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Trump, Salvini : l’histoire s’écrit sans Macron, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne voit pas que l’histoire s’écrit sans lui. Les “populistes” qu’il méprise sont ceux qui, forts du soutien de leurs électeurs, remportent les victoires. Donald Trump vient de signer avec la Corée du Nord, mardi, un accord capital sur la dénucléarisation progressive de la péninsule coréenne. Le texte, à compléter, éloigne la perspective d’un conflit nucléaire. En s’opposant à l’arrivée en Italie d’un bateau transportant des clandestins, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, a également démontré que la détermination d’un homme à appliquer son programme était plus efficace qu’un bavardage multilatéral, incapable de produire une ligne claire.

Face à Trump et à Salvini, Macron ne cache plus son aversion. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié le rapprochement historique entre les Etats-Unis et la Corée du nord de simple “événement significatif”, alors même que Trump et Kim Jong Un ont confirmé, ce mercredi, des invitations dans leur pays respectif. Hier, le chef de l’Etat a dénoncé, parlant du refus italien d’accueillir l’Aquarius et ses 629 clandestins, “la part de cynisme et d’irresponsabilité” du nouveau gouvernement. La France s’est pourtant gardée d’ouvrir, même en Corse, un de ses ports au navire indésirable. L’Aquarius a finalement trouvé à accoster à Valence (Espagne). Les donneurs de leçons feraient mieux de s’abstenir quand eux-mêmes se révèlent incapables d’appliquer ce qu’ils exigent des autres…

Le président français a eu les honneurs de la presse américaine pour sa “féroce” poignée de main avec Trump, lors du G7 : elle a laissé la trace de son pouce sur la peau du président américain. Cette vacuité dans l’évaluation des rapports de force résume la détresse du camp du Bien, confronté à sa marginalisation. Car un basculement idéologique est en cours, sous la pression des nations excédées. Trump est plus populaire aux Etats-Unis que Macron ne l’est en France. Les sondages soutiennent Salvini. Le chef de l’Etat se trompe d’adversaires quand il réserve ses attaques à ces fortes têtes, tout en ménageant ceux qui insultent la France. La prudence d’Edouard Philippe sur le chanteur islamiste Médine, invité au Bataclan (blog de lundi), dit la lâcheté de la Macronie : le premier ministre s’est contenté de rappeler la liberté d’expression, sans juger la profanation.

C’est cette faiblesse face aux vrais ennemis de la France qui choque, tandis que sont désignés comme dangereux ceux qui entendent défendre leur pays d’une invasion migratoire et d’une soumission, par paresse ou par crainte, à l’idéologie islamiste. Lundi, la municipalité communiste de Bezons (Val d’Oise) a inauguré, sous pression musulmane, une Allée de la Nakba (avec drapeau palestinien et texte en arabe) “en mémoire de l’expulsion de 800.00 palestiniens (…) par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël”. Mardi, face au tollé, la plaque a été retirée. Mais comment ne pas s’inquiéter de la France de demain, quand de telles provocations anti-juives se produisent déjà ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La « fin de l’histoire » n’aura pas lieu – Thierry Dubois (Les Identitaires)

En 1992, le politologue américain Francis Fukuyama publiait son œuvre phare : « La Fin de l’histoire et le Dernier Homme ». Cet ouvrage a profondément marqué la fin XXè siècle. La thèse centrale était qu’après la chute de l’URSS et du communisme, la démocratie libérale dont les États-Unis se sont fait le héraut allait naturellement s’imposer et régner sans concurrent idéologique majeur. En résulterait une « Fin de l’histoire », non pas des conflits locaux et géopolitiques ou de l’alternance gauche-droite, mais plutôt parce que ni ces conflits, ni les gauches ou les droites, si diverses puissent-elles être à travers le globe, ne feraient vaciller l’ordre politique régnant, tous y étant désormais solidement acquis.

Le problème de la thèse de M. Fukuyama, qui a fait florès, c’est que la « Fin de l’histoire » n’était au fond qu’une simple parenthèse, anesthésiant pour quelques décennies seulement les remous causés par les hommes, les volontés, les traditions : en un mot, les identités.

Commentant l’ouvrage de Fukuyama, Luc Ferry estimait naïvement en 2011 que sa thèse était fondée, l’islam restant, d’après lui, aujourd’hui le seul concurrent à la démocratie libérale. Il souffrirait toutefois d’un défaut majeur : « [Le communisme] pouvait se penser comme une alternative universelle au capitalisme, potentiellement valable pour l’humanité tout entière, tandis que l’islamisme intégriste, lui, ne saurait nourrir une telle prétention ». L’islam a pourtant bien, n’en déplaise à Luc Ferry, une vocation hégémonique lui aussi, encouragée par l’abaissement des frontières et le refus de contrôler une immigration massive qui change les visages de nos pays. L’islam est une identité, mouvante et conquérante. Mais elle n’est pas la nôtre, et c’est principalement contre elle que les Européens se réveillent un peu partout.

Depuis les années 90, l’immigration vers nos pays est devenue toujours plus massive et toujours plus menaçante. Apportant avec elle cet islam qui s’est constitué, au cours de l’histoire, en opposition frontale avec l’Europe chrétienne (Conquête puis Reconquista de l’Espagne, Poitiers, Constantinople, Lépante, les deux sièges de Vienne…), l’immigration rappelle aujourd’hui aux Européens, par contraste, ce qu’ils sont.

Et la réaction ne s’est pas faite attendre, principalement déclenchée par la crise des migrants fin 2014, toujours en cours à cause du manque de volonté politique pour y mettre fin. Partout en Occident, les Européens font face à la même menace existentielle. En Europe s’enchaînent les rejets populaires de la démocratie libérale, synonyme de multiculturalisme imposé : Pologne, Bulgarie, Danemark, Autriche, Tchéquie, tout récemment encore Hongrie, Italie et Slovénie et même en France et en Allemagne, où les partis anti-immigration emportent une large partie du vote populaire, et bientôt en Suède si l’on en croit les sondages.

Pour quelles conséquences ? Les gouvernements occidentaux se droitisent à vue d’œil. Trump n’a pas renoncé à son mur, la frontière Sud des États-Unis est déjà mieux protégée et les retours de Mexicains clandestins se sont accélérés. Viktor Orban, chantre de la lutte contre l’immigration illégale et de la défense de l’identité hongroise, européenne et chrétienne, qui prône une « démocratie illibérale », a été très largement réélu le 8 avril. De guerre lasse, et pour ne pas trop se faire doubler par les populistes de l’AfD, Angela Merkel a annoncé la semaine dernière renoncer à la répartition forcée des « migrants » clandestins. L’Autriche de Sebastian Kurz, qui va occuper la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet, a proposé la mise en place hors de l’Europe de centres de retour qui serviraient à renvoyer chez eux les clandestins. En Italie, Matteo Salvini, qui a su former in extremis un gouvernement, souhaite également en renvoyer 100.000 par an et entend bien forcer la main de l’UE sur la question migratoire.

Le 4 juin, Francis Fukuyama relayait sur son compte Twitter la tribune d’un journaliste écrivant pour le très libéral Washington Post. Le titre de l’article : « L’ère de Trump ne peut s’achever suffisamment vite ». Le commentaire de Fukuyama : « Amen. »

Espère-t-il qu’après Trump, Orban et Salvini, viendra la Fin de l’histoire qu’il a prophétisée ? Malheureusement pour lui et pour tous ceux qui rêvent d’une démocratie libérale hégémonique à l’échelle mondiale, de flux migratoires ininterrompus, d’un globalisme multiculturel radieux, le retour des identités est loin de n’être qu’un dernier soubresaut. Il n’est au contraire qu’une énième vague sur l’océan toujours tumultueux de l’histoire.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

La France et l’islam au fil de l’histoire, quinze siècles de relations tumultueuses

L’universitaire Gustin Sintaud propose une présentation intéressante de l’ouvrage “La France et l’islam au fil de l’histoire, quinze siècles de relations tumultueuses” de Gerbert Rambaud.

Cette œuvre se propose comme une longue et magnifique fresque historique. Elle s’efforce, sinon de ne rien omettre, du moins de ne rien occulter, pour tout signaler du plus marquant, en se permettant les justes nuances à apporter, pour tempérer de vilaines abusives déterminations péremptoires, pour corriger les inévitables et intempestives croyances fort discutables de toutes origines ; elle conduit résolument vers une modération de juste milieu en évitant toujours le piège du médiocratisme.

Elle peut tout autant être perçue comme une immense verrière de vitraux colorés et lumineux qui offre, en une profonde harmonie, une alternance d’éclats de teintes fraîches assez vives, pour de conventionnelles figures et faits en pseudo-incontestables invocations, et de fragments aux coloris plus adoucis plus subtiles et délicats pour dire des événements moins généralement admis, bien plus controversés. Les uns et les autres participent à la meilleure compréhension des relations entre le territoire de ce qui sera la France politique en constant évolution et confrontation, la population qui la fit vire avec ses croyances, ses particularismes, sa religiosité, d’un côté, et l’islam, de l’autre, par leur proximité sur le pourtour méditerranéen, au hasard de leurs contacts avec d’éventuelles interactions.

Combien de corrections indispensables se mêlent, ici, à des informations-révélations judicieuses pour éclairages de plein bon sens ! Quand bien même cela ne génère pas toujours du régal, c’est tout du moins, souvent, une vague d’enrichissement inattendu.

Ici et là, la seule considération « française », bien que privilégiée se trouve tout normalement dépassée pour concerner l’ensemble européen chrétien, parfois plus cohérent qu’éclaté, et particulièrement ciblé lors de certaines périodes de rayonnement musulman : arabe, maure, turc, ottoman ; la Reconquista, comme les Croisades attirèrent contingents et organisations de toute la chrétienté, tant pour des objectifs de lucre ou de gloire guerrière, de vengeance armée contre des siècles d’exactions subies, que pour de pures considérations religieuses au nom du Christ-roi et de sa croix ou de la sainte vierge Marie.

Au vieux djihad mahométan sur l’Europe méridionale méditerranéenne, après contre-attaques défensives musclées pour repousser d’opiniâtres envahisseurs allogènes, répondra assez tardivement un contre djihad christiano-européen pour délivrer les territoires conquis par les Musulmans d’Al Andalus, comme ceux de palestine pour reprendre les lieux saints et garantir la pérénité des pélerinages chrétiens.

Au travers des affrontements recensés entre Européens très chrétiens et Moyen-orientaux musulmans, faire toujours la juste part de toute chose apparaît comme gageure première de cette revisitation historique. Le catégorique refus d’approche manichéenne, tant des conceptions différentes, qu des multiples manifestations, consacre la grande impartialité de l’analyse globale : s’il n’y a jamais la moindre intention d’exposer le tout bien contre un tout mal, d’un côté comme de l’autre, il est laissé, à libre interprétation, des appréhensions de lignes directrices indubitables n’incriminant pourtant jamais explicitement un des deux pôles culturels considérés en confrontations, parfois profitables aux deux parties, mais pas toujours pacifiantes jusqu’au terme du Moyen-Âge.

Par la suite, avec l’installation Ottomane sur la Bosphore, et surtout avec la conquête de Constantinople devenue Istanbul, nouvelle capitale politique musulmane, c’est l’Europe sud-orientale qui connaîtra une nouvelle détermination invasive musulmane durant cinq longs siècles, traumatisant profondément et durablement les Balkans.

Dès lors, les rapports de la France et de l’Islam divergeront de ceux du reste de l’Europe

Un pragmatisme et l’opportunisme développé du royaume de France, en but à l’appétit de l’Empire européen pousseront celle qui sera la future « fille aimée de l’Eglise » à développer toute une durable diplomatie avec le sultan de Turquie, nouveau chantre et glaive de l’islam, toujours aussi avide de conquêtes territoriales, de conversions forcées de masses, de lourds tributs financiers et de quête d’esclaves : nous apprenons que Jacques Coeur rechercha assez tôt des relations commerciales lucratives avec l’Orient musulman, et qu’il installa, à partir des ports méditerranéens français, un négoce rentable avec les états moyen-orientaux musulmans ; ce fut surtout François 1er qui initia des traités commerciaux et géo-politiques d’alliance avec la Porte de Soliman-le-Magnifique, essentiellement à la recherche de soutien contre les prétentions de l’Empereur du Saint Empire romain germanique, Charles Quint.

Cette démarche française, à nulle autre pareille dans tout l’ensemble européen chrétien, ne fut pas apprécié par les États coreligionnaires qui se trouvaient privés d’un concours contre les menées de ces infidèles avides ; seuls les états protestants en furent alliés objectifs, pour tenter de se préserver de l’appétit autrichien. Cette nouvelle disposition ménagea, un temps, un relative quiétude aux seuls Français, et à leurs intérêts. Concomitamment, les prétentions d’une Europe latine, moins assaillie par les hommes de cette religion adversaire, s’orientaient résolument vers de nouveau lointains horizons, afin de découvrir de nouvelles routes maritimes commerciales d’approvisionnement vers l’Extrême-Orient, non soumises au total contrôle des forces musulmanes.

La bataille de Lépante à laquelle ne participa pas le royaume de France, avec la victoire flagrante des catholiques Habsbourg sur la flotte de la Sublime Porte, mit définitivement fin aux ambitions turques musulmanes su les Balkans dans leur objectif d’atteindre Vienne et Rome, la capitale chrétienne moderne. La France poursuivit d’autant plus ses entreprises de séduction vis à vis de l’orient musulman, sous le règne de Louis XIV jusqu’à ceux des rois de la Restauration.

L’épopée égyptienne de Bonaparte par la suite, préfigurera l’appétit colonial de la République Française, surtout en Afrique du nord qui transcrira le dernier rapport tumultueux entre la France et des populations musulmanes.

Relancée par la colonisation française du Maghreb, surtout celle de l’Algérie, cette ultime intime confrontation n’est point close encore.Parmi les reliefs durables de la décolonisation et du repliement de la France sur l’hexagone, doit se noter la vague émigrante qui continue de générer nouveaux et graves problèmes de coexistence, sources de conflictuelles oppositions plus culturelles qu’essentiellement religieuses, en poussant malgré tout néanmoins, au fondamentalisme religieux, au fanatisme islamique, au négationnisme aveugle, d’êtres déracinés, s’acculturant, sans robustes référents identitaires ancrés.

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L’Europe de l’Est écrit l’histoire, par Ivan Rioufol

Le petit monde fortuné de Davos, qui s’est donné rendez-vous pour l’année prochaine avec la certitude d’être au cœur de l’histoire, ferait bien de descendre sur terre. Le “populisme”, que les puissants s’honorent de dénoncer, est une marée qui monte plus inexorablement que les actuelles inondations. Dimanche, les Tchèques ont réélu leur “Trump européen” en la personne de Milos Zeman. Il a fait de la lutte contre l’immigration son principal combat. Comme le rappelle Le Figaro de ce lundi, Zeman qualifie l’afflux de migrants en Europe “d’invasion organisée” et de “bouillon de culture” propice à des attaques terroristes. Les gens, visiblement, comprennent ce qu’il dit. Il suffit par exemple de constater l’état de la Suède, qui s’est ouverte depuis longtemps à un multiculturalisme qui se voulait exemplaire, pour convenir des désastres produits par l’arrivée massive de cultures différentes : le pays est en proie à une insécurité inédite (Le Figaro, samedi). 40% des policiers suédois sont exposés à des violences ou à des menaces. Les viols explosent. Un quart de la population affirme être affecté dans sa qualité de vie. Bref les odes à la mondialisation, repris ces derniers jours au Forum économique de Davos, ne font rêver qu’une caste de privilégiés. Ceux-ci voient en Emmanuel Macron son enfant prodige. “France is back !”, a d’ailleurs lancé le président français devant une assemblée conquise. En réalité, ni Macron ni ses dévots ne voient rien des mouvements tectoniques qui sont en train de bouleverser les équilibres européens.

L’histoire s’écrit à l’Est. Elle s’élabore loin des médias, dans ces pays détestés par la caste mondialiste, par l’Union européenne et par le chef de l’Etat français. Dernièrement, Macron n’a pas ménagé ses attaques contre la Pologne. Elle sait pourtant de quoi elle parle, elle qui a combattu jadis l’invasion ottomane puis le totalitarisme communiste : des expériences qui laissent l’esprit en alerte devant les dangers futurs. Quand Trump est venu en juillet à Varsovie pour déclarer aux Polonais : “Vous êtes l’âme de l’Europe” (bloc-notes du 14 juillet 2017), les médias français ont négligé l’évènement. A tort. Comme le soutient le spécialiste Tony Corn dans la dernière livraison de la revue Le Débat, “Washington va s’investir massivement (politiquement, militairement et économiquement)” dans le club dit de L’initiative des trois mers (Baltique-Adriatique-Mer Noire), qui comprend douze pays membre de l’UE (les quatre pays du Visegrad plus l’Autriche, la Slovénie et la Croatie, ainsi que les trois pays baltes, la Roumanie et la Bulgarie). Selon Corn, “l’Amérique va promouvoir le rôle régional de la Pologne et de la Roumanie, deux pays qui sont considérés comme les alliés européens les plus fiables”. A Davos, l’assemblée huppée a applaudi mollement, vendredi, le président américain et ses manières de plouc. Ces économiquement snobs feraient pourtant bien de méditer le conseil de Trump, de ne “pas oublier les gens” et de “répondre aux voix des oubliés”. C’est le peuple qui fait l’histoire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Une exposition à Bruxelles sur les “racines musulmanes” de l’Europe

29/09/2017 – BELGIQUE (NOVOpress)
Le musée de l’Europe propose depuis le 15 septembre à Bruxelles une exposition intitulée, “L’islam, c’est aussi notre histoire”. Celle ci devait originellement avoir lieu en France, mais a finalement été repoussée en raison du risque d’attentats.

Le but recherché, selon la brochure de l’exposition, est :

D’expliquer aux Européens que l’islam fait partie de la civilisation européenne, qu’elle n’est pas une importation récente mais qu’elle a des origines qui remontent à treize siècles.

On peut ainsi y voir des burqas aux couleurs des drapeaux européens, ou une bombe déposée dans un sac Vuitton.

Elie Barnavi, président du comité scientifique, n’hésite pas à déclarer :

L’Islam fait partie de l’ADN européen. Nous le constatons tous les jours au travers, par exemple, de l’architecture, de nos habitudes alimentaires ou encore de la musique.


Pétition contre Colbert, ou comment la bienpensance veut réviser l’histoire

21/09/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une tribune intitulée “Débaptisons les collèges et les lycées Colbert” a été publiée à l’attention du ministre de l’Education nationale, par le journal Le Monde, le 17 septembre dernier. Initiée par le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), elle a été signée, entre autres, par le journaliste Harry Roselmack et le joueur de balle au pied Lilian Thuram.

Que demandent ces défenseurs du politiquement correct ?

Ils veulent épurer les frontons des lycées et des collèges du patronyme de Colbert, susceptibles selon eux, d’offenser certaines minorités ethniques.

Au nom de la lutte contre la glorification d’un passé et de principes esclavagistes, ils estiment que Colbert n’est pas compatible avec la devise nationale « Liberté, Égalité, Fraternité »

D’après ces militants, Colbert va à l’encontre du, je cite : « Vivre ensemble ? et des valeurs républicaines ». Ils le dépeignent sous l’angle unique du Code noir et de la Compagnie des Indes Occidentales. Même s’ils reconnaissent les qualités intellectuelles de l’homme qui a su, je cite : « Rétablir la grandeur de l’économie française à l’époque », ils isolent de leur contexte historique, ces deux symboles synonymes d’injustice et s’attaquent à la moralité du personnage.

Que préconisent-ils ?

D’après eux, le nom des bâtiments ne doit pas garder la mémoire des criminels. Ils exigent donc de renommer les écoles aux noms de héros abolitionnistes et proposent pour exemple, le nom du guadeloupéen Delgrès.

Aux Etats-Unis déjà, une chasse aux sorcières semblable, avait conduit au déboulonnage de plusieurs statues de figures sudistes de la guerre de sécession.

Notons que cette révision de l’histoire s’opère au profit d’une morale bienpensante qui vise à nous dire qui nous devons admirer et qui nous devons détester. Ces historiens justiciers oublient simplement de dire que parmi les esclavagistes, il y avait aussi des maîtres d’esclaves noirs.

Dans les nouveaux manuels Nathan, « les Français arrivés en Gaule sont des migrants »

19/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
« Les Français arrivés en Gaule sont des migrants ». C’est ce qu’apprennent aujourd’hui les petits Français de CE2 dans les nouveaux manuels Nathan.

Ainsi, les établissements scolaires l’ayant choisi cette année, comme c’est le cas de l’établissement parisien Fénelon, apprennent que leur peuple n’est qu’un agrégat de diverses migrations, et un peu plus loin que la femme était considérée comme inférieure et mise à l’écart…

Nul doute que les études profondes et sérieuses comme celle de Régine Pernoud n’ont pas inspiré la création de ce manuel.

Polémique entre Lorant Deutsch et deux professeurs d’histoire

29/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Lorant Deutsch, comédien et grand amateur d’histoire de France, était invité il y a quelques jours dans un lycée à Trappes pour effectuer une de ses prestations. Il l’a annulée devant le refus de deux professeurs d’histoire de cet établissement qui ont protesté : « nous ne sommes pas là pour faire aimer la France à nos élèves ».

Il est vrai que Lorant Deutsch, s’il est un passionné d’histoire, ne se revendique pas historien, et que quelques erreurs se glissent dans ses livres, dont le fameux Métronome, vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires.

Certains ont trouvé exagéré de vouloir empêcher des élèves d’accéder à une de ses conférences au motif que cela pourrait leur faire aimer la France.

Cette affaire et la polémique qui en a découlé, doublée pour Lorant Deutsch d’une autre polémique à propos d’un compte Twitter, met en relief la réticence qu’ont certains professeurs à transmettre aux élèves issus de l’immigration le goût de la culture et de l’histoire de France.

Les idéologues de gauche tentent une nouvelle fois de réécrire l’histoire

13/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le musée parisien du Quai Branly diffusait dans le cadre d’une exposition une brochure dans laquelle on pouvait lire : « que les esclaves avaient été vendus à des Européens par des Africains », que ceux ci « vendaient leurs frères et sœurs noirs ».

Des militants panafricanistes ont demandé et obtenu la destruction desdites brochures. Car, « Parler de responsabilité des « noirs » dans la traite négrière et l’esclavage, c’est du racisme et du négationnisme ».

Il est pourtant avéré que le commerce triangulaire reposait sur la vente de prisonniers africains par d’autres tribus africaines.


Hors-série de la NRH sur les racines européennes

07/12/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Fondée par le regretté Dominique Venner, la Nouvelle revue d’Histoire (NRH) demeure une référence de sérieux et de plaisir de lecture. Le hors-série consacré aux peuples fondateurs d’Europe intéressera quiconque se passionne pour l’identité française et européenne.

Publié le
Agenda : le 24 octobre à Paris, colloque "Histoire, Mémoire, Identité"

Agenda : le 24 octobre à Paris, colloque “Histoire, Mémoire, Identité”

05/10/2015 – NOVOpress via l’Association Pour l’Histoire – Au moment où la caste médiatique officielle se déchaîne pour interdire toute contestation du système en place, l’importance du combat pour l’Histoire se révèle plus prioritaire que jamais. Les tenants de l’Humanité hors-sol, qui appellent de leurs vœux la naissance d’un village mondial peuplé de zombies déracinés et méthodiquement normalisés, ont bien évalué le danger que représentait pour leur projet utopique le réveil en cours des diverses identités ethniques, nationales ou religieuses.

Ils ont donc promptement décrété que tout questionnement identitaire était « réactionnaire » et ne pouvait « qu’emprisonner la société dans la nostalgie d’un passé mythifié.» L’abandon de l’enseignement de l’Histoire nationale ou la préférence donnée au royaume africain du Monomotapa au détriment du siècle de Louis XIV s’inscrivent dans cette volonté de déconstruction et de rupture contre laquelle il est à l’évidence urgent de réagir.

Engagée depuis plusieurs années dans le combat en faveur d’une histoire vivante qui redonne aux Français et aux Européens la conscience de leurs racines et la fierté de leur héritage commun, l’Association Pour l’Histoire organise sur ce thème, le 24 octobre prochain, le colloque intitulé “Histoire, Mémoire, Identité” avec la participation de Oskar Freysinger, homme politique et essayiste suisse (Identité et démocratie. L’exemple helvétique) ; Jean Pierre Arrignon, historien médiéviste spécialiste de la Russie (La surprenante renaissance de l’identité russe) ; Philippe Conrad, directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire (L’Histoire, une arme de résistance au service des peuples).


Quand ? Samedi 24 octobre 2015 à partir de 14h30.
Où ? Salle de la Maison des Mines 270 rue Saint Jacques 75005 Paris.
Participation aux frais de 10 euros


L'Institut ILIADE met en ligne les 12 premiers numéros d'Enquête sur l'histoire

Enquête sur l’histoire : les premiers numéros mis en ligne par l’Institut ILIADE

27/08/2015 – PARIS (NOVOpress) – L’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne, association dirigée par l’historien bien connu Philippe Conrad, a mis en libre téléchargement depuis son site internet les 12 premiers numéros de la revue trimestrielle de haute volée Enquête sur l’histoire, publiée de 1991 à 1999 par Dominique Venner.

Enquête sur l'histoire : les premiers numéros mis en ligne par l'Institut ILIADEL’objectif ? Contrer le révisionnisme mémoriel engagé ces dernières années par l’Éducation nationale visant à faire oublier aux Français leur histoire.

Selon les termes mêmes de l’Institut ILIADE, “parents, pédagogues et étudiants trouveront dans cette collection les cartouches nécessaires à une vision renouvelée de notre histoire, affranchie de la culpabilisation systématique et de la doxa du moment. Notre vision du passé détermine l’avenir. Et sa connaissance est créatrice de liens : entre générations comme entre membres d’une même communauté souhaitant rester elle-même dans le chaos des temps présents.”

« Il est impossible de penser le présent et le futur sans éprouver derrière nous l’épaisseur de notre passé, sans le sentiment de nos origines. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire du passé qui l’a fait ce qu’il est. Mais sentir le passé, c’est le rendre présent. Le passé n’est pas derrière nous comme ce qui a été autrefois. Il se tient devant nous, toujours neuf et jeune ». Dominique Venner

Voici les liens directs pour télécharger ces douze premiers numéros :

1915, l’étau franco-russe. Deuxième partie, par Yves-Marie Adeline

Deuxième partie – par Yves-Marie Adeline – L’année 1915 forme, avec 1914, ce que Soljenitsyne aurait pu appeler “un nœud” : un seul et même nœud historique, c’est à dire un épisode qui s’achève logiquement non pas à la fin de 1914, mais à la fin de 1915, aboutissant d’une part à ce que soient fixés à peu près définitivement les théâtres d’opération de la Première guerre mondiale ; et d’autre part, à ce que se trouve isolée – tout aussi définitivement – ce qu’on appelle “l’Alliance”. © realpolitik.tv

À paraître aux éditions Jean Picollec : 1915, l’étau franco-russe.

Du même auteur : 1914 : une tragédie européenne (Ellipses, 2011).

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Réforme des collèges : ça ne passe pas !

