Films et séries télévisées : quand divertissement rime avec rééducation

séries télévisées

Il fût un temps où regarder une série télévisée était un bon moyen de s’extraire des tracas de toutes natures et des débats idéologiques qui traversent la société. A voir certains épisodes de séries diffusés récemment à la télévision, cette époque semble révolue. Sous couvert de divertissement, l’heure est à l’endoctrinement à l’idéologie woke et à la propagande pour le nouvel ordre diversitaire. Les quelques exemples que nous vous livrons en témoignent.

Alex Hugo : un homme armé en vaut deux

En septembre 2019, l’Observatoire du journalisme revenait sur un épisode de la série « Alex Hugo » diffusé sur France 2 le 11 septembre de cette même année. Nous soulignions que ce « divertissement » était clairement engagé en faveur de l’immigration clandestine, et farouchement hostile aux militants de Génération identitaire, qui ont pourtant chèrement payé pour avoir attiré pacifiquement l’attention de l’opinion publique sur les frontières passoires de la France.

Tout dans cet épisode aboutissait en effet à un manichéisme affligeant :

– le réalisateur mettant en scène un militant du respect des frontières, armé d’un fusil, sous-entendu : ces individus sont dangereux
– des migrants vu par le prisme unique de la vulnérabilité, une altérité totalement passée sous silence.

Mais cela n’était qu’un avant-goût de ce que nous allions découvrir par la suite devant l’étrange lucarne.

La lutte des classes : le voile islamique qui sauve

En 2019 sortait un film réalisé par Michel Leclerc intitulé « La lutte des classes ». Ce récit de la vie d’un couple, présentant toutes les caractéristiques des bourgeois bohèmes, atterris dans une banlieue de l’immigration, contient une scène culte.

C’est ainsi que le réalisateur arrive à présenter positivement un morceau de tissu, qui est pourtant représentatif d’une conception rétrograde et archaïque de la femme et d’une vision islamique de la société. Un bel exploit.

L’école de la vie, « wallah sur l’coran »

Sur le service public de télévision (France 2), nous pouvons avec la série « L’école de la vie » suivre un jeune enseignant d’histoire-géographie exerçant dans un lycée. Il est « très apprécié de ses élèves » selon le biopic. Au cours d’un échange en classe sur le sort des tirailleurs sénégalais qui ont officié dans l’armée française, un élève fait part de son exaspération en raison de la critique continuelle de la colonisation. Il est à la satisfaction générale remis à sa place par le professeur :

« il faut comprendre que cela a été dramatique pour lesquels (sic !) comme tu dis on a apporté la civilisation ».

Bien sûr, l’élève contestataire ne pouvait ensuite que proférer une grosse insulte raciste (« va manger ta banane »), en s’adressant à une élève noire. Il est renvoyé manu militari de la classe par le professeur exaspéré.

Chacun aura compris à ce stade où se situent les « bas du front ». Un bel exemple de disqualification par association : celui qui conteste la présentation totalement victimaire de la colonisation est non seulement raciste, comme en témoigne son insulte à l’encontre d’une camarade de couleur. Il a également des liens avec la mouvance néo nazie. Sous-entendu, ceux qui ne souscrivent pas à la vision totalement négative du professeur de la colonisation sont dangereux.

Le danger représenté dans la série Alex Hugo sous la forme d’une arme en bandoulière portée par un militant de Génération identitaire prend ici la forme d’accointances avec des nostalgiques du 3e Reich. Du reductio ad hitlerum tout en finesse…

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Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke, par Clément Martin (Les Identitaires)

europe écologie

Les Verts sont en roue libre depuis leurs quelques victoires municipales, en 2020, à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Poitiers… Surfant sur l’esprit zadiste avec une modération qui rassure les bobos des villes (peu désireux de voisiner des punks à chien), EELV a promis des espaces de reconquête écologique mais ne met en place que des laboratoires du wokisme.

A la rentrée scolaire, le maire de Lyon Grégory Doucet visite une école où il met en pratique ses délires idéologique : une cour d’école « dégenrée ». Mais un élève, convié à une conférence de presse grimée en farce participative où les intervenants sont en cercle autour de l’édile, paraît insensible aux qualités progressistes de son maire. « Moi j’voulais des cages de foot, et un ballon de foot, mais à la place, il n’y a rien… Il n’y a que des… copeaux de bois, de la terre, et rien… » Malaise de l’auditoire devant le retour du réel en pleine face. Scoop énorme : les garçons aiment jouer au ballon et se mesurer les uns aux autres. Des millions d’années d’émulation collective (entre individus, familles, tribus, quartiers, clubs sportifs, nations…) nous l’ont appris. EELV nie l’histoire et formate le présent pour accoucher d’un futur moralement transgénique. Où est la cohérence écologique quand on récuse à ce point la nature humaine ?

A Poitiers, le maire coupe les subventions des aéroclubs et dénonce l’association Rêves de gosse, qui fait voler des enfants handicapés. « L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants » explique Léonore Moncond’huy. Elle pense évidemment à la pollution engendrée par l’aéronautique… Mais où est Léonore Moncond’huy pour dénoncer l’impact écologique des flux migratoires ? D’un côté, on décourage les transports ; de l’autre, on encourage les migrations internationales. C’est de l’abus de pouvoir pur et simple : là où EELV pourrait encourager et promouvoir, ils préfèrent punir et bannir de l’espace social. Ces fous ne veulent pas servir le peuple, mais le reformater. C’est ainsi que procèdent les épurateurs et censeurs. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Le Monde, 9 décembre 2020), il y a eu environ 30 millions de réfugiés en 2020 : zéro empreinte carbone, Madame le Maire ?

En mars, le Ministre de l’Ecologie, Barbara Pompili, annonçait que les véhicules pas assez propres seront interdits des centres-villes de 45 grandes communes, soit l’équivalent de la moitié de la population. « Il va falloir mettre en place des radars, c’est du concret » annonce-t-elle fièrement. Et « concrètement », puisqu’on en parle, comment allez-vous faire depuis votre tour d’ivoire parisienne pour imposer des checkpoints à l’entrée des villes ? Nous sommes en plein délire soviétique, ces gens raisonnent comme si la France était une page blanche : sans maires, sans élus locaux, sans bassins économiques avec leurs réalités propres, etc. Sous prétexte de conversion écologique, les Verts organisent le « Grand bon en avant » écolo-maoïste, la révolution culturelle à la chinoise, pour dynamiser la « croissance verte », c’est-à-dire en bon français : le lobby industriel du développement durable.

A Strasbourg, le seul espace vert avec un terrain de jeu du quartier du Neudorf sera remplacé par un immeuble accueillant un espace de coworking, un amphithéâtre et un restaurant. Pour bétonner, les Verts ne sont pas les derniers, mais ils enrobent leur connivence avec la promotion immobilière d’un alibi collectiviste : un lieu d’activités plurielles… S’ils étaient vraiment écologistes, les Verts encourageraient le localisme, la petite propriété et les PME de quartier. A la place, ils ne touchent pas aux grandes surfaces (la France est le pays européen où il y a le plus de mètres carrés consacrés aux centres commerciaux), et taxent et réglementent à tout va entre deux séminaires sur « l’identité de genre ». Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

« Demi-sexuels » : la nouvelle folie woke, par Clément Martin (Les Identitaires)

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LGBTQIA+. Ça donne le tournis et on ne se fatiguera pas à vous l’expliquer, chacun sait très bien de quoi il s’agit : le mouvement homosexuel et ses dérivés, avec ses revendications pro-mariage, adoption et PMA-GPA, ne vit et prospère que dans la surenchère. Il faut allonger toujours plus l’acronyme pour donner l’impression d’une multitude foisonnante, et toujours croissantes, de nouvelles identités sexuelles. Donner l’impression de la masse, démultiplier la pression des marginaux sur les « normaux », sur nous, pauvres hétérosexuels blancs : « binaires » et « non-racisés ». Avant, quand on était un Blanc dans les années 90 et 2000, il fallait s’excuser : « moi, je n’ai pas d’origine », lâchait le petit Nicolas, tout penaud, devant Abdelkader. Heureusement, les wokistes nous épargnent cette honte avec le nouveau concept de « demi-sexuels ». Attention, ceux-ci ne sont pas des « asexuels » un peu plus libérés. C’est plus complexe… « Un nouveau monde s’est ouvert à moi. Je n’étais pas anormal, j’étais juste demi-sexuel » avoue Maxime, 25 ans (7 sur 7, 1er septembre dernier). Le terme existe depuis 2006 et a même son drapeau : trois bandes horizontales, blanche, mauve et grise de haut en bas, avec un triangle noir, pointe vers la droite, sur le bord gauche. Depuis 2019, le site de rencontre Tinder offre la possibilité de se dire « demisexuel ».

Alors, pour qu’elle suscite une nouvelle classification et, surtout, pour qu’elle apparaisse d’abord comme problématique aux premiers intéressés, que veut dire cette nouvelle orientation sexuelle ? « La demisexualité signifie qu’une personne ne ressent une attirance sexuelle que lorsqu’elle se sent fortement connectée à une autre personne », explique le sexologue Mieke Mievis. « Par exemple, un demi doit d’abord passer du temps avec une personne ou avoir de bonnes conversations avec elle avant de pouvoir plonger dans son lit. Si un demi ne ressent pas ce lien émotionnel, il ne ressent pas d’attirance physique. Et même alors, un demi ne ressent pas nécessairement le besoin de sexe, mais bien de cette connexion émotionnelle. » Il y a des variations : « Un demi a besoin d’une semaine de conversations intenses, un autre d’une soirée agréable sur le canapé, avec une personne qui demande avec intérêt comment les choses se passent. Ainsi, même au sein d’une même communauté, de nombreuses variations sont encore possibles. »

Cela ressemble à un sketch des Inconnus, à une bonne grosse blague… Le fameux « demi-sexuel » n’est rien d’autre qu’une personne à peu près normale, qui n’envisage pas d’avoir des relations sexuelles avec le premier venu sans un minimum de discussion, de partage, bref sans intérêt mutuel entre les deux personnes. Pourquoi, alors, « demi » ? Vaut-il moins, cet handicapé de la lubricité, que les autres « communautés sexuelles » ?

Le wokisme remet tout en cause pour enfermer ensuite chacun dans une nomenclature dont les intellectuels de la mouvance ont la clef bien cachée au fond de leur orgueil dément. Ils redécouvrent l’eau chaude et nous vendent un « liquide révolutionnaire aux propriétés thermiques saisissantes »… Les woke déconstruisent pour rebâtir, tout branlant, un édifice de narcissismes collectifs où chacun s’affirme de façon névrotique sur le plan sexuel dans une société où l’affirmation culturelle est réservée aux extra-Européens. Le wokisme est la maladie des Européens qui ont renoncé à leur dignité identitaire. Chassez le naturel, il revient au galop.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Frédéric Dabi : « La jeunesse constitue un terrain fertile pour le mouvement “woke” »

Peter Boghossian: le mouvement woke empêche les gens de penser… voire de travailler

Peter Boghossian woke

La récente démission de Peter Boghossian, professeur de philosophie à l’Université de Portland, située dans l’Oregon, à la suite du harcèlement commis par des activistes et militants d’extrême gauche à son encontre, n’est qu’un arrêt banal rendu par le tribunal wokien. Récit.

Dans une déconcertante lettre de démission relatée par le Times, M. Boghossian constate que l’Université dans laquelle il travaillait depuis une décennie n’est plus un lieu d’enseignement ouvert et tolérant, mais une véritable «usine de justice sociale».

Au gré des journées d’enseignement, relatent le professeur et certains de ses confrères, des sacs de déjection étaient déposés devant la porte de son bureau, et des croix gammées juxtaposées à son prénom dans les cabinets. Sa personne a également été la cible d’agissements hostiles. Regards menaçants dans les couloirs… interruptions de cours magistraux… Et, suprême degré de l’ignominie, crachats vers lui dirigés ! Mais pourquoi un tel état de fait, et de défaite de la concorde universitaire ? Cela s’explique notamment parce que Boghossian était l’auteur d’études volontairement ubuesques parues dans des revues scientifiques en 2018, dans le but de mettre en exergue les abus de certaines disciplines académiques. Aussi, peut-on lire, parce qu’il aurait osé questionner la pertinence de l’instauration de «safe spaces», ou d’une notion foisonnante telle que celle de l’«appropriation culturelle». C’en est assez pour devenir un démon, aux yeux de certains anges ne connaissant ni pêché ni pardon. En résultent des conditions de travail humainement lamentables, causées par la couardise de certains collègues délateurs espérant s’octroyer une immunité professorale, et la horde agglutinée de wokes voulant tout raturer, même l’enseignement. L’intolérance idéologique muée en harcèlement moral l’a conduit vers la démission, ne pouvant plus oeuvrer librement, ce qu’il s’astreint à expliquer dans sa lettre intégralement publiée le 8 septembre.

Evergreen: la contagion woke s’étend

Assurément, la liberté académique, pourtant érigée par la Cour Suprême des Etats-Unis comme un principe fondamental corrélé à la liberté d’expression, est bel et bien mise à rude épreuve, que ce soit à Portland ou à Evergreen.

Qu’est-ce que cela reflète sur le wokisme, si l’on s’éloigne de ce cas précis ?

D’abord, qu’il est bel et bien un mouvement d’éveil. Mais un mouvement d’éveil des absurdités de l’esprit individualiste, incapable de résoudre ses antinomies entre convictions «humanistes» et éducation décousue et irréfléchie fournie par le numérique. Ensuite, qu’il est le réceptacle des tares de l’individu moderne ; qui refoule autorité et verticalité, et n’importe quel ordre, fût-il moral, social, ou culturel. Enfin, que les chantres de la «gauche progressiste», croyant savoir manier le langage et la doctrine juridique des droits de l’Homme, sont les premiers à les bafouer.

Une redoutable censure

Ils brandissent dans leurs mains des pancartes revendiquant leurs droits à la liberté d’expression, d’association, de conscience, mais de leurs bouches jaillit un torrent destructeur qui sape ces mêmes prétentions. Écrire, parler et imprimer ne devrait être toléré que si le discours en question sied à ces redoutables censeurs, juges et procureurs.

Est-il bien étonnant que l’Université, jadis si prestigieuse, soit prise en otage par les zélateurs de ce fatras idéologique ? Nous répondrons que c’est absolument logique. L’Université transmet un savoir, et par définition, toute connaissance dépasse, par sa longévité et sa préexistence, l’élève qui la découvre. Cependant, le «wokisme» n’entend composer qu’avec ce qui est néo-compatible, autrement dit en adéquation presque mathématique avec la matrice de ses convictions : la maladroite réforme des idées révolutionnaires et marxistes.

On comprend alors que la figure du professeur, élevé par l’accumulation de savoirs et de réflexion, accrédité par son diplôme d’excellence, enseignant depuis sa chaire l’héritage des Anciens, suscite l’aversion des plus immodérés.

De la jeunesse mondialisée aurait pu surgir un élan proprement humaniste et acceptant les règles de la démocratie moderne, représentative et participative, jouant le jeu du sain pluralisme requis par toute société où chacun n’est pas un loup pour l’autre. Mais voilà, l’œcuménisme censément caractéristique du monde universitaire, le bouillonnement créateur et la liberté d’enseignement ne peuvent plus voguer sur l’océan de la connaissance, car les pirates éveillés, illuminés par leur pénombre, voient dans toute trace du passé un ennemi dangereux, qu’on ne peut combattre qu’en lui sabrant la langue. «Le peuple souverain étant partout, quand il devient tyran, le tyran est partout». Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe.

Esteban Maillot

Tribune reprise de Causeur

WOKE : AUTOPSIE d’une idéologie FOLLE [vidéo]

Pierre Valentin

16/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’idéologie woke marque une nouvelle étape de la pensée postmoderne et déconstructiviste. Les représentations, les coutumes et même le savoir dans les sociétés occidentales ne relèveraient plus de la production culturelle humaine, mais d’un système de domination patriarcal et raciste.

Pierre Valentin est journaliste, diplômé de l’université d’Exeter en Angleterre où il a vu l’idéologie woke se déchainer.


Idéologie Woke – Ouvrages brûlés par des écoles canadiennes : l’imposture Suzy Kies, «gardienne du savoir» autochtone

astérix indiens

Alors que le monde entier s’insurge contre la destruction de livres destinés aux enfants, dont des bandes dessinées d’Astérix ou de Tintin, la chercheuse indépendante qui a incité à cette purge n’aurait, contrairement à ses dires, aucun lien avec les peuples des Premières Nations.

Au pays du multiculturalisme, son ascendance autochtone lui assurait la légitimité nécessaire dans son combat pour la réconciliation avec les Premières Nation. Mais une nouvelle enquête de Radio-Canada démontre que Suzy Kies, «gardienne» autoproclamée du «savoir» autochtone et coprésidente de la commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada (PLC, formation du Premier ministre Justin Trudeau), n’a pas les origines qu’elle prétend avoir. La dame n’apparaît en effet sur aucun des registres amérindiens consultés par nos confrères.

Démission du Parti Libéral

Après des recherches approfondies dans les actes d’état civil, ainsi que dans les registres de recensement, il apparaît que Suzy Kies ne descend d’aucune des branches du peuple Abénakis, ethnie dont elle se réclame pourtant. En vertu de la Loi autochtone, elle n’a donc aucun statut d’Indien. Ironie de l’histoire pour celle qui dénonçait l’appropriation de l’histoire des Premières Nations par les Blancs. Et qui est en partie responsable de la destruction de près de 5000 livres destinés aux enfants, dont des bandes dessinées d’Astérix, Tintin et Lucky Luke, jugés offensants pour les peuples autochtones. Après ces révélations, cette chercheuse a démissionné le 8 septembre du PLC. Tout en maintenant ses affirmations quant à sa généalogie: «Ces recherches [Effectuées par elle et sa famille dans les années 1990, N.D.L.R.] ont confirmé que nous étions d’ascendance abénakise. Cela a confirmé ce que ma grand-mère nous avait toujours dit», a-t-elle écrit dans un communiqué transmis à la presse.

Elle a également justifié son retrait du parti par le refus «que l’on se serve de [son] histoire pour nuire à Justin Trudeau». Elle s’est également dite blessée de cette remise en question publique de son identité, arguant qu’elle poursuivrait son «travail pour faire avancer la réconciliation et honorer l’histoire de [sa] famille». «J’ai consacré ma vie à rendre hommage à ma culture et à défendre les droits des enfants et jeunes Autochtones à bénéficier des mêmes opportunités d’éducation et d’emploi que les peuples non autochtones», poursuit-elle. Contactée par Le Figaro, Suzy Kies n’a pas donné suite pour l’instant à nos demandes d’entretiens.

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Zemmour sur l’idéologie woke : « C’est la défaite de l’intelligence. Ce sont des gens qui n’ont pas le niveau et qui veulent censurer et abattre ceux qui leur sont supérieurs, afin de les remplacer »

L’idéologie woke décryptée

woke

Depuis quelques semaines circule sur internet un long texte analysant les mécanismes de l’idéologie woke qui, sous l’influence des campus américains, progresse dangereusement dans les universités françaises. L’auteur de cet article de fond, Pierre Valentin, est étudiant en master sciences politiques à Paris-2 Panthéon-Assas et diplômé en philosophie. Le texte étant assez long (c’est d’ailleurs son intérêt : il fallait de l’espace pour décrypter ce phénomène aussi insidieux qu’invasif), nous vous en proposant ici « les bonnes feuilles ». N’hésitez pas, si le sujet vous intéresse, à vous reporter à la source de l’article, le très intéressant site de la Fondation pour l’innovation politique (1)

Extrait de la partie 1 : Anatomie du wokisme

L’émergence de cette nouvelle culture morale, dans laquelle le statut de victime devient une ressource sociale, requiert certaines conditions, parmi lesquelles on trouve, notamment, une atomisation sociale et un niveau de diversité ethnique et sexuelle élevé. La bureaucratisation et la juridisation de la société jouent également comme des facteurs essentiels, assurant la reconnaissance de ce statut de victime par des tiers détenteurs de l’autorité et permettant d’imposer un véritable « ordre woke ». […]

Le plus souvent, les militants sont issus de familles aisées. Enfants, ils ont connu de trop brefs moments de jeu libre et sans surveillance. Adultes, ils peinent à se débarrasser de l’habitude prise consistant à rechercher une autorité instituée en cas de conflit avec une autre personne au lieu de le régler directement eux-mêmes. L’une des conséquences est la croissance d’une bureaucratie universitaire chargée de poursuivre et de prolonger cet état de surprotection. […] Le dernier critère sociologique nécessaire pour l’émergence de la culture de la victimisation est un haut niveau d’égalité, illustrant à nouveau ce paradoxe tocquevillien : moins il y a de discriminations réelles, plus les protestations contre les discriminations résiduelles ou illusoires se multiplient. […]

C’est ainsi que, par exemple, la théorie critique de la race (critical race theory, ou CRT), l’une des branches les plus populaires du wokisme, ne se demande plus si du racisme existe dans une certaine interaction sociale (une évidence, à leurs yeux), mais bien comment celui-ci se manifeste. Une fois plongés dans ce paradigme, leur survie académique dépendant de leur capacité à dénicher des injustices raciales invisibles au commun des mortels, ces théoriciens sont contraints d’en « découvrir » de multiples autres. C’est la dernière étape du postmodernisme. Elle marque le moment où ces idées franchissent le mur des départements de sciences sociales en progressant dans le monde des médias, des entreprises et, plus globalement, dans l’espace public américain puis occidental. […] Dans ces différentes « disciplines », la mouvance woke opère toujours de la même façon, en rejetant la validité d’une norme sociale, morale ou scientifique par la mise en avant de l’exception à celle-ci, dans le prolongement du relativisme culturel. La mouvance queer est la plus explicite dans cet objectif, la fluidité permettant de récuser toutes les catégories et normes, « oppressives » par nature. C’est d’ailleurs à ce titre que Judith Butler encourage le fait de ne pas définir le postmodernisme, afin de le préserver du piège de la catégorisation.

Ce refus de toute norme est plus évident encore chez les partisans des fat studies, qui réduisent l’injonction à soigner les formes d’obésité dite sévère ou morbide à une pure construction sociale – la preuve d’un nutritionnisme omniprésent – au service des dominants. La médecine étant formelle sur les liens entre le surpoids et les risques pour la santé, celle-ci est dépeinte comme une stratégie pour opprimer des marginalisés. Le schéma est identique, quel que soit le sujet : commencer par repérer une norme ou un idéal mis en avant – dans le cas des fat studies, celui d’essayer de ne pas être en surpoids – puis mettre en avant des personnes en surpoids, en insistant sur leur statut de personnes marginalisées. La norme apparaît alors progressivement indéfendable moralement, surtout lorsque l’on impute à ceux qui s’y conforment le statut d’oppresseurs. Le relativisme de ces intellectuels militants leur permet ensuite de balayer tous les contre-arguments moraux ou scientifiques, réduits à des complots à l’encontre de la « communauté marginalisée » – les termes « systémique » ou « structures de pouvoir » ne les obligeant pas nécessairement à identifier nommément des comploteurs. […]

L’affaiblissement (voire la disparition) des personnes considérées « dominantes », c’est-à-dire l’ensemble des Occidentaux blancs, est donc la finalité réelle, et la défense apparente de la diversité en tant que principe n’est qu’une stratégie en vue de cette fin. […]

La culture de l’honneur valorise le fait de défendre vigoureusement son honneur, souvent en provoquant en duel son adversaire ; elle répugne à recourir à la loi et à des tierces personnes pour régler ses différends. La culture de la dignité, elle, pousse à ne pas s’offenser pour des vétilles et à régler ses désaccords par le truchement de la justice dans les seuls cas où ils le méritent. À l’opposé, la culture de la victimisation encourage la capacité à se sentir offensé, à régler ses griefs à travers les interventions de tiers. Le statut de victime fait l’objet d’une sacralisation. […]

Le fait de masquer des revendications en utilisant une justification perçue comme objective, souvent issue du domaine de la psychologie, semble être une approche particulièrement performante. Comme le soulignent Campbell et Manning, « lorsqu’un groupe d’étudiants de Yale a exigé que les poètes blancs soient retirés du programme, ils n’ont pas formulé leur demande sous la forme d’une préférence (“Nous préférons lire des poètes non blancs”) ni même sous la forme d’une question de vertu (“La diversité ethnique est une bonne chose”), mais plutôt en insistant sur le fait que les étudiants allaient en souffrir ». De plus, lorsque l’on souhaite faire annuler la venue d’un conférencier, la méthode la plus efficace consiste à soutenir que son discours est une « mise en danger » des étudiants. C’est ici que l’intervention d’instances administratives vient tout naturellement se justifier par la volonté simple de protéger des élèves. […]

Les étudiants qui prêchent cette culture de la victimisation sont presque toujours issus des classes sociales les plus aisées, et c’est un critère supplémentaire à prendre en compte. La corrélation entre revenus élevés des parents et comportements woke est indéniable. Par exemple, une analyse de quatre-vingt-dix cas d’intervenants « désinvités » révèle que « l’étudiant moyen inscrit dans une université où les étudiants ont tenté de restreindre la liberté d’expression est issu d’une famille dont le revenu annuel est supérieur de 32.000 dollars à celui de l’étudiant moyen en Amérique ». Et comme la culture des « élites » a tendance à être imitée par ceux qui souhaiteraient en faire partie, celle-ci peut s’étendre progressivement à l’ensemble des classes sociales. […]

L’immense majorité des étudiants engagés dans le wokisme ont des parents nettement plus aisés que la moyenne américaine. Lukianoff et Haidt se sont penchés sur l’éducation qu’ont reçue ces jeunes. Les parents des classes aisées ont tendance à surveiller leurs enfants bien plus que les parents des classes populaires. Dans les classes populaires, les parents laissent leurs enfants passer plus de temps avec leurs camarades, sans adultes. Ces enfants s’habituent donc à régler leurs différends tout seuls. Chez les enfants des classes aisées, l’érosion progressive du temps moyen de leurs instants de jeu libre empêcherait le bon développement de l’enfant, un fait montré notamment dans les travaux du psychologue Jean Piaget. Adolescent puis jeune adulte, l’individu garderait le besoin de régler ses griefs avec ses semblables en recourant à une intervention extérieure, souvent issue d’une autorité formelle. L’économiste Steven Horwitz en tire les conclusions suivantes : « Les approches parentales et les lois qui font qu’il est plus difficile pour les enfants de jouer seuls constituent une menace sérieuse pour les sociétés libérales, car elles modifient notre disposition normale à “trouver une solution à un conflit par soi-même” en une disposition à “faire appel à la force et/ou à des tiers dès qu’un conflit survient”. » Sous cet angle, la bureaucratie universitaire omniprésente vient remplacer l’attention excessive des parents des enfants issus des classes aisées. En d’autres termes, les helicopter parents, ces parents qui surveillent en permanence leurs enfants, génèrent des helicopter bureaucracies, et la surprotection de l’enfant devient la surprotection de l’étudiant dans le monde universitaire. Cette surprotection a ainsi généré une fragilité, et cette fragilité entraîne une demande de surprotection. La surprotection est donc un processus qui s’autoalimente. Sans surprise, la culture forgée par ces jeunes sacralise la protection, et se voit qualifiée par ces deux psychologues de safetyism, terme que l’on pourrait traduire par « protectionnite ». Lukianoff et Haidt rapportent qu’en 2017 « 58% des étudiants universitaires ont déclaré qu’il était “important de faire partie d’une communauté universitaire où [ils ne sont pas exposés] à des idées contrariantes et offensantes” ». Cette culture de la protection pousse paradoxalement à accepter l’usage de la violence contre ceux qui ne la respectent pas. […]

Ce serait cependant faire fausse route que de réduire l’utilisation de concepts psychologiques à une simple stratégie qui chercherait à favoriser l’intervention de la bureaucratie universitaire. Tout porte à croire en effet que les liens entre troubles psychologiques et wokisme sont nombreux. Lukianoff et Haidt notent que le début de la banalisation des comportements woke sur les campus, en 2013, coïncide avec l’année où la iGen (1995+) arrive dans les universités. Cette génération se définit par le fait d’être la première à grandir dans le monde des réseaux sociaux et des écrans omniprésents. Ce bouleversement a eu un impact négatif disproportionné sur les jeunes filles, qui tombent beaucoup plus facilement en dépression depuis l’arrivée des réseaux sociaux (en 2018, une femme sur sept sur les campus américains pensait souffrir d’un désordre psychologique). De plus, « par rapport au début des années 2000, près de deux fois plus d’adolescentes mettent fin à leurs jours ». […]

Comme dans toute théorie aux raisonnements complotistes, le wokisme s’avère souvent infalsifiable. Par exemple, lorsqu’un blanc se voit accusé de « fragilité blanche » – concept promu par Robin DiAngelo – et réagit en conséquence avec « une manifestation extérieure d’émotions telles que la colère, la peur et la culpabilité, et des comportements tels que le fait d’argumenter, de rester silencieux, et le fait de quitter la situation stressante », c’est qu’il en souffre bel et bien. Qu’il parle ou se taise, il est donc impossible pour un blanc d’échapper à l’accusation. De manière similaire, la militante racialiste Ally Henny proposait sur Facebook un test de dépistage pour que chacun puisse sonder sa propre « fragilité blanche » à travers seize questions, parmi lesquelles : « Est-ce que j’attends des excuses lorsque je trouve que j’ai été accusée injustement de racisme ? », ou encore : « Ai-je besoin de prouver que je ne suis pas raciste ? ». Selon elle, « si vous avez répondu oui à n’importe laquelle des questions précédentes, vous présentez des traces de fragilité blanche ». Comme le font remarquer Pluckrose et Lindsay, « tout sentiment négatif à l’égard d’un profilage racial et le fait d’être tenu pour responsable d’une société raciste est considéré comme un signe de “fragilité” et comme une preuve de complicité – voire de collusion – avec le racisme ». En d’autres termes, le fait de réagir négativement à une catégorisation insultante serait en soi une preuve que la catégorisation visait juste.

Extrait de la partie 2 : face au wokisme

Le portrait-robot du militant woke prend forme dans les grandes lignes : une femme entre 18 et 35 ans, diplômée (ou bientôt diplômée), issue d’une famille aisée, qui a voté pour Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 et qui déclare aujourd’hui une proximité politique avec LFI ou EELV. […]

Des associations comme les Sleeping Giants (dont le compte Twitter comporte la description suivante : A campaign to make bigotry and sexism less profitable) traquent les entreprises qui font leurs publicités dans des médias jugés trop sexistes ou racistes à leur goût. Une fois identifiées, ces firmes subissent une campagne de pression sur les réseaux sociaux jusqu’à ce qu’elles coupent publiquement tout lien avec les dits médias, ce procédé ayant pour but affiché d’assécher les revenus publicitaires de ces derniers. Tout ceci pousse à un unanimisme entrepreneurial en faveur de cette mouvance, parfois qualifié de woke washing. […]

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Agences de renseignement et grandes entreprises : l’idéologie Woke en commun

idéologie woke

L’idéologie Woke (éveillé) a constamment besoin de faire contrition face aux minorités de tout genre : raciales, sexuelles, en particulier celles du monde LGBTQ+ etc. Mais elle rejoint aussi d’autres intérêts, économiques et financiers.
L’OJIM a publié un résumé en français d’un article de Glenn Greenwald sur son blog publié en anglais le 13 avril 2021.

Le Woke capitalisme

L’article dénonce l’idéologie du « Woke capitalism », les grandes entreprises rentrent dans le débat politique en se polarisant à l’extrême et avec des moyens disproportionnés qui biaisent complètement le débat démocratique et sont vecteurs de division difficilement réconciliables ensuite tant les sujets sont clivants.

L’observation des agences de renseignements américaines (CIA, NSA) et britanniques (GCHQ) est éclairante : elles sont capables d’ignobles actions mais se drapent fréquemment dans les atours de la bien-pensance SJW (social justice warrior) pour défendre les causes LGBT féministes, BLM (Black lives Mattter) et Cie, ce qui leur assure une sorte d’immunité totale à la critique : « qui pourrait bien critiquer des gens aussi vertueux ? Ce sont de saintes personnes puisqu’elles défendent telle ou telle cause mainstream. »

L’auteur appuie son propos sur nombre d’exemples médiatiques. Les causes LGBT féministes BLM ne sont pas mauvaises en soi, mais servent de prétexte et détournent bien souvent des vrais problèmes d’une part et d’autre part les moyens des grandes entreprises sont tellement disproportionnés que le seul qui pourrait faire face c’est l’État sauf que celui-ci est déjà assujetti à ces grandes entreprises en général puisque les politiques doivent souvent leur succès aux soutiens financiers qu’ils ont reçus.

CIA, FBI, Silicon Valley même combat

Le GCHQ hisse un drapeau arc en ciel et illumine ses locaux avec ses couleurs pour la journée internationale LGBT. La CIA abrite des activités pour le mois de la fierté LGBT et organise des évènements autour de l’histoire noire africaine. Il en est de même pour le FBI.

De grandes entreprises ont constaté la réussite de cette tactique : embellir la face militariste et impérialiste en revêtant le costume de la justice sociale. Les grandes entreprises avaient l’habitude d’acheter le pouvoir politique en soutenant des campagnes électorales ou en faisant du lobbying. Elles vont plus loin maintenant et deviennent des partisans de plus en plus polarisés dans le débat démocratique. Il est devenu virtuellement obligatoire pour chaque grande société de proclamer son soutien pour BLM, alors qu’elle n’avait jamais démontré d’intérêt pour cette cause.

La neutralité est punie, les médias veillent

Une entreprise qui ne suivrait pas cette mode sera alors punie. La plateforme d’échange de crypto-monnaie de la Silicon Valley, Coinbase avait annoncée qu’elle resterait neutre dans le débat BLM, son co-fondateur estimant que si « ces efforts sont bien intentionnés, ils ont le potentiel de détruire beaucoup de valeurs dans les entreprises, à la fois en étant une distraction et en créant de la division interne ». Mal lui en a pris, sa société a été dénoncée, par un journaliste célèbre comme adepte de la censure, dans le New York Times comme un bastion du racisme et de l’intolérance ; puis d’autres journalistes on fait chorus quand l’entreprise a osé répondre au NYT.

La mode s’est rapidement répandue, les grandes entreprises sont devenues des SJW soutenant les platitudes libérales pour éviter consciencieusement de s’occuper des vraies injustices qui les concernent directement mais pourraient gêner leur business. Les démocrates étant en position de force, les grandes entreprises pensent que servir l’agenda démocrate servira leurs intérêts. La Silicon Valley et les plus riches corporations sont ouvertement pro-démocrate.

La nature grotesque de tout ceci saute aux yeux. Comme il est ridicule de voir la CIA ou la GCHQ s’occuper de « justice sociale », l’idée que de gigantesques corporations qui utilisent une forme d’esclavage par le travail, le licenciement de masse et l’abus de la force de travail s’occupent avant tout de leur image libérale sur les réseaux sociaux, devrait faire suffoquer n’importe quelle personne rationnelle sur leur sincérité.

Quand de grandes entreprises utilisent leur pouvoir financier incomparable pour contourner le processus démocratique, alors le système ressemble plus à une oligarchie qu’à une démocratie. Au-delà des dangers d’un contrôle par les corporations, toujours plus grand sur nos vies et nos politiques, l’exploitation trompeuse de causes « sociales » cache la concentration de la richesse et du pouvoir entre les mains de la classe des grandes entreprises. Nous sommes aveuglés par leurs vertueuses déclarations sur Instagram qui cachent la destruction des classes ouvrières et moyennes. Nous oublions alors à quel point ce pouvoir est menaçant et incontrôlable et à quoi il est utilisé en général. Et c’est exactement ce qu’ils veulent.

Texte repris du site OJIM