Guillaume Bigot : « CNews a ouvert une brèche dans le barrage du politiquement correct » [vidéo]

14/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’heure est à la fin du consensus dans les médias. Un changement d’époque s’annonce, incarné par la chaîne CNews qui continue d’enchaîner les records d’audience. Jusqu’à concurrencer aujourd’hui sa grande rivale BFM TV. Mais, si l’ère du politiquement correct s’achève et que le pluralisme s’invite dans les médias, n’est-ce pas au profit d’une culture du clash et de l’invective?

Pour en parler, Sputnik donne la parole au politologue et chroniqueur de CNews Guillaume Bigot, auteur de La Populophobie: Le gouvernement de l’élite, par l’élite et pour l’élite (Éd. Plon).


Guillaume Bigot : « Le gouvernement choisit la stratégie de la peur pour faire accepter ses mesures sanitaires à la population »

29/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La Populophobie. Le gouvernement de l’élite, par l’élite et pour l’élite est le titre du dernier ouvrage de Guillaume Bigot.

Il vient de donner un entretien passionnant à Boulevard Voltaire.

Selon lui, avec la crise sanitaire, on assiste à la mise en place de « mesures suspensives de nos libertés » et « le divorce est consommé entre les gouvernants et les gouvernés ».


Guillaume Bigot, après l’attentat de Conflans : « On assiste à un retournement de veste des politiques sur l’islamisme »

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on assiste à de nombreuses prises de parole de la part des politiques ayant la volonté d’engager « la guerre » contre l’islamisme.

Guillaume Bigot, qui vient de publier La Populophobie (Plon), s’interroge sur la portée de la parole de la classe politique et se dit « écœuré » devant l’hypocrisie de ceux qui dénoncent l’islamisme après avoir souvent « cherché l’accommodement » .

Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on sent une volonté de la part de nos politiciens d’engager la guerre, pour reprendre leurs mots contre le terrorisme islamiste. Cependant, derrière les mots, on attend encore une action claire. Le moins que l’on puisse dire, la parole est assez chaotique. Quelle est votre opinion sur la parole politique ?

Est-ce que la parole politique porte encore ? Cela nous ramènerait aux origines de la réflexion politique dans un grand livre d’Aristote qui distingue la parole tout court et la parole qui a vocation à devenir des actes. Le propre de la parole politique n’est pas du tout une parole verbale, si j’ose dire, mais une parole qui est performative, destinée à se transformer en acte. Quand la plupart de nos citoyens entendent une déclaration de guerre de la République, il savent très bien que c’est la même déclaration de guerre que celle qui a été faite par le Président Hollande au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et au lendemain des attentats du Bataclan. Ce ne serait déjà que la quatrième fois, après Nice, que la République solennellement dit « Vous allez voir ce que vous allez voir, nous déclarons la guerre ». Comble de ce paradoxe, c’est lorsque le président de la République dit « nous n’avons plus besoin de mots, il faut des actes concrets ».
Quand on entend quelqu’un qui parle pour dire qu’il faut des actes concrets, c’est presque un aveu. Il est en train de dire, justement, ce qu’il n’est pas en train de faire.
Deuxième point, c’est la cacophonie, la contradiction, le retournement de veste. Il fallait vraiment avoir l’estomac bien accroché pour constater que, place de la République, il y avait la célèbre égérie islamo-gauchiste. On va peut-être revenir sur les termes. L’islamisme, c’est l’extrême droite islamique. La seule extrême droite qui reste debout, aujourd’hui, c’est l’extrême droite des islamistes.

Le terme « extrême droite islamique » nous paraît être une alliance de terme qui est propre à « l’islamo-gauchisme ».

L’islamo-gauchisme, c’est le vichysme. C’est la nouvelle définition de la collaboration. Les termes sont malheureusement totalement impropres et absolument renversés.
Prenons le droit d’asile. Quel était le droit d’asile ? Quand la France donnait le statut de réfugié, les gens se battaient pour la liberté parce qu’ils étaient persécutés dans leur pays. Vous voyez bien le renversement complet de sens. En réalité, aujourd’hui, qu’est-ce que c’est que ce droit d’asile ? C’est donner le droit à des étrangers de venir sur notre territoire pour persécuter ceux qui défendent la liberté chez nous. Il y a un renversement complet. Les termes ne veulent plus rien dire.
En réalité, ce qu’on appelle les islamo-gauchistes ne sont rien d’autre que les descendants de Vichy et de Pétain. L’attitude de Vichy, de Pétain et de l’extrême droite en 1940 est une attitude qui consiste à dire que des gens nous menacent, nous agressent et on va leur trouver de bonnes raisons. On va dire qu’ils ne sont pas si méchants et on va sympathiser avec eux. C’est exactement la même attitude que cette soi-disant gauche. On n’en est plus là. Il y avait de quoi être écœuré en voyant la représentante de l’UNEF et en voyant la LICRA. Cette dernière avait attaqué Georges Bensoussan, en 2002, lorsqu’il avait sorti son livre. C’était vraiment le premier lanceur d’alerte sur ce qu’il se passait dans les banlieues perdues de la République.
Bensoussan disait « On ne peut plus enseigner la Shoah dans certains quartiers ». Les élèves musulmans se lèvent et disent « Hitler n’a pas fini le travail ».
Ce livre-là était considéré comme du racisme. La LICRA avait donc porté plainte contre M. Bensoussan. Où était la LICRA ? Elle rendait hommage à M. Paty. Où était SOS Racisme, dirigé par M. Sopo, qui ne cesse de se coucher devant toutes manifestations ? Il était place de la République. Où était le Parti socialiste, qui avait nommé M. Bianco à la tête de l’Observatoire sur la laïcité ? Il était place de la République.
Enfin, il y a le silence, me semble t-il assez éloquent, de M. Dupond-Moretti, qu’il a brisé lui-même sur France Inter. Il va dire simplement « Je suis écœuré par la récupération politique ». Il n’est pas principalement écœuré par le fait qu’un enseignant se trouve décapité parce qu’il a défendu nos principes les plus précieux. Mais il est choqué et écœuré parce qu’il y a un discours qui dit « On vous l’avait bien dit ». Globalement, chacun choisit ses écœurements.

Vous parlez de la gauche, mais on peut aussi parler de la droite. Depuis quelques jours, on voit un phénomène assez révélateur sur Twitter. Les Républicains se perdent en superlatifs pour dénoncer la menace islamique. Et de l’autre côté, on a des comptes islamiques qui s’amusent à déterrer toutes les opérations qu’avaient pu faire des élus UMP ou LR pour séduire l’électorat musulman. On ne compte plus les élus locaux LR qui se rendaient dans les mosquées tenues par les Frères musulmans pour aller faire un peu de racolage. Toutes ces contradictions sont en train d’exploser par ceux qui sont attaqués par leurs « amis d’hier ».

Je sors un livre qui s’appelle La Populophobie. Pourquoi il faut remplacer la classe dirigeante française aux Éditions Plon. Ce n’est pas pour en assurer la publicité, mais juste pour dire que l’argument clé de ce livre, c’est la formule très simple d’Albert Einstein : « Ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui vont les résoudre. » C’est très simple.
Oui, la classe politique gauche ou droite a activé, a cherché l’accommodement et l’apaisement. Il y a des retournements de vestes. On accusait Edgard Faure, politicien de la IVe et début de la Ve République. Il disait : « Ce n’est pas moi qui ait tourné, mais c’est le vent qui a tourné. »

Vous avez sans doute suivi l’hommage à Samuel Paty en direct de la Sorbonne et le discours d’Emmanuel Macron. Beaucoup ont salué son discours pour sa clarté et sa gravité. Quels ont été vos pensées ?

