Arnaud Delrieux (Génération Identitaire) : « Ce combat pour l’identité est une question de survie »

Calais identitaires

Arnaud Delrieux est président de Génération Identitaire. Suite à l’action de Calais, le 12 mars 2016, où Génération Identitaire a occupé trois ponts afin d’en bloquer l’accès aux immigrés clandestins, il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir.

R&N : Quel était le but de l’action « Defend Calais » menée par Génération Identitaire samedi ?

Arnaud Delrieux  : L’objectif était de dresser des barricades qui ne laissent passer que les Calaisiens, afin de repousser les « migrants » qui viendraient de la « jungle » pour accéder au centre ville de Calais. L’autre objectif était de montrer que la jeunesse française était prête à défendre Calais, ville qui cristallise toutes les inquiétudes et tous les maux que l’invasion migratoire fait peser : insécurité, agressions, désagrégation du tissu économique et social de la ville. Enfin, nous voulions adresser un message clair aux dirigeants français et européens : « puisque vous abandonnez les Calaisiens –et à travers eux les peuples d’Europe- face à la submersion migratoire, nous allons prendre les choses en main et organiser nous même la défense des habitants ». Cette idée de prise en main par la population de sa propre sécurité dans un contexte où l’État perd toute légitimité nous semble importante, et est probablement appelée à devenir de plus en plus fréquente dans le contexte actuel.

R&N : Trois militants viennent d’être condamnés à de la prison ferme. La détermination de vos troupes ne risque-t-elle pas d’être entamée par la sévérité de la justice ?

Arnaud Delrieux  : Être plus sévère avec nous qu’elle ne l’est avec les délinquants « traditionnels » est un très mauvais calcul de la justice socialiste. Elle crée un profond sentiment d’injustice chez nos sympathisants et les observateurs, qui se traduit par un afflux massif d’adhésions et de soutiens vers Génération Identitaire. Politiquement, le régime socialiste montre ainsi que la question de l’invasion migratoire est le tabou auquel il ne faut pas toucher. Pour nous cette question est vitale, centrale, et conditionne notre engagement militant au quotidien. C’est donc peine perdue de vouloir nous y faire renoncer.

L’économie, le social, la forme de l’État peuvent évoluer dans le temps. Par contre l’identité des peuples européens peut, à cause de l’immigration massive, être définitivement effacée. Ce combat est donc une question de survie. Nos militants sont conscients de ces risques et savent qu’ils portent la parole de millions de Français inquiets. Nous avons toujours assumé notre engagement « en première ligne » qui nous amène à prendre les coups pour notre peuple. Nous l’assumons car c’est notre conception de l’engagement militant : servir et protéger les nôtres.

R&N : Calais, Triel-sur-Seine, Arry, Saint-Genis-les-Ollières, Arras… Vous multipliez les actions médiatiques. Est-ce le cœur de l’engagement militant à Génération Identitaire ?

Arnaud Delrieux  : Les actions médiatiques sont incontestablement l’une des marques de fabrique de Génération Identitaire. Mener des actions spectaculaires pour s’emparer des espaces médiatiques, et distiller ainsi des messages qui défendent l’intérêt des Français face à l’idéologie dominante. Néanmoins, notre action ne se limite pas à cela. Nous avons une vision sur le long terme de notre combat. Génération Identitaire est aussi une école des cadres. De cadres politiques, mais aussi associatifs, culturels, ou encore de cadres dans le monde de l’entreprise.Chaque année, plusieurs centaines de jeunes reçoivent une formation politique, aussi bien théorique que pratique. Plusieurs centaines de militants ont été formés à travers les 13 universités d’été du mouvement et plusieurs milliers se sont engagés un jour dans un groupe militant. Tous seront amenés à agir dans leur vie selon la vision d’un monde enraciné qu’ils auront acquis chez nous.

Enfin, nous croyons également qu’une organisation comme la nôtre a un rôle à jouer pour « refaire un peuple », c’est à dire créer du lien, des espaces de vies libres et une communauté qui pourra se projeter dans l’avenir avec sérénité. Aujourd’hui, nous pallions les déficiences d’un état à la dérive dans plusieurs domaines qui ne sont en rien anecdotiques. Par exemple lors des tournées « Génération Solidaire » en aidant les SDF français qui sont abandonnés dans la rue pendant que les clandestins sont hébergés à l’hôtel.

R&N : Comme le nom de votre mouvement l’indique, l’accent y est mis sur l’identité. Comment la définissez vous ? Y a-t-il une composante spirituelle (chrétienne ?) à cette identité que vous défendez ?

Arnaud Delrieux  : Pour nous l’identité est quelque chose de concret et n’est pas une idéologie ou des valeurs abstraites que certains pourraient nous opposer. C’est la langue que nous parlons, notre vision de la femme, de la vie et de la mort. Notre patrimoine, notre foi, notre héritage culturel, notre appartenance ethnique et notre passé commun, notre gastronomie et notre art de vivre. La dimension spirituelle en est évidement une composante majeure. Beaucoup de militants de Génération Identitaire sont de fervents chrétiens. Il est de toutes manières impossible de mener un combat pour défendre une identité profonde et prétendre se projeter dans le temps, sans démarche spirituelle. L’Europe est une civilisation à la spiritualité immense, qu’elle soit issue de la sagesse des Anciens de l’Antiquité ou du message porté par le Christ, il nous est impossible de se passer de spiritualité pour mener notre bataille.

R&N : Votre mouvement a traditionnellement mis l’accent sur l’identité régionale d’une part, l’appartenance à l’Europe de l’autre, l’État-nation étant moins présent dans les valeurs que vous avez mis en avant. Ces choix sont-ils toujours d’actualité ?

Arnaud Delrieux  : Il n’y a pas de débat concernant la légitimité de l’État-nation chez les identitaires. Le problème aujourd’hui n’est pas dans la forme de l’état mais bien dans l’idéologie dominante et dans le type d’hommes qui le dirige. Nous sommes convaincus que l’organisation actuelle de l’État est largement suffisante pour répondre au défi qui nous fait face. C’est d’abord de courage et d’une vision à long terme dont a besoin la classe politique. C’est ce que nous incarnons aujourd’hui.

Cela dit, on ne peut pas être français sans être issue d’une région française. Y être attaché ne signifie pas pour autant renier son amour pour la France. Il en va de même pour l’Europe. Les Français sont issus d’une souche commune, d’une famille de peuples qui ont les mêmes origines et un socle culturel commun (dont le christianisme fait parti).

Réduire l’identité à l’appartenance d’un État-nation est dangereux. Il y a aujourd’hui beaucoup de détenteurs de la carte d’identité française qui ne se considèrent pas français eux-mêmes. A l’heure des tueries de masse au nom de l’Islam par des Français de papier, cela nous semble absurde de réduire l’identité à la nationalité administrative. Intégrer l’attachement à nos identités locales et civilisationnelle à notre amour pour la France, c’est aussi une preuve de compréhension de notre identité dans toute sa profondeur et sa richesse.

R&N : De nombreux mouvements régionalistes se situent résolument à gauche de l’échiquier politique, comme les nationalistes écossais par exemple. Quelle justification voyez-vous à les soutenir ?

Arnaud Delrieux  : La question ne se pose pas en ces termes, il y a d’ailleurs en France et en Europe des régionalistes de droite et des jacobins de gauche. Les mouvements de gauche ont tenté de récupérer certains mouvements autonomistes ou indépendantistes par calcul et non pas par attachement à l’identité régionale. L’identité régionale ou nationale ne les intéresse que si elle peut servir de levier pour s’attaquer à un état considéré bourgeois. Elle peut tout aussi bien être considéré comme réactionnaire si elle s’opposait à un état communiste comme l’ont été les nationalismes russes et ukrainiens considérés comme « petit-bourgeois » par l’URSS. Pour nous il en va tout autrement, l’identité est quelque chose de vécu et vital et quand celle-ci est niée ou bafouée, comme l’a été la nation écossaise, nous ressentons naturellement une solidarité avec elle.

R&N : Votre objectif est-il d’arriver ou de participer un jour à l’exercice du pouvoir ? Et si oui, à quelle échéance pensez-vous que vous y seriez prêts ?

Arnaud Delrieux  : Nous nous engagerons partout où cela est nécessaire pour sauver notre pays et l’Europe. Aussi bien dans le combat des idées que sur le terrain. Il est aujourd’hui impossible de dire comment évolueront les événements. L’année 2015 a profondément bouleversé la société française, entre invasion migratoire et terrorisme. Il est fort probable qu’avec l’arrivée prévue d’ici à 2017 de trois millions d’immigrés clandestins supplémentaires, la situation va se tendre. Ce qui est certain c’est que nous serons toujours en première ligne pour défendre les nôtres. A défaut d’exercer le pouvoir aujourd’hui, nous apparaissons déjà pour beaucoup de français comme un premier contre-pouvoir efficace pour défendre leurs intérêts.

I-Média : hallali médiatique contre le cardinal Barbarin

19/03/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séquence de décryptage des médias dont le dossier central est consacré à l’affaire Barbarin. Jean-Yves Le Gallou pointe du doigt le paradoxe des médias criant à l’hallali contre celui qui aurait couvert des prêtres supposément pédophiles tandis qu’ils font un pont d’or à Daniel Cohn-Bendit, pédophile avéré.

1:29 Hallali médiatique contre le cardinal Barbarin
Montage politico-judiciaire et informations à sens unique contre le Cardinal Barbarin, accusé d’avoir manqué de vigilance sur la pédophilie. I-média décrypte et ré-informe
15 h 32 Zapping d’I-média
22:42 Point Godwin pour la victoire du parti anti-immigration en Allemagne
Élections régionales dans 3 länders allemand, retour du point Godwin pour la percée du parti anti immigration.
27:11 Les tweets d’I-média
32:21 Identitaires à Calais les médias porte-voix de la préfecture
Les communiqués de la préfecture : information unique dans les médias pour la manifestation des identitaires à Calais.
36:16 Le bobard d’I-Média

https://youtu.be/SHTsQdoIOOw

Les stades de foot, laboratoires de la « kosovarisation » de la France ?

Source : OJIM
Sans remonter bien loin, on rappellera le match « amical » France-Algérie, interrompu à la 76e minute, un soir d’octobre 2001, pour cause de débordement de spectateurs sur la pelouse du Stade de France.

Où l’on apprend qu’après l’affaire de la « sex tape », dans laquelle Karim Benzema aurait participé à une obscure opération de chantage visant son confrère Valbuena dont les ébats filmés auraient fuité, l’attaquant du Real Madrid se fait encore remarquer pour un crachat venu ponctuer « La Marseillaise » en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, peu avant le début du Clasico face au Barça.
Il y a quelques jours, l’édile bastiais Gilles Simeoni suspecta le SC Bastia de vouloir faire l’économie d’un tel hymne-hommage juste avant le match devant l’opposer au Gazélec Ajaccio, au stade de Furiani. Finalement, l’hymne national fut entonné et Bastia battu par Ajaccio 2 buts à 1.

La futilité apparente de ces événements s’estompe, néanmoins, lorsqu’on les remet en perspective. Sans remonter bien loin, on rappellera le match « amical » France-Algérie, interrompu à la 76e minute, un soir d’octobre 2001, pour cause de débordement de spectateurs sur la pelouse du Stade de France. Alors que les Bleus écrasaient littéralement leurs adversaires sous le poids tutélaire de leur victoire en Coupe du monde, trois ans en arrière, des « Français » de greffe, arborant le drapeau bicolore à croissant rouge étoilé, ont éructé leur rancœur contre une France qu’ils abhorraient dès leur prime enfance. Sur les mines hagardes du Premier ministre d’alors, Lionel Jospin, et de son ministre communiste des sports, Marie-Georges Buffet, se lisait une componction de circonstance mêlée d’indifférence glaciale.

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IFCM : un institut de la civilisation musulmane payé avec nos impôts ?

20/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Bernard Cazeneuve avait récemment fait le déplacement pour célébrer les 20 ans de la Grande Mosquée de Lyon. Le ministre de l’Intérieur avait alors déclaré à cette occasion :

Le gouvernement soutient votre projet (d’Institut français de civilisation musulmane, IFCM) : la richesse de la civilisation musulmane doit être connue et mieux diffusée en France.

La plupart des collectivités locales (Ville de Lyon, Région, Département) semblent prêtes à verser une subvention si l’Etat fait de même. L’IFCM devrait alors abriter notamment un musée des Arts islamiques, une grande bibliothèque et des salles de conférence.

Les Identitaires lyonnais a décidé de mener une campagne pour dénoncer ce projet islamique financé par nos impôts.


Génération Identitaire dénonce les clandestins en France, la gendarmerie enquête

08/09/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’action entreprise par Génération Identitaire samedi dernier à Loudun pour dénoncer l’implantation de centres d’accueil de clandestins dans les petites villes fait parler d’elle. La presse signale que la gendarmerie, dépêchée sur les lieux après le départ des jeunes identitaires avait ouvert une enquête sur cette action pacifique. Et si nos sympathiques pandores ouvraient plutôt des enquêtes sur les clandestins qui entre par milliers en France, dont certains sont des délinquants tandis que d’autres sont affiliés à des mouvements terroristes ?

 

Ils projetaient d’assassiner des identitaires, ils passent devant la justice

Source : Boulevard Voltaire
Pendant que certains tentent de nous endormir à coups de « Pas d’amalgame », d’autres rêvent de détruire notre civilisation. Nous sommes en guerre.

Les islamistes de Forsane Alizza (« Les Cavaliers de la fierté », en langue en arabe) avaient défrayé la chronique à partir de l’année 2010. Ce groupe radical adepte d’un islam fondamental s’était surtout fait connaître par une agit-prop intensive à base de vidéos chocs et d’actions coup-de-poing. L’on se souvient notamment de leur leader, Mohammed Achamlane, brûlant un Code civil en plein centre de Limoges, pour dénoncer l’interpellation d’une femme en niqab à Aulnay-sous-Bois. Ou encore du soutien apporté à Lies Hebbadj, le musulman de Nantes soupçonné de polygamie et de fraudes aux allocations familiales. En 2012, lorsque le groupe avait été dissous, Mohammed Achamlane s’était montré menaçant en affirmant qu’il n’excluait pas la lutte armée « si l’islamophobie [s’intensifiait] de jour en jour ».

Finalement, les principaux responsables du groupe ont été interpellés puis écroués quelques jours après que Mohamed Merah a été abattu par le RAID. La justice leur reproche d’avoir fomenté des actions terroristes sur

Fabrice Robert : “les islamistes n’ont pas gagné” (Présent 8272)
Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, cible de terroristes islamistes

le territoire national. Parmi les cibles, le journal Libération, dont le seul tort avait été d’héberger, un temps, la rédaction de Charlie Hebdo… Nous sommes en 2012, soit 3 ans avant l’attentat meurtrier perpétré par les frères Kouachi. Mais ce n’est pas tout. Un appel de la DCRI m’avait annoncé que je faisais partie – avec d’autres – des cibles potentielles du groupe islamiste en tant que président du Bloc identitaire. Une information qui m’avait été confirmée dans les bureaux d’un juge antiterroriste.
Après plusieurs années de procédure, le procès va enfin avoir lieu. Les audiences se tiendront du 8 au 23 juin devant le tribunal de grande instance de Paris (16e chambre correctionnelle). 15 personnes sont ainsi poursuivies. On leur reproche « d’avoir participé à un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation caractérisée par un ou plusieurs faits matériels d’un des actes de terrorisme mentionnés à l’article 421-1 du Code pénal ». J’ai également reçu ma citation à comparaître en tant que partie civile et je compte bien m’y rendre pour voir de plus près ces fous d’Allah qui rêve d’instaurer la charia en France.

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Renseignement : le flicage pour tous

Renseignement : le flicage pour tous

16/04/2015 – FRANCE (NOVOpress via Présent)
Le texte de loi sur le renseignement qui entend répondre aux tueries de janvier ne concerne en réalité que très partiellement la question terroriste. Et plus partiellement encore la menace islamiste
. C’est pourtant bien elle (et elle seule) qui devrait être ciblée.

Renseignement : le flicage pour tousLe texte est débattu en procédure accélérée devant un hémicycle quasiment vide.

Alors que la France est devenue le premier fournisseur de tueurs islamistes pour l’Etat islamique comme le soulignent les derniers rapports (avec le doublement du nombre de nos ressortissants enrôlé dans les filières djihadistes syriennes ou irakiennes) le gouvernement ne fait preuve d’aucune volonté politique particulière de cibler l’islamo-terrorisme sur notre sol. Par contre il met en avant les morts de Charlie pour étendre les champs d’action du renseignement jusqu’à la surveillance politique. Après « Je suis Charlie », « Je suis sur écoute ».

Le projet de loi se révèle au final beaucoup plus « dangereux pour nos libertés individuelles » selon les propres mots du juge anti-terroriste Marc Trévidic, que pour les islamistes.

« Je pense au mouvement identitaire »

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Lettre ouverte des Identitaires à Michel Houellebecq : “N’aie pas peur Michel, on est là !”

Lettre ouverte des Identitaires à Michel Houellebecq : "N'aie pas peur Michel, on est là !"

06/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Monsieur,

Demain paraîtra votre livre “Soumission” dans lequel vous avez cru utile de nous citer, et même de faire de nous des acteurs de l’histoire, ou tout du moins de votre histoire.

Qu’est-ce que votre livre ? Nous l’ignorons, à l’instar d’ailleurs des critiques littéraires qui, nous expliquant chacun tout ce qu’il est et tout ce qu’il n’est pas, s’annulent avec une invariabilité mathématique.

Une chose nous apparaît cependant certaine : vous nous connaissez mal. La chose en soi a fort peu d’importance puisqu’elle est réciproque. De vous, nous ne savons au fond que ce que vous voulez bien montrer, au hasard d’une interview. Pour autant, vous conviendrez que se retrouver dans un ouvrage promis à des ventes zemmouriennes et être si mal servi dans sa description, son être et son objet, en chagrinerait de moins délicats que nous.

Écrire, c’est, paraît-il, toujours parler de soi. C’est en tous les cas ce qu’écrivent les gens savants à qui nous empruntons cette réflexion. Aussi, peut-être, à travers nous, ne parlez-vous que de Michel Houellebecq. De ses névroses, de ses freins, de ses limites. Peut-être l’observateur du monde que vous êtes aurait aimé être un militant, c’est-à-dire un faiseur du monde… Là encore, nous l’ignorons.

Mais ce que nous savons, en revanche, c’est que votre livre est une création du réel. Sans l’immigration massive, sans l’islamisation qui en est la conséquence, “Soumission” n’aurait pu voir le jour.

C’est dans ce contexte – que vous nous pardonnerez de qualifier par anticipation d’historique – que votre livre restera peut-être. Non en ce qu’il annonce ou pas, mais en tant que prise de conscience d’un nombre toujours grandissant d’intellectuels, bien après la prise de conscience populaire, de l’invasion subie par l’Europe. C’est sans doute cette prise de conscience que vous décrivez quand, dans un intéressant entretien réalisé pour la revue littéraire américaine Paris Review, vous dîtes avoir été frappé « des énormes changements » constatés en France au retour de votre paisible exil irlandais. Oui la France a changé, à commencer par ses habitants. Ce changement, certains le nomment le Grand Remplacement. Votre livre se situe dans la continuité fictive de cette réalité bien effective.

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De l’identité… Par Renaud Camus

De l’identité… Par Renaud Camus

26/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)

“La question de l’identité ne peut plus être posée sans que surgisse aussitôt celle de la survie.”

À quelques jours du congrès du Front national, la presse remplaciste, c’est-à-dire la presse (car il n’y en a pour ainsi dire pas d’autre), parle unanimement de nos amis identitaires comme constituant au sein du FN une sorte de lobby — le mot apparaît fréquemment (lobby identitaire, ce n’est pas du tout une expression suspecte, idéologiquement : au contraire). Les mêmes, d’autre part, sont couramment dépeints comme étant situés à la droite du FN : ce qui, vu des Inrockuptibles, du Figaro ou du Monde, est évidemment très très très à droite.

Je crois ce tableau complètement erroné, et même absurde. D’abord les identitaires sont beaucoup plus qu’un lobby. Et surtout leurs convictions sont beaucoup trop répandues dans le corps social, à défaut du corps politique, pour qu’elles et eux puissent être cantonnés sans ridicule et sans mésinterprétation sérieuse à la droite de la droite. Ce n’est d’ailleurs pas les désobliger, j’espère, que d’observer que leurs idées (qui pour l’essentiel sont les miennes) dépassent très largement leur présence et leur force objectives, numériquement. Disons, pour tourner les choses autrement, et avec la grande sympathie que j’ai pour eux, que l’identité est une chose trop importante pour être laissée aux seuls identitaires.

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La remigration au programme : du Grand Remplacement au grand retour ? (Minute 2694)

La remigration au programme : du Grand Remplacement au grand retour ? (Minute 2694)

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Alors que d’intenses débats ont actuellement lieu au Front national autour de la notion de Grand Remplacement (ou tout au moins de l’utilisation de ce terme), nulle interrogation à ce sujet du côté des Identitaires. Samedi dernier, à l’occasion des Assises de la remigration, c’est leur réponse à ce constat qu’ils ont présentée. (Article publiée avec l’aimable autorisation de nos confrères de Minute)


Au FN, on se questionne aussi sur le contour exact à donner à « l’inversion des flux migratoires », récemment évoquée à nouveau dans des entretiens par Nicolas Bay, prochain secrétaire général du FN, et par Louis Aliot. Cette expression difficile à utiliser en terme de communication politique pure a habilement été remplacée au profit de celui de « remigration ».

Le mot existe depuis longtemps, et avec le même sens, dans de nombreux pays, et fait même l’objet de programmes d’accompagnement: on parle en Finlande de la remigration de personnes originaires du pays et souhaitant y revenir, et aux Pays-Bas de la remigration d’immigrés vers leur pays d’origine. On le retrouve aussi dans le vocabulaire de l’Unesco. Sans doute inspiré par le modèle néerlandais, le leader du Vlaams Belang flamand (allié du FN au Parlement européen), Filip Dewinter, avait lancé en 2011 une campagne prônant la remigration.

En France, on le retrouve pour la première fois en 2007 dans un livre du démographe Jean-Paul Gourevitch avant que les Identitaires ne s’en emparent dès 2012 en l’utilisant dans le cadre du projet rédigé pour leur éphémère candidat à la présidentielle. Les Identitaires tournant résolument le dos à la « réconciliation » sous étendard « antisioniste » du type de celle prônée par Alain Soral et affirmant qu’une assimilation massive ne saurait répondre à l’immigration massive, voici coment Philippe Vardon présentait la remigration dans un entretien au site catholique lerougeetlenoir.org : « Le constat de l’échec de la société multiculturelle (donc multiconflictuelle) et multiraciale (donc multiraciste) imposée aux Français est désormais largement partagé. La remigration, c’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine, la terre de leurs pères, de manière pacifique et concertée, d’une grande partie des Français administratifs – n’étant en fait Français ni de sang ni même de coeur pour la plupart – présents sur notre territoire est la seule solution permettant de répondre à l’ampleur du phénomène et d’éviter le chaos. »

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[Lu sur le Net] “Remigration” : un nom “barbare” pour le projet des Identitaires

[Lu sur le Net] "Remigration" : un nom barbare pour le projet des Identitaires

10/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Le 15 novembre se tiendront à Paris les Assises de la remigration. Un nom inconnu de l’Académie française et même de Wikipédia, une appellation barbare qui veut pourtant bien dire ce qu’elle veut dire. Il s’agit d’une politique très très incorrecte qui envisage de renvoyer chez eux le surplus d’immigrés, à commencer bien entendu par les clandestins et les chômeurs venus chez nous trouver du travail et qui, n’en trouvant plus ou pas, n’ont aucune vocation à rester.

Cette remigration dont Marine Le Pen vient de parler dans sa dernière conférence de presse, sans oser en prononcer le nom, est une idée du Bloc identitaire qui, lentement, très lentement, fait son chemin, notamment sur la Toile. Bien que le directeur du FNJ Gaëtan Dussausaye dénie le terme de Grand Remplacement, il considère que la remigration pourrait commencer par se faire en vidant les prisons et en renvoyant chez eux tous les criminels qui y sont enfermés.

Participeront à ces Assises des personnalités aussi différentes que Jacques Bompard, Philippe Conrad, Jean-Yves Le Gallou, Guillaume Faye. Ils discuteront des 26 mesures proposées par le Bloc pour que cette remigration se fasse dans les meilleures conditions d’humanité possibles.

Cette remigration dont Marine Le Pen vient de parler dans sa dernière conférence de presse, sans oser en prononcer le nom, est une idée du Bloc identitaire qui, lentement, très lentement, fait son chemin, notamment sur la Toile

Car il s’agit de limiter la présence sur notre sol de centaines de milliers d’immigrés et d’enfants d’immigrés qui sont tout de même, selon les statistiques de l’INSEE d’octobre 2012, un peu plus de 12 millions (eh oui !), afin de réduire au maximum le risque du mal-vivre ensemble ainsi que celui d’un djihad de grande ampleur, « le lien immigration-islam-dhijad étant limpide » selon les mots de Clément Martin, conseiller fédéral à Génération identitaire.

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Fabrice Robert : “Une remigration concertée et planifiée” (Présent 8223)

Fabrice Robert : "Une remigration concertée et planifiée" (Présent 8223)

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Après Nicolas Bay et l’équipe du blog Le Rouge et le Noir (Présent des 21 et 24 octobre), Fabrice Robert répond aujourd’hui à Pierre Saint-Servant sur la question de la remigration. Un concept que Fabrice Robert connaît bien, puisque le Bloc Identitaire qu’il préside l’a porté dans le débat public. Son mouvement organise d’ailleurs les Assises de la remigration le 15 novembre prochain – Samuel Martin


Une remigration, concertée et planifiée – c’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine d’une grande partie des immigrés et descendants d’immigrés – est la seule option à même de garantir un avenir pacifié à notre pays et de préserver son identité.

Fabrice Robert, vous organisez des Assises sur la Remigration à Paris. Pourquoi mettre en avant une telle thématique ?

Une du numéro 8223 de "Présent"
Une du numéro 8223 de “Présent”

Le Bloc identitaire a, depuis longtemps, fait le constat du Grand Remplacement et de ses terribles conséquences pour notre pays. Face au risque de substitution de population et loin des positionnements prônant l’assimilation massive ou la « réconciliation » avec des immigrés ou descendants d’immigrés qui détestent la France et les Français, nous pensons qu’une remigration, concertée et planifiée – c’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine d’une grande partie des immigrés et descendants d’immigrés – est la seule option à même de garantir un avenir pacifié à notre pays et de préserver son identité.

Ces Assises s’inscrivent finalement en cohérence dans la lignée des Assises sur l’islamisation et des Assises sur la nationalité, dont vous étiez également l’organisateur ?

Tout à fait. Ce type d’événement permet de faire intervenir des personnalités très différentes mais préoccupées par la même problématique. L’objectif reste toujours d’imposer nos thèses dans le débat public. Pour exemple, les Assises sur l’islamisation restent toujours le plus grand événement européen jamais organisé sur la question. Avec plus de 1.200 personnes présentes, des orateurs venus de 14 pays différents – dont Oskar Freysinger, l’homme de la votation sur les minarets en Suisse –, cette journée a contribué à éveiller les esprits sur les dangers liés à l’islamisation de la France.

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[Lu sur le Net] “Combat culturel” partout, “combat culturel” nulle part ? Par Gaël Brustier

[Lu sur le Net] "Combat culturel" partout, "combat culturel" nulle part ? Par Gaël Brustier

08/10/2014 – PARIS (via Slate.fr)
Nouveaux paradigmes, bataille des idées, Gramsci, gramscisme, jamais autant le combat culturel n’a semblé si primordial. Le chercheur en politique Gaël Brustier revient pour le site Slate sur le combat culturel, sa pertinence, le gramscisme de droite, la victoire culturelle de la droite et sur la façon dont la gauche doit reprendre le combat culturel. Membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès (fondation liée au Parti socialiste), chercheur en science politique au Cevipol (Université libre de Bruxelles), spécialiste des droites et des dimensions culturelles de la politique, Gaël Brustier est notamment l’auteur de “Voyage au bout de la droite : des paniques morales à la contestation droitière” et de “La guerre culturelle aura bien lieu”.


L’oeuvre d’Antonio Gramsci est au coeur de l’idée de combat culturel. Aujourd’hui, l’expression est utilisée aussi bien par les Veilleurs issus de la Manif pour tous que par les Identitaires. Mais la domination culturelle des droites est d’abord une crise de la gauche, qui dépasse à la fois ses piètres résultats économiques et le cadre strictement français.

Que ce soit au sein de La Manif pour tous ou à la Fête de l’Humanité, au sein du Parti socialiste ou chez les Veilleurs, chez les écologistes ou chez les Identitaires, le terme «combat culturel» est redevenu à la mode, au risque de devenir une nouvelle «tarte à la crème» dénuée de sens.

Loin de se réduire à un combat pour les «valeurs», le combat culturel prend une dimension autre, dimension qui manque manifestement aujourd’hui à la social-démocratie comme à la gauche radicale des pays européens.

Né «à gauche», le combat culturel n’a pas manqué d’être utilisé par les droites, qu’elles soient françaises ou étrangères, néolibérales ou radicales. Confrontée à une crise électorale, politique et idéologique majeure, la gauche française semble quant à elle s’en remettre à son invocation sans toutefois en appréhender les profondes implications.

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Marine Le Pen interviewée sur le Grand Remplacement, “théorie portée par les Identitaires”

Marine Le Pen interviewée sur “le grand remplacement”

08/10/2014 – PARIS (NOVOpress) –
Marine Le Pen était interviewée dimanche dans l’émission Tous Politiques.

Le journaliste Marc Fauvelle l’interroge sur le sujet du “Grand Remplacement” : il y a une “théorie portée notamment par les Identitaires qui est celle du grand remplacement”. “Elle est portée également par des intellectuels comme Renaud Camus”.

Marine Le Pen ne répond pas directement mais déclare : “Les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles”.” Il faut éradiquer de notre territoire l’Islam politique.”

La Manif pour tous du 5 octobre fait le plein [MàJ]

La Manif pour tous du 5 octobre fait le plein

06/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La « Manif pour tous » a, une nouvelle fois, très bien mobilisé ce 5 octobre. Ils étaient 500.000 à Paris selon les organisateurs, 70.000 selon la police (sic).

Deux ans après avoir émergé, la « Manif pour tous » s’installe comme un mouvement à la fois récurrent et inclassable. Si la loi Taubira a été votée, des voix continuent à s’élever pour en réclamer l’abrogation pure et simple. Mais ceux qui manifestaient dimanche voulaient faire entendre la voix de ceux qui ne lâchent rien face à la familiophobie du gouvernement socialiste : Rejet de la PMA et de la GPA, dénonciation des mesures visant à réduire le congé parental et la prime de naissance… Les combats ne manquent pas et, une fois encore, les défenseurs de la famille, dont les militants identitaires (vidéo ci-dessous), ont fait entendre leur voix !


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[Editorial Novopress] Victoires patriotiques, victoires identitaires, envisager l’avenir – par Fabrice Robert

[Editorial Novopress] Victoires patriotiques, victoires identitaires, envisager l'avenir - par Fabrice Robert

03/10/2014 – PARIS (NOVOpres)
A la veille d’un week-end militant important pour les Identitaires (meeting de Génération identitaire samedi 4 octobre et Manif pour tous dimanche), nous reproduisons in extenso le discours prononcé par Fabrice Robert lors des dernières Journées identitaires.


1 – LA COMPLÉMENTARITÉ STRATÉGIQUE DU COMBAT PATRIOTE ET IDENTITAIRE.

D’entrée, c’est ce qu’il faut retenir : il n’y a ni rivalité, ni antagonisme, ni contradiction entre patriote et identitaire. Il y a une complémentarité, et donc une utilité mutuelle.

Si nous avons différencié dans notre titre « victoires patriotiques » et « victoires identitaires », c’est à dessein. Patriote et Identitaire ce n’est pas la même chose sous deux noms différents. Il est possible d’être patriote sans être identitaire. Pas l’inverse. Un identitaire qui ne serait pas patriote, cela n”existe pas plus qu’une poule qui ne serait pas un volatile.

Un identitaire est un patriote qui ne s’arrête pas en chemin, qui ne se contente pas de réagir à des effets, mais remonte jusqu’aux sources. Un identitaire est un patriote conséquent, logique, achevé. C’est aussi quelqu’un qui assume, qui ne masque pas sa pensée derrière des « Oui, mais… ». Les fameux « Oui, mais on ne peut pas, pas tout de suite », les « Oui, mais il y en a des biens ».

Disons-le franchement, être patriote sans avoir une conscience ethnique, c’est imaginer que pour être Français il suffit de manger du cochon, de regarder Top Chef sur M6 et de partir en vacances en juillet ou en août. Être identitaire, c’est donc avoir une conception ethnique des nations. Ethnique n’est pas un gros mot. Il n’est pas porteur de guerre en soi. La guerre est le propre de l’homme. Les nations ethniques font parfois la guerre à leurs voisins. Les nations multiethniques se font la guerre à elles-mêmes.

Un identitaire est un patriote qui ne s’arrête pas en chemin, qui ne se contente pas de réagir à des effets, mais remonte jusqu’aux sources. Un identitaire est un patriote conséquent, logique, achevé. C’est aussi quelqu’un qui assume, qui ne masque pas sa pensée

A ce fait essentiel, on comprend que nous ne sommes pas l’aile droite du mouvement patriote, nous en sommes la pointe, ferme dans la pensée, acérée dans l’action.

Cette différence entre patriotes et identitaires est, sur le court terme, un avantage. Je dis sur le court terme puisque l’idéal serait une transsubstantiation du mouvement patriote en mouvement identitaire. En tous les cas, il y a actuellement une complémentarité entre nous. Le patriote est la masse. L’identitaire est la première ligne de cette masse. Le patriote parle au bon sens, l’identitaire s’adresse paradoxalement aussi bien à l’instinct qu’à la raison. L’instinct du maitre chez soi, la raison analysante de trente années de multiculturalisme.

Parce que le mouvement patriote vise à une victoire majoritaire, il prend soin de rassembler largement. A raison ! Il faut savoir élaguer tout ce qui peut choquer, quitte à reformer sa pensée autrement.

Contrairement aux apparences, le politiquement correct est un stimulus de l’intelligence. Nous reformulons les idées, avec des mots neufs, mais c’est toujours le même réel que nous voulons fabriquer.

Le mouvement identitaire vise à éveiller les consciences, à agiter les énergies. Il n’est pas là, lui, pour le consensus mais pour aller plus loin, toujours plus loin. Pour reprendre l’image familière : nous sommes là pour pousser le bouchon toujours plus loin.

Nous disons ce que personne ne dit aujourd’hui mais qui se dira demain. Exemple : le petit pain au chocolat de Copé.

Nous sommes là pour mettre en corrélation les faits avec les mots, ce qui permet, ensuite, de mettre en adéquation le résultat électoral avec la situation du pays.

Nommer les choses, être celui qui donne les noms, c’est être victorieux dans la bataille des mots et donc des idées. C’est amener le réel au rendez-vous de notre vérité.

Dans les années 60, 70 et encore 80, c’est l’extrême-gauche qui tenait ce rôle. Désormais, le balancier est revenu vers nous. Le monde de mai 68 est désormais le vieux monde, il est en train d’agoniser sous les ors de la république. Il tient le pouvoir, il ne tient plus que mal les consciences.

Cette distinction est une complémentarité et un atout, ce sont elles qui nous permettent d’agir sur des terrains différents et d’obtenir des résultats. Quand nous montons sur le toit à Poitiers, nous donnons des voix à Marine Le Pen. Quand celle-ci parle à la télévision, elle éveille des consciences qui, parfois, viendront à nous pour des questions de caractères.

2 – LES VICTOIRES RÉCENTES

Les victoires du camp patriote sont des victoires électorales. Elles sont majeures. La dernière élection européenne est un pas extraordinaire, mais pas encore décisif. Sous la Vème république, le pouvoir, le vrai pouvoir, c’est la Présidentielle.

Cependant ces victoires actuelles du FN, hormis lors de municipales, ne se traduisent pas sur le terrain. Avoir deux députés ou 20 n’a aucun impact sur la vie des gens, ne présument non plus en rien d’une victoire à la présidentielle.

Les victoires identitaires sont sectorielles, mais ce sont de vraies victoires. Elles entraînent des changements d’idées, d’attitudes et parfois des décisions, parmi la classe politique.

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