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Légion d’honneur : Macron patronne la chasse à l’homme blanc !

On avait déjà les féministes qui chassaient, devant les caméras, les mâles blancs harceleurs, ces « porcs ». On avait Delphine Ernotte, présidente de France Télévision, qui affirmait qu’on « a (sic) une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change » (1). On avait aussi ceux qui veulent que l’orthographe devienne « inclusive », pour échapper à l’horrible domination lexicale des mâles blancs français. On avait aussi ces PDG tout contents de dire qu’entre un candidat de souche et un autre « issu de la diversité », ils donnaient la préférence au second. Nous avons maintenant un président de la République qui entend réformer les conditions d’attribution de la Légion d’honneur. D’après le porte-parole du gouvernement, Jupiter estimerait en effet son attribution à la fois trop large et trop dominée par les « mâles blancs de plus de 60 ans » (2).

Désormais la chasse aux Blancs de sexe (pardon : de genre) masculin est donc ouverte au plus haut niveau de l’Etat !

On a les priorités que l’on peut.

A vaincre sans péril…

L’expérience présidentielle prouve en effet que les réformes importantes se font durant les six premiers mois du mandat : ensuite elles sont nettement plus difficiles à conduire. Emmanuel Macron, dont les bonnes opinions plafonnent à 40% dans les sondages, entame donc son sixième mois de mandat avec cette réformette de la Légion d’honneur : mauvais présage, auraient dit les Romains !

Il est vrai qu’il est nettement plus facile de morigéner la Grande Chancellerie que de rétablir l’autorité de l’Etat dans les zones dites de « non-droit », de réguler l’immigration ou de lutter contre l’appauvrissement des Français !

« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire », écrivait Pierre Corneille. Mais peut-être Emmanuel Macron n’a-t-il pas lu Le Cid puisqu’il affirme n’avoir jamais rencontré la culture française ? (3)…

La doxa du Système

En s’en prenant aux « mâles blancs de plus de 60 ans », Emmanuel Macron couvre surtout de son autorité présidentielle la doxa du Système sur les vertus supposées de la « diversité », de la « mixité sociale » et du « métissage ».

Déjà, lors de la campagne présidentielle, en déplacement à Marseille le candidat Macron avait surtout vu « des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Maliens, Sénégalais » (4). Car, en digne représentant de l’oligarchie, Emmanuel Macron ne se sent manifestement à l’aise que lorsqu’il n’est pas en présence de Français de souche, a fortiori lorsqu’ils sont de sexe masculin, blancs et âgés. Est-ce pourquoi il faudrait « changer la France » ? Parce que trop blanche et trop masculine à son goût ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Mais pourquoi s’en tenir à la Légion d’honneur ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Pourquoi, par exemple, ne pas créer un impôt sur les Blancs ? ou les obliger à porter un signe distinctif ?

Ou pourquoi ne pas ouvrir, dans les lieux publics ou dans les transports urbains, par exemple, des espaces « sans Blancs » comme il y a des espaces non-fumeurs ?

Ce n’est pas une plaisanterie : aux Etats-Unis, les « minorités » exigent déjà une journée « sans Blancs » dans certaines universités. On enlève aussi la statuaire grecque, jugée trop blanche par les Afro-Américains. Et on autorise les étudiants « non blancs » à ne pas suivre les cours de littérature anglaise, au même motif. Et les universitaires « caucasiens », comme on dit aux Etats-Unis, d’acquiescer par ethnomasochisme et pour ne pas être taxés de « suprémacisme ».

Les Français de plus en plus indésirables chez eux

Du fait de l’accumulation de ces discours mais aussi de ces initiatives, les Français blancs, et aussi hétérosexuels par la même occasion, ont le sentiment, non seulement de n’être plus chez eux en France, mais aussi de devenir de plus en plus indésirables dans leur propre pays.

Car, à en croire tous ces oligarques mais aussi toutes ces autorités publiques, il y en aurait donc trop dans les médias, trop dans les assemblées, trop dans les conseils d’administration, trop dans certaines écoles ou dans certains quartiers (pas assez « populaires » pour cette raison) et donc finalement trop aussi dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Bref : il y aurait trop de Français en France.

Ceci n’est pas du racisme ?

Magritte aurait pu en faire, à la place de sa célèbre pipe, un tableau intitulé : « Ceci n’est pas du racisme ».

Car ne croyez pas, bien sûr, que la chasse aux hommes blancs soit de nature raciste. Non pas du tout ! La justice nous le rappelle : le racisme anti-Blancs n’existe pas puisque les races humaines n’existent pas : CQFD ! Seuls les Blancs – ces cochons – sont racistes, tenez-le-vous pour dit.

On devrait d’ailleurs dire, conformément au politiquement correct, « perçu comme Blanc », puisque les races ne sont – comme chacun a désormais l’obligation réglementaire de le croire en Europe occidentale – qu’une illusion de la perception, qui frappe avant tout les personnes d’extrême droite. Comme les sexes, d’ailleurs, qui ne sont bien sûr qu’une construction personnelle de nature culturelle, comme on l’apprend à nos enfants.

La chasse aux Blancs : l’incitation à la haine ethnique

Bien entendu, tous ces bobos et ces bourges parvenus qui nous vantent en permanence les vertus de la « société ouverte », du « vivre-ensemble » et de la « mixité sociale » n’envisagent en aucune façon d’appliquer à eux-mêmes et à leurs proches ces mots d’ordre. Ils ne font profession de chasser le « mâle blanc dominateur » qu’à des fins électoralistes et politiques : chez eux, le pouvoir reste en effet exercé par ces mêmes mâles blancs, que ce soit dans le monde de la finance, de l’entreprise et des médias, c’est-à-dire dans le réacteur du Système !

En engageant la chasse à l’homme blanc, les oligarques s’efforcent de séduire l’électorat d’origine étrangère, qui est lui-même travaillé par le communautarisme. Précisément pour remplacer un électorat autochtone qui leur échappe.

Et au moment où certains rappeurs de nos « banlieues populaires » font profession de « niquer la France » et où les « jeunes » méprisent les « faces de craie », les « mécréants » et autres kouffars, cette chasse officielle à l’homme blanc ne peut qu’encourager la propagation de la haine ethnique dans notre pays. A quelle fin, sinon pour mieux briser l’homogénéité des nations européennes, afin d’asseoir la domination durable de l’oligarchie ?

Il ne faut pas s’y tromper : cette chasse au mâle blanc cache la haine de l’oligarchie pour les peuples européens.

Il serait temps que les « perçus comme Blancs » se réveillent.

Michel Geoffroy

Texte repris du site de Polémia

Chant des alouettes

La Chant des alouettes : le grand poème identitaire européen

À l’occasion du colloque de l’Institut Iliade « Européens : transmettre ou disparaître », Thibaud Cassel a réuni une anthologie poétique, Le Chant des alouettes, publiée par les éditions Pierre-Guillaume de Roux. Un condensé de la civilisation européenne. Voici la recension qu’en a faite François Bousquet dans le n° 166 d’Eléments, daté de juin-juillet 2017.

Chant des alouettes CouvComment définir une civilisation d’un trait, et d’un trait qui n’ait ni l’approximation d’une formule alchimique ni l’aridité d’une équation mathématique ? Rien de tel que la poésie. Et quel continent a tout jeté dans ses vers, dans sa littérature – son âme, son élan vital, sa physionomie ? L’Europe. Depuis Homère. Les livres en sont le dépôt vivant.

Le grand John Cowper Powys disait d’eux qu’ils renferment « la parole de l’homme opposée au silence de la nature et au mutisme cosmique ; ils représentent la vie de l’homme face à la mort planétaire, la révélation faite à l’homme par le dieu qui l’habite, et la réponse de l’homme au dieu extérieur. Quiconque touche un livre, ne touche pas seulement “un homme”, mais touche l’Homme avec une majuscule. L’homme est l’animal qui pleure, qui rit, et qui écrit. Si le premier Prométhée a volé le feu du ciel dans une tige de fenouil, le dernier l’y rapportera dans un livre ». C’est plus vrai encore de l’homme européen. Thibaut Cassel s’en est souvenu. Il a enfermé l’Europe dans un écrin de papier : une anthologie poétique, une soixantaine de textes reliés les uns aux autres par un même patrimoine, historique ou génétique, qu’importe, pour l’essentiel français. Pari audacieux, pari tenu.

Ils tracent le limes culturel de l’Europe. Un « vaste poème identitaire », résume l’auteur dans une introduction limpide dont il faudrait tout citer :

« L’Europe, c’est l’expression de nos peuples à la clarté des astres parents et successifs de la Grèce, de Rome, de la chrétienté puis des nations. »

Elle doit ce qu’elle est au génie grec, à la romanitas et à la Respublica christiana qui, à travers les Universités médiévales, diffusa sur le continent une langue et une philosophie communes, le latin et l’aristotélisme. Les cités, l’empire, les nations, longue chaîne ininterrompue. […]

Le Chant des alouettes, par Thibaud Cassel, préface de Christopher Gérard, édition Institut Iliade/Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 176 p.