Hervé Juvin et la démondialisation de l’économie

21/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Clémence Houdiakova reçoit Hervé Juvin dans la matinale de Radio Courtoisie, Ligne droite, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : « Chez nous ! Pour en finir avec une économie totalitaire ». Un livre pionnier qui pose les jalons d’une nouvelle économie.

Réappropriation des territoires, relocalisation du monde, capital patient au service du temps long et de la collectivité. Hervé Juvin pose une regard neuf sur l’économie du futur.


Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Un livre d’Hervé Juvin

hervé juvin - chez nous

13/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La crise de la Covid-19 n’a pas seulement changé nos vies, elle a révélé au grand jour les impasses d’une globalisation imposée à marche forcée par les marchés et la financiarisation des choses et des êtres, à telle enseigne que le trajet du coronavirus a suivi celui des lignes aériennes. Ce virus est à la fois l’avatar de la globalisation – et son échec le plus patent. Extension du contrôle social, restriction des libertés, toute puissance de Big Pharma et des Gafam, dérive de la séparation des pouvoirs, faillite de notre industrie. Pour autant, ce n’est pas la fin de tout ; une solution existe pour que l’économie redevienne plus humaine, le monde plus vert et l’homme plus libre…

Et cette solution s’appelle le « localisme » ! Rien de tel pour réduire le pouvoir de la finance, restaurer une écologie créative et non plus punitive, redonner à l’homme le goût et le sens de la liberté. Revenir au plus proche, au plus concret, au plus vivant. Du rôle de l’État à la refondation de l’entreprise, les pistes ne manquent pas pour réaffirmer le droit de choisir notre destin en garantissant aux Français que nous sommes bel et bien « chez nous » ! Voilà ce que permet le localisme, voilà ce qu’explique cet ouvrage. Député européen et conseiller régional Rassemblement national, président de la fondation Identité et Démocratie, cofondateur du mouvement Les Localistes !

Hervé Juvin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont cinq chez Gallimard, dans la collection Le Débat.
Chez nous ! – Pour en finir avec une économie totalitaire – Editeur : La Nouvelle Librairie

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Conflit en Ukraine – Machiavel, toujours… – Une tribune d’Hervé Juvin

ambassadeur Russie

Confondre les causes — l’encerclement de la Russie — et les conséquences — l’invasion de l’Ukraine — constitue une erreur politique majeure. Mais elle ne dit pas tout des nouveaux rapports de force. La guerre en Ukraine échappe de plus en plus aux belligérants et devient le théâtre d’un affrontement à l’échelle du globe. Contre l’hégémonie du dollar. Contre les outils de contrôle de la finance internationale (le système Swift par exemple) au service exclusif des Anglo-Saxons. Les sanctions contre la Russie n’ont-elles pas été rejetées par plus des deux tiers de la population mondiale ? Cela devrait interroger les Européens et les inciter à sortir de l’orbite américain. La leçon de géopolitique d’Hervé Juvin.

Au moment où des édiles français proposent de changer le nom d’un lycée nommé Soljenitsyne parce qu’il est russe — savent-ils seulement quel dissident a été Soljenitsyne ? — au moment où la propagande se déchaîne jusqu’à désigner coupables ceux qui cherchent seulement à comprendre les raisons de l’invasion russe de l’Ukraine — essayer de comprendre, c’est déjà être complice ! — encore et encore, revenons-en à Machiavel. Chercher la verita effettiva de la cosa , voilà la seule ligne que tout élu, tout stratège plus encore, devrait adopter. Et si nous essayions de regarder ce qui est, au lieu de nous remplir de bonne conscience en proclamant ce qui devrait être ?

Un enjeu qui va au-delà des populations russophones

La guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine n’a plus pour enjeu la sécurité des populations russophones du Donbass et d’ailleurs, ni le respect de leurs droits, tels qu’ils étaient prévus dans les accords de Minsk. Nous en sommes loin. Ce que le pouvoir russe s’obstine à nommer « opération » est devenu une guerre à signification mondiale, qui échappe largement à la Russie elle-même. Tel qu’il se dessine avec une précision croissante, l’enjeu est la fin de la domination anglo-américaine sur le monde. Cette domination s’exerce aujourd’hui à travers le monopole du dollar dans les transactions internationales, à travers le monopole des marchés de la City de Londres, de Wall Street et du Nasdaq aux États-Unis, plus encore d’une financiarisation insoutenable de l’économie mondiale, et par une instrumentalisation constante des prétendues « institutions internationales » par la tribu anglo-américaine, l’Union européenne n’y échappant pas.

Cette domination se justifie par une prétention arrogante à détenir le « Bien » et à faire le Bien du monde sans lui, voire contre la volonté exprimée des peuples. Cette domination explique le : « deux poids, deux mesures » qui, par exemple, dispense de toutes sanctions et de tout embargo les puissances coupables des agressions sans mandat des Nations-Unies contre la Libye (le mandat se limitait à la protection de Benghazi), contre l’Irak ou les complices des terroristes islamistes, par exemple en Afghanistan (la CIA contractant avec Ben Laden à Peshawar) ou en Syrie (l’invention britannique des « Casques Blancs »), et paralyse toute enquête sur la responsabilité américaine dans les pandémies échappées des laboratoires sous son contrôle, dans vingt-cinq pays, en Ukraine comme en Chine, en Bulgarie comme en Géorgie ou au Kazakhstan — et à Wuhan.

Sujet majeur ; des Nations représentant 3 milliards d’habitants exigent du Conseil de Sécurité de l’ONU une enquête indépendante, qu’une administration américaine en panique refuse, mais que le sénateur Rand Paul appelle, incarnant ce peu qui demeure de liberté en Amérique. Et elle explique un fait constaté, de Dakar à Delhi et de Téhéran à Pékin ; 8 milliards d’êtres humains qui sont autant de citoyens d’une Nation, d’héritiers de cultures et de civilisations toutes différentes, liés par leur identité collective et par cette liberté qui s’appelle souveraineté, ne seront pas conduits par cinq ou six cents millions de protestants arrogants et désormais, ignorants. Ajoutons notre lecture à l’emploi à deux reprises des missiles hypersoniques par la Russie ; la cause est entendue, et la sentence est sans appel. Les militaires ont entendu le message. Les mercenaires aussi, qui quittent l’Ukraine quand ils le peuvent.

L’économie compte

Le dirigeant historique de la Malaisie, Mohammad Mahathir, l’avait déclaré ; « l’Occident a tout pour être heureux, pourquoi veulent-ils vivre au-dessus de leurs moyens ? » Déclaration modérée, venant du dirigeant d’un pays un temps ruiné par l’attaque organisée par Georges Soros et ses complices contre le ringgit, la monnaie malaise. Saturé par la propagande à quoi se réduit la prétendue « économie » libérale, les Occidentaux ne mesurent pas à quel point l’aisance qu’ils croient devoir à leur travail, leurs entreprises et au génie de leurs dirigeants doit une part décisive au monopole du dollar. À de très rares exceptions près, le prix de toutes les matières premières qui comptent est libellé en dollar, et les marchés à terme de Chicago font les cours des céréales comme celui de Londres manipule les prix de l’or. À de très rares exceptions près, toute grande entreprise poursuivant une croissance mondiale cherche à lever des capitaux sur les marchés américains, à se faire coter sur ces marchés, et utilise les services de banques, d’auditeurs et de consultants américains — sans se rendre compte qu’elle tombe sous le coup des lois américaines.

Faut-il l’écrire au passé ? Il faut l’écrire au passé. En faisant disparaître quelques semaines Jack Ma, le milliardaire fondateur d’Alibaba au moment de l’introduction en Bourse de sa filiale, Ant, le gouvernement chinois a fait savoir que l’argent ne gouvernait pas la politique de la RPC. En négociant avec la Russie un contrat d’approvisionnement d’énergie à bon compte, en rouble contre roupie, l’Inde envoie un signal que renforce la décision des Émirats arabes unis de vendre du pétrole en yuan, hors dollar — au moment même où le nouveau maître des destinées de l’Arabie Saoudite refuse de prendre Joe Biden au téléphone. Le fait est que le dollar est en train de perdre sa fonction de référence sur les marchés de l’énergie.

La conclusion pourrait être : avec le monopole des transactions sur les matières premières, le dollar perd sa centralité dans le système monétaire mondial. Elle s’exprime autrement ; depuis le coup d’État monétaire de Nixon, le 15 août 1971, rendant le dollar non convertible en or, depuis une série d’escroqueries américaines, la moins commentée et la plus décisive étant sans doute la substitution de la comptabilité à valeur de marché (« market value ») à la comptabilité à valeur historique au début des années 2000, les États-Unis et, dans une moindre mesure, leurs alliés européens, bénéficient d’un niveau de vie surévalué de quelques 30 %. Qu’ils en profitent tant qu’il est temps !

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Guerre en Ukraine – Hervé Juvin : « Je crains que la grande perdante de l’histoire soit l’Europe »

Hervé Juvin

Les deux impérialismes anglo-saxon et russe, le rôle déstabilisateur du Royaume-Uni dans la crise, la défaite terrible de l’Union européenne qui sera la première victime des sanctions lancées contre la Russie : alors que le président russe Vladimir Poutine lance l’offensive en Ukraine, l’eurodéputé (RN) et expert en géopolitique Hervé Juvin, grand connaisseur de la Russie, détaille, dans un entretien réalisé ce 23 février par Boulevard Voltaire, les grands enjeux de ce conflit majeur en Europe.

Vous êtes euro député et membre du groupe Identité et Démocratie. Vous êtes auteur, essayiste et vous avez écrit de nombreux ouvrages d’économie et de géopolitique. Je vous remercie d’accorder une interview à Boulevard Voltaire. Aujourd’hui, nous allons parler de l’Ukraine.

Que se passe-t-il en Ukraine ? Comment a-t-on pu arriver à un niveau de tension aussi élevé ?

C’est plus qu’un niveau de tension. Nous sommes face à des opérations militaires dont nous savons assez peu de choses sinon qu’elles sont intenses, qu’elles opposent des milices et des mercenaires côté ukrainien aux forces des Républiques autonomes du Donbass. Ces combats sont intenses. Certains parlent de combats de chars. Il y a des victimes et une évacuation massive de civils. Plusieurs dizaines de milliers sont en train de quitter les régions de Donetsk et de Louhansk pour se réfugier vers la Russie. Nous sommes dans une situation qui tourne à la guerre et qui naturellement provoque l’inquiétude de toutes les grandes puissances.

Que s’est-il passé entre 2014 et 2022, alors que la guerre était « stabilisée » ?

Le front a toujours été chaud. On parle d’une dizaine de milliers de victimes depuis 2014 et depuis le coup d’État organisé à Kiev par les services américains, par l’argent américain et par Victoria Nuland qui se félicite d’ailleurs d’avoir dépensé un milliard de dollars pour réussir ce coup d’État.

Nous sommes dans une situation qui nous impose de revenir à l’histoire.

L’histoire interprétée très différemment selon qu’on soit à l’Est ou à l’Ouest est l’histoire du berceau de la Russie. À l’origine, la Russie c’est Kiev, c’est la conquête mongole, c’est l’éparpillement du royaume. Le coeur de la Russie a commencé à battre à Kiev et on ne peut pas l’oublier. Ce sont ensuite les vicissitudes d’une histoire qui font que l’Ukraine indépendante n’a pratiquement jamais existé. Il y a eu une Ukraine indépendante à peu près entre 1917, la Révolution russe et 1921. Ensuite, il y a eu une Ukraine indépendante dont l’indépendance doit tout à la décision de l’Union soviétique de dissoudre la fédération, dont les frontières doivent tout à des tracés assez aléatoires réalisés du temps de Khrouchtchev.

On a un État dont l’Ouest dit qu’il a tous les privilèges d’un État-nation souverain dont les Russes ont quelques raisons de penser que d’une manière ou d’une autre, il fait toujours partie de la communauté de vie et de la communauté politique russe.

J’ajouterais que la différence saute aux yeux. À l’ouest de l’Ukraine, la population est polonaise parce qu’elle a appartenu à la Pologne. Une partie de la population se sent très proche de la Hongrie et serait disposée à se retrouver hongroise. Je crois d’ailleurs que les passeports hongrois sont largement distribués à l’ouest de l’Ukraine.

Et puis, tout à l’Est, vous avez de même qu’en Crimée, une population à 80 % russophone dont tout l’attachement se fait du côté de Moscou et de la Russie. Elle représente à peu près 20 % de la population, ce qui n’est pas rien sur quelques-unes des terres riches notamment en charbon et riche en installation industrielle. Si je puis le dire ainsi, le visage actuel de l’Ukraine n’est pas le visage d’un État-nation unifié. Le visage de l’Ukraine est le visage d’un État composé de différentes régions qui, toutes pour des raisons historiques et pour des raisons religieuses, regardent vers d’autres pays. Les uns vers la Pologne et la Hongrie et les autres vers la Russie. En clair, l’État-nation ukrainien est une création extraordinairement récente, extraordinairement fragile et extraordinairement minée par des élites corrompues et par des dirigeants qui doivent beaucoup plus à la faveur occidentale qu’au suffrage universel et à la décision de leur peuple.

À vous entendre, c’est un pays très fragmenté.

Je dirais factice. Il n’y a pas de peuples ukrainiens, mais une population à l’Ouest qui manifestement est européenne. Elle est européenne par ses comportements, par son mode de vie et par ses souhaits de consommation. Elle parle assez massivement anglais. On voit bien qu’à l’ouest de l’Ukraine, il y a une population qui ne demande qu’à se lier à l’Ouest. Et on voit bien à l’inverse qu’à l’Est on a une population, certes minoritaire, qui se sent très profondément russe. L’une des raisons du conflit actuel c’est que le gouvernement ukrainien n’a jamais reconnu les accords de Minsk qui prévoyaient d’accorder une large autonomie au territoire de Donetsk et de Louhansk et notamment il demandait la reconnaissance de la langue russe et de l’enseignement russe. Or, Kiev interdit l’enseignement du russe, tente de limiter la pratique du Russe et en même temps de museler tous les médias en russe. C’est évidemment inacceptable pour une population qui est très majoritairement russophone. En Crimée, un référendum donnerait probablement aujourd’hui 80 % de voix en faveur du rattachement à la Russie. Le sentiment, en partie légitime de nos voisins russes, c’est que l’Ouest pratique le deux poids deux mesures. Quand il s’agit de démembrer la Yougoslavie, quand il s’agit de séparer le Kosovo de la Serbie, les peuples n’ont jamais été consultés. On a fait appel à des principes juridiques sans jamais tenir compte de la réalité de la volonté notamment des Serbes orthodoxes. C’est un peu la même chose qui sévit aujourd’hui en Bosnie-Herzégovine où était mis en place un représentant doté de pouvoir absolument exorbitant. C’est un Allemand qui occupe le poste. Il fait la loi, peut révoquer des juges, peut changer à peu près tout ce qu’il veut en Bosnie-Herzégovine, sans aucun accord de la population et sans jamais le recours au suffrage universel.

On peut considérer que l’Ouest pratique deux poids deux mesures. Faites ce que je vous dis de faire et ne faites pas ce que je fais. Il y a une loi qui s’applique à mes ennemis, je m’applique à moi-même une loi différente. On peut comprendre que dans le cas de l’Ukraine comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres situations dans le monde, nos voisins russes ne sont pas très satisfaits qu’une règle internationale soit à ce point biaisée.

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Hervé Juvin (Rassemblement national) : « Nous sommes les vrais écologistes »

10/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
«Nous sommes les vrais écologistes», a revendiqué Hervé Juvin, mardi sur le plateau du «Talk Le Figaro». L’eurodéputé, investi tête de liste du Rassemblement national (RN) dans les Pays de la Loire pour les prochaines régionales, a ainsi participé à l’élaboration du contre-projet de référendum sur l’environnement présenté mardi par Marine Le Pen à l’Assemblée nationale.

Contrairement au projet de référendum gouvernemental qui «évite soigneusement les sujets qui fâchent, ceux qui touchent à la vie quotidienne des Français», le contre-projet RN entend, à travers 15 questions, «protéger une écologie humaine, du bon sens, qui préserve la diversité des modes de vie et respecte les traditions», défend le cofondateur du Parti localiste.

Hervé Juvin a notamment déclaré ceci :

L’écologie court deux risques en France. L’un des risques est celui de l’écologisme, de la peinture verte. C’est ce que nous sert le gouvernement actuel: des gadgets qui amusent la galerie avec des dispositions anecdotiques. L’autre risque, c’est le fondamentalisme vert. L’écologie radicale, qui veut interdire les arbres de Noël et le Tour de France, liste Juvin. Je redoute beaucoup que l’écologie, victime du hold-up de l’ultra gauche, devienne une science de la triste figure. Pour moi, l’écologie c’est la joie de vivre.



Hervé Juvin : « L’Europe va changer de cap »

08/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les élections européennes approchent. Pour le candidat du Rassemblement national Hervé Juvin, pas de doute : les partis dits populistes sont sur le point de conquérir une minorité de blocage à Bruxelles.

Hervé Juvin est présenté comme le « nouvel intellectuel » du RN. Alors quelles idées apporte-t-il à Marine Le Pen ? Entretien.


Hervé Juvin : « Une vraie révolution : le gouvernement du désir »

Hervé Juvin

08/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Essayiste et consultant international, Hervé Juvin est bien connu des téléspectateurs de TV Libertés qui peuvent le suivre régulièrement dans l’émission “Juvin en libertés”. Le brillant intellectuel vient de publier chez Gallimard (Débats) un essai intitulé Le Gouvernement du désir. Pour Hervé Juvin, nous vivons une révolution de notre condition humaine sans équivalent depuis plusieurs millénaires. Cette révolution, c’est le gouvernement du désir ! Le désir est le nouveau pouvoir et il gouverne nos vies en un système devenu une machine d’apocalypse.

Pour l’auteur, le système du désir tient les peuples plus étroitement qu’aucune idéologie. Ce que l’on appelait « la libération » est devenu une contrainte. C’est par exemple en matière d’économie : la libéralisation financière marche du même pas que la libération des mœurs. Poursuivant son analyse implacable, Hervé Juvin affirme que la révolution du désir a soumis la planète et l’humanité au désir des mêmes choses, c’est à dire à la globalisation et à la perte des identités.

Pour restaurer nos libertés politiques, l’auteur prône le retour de plusieurs outils : la nation, l’écologie humaine et la prise de conscience de la nécessaire défense de la civilisation européenne face à la submersion migratoire.

Louis Aliot sera présent au Rendez-Vous de Béziers de Robert Ménard

Rendez-Vous de Béziers

17/04/2016 – France (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen l’a annoncé lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI : Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, sera présent au Rendez-Vous de Béziers qui fera de la ville de Robert Ménard, du 27 au 29 mai prochain, la capitale de la droite française.

Le plateau de ces journées se complète peu à peu de personnalités puisque François Guillaume, ministre de l’Agriculture du gouvernement Chirac sous la première cohabitation (1986-1988) et député de Meurthe-et-Moselle (RPR-UMP) de 1993 à 2007, membre de Debout la France, a rejoint la liste des participants : il interviendra à la table ronde sur l’Europe, « fin de la France ou instrument de puissance ? », en compagnie de François Billot de Lochner, président de la Fondation de service politique, et de l’essayiste et consultant international Hervé Juvin.

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

Rendez-Vous de Béziers

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identités

Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identités

L’essayiste et économiste français Hervé Juvin a été interrogé sur FigaroVox au sujet de son dernier livre, La grande séparation. Extraits.


Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identitésLa condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière: on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale. La Nation était la traduction politique de cette séparation. Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le «tout est possible» ou «le monde est à nous». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait le vivre-ensemble et le faire société. Ce que j’appelle «grande séparation», c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux États-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. (…)

On peut considérer qu’à bien des égards la mondialisation est achevée. J’ai la chance de voyager beaucoup dans le monde: il n’y a plus de jungles, de mangroves, de déserts, aussi perdus soient-ils où vous n’avez pas des gens qui sortent un téléphone portable de leur poche. La mondialisation des outils techniques – pour la plupart conçus en Occident- est à peu près aboutie. Le phénomène auquel on ne s’attendait pas, ce que j’appelle dans mon livre «l’aventure inattendue», c’est que l’uniformisation du monde est en train de réveiller les différences. L’exemple le plus frappant est celui de l’islam radical. Malraux parlait de «l’invincible sommeil de l’islam»: il y a trente ou quarante ans, l’islam était quelque chose d’endormi, d’immobile et d’assez pacifique. On peut dire ce qu’on veut sur les dérives extrémistes de l’islam, mais une chose est sûre: le retour (et dans certains cas l’invention) d’un fondamentalisme musulman (pratiques, cultes et doctrines rigoureux et agressifs) est généralement le produit direct d’une confrontation avec la modernité occidentale. (…)

Nos amis américains disent volontiers : tout homme ou femme sur cette terre n’aspire qu’à une chose: devenir un américain comme les autres. C’est la négation absolue de l’altérité. C’est aussi l’inverse du respect pour l’Autre, celui qui ne sera jamais le même, celui qui à ce titre m’aide à sentir mon identité. La paix dans le monde repose sur l’idée inverse: indépendance et différence. j’ai trop longtemps vécu et travaillé à Madagascar, eu des amis marocains, fréquenté l’Inde, je respecte trop les Malgaches, les Marocains, les Indiens, pour vouloir qu’ils deviennent des Français comme les autres. Ils ont leurs identités, leurs coutumes religieuses, leurs mœurs, qui sont éminemment respectables: au nom de quoi puis-je dire que je suis supérieur à eux? Quel droit m’autorise à dire que l’avenir d’un malgache, d’un marocain ou d’un hindou est de devenir un Français comme moi ? C’est quelque part le crime de l’universel: de penser que ce qui est bon pour moi est bon pour le reste de l’humanité.

Intégralité de l’entretien : lefigaro.fr/vox/monde/

Identité et décroissance – par Guillaume le Carbonel

Identité et décroissance – par Guillaume le Carbonel

26/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Il est une évidence qu’on ne martèle guère suffisamment dans les rangs identitaires : notre combat politique est une guerre à mort contre le capital et la société marchande. C’est une chose dont il faut être intimement convaincu. Ceux qui pensent qu’un réformisme de la logique capitaliste est possible se trompent. On ne réforme pas un système viscéralement mortifère.

Certains penseurs radicaux ont très bien défini ces phénomènes. Notre société postmoderne est minée de l’intérieur par une économie de croissance qui ne tourne plus que sur elle-même. Il y a longtemps déjà que la valeur d’usage a laissé place à la valeur d’échange, que le système génère l’accumulation de marchandises non utiles et seulement destinées à être vendues. Ce système, fondé sur la démesure, ne connaît plus aucune limite dans aucun domaine. Nous sommes entrés dans l’ère de la croissance pour la croissance, de l’accumulation illimitée du capital que le phénomène de globalisation ne fait qu’accentuer.

Serge Latouche(1) (photo) a montré que la société de croissance se base sur toute une série d’illimitations : dans la production (destruction des ressources), dans la consommation (créer artificiellement des besoins) ou encore la production de déchets. Il en est une qui pourrait passer pour secondaire et pourtant : l’illimitation politique et culturelle revêt une importance capitale. C’est la destruction méthodique de toutes les cultures, l’arasement des frontières et des barrières qui forment les identités, au nom de l’homogénéité planétaire.

Toutes les coutumes et traditions, nous dit Hervé Juvin(2), toutes les frontières et structures sociales ne sont que des « empêchements à commercer librement ». Le capital allié au progressisme effréné nous entraîne vers un marché mondial des hommes. L’immigration de masse n’est pas un hasard. La croissance repose sur une création anthropologique : l’homo economicus, sorte de consommateur illimité par addiction consumériste. Seuls ses intérêts le portent, il est le fruit de ses seules volontés et désirs. Notre époque est celle de l’avènement d’un homme nouveau, sans racines, sans origines, sans liens communautaires, rappelle Hervé Juvin. C’est tout l’intérêt du capital que de déplacer les individus là où il y a du travail et là où ils seront utiles.

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Hervé Juvin (économiste) : la sphère financière face au réel [vidéo]

Hervé Juvin (économiste) : la sphère financière face au réel [vidéo]

01/03/2014 – VIDÉO REALPOLITIK.TV Par Hervé Juvin. – Il y a peu encore, la Turquie faisait figure de premier de la classe, on a même dit que la Turquie allait prendre le leadership en Europe. Voilà que la Turquie entre en crise politique, et que la croissance se casse. Regardons également le cas du Mexique : lui aussi bon élève du développement, des institutions internationales et des classements “Doing business”, alors que certaines portions de son territoire devraient figurer parmi les zones du globe en état de guerre civile. C’est là mesurer le paradoxe de l’économie qui oublie les sociétés, et qui oublie que c’est très bien de faire de la croissance économique, mais quand les balles volent dans la rue, cela ne signifie pas grand chose en terme de “qualité de vie” et d’espoir d’une vie meilleure pour tous.

L’histoire longue : constante des peuples et des nations

L'histoire longue : constante des peuples et des nations

20/12/2013 – VIDÉO – Le monde est en train de renouer avec l’Histoire longue, avec les constantes des peuples, ces courants lents et profonds qui déterminent l’Histoire. On en prendra quelques exemples au hasard avant de revenir sur le cas de l’Ukraine et de la Russie. Intervention d’Hervé Juvin pour Realpolitik.tv

Impasse sur le financement de la croissance européenne

Impasse sur le financement de la croissance européenne

18/12/2013 – VIDÉO – L’Union européenne s’interroge sur la manière de financer sa croissance et la révolution économique qui vient. Une agence de notation, Fitch, a récemment indiqué qu’il manquera probablement 500 milliards d’euros pour financer la croissance européenne. Intervention d’Hervé Juvin pour Realpolitik.tv

Agroalimentaire : le modèle breton en question, par Hervé Juvin (vidéo)

Agroalimentaire : le modèle breton en question, par Hervé Juvin (vidéo)

À la suite de la fermeture d’un des abattoirs GAD et de mauvaises nouvelles concernant l’emploi dans le secteur agroalimentaire et la compétitivité de l’agroalimentaire breton, la région Ouest de la France s’agite ; proteste contre l’éco-taxe ; remet en cause un certain nombre des charges qui lui sont imposées ; et n’est pas loin de remettre en cause – d’une façon ou d’une autre – son exception par rapport à la République. Source : Realpolitik.tv

Géopolitique américaine et jeu diplomatique aux Proche et Moyen-Orient (vidéo)

Géopolitique américaine et jeu diplomatique aux Proche et Moyen-Orient

Le monde change, et nous devons nous rappeler que les grands événements arrivent souvent “sur des ailes de colombe”, ce qui signifie que les événements qui façonnent le monde de demain sont souvent précédés de signaux imperceptibles, de glissements que très peu décèlent et qui pourtant ont d’immenses conséquences. Source : Realpolitik.tv