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Immigration : l’Italie se ferme, l’Espagne s’ouvre

Il en va de l’espace Schengen comme de la zone euro : il suffit d’un maillon pour ébranler l’ensemble. Sur la route de la Méditerranée orientale, l’Autriche, la Hongrie et les pays des Balkans unissent leurs forces pour prévenir un nouvel afflux depuis la Grèce gouvernée par un parti, Syriza, qui a toujours été favorable à l’immigration de masse et qui s’est contenté, tant qu’il le pouvait, d’assurer vers ses frontières septentrionales le transport des immigrants arrivant illégalement sur ses îles depuis la Turquie. Sur la route de la Méditerranée centrale, l’Italie, longtemps appréciée par les « migrants » pour le laxisme de son gouvernement immigrationniste, s’était finalement entendue, sous la pression d’un électorat de plus en plus hostile à cette invasion-colonisation, avec le gouvernement de Tripoli et probablement aussi certaines milices libyennes, pour freiner le passage des « migrants ». Le nouveau gouvernement « populiste » issu des élections du 4 mars, et notamment le nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue, serre encore la vis en refusant désormais les bateaux des ONG étrangères chargés d’immigrants illégaux récupérés près des côtes libyennes.

Plus sûre que cette route de la Méditerranée centrale en train de se refermer, la route de la Méditerranée occidentale n’était pourtant pas privilégiée par les « migrants ». Ceci pour une raison bien simple : sous les gouvernements du Parti populaire dirigé par Mariano Rajoy, l’Espagne ne faisait pas preuve du même laxisme pseudo-humanitaire de l’Italie ou la Grèce. Dans les enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla, un système de triple clôture surmonté par des barbelés rasoirs rendait le passage difficile. L’Espagne pratiquait en outre, en tout cas jusqu’à sa condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme à l’automne 2017, les expulsions « à chaud » de ceux qui parvenaient malgré tout à franchir ces clôtures. En 2012, Madrid avait par ailleurs supprimé la possibilité pour les personnes en situation irrégulière de se faire soigner aux frais des contribuables espagnols. On ne sait que trop bien en France à quel point ces prestations de santé gratuites sont un facteur d’immigration illégale.

Mais avec la formation du gouvernement socialiste ultraminoritaire de Pedro Sánchez avec le soutien de l’extrême gauche et des nationalistes régionaux, qui voient dans l’immigration de masse un moyen d’accroître la proportion d’habitants sans attache avec l’Espagne, la politique menée par Madrid va désormais changer : les barbelés au sommet des clôtures de Ceuta et Melilla vont être enlevés et, sans doute à partir du mois de septembre, les soins de santé gratuits pour les « sans papiers » auront été rétablis, conformément à l’annonce faite la semaine dernière par le porte-parole du gouvernement de Sánchez. Ces annonces, qui sont autant de signaux envoyés aux candidats à l’émigration illégale en Europe, viennent donc s’ajouter à l’accueil de l’Aquarius et aux grandes banderoles avec l’inscription « Bienvenue chez vous » en cinq langues, dont l’arabe, déployées pour accueillir les quelque 630 « migrants » recueillis au large de la Libye par SOS Méditerranée. A l’ère d’Internet et des téléphones portables, le message a certainement déjà été reçu cinq sur cinq de l’autre côté de la Méditerranée !

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2018

Nouvelles lois contre l’immigration en Australie

20/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les nouvelles lois contre l’immigration pourraient décourager certains candidats à s’installer en Australie. Les nouvelles mesures consistent en une exigence de connaître l’anglais et en une baisse sensible des aides sociales.

L’année dernière l’Australie avait adopté toute une série de mesures pour faire baisser l’immigration, ce qui avait eu pour conséquence 138.086 entrées pour l’année 2017-18, le chiffre le plus bas depuis dix ans.

Les candidats à la naturalisation devront prouver un emploi réel et stable dans le pays. Le ministre de l’Intérieur Michael Pezzullo a dit que les mécanismes de contrôle étaient rendus plus efficaces grâce à la fusion des données des différents services de l’Etat.

Les Etats-Unis défendent la « tolérance zéro » en matière d’immigration

19/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lundi, devant l’association nationale des shérifs à la Nouvelle Orléans, en Louisiane, le ministre américain de la Justice a défendu la politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump, en vertu de laquelle des enfants ont été séparés de leurs parents sans-papiers, en assurant vouloir éviter « l’anarchie » dans le pays.

Jeff Sessions a ainsi déclaré :

Nous ne voulons pas séparer les enfants de leurs parents. Mais nous ne voulons pas non plus que des adultes amènent leurs enfants illégalement, mettant ces enfants en danger.

Cette simple application de la loi à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique a déclenché un torrent de critiques, de l’opposition démocrate à l’ONU.

La politique migratoire, le tombeau du “en même temps” ?, par Philippe Bilger

Que Christiane Taubira “s’indigne” de la politique migratoire du président de la République serait plutôt à mes yeux un gage de la fiabilité et du réalisme de celle-ci : selon l’ancienne ministre pourtant, “indécence, marketing et silence” (JDD). Alors qu’elle célèbre la “lueur” provenant de l’Espagne.

L’Aquarius, les réactions d’Emmanuel Macron, le refus italien, l’accueil espagnol ont mis en lumière, au contraire, l’extrême difficulté d’une politique migratoire qui précisément a pour faiblesse de ne pas être une politique – un réel qu’on affronte et qui contraint à une appréhension non équivoque – mais un humanisme empêtré.

La France, initialement, face au défi posé par l’Aquarius avec ses plus de six cents migrants, ne bronche pas et, à l’exception de généralités généreuses, n’a pas fait mine ni n’a eu l’intention de les accueillir.

En revanche le ministre italien de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, s’étant vigoureusement opposé à cet accueil par l’Italie – à l’encontre du respect du droit international, si on suit l’appréciation de notre président – a été vertement sermonné par ce dernier qui a dénoncé “la part de cynisme et d’irresponsabilité”.

Petits remous diplomatiques. L’Italie est offensée. Matteo Salvini, sur un mode ironique, s’adresse à Emmanuel Macron : “Emmanuel, si ton coeur est si grand que tu le dis, nous te donnons 9 000 personnes à accueillir”.

Apaisement apparent.

Le président de la République reçoit à l’Elysée Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, et à l’issue de la rencontre un communiqué est publié qui fait état de la parfaite entente, pour la politique migratoire, entre l’Italie et la France (Libération).

Enfin celle-ci accepte d’accueillir certains migrants de l’Aquarius après que leur situation aura été examinée par les autorités espagnoles.

Le moins qu’on puisse souligner est que le processus que j’ai décrit sommairement ne démontre pas une grande cohérence de la position française.

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Aquarius : 80 % des Italiens soutiennent leur gouvernement. Et ce ne sont pas des salauds !

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question…

La démocratie, dit le dictionnaire, est une « forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple ».

Il paraît que nous, États occidentaux, sommes de grandes démocraties. La France tout particulièrement qui, eu égard à son passé révolutionnaire et régicide, prétend en remontrer au monde. Raison pour laquelle, sans doute, elle a nourri dans son sein tant de dictateurs en herbe, pourquoi ses brillants intellectuels n’ont jamais renié leur passé maoïste ou bien qu’un Mélenchon porte encore aux nues les Castro, Chávez et autres Maduro.

Question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Réponse par la polémique qui a agité l’Europe tandis qu’un navire baptisé Aquarius errait en Méditerranée à la recherche d’un port où décharger sa cargaison de 629 migrants. Les femmes et les enfants d’abord. Conséquence : la « tension diplomatique » est à son comble entre la France et l’Italie, notre Président s’étant offert le luxe de critiquer le nouveau chef du gouvernement italien pour son refus de recueillir toutes ces bouches affamées.

« Manque d’humanité », a dit Macron. « Faux-cul », lui a répondu Giuseppe Conte. Et Matteo Salvini (le patron de la Ligue, devenu ministre de l’Intérieur) de rappeler, devant le Sénat italien, la promesse d’Emmanuel Macron d’accueillir plus de 9.000 migrants arrivés ces dernières années en Italie mais qui, in fine, n’en a pris que 640. Il serait temps de « passer de la parole aux actes et à donner un signal de générosité » plutôt que des leçons de morale à une Italie transformée en « jetée » où viennent s’amarrer tous les radeaux de La Méduse.

L’Italie a accueilli plus de 14.000 migrants depuis début janvier, plus de 700.000 ces dernières années. Elle vient de recevoir le soutien de l’ONU : « Je pense que l’Italie a raison de dire qu’ils ne peuvent pas tous venir chez elle », a dit le haut-commissaire pour les réfugiés. Et de rappeler qu’en 2015, les autres pays de l’Union européenne étaient convenus de se répartir 160.000 réfugiés mais qu’à ce jour, 30.000 migrants seulement ont trouvé un pays d’accueil.

On nous dit que, selon les chiffres d’un sondage réalisé jeudi en Italie, 80 % des personnes interrogées soutiennent l’attitude de leur nouveau gouvernement. Dans le détail, 30 % des Italiens « voudraient que tous les migrants soient rejetés » et 50 % « souhaiteraient que l’accueil de migrants se fasse de manière partielle et surtout après une évaluation beaucoup plus ciblée et prudente que l’actuelle ».

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question, les résultats des dernières élections lui ayant en grande partie apporté la réponse. D’où le fait qu’en chat échaudé qui craint l’eau froide, il se soit bien gardé de proposer l’asile aux naufragés de l’Aquarius.

D’où je repose ma question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Depuis soixante-dix ans, on ressert cette phrase empruntée à Churchill : « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. » Chacun en use et les politiques en abusent, jusqu’à Manuel Valls pendant la campagne des primaires… À cette occasion, justement, sur le site Slate.fr, Jean-Marie Pottier remettait ces mots à leur place.

Voici ce que Winston Churchill a dit exactement : « Beaucoup de formes de gouvernement ont été testées, et seront testées dans ce monde de péché et de malheur. Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. En effet, on a pu dire qu’elle était la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ; mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l’opinion publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner, guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non les maîtres. » Rien à ajouter.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Allemagne. De la crise migratoire à la crise politique

Malgré quelques articles aux titres assez explicites (Le Monde : « Migrants : Merkel sous la pression des durs de sa majorité », Le Point : « Merkel joue son avenir avec un conflit gouvernemental sur les migrants », reprise d’une dépêche AfP, tous les deux en date du 14 juin) il ne semble pas que les « grands » médias français – et singulièrement les chaînes de télévision – aient pris la mesure de ce qui est en train de se jouer en Allemagne. La chancellerie vacille, Frau Merkel tremble, l’Allemagne retient son souffle. Ce n’est rien de moins que le destin d’Angela qui se joue, et de ce quatrième mandat si durement obtenu.

Angela Merkel contre les Bavarois au sujet de la crise migratoire

La chancelière est désormais en conflit ouvert avec les « Bavarois », son ministre de l’intérieur fédéral Horst Seehofer – « Bundesminister des Innern, für Bau und Heimat » est son titre complet ; les quatre derniers mots ont été ajoutés par l’actuel titulaire de la fonction lors de la formation de la « Grosse Koalition » en mars dernier ; on précisera ici que le prénom allemand Horst désigne également une « aire », c’est-à-dire le nid de l’aigle – et patron de la CSU, et Markus Söder, son successeur comme ministre-président de l’état libre de Bavière. La raison du conflit est en apparence assez simple : dans le cadre de son mandat, Seehofer a préparé un paquet de mesures destinées à juguler l’immigration clandestine et plus largement à reprendre le contrôle des flux migratoires, afin qu’une répétition de la crise de 2015 ne puisse avoir lieu. L’une des mesures qu’il veut imposer est le refoulement à la frontière du Reich de tout migrant préalablement enregistré dans un autre état de l’espace Schengen, ce qui est parfaitement en ligne avec l’accord de Dublin. Face à cette position de stricte protection du peuple allemand, la chancelière poursuit ses chimères de règlement européen et de répartition, dans le but illusoire de soulager les pays des marches méridionales de l’espace Schengen. Si l’on a évoqué, brièvement, aujourd’hui 14 juin comme modèle de sortie de crise la possibilité d’accords bilatéraux avec les pays d’entrée – sur le modèle de l’accord franco-italien pour les reconduites à la frontière – qui seraient, une fois conclus, « bénis » par Bruxelles, il a fallu déchanter : les Bavarois ne veulent rien céder. Comment en est-on arrivé là ?

Une grande autonomie des Länder

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il convient de préciser un point important du système politique allemand, voire de la culture politique allemande, qui éclairera pour un lecteur français plus familier du centralisme jacobin et de la verticalité républicaine les relations entre l’occupante de la Chancellerie et ses ministres. La subsidiarité et le fédéralisme ne sont pas en Allemagne des principes morts ou artificiels, mais irriguent la vie politique. Chaque entité politique – c’est le cas des Länder, en particulier, vis-à-vis de l’état fédéral – apporte un soin jaloux à défendre son pré carré contre les ingérences allogènes. Il y a de cela des exemples amusants, comme par exemple certaines directives de l’Union Européenne, qui sont transcrites depuis des lustres dans le Droit français grâce à la docilité du parlement, tandis que leur application en Allemagne, parce que le sujet est de la compétence des Länder, est renvoyée à une date ultérieure – autant dire ad vitam eternam. De là à penser que le gouvernement allemand exploite parfois cette possibilité… Bref, il en va des ministres comme des Länder : l’accord de coalition définit le cadre de leur action pour la durée de leur mandat, et ils ont ensuite tout loisir de s’y mouvoir, avec une autonomie considérable. La chancelière, « prima inter pares », a certes le pouvoir constitutionnel de révoquer un ministre. En le faisant, elle met cependant sa coalition en danger – singulièrement s’il s’agit d’un partenaire de coalition, qui pourrait la mettre en minorité à la chambre. Elle peut aussi tenter de le mettre en minorité au sein du cabinet – s’il y a différence de vues entre un ministre et la chancelière, elle peut théoriquement faire procéder les membres du cabinet à un vote : le résultat serait très probablement le même.
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Selon Didier Leschi, les immigrés représentent “11% de la population française”

15/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Les immigrés représentent “11% de la population française“, selon Didier Leschi de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

Et celui-ci d’ajouter :

la différence (par rapport aux autres pays européens), c’est que nous avons une très longue tradition d’immigration. Le quart de la population française a un rapport direct ou indirect avec l’immigration.


Allemagne : la question migratoire continue d’affaiblir la majorité d’Angela Merkel

15/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En Allemagne, la question migratoire fait tanguer la majorité d’Angela Merkel.

Issu de l’aile droite de la coalition, le ministre de l’Intérieur est entré en rébellion : il exige plus de fermeté aux frontières. Or, dimanche, Angela Merkel a mis son veto à un projet de refonte de la politique d’asile.

