Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Lutter contre le séparatisme islamique ?

Après l’été sanglant que nous avons vécu, une partie du gouvernement semble se réveiller et considérer enfin que la première mission de l’État n’est pas d’accueillir la terre entière aux frais du contribuable, mais de protéger les Français.

Je dis: «une partie», car le gouvernement compte encore – et au plus haut niveau – des dangereux utopistes comme le Garde des sceaux qui a osé réemployer l’expression socialiste de « sentiment d’insécurité » pour mieux dissimuler le rôle de la «justice» dans le développement galopant de l’insécurité.

Pourtant, Emmanuel Macron a élevé le ton, ces dernières semaines, et dénonce martialement le «séparatisme islamique», contre lequel une loi devrait être votée bientôt.

Je ne peux que me réjouir que le candide technocrate parvenu au sommet de l’État, sans beaucoup d’expérience du gouvernement des hommes, découvre la réalité du danger islamique.

Mais j’avoue me méfier des gesticulations actuelles.

D’abord, je note que M. Macron refuse de regarder l’islam en face. Redisons une énième fois qu’il est faux et archi-faux que «l’islam politique», comme on dit désormais, constitue un dévoiement du « vrai islam », comme l’a encore déclaré récemment le chef de l’État.

Il suffit de feuilleter le Coran (dont je rappelle qu’il est supposé être la parole incréée de Dieu et donc ne peut faire l’objet d’aucune interprétation ni d’aucune contextualisation – à la différence notable de la Bible) pour constater que c’est bien la «révélation» islamique qui prévoit l’asservissement des femmes ou des «mécréants».

Par ailleurs, le problème n’est pas le «séparatisme». Ou plutôt n’est pas seulement le séparatisme.

Il est évident qu’il serait souhaitable que les territoires français où s’applique déjà, au moins partiellement, la charia soient reconquis.

Mais, d’une part, le séparatisme n’est pas un phénomène nouveau. Voici des années que des quartiers toujours plus nombreux passent sous une autre loi que la loi française – souvent avec la complicité des élus qui, en échange de suffrages, ferment les yeux ou encouragent.

Et, d’autre part, il y a pire que le séparatisme. Il serait peut-être temps que M. Macron et les siens prennent au sérieux nos adversaires (mais, comme leurs prédécesseurs du Front populaire avaient refusé de croire que «Mein ­Kampf» constituait le programme ­d’Adolf Hitler, ils refusent de croire que le Coran constitue le «programme» des islamistes).

Or, le Coran n’encourage pas au séparatisme, sinon en situation de minorité ou de faiblesse. Il encourage à la conquête. C’est tout différent. Au train où vont les choses, la lutte contre le séparatisme pourrait être prochainement «gagnée» par l’application de la charia à tout le territoire national!

Plus grave, le gouvernement fait mine de lutter contre le séparatisme islamique, mais il en aggrave les causes en réclamant encore plus d’immigration.

Cerise sur le gâteau, nous avons appris tout récemment – mais, à vrai dire, nous l’avions supposé dès qu’il fut question d’une loi – que la loi lutterait contre « tous les séparatismes ».

Point n’est besoin d’être devin pour comprendre que cette loi ne va pas beaucoup gêner les islamistes, mais qu’elle va attaquer les libertés de tous les Français.

Au fond, le problème n’est plus tellement que les islamistes détestent notre civilisation. Il est plutôt que ceux qui prétendent nous diriger ne voient pas pourquoi il faudrait l’aimer et la défendre. À tout prendre, les islamistes sont logiques; c’est nous qui sommes absurdes de nous donner des chefs qui nous haïssent ou nous méprisent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

La tyrannie de la communication, par Guillaume de Thieulloy

Nous vivons une époque étrange – où le virtuel et la communication ont pris le pas sur la réalité. C’est particulièrement visible en matière « d’action » politique.

Plus une mission apparaît comme régalienne, plus l’impuissance étatique est masquée par une avalanche de communication.
Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, nous avait déjà accoutumés à son omniprésence sur les plateaux de télévision.
Certes, cela ne résolvait rien des problèmes de sécurité des Français ; certes, cela ne restaurait pas les frontières, ni ne limitait l’immigration ; mais nous avions collectivement l’impression que notre sécurité était un sujet pris à bras-le-corps par nos dirigeants.
D’autant que nous pouvions constater par nous-mêmes que la sécurité … routière était bel et bien devenue une priorité et que l’État faisait, en ce domaine, preuve d’une remarquable efficacité.
Admirez les prodiges de la communication : quand le bon peuple entendait « sécurité », il comprenait « lutte contre l’immigration » – et il avait, en réalité, une chasse acharnée aux automobilistes !

Depuis 2002, les choses n’ont fait que prospérer et embellir en ce curieux domaine.
Plus ça va, plus nos dirigeants communiquent (par Twitter désormais, il faut bien vivre avec son temps !) et moins ils exercent leurs responsabilités régaliennes – tout en développant une sorte de dictature de la norme idiote qui nous paralyse tous.
À vrai dire, ces normes ne sont pas toutes absurdes. Il n’est certes pas idiot de faire attention à la façon dont nous conduisons pour éviter les accidents. Il n’est pas non plus inepte de porter un masque pour éviter de contaminer nos anciens.
Mais ces normes sont si stupidement appliquées qu’elles ne paraissent pas avoir d’autre sens que la domestication de l’un des peuples les plus libres que la terre ait porté.

D’abord, elles sont souvent contradictoires. Ne prenons que l’exemple du masque. Il fut en mars dangereux pour la santé (mais bon pour la santé des étrangers à qui nous cédions notre stock !), avant d’être obligatoire, même à l’air libre.
Cette dictature de la communication présuppose une absence complète de mémoire de la part des citoyens. Car nous vivons sous la tyrannie du zapping autant que sous la tyrannie de l’émotion.

Cela dispense nos valeureux dirigeants d’avoir la moindre ligne politique (en tout cas compréhensible du commun des mortels). Il est ainsi absolument impossible de comprendre quelle rationalité a présidé aux décisions prises en réponse à la crise sanitaire.
Nos « responsables » ont si bien dit tout et le contraire de tout, saturant l’espace médiatique par des annonces anxiogènes et des mesures contradictoires, que la perception même de la réalité nous est désormais à peu près inaccessible.
Malgré les changements technologiques apportés par les réseaux sociaux, nous sommes revenus à l’ère de la nomenklatura soviétique ou du mandarinat impérial : des hordes de technocrates alignent consciencieusement rapport sur rapport, statistique sur statistique, sans avoir jamais le moindre contact avec le monde réel – et, malgré cela, elles semblent persuadées de dominer le réel !

Logiquement, en ces temps de tyrannie communicationnelle, le délit d’opinion est devenu considérablement plus grave que l’assassinat ou le viol – ce qui permet d’occulter la réalité qui gênerait nos politicards.
Mais il n’est pas nécessaire d’être prophète pour annoncer que le réel se rappellera tôt ou tard à notre bon souvenir !

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Vers une alliance des droites pour chasser les traîtres ?, par Guillaume de Thieulloy

ivan-rioufol

Ivan Rioufol est l’un des très rares journalistes de droite à demeurer actif au sein de la « grande presse » – « Le Figaro » en l’occurrence.

Son dernier petit livre mérite de franchir le mur du silence, dont ses éminents confrères vont vraisemblablement le couvrir, faute de pouvoir y répondre par des arguments rationnels.

« Les traîtres », ce sont les politiciens qui, depuis des décennies, ont choisi délibérément de mener des politiques contraires aux intérêts de la France et des Français.

Car, on l’oublie – ou plutôt on l’occulte – trop facilement, le déclin est un choix politique.

