxisme migratoire et ce laxisme de la justice : si ce délinquant avait été expulsé, cette jeune femme ne serait pas morte ! »

Fabien Engelmann

Dans la nuit de dimanche à lundi, à Hayange, un ressortissant kosovar multirécidiviste et condamné à la prison ferme a poursuivi et poignardé à mort sa compagne qui, pour tenter de lui échapper, avait sauté par la fenêtre pour se réfugier au commissariat situé à 40 mètres mais fermé à cette heure.

Réaction de Fabien Engelmann, maire de la commune, qui décrit une situation locale complexe où des migrants demandeurs d’asile en provenance des Balkans arrivent régulièrement et sont pris en charge dans des hôtels

Un fait terrible a eu lieu à Hayange et a provoqué votre colère sur les réseaux sociaux. Un ressortissant kosovar a poignardé à mort sa compagne de 21 ans. Ce drame s’est passé en pleine nuit dans les rues de Hayange. Ce Kosovar n’avait plus rien à faire sur le territoire national.

Ce Kosovar a un casier judiciaire long comme mon bras, il est multirécidiviste à 23 ans et était condamné à de la prison ferme. Il demande un bracelet électronique et on l’autorise à quitter le centre pénitencier. On se rappelle tous cette sordide histoire où après une altercation avec lui, sa compagne saute par la fenêtre pour trouver refuge au commissariat de police situé à 40 mètres de leur entrée. Elle toque à la porte pour essayer d’avoir l’aide d’un policier, mais malheureusement le commissariat est fermé. Son agresseur la poignarde de nouveau et cette pauvre jeune décède quelques minutes après avec une douzaine de coups de couteau dont plusieurs dans la gorge.

Ce qui me met et ce qui met en colère la population, c’est que l’on a un laxisme migratoire et un laxisme de la justice. Cette personne devait purger un an et demi de prison ferme et être expulsée du territoire national. Pourquoi s’amuse-t-on à garder ce genre d’individu violent qui nous vient des Balkans, sur le territoire national ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait pourtant communiqué à plusieurs reprises en disant qu’un regain d’expulsions avait été mis en place. Qui vérifie que ces procédures d’expulsions sont bien mises en application ?

C’est une foutaise. Dans la commune, nous avons un hôtel qui a été réquisitionné par le préfet pour des soi-disant demandeurs d’asile qui nous viennent des Balkans. Parfois, leur dossier est refusé. Soit, ils restent sur le territoire, soit certains sont peut-être expulsés, mais ils reviennent. Je suis persuadé que vous pouvez partir dans ces pays-là en voiture sans le moindre contrôle. De plus en plus d’Albanais et de Kosovars viennent librement sur le territoire français. Évidemment, tout est pris en charge par les APL ou le RSA. Lorsque l’hôtel avait été réquisitionné, j’avais demandé si nous pouvions bloquer un ou deux étages pour des SDF français ou issus de l’Union européenne. On m’a tout bonnement dit « nous ne pouvons pas, il y a d’autres foyers plus adaptés pour ces gens-là ». Ces autres foyers ont également été réquisitionnés pour ces soi-disant demandeurs d’asile. Il y a une certaine colère et amertume de ma part. Il faut vraiment que cela change, car si nous continuons ainsi, je ne sais pas comment nous allons finir.

La cause est nationale et préfectorale, néanmoins les élus locaux ont-ils d’autres solutions ?

Hayange a une police municipale et nous avons lancé une offre d’emploi pour recruter d’autres policiers municipaux. En règle générale, la police municipale s’arrête à 20 heures. Elle travaille deux heures supplémentaires par rapport aux commissariats qui ferment à 18 heures.

Si une personne a besoin du commissariat d’Hayange, il faut qu’elle aille à Thionville.

Il faut faire le 17. La police municipale patrouille les vendredis et samedis du printemps et de l’été.

Je ne suis pas persuadé que la victime aurait pu aller plus loin. Son conjoint était très sportif et courait très vite. Je suis d’une part révolté de la fermeture du commissariat à 18 heures. Et d’autre part, si ce délinquant avait été expulsé du pays, elle ne serait pas décédée.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire