Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

[box class=”info”] La traditionnelle cérémonie des Bobards d’Or (*) qui aura lieu le 20 mars excite la convoitise des journalistes. Dans Le Monde du 6 mars 2012, Elise Vincent tente sa chance avec une subtile catégorie de bobard : le bobard par euphémisation. Ou comment la colonisation d’une ville se fait « en douceur ». Décryptage par Michel Geoffroy.
Polémia [/box]

On saluera à sa juste valeur l’article signé d’Elise Vincent dans Le Monde du 6 mars 2012 et intitulé « Yves Béguin et Lahcen Hakki [image ci-dessus], un passage de témoin en douceur dans la boucherie ». Car c’est un modèle du genre.

L’article décrit en effet la disparition du dernier boucher « traditionnel » –entendez français de souche – situé près de l’église de Pantin, commune de Seine-Saint-Denis riche de 52.000 habitants, et son remplacement par un boucher halal (un « artisan halal », écrit joliment Elise Vincent), d’origine marocaine et naturalisé au début des années 2000 alors qu’il était encore « sans papiers ».

Mais ce « passage de témoin » (sic) au sein d’une des plus vieilles communes d’Ile-de-France (une présence humaine permanente y est attestée depuis… le IIe siècle), symbole de l’islamisation de notre pays et du changement de population qu’induit l’immigration massive, ne suggère rien d’autre au journaliste qu’un lâche soulagement. Car Elise fait de gros efforts pour nous rassurer : la « transition » se passe très bien ! L’ordre règne à Pantin.

Qu’ils sont « corrects » !

Ce Lahcen est en effet quelqu’un de très bien car il a une « certaine prestance », ce qui est important, vous en conviendrez, pour un boucher. D’ailleurs ce n’est pas un boucher halal, non, c’est un « repreneur » d’affaire en difficulté : en d’autres termes, Lahcen et les siens viennent nous aider en reprenant nos commerces en déshérence…

Et puis Lahcen a de multiples talents : on nous dit qu’il a été tailleur pour femme (sic), maçon et plâtrier avant de faire dans le halal. Car il a « toujours appris sur le tas avec les Français », nous dit-on, sans qu’Elise remarque d’ailleurs qu’il est curieux que ce « Français » parle de ses « compatriotes » à la troisième personne. L’effet de l’intégration sans doute…
Mais, heureusement, les relations entre l’ancien boucher et l’artisan halal sont excellentes : pensez donc, « je lui ai donné ma recette de merguez et une astuce pour que les côtes de veau restent tendres », déclare ce bon Yves Béguin. Et ce gentil Lahcen a placé sur sa vitrine réfrigérée des plats à tajine et des dattes d’Algérie : comme c’est touchant ! Et puis Yves est toujours accueilli « avec plaisir » par Lahcen quand il lui rend visite dans sa boucherie halal.

Ah les braves gens ! Qu’ils sont « corrects » ! comme on disait déjà en 1940.

La valise ou le chômage

Evidemment il faut lire entre les lignes pour se faire une autre idée de la situation.
Un « repreneur », ce Lahcen ? Oui mais plutôt du genre pilleur d’épaves.

On comprend que ce brave Yves Béguin n’est sans doute pas si « décontracté » que le prétend Elise car il a en réalité dû brader son affaire à « 65.000€ le fonds sans même la prise en compte du chiffre d’affaires ». En clair, des années de labeur et aucun bénéfice, dans ces villes où la composition ethnique a été bouleversée.
On apprend aussi que d’autres commerces et boucheries « traditionnels » sont repris dans les mêmes conditions : pas de repreneur de souche. Cela provoque donc en chaîne une « désaffection du métier » par effet d’éviction cumulatif des Français de souche. Une autre version de la formule « la valise ou le cercueil » utilisée en d’autres temps, puisque c’est de mort économique qu’il s’agit.

L’abattage des bouchers traditionnels

Actualité électorale oblige, Elise Vincent évoque évidemment les propos de Marine Le Pen sur l’abattage halal. Voilà Yves Béguin érigé au rang d’expert : non, « c’est archifaux que toute la viande d’Ile-de-France est halal », déclare-t-il dans le langage particulier du 9.3. Nous voilà rassurés. Mais, pas de chance : Yves ajoute que si l’abattage n’est pas halal, ce sont les… bouchers qui le deviennent ! Tout est dans la nuance, même si le résultat est bien sûr le même. Et puis avec le halal viennent les autres prescriptions alimentaires. On apprend qu’Yves vendait du vin. Lahcen, qui est un bon musulman, ne le fera plus. Notez, il accepte encore de vendre des produits bios, même s’ils ne se vendent « pas vraiment » sur ce territoire. Mais notre journaliste ne relève pas ce dernier point.

S’ils ont faim, qu’ils prennent le métro !

Mais, au fait, que deviennent ceux qui ne veulent pas manger des produits halal ?
Car « les petites mamies » – entendez les vieux Français de souche qui n’ont pas les moyens de s’enfuir du paradis multiculturel – ont du mal à pousser la porte de la boucherie de Lahcen.
Ah ! Il y a là, certes, un petit inconvénient : il faut alors compter « trois stations de métro en direction de Paris » pour trouver des rillettes ou des côtes de porc. C’est pourquoi « la plupart se sont rabattus sur d’autres viandes ». Traduisez : ne mangent plus de porc.

L’impasse

La conclusion de l’article nous éclaire sur le sens qu’Elise Vincent entend donner à tout cela : « Dans la ruelle en pente douce bordée d’immeubles gris où la boucherie poursuit sa vie, le bistrot voisin s’appelle « l’Avenir ». Quelle poésie pour les bobos !
Mais quel symbole aussi pour le peuple français : Voulez-vous vraiment un avenir halal pour vos enfants ? Et si vous ne le voulez pas, il serait temps de remonter la pente !

Michel Geoffroy

(*) BOBARDS D’OR 2012 – BOBARDS D’OR 2012 – Le vote est ouvert

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

– L’article du journal Le Monde est ici.

Image en Une : copies d’écran de l’article du Monde. De gauche à droite : Mr Yves Béguin et Mr Lahcen Hakki.

Halal : L’abattoir de Bazas (Gironde) est-il en voie de conversion ?

Halal : L’abattoir de Bazas (Gironde) est-il en voie de conversion ?

09/03/2012 – 18h50
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
La polémique sur la viande halal risque d’être relancée. La semaine dernière, l’Oaba (l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs, seule association habilitée à visiter les abattoirs français) sommait les pouvoirs publics de dévoiler la liste des établissements d’où sort de la viande certifiée halal ou casher.

Devant la gêne du gouvernement et son refus de transparence, l’organisme dévoile ce matin sur son site internet la liste des abattoirs en fonction du mode d’abattage des animaux. La raison de cette publication est claire : « nous avons décidé de répondre aux attentes des nombreux consommateurs et défenseurs des animaux qui souhaitent être informés sur les conditions d’abattage, ainsi qu’à la demande de nombreux éleveurs qui exigent de connaître le mode d’abattage de leurs animaux dans les abattoirs ».

Le seul abattoir de Gironde (Bazas) ne figure pas dans cette liste de ceux qui pratiquent les abattages « conventionnels » avec étourdissement des animaux, conformément aux textes régissant la protection animale.

Cet abattoir est même loin d’être hostile au halal. Dans un document envoyé par le Bloc identitaire à Infos-Bordeaux, la mention de la Mecque est même explicitement signalée. Ce plan d’implantation (l’établissement va bientôt s’agrandir et se moderniser) fait mention de la direction de la Mecque, afin de faciliter le travail des égorgeurs d’ovins. En effet, selon le rite islamique, les bêtes doivent se vider de leur sang, vivantes, et la tête tournée en direction de ce « lieu saint ».

Nous avons tenté en vain de prendre contact avec les responsables des abattoirs de Bazas, mais ceux-ci sont injoignables.

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands [vidéo]

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] Jouant son rôle d’avant-garde dans le débat d’idées, Polémia a, dès 2008, souligné les scandales de l’abattage rituel dont les pratiques impliquent tous les consommateurs. Polémia revient ici sur ce sujet à l’occasion de sa spectaculaire médiatisation dans le cadre de l’élection présidentielle. Nos lecteurs trouveront ici l’analyse de Guillaume Bénec’h décrivant comment la dictature des minorités religieuses et des marchands s’impose à la majorité des consommateurs et des extraits d’un article du Monde donnant le point de vue des autorités religieuses musulmanes et juives.
Polémia. [/box]

Que les musulmans pieux et les juifs religieux puissent, pour respecter leurs rites, obtenir des dérogations aux règles d’abattage après étourdissement de l’animal, c’est une chose. Que la majorité des Français soient contraints, sans le savoir et sans le vouloir, de manger de la viande abattue selon des rituels orientaux, c’en est une autre. Dans le premier cas la tolérance religieuse conduit à accepter des dérogations à la loi commune. Dans le second cas l’intolérance et les intérêts matériels de religions minoritaires débouchent sur une dictature où les minorités imposent leurs lois à la majorité.

C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui, en France, où près de 30% des bovins et près de 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable sur des chaînes d’abattage rituel.

Voir : Apéro-saucisson : Polémia fait le point sur le phénomène halal

Cette situation s’explique de trois manières :

– La logique du « pur » et de « l’impur », propre aux rites orientaux, consiste à refuser la présence de produits « impurs » à côté des produits certifiés religieusement. D’où l’élimination progressive du porc et des viandes abattues après étourdissement dans tout ce qui est collectif : restaurants d’entreprise, plateaux de voyages, cantines scolaires, grandes chaîne de restauration (affaire Quick) et même simples cocktails. Dans un pays qui se revendique de la laïcité, on a ainsi assisté à la prime à l’intolérance religieuse !

Voir : Halal : intolérance islamique et société marchande

– La logique marchande a conduit à rechercher les marchés religieux tout en cherchant la maximisation du profit. Les grandes chaînes de production (abattage, transformation) se sont donc équipées de chaînes d’abattage rituel mais, pour éviter d’avoir à les « purifier » entre deux usages, ce qui est coûteux, elles ont tendance à les utiliser en continu : une partie de la viande qui part dans le circuit normal est ainsi abattue sans étourdissement préalable. De même la recherche d’économies dans le transport et la logistique conduit à avantager les produits rituels.
Les autorités religieuses musulmanes et juives se sont alliées pour éviter l’étiquetage.

Les juifs et les musulmans représentent moins de 10% de la population française. Et tous ne sont pas religieux. Pourtant, selon les services vétérinaires 30% des bovins et 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable comme l’exigent les rituels casher et halal. L’explication est simple : ce sont l’ensemble des consommateurs français qui prennent en charge le surcoût de l’abattage rituel.

Recevant le ministère de l’Intérieur, le 7 septembre 2010, à l’occasion d’un dîner de clôture du Ramadan, Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a tenu à réaffirmer : « Le soutien des pouvoirs publics et l’action concertée avec le Consistoire central (juif) nous ont permis, après de longues batailles, de défendre au niveau européen l’abattage rituel. »

Voir : Le Conseil français du culte musulman : une influence grandissante sur les autorités françaises

C’est aussi pourquoi les ministres français se sont toujours opposés à Bruxelles et à Paris à toute forme d’étiquetage de la viande selon la forme d’abattage. S’étonnant de la volte-face électorale de Nicolas Sarkozy, Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France, a déclaré dans Le Monde du 6 mars : « Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment. » L’enjeu est ici économique : écouler auprès du consommateur non religieux les rebuts des abattages rituels : bête écartée comme « impure » par le rabbin ou arrière-trains jugés « impurs » ou moins consommés par les acheteurs religieux juifs ou musulmans. Ainsi l’absence d’étiquetage permet de faire financer les filières rituelles par ceux qui ne souhaitent pas consommer des produits rituels. Ce qui est une forme d’exploitation de la majorité par des minorités. Et de financement de leur culte.

Cette situation est clairement choquante.

Il est donc naturel de mettre en avant l’exigence d’étiquetage. Deux voies sont envisageables :

– contraindre les hommes politiques à prendre davantage en compte les libertés des majorités que les exigences des minorités ;
– ou contraindre à la base les professionnels à un minimum de transparence. Filières de proximité et bouchers de quartiers ont tout à y gagner.

Guillaume Benec’h
5/03/2012

Voir aussi sur Polémia :

Comment échapper au halal ? Obtenir la traçabilité des conditions d’abattage des bœufs, moutons et poulets !
« Garanti non halal » (Suite)

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Polémia a publié dès 2008 de nombreux articles sur l’obligation pour les consommateurs français de consommer contre leur gré de la viande abattue rituellement. L’article ci-dessous du Monde publié le 6 mars 2012 confirme en tous points les analyses précédemment avancées. Mais c’est bien le rôle de Polémia que d’être un incubateur d’idées et un brise–glace idéologique.

Le Monde 6 mars 2012 – Extraits

« C’est peu dire que les responsables juifs ont été cueillis à froid, au sortir de shabbat, par l’annonce de Nicolas Sarkozy sur l’abattage rituel, samedi 3 mars. Contre toute attente, le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle s’est déclaré pour “l’étiquetage de la viande en fonction de la méthode d’abattage”. Cet engagement revient à préciser sur les emballages si la viande vendue dans le circuit classique est issue d’un animal égorgé sans étourdissement préalable, selon la tradition musulmane et juive.

Cette annonce suscite dans la communauté une totale incompréhension”, assure le rabbin Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France sur ces questions. “Elle est pour nous illisible car jusqu’à présent la ligne du président de la République et du gouvernement était claire : pour la défense de l’abattage rituel – en limitant les abus – mais contre la politique d’étiquetage restrictif. Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment.” La communauté juive, rejointe par les responsables musulmans, se bat depuis des années contre un tel étiquetage jugé “stigmatisant” et susceptible de susciter “un boycott” et donc un surcoût de la viande.

Selon différentes sources, la volte-face de M. Sarkozy, qui survient trois semaines après les déclarations fracassantes de Marine Le Pen sur la présence de viande halal dans le circuit de distribution classique, a surpris jusque dans sa majorité. Le ministère de l’agriculture jugeait il y a quelques jours encore une telle mesure “stigmatisante”. Ce discours officiel globalement favorable à l’abattage rituel a même empêché tout débat national sur ce sujet.

A plusieurs reprises, les parlementaires UMP ont renoncé à des textes prônant l’étiquetage, sous la pression du gouvernement, sensible aux arguments des religieux et des industriels. La France est même le principal pays à défendre ces positions au niveau européen. Aussi, ce changement de pied de M. Sarkozy en pleine campagne électorale est-il perçu par certains responsables religieux comme “un mouvement de panique” face aux sujets mis en avant par le Front national.

(…)

La communauté juive s’inquiète des difficultés à écouler de la viande abattue rituellement sur le marché classique, car, selon la cacherout, seuls 30% à 40% d’un animal sont propres à la consommation, le reste se retrouvant dans le circuit conventionnel.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui (…) se dit par ailleurs “inquiet” de cette polémique qui “crée des tensions dans la société”. Pour Fateh Kimouche, responsable du site militant d’information du consommateur musulman Al Kanz, l’étiquetage est en revanche indispensable : “C’est le manque de transparence qui alimente l’islamophobie”. »

(…)

Stéphanie Le Bars

*** A l’initiative d’un parti qui défend les animaux, Animal Party, épaulé par le parti d’”extrême-droite” de Geert Wilders, le Parlement néerlandais envisage d’interdire l’abattage rituel juif et musulman dans le pays. L’abattage avec étourdissement deviendrait ainsi la norme en vigueur.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

06/02/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– On nous présente, dans l’actuel contexte de démagogie électorale tous azimuts, le développement exponentiel du halal comme un symbole de « l’islamisation » de la France alors qu’il est bien plutôt un révélateur du triomphe absolu du calcul et de la cupidité dans les sociétés occidentales.

Car sont-ce des musulmans qui gèrent et administrent les abattoirs d’Ile de France entièrement reconvertis au « halal » par souci de rentabilité et d’économies d’échelle ? Sont-ce des musulmans qui sont les actionnaires majoritaires de la société « Quick » qui impose des établissement « exclusivement halal » ? Sont-ce des musulmans qui établissent les plans marketing des grandes surfaces et garnissent leurs rayons de produits « halal » traitant l’islam comme une nouvelle « niche commerciale » parmi d’autres ?

Non, bien sûr, ce sont pour la grande majorité de purs « Français de souche » aux patronymes fleurant bon nos terroirs ancestraux, mais qui vendent du halal aujourd’hui, comme ils vendaient hier du casher et vendront demain de la bouffe bouddhiste ou scientologue, si tant est que ce marché devienne juteux.

S’il y a bel et une bien une « dhimmitude », c’est incontestablement celle envers la loi du pognon et du règne du commerce sans valeurs ni morale. L’exemple le plus caricatural étant bien sûr celui de cet élu Front national (démissionnaire) grossiste en viande halal. « Le coeur à gauche mais le portefeuille à droite », disait-on jadis des socialistes mitterandiens. Nos contemporains ont réglé l’ambivalence de cette dichotomie en se plaçant sous la devise « Pas de coeur et le portefeuille partout où il peut fructifier. »

Car c’est bien le système libéral et la logique capitaliste qui sont les principaux moteurs de l’expansion du « halal », et plus généralement de toutes les consommations « ethniques » et « communautaires ». Ce système encourageant, suscitant et même précédant les « exigences » et les revendications des diverses minorités.

Ce n’est évidemment ni par goût pour les sourates du Coran ni par soumission au « politiquement correct » médiatique que les abattoirs d’Ile de France se sont convertis au halal, mais simplement parce qu’il est moins coûteux d’avoir une production unique de bêtes abattues non étourdies.

Fort de ce constat, il convient de refuser de participer à l’artificielle « polémique » sur le halal qui bénéficie aujourd’hui à tous les tartuffes. Pour les uns, elle permet de limiter et de réduire les conséquences dramatiques de l’immigration de masse à une hypothétique expansion religieuses musulmane, pour les autres elle permet de dénigrer et caricaturer ceux qui « veulent interdire à des hommes et des femmes de manger conformément aux règles dictées par leur foi », et pour certains encore elle permet de nourrir le fantasme d’un retour de la « morale religieuse » dans la sphère publique et laïque.

C’est pourquoi il est impératif que les militants patriotes et identitaires sincères ne confondent pas l’ennemi principal et les métastases qu’il produit, et gardent toujours à l’esprit que ce qu’il faut avant tout abattre, c’est ce matérialisme mercantile sans borne, raison ni frontière dont les bénéfices sont la seule idéologie et qui se nourrit de la guerre de tous contre tous et de la fragmentation de la nation.

Xavier Eman

Crédit photo : brandsvig via Flickr (cc).

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

05/03/2012 – 08h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Les clins d’œil envers l’électorat du Front national se multiplient. Après la dernière sortie du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, associant immigration et insécurité, c’est le président de la République qui a poursuivi cette stratégie samedi à Bordeaux devant près de 8000 personnes.

Oubliant qu’il y avait été favorable, Nicolas Sarközy a déclaré que « donner le droit de vote aux étrangers, (…) c’est porter atteinte à la République, parce que c’est ouvrir la voie au vote communautaire ».

Récupérant la dernière proposition de Marine Le Pen sur l’étiquetage halal, le président de la République souhaite étiqueter la viande selon les méthodes d’abattage. Rompant avec le politiquement correct (ce qui a du faire frémir Alain Juppé, maire de Bordeaux), celui-ci s’est inquiété des vagues migratoires qui mettent depuis des années notre identité en danger : « La République ne peut accueillir dignement que si elle n’est pas submergée par une immigration incontrôlée (…) l’immigration peut être aussi un problème ».

Si les propositions du candidat ont soulevé l’enthousiasme des militants UMP, le décalage entre ses nouvelles promesses et son bilan est pourtant criant. Pourquoi Nicolas Sarközy ferait lors de son hypothétique prochain quinquennat, ce qu’il n’a pas voulu faire lors du premier ?

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » avait déclaré Charles Pasqua il y a quelques années. Il n’est pas évident que les Français, « cocus » depuis cinq ans, lui repassent la bague au doigt !

Crédit photo : DR.

« Garanti non halal » (Suite) – Par J.H. d’Avirac

« Garanti non halal » (Suite)

Article du site de la Fondation Polémia reproduit avec son aimable autorisation.

[box class=”info”] L’enthousiasme, les commentaires et les questions qui ont suivi, sur l’ensemble du Web, la parution de notre dernier article « Garanti non halal » : l’affichage est possible immédiatement ! nous conduisent à préciser les points suivants : [/box]

– Oui, le marquage, l’étiquetage ou l’estampillage « Garanti non halal » est légal et peut être immédiat dès lors qu’il n’est pas mensonger.

– Oui, ce marquage peut être évidemment étendu au « Non casher » ou aux mentions « Abattage non rituel » ou « Abattage après étourdissement », mention plus générale mais de notre point de vue moins explicite vis-à-vis du grand public.

– Oui, un commerce, par exemple une boucherie ou un restaurant, pourrait, sur sa vitrine, sur son enseigne ou sur son menu, faire figurer la mention « Viandes garanties non halal » si, et seulement si, la totalité des produits carnés commercialisés bénéficient en permanence d’une traçabilité irréprochable et démontrable.

– Oui, l’utilisation du principe de marquage « Garanti non halal » peut être étendu à des produits autres que les viandes traditionnelles crues, particulièrement pour les plats composés ou cuisinés et les conserves.

– Enfin, c’est bien sous l’impulsion du consommateur que ce marché considérable va émerger et que la filière va devoir s’adapter. Nous savons depuis la crise de la vache folle que plus de 70% des Français sont très sensibilisés (40%) ou sensibilisés (30%) aux risques alimentaires et aux questions de traçabilité. Pour 66% des Français (CREDOC 2011), l’Etat doit veiller à la sécurité des produits alimentaires. D’après TNS Sofres (étude 2011), 45% des Français considèrent même qu’un prix plus élevé pour un produit de qualité, bien tracé, n’est pas illégitime !

J.H. d’Avirac

Image : Toujours pas de « Garanti non halal » (image introuvable !)

[box class=”info”] Source : Polémia – 3/03/2012 [/box]

« Garanti non halal »: l’affichage est possible immédiatement !

« Garanti non halal »: l'affichage est possible immédiatement !

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] J.H. d’Avirac est attaché au terroir français. C’est aussi un bon praticien des méthodes de marketing. Il propose une méthode contre le tout halal. L’affichage à la base d’une « garantie non halal » proposée par les professionnels. Et exigée par les consommateurs vigilants.
Polémia
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Le tout halal, un nouveau scandale sanitaire

L’onde de choc poursuit son œuvre, l’émission de France 2 largement et judicieusement relayée par Marine Le Pen est une bombe qui jette le trouble : à la fois chez le consommateur médusé et abusé mais aussi parmi les professionnels des filières viande pris la main dans le pot de harissa. Au Salon de l’Agriculture, c’est l’obsession du moment : panique du public ; défaut de crédibilité de la filière ; manque de traçabilité ; problèmes bactériologiques majeurs (listeria, salmonelles, e-Coli…) ; souffrances animales ; taxes religieuses imposées au consommateur à son insu…

L’affaire est scandaleuse, à la fois gravissime et extrêmement complexe, contraire aux règles de la laïcité comme aux droits des consommateurs. Le plus extraordinaire est qu’une dérogation accordée exceptionnellement pour des pratiques religieuses minoritaires s’impose nolens volens comme règle à la majorité !

En première analyse on ne voit pas comment sortir à court terme de cette impasse et de ce scandale comparable à celui de l’ESB (vache folle), tant les habitudes de la filière viande au nom du moindre coût et de la rationalisation à tout va se sont ancrées dans le système ; le tout avec la complicité active des ministres s’opposant à l’obligation d’étiquetage.

L’étiquetage à la base : un avantage concurrentiel

Pourtant une voie est d’ores et déjà possible pour tous les opérateurs commercialisant avec une traçabilité irréprochable (il en existe tout de même sur le territoire national et pas seulement sous les signes officiels de Qualité) : un marquage « GARANTI NON HALAL ».

Cet étiquetage présent sur les emballages sous forme d’estampille ou plus discrètement dans la liste des ingrédients est envisageable IMMEDIATEMENT pour tous les produits sur lesquels aucun doute ne subsiste (ce sera bien là le critère d’analyse de la Direction des fraudes qui bien évidemment ne pourrait accepter qu’il y ait en la matière tromperie du consommateur que le Code du commerce protège.)

Ainsi dès demain une viande issue d’un abattoir provincial ne pratiquant pas l’abattage rituel peut clairement se prévaloir de cette indication « garanti non halal », rassurant ainsi le consommateur et engrangeant du même coup des parts de marché additionnelles. Dans le contexte actuel, c’est ce qu’on appelle un avantage concurrentiel !!!

Alors, amis bouchers, A VOS ETIQUETTES !!!

Et vous, clients, exigez-le de vos bouchers. Ou sinon, changez votre pratique !

J.H. d’Avirac
1/02/2012

Voir aussi : « Garanti non halal » (Suite) – Par J.H. d’Avirac

Image : référence de la certification hallal, mais il n’existe pas encore de référence certification non halal.
[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Halal : le conseiller régional FN démissionne

Halal : le conseiller régional FN démissionne

24/02/12 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Suite à la polémique lancée par Marine Le Pen autour de la viande halal imposée dans les assiettes des français, Paul Lamoitier, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais et l’un des plus importants distributeurs de viande halal de la région, a démissionné de ses fonctions au sein du mouvement populiste.

C’est par une lettre envoyée à Marine Le Pen qu’il a fait part de sa décision qui redonne un peu de cohérence au FN sur cette question.

C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Bruno Bilde, directeur de la communication de Marine Le Pen, en déclarant : « Paul Lamoitier n’est plus sur la ligne du Front. Il prend des positions en faveur du halal : son départ est souhaité ».

Crédit photo : BrotherMagneto via Flickr (cc).

Cet élu du Front national qui fait son beurre grâce à la viande halal

Cet élu du Front national qui fait son beurre grâce à la viande halal

Mangez-vous halal ? Depuis quelques jours, la polémique autour de la viande halal fait la une des médias français. Le 18 février, Marine Le Pen, présidente du Front National et candidate à l’élection présidentielle de 2012, a jeté un pavé dans la mare en affirmant que la totalité de la viande vendue en Ile-de-France était halal. L’eurodéputé d’extrême droite a annoncé son intention de porter plainte pour «tromperie sur la marchandise».

Pourtant, les propos de Marine Le Pen sont contredits par des professionnels de la viande interrogés par Le Parisien:

«Certes, trois des quatre abattoirs de mammifères d’Ile-de-France (le quatrième est spécialisé dans le porc) pratiquent l’abattage rituel. Toute la viande abattue en région parisienne l’est selon les traditions musulmanes et juives. Ce qui ne signifie pas, comme le laisse entendre Marine Le Pen, que 100% de la viande distribuée est halal.»

De plus, le Front national n’est pas totalement étranger à la viande halal. Al Kanz, site consacré au marché halal, avait révélé en octobre 2011 le cas de Paul Lamoitier, 75 ans. Cet élu du Front national depuis mars 2010, doyen du Conseil régional du Nord-Pas de Calais, est aussi le premier fournisseur halal de cette région du nord de la France.

Début novembre, Les Inrockuptibles ont contacté Paul Lamoitier qui a confirmé sa fonction, précisant qu’il n’abattait pas le bétail et ne servait que de «grossiste».

Paul Lamoitier estime que «ceux qui combattent la viande halal ne la connaissent pas». […]

A l’époque, l’élu du Nord-Pas de Calais avait été soutenu par sa hiérarchie. […]

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire [avait, lui, déclaré] :

«Il y a une véritable incohérence entre le discours du Front et le profil de cet élu local. Pour nous au sein du Bloc identitaire, consommer du halal c’est financer l’islam et les mosquées.»

[…]
[box class=”info”] Source de ces extraits et article complet sur SlateAfrique. [/box]

Viande halal : les Français doivent être informés !

Viande halal : les Français doivent être informés !

21/02/2012 – 11h45
PARIS (NOVOpress) — Lors d’un déplacement à Lille samedi, Marine Le Pen, s’appuyant sur le dernier numéro d’Envoyé spécial a affirmé : « Il s’avère que l’ensemble de la viande qui est distribuée en Ile-de-France, à l’insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal. Tous les abattoirs d’Ile-de-France vendent du halal, sans exception. Que du halal ». L’Ile-de-France compte quatre grands abattoirs ovins et bovins. Sur ces quatre abattoirs, trois pratiquent un abattage exclusivement rituel : Ezanville, dans le Val-d’Oise, et Jossigny et Meaux, en Seine-et-Marne. Le quatrième est un abattoir de porcs. La totalité de la viande ovine et bovine produite en Ile-de-France est donc halal.

« Pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France…». On estime que la viande ovine et bovine consommée en Ile-de-France est halal à 80%

Sur les 200.000 tonnes consommées annuellement en Ile-de-France, 5.000 tonnes, soit 2,5%, sortent de ces trois abattoirs. Certains en ont conclu un peu rapidement que seuls 2,5% de la viande consommée dans la région-capitale serait halal. Ce qui est évidemment faux. Les 195.000 tonnes complémentaires viennent des grands bassins de production français, Normandie, Bourgogne, Pays-de-Loire, Bretagne, auxquels s’ajoutent la viande d’importation. Or, selon Gilbert Mouthon, professeur à l’École Vétérinaire de Maison Alfort (94) et expert auprès des tribunaux : « pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France, où on estime que 80% des moutons sont abattus selon les méthodes halal ». Quant aux viandes d’importation, on peut estimer qu’elles sont en majeure partie halal si l’on en croit ce document de 2004 (la situation a largement empiré !) sur le halal-business qui précise entre autre : « Il est remarquable que les principaux exportateurs de viandes et produits halal soient essentiellement les pays sans tradition musulmane comme l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Brésil, l’Argentine, les États-Unis, le Canada et également quelques pays européens comme l’Irlande, le Danemark (…) ». (p 15)

« Le consommateur est en droit de savoir. »

Pour le Dr Jean-Louis Thillier, auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire, le scandale du halal « c’est celui du non-respect des normes d’hygiène, conduisant à une augmentation des contaminations à l’Echerichia Colli, ces terribles bactéries qui provoquent tant d’insuffisances rénales chez les enfants. Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. »

Le consommateur a en effet le droit de refuser d’être malade, le droit de refuser d’acheter de la viande provenant d’un animal condamné à souffrir de longues minutes après égorgement, et le droit de refuser de subventionner l’implantation sur notre sol d’une volonté politique et cultuelle exogène, puisque les bêtes estampillées halal le sont moyennant une redevance aux mosquées !

Henri Dubost pour Novopress France

Crédit photo : BrotherMagneto via Flickr

Halal : les restaurants Japonais s’y mettent aussi

24/01/2012 – 16h00
PARIS (NOVOpress) –
Grande découverte grâce au restaurant Japonais Miyako dans le Val-de-Marne (94) : le document de présentation de cet établissement indique que les menus commercialisés contiennent des viandes halal (cliquer sur l’image pour la voir en entier). On ignorait jusque là que dans la culture Japonaise, les codes gastronomiques exigeaient d’employer des viandes d’animaux saignés vivants en direction de la Mecque. On frôle ici l’escroquerie sur la marchandise. En effet, le problème est qu’il s’agit d’un non-respect du client, une insulte frontale à son savoir et à son intelligence. Lorsqu’un amateur de sushi se rend dans un restaurant Japonais, c’est, dans la majorité des cas, dans l’optique d’y manger des repas traditionnels du pays du soleil levant, et non pas des repas halal faisant référence à une culture islamique. Ce cas n’est pas sans rappeler certains produits de luxe de marques Françaises, fièrement revendiqués de la sorte, et pourtant fabriqués en Chine.

En vérité, avec le Mondialisme, tout est possible. Le côté culturel, c’est à dire humain, y est évacué pour ne se focaliser que sur l’aspect mercantile, à la recherche du profit maximum, ce Graal du marchand à tendance mondialiste. Dès lors, comment s’étonner que ces derniers encouragent le métissage culturel. Comme l’expliquait des militants politiques Identitaires à deux journalistes de Sciences Po, on vend le même produit à deux métis, « il faut se creuser un peu plus le ciboulot pour vendre à un Africain et à un Français. Le métissage, c’est aussi une stratégie économique ».

Rappelons au passage qu’en mangeant de la nourriture halal, le consommateur paye une « taxe » versée aux mosquées et aux organismes musulmans qui organisent et vérifient la conformité du halal. Cette redevance contribue mathématiquement à l’islamisation de la France.

Grande-Bretagne : les députés refusent la viande halal dans leurs restaurants

Grande-Bretagne : les députés refusent la viande halal dans leurs restaurants

07/01/2012 – 18h20
LONDRES (NOVOpress) –
On est habitué dans toute l’Europe à l’hypocrisie de l’oligarchie dominante, qui impose le multiculturalisme aux peuples tout en s’en protégeant soigneusement elle-même. Mais, aux yeux de bien des observateurs, le Parlement britannique vient de battre les records du deux poids deux mesures.

Le Parlement a en effet opposé une fin de non recevoir aux députés et membres de la chambre des Lords musulmans, qui réclamaient de la viande halal dans les restaurants et cafés du palais de Westminster – lequel n’en compte pas moins de 23 –, au motif que « la méthode – trancher la gorge d’un animal sans étourdissement – est choquante pour beaucoup de leurs collègues non-musulmans ». Le « baron Ahmed of Rotherham » (Nazir Ahmed, un militant travailliste devenu le premier pair d’Angleterre musulman par la grâce de Tony Blair) a protesté en vain contre cette décision.

Alison Ruoff, membre du Synode général de l’Église anglicane, a commenté de son côté : «C’est un peu hypocrite pour le Parlement, après avoir autorisé les autres à servir de la viande halal, de la refuser dans ses propres locaux».

En 2010, le Mail on Sunday avait révélé qu’écoles, hôpitaux et restaurants servaient d’autorité de la viande halal à leurs clients. Les principaux supermarchés (Waitrose, Marks & Spencer, Sainsbury’s, Tesco, Somerfield et Co-op) avaient tous reconnu qu’ils vendaient de la viande issue de l’abattage rituel sans en informer les consommateurs. De nombreuses chaînes de restaurations rapides, dont Domino’s Pizza, Pizza Hut, KFC, Nando’s et Subway, servent également de la viande halal à l’insu de leurs clients.

Si la Grande-Bretagne continue à accepter la substitution de population, la question du halal au Parlement sera résolue (vidéo) !

NB : Le sous-titrage français de cette vidéo date de 2009. Actuellement Shahid Malik n’a plus les mêmes fonctions que celles citées dans ce sous-titrage.

Crédit photo : copie d’écran de la vidéo “Abattage rituel sans étourdissement” de l’association GAIA.

“Nicolas Sarkozy est le politique qui s’est le plus moqué de moi” : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

"Nicolas Sarkozy est le politique qui s'est le plus moqué de moi" : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

[box class=”info”] Alors que l’année 2011 s’achève, il nous paraissait intéressant de dresser un bilan de la lutte en faveur de la protection des animaux avec Brigitte Bardot, présidente de la fondation qui porte son nom.

C’est très rapidement et tout naturellement qu’elle a accepté de répondre aux questions de Novopress.

Un entretien sous forme de cri du cœur et de révolte face à la passivité du gouvernement français en matière de protection animale, notamment concernant l’abattage rituel.[/box]

 

1 – Novopress – Madame Bardot, quel bilan tirez vous de cette année 2011 en ce qui concerne la condition animale et les maltraitances qui leur sont faites ?

BB – En France, les animaux sont toujours considérés comme de la bouffe, des objets, des cobayes, alors rien ne bouge et rien ne bougera tant que nous n’aurons pas pris conscience qu’ils sont des êtres sensibles. L’homme se dit supérieur aux autres espèces animales alors cela devrait lui donner une responsabilité supérieure mais c’est tout le contraire. 2011, ne m’a pas apporté beaucoup d’espoir mais il y a eu la présentation du « Brigitte Bardot », fleuron de la flotte Sea Shepherd qui se trouve, actuellement, en Antarctique pour combattre les baleiniers japonais. L’autre bonne nouvelle c’est la fermeture effective des frontières européennes aux produits issus de la chasse aux phoques. Les autorités canadiennes annonçaient l’abattage de 400 000 phoques cette année, il y en a eu moins de 40 000 en fait puisque le marché européen ne leur est plus ouvert.

2 – Vous avez félicité récemment Vladimir Poutine pour son action de protection des phoques notamment. Estimez vous que la France a un grave retard en ce qui concerne la protection animale ?

BB – Si j’ai félicité Vladimir Poutine c’est justement parce qu’il vient de mettre à mort l’industrie de la chasse aux phoques. Il fallait que cela se sache et mon intervention a eu un écho formidable au Canada alors j’espère que cela découragera les chasseurs de partir semer la mort sur la banquise. En France nous avons une politique mollassonne, rétrograde lorsqu’il s’agit de défendre les animaux, j’ai honte de mon pays, honte d’obtenir des résultats à l’étranger mais pratiquement jamais ici.

3 – Les abattages rituels se multiplient en France et en Europe. Les Pays-Bas viennent de revenir sur l’interdiction qu’ils en avaient faite. Quelles actions envisagez-vous pour l’année 2012 afin de vous opposer à ce qui constitue à la fois une maltraitance envers les animaux et une modification profonde de nos traditions ?

BB – J’ai tout tenté pour m’opposer à ces abattages barbares, j’ai même été trainée devant les tribunaux et condamnée pour avoir dénoncé la cruauté de ces égorgements à vif. En France, nous n’avons pas le droit d’en parler alors qu’ils se sont généralisés. En Ile de France par exemple, 100 % des abattages se font sans étourdissement préalable. Cette viande est distribuée avec les certifications halal ou casher mais aussi vendue pour tous les consommateurs, sans étiquetage spécifique.

C’est scandaleux car les consommateurs sont pris en otage. D’après un rapport de l’INRA, les bovins peuvent mettre jusqu’à 14 minutes pour perdre conscience après avoir eu la gorge tranchée ! Quatorze minutes de souffrance extrême car la bête est suspendue, se retrouve sur la chaine de découpe alors qu’elle est toujours consciente, c’est une honte. En 1962 je me suis battue pour obtenir que les animaux soient étourdis avant d’être abattus, la réglementation française et européenne a imposé cet étourdissement préalable mais l’exception pour l’abattage rituel est devenue la règle générale en France. Alors je demande aux consommateurs de réagir, de ne plus consommer d’animaux pour ne plus être complices de cette horreur qui est le quotidien de nos abattoirs.

"Nicolas Sarkozy est le politique qui s'est le plus moqué de moi" : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

[box]Ci-dessus, affiche de plusieurs associations de défense des animaux et en particulier de la Fondation Brigitte Bardot que l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) a voulu interdire il y a un an. Pour plus de détails sur cette affaire voir http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40295. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. [/box]

 

4 – Vous sentez vous écoutée par les politiciens français et notamment Nicolas Sarkozy ?

BB – Non, Nicolas Sarkozy est probablement le politique qui s’est le plus moqué de moi. Je l’ai rencontré à deux reprises, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur puis lorsqu’il a accédé à la présidence. Chaque fois il m’a fait la promesse d’imposer l’étourdissement des animaux avant leur saignée sans exception lors d’un abattage rituel… Il a fait exactement le contraire et ses ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur ont sabordé les projets européens allant vers une meilleure information des consommateurs. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy car j’avais confiance en lui, maintenant que je connais mieux le personnage, je n’ai plus du tout confiance en lui et en sa politique.

5 – Les élections présidentielles approchent. Allez-vous tenter de peser sur le débat public ?

BB – Oui, ma Fondation interviendra auprès de tous les candidats pour leur présenter nos attentes et leur demander de se positionner. Nous participerons également à une grande marche unitaire, le 24 mars à Nîmes, pour interpeller publiquement les candidats.

6 – Comment faire pour les lecteurs qui souhaiteraient vous aider, rejoindre votre association ?

BB – Ce n’est pas difficile, ma Fondation ne vit que par la générosité de ses donateurs, avec mes coups de gueule à répétition contre le gouvernement vous imaginez bien que nous ne recevons aucune subvention, du reste nous n’en voulons pas, alors nous avons besoin du soutien le plus large pour pouvoir continuer le combat en toute liberté. Nous lancerons dans les prochains jours notre nouveau site internet où vous trouverez toutes les informations nécessaires pour mener, avec nous, le combat contre l’exploitation animale. En attendant, je souhaite, à vous et à vos lecteurs, une très belle Année 2012 !

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

On évoque toujours les problèmes posés en la  matière  par la souffrance animale, et par  la « taxe » de financement occulte de l’islam par les consommateurs.

Ces problèmes sont bien sûrs réels. Il en est un autre qui nous concerne tous et mérite d’être évoqué, une question essentielle et occultée : l’aspect sanitaire et de sécurité alimentaire.

Alain de Peretti
Alain de Peretti

En effet, rappelons que dans l’abattage halal, l’animal est tourné vers la Mecque, saigné sans étourdissement ;  il est pratiqué une très large incision  de la gorge jusqu’aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l’œsophage.
Cette pratique entraîne les conséquences anatomo-physiologiques suivantes :

  • Une régurgitation du contenu de l’estomac par l’œsophage, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée.
  • L’animal continue de respirer, même très fort du fait de l’agonie qui peut durer jusqu’à 1/4 h rappelons le, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes.
  • Ces matières inspirées jusqu’aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes  dans le sang d’autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine, rappelons le, est toujours en cours dans cette période d’agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes  essentiels.
  • Un risque énorme de contamination en profondeur de la viande est donc encouru.
  • On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui  se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l’animal « retient son sang ». C’est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d’ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines.
  • La longueur de l’agonie entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d’urine, le tout éclaboussant toute la zone d’abattage !!!

On voit donc bien les conséquences pour la sécurité alimentaire des consommateurs.
C’est si vrai que le règlement européen, CEE 853/2004, dans son annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage, paragraphe 7, alinéa (a) dit : « LA TRACHÉE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNÉE « ( avec une dérogation pour l’abattage rituel…).

Le problème est que, selon des estimations récentes, 50% environ de la viande consommée est maintenant halal.  Car si les musulmans sont encore minoritaires, ils ne consomment que certains morceaux, et qu’on ne peut laisser perdre le reste de la carcasse. De plus les industriels trouvent plus simple et plus profitable de n’avoir qu’une seule chaîne d’abattage : ainsi des bêtes entières qui seront consommées hors du marché halal sont néanmoins égorgées selon ce rite oriental.

Conclusion : On enfreint le sacro saint principe de précaution, pour respecter une pratique exotique irrationnelle, insoutenable sur tous les plans, basée sur une superstition moyenâgeuse absurde. Dans ces conditions, les actuelles dérogations à la règlementation européenne permettant l’abattage rituel sont elles acceptables ?

La multiplication des cas de toxi-infections alimentaires est en tous cas prévisible… et elle touchera surtout des non musulmans, inconscients de ces risques incontrôlés et dont les habitudes culinaires les amènent  à  consommer la viande beaucoup moins cuite.

Alain de Peretti, Docteur vétérinaire, pour Novopress France.

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

L’hygiène chez MacDo (censuré sur M6) [vidéo]

L'hygiène chez MacDo (censuré sur M6) [vidéo]

Cette vidéo est une enquête menée en caméra cachée, par Tony Comiti Productions sur les failles de la restauration rapide. Elle avait été censurée à l’époque (2009) dans l’émission “Zone Interdite” de M6 qui avait pourtant commandé ce reportage. Ceci suite à des pressions de McDonald’s.

L’enquête montre les précaution d’hygiène non respectées dans un restaurant McDonald’s : hamburgers laissés en vente pendant des heures et étiquettes mentionnant la date de péremption des produits remplacées par d’autres sitôt la durée de vie du produit dépassée. Ce n’est pas la première fois que des problèmes d’hygiène sont révélés chez MacDo, comme ici.

Enquête également chez KFC dont les poulets censés être tous halal ne sont pas abattus correctement selon le rite musulman tel que l’établissent les mosquées françaises (mais comme on le voit dans l’enquête tous les consommateurs de KFC, même les non-musulmans, payent quand même une “taxe halal” à des sacrificateurs musulmans et à un organisme de certification halal, soutenant ainsi financièrement l’extension de la religion musulmane en France).

Incohérences au FN : conseiller régional FN et halal

Incohérences au FN : conseiller régional FN et halal

Dans un livre paru très récemment, Derrière les lignes du Front, Immersions et reportages en terre d’extrême droite, son auteur, Jean Baptiste Malet consacre quelques lignes à la viande halal et à Paul Lamoitier. Ce dernier est conseiller régional Nord-Pas-de-Calais et agent commercial spécialisé dans la viande.

Extrait du livre :

“Plus tard, tandis que je me rends dans le bureau du conseiller régional FN Jean-Richard Sulzer, professeur d’économie à Dauphine et responsable du « Cap Eco », l’organe d’élaboration du programme du parti lepéniste, je rencontre… le plus gros fournisseur de volailles hallal de la région Nord-Pas-de-Calais… Il s’agit de Paul Lamoitier, conseiller régional FN !

— Vous vous moquez de moi ? Vous êtes sérieux ?

— Mais oui, c’est sérieux, m’affirme stoïque Jean-Richard Sulzer en bourrant sa pipe. Paul Lamoitier est le doyen de l’assemblée régionale Nord-Pas-de-Calais. C’est le plus gros fournisseur des bouchers hallal de la région.

— Je leur fournis de la volaille, c’est des gens qui payent bien, ils sont sympas, m’explique Paul Lamoitier. J’en connais même un qui vote pour nous, FN.

— Un boucher hallal ?

— Bien sûr. Moi je suis agent commercial. J’ai été vingt ans dans les aliments du bétail. Vingt ans dans les abattoirs de volaille. Et l’ j’ai une agence commerciale.

— Vous devez voir d’un mauvais œil les islamophobes qui veulent interdire le hallal.

— Oui. Dans une boucherie hallal vous avez 60 % de Français et 40 % d’Algériens ou de Marocains. Les boucheries hallal, en principe, c’est des Marocains, et quelques Algériens. Et vous savez, pour simplifier, plutôt que de faire faire des chèques tout le temps, je leur ai fait faire une lettre pour directement tirer sur leur compte. On se fait confiance, ils signent. J’ai fourni huit bouchers hallal cette semaine. Mais il faut qu’ils aient une assurance crédit. J’appelle les clients, de 6h du matin à midi, avec mon fils. Je passe les commandes à l’abattoir qui livre le lendemain. Et à la fin du mois, ils m’envoient le chiffre d’affaires. Je fais généralement trente tonnes de hallal. Il faut simplement qu’il y ait un sacrificateur qui s’oriente dans le sens de la Mecque.

— Il faut reconnaître que c’est moins casse-pied que la viande casher. Moi, je suis de confession israélite, reprend le conseiller régional FN Jean-Richard Sulzer. On n’en sort pas avec le casher, c’est compliqué. Le hallal c’est simple. Un bon poulet hallal, c’est un bon poulet. Et un poulet hallal de m…. aux hormones, c’est un poulet de m…. aux hormones. Simplement on lui coupe le cou dans le sens de la Mecque. C’est-à-dire que si dans les services publics on nous disait « Il y a des gens qui veulent manger hallal mais les ministres du culte ne prendront aucune dîme sur cette viande-là parce que c’est du poulet comme les autres », il n’y aurait aucun problème.

— Moi je fais un million de poulets vous savez, relance Paul Lamoitier. Si vous voulez, le hallal, il faut un sacrificateur. Mais ils savent bien que le sacrificateur il tue 50 poulets, et on en passe 5 000 ou 10 000 à l’heure… Les machines modernes, ça va très très vite maintenant. Il y a des machines avec lesquelles on peut en faire 15 000 à l’heure.

— L’important, c’est qu’il faut qu’il y ait le cachet de la mosquée de Paris, conclut Sulzer en caressant son chien. Y’a des bagarres entre mosquées parce qu’il y a des gros fromages en jeu”.

Crédit photo : DR.

Bientôt des yaourts halal fabriqués en Bretagne

bientôt des yaourts halal fabriqués en Bretagne

18/10/2011 – 12h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Après la viande halal, le cidre halal, un groupe laitier devrait bientôt produire des yaourts « certifiés halal » en Ille-et-Vilaine. Un choix économique qui est aussi un choix de collaboration économique avec l’Islam.

C’est le Télégramme qui donne l’information. Selon le quotidien breton un « grand groupe laitier de la région Ouest » serait sur le point de se lancer dans la production de yaourts halal. Bien sûr les regards se dirigent vers le géant de l’agroalimentaire Lactalis, basé à Laval, qui possède plusieurs usines en Ille-et-Vilaine et qui produit déjà des fromages halal. Pour l’heure, la direction du groupe n’a pas confirmé la nouvelle.

bientôt des yaourts halal fabriqués en Bretagne
Sultine, le yaourt halal belge

Lors de sa visite à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lorient en février dernier, Bruno Bernard, un consultant extérieur de la Chambre de commerce de Bruxelles, avait insisté auprès de ses interlocuteurs bretons sur les grandes opportunités qu’offre en effet le marché du halal en Europe (60 millions de musulmans) et dans le reste du monde (1,2 milliard de fidèles). Incitant les producteurs bretons à se lancer dans un marché selon lui très porteur : « Et pourquoi pas les crêpes, les biscuits ou le cidre sans alcool halal ? » déclarait, toujours selon le Télégramme, l’expert bruxellois qui fait observer que « la Bretagneest l’une des grandes régions agroalimentaires européennes. Des concurrents européens se sont déjà lancés sur le vaste marché du halal, il ne faut pas se laisser distancer».

En Belgique, la société Pure Nature-MIK SA, une PME employant 90 salariés, vient de mettre sur le marché un yaourt maigre baptisé (si l’on ose dire) Sultine. « Nous nous sommes rendus compte qu’il y a une demande pour ce type de produits sur le marché et fort de notre expérience dans la production de yaourt de qualité, nous nous sommes lancés dans la recherche d’un produit qui réponde aux attentes des consommateurs de produits halal. Sultine est un yaourt sans gélatine, produit par notre entreprise qui a été certifiée par un Imam », a déclaré à l’Echo Annick Goeminne, responsable marketing de Pure Nature.

Excellent lobbyiste du halal, Bruno Bernard multiplie les contacts avec les entreprises agro-alimentaires de Bretagne. «Je leur explique que les contraintes techniques sont minimes, c’est bien moins compliqué qu’avec l’abattage des viandes» (sic) précise-t-il au quotidien de Brest. Pour le Belge, la procédure de certification halal ne pose aucune difficulté : un expert réalise un audit industriel, un imam vient sur place pour vérifier que le procédé de fabrication est aux normes, et le tour est joué.

« Il n’est pas question de prière dans l’usine, comme on l’entend souvent», rassure Bruno Bertrand, qui se garde bien d’évoquer la redevance payée aux organismes certificateurs. Car les entreprises qui font le choix économique de produire halal font aussi le choix de financer le culte musulman et les communautés musulmanes qui s’implantent en Europe. Une collaboration économique, en quelque sorte.