La chancelière veut d’abord consulter ses partenaires européens avant de prendre une décision…

Mais le parti bavarois de la CSU s’est déclaré prêt passer outre la décision d’Angela Merkel provoquant une vraie crise politique.

Markus Söder, Ministre-président de la Bavière, a ainsi déclaré :

Pendant trop longtemps, nous nous sommes précipités de compromis en compromis sur la question de la politique des réfugiés, sans prendre de décisions fondamentales et claires. Nous devons reprendre le contrôle de la situation en Allemagne.


Matteo Salvini plébiscité pour son courage politique, par Pierre Malpouge

« La ligne dure paie », a lancé Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et du gouvernement Ligue-M5S. Après avoir refusé au navire humanitaire Aquarius de jeter l’ancre sur les côtes italiennes et de débarquer les « migrants » qui se trouvaient à son bord, et malgré les rodomontades bien-pensantes et hypocrites des dirigeants européens, à commencer par celles d’Emmanuel Macron, la droite nationale italienne suscite un raz de marée plus que favorable dans l’opinion de la population du pays.

Ainsi, selon un sondage, 80 % des Italiens, soit l’immense majorité de la population, soutiennent les actions de Matteo Salvini sur la question de l’immigration et sa décision de fermer les ports italiens aux bateaux « récupérateurs » de migrants.

Par ailleurs, toujours selon ce sondage, environ 30 % des Italiens ont une position radicale et voudraient que tous les migrants soient rejetés. Seuls 20 % des Italiens seraient prêts à accueillir les migrants sans discrimination.

Mgr Malle, l’évêque de Gap, menace Matteo Salvini de « l’enfer », mais cette politique de fermeté, plébiscitée par le peuple italien, et aussi par la quasi-totalité des organes de presse italiens, est un énorme succès politique pour le leader de la Ligue. Un succès salué notamment en France par le Rassemblement national (ex-FN).

La complicité de certaines ONG

Par la voix de Julien Sanchez, ce parti assure qu’« on aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières ». Et une partie des Républicains et le parti Debout la France (DLF) ont emboîté le pas au RN. Le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur, invité mardi sur le plateau de RT France, a salué la décision de Matteo Salvini en déclarant que « contrairement à toute la bien-pensance, nous pensons que c’est le bon signal qu’il fait envoyer ». « La solution, a-t-il ajouté, n’est pas d’accueillir toujours plus [de migrants] mais d’aider à développer l’Afrique. » Le porte-parole de DLF a précisé que les pays européens n’avaient pas « vocation à accueillir tous les clandestins qui se dirigent vers nos côtes avec la complicité parfois un peu douteuse de certaines ONG ».

En renvoyant dans leur but le diktat franco-allemand et la dictature de Bruxelles en matière d’accueil de toute la misère du monde, l’Italie, par l’intermédiaire d’un Matteo Salvini, droit dans ses bottes et homme fort du nouveau gouvernement italien (soutenu par le numéro un hongrois Viktor Orbán et par le chancelier autrichien Sebastian Kurz), annonce la couleur et montre ainsi le chemin à une Europe irresponsable et incapable d’apporter une solution commune et crédible au flux migratoire actuel. Un chemin mais également un message à l’attention des migrants qui dorénavant vont devoir éviter de débarquer ou tenter de débarquer sur les côtes italiennes.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2018

Les Etats européens désunis face à la submersion migratoire

13/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affaire de l’Aquarius illustre les dissensions entre Etats européens à propos du traitement de la vague migratoire venant d’outre-Mediterranée. L’Aquarius est ce bateau de l’association SOS Méditerranée qui collabore avec les passeurs, en allant chercher des immigrants près des côtes libyennes. Il a sévi à nouveau il y a quelques jours en prenant à bord plus de 600 clandestins, qu’il a voulu ramener en Italie.

Est-il exact que ce sont les autorités italiennes qui l’ont invité à faire route vers l’Italie ?

Pas exactement. Le centre de coordination des secours de Rome (ou IMRCC) est chargé de coordonner les opérations de secours dans cette zone de la Méditerranée. Il semble que l’Aquarius ait effectivement été officiellement chargé d’intervenir pour porter assistance à un bateau d’immigrants. Il a également pris à bord des étrangers qui avaient été récupérés par des bateaux italiens. Selon les conventions internationales sur le sauvetage en mer, il revenait ensuite aux autorités italiennes d’indiquer un port de débarquement pour les impétrants.

Mais l’IMRCC n’a donné aucune consigne de débarquement en Italie.

Et pour cause : le gouvernement italien s’y est opposé et a renvoyé la balle aux Maltais, qui n’ont pas davantage voulu des immigrants. Cependant, l’Etat italien n’a pas pris la responsabilité de la seule solution viable, qui aurait été de débarquer les passagers en Libye, où ils avaient embarqué. Finalement, les Européens auront bien à subir leur présence sur notre sol puisque l’Espagne a accepté de les prendre en charge.

Tant que les Etats européens ne feront pas front contre la submersion migratoire, il sera donc difficile de la juguler.

Dans cette affaire, c’est en effet le nouveau gouvernement socialiste espagnol qui est le maillon faible. Sans compter la provocation du prétendu nationaliste corse, Gilles Simeoni, qui a proposé, sans en avoir la compétence, de recevoir l’Aquarius. A l’inverse, Marine Le Pen et Nicolas Bay, du Rassemblement national, ont appelé à renvoyé les immigrants en Libye.

Le nouveau gouvernement italien inaugure sa politique anti-immigrés par un geste fort

12/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour rappel les dernières élections générales italiennes ont marqué une poussée historique de la Ligue du Nord, parti nationaliste dont le slogan “Les italiens d’abord” a fait mouche dans une Italie en première ligne face à la vague migratoire qui envahit l’Europe en particuliers ces dernières années. Son chef, Matteo Salvini, a obtenu le poste de ministre de l’intérieur, ce qui lui a offert une place rêvée pour lutter contre ce flux migratoire. Après de nombreuses déclarations annonçant notamment commencer par renvoyer 300 clandestins par jour, il a eu l’occasion d’étayer ses paroles d’actes ces derniers jours.

Quelles sont donc les circonstances dans lesquelles le nouveau ministre de l’Intérieur a pu agir concrètement contre l’immigration ?

C’est une histoire hélas banale, celle d’un navire affrété par une ONG raflant de nombreux immigrés dans les eaux libyennes, pour ensuite partir déposer ceux-ci dans un port italien, leur ouvrant ainsi la voie vers l’Europe. Ce navire, l’Aquarius, est donc arrivé dans les eaux italiennes nanti de plus de 600 clandestins, pour se voir refuser l’entrée des ports italiens par décision du gouvernement italien. Après avoir subi un refus similaire de la part de Malte, aux dernières nouvelles il ferait route vers les ports espagnols, le nouveau gouvernement ibérique portant fort à gauche n’ayant pas manqué l’occasion d’accueillir ces immigrés illégaux.

L’analyse de ces événements permet de mettre en lumière un fait intéressant

Il apparaît en effet que le navire en question a pu embarquer tous ces clandestins grâce à des instructions du centre de secours de Rome. On pourrait ainsi supposer que les autorités italiennes ont guidé l’Aquarius pour après mieux le refuser, et donc marquer leur opposition à l’immigration illégale par un coup d’éclat soigneusement orchestré. Le peuple italien n’a pas manqué de montrer son soutien à cette action. Les premiers résultats des élections municipales indiquent effectivement un considérable succès de la coalition de droite menée par la ligue du nord. Dans le même temps le mouvement 5 étoiles, beaucoup moins ferme sur la position migratoire mais sorti lui aussi gagnant des législatives de début mars, a subi un échec cuisant, étant absent de tous les ballottages dans les principales villes. Coup de maître donc de la ligue du Nord, qui remporte un succès électoral remarquable, tout en marquant fermement aux ONG et donc aux immigrés illégaux que les portes de l’Italie ne leur sont plus si ouvertes.

L’accueil des migrants dans les médias : les roses sans les épines svp !

Le dernier weekend de mai a été marqué par le geste héroïque d’un jeune clandestin malien qui a sauvé un enfant en escaladant un immeuble parisien. Cela a été pour les médias l’occasion de mettre en avant une image positive de l’immigration clandestine. En creux, c’était une nouvelle narration de la crise migratoire que de nombreux médias appelaient de leurs vœux. « Un autre récit est possible » se réjouissait-on sur France Info le 28 mai. Les roses sans les épines, en quelque sorte. Il nous a paru important de revenir sur ces fameuses épines et leur couverture médiatique.

Chacun a en mémoire l’accueil chaleureux par certains allemands des centaines de milliers de migrants en 2015. Parmi eux, des réfugiés fuyant la guerre en Syrie mais également de nombreux migrants économiques comme le soulignait une universitaire au site Atlantico en 2015. C’est avec force banderoles et fleurs que ceux qui ont forcé la porte de l’Allemagne ont souvent été accueillis. Un imaginaire collectif et médiatique a permis ce mouvement massif, dont la philosophe Françoise Bonardel a analysé les ressorts dans une récente tribune.

Comme l’OJIM l’a relaté dans plusieurs articles, l’Union européenne, le Comité économique et social européen ainsi que de nombreux organes d’informations ne sont pas avares en conseils pour valoriser une présentation positive de l’immigration. Mais qu’en est-il du revers de la médaille ? C’est ce que nous tentons de voir au travers de quelques exemples illustrant les fameuses épines de l’accueil.

Des chrétiens jetés à la mer

En avril 2015, une douzaine de chrétiens sur une embarcation ralliant l’Europe sont jetés à la mer en raison de leur religion par des migrants musulmans. Cet événement tragique a bénéficié d’une assez large couverture médiatique : Le Monde, Le Parisien, Le Point, Causeur, RTL, France Info, Europe 1, etc. y ont consacré un article. La majorité de ces titres se base sur une dépêche de l’AFP. Pour certains médias, les faits sont avérés (RTL), tandis que la majorité d’entre eux parle de l’événement au conditionnel.
Des kurdes passés à tabac en Grèce

L’information a été totalement ignorée en France, hormis le site d’agrégation de contenu Fdesouche : il y aurait eu le 25 mai 2018 une « émeute géante dans un camp de migrants, des Kurdes (ont été) attaqués par des musulmans parce qu’ils ne faisaient pas le ramadan ». On recenserait 72 blessés, dont 10 graves. A l’étranger, l’événement est couvert notamment par Jpost, Voice of Europe, RT, Kurdistan24. La surpopulation dans les camps en Grèce est souvent évoquée dans les articles comme facteur explicatif.

La cohabitation dans les campements de migrants du nord de Paris

LCI évoque en 2017 des « conditions sanitaires déplorables ». Le Parisien a rencontré sur un campement « la générosité, l’entraide, l’humilité et l’amitié ». Seule réserve « il faut traverser l’entrée du périphérique pour voir chaque recoin où se réfugient les Érythréens, les Afghans, ainsi que les Tchadiens, chaque nationalité vivant en groupe ». Pour 20 Minutes le 22 mai, il s’agit d’ « une situation un peu plus chaotique chaque jour ». Boursorama reproduit une dépêche de l’agence Reuters où les problèmes majeurs sur les campements sauvages parisiens sont le manque de place et les conditions de vie déplorables. Un point commun aux articles : les tensions ne sont pas évoquées sous l’angle « ethnique ».

Le site d’information italien Occhidellaguerra.it consacre un reportage au camp de migrants de la Villette : « Voyage dans l’enfer parisien ». Il ne fait pas l’impasse sur le communautarisme qui n’est évoqué dans aucun média français, à l’exception du Parisien qui parle de « vie en groupe » : « Pendant que je suis sur le terrain, trois personnes arrivent avec une camionnette. Ils portent environ dix tapis de prière et quelques rideaux. « Ça a l’air d’un beau geste, n’est-ce pas ? », murmure un employé de la municipalité à son poste pour garder l’ordre. « Regardez ici », ajoute-t-il. Et il me fait remarquer une tente qui dit « don de la communauté musulmane ». « Celles-ci ne peuvent être utilisées que par des migrants musulmans. Les Érythréens chrétiens orthodoxes du camp ne peuvent pas s’en approcher. Il me dit que souvent certains comités locaux discriminent les non-musulmans. « Parfois, la nourriture leur est donnée d’abord, puis, s’il en reste, à d’autres ».

Un niveau de formation en question

Souvenons-nous : en 2015, les migrants récemment arrivés étaient présentés comme ayant un niveau de formation élevé et allaient être une aubaine pour l’industrie allemande. Le Parisien donnait ainsi en septembre 2015 la parole au président de la fédération des industries allemandes. Selon lui, face à la pénurie de candidats à certains emplois, « l’afflux de migrants pourrait changer la donne, justement, et ce d’autant que beaucoup d’entre eux sont jeunes, et qu’ils ont «de vraiment bonnes qualifications». Le Monde évoquait pour sa part les nombreux ingénieurs parmi les migrants syriens.

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Changement sur le front de l’immigration : l’Italie rallie l’Autriche et le V4

Le propre de ces gouvernements « populistes » qui font passer les intérêts nationaux avant ceux de l’oligarchie mondialiste, c’est qu’ils s’opposent forcément là où leurs intérêts nationaux divergent. C’est pourquoi l’Italie et le groupe de Visegrád sont en désaccord complet sur la réforme du règlement de Dublin en vertu duquel un immigrant ne peut demander l’asile sur le territoire de l’Union européenne que dans le premier pays de l’Union où il a mis les pieds. Les premiers pays d’arrivée comme l’Italie voudraient supprimer cette règle qui les oblige théoriquement à reprendre des centaines de milliers d’immigrants illégaux. D’autres pays, avantagés par cette règle, souhaiteraient au contraire l’appliquer strictement. C’est pourquoi les ministres de l’Intérieur réunis mardi en Conseil de l’Union européenne à Luxembourg n’ont pas pu se mettre d’accord sur cette question.

Un autre point de divergence entre le nouveau gouvernement « populiste » italien et les gouvernements « populistes » de Pologne, de Hongrie et d’Autriche, c’est la question de la relocalisation obligatoire des demandeurs d’asile dans toute l’Union européenne. L’Italie y est, bien entendu, favorable, le V4 y est opposé depuis le début, tandis que l’Autriche, qui prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne à partir du premier juillet, a demandé que l’on abandonne ce projet qui divise l’Europe.

En revanche, les quatre pays du groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie), l’Autriche et désormais l’Italie sont d’accord sur une chose : il faut fermer les frontières à l’immigration illégale. Le nouveau ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a déjà discuté de la question avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Comme le V4 et désormais l’Autriche, l’Italie parle non seulement de rapatriements et d’accords avec les pays d’origine mais aussi de refouler vers les côtes d’Afrique du Nord ces immigrants clandestins qu’on appelle des « migrants » dans le novlangue des médias. Au Conseil de l’Union européenne de mardi, cette question des refoulements a même été évoquée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration belge Theo Francken, qui a plaidé pour leur réinstauration, en rappelant qu’ils « étaient pratiqués en Europe avant leur interdiction par la Cour européenne des droits de l’homme en 2012 ».

La Hongrie va très probablement adopter très prochainement un paquet de lois intitulé « Stop Soros » pour lutter contre ces ONG qui favorisent l’immigration illégale. Il y aura des interdictions de séjour à proximité de la frontière et même des peines de prison à la clé pour les membres de ces organisations qui aideraient des immigrants à pénétrer ou rester illégalement sur le territoire national. En Italie, Giorgia Meloni, la leader du parti nationaliste Fratelli d’Italia qui avait formé une alliance des droites avant les élections du 4 mars avec le parti Forza Italia de Berlusconi et la Ligue de Salvini, a annoncé que son parti allait proposer une loi du même type « pour stopper Soros ». En Autriche, les missions confiées jusqu’ici aux ONG pour l’aide aux « migrants » vont bientôt être prises en charge par des agences de l’État.

L’Italie, comme le fait déjà la Hongrie, va construire de nouveaux centres de détention pour y maintenir tous les immigrants qui n’ont pas droit à l’asile en attente de leur expulsion. L’Autriche et le V4 veulent déplacer les contrôles de Frontex sur les côtes nord-africaines, sur le modèle australien, et le soutien de l’Italie à cette initiative est aujourd’hui assuré. Pour vraiment dissuader les candidats à l’immigration illégale, il resterait encore à faire comme l’Australie depuis 2013 : frapper d’une interdiction de séjour à vie toute personne entrée illégalement dans l’Union européenne et refuser d’examiner les demandes d’asile déposées sur le territoire de l’Union européenne par des immigrants qui ont passé la frontière illégalement.

Olivier Bault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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Éric Zemmour : “Immigration, PAC : le système européen ne fonctionne plus”

07/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Après l’échec du sommet au Luxembourg de l’Europe sur les migrants, l’Europe semble en panne sèche. Mais il y a d’autres sujets de discorde, assure le polémiste Éric Zemmour.

On nous avait dit “l’Europe protège”. On nous avait dit “l’union fait la force”. On nous avait dit “la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir”. Pas un jour où tous ces beaux slogans ne montrent pas leur inanité. Migrants, agriculture, euro, défense, Gafa, Iran, Russie, commerce international. Pas un sujet, où l’Europe ne déploie pas son incapacité à tenir ses promesses.

Europe bloquée, Europe divisée, Europe impuissante. Ce n’est plus une simple crise, mais une crise du système. Ce ne sont plus des limites ou des insuffisances, mais un vice de fabrication. Un péché originel.
L’Europe s’est bâtie sur deux piliers, le marché et le droit. Le marché concurrentiel pour faire prospérer les européens ; le droit pour réguler une société ouverte et démocratique. Ces deux piliers de la construction européenne sont aujourd’hui défaillants.


La politique migratoire Merkel, à nouveau pointée du doigt en Allemagne

07/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Rainer Wendt, chef de l’un des plus grands syndicats de police d’Allemagne, a affirmé que les révélations concernant le scandale à l’Office des migrations, lequel a accordé indûment l’asile à des milliers de migrants, n’étaient que la pointe émergée de l’iceberg.

Rainer Wendt a ainsi déclaré :

Le sentiment de sécurité s’effondre et maintenant les gens ont l’impression que l’Etat a perdu le contrôle. Il y a des centaines de milliers de migrants ici dont nous ne savons pas qui ils sont.

C’est un énorme risque. Aucun pays au monde ne tolérerait cela.

Pour l’intégration, encore une loi. Mais intégration à quoi ?, par Francis Bergeron

Assimilation, intégration, communautarisme. Trois voies pour une même politique, celle consistant à considérer que la plupart des migrants resteront. Le gouvernement part de l’idée que que cette invasion (plus ou moins) pacifique est un fait acquis, et il choisit la voie médiane pour traiter la question du maintien d’une identité nationale.

Le communautarisme était en quelque sorte la doctrine officielle de la gauche. A partir du moment où l’on considère que les notions de patrie, de France, de frontière, d’identité culturelle n’ont aucun sens, les Français « de souche » sont censés n’avoir eux-mêmes pas de racines, et les migrants sont au fond « des nomades comme les autres ». Ce qui aboutit à l’acceptation de l’approche communautariste.

L’assimilation, elle, a longtemps été la doctrine officielle des gouvernements français successifs. Elle consistait à soutenir que les étrangers devaient adopter le modèle français, y compris, d’ailleurs, dans ce qu’il pouvait avoir de détestable : ces fameuses « valeurs républicaines » dont on nous rebat les oreilles.

Le gouvernement Macron a choisi une voie médiane entre communautarisme et assimilation, celle de l’intégration. Elle se veut une approche réaliste, permettant aux communautés de migrants de conserver une partie de leur spécificité, sous réserve d’accepter quelques principes « républicains » : l’utilisation de la langue française, par exemple. Et d’ailleurs, à part l’utilisation de la langue et l’obligation de satisfaire aux rites républicains, on ne voit guère ce qui distingue les solutions intégrationnistes des solutions communautaristes.

La langue est importante, bien entendu, mais suffit-elle à elle seule à favoriser la bonne insertion des « réfugiés » et autres migrants ? Rien n’est moins sûr. Une forte population de migrants provient de pays d’Afrique francophone. Cela suffit-il pour garantir à ces populations – au sein desquelles l’islam est dominant pour ce qui concerne l’Afrique du Nord, et très répandu ailleurs – une réelle intégration, une assimilation, ou un début d’assimilation ?

Des Afghans, des Tchétchènes, des Libyens, des Sri Lankais

Le conseil interministériel de ce mardi a décidé d’une dizaine de mesures pour l’intégration, et essentiellement pour l’acquisition de la langue française. Ce qui signifie d’abord que la population cible n’est pas celle de pays avec lesquels nous entretenons des relations étroites, et multiséculaires. Nous avons plutôt affaire à des Afghans, des Tchétchènes, des Libyens, des Sri Lankais etc.

Edouard Philippe a annoncé en grande pompe un effort pour l’apprentissage de la langue française par les « réfugiés ». La cible, ce sont donc les 100 000 étrangers ayant bénéficié d’un titre de séjour mais ne parlant pas le français. C’est un programme qui coûterait au bas mot 600 millions d’euros.

Le Premier ministre nous annonce que le volume des heures d’apprentissage de notre langue sera doublé Dès l’an prochain, chaque réfugié non francophone bénéficiera donc d’une aide sous la forme de cours de français. Ce volume, fixé à 400 heures, pourra passer à 600 heures si le réfugié ne sait ni lire, ni écrire, ni compter. Mais dans ce cas, on peut alors se poser vraiment la question de la valeur ajoutée de ces « réfugiés ».

Philippe prévoit aussi que les « réfugiés » seront privilégiés pour trouver un emploi. Des fonds seront mobilisés via des structures comme la Fondation « Agir contre l’exclusion ». Ajoutez à cela des ateliers de culture, des ateliers de sport, et une « formation civique républicaine » (ça doit être joli !) assurée pendant 24 heures au lieu de 12.

« Accompagnement social individualisé »

Ces « réfugiés » pourront en outre réclamer leurs 500 euros de « pass culture », « tout comme les autres jeunes Français », écrit la presse, sans doute sur la base d’une dépêche d’agence, sans réaliser qu’ils parlent précisément de populations étrangères et, à ce titre, pour l’heure, ne pouvant être considérés ou traités comme des jeunes Français.

Enfin, si ces « réfugiés » éprouvent (eux aussi) une phobie administrative, ils auront la chance de bénéficier ‘d’un « accompagnement social individualisé ». Tandis que 20 000 logements seront « moblisés » – c’est-à-dire réquisitionnés – pour loger les familles migrantes

Le gouvernement aurait intérêt à ne pas évoquer à trop haute voix ces évolutions et ces aides. Elles vont bien au-delà de ce que peut espérer pour son compte ou celui de ses proches un Français moyen « ne sachant ni lire ni écrire, ni compter ». On imagine quel parti les « populistes », « l’extrême droite », les « xénophobes » pourraient tirer de la simple connaissance de ces dispositions nouvelles !

En tout cas, cette générosité ne suscitera guère d’enthousiasme macronien dans les urnes, pour la prochaine échéance des Européennes… sauf en cas de naturalisations massives de tous ces réfugiés. Et à condition qu’ils aient appris notre langue suffisamment vite pour pouvoir déchiffrer leur bulletin de vote.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

I-Média : Mamoudou l’émotion au service de l’immigration

05/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Coup de com, amalgames et bobards. Pendant une semaine, les médias ont récupéré le sauvetage du jeune garçon tombé d’un balcon samedi 26 dans le 18ème arrondissement de Paris.

Mamoudou le nouveau héros français, Mamoudou la nouvelle icône médiatique.


Sebastian Kurz

Les gardes frontières européens en Afrique

05/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lu sur The New Observer Online, c’est la proposition du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, d’occuper le terrain par les gardes frontières de FRONTEX en Afrique afin d’empêcher l’immigration de masse vers l’Europe.

Kurz a déclaré dans un entretien accordé au journal allemand Welt am Sonntag, qu’il y aurait besoin d’un mandat politique clair auprès des gouvernements nord africains pour arrêter le trafic d’êtres humains et éviter les traversées dangereuses au bord d’embarcations non fiables.

Le chancelier suggère que les agents de FRONTEX, dont le nombre devrait augmenter sensiblement, pourraient arrêter les clandestins en dehors du territoire européen et les expédier dans leurs pays respectifs.

Au mois de juillet l’Autriche prend la présidence de l’Union européenne, attendons voir si elle pourra influencer la politique européenne dans ce sens.