Mes pensées ont été très partagées. Quoi qu’on en pense, Emmanuel Macron est le chef de l’État, le président de la République. Je pense qu’on est tous tenus à une sorte de devoir d’unité. L’unité n’est pas nécessairement à l’unanimisme. Il y a quelque chose de poignant dans son discours. La situation était elle-même poignante. Le texte de Jaurès était, bien sûr, impeccable. Le texte de Camus était lui-même impeccable. Ce qui était très gênant, c’est ce qu’on appelle le pathos. C’est le fait de vouloir jouer sur l’émotion en expliquant qu’à la fin, ce sont les gentils qui gagnent. C’est parce que nous sommes les plus gentils, parce que nous sommes les meilleurs, parce que nous sommes les plus émus, parce que nous sommes pleins d’émotion et pleins de larmes que nous triompherons à la fin.
Il faut, malheureusement, prendre un peu de recul historique. Si nous avons écrasé Adolph Hitler et le Troisième Reich, ce n’est parce qu’on a beaucoup versé de larmes sur ses victimes. C’est parce qu’on a déversé 30.000 tonnes de bombes incendiaires sur les villes allemandes. C’est ça qui a fait plier l’Allemagne.
J’étais un peu gêné. Je comprends qu’il y avait une volonté de célébrer la culture. C’est normal, puisque c’est ce qu’incarnait M. Paty, mais il s’avère que dans notre ADN, nous Français en tant que nation, en tant que peuple et dans notre histoire, il y a quelque chose de très guerrier. Dans la guerre des Gaules, Jules César avait dit : « C’est un peuple très débonnaire, très pacifique, mais lorsqu’il se met en colère, ils sont terrifiants. »
Écoutez les paroles de « La Marseillaise ». J’étais gêné que l’on joue « La Marseillaise » de cette façon, de manière un peu plus lente avec des violons. Encore une fois, c’est la Garde républicaine qui la joue comme cela, mais je me demande si les paroles de « La Marseillaise » « Aux armes citoyens », il n’aurait pas fallu les prononcer dans la cour de la Sorbonne. La France n’est pas seulement un pays de lettres. C’est aussi un pays des armes.

Est-ce la République qui affaiblit ces valeurs guerrières ?

Je ne le crois pas. Je pense que la République a été très forte. La République française et la République célébrée par les fameux hussards noirs ont transformé la nation française en spartiate.
Dans les pires combats contre l’agresseur allemand, en 14-18, on a perdu jusqu’à 20.000 hommes par jour. La France a tenu comme aucun peuple ne l’avait fait – peut-être les Spartiates, dans l’Antiquité. La République avait fait cela. Ce n’est donc pas la République qui est en cause. Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que l’on ne veuille plus parler de « République française » ou comprendre la République comme étant uniquement la forme juridique et institutionnelle de la France, d’une nation, d’une terre, d’un peuple ou d’une histoire ; c’est une édulcoration. Il y a une volonté très claire, de la part de notre classe dirigeante, de détacher la République, forme universelle et purement juridique, de quelque chose qui serait non seulement charnel mais surtout quelque chose qui a trait à une mémoire ou à une dynamique historique qui est vouée.
Dans l’Histoire et dans la mémoire, je suis très frappé qu’on ne parle sans arrêt que d’identité. La France n’est pas un musée. La France n’a pas vocation a se diluer dans l’Union européenne. C’est tout le problème.
Pourquoi parle-t-il de la République ? Parce qu’il pense que la France, c’est le passé, et l’avenir, c’est l’Union européenne. Si la France ne peut pas projeter son destin sur le monde, sur l’avenir et qu’elle n’a pas un avenir, cela ne sert à rien de célébrer son passé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Guillaume Bigot : « Castaner a mis les deux genoux au sol ! »

Un ministre de la Justice qui se voit opposer une fin de non-recevoir à sa proposition de recevoir la famille Traoré, le ministre de l’Intérieur qui annonce ne pas sanctionner une manifestation pourtant interdite, que se passe-t-il en France ?

Pour Guillaume Bigot, il s’agit d’une manipulation : créer une fracture du corps social permet de faire diversion et de ne pas aborder les problèmes de fond.

Le feuilleton n’en finit plus entre l’affaire Traoré et l’exécutif. D’après Christophe Castaner, ces manifestations interdites ne feront pas l’objet de poursuite. Le garde des Sceaux demande à rencontrer la famille d’Adama Traoré. Cette demande a été rejetée par l’avocat au nom de la séparation des pouvoirs. On a l’impression qu’on s’oriente vers l’affaire Leonarda puissance 10.

Quelle est votre impression ?

On ne peut pas poursuivre une foule. Cela n’a pas de sens, même si on peut poursuivre les organisateurs. Il y a, bien évidemment, deux parties qui s’affrontent. La famille Traoré et l’avocat de la famille Traoré, comme tous les avocats, font feu de tout bois pour obtenir la satisfaction de leur demande devant les tribunaux. Il n’y a rien de très étonnant. En revanche, ce qui est étonnant, c’est la réaction de l’État incarnée par Christophe Castaner parce qu’il y a de 15.000 à 20.000 policiers blessés dans l’exercice de leur fonction, dont plusieurs milliers très gravement, qui finissent en chaise roulante et handicapés. Dans un contexte de violence et de tension, il peut y avoir des bavures. C’est peut-être le cas pour Traoré, mais on ne sait pas. En revanche, on sait que son arrestation a été brutale et violente. Dans ce contexte-là, il est tout de même très étonnant que Christophe Castaner pose les deux genoux à terre et ne défende pas ses troupes. Il ne défend pas ce CRS noir qui a été sifflé et traité de vendu. C’est inacceptable.

On a l’impression que, pour ce pouvoir, la loi n’est plus la même pour tous. Il déchire le pacte républicain et le contrat social. S’il pense faire passer cela pour de l’antiracisme, c’est bien évidemment du racisme. Comme les fascistes noirs du CRAN sont des racistes. Comme les indigénistes sont des racistes. Ce pouvoir est tétanisé. La bourgeoisie a très peur d’être accusée de racisme. Finalement, elle tombe dans ce qu’elle dénonce. L’état d’urgence sanitaire et le confinement ne doivent pas être appliqués de la même façon des religions, des quartiers et des couleurs de peau, cela s’appelle du racisme. Si vous ne défendez pas vos troupes parce qu’on les accuse de racisme avec une présomption de racisme parce que la personne en face qui vous accuse de présomption de racisme n’a pas la bonne couleur de peau, c’est du racisme. Si, en face, il y avait des suprémacistes blancs, des gens d’extrême droite qui faisaient la même chose, on leur tomberait dessus à juste titre pour les faire taire et leur dire qu’ils sont racistes. Là, ce n’est pas le cas, il y a une gêne. Cette gêne de la bourgeoisie montre bien que, pour les bourgeois dont M. Castaner et M. Macron font partie, nos compatriotes d’origine musulmane ne sont finalement pas des Français comme les autres. Il faut prendre des pincettes avec eux. C’est du racisme.

Ce deux poids deux mesures permanent rend les choses complètement dingues…

On peut soupçonner une manœuvre politicienne. Il y a une forme d’antiracisme exacerbé et maladif. Quand votre frère ou votre ami fait des bêtises, vous vous fichez de sa couleur de peau et de son origine. Vous le lui dites et vous n’éprouvez pas cette gêne. Au-delà de cette gêne qui est à connotation raciste, il y a une manœuvre politicienne. C’est très intéressant de remplacer la lutte des classes par la guerre des races. Premièrement, cela va diviser les gens modestes, les salariés et les pauvres face au capital. Ils vont se taper dessus entre eux à raison de leurs religions, de leurs origines ou de leurs races supposées.

Deuxièmement, cela va remuer des choses assez profondes et qui correspondent à des représentations de la société qui sont quasiment antagoniques. Or, la dignité et le rôle du politique sont non seulement d’assurer la paix dans la cité, mais aussi d’unir. Le politique concerne au premier chef le bien commun et l’intérêt général. Et là, c’est précisément l’inverse. Ce sont des tactiques employées pour que les gens se divisent. Cela fonctionne très bien.

Sur les sujets comme la légalisation du cannabis, l’adoption pour les homosexuels ou le racisme en France, vous avez immédiatement les pour et les anti. Vous avez une sorte de cristallisation et, pendant ce temps-là, comme dirait les tontons flingueurs, « touche pas au grisbi, salope ». On n’aborde pas les sujets de fond que sont la mise en place du soutien à nos entreprises, la protection dans certains secteurs vulnérables de la mondialisation. On n’a pas le droit de parler de la machine infernale qui va dévorer la démocratie de l’intérieur en construisant deux forces. Il y a une manipulation.

À plus petite échelle, les élections font croire qu’il existe un racisme systémique. Cela permet aux gens totalement convertis au marché et au capitalisme de faire croire qu’ils sont de gauche.

Si on lit entre les lignes, d’énormes critiques se préparaient à l’encontre du gouvernement suite à cette gestion de Covid-19. Tous les problèmes politiques passent au second plan derrière ce faux débat sur la race…

Bien sûr, cela fait diversion. Ils savent que cela va choquer. Emmanuel Macron, avec ses photographies prises dans les Antilles, à Saint-Martin, ou avec l’espèce de fête de la Musique qu’il a transformée en Gay Pride à l’Élysée, est une stratégie de provocation probablement volontaire. Il y a, dans la mentalité de cette pseudo-élite, l’idée que le peuple, la masse des citoyens anonymes seraient tous racistes et homophobes. C’est à la fois le moyen de vérifier ses propres fantasmes et son mépris de classe. C’est aussi le moyen de fracturer le corps social et l’électorat. Cela fait vraiment diversion et conforte la classe dirigeante dans ses préjugés. Ils nous mettent dans un sac où tous les Français sont racistes, xénophobes, islamophobes et homophobes. À chaque fois qu’on provoque, on a un phénomène de division de la société et on peut réactiver de manière absolument factice des clivages.

En réalité, il y a évidemment du racisme. C’est indiscutable. Cela existe dans la société. Il y a du racisme noir à l’égard des Blancs, mais aussi du racisme de certains Blancs à l’égard des Noirs, etc.

Vous avez quand même des policiers noirs, blancs, jaunes et maghrébins d’origine qui sont tous unis sous le même uniforme et qui essaient de rétablir l’ordre pour pas beaucoup d’argent et un énorme manque de moyens. Certains d’eux commettent des fautes, mais dans l’ensemble, ils font bien leur travail. Malgré cela, ils se font cracher au visage.

On peut comprendre la souffrance de la famille Traoré qui a perdu un enfant de 24 ans. C’est terrible, il n’y a pas de doute là-dessus, mais quand on regarde le pedigree d’Adama d’abord, et de la famille Traoré ensuite, les bras nous en tombent. Évidemment cela ne justifiait en rien sa mort. Il faut que toute la lumière soit faite sur sa mort, que les juges s’emparent de cette question et que la justice passe. Si les policiers ou les gendarmes ont commis des fautes, qu’ils soient durement sanctionnés. Ce n’est pas la question.

L’idée est de prendre une tête d’épingle et de cacher la forêt grâce à cette tête d’épingle.

Je vous rappelle que la forêt, c’est 20.000 fonctionnaires de police blessés et une violence physique gratuite contre les personnes toutes les trois minutes en France. C’est cela, la masse du problème. On prend un détail et, grâce à ce dernier, on fait diversion.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire