Marion Maréchal : « Le premier grand défi, le plus vital, est le Grand Remplacement ! »

Le discours de Marion Maréchal à la Convention de la Droite est un discours important. Un discours fondateur d’une génération politique en rupture avec le conformisme de ses aînés.
Un discours qui remet les idées à l’endroit face au Gorafi quotidien servi par le médiatiquement correct alors que le réel revient au galop. Ce discours est tenu par quelqu’un qui sait que la réflexion précède l’action et que la reconstruction passe par la transgression.

Le voici dans son intégralité.

Bonjour à tous mes chers amis, français et de toute la droite ici rassemblée,

Je suis très heureuse de participer à cette première édition de la Convention de la droite. Je suis convaincue que le basculement politique s’opérera par ce type d’initiative et parla multiplication des îlots de résistance au sein de la société civile.

N’attendons pas une future victoire institutionnelle pour prendre nos responsabilités et nous engager, elle viendra, mais uniquement si nous l’avons préparée.

N’attendons pas que l’Etat nous sauve, actuellement il est phagocyté par une idéologie et des intérêts contraires à l’intérêt national.

N’attendons pas l’homme providentiel. L’homme et la femme providentiels, c’est chacun, chacune d’entre vous, là où vous êtes, pour agir dans le sens de vos convictions et des intérêts du pays. Comme le font aujourd’hui l’incorrect dans les médias, racines d’avenir en politique, et le cercle audace avec l’entreprise, en organisant cette convention.

Comme nous le faisons mon équipe et moi-même, avec l’ISSEP, en contribuant à former une nouvelle génération de dirigeants au service de leur pays.

N’attendons pas la rédemption des seuls partis politiques : créons des associations, montons des écoles, entreprenons français, consommons français, apprenons notre histoire, défendons notre langue, sauvons tout ce que nous pouvons sauver.

La France c’est nous, elle vit en nous, elle existe par nous et elle existera demain par ce que nous aurons su recevoir et transmettre.

Alors bien sûr, j’entends les impatiences et les frustrations, j’entends ceux qui veulent agir, pressés par le temps, angoissés par les maux qui nous frappent et s’accélèrent. Mais qui peut imaginer que nos idées arrivent au pouvoir sans avoir préalablement brisé les barrières partisanes d’hier ?

Avons-nous d’autres solutions que de reconstruire et de réunir par une vision de l’Homme et de la société ? Existe-t-il vraiment une autre voie que de passer par les cœurs et les intelligences des hommes de bonne volonté ?

Nous devons bâtir sur le roc, pas sur des coups médiatiques! Par les Idées, par les loyautés, les réseaux, des élus locaux, des soutiens financiers, culturels, intellectuels, par la confiance des entreprises, par l’appui de hauts fonctionnaires qui auront la capacité à faire bouger l’Etat et avec des alliés en Europe.

Et pour y parvenir, il y a urgence à rompre avec la droite des experts comptables, ce champs de ruine idéologique qui n’a comme seul obsession que d’apparaître « moderne ». Ont-ils à ce point oublié les penseurs, dont ils sont censés être les héritiers, pour ne pas se remémorer la phrase de Thibon « être dans le vent, voilà l’ambition d’une feuille morte ».

Ici, nous portons de plus grandes ambitions. Et ce ne sont pas seulement des ambitions de droite. Ce sont des ambitions françaises.

La première étant de ne pas se laisser intimider, au pays de la raison, par les délires médiatico-politiques du temps. Il n’est pas simple de faire preuve de bon sens, face à une actualité devenue un véritable Gorafi géant. J’exagère à peine. Voici une semaine que le chef d’Etat canadien s’excuse de s’être déguisé en Aladin il y a 20 ans, sous le regard jubilatoire des associations antiracistes ;

les féministes, quant à elle, organisent un salon à Paris pour dénoncer l’hétérosexualité « comme régime politique » ;

pendant ce temps, Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, explique sur un plateau « qu’un père peut être une femme ou une même grand-mère » dans le cadre du débat sur la PMA. Ex Justice ? Et je ne vous ai servi que le menu de la semaine.

Nous pouvons débattre éternellement sur les clivages les plus judicieux à investir politiquement, mais à la lumière de l’actualité, le plus évident est bien : idéologie contre réalisme.

Face aux délires du camps progressiste, le camps des réalistes que nous sommes a le devoir de se concentrer sur les grands défis du siècle.

5 grands défis sur lequel se jouera la place de la France au 21ème siècle : le grand remplacement, le grand déclassement, le grand épuisement écologique, le grand basculement anthropologique et le grand affrontement des puissances.

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« L’identité d’un peuple, c’est sa génétique ! »

Qu’est-ce que l’identité européenne et qu’est-ce qu’en être un défenseur ? Voilà la question qui m’a été posée récemment et à laquelle je vais tenter de répondre du mieux que je peux dans les lignes suivantes.
Je suis un défenseur de l’identité européenne. C’est-à-dire que je combats pour la préservation des caractéristiques biologiques et culturelles de l’Europe et des Européens.
Être un identitaire européen, c’est aussi être amoureux des nations qui composent notre civilisation, dont la France évidemment. Cela ne veut pas dire que j’éprouve la moindre haine pour quiconque appartient à un autre espace civilisationnel que moi. Par contre, cela signifie que je considère que l’Europe, en tant que civilisation, doit être aimée et préservée.
Découvrez cette intéressante tribune de Nicolas Faure, publiée sur le site Polémia.

Claude Lévi-Strauss, en défense des identitaires

En 1971, Claude Lévi-Strauss donnait une conférence pour l’UNESCO sur le thème Race et culture.

Je ne suis jamais friand d’utiliser le patronage d’une personne inattaquable, en l’espèce par son aura universitaire et sa judéité, pour valider des propos de bon sens, diabolisés par les tenants du cosmopolitisme. Néanmoins, les propos tenus lors de cette conférence sont si limpides qu’ils méritent d’être largement partagés : la protection des particularismes d’une société implique une fermeture minimum aux sociétés extérieures.

« […] La lutte contre toutes les formes de discrimination participe de ce même mouvement qui entraîne l’humanité vers une civilisation mondiale, destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l’honneur d’avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie et que nous recueillons précieusement dans les bibliothèques et dans les musées parce que nous nous sentons de moins en moins certains d’être capables d’en produire d’aussi évidentes. »

« […] Il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller […]. [Les cultures] ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports persiste entre elles une certaine imperméabilité. »

Aimer et défendre son identité n’est donc pas un crime. C’est une constante vitale dans toutes les sociétés, dans toutes les cultures.

Mais qu’est-ce que l’identité européenne ?

Un continent qui a forgé les Européens

La première chose qui vient en tête lorsqu’on évoque l’Europe, c’est le continent. Un espace géographique au sein duquel a eu lieu la rencontre entre un territoire particulier et un peuple.
Ce territoire, qui s’étend des fjords nordiques aux calanques méditerranéennes, des îles celtes aux plaines russes, est extraordinairement diversifié. Les paysages varient énormément, les types de climats également. La faune et la flore sont d’une richesse stupéfiante.
Le plus frappant en Europe, c’est sans doute qu’il y a peu d’endroits qui soient vierges de toute intervention humaine. Nos aïeux ont défriché, asséché, inondé, aménagé… Ils ont transformé ce continent autant qu’il les a modelés.
En effet, le territoire a aussi eu son influence, produisant au gré des variations environnementales et géographiques, des familles d’Européens bien distinctes malgré leur souche commune.

Mais l’Europe n’est pas qu’un continent. Mieux, l’espace géographique au sein duquel les Européens se sont développés n’est rien comparé aux Européens eux-mêmes. La vraie richesse, c’est le peuple européen lui-même !

Les gènes européens, trésor à préserver

Il est aujourd’hui impossible de nier l’existence d’une population européenne, distincte génétiquement des autres populations qui composent la mosaïque mondiale (Africains subsahariens, Arabes et Proche-orientaux, Asiatiques, etc.). Les travaux de tous les généticiens – de Cavalli-Sforza jusqu’à David Reich en passant par Evelyne Heyer – démontrent bien que l’identité européenne est une réalité génétique. Une étude récente démontre que les différences moyennes de taille, de masse corporelle et de propension à la schizophrénie entre Asiatiques, Européens et Africains sont significativement génétiques.

Il existe également un consensus sur le fait que les différences intellectuelles moyennes entre les populations humaines vivant dans un même environnement – par exemple l’Europe – sont significativement génétiques.

Evidemment, les Européens ne sont pas un ensemble génétique strictement homogène. Un Nordique est différent d’un Méditerranéen tandis qu’un Celte et un Slave seront eux-aussi éloignés génétiquement l’un de l’autre.
Reste que ces différences sont immensément moins grandes que celles avec les Africains subsahariens ou les Asiatiques.

Et c’est de cette prise de conscience d’une unité génétique que part tout combat identitaire. Puisque l’identité d’un peuple, c’est sa génétique !

Si vous mettez demain les Européens en Afrique subsaharienne ou sur une grande île déserte, ils mettront le temps qu’il faudra mais ils rebâtiront une autre Europe.
C’est exactement ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis, en Afrique du Sud ou en Australie. Des Européens se sont installés dans des endroits, parfois hostiles, puis ont recréé une société performante. Une nouvelle Europe.

Les premières richesses à défendre pour tout identitaire conséquent, ce sont donc bien les gènes de son peuple !

Pour lire la suite, c’est ici !

Convention de la Droite. Marion Maréchal et Eric Zemmour : identité et conservatisme

Tout les différencie. L’âge, le sexe, les origines, le métier, le parcours et même le style… La plume de fer du polémiste contre le gant de velours de l’ancienne députée, devenue directrice d’un institut de formation. Le nom de l’un claque, le prénom de l’autre évoque la douceur. Tout les différencie ? Mais peu les oppose ! Et leur présence à la même tribune, samedi 28 septembre, pour la Convention de la Droite, est explosive !

Elle affole les réseaux sociaux, polarise les médias et fera remplir la salle, indépendamment des zakouskis qui accompagneront l’événement. Pourquoi ? Parce que l’un comme l’autre incarnent un double rejet et une promesse. Découvrez cette tribune de Jean-Yves Le Gallou.

Eric Zemmour et Marion Maréchal : un même rejet de Macron

Ils incarnent d’abord le rejet absolu du régime Macron : c’est à dire la mise en œuvre – par la répression policière et judiciaire, la propagande et la censure – d’une entreprise de déconstruction et de rupture.

Rupture avec les lois de la vie avec la PMA et la GPA. Rupture avec les lois de l’histoire avec la destruction des frontières, l’immigration de masse, la soumission à l’islamisation et la délocalisation.
Rupture avec les libertés avec l’adoption de lois et de pratiques de plus en plus liberticides.
Rupture avec le réel avec les délires subventionnés qu’ils soient néo féministes, « antiracistes », antispécistes, « indigénistes », pédagogistes ou transsexualistes.

Ce qui est en cours, c’est ce que l’écrivain Renaud Camus appelle le Grand Remplacement ou plutôt le remplacisme global. Le remplacement du peuple : « Souriez, vous êtes remplacés ! » Mais c’est aussi la destruction de la culture à l’heure de la « décivilisation ».

Eric Zemmour et Marion Maréchal, piliers de la refondation ?

En face de cela, ce qui est nécessaire, ce n’est pas une déclaration, c’est une refondation. Pas un replâtrage, non, une refondation radicale.

Et c’est là que Zemmour et Marion sont attendus. Non pas pour un énième programme technocratique et/ou démagogique sans intérêt, ni de fades éléments de langage comme en produisent tous les partis politiques. Mais pour une refondation par une double affirmation à la fois d’identité et de conservatisme.

Identité du peuple dans la fidélité à ses origines, à sa langue, à sa culture à sa civilisation. À son histoire, source de fierté et non de déploration ou de culpabilisation. Désormais la question qui se pose aux jeunes Français d’origine européenne est la suivante : comment allez-vous éviter de devenir minoritaires sur la terre de vos ancêtres ?
C’est à cette question qu’il faut apporter une réponse. Par la réaffirmation du droit du peuple à sa souveraineté, son identité et sa continuité historique. Fût-ce en rompant avec l’idéologie mortifère des droits de l’homme, instrumentalisée par des bonimenteurs, venus souvent des pays les plus troubles de la planète. Et leurs complices.

Identité, oui. Mais aussi conservatisme, par l’attachement à une société holiste qui soit plus que la simple juxtaposition d’individus mus par l’intérêt immédiat. Conservatisme par le fait de rechercher le bien commun. Et de trouver le renouvellement de son inspiration dans les traditions. De puiser dans le passé les racines de futur. Conservatisme par l’attachement à la transmission des grandes œuvres du passé, des règles de courtoisie et des manières aimables. Par le respect du patrimoine culturel et historique comme des paysages, façonnés par le lent travail de nos ascendants.

Le conservatisme et l’identité ne s’opposent pas, ils se complètent. A ceux qui posent la question faussement naïve : « Conserver, oui, mais quoi ? », la réponse est simple : conserver l’identité ! L’identité d’origine, l’identité civilisationnelle du peuple. L’identité anthropologique de l’homme et des familles.
On rejoint ici la politique démographique de Viktor Orbán : à l’extérieur, fermeture des frontières à l’immigration et, à l’intérieur, politique nataliste.
Les nôtres avant les autres ! C’est ainsi, et seulement ainsi, que nos enfants et les enfants de nos enfants resteront majoritaires dans leur patrie.

Tribune reprise de Polémia

« Renaissance(s) portraits et figures d’Europe » : une exposition organisée par l’Institut Iliade

Renaissance(s) : première exposition pour l'Institut ILIADE

24/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En marge des courants artistiques contemporains qui veulent faire table rase du passé, l’Institut Iliade organise actuellement une exposition sur le thème de l’identité et sur le lien entre enracinement et création artistique.

Cette exposition est étroitement liée à l’objectif premier de cet institut qui est la préservation de la mémoire gréco-latine et chrétienne de l’Europe et le réveil de la conscience européenne.

L’expo a lieu à la Galerie Espaces 54, 54 rue Mazarine 75006 Paris, jusqu’à mercredi. Le métro le plus proche est Mabillon, Odéon ou Pont-Neuf. L’entrée est libre. Vous pouvez retrouver toutes ces infos sur le site de l’Institut Iliade.


Cette gauche qui délaisse l’identité de l’Europe, par Ivan Rioufol

ivan-rioufol

Scandale ! Le portefeuille du commissaire s’intitule : “Protection de notre mode de vie européen“. Le Grec Margaritis Schinas vient d’être nommé vice-président de la Commission européenne en charge des migrations, par la présidente Ursula von der Leyen, issue du PPE (droite). Schinas aura en charge, a priori, de veiller à l’identité du Vieux continent. Mais pour la gauche européenne, tant de gros mots ramassés dans l’intitulé de la mission ne passent pas. “Cela fait peur de voir proposer un portefeuille sur la “protection du mode de vie européen qui inclut la migration et la protection des frontières. Nous espérons que la présidente von der Leyen ne voit pas une contradiction entre soutenir les réfugiés et les valeurs européennes“, a déclaré la co-présidente du groupe Vert au parlement européen, Ska Keller.

Le porte-parole d’Amnesty International a dénoncé “la rhétorique de l’extrême droite“, sur le thème “les migrants menacent le mode de vie européen“. Mardi, l’entourage de la présidente s’est employé à relativiser la polémique : “La protection de notre mode de vie européen fait référence aux valeurs européennes, à savoir la tolérance, l’accueil, l’asile“. Peu auparavant, elle avait déclaré : “Notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs. La beauté et la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs“.

Rien n’illustre mieux le sentiment d’abandon que partagent de plus en plus de peuples européens que cette querelle soulevée par le “progressisme”. L’indignation rappelle celle née naguère, en France, avec l’installation par Nicolas Sarkozy d’un ministère de l’identité nationale. Si la gauche est la première à soutenir les peuples exotiques quand ils résistent aux influences occidentales, elle interdit à l’Europe d’avoir de semblables préoccupations pour elle-même; elles deviennent des marques de xénophobie.

C’est ce pêché d’orgueil des universalistes, qui laissent croire que la culture européenne aurait vocation à être exemplaire dans ses ouvertures à tous, qui affaiblit le sentiment d’appartenance à l’Union européenne. La poussée populiste puise sa dynamique dans cette gauche irénique qui se persuade que les peuples sont remplaçables. En réalité, rien n’est plus naturel pour une civilisation que de se protéger en partie de l’extérieur. Claude Lévi-Strauss l’avait rappelé dans son fameux discours (“Race et culture”) devant l’Unesco en 1971. La commission “Protection de notre mode de vie européen” n’a en soi rien de scandaleux. Mais ces mots resteront des leurres si l’UE persiste à se croire tenue, au nom de ses valeurs, à s’ouvrir à une diversité de moins en moins respectueuse de cet Occident qui se saborde en s’admirant le nombril.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Que sont les Français devenus ?, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Que reste-t-il de la galanterie, du respect de la femme, de ces marques d’un peuple éduqué ? Que sont, cher Rutebeuf, les Français devenus ? Depuis le début de l’année, 75 femmes ont été tuées par un mari, un amant, un ami. En riposte, le gouvernement va organiser, le 3 septembre, un “Grenelle des violences conjugales”. Mais la décadence se lit aussi aux insultes qui pleuvent sur les femmes dans les rues, aux mains aux fesses dans le métro ou le bus, aux viols parfois.

Samedi dernier, à Paris, 1 500 personnes se sont retrouvées, place de la République, pour alerter sur cette régression. Toutefois, qu’attendent les femmes qui protestent pour parler clair ? Celles-ci dénoncent un “féminicide”, pour faire comprendre que les tuées l’auraient été parce que femmes. Dans “homicide”, elles entendent “homme”, au lieu d’”humain”. Ces néoféministes imposent au meurtre un mobile – la haine de la femme par l’homme prédateur – qui exclut des sources plus complexes, sociales ou culturelles. Elles obscurcissent les causes.

La paupérisation, la déculturation, l’abêtissement expliquent l’effondrement des mœurs dans bien des familles, y compris bourgeoises. La banalisation de la drogue et de la pornographie contribue à l’ensauvagement des esprits faibles. Or le concept de “féminicide”, non reconnu par le droit mais repris par Emmanuel Macron, ne permet pas de saisir ces situations sociales. Et les protestataires se gardent également de nommer la responsabilité de la culture islamique dans les atteintes sexistes. C’est pourtant cette idéologie virile qui asservit les femmes des cités.

C’est le Coran qui avalise la polygamie, exige de l’épousée qu’elle soit vierge au mariage et de la femme qu’elle se soumette à son mari (“Elles [les femmes] sont votre champ de labour. Allez à votre champ comme vous l’entendez […]“.) C’est la sourate 4 verset 34 qui autorise l’homme à frapper son épouse : “Les hommes ont autorité sur les femmes (…). Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance (…) frappez-les (…)“. Or les féministes baissent les yeux devant cet islam rétrograde.

Réduire la question des violences faites aux femmes à une lutte des sexes, comme le font les fausses rebelles et les militantes de la PMA pour toutes, est un procédé qui occulte les réalités.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Municipales 2020 : les grands enjeux sont identitaires ! – par Jean-Yves Le Gallou

Les municipales 2020 s’annoncent contrastées. Le jeu est fermé dans les grandes villes boboïsées où des maires centristes, libéraux-libertaires, seront souvent reconduits, ou nouvellement élus, sous casaque LR, MODEM ou LREM, ces nuances n’ayant plus grande importance…
Tout semble ouvert en revanche dans la France périphérique et les villes, petites ou moyennes, où, par-delà les étiquettes, des listes d’esprit identitaire peuvent fort bien tirer leur épingle du jeu. Il y a de grands enjeux. Les terrains d’exercice et de manœuvre sont nombreux : les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, l’urbanisme, les paysages, les dépenses, l’immigration, le logement.
En partant de cette notion centrale : le cercle politique le plus élémentaire c’est celui de l’appartenance locale.

Les communes ne viennent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une longue histoire : celle des paroisses de l’Ancien Régime, celle des villes ayant conquis leurs franchises au Moyen Âge, celle de leur développement progressif au cours des XIXe et XXe siècles. Leur tissu humain s’est construit dans la durée. Avec ses traditions et ses fêtes, ses coutumes et ses pratiques. Tels sont les soubassements d’une politique municipale enracinée.

Ce qui implique de :

refuser l’apport massif de populations nouvelles venues d’ailleurs ;
refuser les constructions nouvelles disproportionnées en nombre ou en volume par rapport à l’existant ;
refuser la dictature des intercommunalités ne prenant pas en compte les particularités locales.

Et tout inscrire dans la perspective d’un futur fidèle aux racines du passé.

Immigration : s’opposer aux dictats gouvernementaux et préfectoraux

Les communes de la France périphérique n’ont pas à servir de déversoir pour immigrés clandestins (faux demandeurs d’asile, faux « mineurs isolés ») que le gouvernement a pour devoir d’empêcher d’entrer sur le territoire français et sinon d’expulser. La première mission d’un maire est de protéger la communauté des citoyens de sa commune. Si besoin est en s’opposant à des réquisitions dépourvues de légitimité car contraires à l’intérêt local et national. Et en reprenant une meilleure maîtrise du parc locatif social là où il existe.

Islamisation : refuser la dictature des minorités

Les règles islamiques : burqa dans la rue, voile islamique au sein du service public et des transports, « burkini » dans les piscines, exigences d’alimentation halal, perturbations du voisinage et sur les lieux de travail dues au ramadan, prières de rue, n’ont pas à être tolérées, encore moins encouragées et subventionnées. Les mosquées, les centres culturels islamiques et les associations musulmanes n’ont pas davantage à être financées. Comme le montre l’exemple corse, les communes et leurs habitants sont le premier échelon de résistance au communautarisme islamique.

Logement : moins de béton

Pour que les communes restent vivables, les projets immobiliers qui y sont proposés doivent rester proportionnés à l’existant : respecter les formes, les volumes, les couleurs, les matériaux, les paysages. Il faut aussi réhabiliter l’habitat ancien, les centres-bourgs et les centres-villages plutôt qu’artificialiser de nouveaux sols. Et réserver des logements locatifs accessibles aux habitants du cru.

Centres-villes et centres-villages, les faire revivre et les embellir

Les centres-villes et les centres-villages ont souvent été abandonnés au profit de périphéries sans âme. La reconquête est nécessaire : par l’embellissement d’abord ; en requalifiant les rues et les places, en remettant en valeur églises, fontaines et lavoirs, en enterrant les réseaux, en fleurissant les lampadaires et les terre-pleins ; en encourageant une vie économique enracinée en cessant de privilégier les grandes surfaces commerciales et en promouvant les marchés et les commerces locaux.

Paysages : les respecter

Les paysages sont le fruit de l’histoire, le résultat d’un jardinage séculaire de la France. La plus grande responsabilité des maires, c’est l’urbanisme. Les 40 dernières années ont été marquées par l’enlaidissement de la France et le saccage de nos paysages. Protéger les paysages doit être une priorité absolue face à la prolifération des zones commerciales, des bâtiments sans âme, des éoliennes et des projets de forage. L’« architecture douce » doit être promue partout où c’est possible.

Patrimoine, valoriser l’identité locale

Veiller sur l’entretien des bâtiments historiques et des églises, cesser de sacrifier les musées, aider les sociétés d’histoire locale. Remplacer les minables logos commerciaux par les blasons enracinés : mettre les « communicants » hors d’état de nuire et faire revenir le temps des « armes de la ville » en choisissant des visuels enracinés !

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Le Dalaï-lama : trop politiquement incorrect pour certains médias

Le chef spirituel tibétain a son franc parler et ne s’embarrasse pas de conventions. Il a aussi un humour piquant que certains de ses interlocuteurs peuvent ne pas – ou ne veulent pas – saisir. Il était récemment invité par la BBC pour une interview diffusée le 27 juin 2019. Les réactions des médias de grand chemin aux déclarations du moine bouddhiste ont oscillé entre indignation et soigneuse sélection des extraits de l’interview. Probablement afin de ne pas diffuser des arguments politiquement trop incorrects. Un bel exercice de manipulation par omission.

Des déclarations « sexistes »

Évoquant sa succession, le Dalaï-lama affirme en riant : « Si la prochaine Dalaï-lama est une femme, elle devra être plus attractive ». Il n’en fallait pas plus pour que certains médias qualifient cette déclaration de « sexiste », comme Glamour. Pour Paris-Match, il s’agit de « propos controversés » sur les femmes. Sur la radio publique (France Inter et France culture), c’est le black-out total le 30 juin… hormis une mention lors de la revue de presse (5e mn) de Frédéric Pommier sur France Inter. Ce qui retient l’attention du journaliste, ce sont les propos du Dalaï-lama repris par le Huffington Post… au sujet de son successeur qui, si elle est une femme, doit être de préférence attirante. Un comble, non ?

L’Europe aux européens

Aucune des déclarations du Dalaï-lama sur l’immigration n’est reprise sur les ondes publiques. Dommage. Au sujet de l’afflux de migrants en Europe, le moine bouddhiste déclare en substance :

« Les réfugiés devraient retourner sur leurs propres terres avec certaines compétences ».
« Je pense que l’objectif devrait être de reconstruire les pays que les migrants ont fui ».

Et si les migrants veulent rester en Europe ? demande la journaliste.

« Un petit nombre, ça va. Mais l’Europe peut devenir musulmane ou africaine. Impossible ».

Pourtant vous êtes un réfugié vous-même ?

« Ils seraient mieux dans leurs pays. Laissez l’Europe aux européens ».

Il ne s’agit pas de propos de circonstance : ce sont grosso modo les mêmes que ceux tenus en mai 2016 au quotidien allemand FAZ et repris par Le Monde. Le prix Nobel de la paix 1989 indiquait qu’« à présent il y a trop de réfugiés » en Europe.

Des propos choquants ? Le moine tibétain sait de quoi il parle : le Tibet fait l’objet depuis 60 ans d’une politique de peuplement organisée par le gouvernement chinois.

L’ONU et la Commission Européenne, main dans la main

Une comparaison déplacée ? N’est ce pas l’ONU qui nous annonce que 244 millions de personnes sont en route et que la migration est « inévitable, nécessaire et désirable » ?

N’est-ce pas le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures qui affirme à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». « Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

N’est-ce pas selon RFI le parlement européen qui a par un récent vote des parlementaires doublé le Fonds asile, migration et intégration, destiné à « soutenir la migration légale vers les États membres en fonction de leurs besoins économiques et sociaux » ? Ce qui le porte de 5 à 10 milliards d’euros. Pris dans vos poches. Il vaut mieux reprendre en boucle les paroles lénifiantes du pape François toujours prêt à faire la leçon aux européens pour accueillir toujours plus de migrants africains. Un message reçu 5 sur 5 par les médias de grand chemin en France.

Texte repris du site ojim.fr

Avec Notre-Dame, reconstruire la France, par Ivan Rioufol

Notre-Dame

Marie saura-t-elle rassembler les Français divisés ? Ce serait là un miracle pour l’Église éreintée et pour la nation déchristianisée. Néanmoins, force est de constater la sidération collective née de l’incendie de Notre-Dame de Paris, dédiée à la Vierge. Dès les premières flammes, la vie politique s’est effacée derrière la puissance intacte d’une mémoire millénaire. Le feu a jailli, lundi à 18 h 50, d’une partie de la charpente en chêne posée il y a huit cent cinquante ans. L’enfer a ravagé la toiture de la cathédrale, symbole de la chrétienté en Europe depuis le XIIe siècle. Emmanuel Macron, qui devait distiller à 20 heures ses premières mesures après le grand débat, a judicieusement choisi de différer ses annonces. Les partis ont également suspendu leurs joutes en perspective des élections européennes. La soudaine vulnérabilité de Notre-Dame, gravement défigurée en une poignée d’heures, est venue rappeler, comme un châtiment, la fragilité d’une nation quand elle devient oublieuse de son passé et de sa culture. Dans la soirée, le président a appelé, “tous ensemble”, à rebâtir l’édifice. Pour une fois, Macron a su être enthousiasmant.

Il faut parfois des tragédies pour sortir les peuples décadents de leur frivolité amnésique. Le temps dira si la douleur causée par la blessure d’un chef-d’œuvre, sorti des mains de générations d’anonymes inspirés par la quête du beau et du bien, saura se transformer en une renaissance. C’est pour avoir orgueilleusement négligé la mémoire et la lente expérience, au profit de la jouissance immédiate, que la modernité a renoncé à s’identifier à un idéal partagé. Le cheap, le toc, le bagou accompagnent son sillage. Rien n’est donc plus disruptif – ce mot macronien – que de tenter d’être à nouveau à la hauteur des humbles bâtisseurs du Moyen Âge. Lundi, une souscription nationale a été lancée pour faire renaître Notre-Dame de ses cendres. Beaucoup des plus grandes fortunes de France ont rapidement offert près d’un milliard d’euros. De nombreuses autres familles les suivront, sachant où ira leur argent.

L’occasion est donnée aux Français, éduqués dans l’illusion créative de la table rase et de l’homme nouveau, de retrouver le goût de la conservation, de la transmission, du respect des racines.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Notre-Dame de Paris, l’arbre qui cache la forêt

Incendie à Notre-Dame

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’attention est, à juste titre, focalisée sur le tragique accident qui a touché Notre-Dame de Paris. L’actualité ne résonne que de ça : la cathédrale a failli partir en fumée. L’émotion est forte, on pleure la disparition d’une des merveilles de Paris, d’un symbole national, d’un pan de notre histoire commune. Mais soyons optimiste, pensons le futur et rebâtissons ! Et déjà les millions affluent. A quoi bon ?

A quoi bon rebâtir Notre-Dame ?

C’est la question induite par le cri d’alarme lancé par Odon Vallet, historien des religions et médiéviste. « Communes, départements, régions : Gardez vos sous ! » s’écrie-t-il. Parce qu’à quoi bon rebâtir Notre-Dame, si partout ailleurs nos églises continuent de mourir dans l’indifférence générale ? Sauver Notre-Dame est une évidence, mais il plaide pour que l’on redonne du sens à l’action. Or aujourd’hui, si nos collectivités territoriales offrent généreusement leur concours aux collectes de dons, c’est au détriment de leur églises locales qui pour beaucoup, sont déjà vouées à disparaître. Car les budgets ne sont pas extensibles et allouer l’argent à ce projet se fera au détriment d’autres. C’est d’ailleurs aussi ce que souligne Madame Sobczak, présidente de la fondation Urgence Patrimoine. Le patrimoine de la chrétienté doit être une cause unique, et faire l’objet d’un traitement harmonieux. Pour cela, il faudra redonner leur sens à ces édifices qui parsèment la France.

Rebâtir Notre-Dame pour retrouver notre identité

Aujourd’hui Notre-Dame de Paris, c’est d’abord un vestige du passé, devenu en cela un haut lieu de tourisme. Elle est la première attraction de la capitale avec ses douze millions de visiteurs annuels, la deuxième attraction française après Disneyland, et même la première dans le classement mondial si l’on y retire les parcs à sensations. Les touristes fréquentent plus la cathédrale que les chrétiens. Elle est plus un musée qu’un lieu de culte. Ne soyons pas naïfs, Notre-Dame est devenue la vitrine commerciale d’un passé révolu et détesté. Alors rebâtir Notre-Dame, une question d’attractivité ou une question d’identité ?

Québec – la culture québécoise compromise par l’immigration ?

19/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Canada est connu pour être un pays très ouvert, puisqu’il accueille des milliers d’immigrés clandestins chaque année. Cependant, le gouvernement de François Legault, Premier ministre du Québec, souhaite réduire leur nombre de 20%, car ceux-ci ne s’intégreraient pas assez à la culture du pays. Selon le Code Québec, ouvrage qui dresse un portrait sociologique des grandes caractéristiques qui définissent le peuple québécois, 71% des comportements des Québécois sont similaires à ceux de tout autre Canadien, mais ce sont les 29% restants qui font que la société québécoise est unique.

En matière d’immigration, les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les responsabilités.

Le Québec doit, par exemple, assurer les services relatifs à l’accueil et l’intégration linguistique et socio-économique des immigrants, ceux-ci représentant 13% de la population totale du Québec. C’est une population plutôt jeune et mixte, avec plus de 70% des personnes âgées de moins de 35 ans. Trois pays d’origine se démarquent pour ces nouveaux habitants : 10,4% des immigrés proviennent de la Syrie, 8,7% de la France et 8,6% de la Chine. Le fait que beaucoup d’immigrés ne soient pas francisés contribue à la dégradation de leur réputation auprès des populations natives. Sur la période de 2005 à 2014, le Québec compte un peu plus de 367.000 immigrés. Parmi eux, 63% connaissent le français dont 28% le parlent couramment. Ainsi, Montréal est devenue une métropole multiculturelle car plus de 80% des immigrants s’installent dans la région.

Éric Zemmour : « Nous sommes en danger de mort »

08/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Lors de l’émission de M6, Zemmour & Naulleau, mercredi dernier, une question a été posée au polémiste : « Si vous participiez au grand débat national, quelles seraient les trois mesures à prendre en priorité, selon vous ? ».

Voici la réponse sans concessions d’Éric Zemmour :

Pour moi, c’est simple, j’ai une priorité, tout le monde le sait, c’est la démographie, c’est la lutte contre l’immigration. Je pense que nous sommes en danger de mort, et donc mes premières mesures concerneraient uniquement l’immigration, c’est-à-dire : suppression du regroupement familial, suppression du droit du sol, préférence nationale pour les allocation sociales, expulsion de tous les délinquants avec la double nationalité, déchéance de nationalité pour les djihadistes et même pour de nombreux délinquants. L’essentiel pour moi, c’est d’abord l’identité. Ça veut dire sortir de la CEDH (la cour européenne des droits de l’homme), et ça veut dire un affrontement avec le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel.


Entretien avec Jean-Yves Le Gallou : Cultiver l’esprit de résistance

Le Gallou décrypte iMédias

On connaît le caractère percutant des ouvrages de Jean-Yves Le Gallou. Européens d’abord – Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana) ne déroge pas à la règle et ne pourra que passionner nos lecteurs.

— Nous avions déjà la préférence nationale, qu’est-ce qui vous a fait passer à la « préférence de civilisation » ?

— La préférence nationale consiste à accorder des droits préférentiels aux nationaux : droits politiques (vote), droits associatifs et syndicaux (droits de représentation), droits économiques (emploi), droits sociaux (prestations familiales et sociales). La préférence nationale reste évidemment pertinente mais elle a perdu une partie de son sens puisque la nationalité a été bradée. Et qu’une partie des gens d’origine étrangère qui ont acquis la nationalité française ne sont français ni par l’origine, ni par la mémoire, ni par le cœur, ni par les mœurs. Aujourd’hui, un Français de civilisation européenne se sent davantage chez lui à Prague, Budapest ou Lisbonne qu’en Seine-Saint-Denis.

La préférence de civilisation consiste à prendre acte que des civilisations différentes coexistent sur notre sol et que nous n’avons pas à les mettre sur le même plan. Nous devons exercer une préférence en faveur de notre civilisation, la civilisation européenne : la civilisation des libertés, la civilisation de l’incarnation, la civilisation qui respecte la femme, la civilisation des grandes découvertes. Impossible de mettre sur le même plan les mœurs musulmanes (voile islamique, halal, ramadan) et les nôtres. Impossible de mettre sur le même plan la religion chrétienne au cœur de l’histoire européenne depuis quinze siècles et l’islam religion étrangère, sinon hostile.

— Léon Daudet qualifiait le XIXe siècle de « stupide ». Comment qualifieriez-vous le XXe ?

— D’« horrible !» D’« infâme ! » Pour l’Europe c’est le siècle de la grande guerre civile intereuropéenne (1914, 1945). Puis le siècle de la culpabilisation. De la triple culpabilisation : les Européens – collectivement – sont successivement déclarés coupables des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, des horreurs de la colonisation, des horreurs de l’esclavage. Les médias dominants, les ONG, les structures d’enseignement imposent une idéologie de haine de soi et de préférence pour l’Autre, c’est le culte de « Big Other » selon Jean Raspail. C’est insupportable !

— Où est l’Europe pour vous ? De l’Atlantique à l’Oural ?

— Il y a plusieurs définitions possibles de l’Europe :

La petite Europe à l’ouest : le monde impérial des Habsbourg (Allemagne, Autriche, Italie, Espagne), celui des Etats nations (France, Grande Bretagne) et des cités Etats (mer du nord, Hanse, Italie).

La grande Europe qui va jusqu’à l’Oural avec le monde catholique (et en partie protestant) à l’ouest et le monde orthodoxe à l’est.

L’Europe monde, selon cette dernière définition l’Europe est là où il y a des Européens : en Europe bien sûr mais aussi en Sibérie, en Afrique du sud, au Chili, en Argentine, à l’ouest du brésil, dans les quartiers européens d’Amérique du nord, en Australie, en Nouvelle Zélande. La préférence de civilisation vaut partout. Et par-delà les possibles querelles géopolitiques.

— Quelles qualités et quels défauts a cette Europe ?

— Le défaut c’est l’hybris. La perte de la mesure. La folie de la croyance en un progrès indéfini. L’arraisonnement sans limites du monde par la technique. L’obsession de la croissance marchande. Le scientisme, le transhumanisme. Et dans le même temps l’autoflagellation et l’auto-culpabilisation.

— Quels sont les dangers qui la menacent ?

— Le Grand Remplacement. Le Grand Remplacement démographique qui débouche sur le Grand Remplacement civilisationnel. De même que sous les pommiers, on trouve des pommes, les musulmans islamisent et les Africains africanisent…

— Une civilisation souffre par masochisme, selon vous, et risque de mourir par suicide. Alors, on baisse les bras ?

— Sûrement pas. On cultive l’esprit de résistance. J’oppose au Grand Remplacement le Grand Ressourcement le retour aux fondements de notre civilisation. Ce qu’on a appelé pendant très longtemps « les humanités ». Je propose aussi un récit civilisationnel, l’histoire commune des Européens. Celle des grands cycles artistiques et architecturaux qu’ils ont partagés au cours de plusieurs millénaires. Leur histoire-bataille commune : l’affrontement entre l’Orient et l’Occident (Les Thermopyles, Salamine, Rome contre Carthage), la chrétienté contre l’islam (la Reconquista, les Croisades, la lutte contre le Grand Turc, les batailles de Lépante et de Vienne), les grandes découvertes et la conquête du monde. Enfin il faut redonner des frontières – physiques et mentales – à l’Europe pour lui permettre de s’opposer à l’invasion afro-musulmane.

— A quelques mois des européennes, voyez-vous, comme Bruno Gollnisch (voir notre entretien du 24 octobre), « une poussée considérable en faveur d’une Europe protectrice de ses frontières, indépendante de toute vassalité » ?

— « Indépendante de toute vassalité », je n’en suis pas sûr car certains pays par leur histoire (Pologne, Danemark, pays baltes) gardent un tropisme proche des Etats-Unis. En revanche le besoin de frontières est profondément ressenti par les peuples et il devrait s’exprimer lors de ces élections. « Europe, l’heure des frontières » sera d’ailleurs le thème du V e colloque de l’Institut Iliade qui se tiendra le samedi 6 avril à la Maison de la chimie.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2019

Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

Immigration, islamisation : 6 raisons d’espérer un basculement politique – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il est une mode dans les milieux patriotes de céder au désespoir. Parfois même chez certains le défaitisme sert d’excuse pour l’inaction et le renoncement. En effet, si tout est perdu, à quoi bon s’engager ? Ce prétexte tient de moins en moins, il faudrait aujourd’hui être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la lumière est au bout du tunnel.

Bien sûr l’immigration n’a cessé de prendre de l’ampleur, l’islamisation suit son cours et progresse dans toute l’Europe. L’idéologie dominante n’a jamais été si intransigeante. Les médias à grande audience rabâchent un discours monochrome sur les questions identitaires. Il ne faudrait cependant pas considérer que l’assurance de nos adversaires politiques est gonflée par leur confiance dans l’avenir mais bien par l’idéologie qui les anime. Ils sont les promoteurs et vainqueurs de la mondialisation, ils auraient tort d’en reconnaitre les effets néfastes.

Ils ne veulent pas vivre dans un monde autre que le leur où la diversité tient lieu de quasi-religion et la repentance de culte. L’enracinement, la fermeture des frontières au déferlement migratoire, le protectionnisme économique leur font horreur. Même confrontés à l’échec de leur modèle et aux souffrances du peuple forcé de le subir, ils continueront de le défendre jusqu’à son écroulement total. Ils redoublent même d’efforts à mesure que l’issue fatale se précise.

Les premières fissures commencent à apparaitre au grand jour avec la révolte des gilets jaunes, mais les premiers signes sont perceptibles depuis de nombreuses années. Cela ne veut pas dire que l’arrivée au pouvoir de nos idées est forcément imminente, mais elle est en tout cas loin d’être improbable. Sur beaucoup de sujets, les Français partagent très largement nos options et convictions :

– 94 % des Français soutiennent la déchéance de nationalité des terroristes binationaux (Elabe, 18 novembre 2015)
– Huit Français sur dix considèrent que leur pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires. (IFOP,1er décembre 2018)
– Près de trois quarts des Français trouvent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte. (IFOP, 1er décembre 2018)
– 83 % des Français sont favorables à « l’expulsion des étrangers fichés S ». (Odoxa, 29 mars 2018)
– 88 % des Français sont favorables à l’interdiction du salafisme. (Odoxa, 29 mars 2018)
– 74 % des Français jugent que l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». (Ipsos, 3 juillet 2017)

L’établissement d’un Référendum d’Initiative Populaire permettrait aux Français de s’exprimer sur ces sujets. Quand on sait qu’une écrasante majorité de Français (84 %) estiment qu’il n’est pas possible d’en discuter sereinement (IFOP,1er décembre 2018), cette revendication n’est pas innocente. Il faut sans doute considérer l’insistance des gilets jaunes au sujet du RIC comme un moyen de contrer l’unanimité gouvernementale et médiatique dans ces débats ainsi que de nombreux autres.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Colère des gilets jaunes : de la fiscalité à l’identité ? – Thierry Dubois (Les Identitaires)

gilets jaunes

Samedi, le mouvement populaire des gilets jaunes a paralysé de façon spectaculaire une partie de la France grâce à une mobilisation massive : 287 000 manifestants dans plus de 2000 rassemblements d’après le ministère de l’Intérieur. Une démonstration de force, exprimant une colère qui ne semble pas prête de s’apaiser puisque le mouvement a repris dès lundi et annonce une manifestation d’ampleur à Paris samedi prochain.

La grogne de cette France périphérique est tournée vers la fiscalité écrasante dont elle est la cible. Toujours plus matraquées de taxes, les classes moyennes et populaires n’ont pas supporté une énième hausse des prix du carburant, qui s’ajoute aux impôts, aux radars, à l’écotaxe ou encore à la baisse de la vitesse autorisée sur les routes.

Les bobos et les pseudo-élites ne comprennent pas ce ressentiment qui explose enfin. Les gens de nulle part, les vainqueurs de la mondialisation, ceux qui « passent leurs vies dans les aéroports » selon les mots d’Eric Zemmour face à Jacques Attali, considèrent que les gens de quelque part, enracinés, ceux qui ont besoin de leur voiture, sont des « beaufs », des « ploucs » méprisables, qui ne comprennent pas les bienfaits du supposé progrès. Ils ignorent de quoi est faite la vie hors des grandes villes : près de 70 % des Parisiens se rendent au travail grâce aux transports en commun, mais seulement 7 % du reste des Français le peuvent.

Symbole de liberté individuelle, d’émancipation, et surtout nécessité hors des grands centres urbains, la voiture est essentielle au quotidien de la majorité des Français. Prétendant ne pas vouloir taxer le travail, le gouvernement Macron tape sur le carburant, indispensable pour pouvoir aller au boulot : c’est bien une taxe qui touche les travailleurs, les culpabilisant au passage, les accusant d’être de gros pollueurs quand l’empreinte carbone des porte-containers ou des avions essentiels à la mondialisation est bien plus importante. Cette hausse des prix touche aussi les familles, les retraités, forcés de faire toujours plus de route pour trouver un médecin, un centre commercial, une boulangerie ou un bar, de plus en plus rares à cause de la désertification des campagnes au profit des villes.

Mais que les observateurs ne s’y trompent pas ! Le mouvement des gilets jaunes est avant tout une révolte, plus ou moins consciente, contre l’immigration massive. Pourquoi ces hausses des taxes et des impôts, incessantes, si ce n’est pour payer les coûts toujours plus faramineux de l’immigration voulue par les bobos, ceux-là même qui vomissent la France périphérique, la France qui souffre, la France qui travaille et qu’on tond ?

Car il faut bien régler la facture : allocations familiales et chômage, les milliards engloutis par les multiples plans banlieues pour arroser les cités en oubliant les départements ruraux, plusieurs centaines de millions afin d’ouvrir des centres d’accueil pour les migrants clandestins, l’aide médicale d’État dont profitent les clandestins qui a coûté 1,1 milliard d’euros en 2015… La hausse du prix du carburants n’est que le dernier moyen trouvé par l’État de faire cracher au bassinet le peuple Français qui doit payer pour les nouveaux arrivants. Ceux qui travaillent toute leur vie passent après d’autres qui n’ont jamais rien fait.

Ces derniers, d’ailleurs, ne leur en sont même pas reconnaissants. Au pire ils détestent ceux qui subissent leur venue, au mieux ils sont totalement indifférents. Car la foule des manifestants de samedi n’est pas que jaune : elle est aussi presque uniformément blanche. Comme l’immense cortège pour l’enterrement de Johnny, ou les manifestations en mémoire des victimes du terrorisme islamique. Le mouvement des gilets jaunes illustre, une nouvelle fois, la fracture entre le peuple historique de France et celui qui le remplace, qui ne se sent pas concerné par ses problèmes, qui n’a rien à voir avec lui.

Les gilets jaunes le sentent. Soutenus par une large majorité du peuple français, plus des deux-tiers d’après plusieurs sondages Odoxa, ils font face à deux problèmes liés : l’immigration massive, et ceux qui l’imposent, c’est-à-dire les bobos qui se prennent pour des élites. Samedi, les manifestants ont tenté d’occuper l’Élysée ou les locaux de France Télévision. Dans le même temps, tout au long de la journée, ceux qui ne comprenaient pas les blocages et insultaient ou menaçaient, au point de provoquer des scènes de violence, étaient très majoritairement issus de l’immigration. Lundi matin, dans l’Eure, les gilets jaunes sont même allés bloquer l’entreprise Rayan-S, qui embauche des migrants plutôt que des Français.

Les révoltes contre Rome, les grandes jacqueries médiévales, la Révolution de 1789… de nombreux bouleversements majeurs ont commencé par la hausse des prix. Le mouvement des gilets jaunes camoufle mal un autre enjeu, bien plus important et qui pourrait vite en devenir le cœur : celui de l’identité.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

Hubert Védrine : « Les élites doivent écouter les demandes d’identité, de souveraineté et de sécurité des peuples »

15/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« Les élites doivent écouter les demandes d’identité, de souveraineté et de sécurité des peuples » c’est ce que déclare l’ancien ministre socialiste de Affaires étrangères de Lionel Jospin dans un long entretien accordé au journal « Les Echos ».

Est-ce un signe que les valeurs portées par un vent d’Est commencent à parvenir aux oreilles de nos dirigeants fussent-ils socialistes ?

Encore faut-il que ses recommandations puissent être suivies par les « élites » auto proclamées qui dirigent actuellement la France et plus généralement l’Europe.