La France de Macron contre la liberté d’expression

Le professeur américain Jonathan Turley a récemment dénoncé les restrictions croissantes contre la liberté d’expression, déclarant notamment: «Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression.»

Le juriste dénonçait en particulier la multiplication des lois criminalisant les «propos haineux» – comme la loi sur la «cyberhaine» en cours de discussion au parlement –, sans jamais définir ce que le législateur entend par «haine».

Résultat: les Occidentaux sont de moins en moins nombreux à croire qu’ils peuvent s’exprimer librement en public. Ainsi Turley précise-t-il que seuls 18% des Allemands considèrent qu’ils peuvent s’exprimer librement.

Cette réalité est parfaitement connue – et depuis longtemps – par les dissidents. Mais elle devient une évidence pour tous, à mesure que les lois et les procès s’accumulent.

Rien que sous l’autorité d’Emmanuel Macron – qui pourtant passe encore dans les médias français pour un «ultra-libéral»! –, au moins deux lois liberticides ont déjà été votées et une troisième est en discussion.

On se moquait naguère de l’Union soviétique en disant que le plus simple serait de limiter l’appareil législatif à ce simple texte de loi: «Tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire.»

Au train où vont les choses, nous allons bientôt en arriver là en France.

Évidemment, c’est désastreux pour la compréhension de la réalité: puisqu’il est interdit de parler de certaines choses sous peine de sanctions judiciaires, il est impossible de comprendre le monde actuel.

Tout se passe comme si des voitures tuaient toutes seules, ou que des couteaux agressifs, mais totalement autonomes, égorgeaient des malheureux!

Ajoutons que cet appareil liberticide aggrave singulièrement le « deux poids, deux mesures» qui mine la confiance des Français dans la justice de leur pays.

Il saute aux yeux, par exemple, que faire un tag sur une mosquée apparaît comme beaucoup plus grave que de mettre le feu à une église.

Désormais, l’arsenal législatif permet de sanctionner les délits d’opinion et de faire taire les adversaires politiques.

En matière d’arbitraire, je peux évoquer une affaire récente : j’ai été condamné pour diffamation pour avoir publié un lien qui renvoyait vers un article citant lui-même une enquête de VSD sur l’oligarque socialiste et homosexualiste Pierre Bergé.

Sans parler du fond du dossier, cette affaire est assez instructive. Comme je l’ai expliqué au juge, publier des liens, y compris vers des articles dont je ne partage pas tout, voire que je conteste totalement, est une chose que je pratique plusieurs dizaines de fois par jour en tant que directeur de publication. Mais des médias comme «Le Monde» ou TF1 le font, eux, des centaines de fois par jour.

Rendre juridiquement responsable du contenu de l’article vers lequel renvoie le lien revient en réalité à ruiner la logique même d’internet. C’est un peu comme si on disait que le président de la Sorbonne est nazi, parce que la bibliothèque de son université contient «Mein Kampf».

Mais il est bien évident qu’en pratique, «Le Monde» ou TF1 ne seront pas poursuivis pour le contenu des articles vers lesquels ils renvoient. L’arbitraire va s’étendre et permettre de museler les dissidents.

Reste que l’imposition du mensonge par la loi et les tribunaux ne peut durer qu’un temps. Le mensonge soviétique est tombé. Le mensonge du «Bisounoursland» français tombera lui aussi. J’espère simplement qu’il ne tombera pas sous l’effet de la guerre civile que cette propagande et cette préférence étrangère préparent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Gilets jaunes – 17 novembre : le cri d’une France qui ne veut pas mourir, par Guillaume de Thieulloy

Depuis quelques jours, un appel à multiplier les blocages le 17 novembre se répand sur les réseaux sociaux, pour protester contre la hausse du prix des carburants (liée notamment au racket fiscal du gouvernement).

J’ignore qui est derrière cet appel qui n’a pas été, à ma connaissance, revendiqué.

En revanche, je dis tout net que, personnellement, je soutiens cette mobilisation et espère qu’elle aura le plus grand succès possible – et qu’elle ne sera qu’une étape dans l’expression du ras-le-bol multiforme des Français.

C’est du populisme, me dira-t-on ? Oui, sans doute, et alors ? Bien sûr que je suis, dans cette affaire, du côté du populisme contre l’oligarchie qui piétine le peuple français !

Ce que je trouve très intéressant dans cette mobilisation réside précisément dans ce qui la fait regarder avec mépris par les « bien-pensants » : son caractère inorganisé et son caractère de réaction épidermique.

Que ce soit inorganisé est la meilleure chance que le 17 novembre soit l’occasion d’une convergence de toutes les colères.

En 2014, j’avais soutenu « Jour de colère », cette manifestation qui réunissait des Français extrêmement différents et porteurs de colères variées.

C’est la même logique de coalition des colères qui se révèle ici. Car, ne nous y trompons pas : ce n’est pas seulement la hausse des carburants et le racket fiscal qui sont en cause. C’est aussi l’impuissance organisée de l’État. C’est l’insécurité. C’est l’immigration massive.

Peut-être, d’ailleurs, le plus grave réside-t-il dans le décalage entre ce que l’État nous vole et ce qu’il en fait.

Quand ils apprennent, à quel­ques jours d’intervalle, que le prix moyen d’un litre de diesel est passé entre le 1er janvier et le 26 octobre 2018 de 1,39 à 1,51 euro, soit plus de 8,5 % de hausse en moins d’un an (et même pratiquement 40 % de hausse depuis le début de 2016), et que, dans plus de 300 villes, la nuit d’Halloween (fête d’importation, comme la plupart de ceux qui ont pris part aux « festivités » !) a été
le théâtre de scènes d’émeutes et de déprédations telles que la police était dépassée, les Français ont des raisons d’être en colère !

Ce qui est en cause, c’est aussi l’arrogance des petits marquis qui se croient au-dessus des lois pourrissant nos vies.

Le peuple français se réveille et c’est une excellente nouvelle.

Bien sûr, il y a fort à parier que ce mouvement soit caricaturé. Mais l’exaspération est telle que les caricatures, les menaces ou les appels au calme n’ont plus aucun impact. Il est significatif, d’ailleurs, que cet appel aux blocages soit soutenu par des politiciens aussi différents que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan.

Ce mouvement du 17 novembre, c’est le cri de ras-le-bol des Français. Mais c’est aussi le sursaut d’une France qui ne veut pas mourir. D’une France qui refuse le sort que lui réserve cyniquement une oligarchie si manifestement anti-française. D’une France qui n’en peut plus d’assister à l’impuissance politique théorisée. D’une France qui veut reprendre en mains son destin politique confisqué par de prétendus experts et de prétendus représentants.

On dira sans doute : une coalition de colères ne fait pas un programme de gouvernement. Certes. Mais c’est une raison de plus de travailler à l’alliance des conservateurs et des populistes qui triomphe partout en Europe et que M. Macron a justement désignée comme son ennemie. Car, avec cette alliance, non seulement nous disposerions d’un programme, mais nous disposerions aussi des personnes capables de le mettre en œuvre (et qui manquent cruellement au mouvement populiste).

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Résister au pourrissement des institutions

La campagne présidentielle aura, du moins, eu le mérite de montrer aux Français de droite, naturellement respectueux des institutions, que, parfois, trop souvent, ces institutions étaient utilisées à des fins dévoyées.

Il est vrai qu’il est assez malsain de devoir s’opposer à l’institution judiciaire, socle de l’État de droit. Mais il est bien plus malsain encore que le pouvoir politique utilise cette même institution judiciaire pour son propre intérêt partisan. Et il est aussi particulièrement grave que les affinités politiques de certains juges dictent leurs décisions juridiques.

Par définition, la justice doit être équitable et s’accommode mal du « deux poids, deux mesures » que nous constatons souvent.

Tout dernièrement encore, dans une délicate discrétion médiatique, Mme Éliane Houlette, la désormais célèbre « patronne » du Parquet national financier, a refusé d’ouvrir une enquête sur l’éventuel « cabinet noir » de l’Élysée, ainsi que sur les trafics d’influence et autres infractions décrites dans le livre « Bienvenue place Beauvau ».

Le motif de ce refus est clair et Mme Houlette l’a expliqué par écrit aux parlementaires de droite, emmenés par Bruno Retailleau et Christian Jacob, qui lui demandaient de se saisir du dossier : les données du livre « sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire ».

Soit. Mais alors comment justifier l’ouverture rapide d’une enquête préliminaire, après les révélations non moins imprécises du « Canard enchaîné » sur les emplois « présumés fictifs » (comme disent les médias, en piétinant allègrement la présomption d’innocence dont ils se gargarisent par ailleurs !) des proches de François Fillon ?

Soit Mme Houlette n’ouvre effectivement d’enquête que lorsqu’on lui fournit des éléments précis. Auquel cas, il faut supposer que le « Canard enchaîné », parallèlement à son article sur l’emploi de Mme Fillon, a fait passer au parquet des éléments plus tangibles, déterminant le PNF à ouvrir l’enquête.

Mais, alors, cela signifie que le « Canard » s’est comporté comme un auxiliaire de police et de justice, en violation de la charte de déontologie des journalistes… et que le parquet est complice d’une telle violation.

Soit Mme Houlette considère que des éléments nébuleux sont suffisants pour ouvrir une enquête sur un homme de droite, mais pas sur un homme de gauche, et c’est inqualifiable de la part d’un haut magistrat.

Dans les deux cas, cela traduit un inquiétant dévoiement de nos institutions.

Alors entendre M. Hollande, Mme Hidalgo ou M. Cazeneuve tancer les électeurs de droite comme des enfants mal élevés parce que ces derniers ont le front de s’étonner de tels dévoiements est assez mal venu !

Si ces braves gens veulent rendre service à la justice, je ne vois qu’une façon de faire : purger cette institution des voyous qui l’ont colonisée, notamment par l’intermédiaire du Syndicat de la magistrature.

Dans un État de droit fonctionnant correctement, il serait, en effet, assez logique qu’un syndicat de magistrats qui se vante publiquement d’encourager la « discrimination positive » dans les jugements de ses membres, qui insulte les parents des victimes de son laxisme, ou qui appelle à ne pas respecter la loi votée par l’Assemblée, soit dissous. Ce serait un bien pour l’État, pour les citoyens – et aussi pour les juges qui cherchent à juger selon le droit et qui sont injustement objets de méfiance de la part des Français !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site de : Les4verites.com