12/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le 19 mai dernier, la grève des enseignants avait réuni des syndicats de tous bords comme la CGT ou le Snalc. Mais le ministre de l’Éducation n’avait pas jugé bon d’entendre ces protestations alors que 60 % des Français soutenaient cette grève. Les enseignants ne baissent cependant pas les bras. Hier, jeudi 11 juin, ils ont manifesté à l’appel d’une intersyndicale enseignante de l’Académie de Rennes « pour imposer la voix des personnels à une ministre qui refuse de les entendre ». Les banderoles sont claires : on peut y voir écrit en lettres capitales « Nivellement Volontaire par le Bas » ou « Massacre des humanités ». Le projet « collège 2016 » de la ministre de l’Éducation prévoit de laisser les équipes pédagogiques libres d’aménager 20 % de l’emploi du temps des élèves, afin de développer des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) censés rendre les disciplines plus accessibles. De plus, la suppression des classes bilingues dans un souci d’égalité provoque la colère du corps professoral et des parents d’élèves. C’est surtout l’absence de débat et la volonté de passer en force cette réforme avant la rentrée 2016 qui causent des remous et irritent les Français.

Crédit photo : Jean-Christophe Marmara


Vu sur Twitter

Michel Winock : “L’histoire est aussi un enjeu idéologique”

26/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Un intéressant entretien avec un historien, qui pour être de gauche, perçoit bien la valeur de l’histoire dans la construction de l’identité nationale, son importance dans la formation de la jeunesse et qui livre une critique construite de la réforme des programmes scolaires.

Publié le
Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : « La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! »

Réforme de l’éducation : la hantise des tenants du pédagogisme ? Le roman national !

Source : Boulevard Voltaire
Alain de Benoist livre son analyse de la réforme de l’Education nationale : comment les iconoclastes veulent détruire la mémoire pour créer un homme nouveau

La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins… Pourquoi cet acharnement ?

De quoi l’histoire est-elle le nom ? Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament. Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.
Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau : « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).
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Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud Blin

Les Batailles qui ont changé l’Histoire – par Arnaud Blin

Source : Realpolitik.tv.

Cette recension a été publiée dans le numéro 4 de Conflits. Si vous souhaitez acheter ce numéro au format numérique, rendez-vous sur la e-boutique de Conflits en cliquant ici.

C’est au milieu du XIXe siècle que l’historien britannique J.F.C. Fuller publie ses Batailles décisives du monde occidental. Reflet de son époque, celles-ci étaient toutes des batailles remportées par les Occidentaux. Longtemps les orientalistes avaient négligé les faits militaires des sociétés non occidentales. Cela se justifiait, pour certains, par le fait qu’elles avaient été aisément vaincues au xixsiècle par l’Europe. Il fallut la victoire de Mao en 1949 pour que l’on s’intéressât à l’antique stratège chinois Sun Zi, pourtant traduit en français avant la Révolution française. On peut aussi s’étonner qu’il n’y ait aucune étude, avant ces dernières années, consacrée à l’histoire militaire de l’Empire ottoman qui fit trembler l’Europe de la chute de Constantinople (1453) au second siège de Vienne (1683) ou sur l’empire qui a connu la plus longue durée, celui des Byzantins.

Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud BlinL’excellent ouvrage d’Arnaud Blin, un des stratégistes les plus remarquables de sa génération, auteur entre autres d’un Tamerlan (Perrin, 2008) tout à fait original, remet en perspective les batailles à l’échelle du monde non occidental et cherche à déterminer en quoi elles ont été décisives.

Son choix, discutable comme tout choix, a le mérite de réhabiliter des batailles considérées généralement comme secondaires parce qu’elles n’ont pas engagé de gros bataillons. Parmi celles-ci, la plus importante n’est-elle pas la chute de Tenochtitlan/Mexico en août 1521 par une troupe d’Espagnols de moins de deux mille hommes, renforcés par des contingents indiens désireux d’en finir avec la tyrannie aztèque ? En une opération combinée terrestre et lacustre dirigée par un capitaine de génie alliant le sens politique, la diplomatie et la stratégie – sans même évoquer le courage physique – un empire est abattu. L’Amérique latine aura ainsi été constituée comme un « extrême Occident » par une poignée d’Ibériques.

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