Instrumentalisation de l’immigration : la capitulation de l’Union européenne

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Les flux migratoires ont pris une ampleur considérable en ce début de 21ème siècle. Les pays européens sont particulièrement vulnérables : le manque de contrôles aux frontières et un arsenal juridique favorable permettent en effet à de nombreux migrants clandestins d’entrer en Europe et de s’y maintenir. Les dirigeants de certains pays tiers l’ont bien compris et utilisent l’ouverture intermittente de leurs frontières pour faire pression sur les États européens et sur l’Union européenne.

Pourtant, en dépit de l’usage répété de ce nouveau moyen de pression, l’Union européenne multiplie les obstacles aux mesures permettant aux pays européens agressés de se défendre. L’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe pourrait bientôt changer la donne.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires

Les différents aspects de l’instrumentalisation des flux migratoires par des pays tiers à l’U.E. abordés dans le présent article sont les suivants :

1- L’instrumentalisation des flux migratoires, une nouvelle forme de conflit ;
2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante ;
3- L’instrumentalisation des migrants, une stratégie payante ;
4- Le droit au service de l’immigration clandestine ;
5- De nombreux pays européens ont renoncé à faire respecter leurs frontières ;
6-Les évolutions envisagées dans le cadre du pacte européen sur l’asile et les migrations : un cautère sur une jambe de bois ;
7- Un motif d’espoir : l’évolution possible du contexte politique dans les pays du sud de l’Europe.

1- L’instrumentalisation de l’immigration, une nouvelle forme de conflit

L’instrumentalisation des flux migratoires s’inscrit dans le contexte de l’émergence de nouvelles formes de conflits (cyberattaques, sanctions économiques, etc.), communément désignées sous le terme de « guerre hybride ». Le centre d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides rattaché à l’OTAN décrit une menace hybride comme une action « coordonnée et synchronisée et ciblant délibérément les vulnérabilités des États et des institutions démocratiques. (Les guerres hybrides) sont conduites à l’aide d’un large éventail de moyens et conçues pour rester en deçà du seuil de détection et d’attribution. (…) L’objectif est de saper ou de nuire à une cible en influençant sa prise de décision au niveau local, régional, étatique ou institutionnel » (1).

Le conseil de l’Union européenne donne la définition suivante de l’instrumentalisation des migrants : « des situations dans lesquelles un pays tiers ou un acteur non étatique a (…) encouragé ou facilité le déplacement irrégulier de ressortissants de pays tiers vers (…) un territoire, afin que ceux-ci se rendent à la frontière extérieure des États membres ». (2)

Le mode opératoire consiste précisément à provoquer un afflux massif et soudain de migrants clandestins dans un pays donné, dans l’objectif – non revendiqué officiellement – de faire pression sur les autorités de ce pays en désorganisant sa capacité de riposte et en saturant ses capacités d’accueil, afin d’en obtenir un bénéfice.

2- L’instrumentalisation des migrants, une pratique devenue courante

La question migratoire est particulièrement sensible en Europe. Depuis le début des années 2010, l’immigration extra-européenne y a pris une ampleur considérable, amenant une partie non négligeable de l’électorat à voter pour des partis politiques prônant un coup de frein à l’immigration tant légale que clandestine (3). Dans ce contexte, l’afflux plus massif et brutal qu’à l’accoutumée de migrants dans l’un des pays de l’Union européenne est surveillé avec attention par nos dirigeants. Certains chefs d’État de pays tiers ont bien compris le bénéfice qu’ils pouvaient en tirer.

Les tentatives de déstabilisation des États européens par l’ouverture aussi brutale que temporaire des frontières aux migrants ont été nombreuses ces dernières années. On peut même dire qu’elles se multiplient, en dépit d’accords prévoyant un contrôle des départs des clandestins des pays qui utilisent un tel procédé. Nous n’en présenterons que six parmi les plus importantes.

Le 2 mars 2020, le président de la République turque, R.T. Erdogan, brandissait la menace de l’arrivée de millions de migrants en Europe en ouvrant ses frontières avec la Grèce (4). Quelques jours plus tard, le 7 mars, il mettait sa menace à exécution. Des milliers de clandestins se massaient à la frontière entre la Turquie et la Grèce et pour certains d’entre eux, affrontaient les forces de l’ordre grecques (5). Plusieurs experts en géopolitique s’accordent sur le fait que R.T. Erdogan a amené les migrants à la frontière grecque pour faire pression sur l’Union européenne afin que celle-ci soutienne – ou à tout le moins ne condamne pas – ses opérations militaires menées dans la période en Syrie.

Le 17 mai 2021, plusieurs milliers de migrants d’origine subsaharienne forçaient la frontière entre le Maroc et l’Espagne afin d’accéder au territoire de Ceuta, parfois en agressant des douaniers espagnols (6). Ces franchissements n’ont très certainement été possibles qu’avec le consentement tacite des autorités marocaines. Bien que non revendiquées officiellement, il s’agissait sans nul doute de représailles du gouvernement marocain, après que le gouvernement espagnol ait autorisé un leader du Front Polisario, militant pour l’autonomie du Sahara occidental, à se faire soigner en Espagne.

Suite au détournement le 23 mai 2021 par le gouvernement biélorusse d’un avion de la compagnie Ryan Air à Minsk afin d’arrêter un dissident politique, l’Union européenne a durci à partir du mois de juin de cette même année les sanctions à l’encontre de la Biélorussie impactant plusieurs secteurs de son économie.

La riposte des autorités biélorusses ne s’est pas faite attendre : elles ont rapidement organisé une offensive migratoire contre les pays voisins membres de l’Union européenne, la Lituanie, la Lettonie et la Pologne. Des navettes aériennes ont ainsi acheminé depuis leur pays d’origine ou d’accueil (Turquie, Syrie, Irak, Liban, etc.) des milliers de migrants en Biélorussie, qui ont ensuite été poussés vers la frontière occidentale du pays. La réponse ferme des pays limitrophes et des démarches diplomatiques ont permis en fin d’année de « calmer le jeu » entre les parties concernées.

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Immigration dans l’UE en 2021 : plus de demandes d’asile, moins d’expulsions

immigration migrants

Eurostat, le service de statistique de l’Union européenne, vient de publier les premiers chiffres de l’immigration issue de pays tiers dans l’Union européenne en 2021. Bien que partielles, les informations disponibles font ressortir que, si la crise sanitaire semble derrière nous, la crise migratoire ne cesse de s’amplifier. Plus inquiétant encore, alors que le nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’UE a fortement augmenté, les refus d’entrée sur le territoire de l’UE et les expulsions ne font que baisser depuis 2010.
Une analyse de Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Un panorama partiel

Les informations mises en ligne sur le site d’Eurostat ne permettent pas à ce jour de dresser un panorama complet de l’immigration issue de pays tiers (extérieurs à l’UE) dans l’Union européenne en 2021. En effet, les statistiques concernant l’immigration légale, tant en matière de flux (nombre de nouveaux titres de séjour délivrés, etc.) que de stock (nombre de ressortissants de pays tiers dans chaque pays européen) ne sont pour l’année 2021 pas encore disponibles. Seuls les chiffres de l’asile et de l’immigration clandestine ont été mis en ligne par le service de statistique de l’Union européenne.

Des demandes d’asile en forte hausse en 2021

Après une baisse ponctuelle en 2020, les demandes d’asile déposées dans les pays de l’Union européenne sont reparties fortement à la hausse en 2021. L’année dernière, 535 000 personnes ont déposé une demande d’asile dans les différents pays de l’Union européenne. Ce nombre est en progression de 118 000 par rapport à 2020. Il faut ajouter à ces chiffres les 86 500 nouvelles demandes d’asile déposées en 2021 par des migrants en ayant formulé une précédemment.

Les Syriens, les Afghans et les Irakiens comptent pour 40 % des demandes d’asile déposées dans les pays de l’UE. Le demandeur d’asile est surtout un homme (à 69 %), âgé de moins de 35 ans (à 80 %).

Les principales destinations des primodemandeurs d’asile sont l’Allemagne (148 200 premières demandes), la France (103 000) et l’Espagne (62 100). Le nombre de premières demandes d’asile en France indiqué par Eurostat apparaît sous-estimé car il ne reprend pas les 24 700 déposées hors guichet unique (GUDA) annoncées par le ministère de l’Intérieur français en début d’année 2022.

En 2021, 521 000 décisions ont été rendues en première instance dans l’UE à la suite d’une demande d’asile et 197 000 à la suite d’un recours. La France a rendu le plus grand nombre de décisions (137 000), suivie de très loin par l’Allemagne (80 600).

En première instance, 112 100 personnes ont obtenu le statut de réfugié, 63 000 la protection subsidiaire et 27 100 personnes ont obtenu un titre de séjour pour raison humanitaire.

La France a donné une réponse positive à 15 % des demandes d’asile en première instance instruites en 2021 et la protection subsidiaire à 10 % des demandeurs. Le constat à tirer de ces chiffres est clair : tant en France que dans les autres pays de l’UE, la grande majorité des demandes d’asile a été jugée injustifiée.

Les recours formés par les demandeurs d’asile déboutés ont permis en 2021 à 22 100 d’entre eux d’obtenir le statut de réfugié, à 18 100 d’entre eux la protection subsidiaire et à 24 900 d’entre eux d’obtenir un titre de séjour pour raison humanitaire. En France, le contribuable peut être remercié pour financer l’aide juridictionnelle qui permet de mener à bien nombre de ces procédures.

Le nombre de demandes d’asile en attente de décision était au 31 décembre 2021 particulièrement important en Allemagne (264 400), en France (145 200), et dans une moindre mesure en Espagne (104 000).

Ces chiffres permettent de constater une fois de plus l’attractivité du système d’asile en France, un pays qui, au regard de l’importance de sa population, attire bien plus les migrants que les autres pays européens. Il est vrai que, depuis son élection en 2017, le président de la République française, Emmanuel Macron, a considérablement augmenté les moyens humains et matériels pour faire face à la demande d’asile, ce qui, conjugué à une piteuse politique d’éloignement des déboutés, a entraîné un formidable appel d’air.

L’immigration clandestine en forte hausse

De nombreux signaux montrent que l’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne est en forte hausse. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020. Les statistiques des arrivées clandestines dans les pays du sud de l’Europe tenues par le HCR des Nations unies confirment également cette tendance. C’est dans ce contexte que, comme nous allons le voir, plusieurs pays d’Europe de l’Ouest ont choisi de baisser la garde en 2021.

En 2021, les forces de l’ordre ont dans les différents pays de l’UE interpellé 681 200 personnes en situation irrégulière. L’étranger en situation irrégulière est fréquemment un homme (à 87 % des cas), âgé de 18 à 34 ans (dans 54 % des cas). Les Syriens (79 800), les Algériens (56 800) et les Afghans (52 800) figurent parmi les nationalités les plus représentées parmi les clandestins interpellés en 2021.

La France est le pays qui a, lors de contrôles, interpellé le plus d’étrangers en situation irrégulière sur son territoire (215 000), suivi par la Hongrie (134 100) et l’Allemagne (120 300).

342 000 étrangers en situation irrégulière se sont vu signifier l’ordre de quitter le pays dans lequel ils se trouvaient. Le nombre d’exécution des notifications d’obligation de quitter l’un des pays membres de l’UE est le plus faible depuis… 2010 et s’établit à 82 700.

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André Ventura président du parti politique portugais Chega : « Le Portugal est passé du pays d’émigration, qu’il a été durant des décennies, à un pays d’immigration »

« Trop d’immigration » pour 65 % des Français, par Guy Denaere

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CNews a publié ce jeudi un sondage de l’institut CSA : 65 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigration en France. Une proportion qui monte à 100 % des personnes interrogées qui se disent RN ou Reconquête, et qui descend à 7 % chez celles qui se disent PS.

S’il y a « trop » d’immigration, ce n’est pas au sens où l’on dit fautivement « c’est trop bien », non, il s’agit bien d’un excès, d’un événement négatif. A quoi les Français jaugent-ils ce trop ? Le sondage ne le dit pas. Il y a d’abord l’insécurité, qui n’est pas un sentiment mais qui se décline, concrètement, jour après jour, dans les violences dont on n’a qu’un écho très affaibli dans les grands médias. Violence à l’égard des personnes, violences à l’égard des forces de l’ordre : un policier agressé samedi 18 juin à Saint-Ouen, un commissariat attaqué le lendemain à Champigny-sur-Marne, deux policiers municipaux violemment agressés mardi 21 dans la cité Gabriel-Péri (Saint-Denis) par une dizaine de personnes après le contrôle d’un guetteur… Mais aussi une violence environnante : au mois de mai, par deux fois, des bagarres avec machettes et couteaux ont éclaté à Noisy-le-Sec devant l’école maternelle Petit-Prince (sur quelle planète vit-on ?), un « jeune ensanglanté » a même tenté de se réfugier dans l’école en pleine journée… Une insécurité qui croît en Seine-Saint-Denis et en région parisienne, mais tout autant en province qu’au cœur de Paris : Rachida Dati propose de clôturer le Champ-de-Mars et de le fermer pendant la nuit tellement la situation y est hors de contrôle.

Les sondages sur l’insécurité donnent d’ailleurs des chiffres proches de celui sur l’immigration : selon un sondage Ifop pour Sud Radio (3 juin dernier), 69 % des personnes interrogées estiment que « l’insécurité a augmenté » ; en septembre 2020, 70 % des Français jugeaient justifié le terme « d’ensauvagement » employé par Darmanin pour qualifier la violence et la délinquance.

Il y a ensuite, pour expliquer ce « trop d’immigration », le Grand Remplacement à l’œuvre. Là encore, croisons les sondages : 67 % de Français se disaient inquiets d’un « grand remplacement » en octobre dernier (sondage Harris Interactive pour Challenges). Femmes voilées et hommes barbus, populations exogènes majoritaires et qui font sentir aux Blancs qu’ils ne sont pas les bienvenus dans le quartier, ou dans l’établissement scolaire, ou dans la rame de métro, préférence étrangère, etc., chacun de nous en connaît les manifestations.

Mais pourquoi ces 65 % de Français n’ont-ils pas donné 65 % des suffrages à Marine Le Pen et Eric Zemmour lors des présidentielles, ou aux candidats RN et Reconquête lors des législatives ? Le barrage psychologique est solidement ancré dans les consciences depuis les années 1980 : quoi qu’on vive au quotidien, il ne faut pas voter « extrême droite », c’est mal. Comme le barrage « républicain », ce barrage-là n’en finit pas de céder. Il explique sans doute en partie ce mystère du vote et de l’abstention qui ne convertit pas en élection une idée ou une expérience.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 24 juin 2022

Ni justice laxiste, ni État policier : la solution de l’identité !, par Clément Martin (Les Identitaires)

justice police

Le 4 juin dernier, des policiers ouvraient le feu sur une voiture dont le conducteur refusait d’obtempérer à un contrôle pour défaut du port de la ceinture de sécurité. L’homme de 38 ans, qui a plus de 80 mentions à son casier judiciaire, en sort grièvement blessé. Malheureusement, la passagère avant, âgée de 21 ans, est décédée d’une balle dans la tête.

Comme d’habitude, le récit médiatique est binaire : selon son bord politique, on est sommé de soutenir ou de condamner la police, sans poursuivre plus loin l’analyse.

Mais un tel réflexe doit être abandonné si l’on souhaite que la France renoue avec l’ordre et la liberté, et non pas l’un ou l’autre.

L’archipel français comme champ de bataille des tribus politiques

Bien souvent, lors de ce genre d’affaires, le discours médiatique est segmenté en deux : chaque récit s’adresse à une partie de la société archipellisée qu’est la France. Selon qu’on soit de la tribu de gauche (multiculturaliste et pseudo-libertaire) ou de la tribu de droite (assimilatrice et sécuritaire), on peut donc facilement trouver une interprétation politique des faits qui conforte sa vision du monde. Pour la tribu de gauche, cette affaire révèle bien évidemment l’impunité et la culture de l’ultraviolence de la police. Celle-ci, motivée par sa toute-puissance et par ses biais systémiques (dans le cas présent, le racisme) se permet de tirer gratuitement sur un individu, causant la mort d’une innocente. Soutenir la police, c’est préparer la dictature fasciste. Pour la tribu de droite, l’analyse est complètement différente : acculés, les policiers n’ont eu d’autre choix que de faire usage de la force létale pour faire respecter l’ordre. Certes, la mort d’une innocente est regrettable, mais c’est le prix à payer pour que les criminels ne prennent pas le contrôle de nos rues. Sans cela, c’est l’anarchie qui guette.

Chacun accuse l’autre de présenter une version tronquée des faits, de manipuler l’information et de préparer par son discours la mise en place d’un pouvoir tyrannique en France. Il semble impossible de proposer une analyse qui serait libérée de ces entraves partisanes.

L’anarcho-tyrannie comme synthèse des violences

D’une certaine façon, les deux tribus ont raison et les deux tribus ont tort : d’un côté, les années récentes ont démontré à quel point la répression policière en France devenait endémique (écrasement brutal des mouvements populaires tels que les Gilets jaunes, application zélée des mesures sanitaires liberticides, bavures récurrentes). Le phénomène est bien documenté aux États-Unis, où l’on assiste à une véritable « militarisation » de la police, dans son équipement, ses méthodes ou sa culture. De l’autre côté, il est certain que, dans le même temps, l’atmosphère française devient baignée par la violence et l’insécurité au quotidien : année après année, ce sont des rues, puis des quartiers et parfois certaines villes qui deviennent impossibles à fréquenter selon l’heure, selon qu’on soit un « Gaulois » ou selon qu’on soit une femme. L’ensauvagement causé par l’immigration et le laxisme judiciaire semble inarrêtable, la domination des caïds se conjuguant très bien à celle des imams et des leaders politiques. Les deux formes de violence sont donc bien réelles. S’agit-il alors de devoir en choisir une plutôt qu’une autre ? Non, il s’agit au contraire de révéler le phénomène commun aux deux pour s’en débarrasser. Refuser l’État policier comme l’anarchie de l’insécurité.

Ni dictature, ni anarchie : l’identité

L’origine commune de ces violences, c’est bien entendu l’immigration délirante qui inonde notre continent depuis près de 50 ans. Elle transforme nos rues en pistes de rodéo, nos trottoirs en péages féodaux pour celui qui croiserait la route d’un racketteur en puissance et nos rames de métro en cours des miracles mobile. En réaction, les forces de police ont recours à des méthodes plus expéditives et à une hausse de leur niveau d’agressivité : le niveau de violence moyen augmentant, il est requis qu’ils deviennent de plus en plus prêts à faire preuve de leur violence pour faire respecter la loi. Mais le problème réside justement dans les moyennes : mécaniquement, les populations les plus honnêtes feront régulièrement les frais de ce recours à la violence de l’État, calibré pour des populations criminogènes. Rapidement, les forces de l’ordre censées punir les délinquants et criminels et garantir la sérénité des citoyens honnêtes se retrouvent à tyranniser ces derniers et à faire preuve de complaisance envers les éléments les plus perturbateurs.

Alors que chacune des deux tribus est motivée par une intuition saine (éviter une dictature policière et se prémunir d’une tyrannie des criminels), elles travaillent, main dans la main, sans le savoir, à la mise en place d’une anarcho-tyrannie qui additionne les deux dystopies en une, et ce par leur refus de mettre un terme à l’immigration.

Afin de discipliner des populations incapables de se plier aux règles d’une société européenne, on amoindrit les libertés et on compte les innocents, qui tombent sous les feux croisés des forces de l’ordre et des bandes criminelles.

Cette situation ne peut plus durer. La remigration, c’est à la fois le refus de l’État liberticide et de la sauvagerie. C’est l’horizon politique de ceux qui chérissent l’ordre autant que la liberté. C’est l’arrêt de la tiers-mondisation de l’Europe et le retour à la civilisation européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les deux visages de l’immigration – Crimes et victimisation

immigration delinquance

Jeudi matin, on apprenait, presque par accident, au milieu de l’habituel tsunami quotidien d’agressions et de meurtres commis par des criminels ethniques, qu’une septuagénaire de Mulhouse avait été égorgée dans sa résidence sécurisée pour personnes âgées par trois SDF algériens clandestins déjà connus de la police et de la justice pour des vols avec violences, mais laissés libres de se livrer à des actes de barbarie. Une affaire – une de plus… – hautement emblématique du terrible drame que vit aujourd’hui notre pays, mais dont les grands médias de la Macronie, suivant leur abjecte habitude, ont bien sûr tenté de passer sous silence, préférant, en bons collabos de l’immigration-invasion et de l’islamisation, relayer les pleurnicheries du Conseil des mosquées du Rhône se disant abusivement « victime » d’un prétendu « apartheid bancaire ».

Parfaitement au fait du laxisme judiciaire français

Découvrant lundi le cadavre martyrisé de la pauvre femme, les policiers ont très vite fait le lien avec l’interpellation le jour même, lors d’une tentative de vol avec effraction, d’un SDF algérien de 35 ans qui portait sur lui les papiers de la victime. Puis, avec deux autres clandestins, également algériens, contrôlés la veille en compagnie du premier suspect, qui étaient quant à eux en possession d’une carte senior des transports mulhousiens. Rapidement interpellés et placés en garde à vue, les deux individus, parfaitement au fait de l’incroyable laxisme judiciaire français, se sont bien sûr présentés comme des « mineurs isolés ». Mais les recherches de la PJ les ont très vite rattachés à des identités de majeurs. Tous trois apparaissaient d’ailleurs déjà dans plusieurs procédures de vols avec violences et de port d’arme à Mulhouse ainsi qu’à Paris.

Le gouvernement cède encore à la pression islamiste

Reste que, malgré les innombrables crimes et délits commis par nombre de leurs membres, ces fameuses « communautés » aujourd’hui défendues par l’islamo-gauchiste Mélenchon n’hésitent à se poser systématiquement en « victimes » de la France et des Français. Comme l’a encore fait, par exemple, le Conseil des mosquées du Rhône, en dénonçant en début de semaine le prétendu « apartheid bancaire » dont feraient l’objet les musulmans dans notre pays. A en croire Kamel Kabtane, président du CMR, « des dizaines de mosquées en pleine construction » auraient ainsi « subi la fermeture de leurs comptes bancaires […] sans justification aucune ». Une version contredite par le ministère des Finances, qui a indiqué que ces mesures avaient été prises « à l’initiative des banques dans le cadre de leur vigilance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ». Des mesures, donc, amplement justifiées ! Et pourtant : cédant une fois de plus à l’incessante pression islamiste, le gouvernement s’est empressé d’annoncer, non seulement qu’un « dialogue » sera établi entre le ministère de l’Intérieur, celui des Finances et les parties prenantes pour « appeler les banques à trouver des solutions amiables avec les associations concernées », mais, pire encore, que « le ministère de l’Intérieur soutient Kamel Kabtane dans sa démarche » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2022

Damien Rieu, candidat Reconquête à Menton (06), réussit à traverser clandestinement la frontière franco-italienne sans rencontrer le moindre problème. « Comme je le craignais, nous n’avons eu le droit à aucun contrôle »

De quoi la démission de Fabrice Leggeri (Frontex) est-elle le nom ?

frontex

C’est au terme de trois ans d’affrontements que la Commission européenne, par l’entremise de son Office européen de lutte antifraude (Olaf), aura réussi à avoir la tête Fabrice Leggeri, directeur exécutif de Frontex. Accusé, entre autres, d’avoir couvert des refoulements par les autorités grecques, le haut-fonctionnaire français aura résisté jusqu’au bout à une cabale menée contre lui par la branche immigrationniste européenne.

Alors que cette agence était censée permettre à l’Europe la défense de ses frontières extérieures, cette campagne médiatique contre l’ancien directeur est un signal fort concernant l’idéologie dominante à Bruxelles. Il est dorénavant clair que l’UE joue contre les Européens autochtones, contre leurs identités propres et contre les frontières garantes de leur sécurité et de leur liberté.

Dirigé en partie par des ONG et une partie de la Commission européenne, ce rapport à charge – proprement politique – aura été une véritable entreprise de sabotage contre, comme l’a souligné Nicolas Bay, « l’un des derniers éléments permettant de penser une Europe puissance : la défense de ses frontières extérieures ».

Frontex : la cible à abattre

Repensée à la suite de la crise migratoire de 2015, Frontex fut redéployée comme l’agence des gardes-frontières et garde-côtes de l’Europe. L’agence s’inscrivait dans la continuité du code des frontières de Schengen qui obligeait les États à prévenir le franchissement illégal de frontière en dehors des points de passages officiels. Voilà pour la doctrine. Si jamais elle doit entrer en contradiction avec la convention de Genève, qui interdit de refouler tout migrant menacé dans son pays, c’est à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de trancher. Celle-ci aura pourtant donné raison à l’Espagne, dans un arrêt du 13 février 2020, puis à la Macédoine du Nord dans des cas relatifs à des clandestins. Jurisprudences dont Fabrice Leggeri se servira, sans avoir gain de cause, pour sa défense.

La Commission européenne étant la « gardienne des traités », sa non-clarification sur ce problème de droit confirme la direction « pro-immigration » choisie par l’UE. Alors qu’en janvier dernier seize ministres de l’Intérieur demandaient, dans une déclaration commune lors d’un sommet en Lituanie, la création de clôtures aux frontières extérieures, la Commission européenne et Ursula von der Leyen refusèrent cette demande.

Le devenir de Frontex est donc celui, non pas d’une agence de protection des citoyens européens, mais bien d’une ONG accompagnatrice des migrants vers l’Europe. Au lieu d’être le rempart de protection de la souveraineté, de la libre détermination et de la continuité historique des nations, l’agence se pensera dorénavant comme la protectrice du droit des clandestins dont elle fera sa « priorité absolue ».

La réalité démographique de l’Europe

Depuis son passage en 2004 de 15 à 25 pays, l’UE se constitua en géant démographique derrière la Chine et l’Inde, mais devant les États-Unis. Ce poids démographique ne doit cependant pas cacher une triste réalité : l’Europe possède la population la plus âgée du monde, et n’est donc qu’un colosse aux pieds « séniles ».

Pendant que la pyramide des âges accentue chaque année son inversion, ce processus d’implosion démographique progresse sans que les responsables politiques ne daignent s’activer pour enrayer cette catastrophe. Plus grave, en raison de l’effondrement de la fécondité, certains pays de l’UE ont cessé d’assurer le remplacement des générations entraînant une chute de la part des moins de 20 ans dans la population et une augmentation de la part des séniors.

Depuis 1997, l’Europe est désormais moins peuplée que l’Afrique. Certains pays comme l’Allemagne connaissent même des taux d’accroissement naturels négatifs. Confrontée à ce contexte d’inversion des pyramides des âges et de déclin des populations de l’Europe, l’UE décida, et le cas Frontex en est le parfait exemple, que pour remplacer ces générations les pays européens deviendraient des pays d’immigration.

Déstabilisées par les multiples conflits et attirées par l’Europe et ses richesses, les jeunes populations d’Afrique et des Proche et Moyen-Orient, alors en vive croissance démographique et stagnation économique, devinrent les parfaits candidats à cet appel lancé par l’UE.

Une logique immigrationniste assumée

Ces immigrés étant considérés comme des facteurs de production et de consommation nécessaires à l’Europe, l’UE feint de combattre les filières de trafiquants et procède à des régularisations périodiques pour ces immigrants illégaux. Ayant fait le choix de l’immigration au lieu de la promotion de politiques natalistes pour les populations autochtones, le maintien des flux d’immigration est devenu une nécessité vitale pour l’UE.

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« Immigration, l’heure des comptes », un ouvrage dense sur le coût de l’immigration

fraude immigration

André Posokhow, l’un des contributeurs les plus précieux de Polémia, vient de faire paraître un ouvrage aussi dense que nécessaire sur une question sensible : le coût de l’immigration. C’est un sujet qu’il maîtrise parfaitement, mais le calcul global reste complexe à réaliser, tant l’omerta est la règle sur cette question. En voici un commentaire par Jean-Claude Philipot, membre du parti Reconquête. Pour commander ce livre, rendez-vous ici : https://synthese-editions.com/produit/immigration-lheure-des-comptes/.

Avec Immigration : l’heure des comptes, André Posokhow, vient d’écrire une véritable somme sur la place des immigrés dans notre pays en distinguant ceux des pays tiers, de ceux originaires de l’Europe au sens large. Celle-ci dresse un bilan, mais constitue aussi une véritable base de données tant au regard des 14 « annexes introductives » qui sont, selon une terminologie moins déroutante comme des tableaux généraux sur les immigrés dans l’économie française , que des 60 annexes de fin d’ouvrage qui détaillent les approches budgétaires, fiscales, sociales de l’immigration, mais aussi les difficultés méthodologiques rencontrées et les choix retenus dans les 11 « parties » de l’ouvrage découpées en chapitres.

Compte tenu des apports des immigrés et de leurs descendants de première génération et de leur coût, l’auteur chiffre pour 2019 à au moins 193 Md€ le déficit annuel pour l’État et les collectivités territoriales imputable aux immigrés des pays tiers et aux descendants de première génération sur un total de coût de l’ immigration européenne et de pays tiers compris dans une fourchette de 256 à 298 Md€ si on intègre l’estimation du manque à gagner par l’Etat au titre des activités de l’économie informelle (42 Md€ d’impôts sur la consommation non perçus). Notons ici par ailleurs que dans ce décompte l’auteur, par prudence au regard des données accessibles sur la nature de ces activités, n’intègre pas dans le total général l’estimation de ce qu’aurait rapporté à l’État les autres types d’imposition (121 Md€).

L’auteur souligne, d’autre part, qu’au-delà des dépenses publiques l’immigration induit également un appauvrissement des particuliers et des assurances au regard des diverses dégradations matérielles privées, un coût humain et sociétal immense. Il explique les liens entre l’organisation d’un marché parallèle au poids financier très important, supérieur à celui de la plupart des régions, qui a des liens avec l’islam et le terrorisme.

André Posokhow décrit enfin la population immigrée et de première génération sous l’angle de l’emploi en montrant les différences qui existent par rapport à la population autochtone, et démonte le leitmotiv de l’immigré nécessaire pour occuper l’emploi dont un Français « de souche » ne voudrait pas. Il chiffre, enfin, à 2,31 millions la possibilité de réduction du nombre de chômeurs en privilégiant pour l’emploi les chômeurs non immigrés et immigrés européens, et en revoyant chez eux les étrangers sans travail (gain de 73 Md€ soit 58 au titre des prestations de chômage et 15 à celui des prestations sociales).

Tribune reprise de Polémia

Voyage au Wokistan : l’anti-Europe se dessine à Bruxelles

parlement européen

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution établissant sa position concernant la lutte contre le « racisme » dans la culture, l’éducation, les médias et les sports. Ce texte indigeste constitue un véritable florilège d’exigences ethniques et de novlangue progressiste. Les eurodéputés souhaiteraient lutter contre le « racisme structurel » et imposer « une approche intersectionnelle de l’élaboration des politiques ». Autant dire que Bruxelles a acté sa conversion au wokisme !

Au-delà de ce vulgaire charabia, la clause la plus choquante est sans doute la suivante : le Parlement exige la censure de médias publiant des informations « stigmatisantes », définies comme celles « ciblant les migrants comme étant la source de divers problèmes socio-économiques et en accordant une couverture disproportionnée aux infractions commises par des migrants ».

De fait, les eurodéputés exigent la censure d’informations exactes dans la mesure qu’elles nuisent à l’idéologie dominante. Le fait est que les populations africaines et musulmanes en Europe occidentale sont très souvent disproportionnellement concernées par l’insécurité, l’assistanat et la sous-performance scolaire et économique.

Immigration, insécurité et « problèmes socio-économiques » : florilège de statistiques

Les statistiques aussi bien que le vécu quotidien des Européens dans les zones nouvellement « diversifiées » l’attestent. Par exemple, la police de Londres indique qu’en 2019 des Noirs étaient impliqués dans 51 % des attaques au couteau, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population londonienne. Ces chiffres sont stables depuis 10 ans et tout à fait comparable à la criminalité afro-américaine aux États-Unis d’Amérique.

En France, une étude de l’INSEE de 2012 avait constaté que les immigrés et les descendants d’immigrés d’origine maghrébine, africaine et turque étaient largement plus concernés par l’échec scolaire, le chômage et l’accès aux HLM que ne l’étaient les indigènes ou les immigrés d’origine européenne ou asiatique.

En Allemagne, la décision unilatérale de la chancelière Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de prétendus « réfugiés » en 2015 a coïncidé avec une augmentation importante de l’insécurité. Trois années plus tard, les statistiques officielles démontrèrent que 92 % de cette augmentation avait pour cause de jeunes migrants de sexe masculin. Le point culminant de cette vague de violence fut les agressions – dont 500 à caractère sexuel – subites par 1 200 femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, à Hambourg et dans d’autres villes allemandes. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Intérieur allemand tenta d’étouffer l’affaire en supprimant toute mention de « viol » du rapport policier et la Commission européenne affirma qu’il n’y avait aucun lien avec les migrants et qu’il fallait contrer toute réaction « xénophobe ».

À Rotherham et dans d’autres villes anglaises, des gangs essentiellement d’origine pakistanaise ont perpétré plus de 2 400 viols sur mineur. Les élus locaux refusèrent pendant des années de s’opposer à ces crimes monstrueux car ils ne voulaient pas « donner de l’oxygène aux opinions racistes ». La devise officielle du conseil municipal de Rotherham ? « Où tout le monde compte. »

L’hebdomadaire britannique The Economist a révélé que les migrants originaires du Moyen-Orient et du Maghreb ont un impact fiscal uniformément négatif au Danemark tout au long de la vie, consommant plus en matière d’assistanat et de services publics qu’ils ne contribuent en impôts. Leur situation contraste fortement avec la situation des indigènes danois et des immigrés d’origine occidentale. Le magazine illustra ces chiffres avec un graphique au titre « C’est compliqué », alors que la situation est tout à fait limpide.

On peut multiplier ces chiffres pour à peu près tous les pays occidentaux dès lors que les statistiques concernées sont collectées et publiées. Or, toute cette criminalité « disproportionnelle » et tous ces « problèmes socio-économiques » (un bel euphémisme) ont une cause première et fondamentale : l’immigration en Europe des populations concernées. Mais les eurodéputés souhaitent tout simplement interdire aux médias de soulever ces faits qui pourrissent la vie des Européens.

Imposer la censure dans les médias audiovisuels et les réseaux sociaux

Le Parlement européen ne fait pas que demander la censure de faits embarrassants. Il exige que les autorités de réglementation audiovisuelle (CSA et autres) aient plus de compétences pour censurer des émissions ayant « des contenus discriminatoires ou racistes » et qu’on élimine les financements publics aux médias promouvant des « discours haineux et xénophobes ». Au contraire, les médias devraient « éviter les pratiques qui entretiennent ou renforcent les stéréotypes négatifs concernant des minorités ethniques ou raciales » et « montrer des membres de ces communautés dans des rôles positifs ».

Les eurodéputés ont également appelé à « accroître la responsabilisation des plateformes numériques et des réseaux sociaux afin de lutter contre la diffusion de l’incitation à la haine raciale à l’égard des migrants et des minorités », exigeant de fait plus de censure sur les réseaux sociaux.

Le rapporteur du texte est Salima Yenbou, une eurodéputée française d’origine algérienne, née en Seine-Saint-Denis. Cette élue, issue du groupe des Verts mais ayant depuis rallié le camp macroniste, défendit son texte en déclarant :

« Nous devons lutter activement contre le racisme, afin que nos filles et nos fils n’aient plus à se demander s’ils ont leur place dans notre société. Afin de construire un avenir meilleur, nous devons connaître et comprendre notre histoire. C’est pourquoi il est important que les étudiants en apprennent davantage sur le colonialisme, l’esclavage, le génocide et tous les phénomènes liés. »

Elle ajouta qu’il fallait « mettre fin aux médias qui diffusent des propos racistes sur les migrants et les réfugiés, ainsi qu’aux contenus qui sont racistes, qu’ils soient intentionnels ou non. » La mission d’éliminer des contenus dits « racistes non intentionnels » donnerait à l’État de vastes compétences dans le domaine de la censure.

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MENSONGE SUR L’IMMIGRATION : la commission de contrôle favorise Macron

20/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La commission de contrôle de la campagne électorale a remis en question les chiffres énoncés dans la profession de foi de Marine Le Pen.

Pourtant, ces données sont issues du Ministère de l’Intérieur. Le Rassemblement national dénonce une manœuvre politique pour favoriser Emmanuel Macron.


Jordan Bardella à Gérald Darmanin sur l’immigration : « Avec vous, tout le monde rentre en France, mais personne ne sort ! »

Projet présidentiel de Macron sur l’immigration : l’enfumage continue !

macron immigration

Emmanuel Macron a dévoilé le 17 mars son « projet présidentiel ». 23 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il était plus que temps qu’il présente sa feuille de route pour son prochain quinquennat s’il venait à être réélu. Derrière les formules creuses employées, le manque de volonté de l’actuel président de la République de maîtriser l’immigration extra-européenne transparaît entre chaque ligne. Les Français se feront-ils enfumer une deuxième fois ?
Nous vous livrons ci-après une lecture critique de la partie du programme présidentiel 2022-2027 consacrée à l’immigration.
Une analyse de Paul Tormenen.

Un programme indigent

Un premier constat s’impose : les mesures figurant dans le « projet présidentiel » d’Emmanuel Macron en matière d’immigration sont particulièrement indigentes au regard de l’enjeu que ce sujet représente.
Les mesures présentées sont indigentes par leur nombre, six, ce qui traduit un manque d’ambition pour ce qui conditionne l’avenir du peuple français et de sa culture.
Ces mesures sont également indigentes par leur contenu : elles relèvent plus du catalogue de vagues engagements que d’un programme s’appuyant sur un diagnostic approfondi et détaillant les différents axes d’un plan d’action.

Emmanuel Macron pousse même la provocation jusqu’à reprendre certains engagements pris en 2017 et figurant dans son programme d’alors ! Des engagements qui sont bien évidemment restés lettre morte. Tous ces éléments montrent que l’immigration extra-européenne est pour le président jupitérien un phénomène subalterne qui ne nécessite que des régulations à la marge, afin d’apaiser une opinion publique particulièrement préoccupée à ce sujet.

Les différentes mesures du programme présidentiel dont nous faisons une lecture critique sont regroupées en deux thèmes : « Mieux maîtriser l’immigration » et « Droits et devoirs de l’intégration ».

I – « Mieux maîtriser l’immigration »

– « Aller au bout de la réforme de Schengen pour renforcer nos frontières européennes »

Constat – La réforme du Code frontières Schengen est un vieux serpent de mer que les présidents de la République française ressortent avant chaque élection.

Ainsi, en 2012, Nicolas Sarkozy déclarait que « les accords de Schengen ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation. Ils doivent être révisés » (1). En 2016, François Hollande estimait que « nous devons tout faire avec l’Allemagne, avec l’Europe pour qu’il y ait un mécanisme de protection des frontières extérieures » (2). En 2019, à l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron déclarait – déjà : « … je veux refonder Schengen, y compris jusqu’au changement des traités si besoin. On ne protège pas suffisamment nos frontières communes » (3). Plus récemment, le 2 février 2022, Emmanuel Macron annonçait sa volonté d’un « conseil Schengen », pour « reprendre en main le contrôle des frontières » (4).

Lors d’un discours prononcé le 4 février 2022 devant des ministres de l’Intérieur de différents pays européens, Emmanuel Macron précisait les grands axes de la réforme souhaitée :

– la création d’un pilotage de l’espace Schengen via un « conseil Schengen » ;
– la création d’un mécanisme de solidarité et d’intervention rapide en cas de crise aux frontières extérieures de l’Union ;
– l’approfondissement de la politique commune d’asile et de migration via le pacte asile et migration (5).

Commentaires – Les contreparties au démantèlement des frontières intérieures de l’espace Schengen sont précisément indiquées dans le code éponyme. « Les frontières extérieures ne peuvent être franchies qu’aux points de passage frontaliers et durant les heures d’ouverture fixées » (article 5 du chapitre I). Les ressortissants de pays tiers doivent en outre être munis des documents (titre de séjour, passeport avec visa, etc.) leur permettant d’entrer dans l’espace de libre circulation Schengen.

Inutile de dire que ces dispositions, comme de nombreuses autres, sont massivement et constamment foulées aux pieds. Faute de moyens humains, matériels et juridiques suffisants, l’agence de garde-frontières Frontex se trouve réduite à recenser chaque année un nombre toujours plus important de franchissements illégaux des frontières de l’Union européenne. Ils ont ainsi été estimés à plus de 200 000 en 2021 (6).

Les propositions d’E. Macron concernant l’espace Schengen sont dans le droit fil de celle de la Commission européenne : pilotage communautaire, mutualisation des moyens en cas de crise ou d’agression migratoire organisée par un pays tiers et répartition des clandestins entre pays européens (7).

La fermeté des formules employées est donc de façade : non seulement E. Macron se garde bien de prôner un endiguement ferme de l’immigration clandestine, il rejette toute remise en cause du principe de non-refoulement. Il souhaite en revanche organiser une répartition automatique et obligatoire entre pays membres de l’UE des clandestins arrivés en Europe, qui serait inscrite dans le pacte asile et migration en cours de négociation.

Se fixer comme objectif de protéger davantage les frontières extérieures de l’espace Schengen relève dans ces conditions de la supercherie, a fortiori quand le ballet des bateaux des passeurs et des O.N.G. qui croise en mer Méditerranée est incessant et que rien se sera fait pour y mettre un terme.

Pire, de récentes annonces et mesures vont dans un sens opposé à l’objectif défini. Elles aboutissent en effet à l’affaiblissement de la défense des frontières extérieures et intérieures de l’espace Schengen, sous la pression notamment de la Commission européenne :

– L’activité de l’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex est de plus en plus étroitement surveillée, tant par des « observateurs des droits fondamentaux » supplémentaires qu’elle a dû recruter que par l’Office européen anti-fraude (OLAF) (8). Cette surveillance vise à encadrer la pratique des refoulements des clandestins, afin de leur permettre de faire une demande d’asile aux frontières et de pénétrer sur le sol européen le temps de son instruction. Cela revient à permettre à tout clandestin de se prévaloir de ce droit pour entrer dans l’U.E.
– La possibilité pour les pays membres de l’espace Schengen de rétablir temporairement leurs contrôles aux frontières intérieures va être plus strictement encadrée, surveillée et réprimée le cas échéant.

Si, dans le passé, la France, comme d’autres pays de l’espace Schengen, a déjà utilisé cette disposition à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité, ce sera désormais sous la surveillance étroite de bureaucrates communautaires. En effet, le 3 mars 2022, le Conseil de l’Union européenne a adopté une « orientation générale » visant à réformer le mécanisme d’évaluation et de contrôle des règles Schengen (9). Celle-ci aboutira à mettre en place une procédure accélérée « afin de constater un manquement grave [aux règles Schengen] et d’y remédier ». On ne doute pas que les sanctions tomberont contre les pays qui ne se conformeront pas aux recommandations de la Commission européenne.

Comme le disait à juste titre Philippe de Villiers le 2 février, « c’est la même litanie depuis 1995. Tous – Chirac, Sarkozy, Hollande –, ils ont prétendu réformer Schengen. À chaque fois, ils ont rajouté de nouveaux trous à la passoire. Foutaise ! » (10).

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Jordan Bardella : “Jean-Luc Mélenchon veut submerger mon pays et régulariser tous les clandestins. Je ne vais pas voter pour quelqu’un qui pourrait, demain, mettre des ministres islamistes au gouvernement”