Allemagne : “pas assez de rédacteurs en chef issus de l’immigration”

L’OJIM avait déjà parlé du Bondy blog, financé entre autres par le propriétaire de Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, et fer de lance du remplacement progressif mais inéluctable des Européens dans le monde du journalisme par des professionnels issus de l’immigration extra-européenne. En 2016, Gilles Kepel avait signalé l’emprise des Frères musulmans sur le Bondy blog, une organisation qui accueille volontiers les décodeurs du Monde via son responsable de l’époque Samuel Laurent.

Nous reproduisons un article du 12 mai 2020 de l’hebdomadaire conservateur allemand Junge Freiheit qui nous apprend que des efforts dans le même sens sont poursuivis outre-Rhin.

Berlin. Selon les “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” il n’y aurait pas, dans les rédactions des grands organes de presse et de médias allemands, suffisamment de journalistes ayant des racines étrangères. Dans un sondage, comprenant 122 des médias ayant la plus grande audience, il ressortirait que 6% seulement des rédacteurs en chef seraient issus de l’immigration, ce que déplore cet organisme dans une dépêche de lundi. Selon les informations données par “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias”, Christine Horz, de l’Université technique de Cologne, spécialiste de la communication, les aurait conseillés dans le cadre de cette étude.

Sur 126 des rédacteurs en chef contactés – dans le cadre des 122 médias ciblés – 90 auraient répondu, dont huit issus de l’immigration. Mais de l’immigration européenne seulement : l’Autriche, le Luxembourg, le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la Roumanie et la Grèce étant les pays d’origine de ces journalistes. Les pays dont sont issus les plus grands groupes de migrants en Allemagne, la Turquie, la Russie et la Pologne, n’étant pas représentés, toujours selon cette étude.

“Une homogénéité étonnante”

Par ailleurs, il n’y aurait aucun rédacteur en chef noir (“gens de couleur”). Les rédacteurs/rédactrices en chef issu(e)s de l’immigration, appartiendraient à des groupes d’immigrés non perçus comme “étrangers” par l’opinion publique. Ainsi, les rédacteurs en chef des médias allemands représenteraient une société “d’une homogénéité étonnante” pour un pays qui se voudrait depuis deux décennies, un pays d’immigration. “Par contre, les minorités visibles sont exclues.”

En même temps, l’organisation regrette que pratiquement tous les médias allemands n’aient aucune connaissance des origines des rédacteurs, ne sachant pas lesquels seraient “issus de l’immigration ou posséderaient des critères de diversité similaires”. Ainsi, ils ignoreraient combien leurs rédactions sont homogènes ou au contraire, riches en diversité.

La directrice générale de l’organisme, Konstantina Vassiliou-Enz, sonne l’alarme :

“Beaucoup de médias allemands risquent de perdre le sens des réalités en Allemagne. Dans de nombreuses grandes villes, la majorité des enfants scolarisés sont issus de l’immigration.” La spécialiste des médias Christine Horz (cf plus haut, université de Cologne) considère que « les chaînes publiques sont dans l’obligation de représenter la mixité sociale » et de « se faire enfin les précurseurs dans la conception de stratégies de la diversité durables.”.

Nouveaux groupes ciblés

Toujours selon “Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands”, les “communautés d’immigrés”, représentant un public potentiel, seraient de nouveaux groupes à cibler. La “diversité dans les programmes ou les publications permet d’augmenter sa portée ou son tirage et fait de vous un employeur potentiel pour les immigrés.”

Cette organisation est une association qui se comprend comme “représentant des intérêts des professionnels des médias ayant une histoire de migration” et défend “un reportage équilibré” qui “donne une image adéquate du pays d’immigration qu’est l’Allemagne.”

Parmi les membres du conseil d’administration de l’association on compte, entre autres, la journaliste Ferda Ataman, d’origine turque ainsi que Ferdos Forudastan, ancien porte-parole de Joachim Gauck, ancien président de la Fédération allemande (Bundespräsident). Par contre, tous les journalistes ayant “une histoire d’immigration” ne sont pas les bienvenus dans cette association.

“Les nouveaux acteurs dans le monde des médias allemands” avaient déjà fait parler d’eux comme gardiens de la langue allemande, voulant imposer aux journalistes un certain vocabulaire à utiliser dans leurs articles ou reportages. Au lieu de “vague de réfugiés” : “migration”, au lieu de “demandeurs d’asile” : “demandeurs de protection”. Et pour les personnes issues de familles immigrées, le terme “culture diversifiée” était recommandé.

Article repris du site OJIM

Après le confinement, la submersion migratoire ?

Le rétablissement progressif des déplacements internationaux risque d’entraîner un afflux massif de clandestins. Cette prévision n’émane pas de dangereux conspirationnistes mais d’organisations internationales « respectables ». Face à ce péril, le gouvernement français semble désarmé. Pire, son inaction rend possible la submersion migratoire du pays.

Dans la période de l’après-confinement qui s’ouvre, le rétablissement progressif des transports aériens, maritimes et terrestres en Europe devrait être accueilli comme une bonne nouvelle. Pour au moins une raison, cela n’est pas le cas. Le retour à la normale risque en effet d’entraîner un afflux de clandestins en France. De nombreuses conditions sont réunies pour le rendre possible.

La situation migratoire vue par des institutions internationales

Trois récentes communications viennent coup sur coup rappeler aux Français une dure réalité que le confinement aurait pu faire oublier : de très nombreux extra-Européens attendent leur heure pour venir clandestinement en Europe et en particulier en France.

La première communication est un rapport du Bureau européen d’appui en matière d’asile publié le 5 mai (1). Si les rédacteurs du rapport constatent que le confinement a entraîné une forte baisse des demandes d’asile en Europe en mars 2020, ils rappellent néanmoins que l’émigration « liée à l’asile » vers l’Europe avait fortement augmenté durant les deux premiers mois de 2020 par rapport à l’année dernière : + 14 %. L’institution financée par l’Union européenne estime très vraisemblable que la dégradation de la situation sanitaire dans les pays du tiers-monde en raison de la pandémie du coronavirus entraîne une forte augmentation du nombre de candidats extra-européens au départ pour l’Europe. La suspension de la lutte des pays de la coalition contre l’État islamique est également soulignée par les rapporteurs, ainsi que le risque d’une résurgence de cette mouvance et de ses funestes projets, dont l’Europe pourrait être le terrain d’opération.