À droite comme à gauche, les dirigeants « français » ont assumé le préjugé selon lequel la France était de l’histoire ancienne et qu’il fallait tourner la page.

C’est au nom de cette idée absurde que l’on a créé un monstre supranational à Bruxelles qui, incapable de trouver une position diplomatique commune entre Berlin, Paris ou Rome, prétend nous dicter la forme des concombres que nous mangeons ou le diamètre des robinets de nos salles de bains !

C’est au nom de cette idée absurde aussi que l’on a fait venir des millions d’étrangers inassimilables en France – et des dizaines de millions en Europe.

Encore aujour­d’hui, alors que le désastre est évident, même pour l’observateur le moins attentif, d’innombrables commentateurs continuent de croire – ou de faire semblant de croire – que toutes les cultures se valent et que les hommes sont de simples pions aisément interchangeables.

C’est peut-être vrai quand l’homme tient le rôle du consommateur.

Ça l’est déjà beaucoup moins quand il devient producteur. Il est bien connu que nous « importons » des bac – 5 et que nous « exportons » des bac + 5. Qui oserait prétendre que cela n’a aucune conséquence sur le niveau général de qualification ? Et, même à niveau de qualification supposé égal, qui oserait affirmer que les milliers de médecins que nous « importons » du Maghreb ont reçu la même formation qu’à la faculté de médecine de Paris ?

Mais, surtout, il est complètement délirant de croire que les hommes sont interchangeables quand ils tiennent un rôle non économique, à commencer par celui de citoyen.

Chacun sait que l’immigration islamique est pour beaucoup dans l’épidémie de viols qui sévit depuis quelques années. Bien sûr, il y a toujours eu des détraqués dans toutes les sociétés. Mais il n’est pas exactement identique d’avoir été éduqué au respect de la femme par les chansons de geste et d’avoir été éduqué selon le modèle coranique à croire que les femmes sont un « champ de labour », voire le butin du vainqueur.

Comme le dit très bien Rioufol, c’est contre ces dirigeants traîtres à la nation que les gilets jaunes se sont soulevés.

Qu’ils aient été, ensuite, gangrenés par l’extrême gauche est une autre affaire, mais, tôt ou tard, une révolte semblable obtiendra cet objectif éminemment souhaitable : se débarrasser enfin d’une oligarchie malfaisante.

Et l’auteur donne le mode d’emploi de la réussite en ce domaine : l’alliance (que nous prônons depuis longtemps dans ces colonnes) entre la droite populaire refusant l’immigration et la droite conservatrice refusant la déculturation et le Moloch étatique qui ne sert plus qu’à entretenir l’extrême gauche antifrançaise et l’immigration.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Le choix de l’immigration contre la politique familiale, par Guillaume de Thieulloy

J’ai déjà eu l’occasion de commenter ici les déclarations de Jean-Paul Delevoye sur les retraites et l’immigration (n° 1222).

Mais, alors que le « Haut-commissaire aux Retraites » se débat – comme tant de ses congénères – dans un scandale grandissant de dissimulation de possible conflit d’intérêts, il me semble important de revenir sur l’autre aspect de sa déclaration.

Le choix de l’immigration est effectivement, en sens inverse, un refus de toute politique familiale.

Fondamentalement, le versement des pensions dépend de deux critères : l’état de l’économie et l’état de la démographie.

C’est évidemment ce que pointait maladroitement Jean-Paul Delevoye en rêvant à ses 50 millions d’immigrés.

Je n’insiste pas, une nouvelle fois, sur le fait que cette immigration ne pourra évidemment pas maintenir l’économie au niveau où elle se trouve aujourd’hui – et qu’au contraire, elle pèsera lourdement sur les comptes publics.
Mais Jean-Paul Delevoye a tout de même raison sur un point : même en pur régime de capitalisation, s’il n’y a plus d’actifs, il n’y a plus de pensions.
Nous avons donc deux choix : soit privilégier la politique familiale, soit privilégier l’immigration.

De toute évidence, pour la France qui n’a jamais été – quoi qu’en dise la propagande – ni une terre d’immigration, ni une terre d’émigration (seulement, parfois, une terre envahie quand l’affaiblissement de l’État rendait ses richesses particulièrement alléchantes pour ses voisins), la solution migratoire est une mauvaise solution, du point de vue de la cohésion nationale comme du point de vue économique.
Même les États-Unis, pourtant bâtis par l’immigration (et une immigration qui apporte économiquement au pays) commencent, pour la première fois de leur histoire à s’intéresser à la politique familiale.

Ainsi Marco Rubio, qui déclarait encore voici quelques années que toute politique familiale était un premier pas vers le socialisme, vient-il de déposer un plan en faveur d’une politique familiale – très proche de celle du gouvernement hongrois.

Au contraire, en France, alors que nous avions une politique familiale efficace – issue du catholicisme social, puis de Vichy et du gouvernement provisoire de 1944 – et que celle-ci a porté des fruits remarquables (nous permettant notamment de rattraper le retard démographique sur l’Allemagne qui nous avait coûté si cher en 1870, 1914 et 1939), nous la détruisons méthodiquement.

Il est symptomatique que les mères de famille soient les principales perdantes de la réforme des retraites actuellement en discussion.
Les « élites » françaises ont fait un choix clair : elles préfèrent l’immigration à la politique familiale (bien que cette dernière soit nettement plus économique et, surtout, nettement plus naturelle et profitable pour le pays).

Il faudra bien qu’elles en paient un jour les conséquences électorales.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Racisme? Vous voulez vraiment qu’on en parle?, par Guillaume de Thieulloy

Lilian Thuram

Voici des années que, dans ces colonnes, nous nous opposons aux lois liberticides issues de la funeste loi Pleven de 1972 – et, depuis, maintes fois aggravée, y compris abondamment sous l’actuel gouvernement.

Je conteste résolument que toute «discrimination» soit nécessairement de la «haine».

Je conteste résolument que le fait d’observer des différences entre les hommes soit nécessairement du racisme – au sens de l’idéologie (profondément de gauche, je vais y revenir) d’une hiérarchisation des races.

Et je conteste résolument que le parlement soit en mesure de fixer les canons du débat public, en disant le vrai et le faux, ou en prétendant lutter, comme la récente loi Avia, contre une «cyber­haine» jamais définie.

Il est insupportable que la droi­te traditionnelle qui, par ses racines chrétiennes en particulier, a toujours défendu la thèse d’une unité de l’humanité soit en permanence soupçonnée, par les idéologues de l’anti-racisme, de mépriser «l’autre».

C’est d’autant plus paradoxal que l’accusateur est souvent issu de la gauche qui promut naguère, sous couvert d’évolutionnisme plus ou moins scientiste et progressiste, le racisme proprement dit – c’est-à-dire la hiérarchisation des races et l’abolition de toute différence de nature entre l’homme et les primates (le Noir se trouvant chez Voltaire, Darwin et quelques autres mentors du merveilleux monde moderne, à mi-chemin entre le chimpanzé et le Blanc).

Mon opposition radicale, tout à la fois au racisme et à l’idéologie anti-raciste, est l’une des raisons de mon soutien à l’action de l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne) – parmi d’autres raisons comme la nécessité de lutter dans les prétoires contre le racisme anti-français et les actes anti-chrétiens qui font l’objet, de la part de caste politico-médiatique d’une étrange indulgence.

C’est assez dire que j’ai savouré cette ahurissante déclaration de Liliam Thuram, footballeur reconverti dans l’anti-racisme: «Il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. C’est quelque chose qui dure malheureusement depuis des siècles.»

D’abord, j’ignore ce qu’est la «culture blanche». Je connais une culture européenne, une culture française, ou une culture arabe (car, que je sache, les Arabes sont blancs!); pas de culture blanche.

Même la très gauchiste Licra a toussé en se plaignant, au nom de «l’universalisme républicain», de «l’essentialisation» (quel jargon délectable!) d’un groupe humain.

Quand Thuram dit que les Blancs pensent être supérieurs, il entretient, volontairement ou non, une confusion néfaste.

Il parle vraisemblablement du racisme moderne. Or celui-ci ne dure pas depuis des siècles, mais simplement depuis l’évacuation brutale du christianisme hors de l’espace public par les «Grands ancêtres» de la gauche.

Peut-être aussi parle-t-il de l’esclavage. Mais, alors, il «amalgam» indûment les «Blancs» chrétiens qui, lentement mais sûrement, s’opposèrent à l’esclavage, et les «Blancs» musulmans dont certains le légitiment encore au nom d’une lecture littérale du Coran.

Est-il besoin d’ajouter que cette insistance sur le racisme blanc permet opportunément d’oublier le racisme anti-blanc?

La mort de Robert Mugabe, le dictateur du Zimbabwe, responsable de la ruine de son pays, notamment par sa chasse sanglante aux fermiers blancs, aurait pourtant été une bonne occasion d’y réfléchir!

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Emmanuel Macron et l’inversion accusatoire, par Guillaume de Thieulloy

À L’occasion de l’anniversaire du débarquement en Provence, Emmanuel Macron a notamment déclaré : « Je crois très profondément que ce que notre pays, notre continent sans doute, et le monde occidental traversent aujourd’hui, est une crise profonde de doute, mais réside aussi parfois dans l’oubli du courage, dans l’esprit de résignation, dans les petits abandons. Ce qui porte notre pays ce sont ces siècles de bravoure, c’est cette force d’âme, c’est cet esprit de résistance. C’est ce fait qu’il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun, cet amour de la France, c’est ce qui doit nous réconcilier. »

Nous serions tentés d’applaudir si M. Macron avait une légitimité quelconque à tenir un tel discours. Hélas, il n’en est rien.

L’amour de la France, l’actuel chef de l’État l’a piétiné à maintes reprises, accusant notamment son propre pays – et à l’étranger ! – de crimes contre l’humanité en Algérie.
Les malheureux Algériens qui, voici quelques mois, manifestaient contre le régime corrompu de Bouteflika au cri d’« Algérie française », avant de rejoindre les geôles sordides du FLN, ont dû apprécier !

De façon générale, ni l’histoire de notre pays, ni la beauté de ses paysages ne semblent émouvoir notre président.

Technocrate déraciné, il pense que la France n’a pas d’avenir et que l’heure est venue pour la « gouvernance » (pour employer le sabir en vigueur) européenne, en attendant sans doute la « gouvernance » mondiale.

Comment donc pourrait-il sortir notre France du doute ?

Il semble n’avoir aucune idée de ce qui a forgé l’identité de notre peuple – et, d’ailleurs, le mot même d’identité semble un gros mot pour ses soutiens.

Quant à l’esprit de résignation et d’abandon, c’est se moquer du monde que d’oser l’évoquer quand on est comptable du double bilan du quinquennat précédent et du quinquennat actuel !

Qu’est-ce que la loi Avia contre la « cyberhaine », sinon une façon particulièrement perverse d’acheter la « paix sociale » avec les banlieues de l’islam au prix de la liberté de tous les Français ? Cet aveuglement volontaire sur la réalité islamique n’est-il pas l’archétype de l’oubli du courage ?

Mais, surtout, il est ahurissant d’entendre l’homme d’État qui, en 70 ans, a le plus fait contre les libertés des Français et qui a le plus insulté les plus modestes affirmer tranquillement qu’« il n’y a rien en France au-dessus de la liberté et de la dignité de chacun ».

C’est d’autant plus ahurissant que, dans le même discours, Emmanuel Macron a implicitement accusé les gilets jaunes d’avoir divisé le pays par la violence.

Chacun sait que ces violences avaient tout à voir avec l’extrême gauche, choyée par les gouvernements successifs, et rien avec les gilets jaunes.

Chacun sait surtout que la révolte des gilets jaunes est une révolte pour la liberté et pour la dignité des Français.

Même dans la torpeur estivale, une telle inversion accusatoire aurait dû susciter des réactions indignées. Mais l’opposition reste aux abonnés absents.

J’avoue qu’entendre un tel discours dans la bouche d’un tel homme et n’entendre aucune réplique médiatique ou politique, ne me rassure pas sur la santé de notre pauvre pays.

Il est vrai qu’elle était en plus mauvais état en 1944, quand les troupes de de Lattre ont débarqué en Provence. Mais l’esprit de résistance était plus fort, alors. Aujourd’hui, ne semble subsister que le mensonge et l’esprit de soumission – soumission à l’islam comme au nihilisme.

Comme le rappelait Soljénitsyne à Harvard, seul le courage permet de s’opposer au totalitarisme – et le courage manque cruellement aujourd’hui.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

La France de Macron contre la liberté d’expression

Le professeur américain Jonathan Turley a récemment dénoncé les restrictions croissantes contre la liberté d’expression, déclarant notamment: «Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression.»

Le juriste dénonçait en particulier la multiplication des lois criminalisant les «propos haineux» – comme la loi sur la «cyberhaine» en cours de discussion au parlement –, sans jamais définir ce que le législateur entend par «haine».

Résultat: les Occidentaux sont de moins en moins nombreux à croire qu’ils peuvent s’exprimer librement en public. Ainsi Turley précise-t-il que seuls 18% des Allemands considèrent qu’ils peuvent s’exprimer librement.

Cette réalité est parfaitement connue – et depuis longtemps – par les dissidents. Mais elle devient une évidence pour tous, à mesure que les lois et les procès s’accumulent.

Rien que sous l’autorité d’Emmanuel Macron – qui pourtant passe encore dans les médias français pour un «ultra-libéral»! –, au moins deux lois liberticides ont déjà été votées et une troisième est en discussion.

On se moquait naguère de l’Union soviétique en disant que le plus simple serait de limiter l’appareil législatif à ce simple texte de loi: «Tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire.»

Au train où vont les choses, nous allons bientôt en arriver là en France.

Évidemment, c’est désastreux pour la compréhension de la réalité: puisqu’il est interdit de parler de certaines choses sous peine de sanctions judiciaires, il est impossible de comprendre le monde actuel.

Tout se passe comme si des voitures tuaient toutes seules, ou que des couteaux agressifs, mais totalement autonomes, égorgeaient des malheureux!

Ajoutons que cet appareil liberticide aggrave singulièrement le « deux poids, deux mesures» qui mine la confiance des Français dans la justice de leur pays.

Il saute aux yeux, par exemple, que faire un tag sur une mosquée apparaît comme beaucoup plus grave que de mettre le feu à une église.

Désormais, l’arsenal législatif permet de sanctionner les délits d’opinion et de faire taire les adversaires politiques.

En matière d’arbitraire, je peux évoquer une affaire récente : j’ai été condamné pour diffamation pour avoir publié un lien qui renvoyait vers un article citant lui-même une enquête de VSD sur l’oligarque socialiste et homosexualiste Pierre Bergé.

Sans parler du fond du dossier, cette affaire est assez instructive. Comme je l’ai expliqué au juge, publier des liens, y compris vers des articles dont je ne partage pas tout, voire que je conteste totalement, est une chose que je pratique plusieurs dizaines de fois par jour en tant que directeur de publication. Mais des médias comme «Le Monde» ou TF1 le font, eux, des centaines de fois par jour.

Rendre juridiquement responsable du contenu de l’article vers lequel renvoie le lien revient en réalité à ruiner la logique même d’internet. C’est un peu comme si on disait que le président de la Sorbonne est nazi, parce que la bibliothèque de son université contient «Mein Kampf».

Mais il est bien évident qu’en pratique, «Le Monde» ou TF1 ne seront pas poursuivis pour le contenu des articles vers lesquels ils renvoient. L’arbitraire va s’étendre et permettre de museler les dissidents.

Reste que l’imposition du mensonge par la loi et les tribunaux ne peut durer qu’un temps. Le mensonge soviétique est tombé. Le mensonge du «Bisounoursland» français tombera lui aussi. J’espère simplement qu’il ne tombera pas sous l’effet de la guerre civile que cette propagande et cette préférence étrangère préparent.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Gilets jaunes – 17 novembre : le cri d’une France qui ne veut pas mourir, par Guillaume de Thieulloy

Depuis quelques jours, un appel à multiplier les blocages le 17 novembre se répand sur les réseaux sociaux, pour protester contre la hausse du prix des carburants (liée notamment au racket fiscal du gouvernement).

J’ignore qui est derrière cet appel qui n’a pas été, à ma connaissance, revendiqué.

En revanche, je dis tout net que, personnellement, je soutiens cette mobilisation et espère qu’elle aura le plus grand succès possible – et qu’elle ne sera qu’une étape dans l’expression du ras-le-bol multiforme des Français.

C’est du populisme, me dira-t-on ? Oui, sans doute, et alors ? Bien sûr que je suis, dans cette affaire, du côté du populisme contre l’oligarchie qui piétine le peuple français !

Ce que je trouve très intéressant dans cette mobilisation réside précisément dans ce qui la fait regarder avec mépris par les « bien-pensants » : son caractère inorganisé et son caractère de réaction épidermique.

Que ce soit inorganisé est la meilleure chance que le 17 novembre soit l’occasion d’une convergence de toutes les colères.

En 2014, j’avais soutenu « Jour de colère », cette manifestation qui réunissait des Français extrêmement différents et porteurs de colères variées.

C’est la même logique de coalition des colères qui se révèle ici. Car, ne nous y trompons pas : ce n’est pas seulement la hausse des carburants et le racket fiscal qui sont en cause. C’est aussi l’impuissance organisée de l’État. C’est l’insécurité. C’est l’immigration massive.

Peut-être, d’ailleurs, le plus grave réside-t-il dans le décalage entre ce que l’État nous vole et ce qu’il en fait.

Quand ils apprennent, à quel­ques jours d’intervalle, que le prix moyen d’un litre de diesel est passé entre le 1er janvier et le 26 octobre 2018 de 1,39 à 1,51 euro, soit plus de 8,5 % de hausse en moins d’un an (et même pratiquement 40 % de hausse depuis le début de 2016), et que, dans plus de 300 villes, la nuit d’Halloween (fête d’importation, comme la plupart de ceux qui ont pris part aux « festivités » !) a été
le théâtre de scènes d’émeutes et de déprédations telles que la police était dépassée, les Français ont des raisons d’être en colère !

Ce qui est en cause, c’est aussi l’arrogance des petits marquis qui se croient au-dessus des lois pourrissant nos vies.

Le peuple français se réveille et c’est une excellente nouvelle.

Bien sûr, il y a fort à parier que ce mouvement soit caricaturé. Mais l’exaspération est telle que les caricatures, les menaces ou les appels au calme n’ont plus aucun impact. Il est significatif, d’ailleurs, que cet appel aux blocages soit soutenu par des politiciens aussi différents que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan.

Ce mouvement du 17 novembre, c’est le cri de ras-le-bol des Français. Mais c’est aussi le sursaut d’une France qui ne veut pas mourir. D’une France qui refuse le sort que lui réserve cyniquement une oligarchie si manifestement anti-française. D’une France qui n’en peut plus d’assister à l’impuissance politique théorisée. D’une France qui veut reprendre en mains son destin politique confisqué par de prétendus experts et de prétendus représentants.

On dira sans doute : une coalition de colères ne fait pas un programme de gouvernement. Certes. Mais c’est une raison de plus de travailler à l’alliance des conservateurs et des populistes qui triomphe partout en Europe et que M. Macron a justement désignée comme son ennemie. Car, avec cette alliance, non seulement nous disposerions d’un programme, mais nous disposerions aussi des personnes capables de le mettre en œuvre (et qui manquent cruellement au mouvement populiste).

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Résister au pourrissement des institutions

La campagne présidentielle aura, du moins, eu le mérite de montrer aux Français de droite, naturellement respectueux des institutions, que, parfois, trop souvent, ces institutions étaient utilisées à des fins dévoyées.

Il est vrai qu’il est assez malsain de devoir s’opposer à l’institution judiciaire, socle de l’État de droit. Mais il est bien plus malsain encore que le pouvoir politique utilise cette même institution judiciaire pour son propre intérêt partisan. Et il est aussi particulièrement grave que les affinités politiques de certains juges dictent leurs décisions juridiques.

Par définition, la justice doit être équitable et s’accommode mal du « deux poids, deux mesures » que nous constatons souvent.

Tout dernièrement encore, dans une délicate discrétion médiatique, Mme Éliane Houlette, la désormais célèbre « patronne » du Parquet national financier, a refusé d’ouvrir une enquête sur l’éventuel « cabinet noir » de l’Élysée, ainsi que sur les trafics d’influence et autres infractions décrites dans le livre « Bienvenue place Beauvau ».

Le motif de ce refus est clair et Mme Houlette l’a expliqué par écrit aux parlementaires de droite, emmenés par Bruno Retailleau et Christian Jacob, qui lui demandaient de se saisir du dossier : les données du livre « sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire ».

Soit. Mais alors comment justifier l’ouverture rapide d’une enquête préliminaire, après les révélations non moins imprécises du « Canard enchaîné » sur les emplois « présumés fictifs » (comme disent les médias, en piétinant allègrement la présomption d’innocence dont ils se gargarisent par ailleurs !) des proches de François Fillon ?

Soit Mme Houlette n’ouvre effectivement d’enquête que lorsqu’on lui fournit des éléments précis. Auquel cas, il faut supposer que le « Canard enchaîné », parallèlement à son article sur l’emploi de Mme Fillon, a fait passer au parquet des éléments plus tangibles, déterminant le PNF à ouvrir l’enquête.

Mais, alors, cela signifie que le « Canard » s’est comporté comme un auxiliaire de police et de justice, en violation de la charte de déontologie des journalistes… et que le parquet est complice d’une telle violation.

Soit Mme Houlette considère que des éléments nébuleux sont suffisants pour ouvrir une enquête sur un homme de droite, mais pas sur un homme de gauche, et c’est inqualifiable de la part d’un haut magistrat.

Dans les deux cas, cela traduit un inquiétant dévoiement de nos institutions.

Alors entendre M. Hollande, Mme Hidalgo ou M. Cazeneuve tancer les électeurs de droite comme des enfants mal élevés parce que ces derniers ont le front de s’étonner de tels dévoiements est assez mal venu !

Si ces braves gens veulent rendre service à la justice, je ne vois qu’une façon de faire : purger cette institution des voyous qui l’ont colonisée, notamment par l’intermédiaire du Syndicat de la magistrature.

Dans un État de droit fonctionnant correctement, il serait, en effet, assez logique qu’un syndicat de magistrats qui se vante publiquement d’encourager la « discrimination positive » dans les jugements de ses membres, qui insulte les parents des victimes de son laxisme, ou qui appelle à ne pas respecter la loi votée par l’Assemblée, soit dissous. Ce serait un bien pour l’État, pour les citoyens – et aussi pour les juges qui cherchent à juger selon le droit et qui sont injustement objets de méfiance de la part des Français !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site de : Les4verites.com