La riposte des historiens contre la « culture woke »

culture woke

Des historiens en lutte contre la « culture woke » ! Tandis que le phénomène prend de l’ampleur, des professeurs anglais ont lancé un mouvement de résistance. Tout n’est pas perdu !

On ne trafique pas l’histoire ! Voilà le mort d’ordre d’un groupe d’universitaires en réponse aux militants de la « woke culture ». Plus de quarante professeurs issus de sept pays anglo-saxons ont lancé un site Internet sobrement baptisé « History Reclaimed » (« l’histoire récupérée »), site sur lequel on retrouve de nombreux articles historiques mais aussi des présentations de livres ou encore des réponses à des thèses « woke » erronées.

L’objectif est simple pour les hommes à l’origine de cette initiative puisqu’il s’agit de « remettre les faits et la nuance à l’honneur afin d’équilibrer un débat dans lequel la condamnation est trop souvent préférée à la compréhension ».

Pour rappel, la « culture woke » ou « cancel culture » consiste à diaboliser tout ce qui émane de l’homme blanc en insinuant que cela a forcément une connotation raciste ou suprémaciste. Cela concerne souvent l’histoire mais aussi les sciences et les arts. Le procédé a été institutionnalisé au sein de l’université américaine d’Evergreen (Etat de Washington) avant de traverser l’Atlantique et d’être banalisé lors de l’été 2020 avec l’explosion du mouvement Black Lives Matter, très bruyant en Angleterre.

C’est d’ailleurs à cette période que les militants « woke » ont fait pression – en vain – sur l’Oriel College d’Oxford pour que soit retirée de la façade de l’établissement la statue de Cecil Rhodes. Figure du colonialisme britannique, Cecil Rhodes avait aussi contribué de manière exceptionnelle au développement de l’université.

Parmi les participants au projet « anti-woke », l’on retrouve notamment Robert Tombs, professeur émérite de Cambridge. L’homme admet sans détour qu’il est absurde de considérer que le passé de son peuple est uniquement glorieux, mais, à ses yeux, cela ne vaut guère mieux de le considérer comme étant globalement honteux.

Il estime que chacun doit pouvoir s’exprimer mais que personne ne doit imposer sa vision. Pour lui, les nombreuses instances qui cèdent face à l’idéologie « woke » le font pour acheter la paix sociale.

History Reclaimed n’est pas un projet nationaliste ou conservateur. Parmi les historiens ayant rejoint l’initiative, certains sont très libéraux et pensent que les thèses des « woke » méritent d’être entendues. Leur critique se tourne sur la forme, c’est-à-dire la façon dont ces thèses sont imposées sans discussion possible.

En France, quelques voix se font entendre et pas nécessairement les plus attendues. Le journaliste de RMC Frédéric Hermel, habitué aux programmes sportifs, fait désormais une chronique quotidienne sur des sujets de société. Le 6 octobre, il s’est insurgé contre la « woke culture » en réponse au reportage sur la colonisation très orienté diffusé la veille sur France 3.

Pour le journaliste, il faut « regarder notre passé colonial en face », « dénoncer les crimes mais sans oublier les aspects positifs » et surtout « ne pas céder à la repentance ». Un message salutaire sur l’une des radios les plus écoutées du pays.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2021

Lorànt Deutsch persona non grata dans les écoles de la République

Lorànt Deutsch persona non grata dans les écoles de la République

15/10/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Lorànt Deutsch, L’auteur du best‑seller “Métronome” vendu à près de deux millions d’exemplaires et amoureux de la France dans son nouveau titre “Hexagone”, prend la route et descend les fleuves pour raconter 2.000 ans d’histoire française.

Il s’attire à nouveau les critiques de trois historiens, selon les propos mêmes de Lorànt Deutsch “encartés à l’extrême gauche” (William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin) : drôles d’historiens pour qui la bataille de Poitiers devient une référence idéologique ! Ils reprochent à Lorànt Deutsch d’exalter la France des rois et des cathédrales ; c’est sans doute que pour ses détracteurs l’Histoire de France commence en 1789.

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