Confinement : la fin de l’hystérie sanitaire ?

Le confinement ne sert à rien. A rien, sinon à déresponsabiliser les gens et à créer un système mentalement oppressif et économiquement destructeur.

Après un an d’hystérie sanitaire, la raison a tenté une percée vendredi soir, avec la décision d’Emmanuel Macron, annoncée par son premier ministre, de surseoir au troisième confinement jusqu’alors annoncé comme imminent. “J’ai confiance en nous“, a tweeté samedi le chef de l’Etat, en feignant d’oublier sa précédente politique d’infantilisation et de culpabilisation des Français. Dans la foulée, il a reconnu aux frontières une utilité protectrice qu’il contestait jusqu’alors, parce qu’il ne fallait pas donner raison à Marine Le Pen. Ces enfantillages disent le poids des idéologies dans la crise du Covid.

Ici comme ailleurs, les “élites” n’ont pas admis d’autres solutions que les leurs. Cela fait cinquante ans qu’elles répètent, après Margaret Thatcher : “There is no alternative !“. Or, il y a des alternatives à toute politique. Surtout quand le célèbre épidémiologiste de Stanford, John Ionannidis, assure lui-même, après avoir notamment étudié le cas français : le confinement ne sert à rien. Pire : selon lui, cette solution archaïque aggrave les risques en enfermant les gens entre eux !

Les catastrophistes et leurs médias ne se précipitent pas pour évoquer l’étude de Ionannidis, révélée en France par Les Echos. La propagande officielle et ses modélisations n’ont jamais été sérieusement contestées lorsqu’elles annonçaient 400.000 morts en France si rien n’était fait ! Ce lundi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a assuré sur France Info que le couvre-feu “a un effet“. Vendredi, il déclarait à l’instar d’Olivier Véran, ministre de la Santé : “Le couvre-feu ne freine pas assez le virus“.

Ces contradictions témoignent d’un affolement au sommet de l’Etat. Le gouvernement est-il en train de prendre conscience de l’excessive influence politique d’une science apocalyptique et intolérante ? Dimanche, à Paris, la Coordination Santé Libre, qui revendique 30.000 médecins généralistes, a tenu sa deuxième conférence de presse (confidentielle) depuis sa création le 9 janvier. Les praticiens présents ont déploré l’absence de débats sur les réponses à apporter au Covid et la marginalisation des médecins de terrain. Ceux-ci plaident pour une prise en charge précoce des patients. Ils assurent que des traitements en phase virale peuvent éviter beaucoup de phases inflammatoires.

La députée Martine Wonner, partie prenante de cette résistance, a appelé à la censure du gouvernement, en application de l’article 49-2 de la Constitution. Sera-t-elle suivie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La peur, virus plus mortel que le Covid, par Ivan Rioufol

Il faut sortir, très vite, de l’hystérie sanitaire : elle va tuer davantage que le Covid. Le virus est mortel dans un cas sur mille. Il est bien moins contagieux que la peur, qui tétanise une partie du monde. En France, la vie s’est arrêtée au prétexte de sauver les plus vulnérables. Tout le monde s’est félicité que l’économie s’efface devant l’humain. Mais, aujourd’hui, les détresses causées par les enfermements, les isolements, les interdits s’annoncent plus tragiques que les contaminations. Selon l’Ifop, un Français sur cinq aurait envisagé de se suicider.

Les Echos de ce lundi rappellent, citant une enquête nationale sur l’état psychologique de la population, que la dépression touchait presque 21% des gens à la mi-novembre, c’est-à-dire deux fois plus que fin septembre ! Les jeunes, qui ont été invités par l’Etat à se sacrifier pour épargner à leurs parents ou grands-parents un possible risque fatal, sont les plus atteints : 29% des moins de 24 ans seraient dans un état dépressif, soit 16 points de plus que fin septembre ! “Ce deuxième confinement a ôté toute pulsion de vie à notre société“, explique un psychanalyste. “La vague de suicide est sans doute à venir“, prévient un psychiatre. La tyrannie de l’Ordre sanitaire a crée un monde invivable.

Le refus du gouvernement d’ouvrir, mardi, les lieux de culture (théâtres, cinémas, musées, spectacles, etc.) illustre l’abrutissement auquel conduit la modélisation de la société : la voici réduite à des courbes, des chiffres, des algorithmes, des prévisions au doigt mouillé. Olivier Véran, ministre de la Santé, semble prendre plaisir à distiller un même discours anxiogène et illisible, destiné à terroriser l’opinion. La ministre de la Culture, la pétulante et sans doute trop positive Roselyne Bachelot, a disparu du paysage politique. Il n’y a place que pour des hommes gris et masqués, nouveaux moines pénitents exigeant la soumission du troupeau.

Mais comment comprendre cette réticence à libérer les activités culturelles, tandis que les transports collectifs, les magasins, les grandes surfaces, les manifestations en tous genres brassent des milliers de personnes ? L’inacceptable a été franchi dans l’obsession hygiéniste, cette politique réduite au degré zéro. La démocratie n’y prend que des sales coups. C’est ainsi que le sort de la jeune Mila, chassée de son lycée militaire par crainte de réactions islamistes face à ses insolences, n’émeut guère le Landerneau médiatique. Faudrait-il vivre couché, rampant, tremblant ? Il est urgent de revivre !

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 décembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol