[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

01/11/2014 – PARIS (via Causeur.fr)
« Tout homme porte en lui une tradition qui le fait ce qu’il est. Il lui appartient de la découvrir. La tradition est un choix, un murmure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis. Elle me dit que je suis de quelque part. » Ce murmure traverse le Cœur rebelle, il enfle quelquefois et se fait chant tragique pour raconter l’engagement, l’aventure, les combats et surtout la fraternité exigeante des hommes et celle, tragique, des peuples. Dans ses belles Réflexions sur les hommes à la guerre, le philosophe américain Jesse Glenn Gray distinguait l’amitié, sentiment ouvert et libre, de la fraternité, au caractère plus exclusif, qui se forge dans les conditions particulière de la caserne, de l’usine, de l’école, de la guerre et du front. Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

(…)

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. » Peu étonnant pour le jeune homme qui a dévoré Jack London ou James Oliver Curtwood, qui s’est nourri des fresques épiques de Georges d’Esparbès ou Prosper Mérimée et s’est laissé griser par l’histoire de Sparte, la cité guerrière. Des grands auteurs de la droite littéraire, Dominique Venner dit simplement qu’il les a lus « pour ne pas paraître idiot dans les conversations entre initiés. Mais je ne peux pas dire qu’ils aient vraiment compté dans ma formation. » Plus tard viendront cependant Ernst Jünger, Julius Evola, Rainier Maria Rilke, Curzio Malaparte, Ernst Von Salomon ou Vladimir Illitch Lénine dont le titre de l’ouvrage Que faire ? pourrait résumer l’existence de Dominique Venner s’il était vraiment possible d’enfermer une vie entière dans une simple phrase. Le jeune amateur de grand large qui trouva un jour, caché dans un placard de sa grand-mère, un petit revolver devenu le symbole de la vie romanesque à laquelle il aspirait, fuit à quatorze ans à Marseille dans l’intention de s’engager dans la Légion Etrangère à Sidi Bel Abbes, en Algérie. Le billet est ruineux, il choisira donc la Corse, pour tenter de rallier la caserne d’Ajaccio. À sa descente du bateau, le fugueur est cueilli par la gendarmerie et renvoyé chez lui. L’Algérie attendra. Pas longtemps, car c’est peu dire que la guerre d’Algérie occupe une place centrale dans la vie de Dominique Venner et dans le Cœur Rebelle.

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. »

(…)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France se console en biberonnant l’alcool douceâtre de la repentance et rêve qu’elle pourrait se fondre progressivement dans le néant confortable de la fin de l’histoire. L’Algérie, quant à elle, continue de se griser comme elle peut des souvenirs héroïques de la geste de l’indépendance pour oublier que ses dirigeants corrompus ne sont jamais parvenus à bâtir complétement une nation sur la terre du pays libéré. Le livre de Venner témoigne à sa façon de la fraternité hostile de deux peuples séparés et unis à jamais par une guerre qui forgea deux républiques et une génération de part et d’autre de la Méditerranée.

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Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense – Guillaume Faye

Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense - Guillaume Faye

26/10/2014 – PARIS (via le blog de Guillaume Faye)
Depuis maintenant près de trente ans, sous les gouvernements de droite de gauche, l’Armée française est sacrifiée. Dans ses effectifs, ses équipements, son budget. Analysons ce drame, le sacrifice de la Défense, son ampleur, ses causes, ses conséquences et ce qu’il faudrait faire pour y remédier. Bien entendu, les autres pays européens suivent la même voie funeste de diminution drastique des budgets de Défense. Ce qui donne l’impression que l’Europe, aux frontières ouvertes, baisse la garde. Au moment même où les menaces intérieures et extérieures s’accroissent.

Sacrifier la Défense : une constante politique droite/gauche

Chirac a été le premier à restreindre le budget militaire et a entamer la réduction du format des armées et même, à réduire les vecteurs de la dissuasion nucléaire aux composantes sous marines et aériennes en supprimant les composantes fixes et mobiles terrestres. Chirac, le pseudo-gaulliste, a entamé la démolition de l’armée française. Non pas tant en supprimant le service militaire qu’en inaugurant une diminution des effectifs et des budgets des armées professionnelles.

Aucune des LPM (Loi de programmation militaire) n’a vraiment été respectée depuis trente ans. Non seulement on baisse régulièrement les crédits de l’armée française, mais les promesses de ”sanctuarisation” du budget de la Défense n’ont jamais été tenues. Tous les gouvernements, adeptes du mensonge élastique, se sont assis sur les besoins des armées. Avec à peine 1,9% du PIB, leur budget est ridiculement insuffisant.

Moins naïfs que les Européens et pas si bêtes, les Américains maintiennent leurs capacités militaires. Le budget du Pentagone représente 50% de tous les autres budgets militaires internationaux. Partout dans le monde, on réarme, sauf en l’Europe où l’on désarme. Depuis 30 ans, l’armée ne cesse de fondre comme peau de chagrin ; un tiers des départements n’a plus de garnison ; cette désertification militaire provoque à la fois un délitement du tissu social et un recul de l’activité économique locale. Entre 2009 et 2019, au terme de la loi de programmation militaire en cours, l’armée professionnelle aura perdu 80.000 hommes, soit un quart des effectifs. Beau suicide, accompli au nom de la ”rationalisation”. La loi de programmation militaire 2008-2014, votée par l’UMP et le PS, a sabré 54.000 postes. Les socialistes prévoient encore 23.500 suppressions d’ici 2019. Dissoudre des régiments, couper dans les budgets d’équipement ou les reporter, voici les principales missions des ministres de la Défense successifs. Aucun(e) n’a osé protesté, droite et gauche confondues, puisque leur carrière politicienne passe avant tout.

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La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (6)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (6)

20/10/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La première partie des lettres de Paul Vaseux

La deuxième partie des lettres de Paul Vaseux

La troisième partie des lettres de Paul Vaseux

La quatrième partie des lettres de Paul Vaseux

La cinquième partie des lettres de Paul Vaseux

Au début octobre, le 131ème régiment d’infanterie stationne autour du château d’Abaucourt et de la ferme du même nom. Puis il vient s’articuler sur la cote 285, les bois de Bolante et la lisière est de la forêt d’Argonne. Entre deux bombardements de gros calibre et des heures de travaux de renforcements des tranchées, on procède à une succession d’attaques locales pour parfois ne gagner que cent mètres sur l’ennemi.


Le Neufour, 5 octobre.

« Depuis hier rien de nouveau ici. Nous restons sur nos positions où nous avançons très lentement. C’est la guerre de siège en campagne. J’ai vu plusieurs fois des convois de prisonniers nous en avons fait nous mêmes un certain nombre. Il y a parmi ces Allemands des jeunes gens de 16 ans qui ont à peine 2 mois d’instruction en même temps que des hommes très âgés. C’est dire que de l’autre côté on fait feu de tout bois pour tenir tête aux alliés. Espérons cependant que nous finirons bien par avoir raison de ces barbares, mais, je crois que ce sera dur.

L’hiver a déjà commencé par ici et s’il faut le passer entièrement ainsi, souvent au bivouac, nous pourrons dire que nous en aurons vu de durs. Enfin quoi qu’il arrive, j’espère à la victoire finale et je souhaite que ce soit avant la fin de l’année pour courir vous embrasser bien fort et me réchauffer au coin du foyer paternel ».

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Leur islam nous fait la guerre (Présent 8195)

Leur islam nous fait la guerre (Présent 8195)

24/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Alors, toujours pas d’amalgame ?

Evoquant mardi le sort de notre otage, dont chacun s’attend hélas à apprendre d’un moment à l’autre l’assassinat par les islamo-terroristes de Jund Al-Khilafa, le Premier ministre Manuel Valls, après avoir martelé que la France ne cédera pas devant la menace, devait déclarer, indécrottable, que notre pays et la coalition agissaient « pour protéger les musulmans, les premières victimes du terrorisme, mais aussi les minorités chrétiennes et toutes les minorités ».

Protéger les musulmans ?

Une du numéro 8195 de "Présent"
Une du numéro 8195 de “Présent”
Une déclaration consternante qui montre que, même en guerre, même en proie à une menace sans précédent d’actes terroristes sur notre sol, nos dirigeants refusent obstinément de sortir du politiquement correct et de voir la réalité en face. Car, s’il est des populations à protéger aujourd’hui au Moyen-Orient (mais aussi en France), ce ne sont pas les musulmans mais les chrétiens. Victimes justement de musulmans qui, quoi qu’on nous dise, ne font qu’appliquer à la lettre le Coran et les enseignements dispensés à La Mecque par des imams salafistes saoudiens. Saoudiens qui, après avoir abondamment financé l’EI et tout en continuant d’investir dans nos banlieues, tentent maintenant de détourner l’attention en se joignant à la coalition.

A situation de guerre, mesures de guerre

Pire encore, ce déni de réalité dont souffrent les responsables français s’étend aux mesures mises en œuvre pour protéger notre pays contre toute menace islamiste. S’adressant directement à nos compatriotes mardi après-midi, en marge du sommet de l’ONU sur le climat à New York, le président Hollande, qui pensait sans doute au renforcement du dispositif « Vigipirate », assurait ainsi que Paris avait pris « toutes les précautions nécessaires (…) pour écarter d’éventuelles menaces d’attentats » sur notre sol. Or, nous attendons toujours la mise en œuvre en France d’un « Patriot Act », comme celui voté par le Congrès des Etats-Unis et signé par George W. Bush en octobre 2001, qui renforce les pouvoirs des agences de renseignement, de la police et de l’armée, durcit les lois sur l’immigration, les lois d’opérations bancaires, et permet au gouvernement de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.

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[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu’importe, ils tuent bien au nom de l’islam ! par Fabrice Robert

[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu'importe, ils tuent bien au nom de l'islam ! par Fabrice Robert

19/09/2014 – PARIS (NOVOPress)
Les images d’horreur inondent les réseaux sociaux depuis plusieurs mois déjà. Des mises en scène morbides qui permettent aux fanatiques de l’Etat islamique de rivaliser – entre eux – dans la cruauté et l’exhibitionnisme macabre. L’archaïsme prend d’assaut les nouvelles technologies comme pour mieux combattre un monde ouvert et interconnecté qu’ils détestent par-dessus tout. C’est la stratégie du couteau et de la caméra. La victime expiatoire attend son supplice, encerclée par des barbus qui hurlent “Allah Akbar” en agitant leur téléphone portable pour immortaliser la scène du crime. Il aura fallu attendre l’assassinat de deux journalistes américains et d’un travailleur humanitaire britannique pour entendre des voix officielles dénoncer la barbarie des djihadistes. Pourtant, les décapitations sont bien devenues, en l’espace de quelques mois, le sport national de l’Etat islamique. Si Laurent Fabius a fait part de son “indignation” après la mort de James Foley, on aurait aussi aimé l’entendre réagir quand, quelques jours auparavant, un père franciscain a été sauvagement égorgé en Syrie. Dans l’horreur, toutes les têtes n’auraient donc pas la même valeur ?

Dans le même temps, une autre véritable guerre – sémantique celle-là – est en train de se jouer du côté des diplomaties occidentales. Il ne faudrait plus utiliser l’expression Etat islamique car cela pourrait provoquer une confusion avec l’islam, l’islamisme et, plus largement, le monde musulman. Le mouvement islamique devrait donc être rebaptisé “Daesh” qui est l’acronyme arabe d’EIIL. Pour Romain Caillet, islamologue à l’Institut français du Proche-Orient, “Daech” est un terme “impropre et péjoratif”. Il précise que “si en langue arabe, il peut y avoir une légitimité à l’employer, son utilisation en français est clairement idéologique”.

Une autre véritable guerre – sémantique celle-là – est en train de se jouer du côté des diplomaties occidentales.

Il faut se rappeler qu’après la décapitation de James Foley, Barack Obama avait, tout de même, tenu à préciser que l’Etat islamique ne parlait “au nom d’aucune religion” (sic). Laurent Fabius lui a emboîté le pas en déclarant que les djihadistes n’agissaient pas “au nom des musulmans”. Certes, l’Etat islamique ne combat pas au nom de tous les musulmans mais ce groupe tue bien au nom de l’islam !

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La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (2)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (4)

15/09/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La première partie des lettres de Paul Vaseux

Alors que la 18e brigade d’infanterie doit garder les débouchés de St-Mihiel, le 131e régiment d’infanterie reçoit le 7 août 1914 la mission de tenir le pont de la ville. L’unité y stationne jusqu’au 9 puis prend la direction d’Haudainville et Troyon. Le 13 août, le régiment de Paul Vaseux continue sa marche en avant. On franchit Etain, Billy-sous-Mangiennes, Romagne-sous-les-Côtes. Voici ce qu’écrit le jeune sergent.


Saint-Mihiel, 8 août 1914 (21h00)

« Aujourd’hui encore nous sommes revenus coucher à Saint-Mihiel et Dieu sait si nous sommes heureux de pouvoir ce soir encore, coucher dans un lit laissé par le 161e d’infanterie.

…J’espère bien moi aussi revenir, mais qu’importe s’il le faut, nous saurons mourir en luttant vaillamment jusqu’à notre dernier souffle pour assurer la victoire et la paix et la liberté à notre cher pays.

Il me semble qu’il serait préférable de mourir sur le champs de bataille que de revenir avec un ou deux membres de moins. Je ne puis me faire à l’idée que je pourrais retourner à Beaumont avec une jambe ou un bras de moins. La mort me paraîtrait désirable et pourtant la vie à tout prix, c’est bien ce que demande chacun de nous.

Enfin pour le moment tout va bien. Jusqu’à aujourd’hui nous avons eu à souffrir en aucune façon, ni des marches trop pénibles, ni de provisions faisant défaut, ni même de coups de fusil emportant quelques-uns d’entre nous. Nous sommes en ballade. Et cette ballade finira quand ? Je l’ignore. »

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Samedi 18 octobre, 7ème journée de la réinformation de Polémia : la bataille culturelle

Samedi 18 octobre, 7ème journée de la réinformation de Polémia : la bataille culturelle

13/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 18 octobre aura lieu la septième journée de la réinformation de la Fondation Polémia consacrée à la bataille culturelle.

L’enjeu de cette journée : dénoncer sans complexe la dictature culturelle de la gauche et de l’artistiquement correct. Refuser la censure et cesser de se laisser intimider par les faux procès en “diabolisation” et “ringardisation”. Montrer que face aux bobards culturels du (non)art contemporain, il y a un art caché, un retour des traditions vivantes et que la génération 2013 est en train de reprendre l’initiative. Le temps de l’offensive est venu pour sortir de la crise culturelle par un réenracinement identitaire.

Programme à venir.

Polémia est aussi sur Twitter et sur Facebook

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (1)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (3)

08/09/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise. Le 3 août c’est la guerre. Caserné à Orléans, le 131ème régiment d’infanterie rattaché à la 18ème brigade de la 9ème division, s’embarque le 5 août 1914 pour le front et débarque le lendemain à Lérouville.

Voici les premières lettres de Paul Vaseux.


2 août 1914 (minuit)

« L’heure grave a sonné et je serais peut être déjà loin lorsque vous recevrez ce petit mot. Les événements de ces derniers jours ont amené le conflit qui semblait inévitable depuis déjà quelques années, et c’est moi qui aurai l’honneur de vous représenter près du drapeau. Soyez certains que je ferai de mon mieux pour aider dans ma petite sphère à assurer la victoire.

Que Dieu nous assiste et couronne de succès cette gigantesque entreprise ! »

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Devoir de mémoire : quand Alain Juppé soutenait une intervention militaire en Syrie

Devoir de mémoire : quand Alain Juppé soutenait une intervention militaire en Syrie

23/08/2014 – PARIS (via RTL)
On ne peut que frémir, au vu de la situation des Chrétiens d’Orient ou des Yazidis et de la réalité de l’Etat islamique, à l’écoute des propos d’Alain Juppé – candidat à la primaire UMP pour l’élection présidentielle de 2017- il ya presqu’un an. Interrogé le 5 septembre 2013 par Jean-Michel Apapthie, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy s’est glissé dans la peau d’un va-t-en-guerre en Syrie ressortant de nombreux bobards bellicistes. Mais surtout Alain Juppé s’est servi des bombardements contre la Serbie en 1999, avec les conséquences que l’on connaît, pour justifier une action militaire contre la Syrie.

[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes – par Julien Fortezza

[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes - par Julien Fortezza

31/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Aujourd’hui 31 juillet 2014 est commémoré le centenaire de la mort de Jean Jaurès. L’homme politique français était un élu du Parti socialiste (à l’époque Section française de l’internationale ouvrière [SFIO]), mais également un historien, un philosophe et un journaliste. Il avait fondé en 1904 le quotidien L’Humanité dans lequel il n’hésitait jamais à manier la plume pour exprimer ouvertement son point de vue.

Jean Jaurès a marqué l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire de l’Europe, en étant l’homme qui s’est opposé à la Grande Guerre et qui a tout fait pour stopper la marche à la guerre. Lors de son dernier discours du 25 juillet 1914 à Lyon-Vaise, il mettait en garde son auditoire de la tragédie qui pointait à l’horizon avec le langage des visionnaires qui ont raison avant tout le monde : « Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe: ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! » Il souhaitait organiser une grève générale en Europe et préparait une manifestation contre la guerre qui aurait dû avoir lieu le 9 aout 1914.

Hélas, sa parole ne porta pas dans une France gagnée par la fièvre nationaliste, soigneusement excitée par les médias et les intellectuels de l’époque qui poussaient à la revanche sur l’Allemagne suite à la perte de l’Alsace-Lorraine en 1870. À 21h30, alors qu’il dînait au Café du Croissant, rue Montmartre à Paris (dans le 2ème arrondissement), il fût assassiné de deux coups de revolver par Raoul Villain, un nationaliste membre de l’association des Jeunes Amis de l’Alsace-Lorraine. « L’assassinat de Jaurès survient au moment où l’engrenage infernal s’est mis en route de manière implacable. La Russie a décrété la mobilisation générale, l’Allemagne a proclamé “l’état de danger de guerre” avant de passer à son tour à la mobilisation générale. Dans les 48 heures qui suivent, des fausses nouvelles, savamment distillées, suscitent les réactions bellicistes d’une partie grandissante de l’opinion », explique le professeur d’Histoire Maurice Martin dans le numéro hors série de La Nouvelle Revue d’Histoire actuellement en kiosque (« Eté 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ? »).

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« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le Gallou

« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le Gallou

« Road trip » poétique et roman de réinformation

♦ Il faut lire Le Miel, court et lumineux roman de Slobodan Despot, paru dans la collection Blanche de Gallimard.


« Le Miel » de Slobodan Despot, par Jean-Yves Le GallouVoici son argument brièvement présenté: « En sauvant un apiculteur déraciné, le Vieux, au bord d’une route délabrée par la guerre, Vera l’herboriste ignore qu’elle se sauve elle-même. Pour le comprendre, il lui faudra recueillir l’histoire du fils, Vesko le Teigneux, encore prisonnier de ses peurs.
Le voyage épique de Vesko en voiture avec son père, à travers un pays devenu étranger, n’a été possible que par la grâce d’une substance bénéfique, un véritable viatique : le miel. Chacun de nos gestes compte. »

Ce road trip poétique à travers l’ex-Yougoslavie déchirée par la guerre est aussi un roman de réinformation.

Dans Le Miel il n’y a ni « bons » ni « méchants » mais des hommes qui luttent. Slobodan Despot nous y montre l’envers du miroir : la guerre vue du côté des diabolisés.

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L’armée pakistanaise mène une offensive contre les talibans

L’armée pakistanaise mène une offensive contre les talibans

17/06/2014 – ISLAMABAD (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Dimanche, l’armée pakistanaise menait une vaste offensive contre les rebelles talibans dans la zone tribale du Waziristan du nord. Les bilans divergent selon les sources. 80 morts selon l’armée, plus de 150 selon des responsables de sécurité locale. Cette offensive d’envergure fait suite à l’attaque de l’aéroport de Karachi, il y a une semaine. Cet assaut avait causé la mort de 38 personnes, dont les dix assaillants, et entravé des pourparlers de paix entre le gouvernement pakistanais et le TTP, mouvement des talibans du Pakistan. Récemment, dans un mail adressés aux médias, Shahidullah Shahid, porte‑parole des talibans, s’est montré menaçant, sans donner plus de détails à propos d’éventuelles ripostes.

Crédit photos : bluuurgh via Wikipédia (cc).

[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

09/06/2014 -PARIS (NOVOpress)
C’est à partir de 1909 que la CGT, et le syndicalisme dans son ensemble, va connaître une grave crise d’incertitude et de transformation. Les échecs répétés des deux grandes grèves générales de 1906 et 1908 signent la fin du romantisme révolutionnaire et des tenants de « l’action directe ». Après Guérard et Pelloutier, les anarcho-syndicalistes Victor Griffuelhes et Emile Pouget se révèlent tragiquement incapables de faire coïncider la grève générale (devant conduire à la révolution) et l’action syndicale quotidienne. La grève de Draveil-Vigneux en mai/août 1908 subit une répression brutale qui conduit à la mort de 6 militants et fait plusieurs centaines de blessés. Les principaux dirigeants de la CGT sont arrêtés.

Le secrétaire général Griffuelhes, objet d’attaques violentes, démissionne le 2 février 1909. Nommé en mars, Louis Niel lui succède mais pour peu de temps. Son attitude lors de la grève des postiers en mars/mai 1909 lui coûte sa place. Les syndicalistes révolutionnaires lui préfèrent Léon Jouhaux qui est intronisé le 2 juillet 1909 sur proposition de Griffuelhes.

A cette époque, Jouhaux apparaît encore comme le représentant de la tendance syndicaliste libertaire, « hostile à tout compromis avec l’Etat et le patronat ». Mais la CGT reste tiraillée entre syndicalistes révolutionnaires – partisans de l’autonomie ouvrière – et réformistes.

De leur côté, Alphonse Merrheim, secrétaire de la fédération des métaux, et Pierre Monatte, du syndicat des correcteurs, reprennent à leur compte les idées de Pelloutier (décédé en 1901) et axent leurs efforts sur la culture personnelle et la formation des syndicalistes. « Tous, nous croyons qu’un mouvement est d’autant plus puissant qu’il compte davantage de militants informés, connaissant bien leur milieu et les conditions de leur industrie, au courant des mouvements révolutionnaires étrangers, sachant quelles formes revêt et de quelles forces dispose l’organisation patronale », peut-on lire dans La Vie ouvrière.

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Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard LuganLes Touareg avaient prévenu : si les autorités maliennes tentaient de venir à Kidal, elles en seraient chassées. Samedi 17 mai, pensant que le bouclier français allait permettre à l’Etat sudiste de réoccuper la totalité du pays, le Premier ministre Moussa Mara est bien venu à Kidal et il en a effectivement été chassé…L’armée malienne s’est ensuite débandée, comme fin 2011 et début 2012.

La guerre qui vient de reprendre au Mali n’aura pas surpris les abonnés à l’Afrique Réelle car, depuis le début de la crise, je ne cesse d’écrire que rien n’a été réglé dans ce pays car :

– En dépit de sa réussite militaire, l’Opération Serval, n’a pas résolu le problème de fond qui n’est pas islamiste, le jihadisme n’étant que la surinfection d’une plaie ethnique millénaire, mais ethno-racial et géo-ethnographique.

– Quant aux élections de l’été 2013, elles n’ont fait que confirmer la mathématique ethnique locale, l’ethno-mathématique.

Mali : un éternel recommencement qui était annoncé… Par Bernard Lugan
Vue satellite du Mali. Le point rouge montre Kidal

Tant que les idéologues – médias, politiques et faux « experts » -, refuseront de voir que le Sahel, monde contact entre les civilisations sédentaires des greniers au Sud et l’univers du nomadisme au Nord, est un Rift racial le long duquel, et depuis la nuit des temps, sudistes et nordistes sont en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert et les savanes, aucun espoir de solution ne sera en vue.

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Mali : les Touaregs poussent leur avantage dans le nord du pays

Mali : les Touaregs poussent leur avantage dans le nord du pays

23/05/2014 – BAMAKO (NOVOpress)
Les séparatistes touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui se sont emparés de Kidal, dans le nord du Mali, ont pris plusieurs villes sans coup férir et ont promis de se plier aux appels au cessez-le-feu. Un représentant du MNLA a déclaré à Reuters : « Nous allons tenir nos positions. Nous répondrons à l’appel de la communauté internationale qui nous a demandé de cesser-le-feu. Nous prenons également note du fait que le gouvernement malien a appelé à un cessez-le-feu immédiat ».

L’armée malienne avait lancé mercredi une offensive pour reprendre Kidal, tombée samedi aux mains des séparatistes, mais les militaires ont été repoussés. Les forces françaises de l’opération Serval et les casques bleus de la Minusma ne sont pas intervenus. Paris, qui avait l’intention de réduire ses effectifs déployés au Mali dans le cadre de l’opération Serval, a annoncé mercredi l’envoi d’une centaine d’hommes supplémentaires. On ignore quels mouvements ont participé à la contre-offensive de mercredi, mais le MNLA n’a pas agi seul, selon un diplomate. Les séparatistes touaregs ont nié avoir reçu l’appui de combattants islamistes.

Crédit photo : Jean Louis Gonterre via Wikipédia (cc).

Nouvel appel du Pape pour la paix en Syrie

Mercredi 9 avril lors de l’audience générale, le pape a lancé un nouvel appel à la fin de la violence et des destructions en Syrie

12/04/2014 – ROME (Bulletin de réinformation) – Mercredi 9 avril lors de l’audience générale, le pape a lancé un nouvel appel à la fin de la violence et des destructions en Syrie : « De tout cœur, je vous invite tous à vous unir à ma prière pour la paix en Syrie et dans la région. […] Je lance un appel plein de tristesse aux responsables syriens et à la communauté internationale : que les armes se taisent, que l’on mette fin à la violence ! Jamais plus la guerre ! Plus de destructions ! ». Cet appel fait suite notamment à l’assassinat du jésuite Frans van der Lugt à Homs, lundi dernier.

Crédit photo : christiaantriebert via Flickr (cc)

Journal de guerre 14-18 d’un Français juif patriote

Journal de guerre 14-18 d'un Français juif patriote

09/04/2014- PARIS (NOVOpress)
Paru aux Editions Tallandier, le livre intitulé « Journal de guerre d’un juif patriote » est un recueil de correspondances d’André Kahn, jeune Français juif mobilisé à 25 ans en 1914. Comme des millions de ses camarades, il participera à toutes les phases du conflit, de la Marne au Chemin des Dames en passant par Verdun, pour la défense de la France. Tour à tour simple fantassin, brancardier et infirmier, il assiste aussi au conseil de guerre qui juge les déserteurs.

Jeune avocat, issu de la bourgeoisie juive de l’Est de la France, intellectuel en révolte contre sa famille et contre les traditions qu’elle incarne, André Kahn envoie chaque jour à Jeanne, qui deviendra son épouse, une lettre relatant les événements de la journée. Rampant sous la mitraille et relevant les cadavres après des batailles plus meurtrières les unes que les autres, il va vivre la guerre de 14-18 et l’observer sous tous les angles.

Souhaitée par ses deux petits-fils, le journaliste Jean-François Kahn et le généticien Axel Kahn, l’édition de cette correspondance de 336 pages où se mêlent réflexions politiques, militaires, philosophiques et littéraires, qui révèlent toute l’horreur de cette gigantesque boucherie avec d’autant plus de force que son absurdité, nous est décrite par un patriote qui n’en contestait pas la légitimité. Avec le recul d’un siècle, personne ne pouvait imaginer que la Grande Guerre allait causer le lent déclin de l’Europe, peut-être mortel, comme l’avait diagnostiqué l’Historien Dominique Venner dans son ouvrage « Le siècle de 1914 ».

Crédit photo : DR