« Immigration, l’heure des comptes », un ouvrage dense sur le coût de l’immigration

fraude immigration

André Posokhow, l’un des contributeurs les plus précieux de Polémia, vient de faire paraître un ouvrage aussi dense que nécessaire sur une question sensible : le coût de l’immigration. C’est un sujet qu’il maîtrise parfaitement, mais le calcul global reste complexe à réaliser, tant l’omerta est la règle sur cette question. En voici un commentaire par Jean-Claude Philipot, membre du parti Reconquête. Pour commander ce livre, rendez-vous ici : https://synthese-editions.com/produit/immigration-lheure-des-comptes/.

Avec Immigration : l’heure des comptes, André Posokhow, vient d’écrire une véritable somme sur la place des immigrés dans notre pays en distinguant ceux des pays tiers, de ceux originaires de l’Europe au sens large. Celle-ci dresse un bilan, mais constitue aussi une véritable base de données tant au regard des 14 « annexes introductives » qui sont, selon une terminologie moins déroutante comme des tableaux généraux sur les immigrés dans l’économie française , que des 60 annexes de fin d’ouvrage qui détaillent les approches budgétaires, fiscales, sociales de l’immigration, mais aussi les difficultés méthodologiques rencontrées et les choix retenus dans les 11 « parties » de l’ouvrage découpées en chapitres.

Compte tenu des apports des immigrés et de leurs descendants de première génération et de leur coût, l’auteur chiffre pour 2019 à au moins 193 Md€ le déficit annuel pour l’État et les collectivités territoriales imputable aux immigrés des pays tiers et aux descendants de première génération sur un total de coût de l’ immigration européenne et de pays tiers compris dans une fourchette de 256 à 298 Md€ si on intègre l’estimation du manque à gagner par l’Etat au titre des activités de l’économie informelle (42 Md€ d’impôts sur la consommation non perçus). Notons ici par ailleurs que dans ce décompte l’auteur, par prudence au regard des données accessibles sur la nature de ces activités, n’intègre pas dans le total général l’estimation de ce qu’aurait rapporté à l’État les autres types d’imposition (121 Md€).

L’auteur souligne, d’autre part, qu’au-delà des dépenses publiques l’immigration induit également un appauvrissement des particuliers et des assurances au regard des diverses dégradations matérielles privées, un coût humain et sociétal immense. Il explique les liens entre l’organisation d’un marché parallèle au poids financier très important, supérieur à celui de la plupart des régions, qui a des liens avec l’islam et le terrorisme.

André Posokhow décrit enfin la population immigrée et de première génération sous l’angle de l’emploi en montrant les différences qui existent par rapport à la population autochtone, et démonte le leitmotiv de l’immigré nécessaire pour occuper l’emploi dont un Français « de souche » ne voudrait pas. Il chiffre, enfin, à 2,31 millions la possibilité de réduction du nombre de chômeurs en privilégiant pour l’emploi les chômeurs non immigrés et immigrés européens, et en revoyant chez eux les étrangers sans travail (gain de 73 Md€ soit 58 au titre des prestations de chômage et 15 à celui des prestations sociales).

Tribune reprise de Polémia

Voyage au Wokistan : l’anti-Europe se dessine à Bruxelles

parlement européen

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution établissant sa position concernant la lutte contre le « racisme » dans la culture, l’éducation, les médias et les sports. Ce texte indigeste constitue un véritable florilège d’exigences ethniques et de novlangue progressiste. Les eurodéputés souhaiteraient lutter contre le « racisme structurel » et imposer « une approche intersectionnelle de l’élaboration des politiques ». Autant dire que Bruxelles a acté sa conversion au wokisme !

Au-delà de ce vulgaire charabia, la clause la plus choquante est sans doute la suivante : le Parlement exige la censure de médias publiant des informations « stigmatisantes », définies comme celles « ciblant les migrants comme étant la source de divers problèmes socio-économiques et en accordant une couverture disproportionnée aux infractions commises par des migrants ».

De fait, les eurodéputés exigent la censure d’informations exactes dans la mesure qu’elles nuisent à l’idéologie dominante. Le fait est que les populations africaines et musulmanes en Europe occidentale sont très souvent disproportionnellement concernées par l’insécurité, l’assistanat et la sous-performance scolaire et économique.

Immigration, insécurité et « problèmes socio-économiques » : florilège de statistiques

Les statistiques aussi bien que le vécu quotidien des Européens dans les zones nouvellement « diversifiées » l’attestent. Par exemple, la police de Londres indique qu’en 2019 des Noirs étaient impliqués dans 51 % des attaques au couteau, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population londonienne. Ces chiffres sont stables depuis 10 ans et tout à fait comparable à la criminalité afro-américaine aux États-Unis d’Amérique.

En France, une étude de l’INSEE de 2012 avait constaté que les immigrés et les descendants d’immigrés d’origine maghrébine, africaine et turque étaient largement plus concernés par l’échec scolaire, le chômage et l’accès aux HLM que ne l’étaient les indigènes ou les immigrés d’origine européenne ou asiatique.

En Allemagne, la décision unilatérale de la chancelière Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de prétendus « réfugiés » en 2015 a coïncidé avec une augmentation importante de l’insécurité. Trois années plus tard, les statistiques officielles démontrèrent que 92 % de cette augmentation avait pour cause de jeunes migrants de sexe masculin. Le point culminant de cette vague de violence fut les agressions – dont 500 à caractère sexuel – subites par 1 200 femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, à Hambourg et dans d’autres villes allemandes. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Intérieur allemand tenta d’étouffer l’affaire en supprimant toute mention de « viol » du rapport policier et la Commission européenne affirma qu’il n’y avait aucun lien avec les migrants et qu’il fallait contrer toute réaction « xénophobe ».

À Rotherham et dans d’autres villes anglaises, des gangs essentiellement d’origine pakistanaise ont perpétré plus de 2 400 viols sur mineur. Les élus locaux refusèrent pendant des années de s’opposer à ces crimes monstrueux car ils ne voulaient pas « donner de l’oxygène aux opinions racistes ». La devise officielle du conseil municipal de Rotherham ? « Où tout le monde compte. »

L’hebdomadaire britannique The Economist a révélé que les migrants originaires du Moyen-Orient et du Maghreb ont un impact fiscal uniformément négatif au Danemark tout au long de la vie, consommant plus en matière d’assistanat et de services publics qu’ils ne contribuent en impôts. Leur situation contraste fortement avec la situation des indigènes danois et des immigrés d’origine occidentale. Le magazine illustra ces chiffres avec un graphique au titre « C’est compliqué », alors que la situation est tout à fait limpide.

On peut multiplier ces chiffres pour à peu près tous les pays occidentaux dès lors que les statistiques concernées sont collectées et publiées. Or, toute cette criminalité « disproportionnelle » et tous ces « problèmes socio-économiques » (un bel euphémisme) ont une cause première et fondamentale : l’immigration en Europe des populations concernées. Mais les eurodéputés souhaitent tout simplement interdire aux médias de soulever ces faits qui pourrissent la vie des Européens.

Imposer la censure dans les médias audiovisuels et les réseaux sociaux

Le Parlement européen ne fait pas que demander la censure de faits embarrassants. Il exige que les autorités de réglementation audiovisuelle (CSA et autres) aient plus de compétences pour censurer des émissions ayant « des contenus discriminatoires ou racistes » et qu’on élimine les financements publics aux médias promouvant des « discours haineux et xénophobes ». Au contraire, les médias devraient « éviter les pratiques qui entretiennent ou renforcent les stéréotypes négatifs concernant des minorités ethniques ou raciales » et « montrer des membres de ces communautés dans des rôles positifs ».

Les eurodéputés ont également appelé à « accroître la responsabilisation des plateformes numériques et des réseaux sociaux afin de lutter contre la diffusion de l’incitation à la haine raciale à l’égard des migrants et des minorités », exigeant de fait plus de censure sur les réseaux sociaux.

Le rapporteur du texte est Salima Yenbou, une eurodéputée française d’origine algérienne, née en Seine-Saint-Denis. Cette élue, issue du groupe des Verts mais ayant depuis rallié le camp macroniste, défendit son texte en déclarant :

« Nous devons lutter activement contre le racisme, afin que nos filles et nos fils n’aient plus à se demander s’ils ont leur place dans notre société. Afin de construire un avenir meilleur, nous devons connaître et comprendre notre histoire. C’est pourquoi il est important que les étudiants en apprennent davantage sur le colonialisme, l’esclavage, le génocide et tous les phénomènes liés. »

Elle ajouta qu’il fallait « mettre fin aux médias qui diffusent des propos racistes sur les migrants et les réfugiés, ainsi qu’aux contenus qui sont racistes, qu’ils soient intentionnels ou non. » La mission d’éliminer des contenus dits « racistes non intentionnels » donnerait à l’État de vastes compétences dans le domaine de la censure.

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MENSONGE SUR L’IMMIGRATION : la commission de contrôle favorise Macron

20/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La commission de contrôle de la campagne électorale a remis en question les chiffres énoncés dans la profession de foi de Marine Le Pen.

Pourtant, ces données sont issues du Ministère de l’Intérieur. Le Rassemblement national dénonce une manœuvre politique pour favoriser Emmanuel Macron.


Jordan Bardella à Gérald Darmanin sur l’immigration : « Avec vous, tout le monde rentre en France, mais personne ne sort ! »

Projet présidentiel de Macron sur l’immigration : l’enfumage continue !

macron immigration

Emmanuel Macron a dévoilé le 17 mars son « projet présidentiel ». 23 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il était plus que temps qu’il présente sa feuille de route pour son prochain quinquennat s’il venait à être réélu. Derrière les formules creuses employées, le manque de volonté de l’actuel président de la République de maîtriser l’immigration extra-européenne transparaît entre chaque ligne. Les Français se feront-ils enfumer une deuxième fois ?
Nous vous livrons ci-après une lecture critique de la partie du programme présidentiel 2022-2027 consacrée à l’immigration.
Une analyse de Paul Tormenen.

Un programme indigent

Un premier constat s’impose : les mesures figurant dans le « projet présidentiel » d’Emmanuel Macron en matière d’immigration sont particulièrement indigentes au regard de l’enjeu que ce sujet représente.
Les mesures présentées sont indigentes par leur nombre, six, ce qui traduit un manque d’ambition pour ce qui conditionne l’avenir du peuple français et de sa culture.
Ces mesures sont également indigentes par leur contenu : elles relèvent plus du catalogue de vagues engagements que d’un programme s’appuyant sur un diagnostic approfondi et détaillant les différents axes d’un plan d’action.

Emmanuel Macron pousse même la provocation jusqu’à reprendre certains engagements pris en 2017 et figurant dans son programme d’alors ! Des engagements qui sont bien évidemment restés lettre morte. Tous ces éléments montrent que l’immigration extra-européenne est pour le président jupitérien un phénomène subalterne qui ne nécessite que des régulations à la marge, afin d’apaiser une opinion publique particulièrement préoccupée à ce sujet.

Les différentes mesures du programme présidentiel dont nous faisons une lecture critique sont regroupées en deux thèmes : « Mieux maîtriser l’immigration » et « Droits et devoirs de l’intégration ».

I – « Mieux maîtriser l’immigration »

– « Aller au bout de la réforme de Schengen pour renforcer nos frontières européennes »

Constat – La réforme du Code frontières Schengen est un vieux serpent de mer que les présidents de la République française ressortent avant chaque élection.

Ainsi, en 2012, Nicolas Sarkozy déclarait que « les accords de Schengen ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation. Ils doivent être révisés » (1). En 2016, François Hollande estimait que « nous devons tout faire avec l’Allemagne, avec l’Europe pour qu’il y ait un mécanisme de protection des frontières extérieures » (2). En 2019, à l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron déclarait – déjà : « … je veux refonder Schengen, y compris jusqu’au changement des traités si besoin. On ne protège pas suffisamment nos frontières communes » (3). Plus récemment, le 2 février 2022, Emmanuel Macron annonçait sa volonté d’un « conseil Schengen », pour « reprendre en main le contrôle des frontières » (4).

Lors d’un discours prononcé le 4 février 2022 devant des ministres de l’Intérieur de différents pays européens, Emmanuel Macron précisait les grands axes de la réforme souhaitée :

– la création d’un pilotage de l’espace Schengen via un « conseil Schengen » ;
– la création d’un mécanisme de solidarité et d’intervention rapide en cas de crise aux frontières extérieures de l’Union ;
– l’approfondissement de la politique commune d’asile et de migration via le pacte asile et migration (5).

Commentaires – Les contreparties au démantèlement des frontières intérieures de l’espace Schengen sont précisément indiquées dans le code éponyme. « Les frontières extérieures ne peuvent être franchies qu’aux points de passage frontaliers et durant les heures d’ouverture fixées » (article 5 du chapitre I). Les ressortissants de pays tiers doivent en outre être munis des documents (titre de séjour, passeport avec visa, etc.) leur permettant d’entrer dans l’espace de libre circulation Schengen.

Inutile de dire que ces dispositions, comme de nombreuses autres, sont massivement et constamment foulées aux pieds. Faute de moyens humains, matériels et juridiques suffisants, l’agence de garde-frontières Frontex se trouve réduite à recenser chaque année un nombre toujours plus important de franchissements illégaux des frontières de l’Union européenne. Ils ont ainsi été estimés à plus de 200 000 en 2021 (6).

Les propositions d’E. Macron concernant l’espace Schengen sont dans le droit fil de celle de la Commission européenne : pilotage communautaire, mutualisation des moyens en cas de crise ou d’agression migratoire organisée par un pays tiers et répartition des clandestins entre pays européens (7).

La fermeté des formules employées est donc de façade : non seulement E. Macron se garde bien de prôner un endiguement ferme de l’immigration clandestine, il rejette toute remise en cause du principe de non-refoulement. Il souhaite en revanche organiser une répartition automatique et obligatoire entre pays membres de l’UE des clandestins arrivés en Europe, qui serait inscrite dans le pacte asile et migration en cours de négociation.

Se fixer comme objectif de protéger davantage les frontières extérieures de l’espace Schengen relève dans ces conditions de la supercherie, a fortiori quand le ballet des bateaux des passeurs et des O.N.G. qui croise en mer Méditerranée est incessant et que rien se sera fait pour y mettre un terme.

Pire, de récentes annonces et mesures vont dans un sens opposé à l’objectif défini. Elles aboutissent en effet à l’affaiblissement de la défense des frontières extérieures et intérieures de l’espace Schengen, sous la pression notamment de la Commission européenne :

– L’activité de l’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex est de plus en plus étroitement surveillée, tant par des « observateurs des droits fondamentaux » supplémentaires qu’elle a dû recruter que par l’Office européen anti-fraude (OLAF) (8). Cette surveillance vise à encadrer la pratique des refoulements des clandestins, afin de leur permettre de faire une demande d’asile aux frontières et de pénétrer sur le sol européen le temps de son instruction. Cela revient à permettre à tout clandestin de se prévaloir de ce droit pour entrer dans l’U.E.
– La possibilité pour les pays membres de l’espace Schengen de rétablir temporairement leurs contrôles aux frontières intérieures va être plus strictement encadrée, surveillée et réprimée le cas échéant.

Si, dans le passé, la France, comme d’autres pays de l’espace Schengen, a déjà utilisé cette disposition à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité, ce sera désormais sous la surveillance étroite de bureaucrates communautaires. En effet, le 3 mars 2022, le Conseil de l’Union européenne a adopté une « orientation générale » visant à réformer le mécanisme d’évaluation et de contrôle des règles Schengen (9). Celle-ci aboutira à mettre en place une procédure accélérée « afin de constater un manquement grave [aux règles Schengen] et d’y remédier ». On ne doute pas que les sanctions tomberont contre les pays qui ne se conformeront pas aux recommandations de la Commission européenne.

Comme le disait à juste titre Philippe de Villiers le 2 février, « c’est la même litanie depuis 1995. Tous – Chirac, Sarkozy, Hollande –, ils ont prétendu réformer Schengen. À chaque fois, ils ont rajouté de nouveaux trous à la passoire. Foutaise ! » (10).

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Jordan Bardella : “Jean-Luc Mélenchon veut submerger mon pays et régulariser tous les clandestins. Je ne vais pas voter pour quelqu’un qui pourrait, demain, mettre des ministres islamistes au gouvernement”

Pierre Brochand, ex-directeur de la DGSE : « L’immigration que nous subissons est un évènement hors catégorie, sans précédent dans notre Histoire. Tous nos gouvernants ont préféré regarder ailleurs »

Pour Marion Maréchal, « nous pourrions avoir une France africaine d’ici 2060 », ce que redouteraient deux tiers des Français [Vidéo]

Immigration : 5 ans de plus avec Macron ? 5 ans de trop pour la France !

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Après avoir présenté le bilan quantitatif de l’immigration pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron, le présent article est consacré au bilan des rares objectifs de régulation fixés par le président de la République en la matière au cours de son mandat. Le résultat est éloquent : aucun d’entre eux n’a été atteint, sauf celui, implicite, de permettre toujours plus d’immigration.
Une analyse signée Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

I – Les objectifs de régulation de l’immigration fixés par Emmanuel Macron

Une politique pro-immigration

Le programme du parti LREM lors de l’élection présidentielle de 2017 était assez laconique concernant l’immigration, comme s’il s’agissait d’éluder un enjeu de civilisation (1). Les engagements du candidat Macron en la matière étaient principalement les suivants :

– l’initiative visant à créer une force de 5 000 gardes-frontières européens ;
– l’examen des demandes d’asile en moins de six mois, un « accueil digne des réfugiés qui ont droit à la protection de la France […]. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins ».

Le 5 février 2019, E. Macron était beaucoup plus explicite lors d’un débat à Évry-Courcouronnes : « Nous sommes dans un monde d’immigration. Que ça nous plaise ou pas, on peut se voiler la face, mais les migrations sont là. Nous sommes dans un monde de migrations et je ne crois pas du tout aux gens qui font des murs. »

Tout au long de son quinquennat, le président de la République a précisé les orientations et les objectifs de la politique migratoire du gouvernement. Nous en faisons une recension non exhaustive.

« Réduire les délais de traitement des demandes d’asile »

Verbatim – Le programme du parti En Marche lors de l’élection présidentielle de 2017 contenait l’engagement de réduire le délai d’examen des demandes d’asile. La loi asile et immigration adoptée en septembre 2018 déclinait cet engagement en fixant un objectif de « réduire de onze à six mois la durée moyenne de traitement des demandes d’asile ». Des délais courts devaient permettre de bien accueillir les réfugiés et d’éloigner plus facilement les déboutés. À cette fin, d’importants moyens humains et financiers ont été alloués aux services de l’État chargés du premier enregistrement des demandes d’asile (2). L’organisme qui les instruit, l’OFPRA, a ainsi été autorisé à procéder à près de 200 recrutements pour la seule année 2020 (3).

Suite donnée – Les moyens supplémentaires accordés à l’OFPRA et à l’administration se sont accompagnés… d’une augmentation de la durée moyenne des procédures, qui est passée de huit mois en 2017 à 8,6 mois en 2021 (4). Il est vrai que dans l’intervalle, hormis un léger infléchissement en 2020, le nombre de demandes d’asile n’a fait qu’augmenter. C’est le toujours plus qui semble prévaloir en la matière : plus de moyens pour toujours plus de demandes.

« Mettre fin au détournement du droit d’asile »

Verbatim – En octobre 2019, le président Macron prenait un ton grave pour souligner devant le Conseil de l’Europe que le droit d’asile était amené à disparaître si aucune mesure n’était prise pour lutter contre son « contournement » voire son « détournement » (5).

Suite donnée – Un rapport parlementaire paru le 9 octobre 2020 fait le constat qu’« en moyenne 32 % des demandeurs d’asile en France ont déjà déposé un dossier dans un autre État membre de l’Union européenne et ne relèvent pas en principe de notre responsabilité ».

Le taux de protection, qui consiste à rapporter les décisions d’octroi d’une protection (statut de réfugié ou protection subsidiaire) à l’ensemble des décisions prises par l’OFPRA au cours de l’année est de 25,7 % en 2021, ce qui accrédite la thèse d’un détournement massif de l’asile par des migrants économiques (6).

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30 % de clandestins extra-européens parmi les réfugiés ukrainiens ?

refugies migrants

Cela pourrait presque être drôle si ce n’était pas dramatique : un « réfugié ukrainien » sur trois débarquant sur notre sol serait en fait maghrébin ou africain. L’immigration clandestine passe un cap et le gouvernement est toujours aussi impuissant.

Nous l’indiquions dans le numéro de Présent de jeudi, 5 000 « réfugiés ukrainiens » sont d’ores et déjà arrivés en France, deux semaines après le début de l’offensive russe dans leur pays. Les Français sont généreux, prêts à fournir denrées et foyers aux femmes et aux enfants en détresse, démontrant leur solidarité envers leurs « cousins » européens. Problème, environ 30 % de ces réfugiés ne seraient pas ukrainiens mais issus du Maghreb, d’Afrique noire et d’Asie. Ce sont nos confrères du Figaro qui ont révélé le pot aux roses mardi soir, quelques heures après le lancement par le gouvernement de la plate-forme Je m’engage pour l’Ukraine, visant à organiser l’accueil des réfugiés. Voilà qui fait tache.

Ainsi donc, toujours d’après Le Figaro, se trouveraient dans cet afflux « en augmentation rapide », dixit Jean Castex, 7,5 % d’Algériens, 3,5 % d’Ivoiriens, 3,5 % de Marocains, 2,5 % d’Indiens, 2,5 % de Kirghizes, 2 % de Congolais, 1,5 % de Camerounais, 1 % de Pakistanais, ainsi que des ressortissants d’autres pays d’Afrique et quelques Chinois. Eric Zemmour, tancé pour ses réticences à accueillir des réfugiés ukrainiens, a relayé la nouvelle sur ses réseaux sociaux, la jugeant purement et simplement « inadmissible ». Le manque de sérieux dans les contrôles, voire l’absence de contrôles, suscite des interrogations et inquiète.

Des clandestins refoulés par la Pologne ?

Si l’information peut difficilement être vérifiée, il semblerait qu’il y ait dans ce contingent de clandestins de nombreux individus refoulés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie cet hiver. Pour rappel, la Pologne accusait son voisin, mais aussi la Russie, de faire pression sur elle et sur l’Union européenne en facilitant l’arrivée des migrants à sa frontière. Ces derniers auraient donc trouvé un moyen d’accéder en Ukraine avant de profiter de la guerre et du chaos de ces dernières semaines pour gagner le sol de l’UE. S’il se disait lors des premiers jours de la guerre que les clandestins non ukrainiens (et pas seulement non blancs) étaient refoulés aux frontières, beaucoup sont passés entre les mailles du filet.

On pourra y voir une nouvelle preuve du manque d’étanchéité des frontières européennes et l’incompétence des autorités françaises, incapables de réaliser des contrôles sérieux, mais d’aucuns noteront aussi qu’il s’agit d’une conséquence des manœuvres russes et biélorusses envers les Occidentaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2022

France : à instant T, plus de 10% de la population est composée d’immigrés, nés en Afrique pour près de la moitié, peu sont ceux qui rentreront chez eux, nombreux deviendront « Français » par naturalisation

Le vrai coût du grand remplacement : l’étude qui chiffre à 40 milliards par an le déficit de l’immigration

Immigration. Une nouvelle étude démontre que majoritairement, les Européens veulent que leurs dirigeants prennent des mesures fermes

En collaboration avec les partenaires européens du groupe ID (Identité & Démocratie), le député européen du Vlaams Belang Tom Vandendriessche a commandé un sondage pour savoir comment les citoyens de dix pays européens perçoivent l’immigration. Les résultats parlent d’eux-mêmes.
En effet, les idées de frontières mieux sécurisées et de l’accueil des demandeurs d’asile dans leur propre région du monde sont très largement soutenues.

L’institut de recherche allemand INSA Consulere, connu entre autres pour ses collaborations avec l’hebdomadaire Sonntagsfrage in Bild, a mené l’étude. Il a interrogé un millier de participants de dix États membres différents de l’UE et a évalué leurs connaissances et leur attitude à l’égard de la politique d’immigration au moyen de dix questions.

L’enquête a été réalisée du 6 décembre 2021 en Autriche, en Flandre, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne Suède et Hongrie.

L’enquête a été réalisée sous forme de sondage en ligne. 1.000 répondants de chaque pays, âgés de 18 ans et plus, ont participé à l’enquête.

En tant que citoyen européen, avez-vous le sentiment que votre point de vue est pris en compte en ce qui concerne l’immigration en Europe ?

Seuls les répondants des Pays-Bas ont le sentiment que leur point de vue est pris en compte en ce qui concerne l’immigration en Europe avec une majorité relative (48% de oui, 38 % de non). Les répondants de tous les autres pays répondent par la négative, avec une majorité relative de 42 à 67%, 67% correspondant aux personnes interrogées en France, le pays où les sondés se sentent le moins écoutés devant la Hongrie (59%) et l’Espagne (55%).

Pensez-vous que l’Europe puisse collectivement accueillir le minimum prévu de 70 millions de migrants dans l’UE au cours des prochaines années ?

La plupart des sondés de Hongrie (77%), d’Autriche (67%), des Pays-Bas (61 %),
France (60%), d’Allemagne (60%), de Suède (58%), de Flandre (57 %) et de
Pologne (55 %) ne pensent pas que l’Europe puisse collectivement accueillir le minimum prévu de 70 millions de migrants dans l’UE au cours des prochaines années.

Les sondés d’Espagne répondent non à 47%, en Italie non à 46%. Parmi les pays sondés, aucun pays ne dépasse les 35% de sondés (Espagne) qui pensent que cela soit possible. Ils sont 22% à le penser en France.

Êtes-vous favorable ou non à la relocalisation dans votre pays de migrants provenant d’un autre État membre de l’UE dans votre pays ?

Seuls les sondés d’Espagne (53 %) et d’Italie (50 %) sont favorables à la relocalisation des migrants d’un autre État membre de l’UE dans leur propre pays.

Les sondés de Hongrie (67%), de la Pologne (55%) et de l’Autriche (53%) ne sont pas favorables à une majorité absolue tandis que les personnes interrogées en France (49 %), en Flandre (49 %), en Allemagne (45%), aux Pays-Bas (45 %) et en Suède (44%) n’y sont pas favorables à la majorité relative.

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Vincent Bolloré, sans filtre, peut dire en petit comité : « Je me sers de mes médias pour mener mon combat civilisationnel. » Il a un problème avec « l’invasion migratoire »

Commerce extérieur, immigration, insécurité : cinq années de perdues !

quinquennat macron

Certes, la pluie de cadeaux financés par un endettement record, la diplomatie continentale et les annonces qui enjambent allègrement l’élection présidentielle, comme si celle-ci n’existait pas, doivent éberluer bon nombre de Français. Certes, les calculs et les connivences des élus socialistes et autres ralliés à la Macronie tissent un réseau de soutiens intéressés qui explique la courtisanerie des signatures en faveur de celui qui n’est pas encore candidat parce qu’il souhaite profiter au maximum de la présidence pour faire campagne de haut et à bon compte. Certes, enfin, la complicité des médias qui ont assuré son élection en 2017 perdure en grande partie, mais on peut quand même s’interroger sur des sondages qui semblent ne tenir aucun compte des réalités les plus marquantes qui composent un bilan désastreux.

Ne retenons que trois chiffres : le premier est celui du commerce extérieur, qui affiche un record historique pour notre pays de 84,7 milliards d’euros en 2021 ; le second est celui de l’immigration, avec 270.000 titres de séjour accordés l’année dernière, un redémarrage après le blocage lié au Covid et non à la politique gouvernementale ; le troisième est celui de la délinquance violente, puisque le total du nombre de victimes de coups et blessures volontaires (sur personnes de 15 ans ou plus) enregistrées augmente très fortement en 2021 et s’établit à 306.700. Il était de 274.300 en 2020 et de 225.500 en 2016.

Ces trois chiffres mettent au pilori le quinquennat macronien, les discours autosatisfaits du pouvoir et les annonces tardives de mesures à visées électoralistes. Le dernier a donné lieu à un échange entre le ministre de l’Intérieur et Apolline de Malherbe. Une augmentation de 33 % des violences sexuelles et des violences de 12 % est rappelée par la journaliste, qui cite les données du ministère. L’ambitieux frénétique inquiet pour son avenir n’hésite pas à mentir effrontément : par omission surtout, puisqu’il s’appuie sur la diminution toute relative des atteintes aux biens, en oubliant que le confinement qui a maintenu les Français à domicile a freiné les cambriolages, et en passant sous silence la reprise des vols en 2021 (+5 %) et l’envolée des escroqueries (+15 %). Le plus saillant est le passage de l’objectivité des chiffres à l’idéologie des mots : dire que la violence augmente est populiste.

Dire que cette violence, la délinquance en général, le trafic des stupéfiants en particulier (+38 %), sont liés à l’immigration et à la multiplication des quartiers de non-droit doit évidemment aussi être une marque de populisme. La volonté d’enrayer le processus migratoire est un marqueur d’extrême droite. « Ben voyons » ! C’est la raison pour laquelle il paraît scandaleux, aux yeux du pouvoir actuel, de dénoncer la réalité du « Grand Remplacement », alors que la demande d’asile a augmenté de 28 % en 2021, que le regroupement familial a crû de 18 % et que les naturalisations ont progressé de 50 %. Cette question ferait partie des obsessions idéologiques qui génèrent les « sentiments » d’insécurité ou de changement de population, lesquels doivent laisser place au domaine sérieux de l’économie.

L’ennui, c’est que le juge de paix de notre économie – la balance commerciale – vient de se prononcer. La planche à billets de l’endettement permet d’annoncer une croissance record, après une récession plus importante que ce rattrapage, la formation et l’apprentissage en particulier améliorent apparemment les chiffres du chômage, qui restent cependant deux fois plus élevés que ceux de l’Allemagne, qui n’a nullement dû creuser les déficits pour y parvenir. Mais cette surchauffe artificielle se traduit par le déficit le plus élevé de la balance commerciale connu par notre pays. Nous importons de l’énergie devenue plus chère, mais aussi des biens que nous ne parvenons plus à produire à des prix compétitifs, ou avec une qualité suffisante quand nous les produisons. L’Allemagne a, elle, engrangé un excédent commercial de 173 milliards d’euros en 2021. « Une grande nation se mesure à son commerce extérieur » : cette phrase est de Bruno Le Maire ; elle suffit à juger la réalité d’une économie qu’il prétend aujourd’hui dans une forme olympique.

Une campagne présidentielle digne de ce nom devrait permettre aux Français d’appréhender l’état véritable de leur pays, entre déclin et décadence. On comprend que le locataire de l’Élysée préfère jouer les importants sur la scène internationale. Mais, là encore, la froideur de l’accueil moscovite, la longueur des tables et les démentis dissipent les illusions entretenues. Le mandat macronien ? Cinq années de perdues !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron à Tourcoing : des paroles sur l’immigration… future

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Macron était dans les Hauts-de-France ce mercredi. Assurant la présidence de l’UE pour six mois, il a réuni à Tourcoing les ministres de l’Intérieur européens et, dans la soirée, il s’est adressé à eux, leur exposant une réforme de l’espace Schengen, pour « mieux tenir les frontières d’Europe ». Officiellement, cette réforme est rendue nécessaire par la séquence terroriste récente. Aux journalistes il a cité aussi l’immigration.

A la vérité, le président tente de faire sienne une analyse de la crise sécuritaire et migratoire qui est devenue si évidente (et si liée) qu’elle ne peut plus être niée. Peu à peu son discours rejoint donc celui que tient la droite, et que tenait le FN lors des accords de Schengen… contre lesquels les Français avaient d’ailleurs voté.

Macron veut un conseil de gouvernance de l’espace Schengen, un renforcement de la surveillance des frontières de l’Europe avec Frontex, la mise en place d’un fichier unique biométrique des migrants venant en Europe. Mais il faudrait déjà avoir un fichier des clandestins vivant déjà actuellement à l’intérieur de l’Europe…

Les derniers lambeaux de politiquement correct ont conduit Macron à parler de lutte non pas contre l’immigration, mais contre « l’instrumentalisation des migrants ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Qui instrumentalise les migrants et de quelle façon ? Il est resté muet sur ce plan. Des associations extrémistes ? Les islamistes ? Les pays d’origine ? On se perd en conjectures.

Mais Macron entend aussi poursuivre la politique de ses prédécesseurs dans la répartition des migrants dans les différents pays européens ou au moins dans le financement de leur prise en charge (logement, nourriture, loisirs, argent de poche, etc.). Cette partie-là de son programme de travail avec les ministres de l’Intérieur n’a pas été exposée à la presse, campagne électorale oblige.

Il rêve aussi d’une approche européenne pour faire pression sur les pays d’origine afin qu’ils reprennent leurs ressortissants entrés illégalement. On connaît déjà la réponse algérienne.

Mais devant la mairie de Tourcoing, avec Darmanin à sa gauche, il a donné l’impression qu’il voulait donc, lui aussi, résoudre cette question, tenant des propos que n’aurait pas reniés Valérie Pécresse qui, elle aussi, cherche à durcir son discours, à vendre aux électeurs l’idée que LR, c’est le RN ou Reconquête, en plus respectable.

Les courriels tombaient sans arrêt sur les messageries

Le petit discours de Macron à la presse et ses réponses aux questions n’ont pas vraiment convaincu les Tourquennois. Il fallait lire dès mercredi soir, les courriels qui tombaient sans arrêt sur les messageries des médias régionaux et des réseaux sociaux. Par exemple celui-ci : « Monsieur le Président, vous parlez très bien, vous êtes très inspirant pour les gens éduqués et j’ai envie si ce n’est besoin de vous croire. J’aime l’espoir que vous diffusez, en particulier à l’étranger. C’est très bon ! Mais vous ignorez les vraies raisons de la situation des “territoires perdus de la République”. Parlez donc aux Tourquennois, et pas seulement à Darmanin. Pas besoin de crèches à Tourcoing, les femmes sont voilées à la maison, et éduquent leurs enfants à leurs propres valeurs… Pas besoin de bibliothèques, le Coran suffit, et la lecture est faite par le prêcheur… »

Les messages disent tous que la région n’a pas besoin d’argent ou de policiers, mais qu’il faut mettre un terme « à 50 ans de laxisme ».

Le plan exposé par Macron – et sans doute effleuré devant les ministres de l’UE – s’intéresse donc aux migrations à venir, mais pas un mot n’a été consacré aux millions de clandestins déjà là. Sur ce terrain, Macron est muet, il ne bougera pas.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 février 2022