Le 14 mai, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime publiait un rapport sur les effets du Covid-19 sur l’immigration illégale (2). L’institution fait non seulement le constat que celle-ci a continué pendant le confinement instauré dans les pays européens. Elle estime également très prévisible que le chômage et la récession dans les pays du tiers-monde entraînent un regain de l’activité des passeurs et autres trafiquants d’êtres humains, comme cela s’était produit après la crise financière de 2008.

Plus récemment, l’Agence européenne de police criminelle Europol soulignait dans un communiqué de presse du 15 mai plusieurs conséquences aux restrictions de circulation (3). L’une d’entre elles est une demande accrue de clandestins dans le secteur agricole, dont une partie de la main-d’œuvre est retournée au pays. Les représentants d’Europol soulignent également une adaptation et une agressivité accrue des passeurs et des trafiquants d’êtres humains, qui pourraient se déployer à l’occasion du rétablissement des transports internationaux.

Il n’y a pas que les passeurs qui piaffent d’impatience. Ce sont des centaines de milliers, voire des millions, de migrants qui attendent leur heure pour venir en Europe de l’Ouest à partir notamment de la Libye (4), de la Turquie, du Maroc et des Balkans (5). Dans ce contexte, tout signe de laxisme est guetté avec attention. Des signes qui ne manquent pas ces derniers temps, en particulier venant de France.

La France désarmée

La presse s’en est fait l’écho, les arrestations de personnes en situation irrégulière en France semblent réduites à la portion congrue. De nombreux centres de rétention administrative destinés à retenir les clandestins avant leur expulsion ont pratiquement été vidés, « pour raison sanitaire » (6). Comme s’il fallait ajouter une autre incitation à venir clandestinement dans notre pays, le gouvernement pratique à tout-va les régularisations appelées pudiquement « admissions exceptionnelles au séjour ». De 2015 à 2018, ce ne sont pas moins de 149 680 clandestins qui ont été régularisés (7). L’appel d’air suscité par cette mesure est considérable. Même en situation normale, le gouvernement français est un des pires pays européens en matière de retours forcés : seuls 15 % des obligations de quitter le territoire ont effectivement été exécutées en 2018 (8).

L’Union européenne n’est pas en reste

Pendant ce temps, des membres des institutions européennes multiplient les déclarations et parfois les mesures qui aboutissent à affaiblir la maîtrise des flux migratoires par les pays européens.

Le 16 avril, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé que les migrants recueillis en mer, notamment par les bateaux des O.N.G., ne soient plus ramenés en Libye, ce qui était pourtant déjà rare, et que la coopération avec les garde-côtes libyens soit rompue (9).

Le 30 avril, de nombreux députés européens plaidaient pour faciliter la migration et l’asile par des voies légales et sûres, appelées « couloirs humanitaires ». En pleine paralysie d’une partie de l’économie européenne, les députés de gauche justifiaient cette position pour « combler les besoins du marché du travail » ! (10).

La présidente de la Commissaire européenne, Ursula von der Leyen, n’est pas en reste. Elle vient de rappeler aux pays européens de l’U.E. le principe du non-refoulement des migrants et la nécessité de continuer les opérations de « relocalisation » (11).

Pour parachever le tout, c’est l’opération Sophia, initialement chargée par l’Union européenne de lutter contre les passeurs convoyant des migrants de Libye en Italie, qui a été récemment réorientée vers le contrôle de l’embargo sur l’importation d’armes en Libye (12).

En renonçant au peu d’outils qu’il avait dans la lutte contre l’immigration clandestine, le gouvernement français apparaît totalement désarmé au sortir du confinement. L’Union européenne ne fait qu’ajouter à ce désarmement qui est également moral. Les pays de l’est de l’Europe montrent qu’une autre voie est possible. C’est paradoxalement au pire moment, en pleine crise économique, que risquent d’arriver des cohortes de clandestins qui n’auront souvent comme seul viatique que les aides sociales versées par un État criblé de dettes. Dans ces circonstances, le virage « social » du président Macron ne peut qu’inquiéter.

Paul Tormenen

Texte repris du site Polémia

(1) « EASO Special Report : Asylum Trends and COVID-19 ». EASO. 7 mai 2020.
(2) « How COVID-19 restrictions and the economic consequences are likely to impact migrant smuggling and cross-border trafficking in persons to Europe and North America ». UNODC. 14 mai 2020.
(3) « Migrant smugglers and human traffickers to become more ruthless and clandestine, says new Europol report ». Europol. 15 mai 2020.
(4) Estimation de 650 000 migrants attendant en Libye dans « L’Algérie renonce au poste d’émissaire de l’ONU pour la Libye ». L’Économiste maghrébin. 27 avril 2020.
(5) « Top Hungarian official says 100 000 migrants gathering on Balkan Peninsula ». Voice of Europe. 3 décembre 2019.
(6) « En Europe, l’asile en suspens, les flux migratoires à l’arrêt ». Le Monde. 18 avril 2020. « Les centres de rétention face au Covid-19, une bombe à retardement ». La Vie. 31 mars 2020. « Centres de rétention : étrangers et policiers face au coronavirus ». Dalloz actualité. 19 mars 2020. Jugements de libération de clandestins des cours d’appel de Rouen, Bordeaux, Paris, Lyon. « L’État sommé de rétablir le guichet de l’asile, gelé depuis le début du confinement ». Le Figaro. 23 avril 2020.
(7) « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères ». Cour des comptes. 5 mai 2020
(8) Cf. note (7).
(9) « States should ensure rescue at sea and allow safe disembarkation during the COVID-19 crisis ». Conseil de l’Europe. 16 avril 2020.
(10) « Les députés européens demandent l’arrêt de l’aide aux garde-côtes libyens ». Mer et marine. 29 avril 2020.
(11) « Communication de la commission ». Commission européenne. 17 avril 2020.
(12) « L’UE va remanier l’opération “Sophia” pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye ». Euractiv. 22 janvier 2020.

Eric Zemmour sur Cédric Herrou : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour dénonce la relaxe de Cédric Herrou tout en ajoutant : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

Redécouvrez cet extrait de l’émission Face à l’info du 14 mai 2020.


Oskar Freysinger : « On idéalise l’ouverture des frontières mais, en réalité, c’est aussi la libre circulation des mafias ! »

70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Un chiffre effarant pourtant présenté par les médias comme « en baisse ». Réaction d’Oskar Freysinger, ancien chef du département pour la sécurité de canton et ancien conseiller d’État du Valais, au micro de Boulevard Voltaire.

Selon une étude, 70 % des détenus dans les prisons suisses seraient étrangers. Mes confrères suisses se félicitent que ce chiffre soit en baisse, néanmoins il nous paraît extrêmement élevé.

Depuis les accords Schengen, nous importons de la criminalité en Suisse. Ce système ne fonctionne pas. On nous dit que nous n’avons plus besoin de système de sécurité pour sécuriser notre maison. En revanche, on va vous donner le nom et l’adresse de tous les criminels qui pourraient venir cambrioler notre maison. C’est portes ouvertes. Et le résultat est qu’on importe la criminalité.
J’ai moi-même été chef du département de la sécurité pour mon canton. Chez nous, 73 % des délinquants n’avaient pas de passeports suisses et je ne compte même pas les naturalisés. À Genève, c’était 95 %, et dans le canton de Vaux 90 %.

De quel pays ou de quel continent vient cette criminalité ? Disposez-vous de ces informations et sont-elles légales ?

Oui. Les mafias albanaise et russe sont actives. Il y a également beaucoup de criminalité trans frontalière venant de la France, un peu moins venant de l’Italie. Soit ça vient des Balkans, soit de la France, même s’il y a aussi un peu de criminalité venant d’Afrique en matière de drogues.

Pourtant vous avez toujours un système frontalier. Vous pouvez contrôler à peu près tout ce qui sort et entre de Suisse. En tout cas, c’est comme cela qu’on nous le présente en France.

On ne contrôle plus rien. Il y a un contrôle assez léger des marchandises. En revanche, les personnes ne sont plus contrôlées. C’est la règle de la libre circulation. À la suite de Schengen et Dublin, les systèmes de contrôles internes ont été mis hors jeu. On n’a donc plus de contrôles physiques crédibles sur les frontières.

Les médias suisses ont présenté cela comme une avancée. Ils ont titré « il y a moins de criminels étrangers en Suisse ». Il faut lire l’article pour s’apercevoir que ce chiffre est de 70 %. Y a-t-il une volonté de minimiser cette criminalité étrangère ou est-ce un choix purement éditorial ?

Il faut minimiser le problème pour pouvoir maintenir le marché ouvert et minimiser l’importance des frontières. C’est ça le but. Il y a toute une politique et d’une idéologie qui veulent que la conception d’États souverains défendant leur sécurité constitue une conception du passé. Aujourd’hui, nous devons vivre dans un monde totalement ouvert et libre. On idéalise, mais ce permet aussi la libre circulation des mafias.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean-Paul Gourévitch réagit au rapport de la Cour des comptes : « Plus personne n’ose dire, maintenant, que l’immigration, ça rapporte ! »

Jean-Paul Gourévitch analyse le rapport de la Cour des comptes qui évalue le coût de l’immigration à 6,6 milliards d’euros. Il pointe en particulier plusieurs coûts nettement sous-estimés : ceux de l’immigration étudiante et des mineurs non accompagnés.

La Cour des comptes a publié un rapport qui détaille le coût de l’immigration en France. Celui-ci s’élèverait à 6,6 milliards d’euros. Ce rapport prend-il en compte toute l’immigration ?

Le rapport a été publié hier. J’ai noté qu’il comporte trois éléments clés : une critique de la politique française en matière d’immigration et d’intégration, une étude sur les coûts, et des préconisations.
Aujourd’hui, tous les économistes, de gauche comme de droite, sont d’accord sur le fait que l’immigration est un coût pour la France et non un bénéfice. Il y a simplement une différence de coût. Pour les économistes de gauche, le déficit se situe entre 4 et 10 milliards. Et pour les économistes de droite et d’extrême droite, il se situe entre 70 et 85 milliards.
L’analyse de la Cour des comptes est inscrite plutôt dans le cadre des économistes de gauche. Avec ses 6,7 milliards d’euros, il y a une petite différence avec mes propres chiffres qui étaient de 8,5 pour l’immigration légale et 3,7 pour l’immigration illégale. J’ai regardé où étaient les différences.
Pour l’immigration légale, je pense qu’il y a une sous-estimation de l’immigration étudiante. Pour la première fois, le nombre de titres de séjour donné pour l’immigration étudiante est supérieur au nombre de titres de séjour donnés pour l’immigration familiale. Nous avons donc aujourd’hui 300 000 étudiants étrangers non communautaires en France. Comme le coût annuel est d’environ 15 000 euros, le coût réel s’établit aux alentours de 4,5 milliards d’euros. Et il est très loin d’être couvert par les recettes.
Pour l’immigration illégale, je suis tout à fait d’accord avec les chiffres de l’aide médicale d’État et des étrangers malades. Je pense qu’il y a une sous-estimation des coûts sécuritaires et des coûts sociétaux, puisque le travail illégal, la fraude, la contrefaçon, le piratage et la prostitution ont des coûts qui ne sont, à première vue, pas véritablement dans le rapport de la Cour des comptes. Il y a aussi l’oubli complet des coûts des mineurs non accompagnés. Nous accueillons 40 000 mineurs non accompagnés sont sur le territoire français.
Enfin, je trouve que cette étude des coûts est statique et ne tient pas du tout compte de la rentabilité des investissements qui sont faits par l’État. On peut citer les 2,7 milliards environ utilisés pour essayer de freiner l’immigration. Dans ce cas, la rentabilité est évidemment nulle puisque les immigrations illégale et légale sont en augmentation. Et puis, il y a les investissements intérieurs qui concernent l’alphabétisation, l’information, l’éducation, la qualité de vie, le logement des immigrés et des enfants d’immigrés. Dans ce dernier cas, il y a une rentabilité, mais une rentabilité différée que l’on connaîtra uniquement lorsque ces enfants rentreront sur le marché du travail.
Je trouve que l’analyse de la Cour des comptes est ponctuelle et statique. Elle ne s’inscrit pas dans le long terme.

Pourquoi les statisticiens plutôt marqués à gauche sous-estiment-ils les coûts ? Pourquoi les chiffres de l’immigration sont-ils plus élevés lorsqu’on va davantage sur la droite de l’échiquier politique ? Y a-t-il un biais idéologique systématique derrière ces études ?

Parmi les économistes, beaucoup sont gouvernés par des idéologies. Ils ne font pas un travail d’analyse scientifique comme celui que j’essaie de faire, même si je ne suis pas le seul. Ce travail vise à étudier chacun des éléments de coût et surtout à faire la comparaison avec les années précédentes. On ne peut pas faire du bon travail si celui-ci n’est pas fait sur l’évolution des coûts. Les coûts comprennent à la fois les recettes, les dépenses, les investissements et la rentabilité des investissements.
Il y a déjà un progrès par rapport à ce qui se passait il y a cinq ou six ans. À cette époque, les économistes de gauche disaient que l’immigration rapportait. Aujourd’hui, plus personne n’ose dire cela. La différence est très nette. Je me situe plutôt du côté de la gauche que du côté de la droite et de l’extrême droite. Même si on ajoute les coûts de l’immigration légale, illégale et les investissements, on est en dessous de 20 milliards d’euros. Une partie de ces 20 milliards d’euros seront un jour rentables.

Le rapport d’André Posokhow parlait d’un coût de 84 milliards. Qu’est-ce qui explique cette différence ?

Je ne vais pas critiquer mes collègues ; chacun a le droit d’avoir ses propres schémas. André Posokhow fait le coût des entrées, mais pas des sorties. Dans l’immigration, vous avez à la fois des gens qui viennent et d’autres qui repartent.
D’autre part, sur un certain nombre de coûts, on a des divergences vraiment importantes.

Après avoir lu ce rapport, qu’est-ce qui a changé selon vous dans notre immigration ?

Sur les 276 000 titres de séjour délivrés, des évolutions sont significatives. Pour la première fois, les titres pour l’immigration étudiante dépassent les titres pour l’immigration familiale. Depuis cinq, six ans, cette augmentation de l’immigration étudiante est continue. 91 000 étudiants ont eu des titres de séjour sur 276 000 titres de séjour.
On note par ailleurs une augmentation d’environ 15 % des titres économiques.
Enfin, il y a une augmentation de 24 % des titres donnés pour motif humanitaire. C’est-à-dire, les demandeurs d’asile, les étrangers malades, la protection sanitaire. Cela explique pourquoi la Cour des comptes considère que le système de reconduite ou du retour volontaire ne fonctionne pas bien. Même si on ajoute les retours volontaires, les reconduites et les régularisations, 150 000 personnes demandent l’asile. Finalement, 40 000 au total vont rester sans statut et vont augmenter le nombre d’immigrants irréguliers.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le coût de l’immigration ? Un pognon de dingue !

Mieux vaut tard que jamais. La Cour des comptes a publié un audit retentissant. Retentissant parce qu’il officialise ce que tous savaient déjà. O surprise, ô rage, ô désespoir. La cohorte des Victor Hugo afghans et des ingénieurs syriens. Ces enrichisseurs de culture censés nous relever économiquement coûtent finalement à la France et aux Français la bagatelle de 6,6 milliards d’euros. Une paille !

Plus intéressant encore que ce chiffre sur lequel nous reviendrons, la Cour des comptes détaille dans ce document toute la chaîne de l’immigration. Tout ou presque dysfonctionne dans l’accueil, l’intégration et la régularisation des sans-papiers. On apprend aussi que les titres de séjour octroyés à nos chances pour la France ont augmenté de 38 % depuis l’ère de Nicolas Sarkozy. De quoi pâlir. 276 576 titres de séjours nouveaux ont été distribués en 2019. Un chiffre à mettre en relation avec le nombre non négligeable de ceux qui restent chez nous de manière illégale et ceux qui se font renouveler le précieux sésame.

Le fantasme balayé de l’immigration choisie

La France délivrait, en 2016, 3,72 premiers titres de séjour pour 100 000 habitants (autant qu’en 2006), moins que l’Italie (4,42), le Royaume-Uni (6,32), l’Espagne (7,65), l’Allemagne (12,18), la Suède (14,53) ou la Suisse (17,03). Une information qui corroborait le fait que l’hexagone ne privilégierait pas l’immigration professionnelle. En revanche, la France s’est fait une spécialité : accueillir les réfugiés économiques qui ne sont donc pas de pauvres Syriens fuyant la guerre… En 2019, 154 620 demandeurs d’asile ont été enregistrés. Plaçant la France dans la fourchette haute des pays de l’UE, mais surtout plaçant son système d’asile sous forte tension nous dit encore le rapport mis en exergue par nos confrères du Figaro. Rien d’étonnant quand on voit que les refus d’asile se chiffrent autour de 1 %.

Toutefois, s’il faut saluer l’essai de transparence de la Cour des comptes, il faut rétablir la vérité. Même s’il paraît énorme pour nos hauts fonctionnaires, ce chiffre paraît évidemment totalement sous-évalué. Jean-Yves Le Gallou que nos lecteurs connaissent bien a publié une contre-étude sur Polémia qui en dit long. Toutes les autres études concluent au contraire à un surcoût budgétaire dû à l’immigration : de 17 milliards dans la dernière étude de Jean-Paul Gourévitch (2012) ; de 42 milliards chez Pierre Milloz (1997) dont l’étude ancienne continue de faire référence par sa rigueur méthodologique, de 73 milliards chez Yves-Marie Laulan (2012). Jean-Yves Le Gallou a, lui, évalué à 18 milliards le seul coût d’entrée et d’accueil des 200 000 immigrés supplémentaires annuels (coût en infrastructure notamment).

Alors que notre pays s’enfonce dans la crise et que les nuages noirs de la récession sont déjà à nos portes, il serait de bon ton de traquer çà et là quelque économie substantielle. Espérons que ceux qui nous gouvernent y verront une piste sérieuse de réflexion. Encore faudrait-il que leur parti pris idéologique soit balayé par la froide réalité des chiffres. Mais il est hélas permis d’en douter.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 6 mai 2020

Pendant le confinement, la préférence immigrée continue

Depuis le 17 mars, les Français et plus largement tous ceux qui vivent en France sont soumis à un confinement à leur domicile. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous y sommes pliés, bien conscients de l’incurie des pouvoirs publics tant dans la prévention que dans la gestion de la crise sanitaire que nous connaissons.
Mais il faut croire que, comme l’écrivait George Orwell, certains de nos concitoyens sont plus égaux que d’autres : les exemples d’un traitement différencié d’une partie de la population sont nombreux. Ils ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont la conséquence d’une démission délibérée des gouvernements qui se succèdent au pouvoir depuis plusieurs décennies. Une démission que consacre le gouvernement actuel. Revue de ces mesures plus consternantes les unes que les autres.
Une tribune signée Paul Tormenen.

Des délinquants libérés à foison

Les délinquants ne connaissent ni les lois ni le confinement. Pourtant, la ministre de la Justice a annoncé récemment la libération anticipée de plusieurs milliers de prisonniers. Selon les sources, de 5 000 à 8 000 détenus seraient concernés (1). Si cette mesure entraîne de nombreuses sorties de prison, les incarcérations de délinquants dangereux pour la société vont également fortement diminuer. Les juridictions ont en effet été invitées par le garde des Sceaux à « différer la mise à exécution des courtes peines d’emprisonnement » (2).

Pour résumer la situation de façon plus crue, de nombreux délinquants sont libérés plus tôt que prévu en dépit de leur dangerosité sociale. Ceux qui commettent les délits du quotidien qui pourrissent la vie resteront dans la nature. Parmi les prisonniers libérés par anticipation et dans la précipitation selon un syndicat pénitencier, près de 130 radicalisés islamistes bénéficieraient des largesses du garde des Sceaux (3). Chacun appréciera le sens des priorités du gouvernement, qui place très haut la santé des détenus. Quant à la sécurité des Français, qui pour beaucoup vivent également confinés à plusieurs dans des logements exigus, on en reparlera.

Les clandestins ne sont plus arrêtés ni expulsés

Alors que les Français sont reclus chez eux, l’incarcération des individus qui séjournent illégalement en France devient un tabou pour le gouvernement. Les centres de rétention administrative regroupant les clandestins avant leur éloignement du territoire ne sont plus occupés qu’à 10 % de leurs capacités (4). Plusieurs cours d’appel ont ordonné la libération de nombreux clandestins, sans que le procureur de la République introduise un pourvoi en cassation. Les juridictions d’appel motivent leurs jugements par la promiscuité dans les centres de rétention et l’absence de mesures d’éloignement à brève échéance (5). Ces centres ne risquent pas de se remplir de sitôt : en Île-de-France, plus aucune mise en rétention de clandestins n’est organisée (6). Mais, surtout, ne vous avisez pas de sortir sans votre attestation de déplacement dérogatoire car, en cas de récidive, vous risquez… la prison, selon la volonté de la ministre de la Justice.

Les travailleurs clandestins sont aidés

L’économie du pays est en sous-activité en raison du confinement. Le travail clandestin en est également affecté. Le travail dissimulé, qui constitue un manque à gagner considérable pour les finances publiques (impôts, cotisations non payées, etc.) méritait-il d’être soutenu dans la période ?

Le ministre de l’Intérieur a annoncé le 23 avril sur BFM TV le déblocage de 39 millions d’aide alimentaire « aux plus modestes ». Au micro de la chaîne de télévision, le ministre de l’Intérieur ne cachait pas que les bénéficiaires de ces aides seront notamment « ceux qui travaillent au noir » (7). La France, bonne mère, est généreuse même avec ceux qui piétinent ses lois.

Les demandes d’asile reprennent en dépit des restrictions de circulation

L’entrée sur le territoire est strictement réglementée depuis le début de la période de confinement. Les ressortissants étrangers extra-européens ne sont plus autorisés à entrer sur le territoire français que dans un nombre très limité de cas (8). Compte tenu tant de l’arrêt théorique des flux migratoires incontrôlés que des risques liés au contact avec le public, le traitement des demandes d’asile a été suspendu dans un certain nombre de préfectures. Il n’en fallait pas plus pour que des associations d’aide aux migrants engagent une action en justice en Île-de-France pour contraindre les pouvoirs publics à de nouveau enregistrer les demandes d’asile. Le tribunal administratif de Paris leur a donné raison. Réaliste, le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) constatait que « les personnes qui se tournent vers l’asile [le font] pour bénéficier d’une allocation à défaut d’autres revenus en temps de confinement » (9).

Pour lire la suite, c’est ici !

COVID-19, le monde d’après : frontières et relocalisations ?, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis qu’il déferle sur l’ensemble de la planète, le Coronavirus a étalé au grand jour les failles du système économique actuel. Cet événement inattendu démontre une fois de plus que « le sens de l’Histoire » n’existe pas. On ne pourra plus considérer la mondialisation comme un phénomène souhaitable ou inéluctable.

Les frontières au service des peuples

Emmanuel Macron a prétendu au début de la crise que « le virus n’avait pas de passeport ». Une étude comparative de l’Institut Montaigne vient d’apporter un autre éclairage sur la question des frontières : une forte réactivité couplée à une mise en place de contrôles stricts aux frontières, ont permis à de nombreux pays d’Asie de limiter fortement la propagation du virus sur leur sol (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Pour ne pas faire le jeu des populistes, le président de la République a sciemment ignoré un outil millénaire fondamental à la survie d’un peuple : ses frontières.

L’invasion migratoire n’est pas une fatalité

La situation sanitaire de l’Europe et en particulier celle de l’Italie et Malte ont réduit de 90 % l’activité des passeurs de migrants en Méditerranée. Ceux qui présentaient l’invasion migratoire de l’Europe comme inéluctable se voient de nouveau infliger un cinglant démenti par la situation actuelle. La frontière, pour peu qu’elle soit gardée, est encore et toujours efficace.
Dépendance industrielle : la violence du retour du réel

Pour faire face à la pandémie, les gouvernements du monde entier se démènent pour assurer l’approvisionnement en masques, gels hydroalcooliques et médicaments. La « dépendance industrielle » de la plupart des pays européens a sauté aux yeux du grand public. Ils sont devenus incapables de fabriquer eux-mêmes des masques, des médicaments pour leur propre usage. Le sentiment de déclassement et d’humiliation est particulièrement violent pour la France, ancienne grande puissance industrielle. Le gouvernement de la sixième puissance mondiale est incapable de faire face à la situation.

Relocaliser et protéger

Dans le monde de l’après COVID-19, nous ne pourrons plus nous permettre d’être dépendants de l’industrie pharmaceutique chinoise. C’est maintenant une évidence. Tout devra être mis en oeuvre pour relocaliser la production des médicaments et surtout de leurs principes actifs en Europe et en France. Sur les produits d’importance stratégique, les taxes devront être dissuasives. Ce protectionnisme répond aussi aux légitimes préoccupations environnementales actuelles : le coût de production en Chine est moindre notamment car les normes écologiques sont moins drastiques qu’en France ou en Europe. Enfin, supprimer les huit mille kilomètres qui séparent le consommateur du lieu de production semble une évidence à l’heure où l’on cherche à diminuer les émissions de CO2.

Sans la désindustrialisation, pas de crise des gilets jaunes ?

La France a abandonné son industrie et s’est tournée massivement vers le secteur tertiaire et les services. Elle a ainsi causé une casse sociale gigantesque dans de nombreux territoires qui vivaient de l’activité industrielle. L’industrie, en plus des questions d’indépendance stratégique que nous avons évoquées plus haut, est aussi un formidable facteur de cohésion sociale. Avec une industrie importante, on peut penser que la crise des gilets n’aurait probablement pas eu lieu.

L’industrie avait la capacité de faire cohabiter dans les territoires de la « France périphérique » des classes sociales variées : directeur d’usine, ingénieurs, contremaîtres et cols bleus. Ensemble, ils y construisaient leurs vies et leurs familles. La fracture entre les gagnants (dans les grandes villes) et les exclus (dans la France périphérique) de la mondialisation pourra aussi être résorbée par une relocalisation massive de nos industries.

Pour que toutes les leçons soient tirées de cette pandémie, le monde d’après devra être placé sous le signe des frontières et des relocalisations.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Donald Trump annonce la «suspension temporaire» de l’immigration vers les États-Unis

De l’urgence d’arrêter l’immigration après la période de confinement

Depuis que le coronavirus s’est propagé dans le monde, de nombreux gouvernements ont pris des mesures de restriction des déplacements. En France, elles ont été trop tardives et n’ont pas empêché une progression rapide de l’épidémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces restrictions amènent à une remise en cause du dogme de l’ouverture des frontières et de l’immigration de masse. De nombreux exemples nous montrent qu’il n’en est pour l’heure rien. En dépit de déclarations de façade, nos dirigeants ne veulent rien lâcher de leur idéologie sans frontières. Pourtant, à l’issue de cette période de réclusion, il y aura urgence à inverser les flux migratoires.
Découvrez cette tribune de Paul Tormenen.

La condamnation de pays d’Europe de l’Est

Hasard du calendrier, en pleine période de propagation du coronavirus, trois pays d’Europe de l’Est, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont été condamnés le 2 avril par la Cour de justice de l’Union européenne pour n’avoir pas pleinement pris leur part à la répartition de migrants extra-européens décidée par le Conseil de l’Union européenne le 22 septembre 2015, en pleine « crise des migrants » (1).

Si cette condamnation n’est pas assortie de peines, elle illustre néanmoins la volonté intacte de la Commission européenne de contraindre les États membres à participer à la submersion migratoire qu’elle organise. Le président Macron est très en pointe pour réclamer non seulement un mécanisme de répartition automatique des clandestins arrivant sur les côtes européennes, mais également des sanctions contre les pays qui le refuseraient (2).

Au-delà de cette décision de justice, l’ardeur de nos dirigeants à organiser une immigration de masse est à peine freinée par la pandémie du coronavirus. Elle s’illustre tant en ce qui concerne l’immigration « administrée » qu’en ce qui concerne l’immigration illégale.

L’immigration administrée

En toute discrétion, plusieurs pays, dont la France, se sont engagés récemment à accueillir près de 1 600 jeunes clandestins présents en Grèce. C’est une nouvelle fois le critère de vulnérabilité qui est mis en avant par la Commission européenne pour imposer l’immigration clandestine. Des titres de la presse quotidienne régionale parlent ainsi d’« enfants » que vont accueillir plusieurs pays européens (3).

On le voit, la manipulation de l’opinion est aussi menée sur le terrain sémantique, avec un choix des mots illustrant des migrants avant tout vulnérables qu’il serait inhumain de ne pas accueillir. Les mineurs étrangers sont appelés des « enfants », les clandestins sont tous des « réfugiés ». Un chantage affectif qu’utilisent de leurs aveux mêmes des femmes qui arrivent enceintes sur le sol européen pour se voir proposer des prestations sociales (4).

L’Italie ferme ses ports, mais pas aux migrants

L’annonce par le gouvernement italien de la fermeture de ses ports pendant la durée de l’épidémie du coronavirus ne doit pas faire illusion (5). Cette décision, qui concerne également les bateaux des O.N.G. qui recueillent des clandestins en mer, ne met pas fin au pont maritime entre la Libye et l’Italie. Les arrivées sur l’île de Lampedusa sont toujours très nombreuses (6). Le bateau Alan Kurdi de l’O.N.G. Sea-Eye continue de croiser en Méditerranée, en dépit des critiques du gouvernement maltais qui estime que cette action encourage le trafic d’êtres humains (7).

De retour en mer après une courte pause, l’Alan Kurdi a recueilli, le 6 avril, 150 clandestins qui ont été placés en quarantaine sur un autre bateau près des côtes italiennes, en l’attente d’un débarquement.

Cet accueil entretient l’appel d’air et illustre l’absence de volonté du gouvernement italien de combattre fermement l’immigration clandestine. Celui-ci n’invoque qu’un motif sanitaire pour refuser, à des bateaux étrangers, l’accès à ses ports. Il ne remet aucunement en cause tant l’arrivée de clandestins sur son sol que la répartition administrée des migrants dans les différents pays européens.

L’immigration illégale continue

En raison de bonnes conditions climatiques, les arrivées de bateaux chargés de clandestins sont toujours nombreuses sur l’île de Lampedusa, ce qui provoque des protestations d’une partie de la population (8). En Tunisie, la baisse des traversées vers l’Italie commence à se faire sentir. Des repris de justice souhaitant émigrer en Europe sont contraints de « jouer les prolongations » au Maghreb (9).

En Grèce, les tentatives d’intrusion de « migrants » téléguidées par le président turc Erdogan ont largement échoué. Mais cela ne semble que partie remise, les autorités grecques suspectant le gouvernement turc d’affréter six cargos pour convoyer des migrants vers les côtes grecques (10). Pendant ce temps, le coronavirus continue sa propagation. Un deuxième camp de migrants vient d’être mis en quarantaine (11).

En Espagne, à Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique, les agressions par des migrants à la frontière contre la Garde civile continuent, même si l’on constate une légère baisse des intrusions (12).

Tous ces exemples montrent que, sans une volonté ferme des dirigeants européens, l’immigration clandestine est prête à de nouveau déferler à l’issue de la période du confinement.

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En pleine pandémie, pour Médecins sans frontières c’est immigration d’abord !

Médecins sans frontières souhaite poursuivre les sauvetages à bord de l’Ocean Viking au nom de « l’impératif humanitaire », et ce malgré le manque de garantie des Etats de pouvoir débarquer les personnes secourues.

Voici la réaction des Identitaires :

Alors même que des hôpitaux dans toute l’Europe sont dans des situations critiques, l’ONG Médecins sans frontières a d’autres priorités. Elle brûle de retourner en Méditerranée aider les passeurs de migrants.

MSF rejoint ainsi les rangs des ONG les plus acharnées. La saison des traversées va commencer. Ensemble, elles entendent bien envoyer le message aux migrants que les routes sont toujours ouvertes. Au mépris de la santé et de la sécurité des Européens. Sans évidemment se soucier de l’appel d’air qu’elles vont créer.

Massés sur les côtes libyennes, ils sont actuellement 650 000 migrants d’Afrique subsaharienne à attendre. On ignore leur situation sanitaire et ils ont la ferme intention de rallier l’Europe par la mer.

Déjà sur place, l’ONG allemande See-Eye veut faire débarquer en Europe 150 migrants présents à bord de son navire. À la recherche d’un port d’accueil, elle est pour le moment éconduite par l’Italie et Malte.

Il est urgent de mettre un terme aux agissements irresponsables des ONG en Méditerranée. Il faudra ensuite organiser un grand plan de retour des migrants dans leur pays d’origine.

Texte repris du site de : Les Identitaires

Guillaume Bigot : “C’est seulement dans les quartiers qu’on refuse le confinement”

23/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Sur CNews, le politologue Guillaume Bigot rappelle que le confinement n’est pas respecté dans ces quartiers considérés comme des territoires perdus de la République…



Eric Zemmour : « Dans les quartiers d’immigrés, les gens refusent de se soumettre et il y a des pillages. Cette histoire peut très mal finir ! »

Face à l’invasion, les Grecs peuvent compter sur la solidarité européenne

La France est un pays formidable. Alors qu’en ce début du mois de mars, un pays européen est agressé par la Turquie, les médias français de grand chemin réduisent cet événement majeur à un entrefilet présentant tout au plus des « incidents » à la frontière gréco-turque. L’annulation d’épreuves sportives à cause du coronavirus semble bien plus importante dans la hiérarchie de l’information que la défense du territoire grec.

Il y a pourtant des motifs d’espérer : les soutiens au peuple grec dans sa résistance à la tentative de submersion migratoire organisée par le gouvernement turc sont nombreux. Et ils ne se limitent pas à un soutien humanitaire, comme celui proposé par les institutions européennes, qui refusent de comprendre que l’on ne défend pas un continent avec de bons sentiments et en donnant de l’argent au pays qui vous agresse.

Les douaniers grecs, rapidement débordés par la manœuvre du président Erdogan, qui a poussé des milliers de migrants vers la frontière grecque, ont pu compter rapidement sur de nombreux soutiens. Ces soutiens prennent de multiples formes : renforts à la frontière avec la Turquie, propositions d’appui logistique, manifestations, déclarations de solidarité au peuple grec, etc.

Le renfort en Grèce

Rapidement après l’annonce du président Erdogan le 29 février de laisser ouverte la frontière gréco-turque et ses manœuvres pour pousser les migrants vers la Grèce, le gouvernement grec déploie l’armée et la police à la frontière. Le 2 mars, l’agence de garde-frontières et de garde-côtes FRONTEX envoie une mission d’intervention rapide en Grèce. Ces renforts « officiels » sont rapidement complétés par de très nombreuses initiatives de pays et de citoyens souhaitant défendre l’intégrité territoriale menacée de la Grèce.

Le soutien de la population

De nombreux Grecs sont venus prêter main-forte aux forces de l’ordre : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, retraités, ils sont plusieurs milliers à patrouiller à la frontière. Ils arrêtent parfois des clandestins qui veulent passer illégalement. Ils bénéficient d’un large soutien de la population, qui apporte des vivres aux forces de l’ordre. À Évros, de nombreux agriculteurs sont venus avec leurs tracteurs pour éclairer la frontière et faciliter le travail des douaniers. Le 7 mars, le chef de l’Église orthodoxe grecque est venu bénir les soldats qui patrouillent à la frontière.Le chef des gardes-frontières d’Évros affirme : « Il y a une grande unanimité et de nombreuses expressions de soutien, une solidarité touchante[…].Des bénévoles, des entrepreneurs, des associations culturelles soutiennent activement les gardes-frontières. » « L’État turc transporte les migrants, les criminels libérés, et parfois ses propres compatriotes aux frontières », ajoute un journaliste de Tichys Einblick, un site d’information allemand.

Le soutien international

Rapidement, un soutien international s’organise. Le hashtag #Istandwithgreece sur Twitter rencontre un grand succès et permet à de très nombreux internautes de marquer leur solidarité avec le peuple grec.

Des militants identitaires allemands sont venus sur place manifester leur solidarité avec les Grecs. Ils se font agresser par des antifas sur l’île de Lesbos le 7 mars. Le chef du parti Les Démocrates de Suède est venu distribuer des tracts aux migrants à la frontière : « Ne venez pas chez nous. Nous ne pouvons pas vous donner plus d’argent ou vous fournir un logement. Désolé. » À Paris, des militants identitaires manifestent le 7 mars leur soutien au peuple grec. Certains sont arrêtés et passent la nuit au poste de police.À New York le 9 mars, plusieurs centaines d’Américains d’origine grecque manifestent leur soutien à la Grèce. L’organisateur de la manifestation affirme qu’il veut envoyer un message fort et amical aux Grecs qui protègent leurs frontières.

Pour couper court à tout appel d’air qui serait également préjudiciable à la Grèce, le gouvernement hongrois annonce suspendre les demandes d’asile et interdit l’accès à ses centres aux nouveaux requérants. Le Premier ministre autrichien annonce le déploiement de 2 200 soldats pour assurer la protection des frontières autrichiennes. Le 5 mars, la route des Balkans semble fermée.

Plusieurs pays manifestent rapidement leur soutien à la Grèce.

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Foreign Affairs : migrants de tous les pays, unissez-vous !

C’est ce que préconise la revue de référence en géopolitique, Foreign Affairs, dans dans un article publié en ligne le 24 février 2020. « Nos sauveurs, les migrants », telle est l’optique privilégiée. Lecture attentive.

Le titre : Seules les migrations peuvent sauver l’État providence.
Le sous-titre : « Les pays riches ont besoin de 380 millions de travailleurs supplémentaires d’ici 2050 ».
L’auteur : Lant Pritchett, directeur d’un centre de recherches à Oxford. Né en 1959, c’est un économiste spécialiste des questions de développement. Pritchett a travaillé pour la Banque Mondiale durant 5 ans, de 1988 à 2000 puis de 2004 à 2007. Il est l’auteur supposé de la note controversée du mémorandum signé par Lawrence Summers, alors économiste en chef de la banque mondiale, sur la libéralisation du commerce et en particulier sur la « nécessaire » exportation des industries les plus polluantes vers les pays pauvres. Il a ensuite enseigné à Harvard. Selon lui, le seul modèle économique viable dans un avenir proche passe par l’accroissement de la politique migratoire volontaire et acceptée par les pays les plus riches. C’est ce thème qu’il développe de nouveau dans son article de Foreign Affairs.

Les arguments sont économiques

Le présupposé de départ est acceptable : Pritchett suppose que dans les décennies à venir, « le monde développé sera confronté à un défi démographique impossible à empêcher ». Nous vieillissons et nous manquons de jeunes.

En 2050, la génération des actuels trentenaires aurait « à faire face aux conséquences du déficit démographique à venir », ce qui empêcherait alors les divers programmes liés à l’Etat providence. En même temps, les pays riches manqueraient de jeunes travailleurs. Du coup, la « solution » serait simple, « même si politiquement difficile » : « dans les décennies à venir, les pays riches devraient ouvrir leurs frontières à davantage de travailleurs des pays pauvres ».

Les pays du Golfe en exemple

* Comment éviter l’écueil de « la xénophobie » ? En prenant exemple sur des modèles qui, selon l’auteur, fonctionneraient : Singapour, la Suède, les pays du golfe persique. Dans ce dernier cas, les travailleurs migrants se voient souvent retirer toute liberté, y compris le passeport, ce qui ne semble pas émouvoir le libéral Pritchett. Quant à la Suède, l’auteur ne semble pas informé de l’état du pays, du taux de délinquance et de crimes sexuels liés aux migrations, au point que le pays tout entier remet en question son ancien modèle bienfaisant.

Ceci dit, Pritchett l’affirme : il ne sert à rien d’en débattre (la démocratie, vue depuis cette forme de libéralisme, c’est toujours très beau) puisque « les pays riches n’ont pas vraiment le choix ». Le même argument d’autorité qui, chaque fois que les mondialistes prétendent « penser », oublie la possibilité de politiques natalistes, comme ce qui se fait par exemple à l’Est de l’Union Européenne. TINA, there is no alternative aurait dit Margaret Thatcher.

Il y aura encore pire que la « catastrophe démographique » annoncé, si nous fermons nos frontières et que nous « n’accueillons plus de migrants » : sans migrations, nous perdrions au moins 120 millions de personnes en âge de travailler, du fait du vieillissement.

Travailleurs du monde entier, migrez

Dès lors, il n’y aurait qu’une seule solution : « Travailleurs du monde, migrez ! ». Il nous faut 260 millions de travailleurs en plus pour maintenir nos états providence, d’après l’auteur, mais nous allons perdre environ 120 millions de travailleurs. Du coup, la solution est bête comme un calcul d’économiste : 260 + 120 = 380 millions. Accueillons donc 380 millions de migrants et tout ira bien !

Mais alors ? Outre les tensions sociales et les crises de civilisation, les remplacements de population, la disparition des identités, dont il ne parle pas, Pritchett oublie un détail : les migrants en question vieilliront et deviendront eux-mêmes des retraités que la société devra prendre en charge (en faisant venir combien de millions de nouveaux migrants ?), prise en charge accentuée par le coût de leur nombre d’enfants, car le migrant fait plus d’enfants que l’habitant du pays d’accueil. Il faudra, pour cette dernière raison aussi, accueillir encore plus de migrants, « facteurs de richesse »…

L’auteur ne va donc pas assez loin : pourquoi ne pas plutôt déplacer massivement, maintenant, d’un coup, sinon tous les habitants des pays pauvres vers les pays riches, mais disons une bonne moitié ? La solution miracle s’appliquerait en une fois et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles comme disait Leibniz.

Article repris du site OJIM