Hijab-uniforme pour davantage d’inclusion dans la police britannique

Hijab-uniforme

Tout est bon, pour le recrutement des talents, la crise des vocations ne connaît pas de frontières. Et ça, du fin fond de son North Yorkshire, au royaume de Sa Majesté, Uzma Amireddy l’a bien assimilé. Ah, le Yorkshire du Nord, ses immenses paysages de landes, son grandiose parc national, sa quiétude de vivre, un peu l’équivalent de nos pays de cocagne bien de chez nous, du pur Pagnol façon gelée à la menthe. Dans cette charmante bourgade pittoresque, dans l’espoir d’attirer plus de femmes à rejoindre les forces de l’ordre, Uzma, officier de police, a donc conçu un nouveau modèle de hijab-uniforme, explique le Daily Mail.

L’ancien modèle était, somme toute, assez inconfortable, voire potentiellement dangereux dans des situations hostiles. « Si vous voulez attirer des gens d’horizons divers, ils doivent se sentir bien dans leur uniforme et ce nouveau modèle de hijab dissuadera certainement moins les femmes musulmanes à nous rejoindre. » Honni soit qui dans l’amalgame s’y confond, il ne s’agit que de fonctionnel, car loin de toute forme de prosélytisme, la Coco issue de la diversité a déclaré que les habitants du Yorkshire du Nord devaient regarder au-delà du hijab.

Arfan Rahouf est du même avis. Au sein de la police, Rahouf, qui est « chef opérationnel pour la foi et la croyance », s’est impliqué dans le développement de l’habit. Ce brainstorming communautaire a accouché de modifications pour le rendre plus adapté à l’utilisation par les agentes ; par exemple, et sans amalgame, la tête et le cou sont détachables – du hijab -, ce qui signifie que si quelqu’un l’attrape et le tire, il ne tirera pas autour du cou. « Cela a l’air professionnel, cela a l’air intelligent, elle se sent belle dedans, à l’aise et valorisée […] c’est juste quelque chose qui représente sa foi. » Sans doute les autochtones de la vallée du shire apprécieront l’ergonomie du modèle.

Au royaume de Sa Majesté, au nom de la sacro-sainte tradition communautariste en vigueur, après les tribunaux se revendiquant de la charia, les sharia’s courts, juridictions parallèles se basant sur les dogmes islamiques, après un maire musulman à Londres aux accointances peu modérées, le communautarisme islamique s’ancre bien au-delà des grandes villes cosmopolites. Outre-Manche, dans le sens inverse, des communautés musulmanes se sont également implantées dans nos villages, du Berry à l’Ariège en passant par les Vosges, la Moselle, et j’en passe, l’islamisation bien au-delà de banlieues en voie de sécession, et autant de bombes à retardement communautaires à court terme potentielles. Et en sus de ces futurs territoires ruraux bientôt perdus de la république, ces autres villages qu’on essaie de faire « revivre » par un accueil massif de migrants.

« L’inclusion et la diversité sont un programme clé pour le service de police. Nous devons être plus représentatifs des communautés que nous servons, afin d’être une main-d’œuvre inclusive », conclut Uzma. Entre-temps, chez nous, on apprend que France 2 a été obligée d’annuler son émission politique en banlieue parisienne car « la police ne peut pas assurer la sécurité des équipes ». Peut-être que Didier Lallement devrait s’inspirer des avancées vestimentaires d’Uzma pour faciliter le travail de ses ouailles. Kamis et voile, bientôt bienvenus au sein de nos forces de l’ordre ! L’acceptation du prosélytisme vestimentaire pour préserver le vivre ensemble ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire