Tag Archives: guerre

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Le jour où la Russie attaquera vraiment l’Ukraine… 

Si l’armée russe s’immisçait vraiment dans le conflit ukrainien, cela se ferait tout de suite sentir à tous les niveaux opérationnels. Démonstration à l’usage des va-t-en-guerre de l’OTAN et de leurs supporters.

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Nouvelle attaque de l’État islamique contre les Kurdes à Kobané

26/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’État islamique a lancé hier une attaque suicide contre la ville syrienne de Kobané, toute proche de la Turquie, et réalisé une percée dans Hassaké. Ces villes, convoitées depuis des mois, étaient devenues symboles de la résistance. C’est là que l’État islamique avait été stoppé, il y a quatre mois. Des djihadistes sont entrés par ruse, revêtant l’uniforme des Unités de protection du peuple kurde, la principale milice kurde syrienne. Une demi heure plus tard, un kamikaze se faisait sauter au volant d’une première voiture piégée. D’autres suivront. Les djihadistes ont commis ensuite massacre sur massacre. L’État islamique a donc lourdement fait payer sa défaite de janvier dernier, comme il l’avait juré.

Des questions demeurent, d’où venait l’attaque ? De Turquie ? Les autorités turques ont démenti, affirmant avoir des preuves que les assaillants venaient de Jarablus, en Syrie.

Crédit photo : Tan Khaerr via WikiMedias (CC) = YPG pendant la bataille de Kobané, vers fin janvier ou début février 2015.


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L’ancien ambassadeur de France à Moscou accuse Washington de la guerre en Ukraine

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France à Moscou n’a pas mâché ses mots sur la diplomatie actuelle européenne. En effet, il estime qu’il fallait rendre Sébastopol à la Russie, car, je cite : « La Crimée n’a jamais appartenu à l’Ukraine, elle a toujours été russe ». Il accuse aussi Washington dans les derniers incidents il y a deux semaines en rupture du cessez le feu. En effet ces incidents ont eu lieu juste avant la réunion décidant de continuer ou non les sanctions économiques contre Moscou. Il faut rappeler que, en valeur, les exportations américaines vers la Russie ont augmenté en 2014 malgré les sanctions et que les exportations européennes, elles ont diminué.


Les Américains préparent une guerre (nucléaire ?!) contre la Russie

15/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Américains se préparent à une agression russe contre l’Europe. Ils veulent déployer des armes lourdes en Europe de l’Est et dans les pays baltes. Ils sont ainsi en pourparlers avec la Pologne pour entreposer des armes lourdes, y compris des chars, et jusqu’à 5 000 hommes. Le ministre polonais de la Défense a déclaré, « Nous œuvrons depuis déjà un certain temps en faveur d’une présence militaire américaine maximale en Pologne et sur tout le flanc est de l’OTAN. Les États Unis préparent un paquet de différentes mesures. Parmi elles, le stationnement de matériel lourd en Pologne et dans d’autres pays sera très important ».

(Edité par NOVOpress)
Une information plus provocatrice publiée par l’Associated Press le 4 juin rapporte que le Pentagone envisage de lancer des frappes nucléaires contre la Russie pour punir de prétendues violations russes du traité de 1987 sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). La Russie nie les allégations américaines selon lesquelles elle aurait violé l’INF en effectuant des vols d’essai de missiles de croisière d’une portée interdite.

Le Pentagone envisage trois stratégies possibles : le placement de défenses antimissiles en Europe pour détruire des missiles russes en vol ; une option « antiforces », avec des frappes préventives non nucléaires sur des sites militaires russes ; et enfin, des « frappes compensatrices » impliquant le lancement de missiles nucléaires contre des cibles à l’intérieur de la Russie.

Selon l’AP, « Parmi les options, il y a une stratégie implicite, mais non déclarée explicitement, qui améliorerait la capacité des armes nucléaires américaines à détruire des cibles militaires sur le sol russe ». Les États-Unis préparent donc activement une guerre nucléaire agressive contre la Russie.

De son côté, la Russie affirme qu’elle ne renforce pas ses capacités militaires à l’étranger, elle ne fait que répondre aux menaces engendrées par les expansions américaine et de l’OTAN à ses frontières, a indiqué Vladimir Poutine dans une interview au Corriere della Sera du 7 juin.
Dans le quotidien italien, le président russe, a souligné que personne ne devrait prendre au sérieux l’hypothèse d’une «agression russe», dont l’Occident n’arrête pas de parler, étant donné que l’existence d’un conflit global dans le monde moderne est inimaginable.

Je crois que seul un fou, et seulement dans un rêve, peut imaginer que la Russie attaque soudainement l’OTAN. Il me semble que certains pays tirent simplement profit des craintes des gens par rapport à la Russie. Ils veulent juste jouer le rôle de pays aux avant-postes qui devraient recevoir certains équipements militaires supplémentaires, des aides économiques, financières autres

a fait remarquer Vladimir Poutine.

Crédit photo : Brian Wilson via Flickr (CC) = Bombardier furtif B2, Atlantic City Airshow 2007

Un sondage révèle la fragilité de l’OTAN

13/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Faut-il intervenir en Ukraine ? Un sondage qui révèle la fragilité de l’OTAN

Le Pew Research Center, centre de recherches américain, a publié mercredi un sondage de grande ampleur intitulé « OTAN : l’opinion publique blâme la Russie pour la crise ukrainienne, mais est réticente à apporter une aide militaire ».

Que dit le sondage ?
D’après le sondage, 48 % des pays membres de l’OTAN sont prêts à recourir à la force militaire si la Russie entre en conflit avec un pays membre voisin. Ce chiffre cache des disparités : du côté des Américains ainsi que de la plupart des Canadiens, des Britanniques et des Polonais, on prône majoritairement la résolution d’un conflit éventuel par voie militaire. Mais en France, en Allemagne et en Italie, les personnes interrogées sont généralement contre le recours à la force militaire en cas d’agression contre l’un des pays de l’Alliance. En particulier, en Allemagne où le chiffre est de 58 %.
Dans l’ensemble, les gouvernements préfèrent apporter à l’Ukraine un soutien économique plutôt que militaire.

On note aussi que seul un quart des pays de l’OTAN a une vision favorable de la Russie, quand 12 % des Russes notent positivement l’OTAN !

Et on enregistre une montée du nationalisme russe : 63 % des Russes ont une opinion très favorable de leur pays, soit 34 points de plus que l’année dernière. Et un pourcentage plus grand encore regrette la dissolution de l’Union soviétique.

Que signifient ces chiffres ?
Ils disent que les nations de l’OTAN hésitent et ne savent pas jusqu’à quel point elles doivent s’engager dans le conflit ukrainien, surtout du point de vue militaire. Un grand nombre de pays alliés rechignent à respecter l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que les membres de l’OTAN doivent défendre un allié attaqué, avec la force armée si nécessaire.
Même si l’on dit volontiers que les statistiques sont la forme la plus raffinée du mensonge, on remarque une perte de confiance générale de l’opinion publique dans l’OTAN, dans les hommes politiques européens, dans les manipulations américaines via l’OTAN.

Crédit photo : Jos van Zetten via Flickr (CC) = manif anti-OTAN à Strasbourg le 4 avril 2009


Au coeur du Yémen en guerre

Source : Vice News
Dans ce reportage (en anglais, des sous-titre espagnols sont disponibles), vivez de l’intérieur l’attaque aérienne de Sanaa, capitale du Yemen, par une coalition de neuf pays menés par l’Arabie Saoudite. Les frappes, visaient les positions des rebelles houtis, soutenus par l’Iran et ont fait plus de 1 400 morts, dont beaucoup de civils.

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Libye et chute de Kadhafi : les véritables causes de la guerre

21/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’équipe de NOVOpress est retombé sur ce documentaire consacré à la préparation de la guerre contre la Libye à l’occasion du fameux “printemps arabe”. Instructif et édifiant, notamment sur le rôle joué par le Qatar, le grand ami de Nicolas Sarkozy.

En 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s’agissait d’intervenir au nom des droits de l’Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35 % du pétrole libyen en cas de changement de régime. L’accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ?

Une reportage à redécouvrir à un moment où l’actualité est dominée par la multiplication des naufrages d’immigrés en Méditerranée. En effet, l’intervention voulue par Nicolas Sarkozy pour mettre fin au régime de Kadhafi a profondément déstabilisé la région en provoquant un développement des départs pour l’Europe.


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Vaste manœuvre diplomatique pour la paix en Ukraine

Vaste manœuvre diplomatique pour la paix en Ukraine

Hollande à Kiev pour éviter la guerre : comme Daladier à Munich ?

Eviter une guerre totale dont la ligne de front se situerait à deux heures d’avion de la France. Le président de la République s’est rendu hier à Kiev avec la chancelière allemande, Angela Merkel, pour rencontrer le président ukrainien (photo). Les trois dirigeants devaient se mettre d’accord sur une « nouvelle proposition  » de règlement du conflit en Ukraine orientale. Ce conflit a fait 5 300 morts en neuf mois et est susceptible de dégénérer à tout moment en un conflit ouvert entre l’Ukraine et la Russie. Angela Merkel et François Hollande doivent en discuter aujourd’hui avec Vladimir Poutine à Moscou. Angela Merkel, qui ne s’est plus rendue à Moscou depuis 2013, est attendue à Washington lundi.

Le gouvernement américain soutient cette initiative, mais n’exclut pas le conflit armé

Après plusieurs victoires des forces pro‑russes, les Etats‑Unis ont même évoqué l’idée d’armer directement le gouvernement pro‑Occidental. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, était à Kiev hier : il a annoncé qu’il ne voulait pas d’une “paix à sens unique”et voulait “mettre un terme” à “l’agression russe”, “nous voulons une résolution pacifique” du conflit en Ukraine, a toutefois souligné le secrétaire d’Etat américain. A Washington, le sénateur John McCain a déclaré que la chambre haute du Congrès se chargerait de rédiger un projet de loi pour livrer des armes à Kiev si le président américain ne le faisait pas. Si les Etats‑Unis envisagent d’armer l’Ukraine, la France rejette, pour l’heure, catégoriquement cette option.

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La souveraineté contre le terrorisme ? - par Alexandre Latsa

La souveraineté contre le terrorisme ? – par Alexandre Latsa

01/02/2015 – PARIS (Sputnik France via Polémia)
Alexandre Latsa, blogueur, analyste et écrivain français qui vit en Russie. Il tient le site Dissonance qui vise à donner un « autre regard sur la Russie ». Il est joignable sur Twitter @alexandrelatsa


Dans mon précédent texte, qui exposait quelques réflexions à chaud sur la « France Charlie Hebdo », j’ai esquissé un concept qui me semble fondamental pour expliquer la situation, critique à plusieurs titres, que connaît notre beau pays, la France. Ce concept est celui du vide politique et de l’effondrement conséquent de l’autorité de l’Etat.

Cet effondrement de l’autorité de l’Etat nous été vendu comme un processus logique, cohérent, moderne et inévitable, s’inscrivant dans une forme d’évolution de la démocratie libérale et pacifique. Ainsi, l’avenir consisterait à transformer nos nations développées en simples territoires sans frontières, en zones de commerces ou même en hôtels.

Au cours des années 1990 et 2000, l’intégration supranationale et la « bruxellisation » généralisée ont accentué ce processus de limitation des prérogatives de l’Etat puisque, du moins c’est ce que l’on nous disait: « ON » s’occupait désormais de tout à un niveau supérieur, supranational. En ce début 2015, on se rend compte à quel point notre élite politique «bruxellophile» a fait preuve de légèreté.

Il est toujours difficile de tenter de faire entendre des idées ou réflexions dissonantes au moment où les composants du mainstream médiatique national assènent à l’unisson des vérités morales avec lesquelles tout un chacun serait censé être d’accord. Cet unisson totalitaire est du reste, et sans aucun doute, une des démonstrations les plus évidentes de la faillite même de l’Etat, qui renonce peu à peu à remplir ses fonctions les plus essentielles, par exemple assurer la sécurité des citoyens français.

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Carnages djihadistes à Paris : ce n’est qu’un début - Par Guillaume Faye

Carnages djihadistes à Paris : ce n’est qu’un début – Par Guillaume Faye

Les carnages à Charlie Hebdo, dans le magasin casher et à Montrouge ne sont qu’un début, un signe avant-coureur. En tout, 17 morts, dont 10 journalistes, 4 Juifs et 3 policiers et une trentaine de blessés. En ces journées, la guerre civile ethnique a commencé, menée en France sous la bannière de l’islam. Plus rien ne pourra l’arrêter, sauf une victoire d’un côté ou de l’autre, car jamais une guerre ne cesse d’elle-même par armistice sans vaincus ni vainqueurs.

Plus grave que le 11 septembre ?

Ces tueries suivent les attentats meurtriers commis par des ”loups solitaires”, au cri de « Allah Akbar ! » en lançant des voitures dans la foule ou en attaquant au couteau (à Joué-lès-Tours, Nantes, Dijon). Cet acte de guerre s’inscrit dans une offensive tous azimuts (pensée comme contre-offensive et vengeresse) de l’islam contre l’Occident et plus spécifiquement contre la France qu’il entend conquérir. Cette guerre, le terrorisme n’en est que la partie visible de l’iceberg ; la partie immergée, c’est l’islamisation, offensive grandissante sur tout le territoire, dont l’intimidation par le terrorisme n’est qu’un des aspects. Après les tueries de Merah et de Nemmouche, la saga sanguinaire continue. Et les angéliques crient : ”il n’y a pas de guerre de civilisations ! ”. Remarquez, d’un certain point de vue, ils ont raison car, en fait, c’est la guerre de la civilisation contre la barbarie.

Paradoxe : par leur portée symbolique, ces attaques sont plus marquantes que celles du 11 septembre 2001 à New-York, pourtant autrement plus meurtrières (3.000 morts). À l’époque, on n’avait pas vu une pareille mobilisation, avec manifs géantes qui ont attiré 50 chefs d’État et de gouvernement. En effet, les attaques de Paris, venues de l’intérieur, ont été une opération militaire de commandos qui a frappé les esprits. Ces raids, ces rezzous, peuvent se répéter à l’infini, alors que les attentats du 11 septembre, comme ceux de Madrid et de Londres, supposent une lourde logistique. C’est la logique de la guérilla de terrain, autrement plus angoissante et imparable que celle du terrorisme classique.

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La France est en guerre, par Aymeric Chauprade

La France est en guerre, par Aymeric Chauprade

Les phénomènes ont des causes. Ce qui frappe la France aujourd’hui porte un nom et est le résultat de causes identifiables. Cette première partie est consacrée à la définition du mal qui nous frappe et à ses causes. La seconde sera consacrée aux solutions. Source : realpolitik.tv

Les politiques américaines et européennes ont détruit ou affaibli tous les régimes arabes qui tentaient de s’imposer au détriment de la Charia et ont donc libéré ainsi les forces islamistes.

Aymeric Chauprade

Aymeric Chauprade

La France est en guerre avec des musulmans, elle n’est pas en guerre avec les musulmans, mais avec des musulmans.

L’islam est un monde complexe. Il nous faudrait des heures pour y expliquer les variantes, chiites, sunnites et à l’intérieur des sunnites, les différentes écoles juridiques, et le soufisme aussi.

De manière simple, je diviserai l’islam en deux. Ce que j’appelle l’islam acclimaté par les nations, par les cultures nationales, par les États, et qui fait que les islams marocain, indonésien, saoudien ne sont pas les mêmes.

Et l’islam global, l’islam qui est resté fidèle à ses fondements djihadiques, à ses fondements historiques, et qui dit fondements dit fondamentalisme, l’islam qui refuse de s’inscrire dans les nations, qui ne reconnaît pas ou peu de légitimité aux chefs d’État, qu’ils soient musulmans ou non, l’islam qui veut restaurer le califat et établir la loi islamique sur la terre entière. C’est bien cet islam qui nous fait la guerre, que nous le voulions ou non.

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Aymeric Chauprade : "La France est en guerre"

Aymeric Chauprade : “La France est en guerre”

15/01/2015 – STRASBOURG (NOVOpress)
Dans une vidéo, Aymeric Chauprade, député français FN/RBM au Parlement européen, explique que suite aux attentats qui ont touché notre pays la semaine dernière la France est en guerre. Voici la vidéo et le texte coup de poing de l’intervention d’Aymeric Chauprade


Les phénomènes ont des causes. Ce qui frappe la France aujourd’hui porte un nom et est le résultat de causes identifiables.

Ce premier volet est consacré à la définition du Mal qui nous frappe et à ses causes. Le second volet sera consacré aux solutions…

La France est en guerre avec des musulmans, elle n’est pas en guerre avec les musulmans, mais avec des musulmans.

L’islam est un monde complexe. Il nous faudrait des heures pour y expliquer les variantes, chiites, sunnites et à l’intérieur des sunnites, les différentes écoles juridiques, et le soufisme aussi. Mais nous sommes en politique et en politique, il nous faut des raisonnements opératoires, des raisonnements qui peuvent déboucher sur des solutions efficaces.

Nous sommes en guerre contre cet islam là. C’est bien cet islam qui nous fait la guerre, que nous le voulions ou non. Le philosophe Julien Freud écrivait en 1965 : « Vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, or c’est l’ennemi qui vous désigne ». Notre classe politique offre en ce moment le spectacle pathétique du débat « sommes-nous en guerre ou pas ? ». Mais ce n’est pas nous qui décidons de cela, ce sont ceux qui nous attaquent ! Evidemment que nous sommes en guerre puisqu’ils l’ont décidé !

De manière simple, je diviserais l’islam en deux. Ce que j’appelle l’islam acclimaté par les nations, par les cultures nationales, par les Etats, et qui fait que les islams marocain, indonésien, saoudien ne sont pas les mêmes.

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La Libye et les islamistes - L'Afrique Réelle N°61, janvier 2015

La Libye et les islamistes – L’Afrique Réelle N°61, janvier 2015

 Editorial de Bernard Lugan :

Le mercredi 12 septembre 2012, dans un communiqué publié sur le blog de l’Afrique Réelle j’écrivais : « Désormais, en Libye, l’alternative est simple : soit les nouvelles autorités mettent un terme au chaos – mais comment_? – et reconstruisent l’Etat sous une forme ou sous une autre, soit la Libye demeure ingouvernable. Dans ce cas, les islamistes pourraient alors jouer une carte maîtresse, celle du modèle religieux transcendant les divisions afin de les coaguler dans un tout commun, l’Oumma. »

La Libye et les islamistes - L'Afrique Réelle N°61, janvier 2015C’est très exactement ce qui est actuellement en cours de réalisation en Tripolitaine où, au nom de l’islam unificateur, nous assistons à l’engerbage de nombre de milices par la coalition des Frères musulmans de Misrata et des fondamentalistes de Tripoli. Or, cette alliance est en passe de conquérir toute la région. Les milices de Zenten sont en effet sur la défensive et elles risquent même de se trouver encerclées si les Berbères du jebel Nefusa se tournaient vers les islamistes comme viennent de le faire les Touareg de la région de Mourzouk.

Le possible basculement des Berbères livrerait alors la Tripolitaine aux islamistes tout en permettant à ces derniers de s’adosser à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie ; d’où les conséquences régionales que l’on peut imaginer. Dans ce cas, combien de temps l’Algérie pourrait-elle encore refuser d’intervenir ? Mais si elle le faisait, quel serait son but puisque tout le monde sait que la pacification de la Tripolitaine passe par l’éradication du foyer de déstabilisation de Misrata, ce que la Turquie n’acceptera pas.

En Cyrénaïque, la situation est plus claire dans la mesure où l’Egypte soutient le général Khelifa Heftar qui, depuis le début du mois de mai 2014 est entré en guerre contre les islamistes de Benghazi et de Derna, ces derniers ayant fait allégeance à l’EI. Les milices de Misrata leur sont venues en aide. Elles ont également attaqué le « croissant pétrolier » constitué par les terminaux de Ras Lanouf, d’Al-Sedra et de Brega avec leurs 19 réservoirs.

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Attaque terroriste contre "Charlie-Hebdo" : douze morts

Attaque terroriste contre “Charlie-Hebdo” : douze morts

06/01/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le bilan est particulièrement lourd, quasiment un carnage. Et ce en plein Paris, et en pleine journée. Ce matin, des terroristes masqués ont attaqué froidement les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, tuant journalistes, dessinateurs et même policiers. Attaque immédiatement revendiqué car les terroristes ont attaqué Charlie-Hebdo en proférant “Allah Ahkbar” et “le Prophète est vengé”. Parmi les victimes, cinq dessinateurs vedettes de l’hebdomadaire : Cabu, Charb, Tignous, Honoré et Wolinski. Ainsi que l’économiste Bernard Maris.

Sans compter la lâche exécution d’un policier protégeant Charlie-Hebdo, assassiné d’une balle dans la tête alors qu’il était à terre.

Charlie-Hebdo qui avait publié les fameuses caricatures de Mahomet a donc été victime d’une grave attaque terroriste. Dimension terroriste reconnue y compris par François Hollande qui pour le coup ne parle pas de déséquilibrés…

Cette attaque est particulièrement grave car elle révèle, que oui des terroristes s’entraînent, que oui ils ont décidé de frapper des francçais et en france et que oui ni Hollande ni valls et encore moins Cazeneuve nous protègent contre le terrorisme. Bien au contraire… Vu que les auteurs de cet acte de guerre sont, à l’heure où nous publions cet article, toujours recherchés.

A noter que des “Français” musulmans se sont réjouis de cet acte…


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Nous sommes en guerre économique – “La paix est un souhait, la guerre est un fait”

Editorial de Pascal Gauchon dans le Hors-série n°1 d’hiver 2014 de la revue Conflits. Extraits :

Comme celle de géopolitique, et pour des raisons comparables, la notion de guerre économique est longtemps restée taboue après la Seconde Guerre mondiale. Elle renvoyait au protectionnisme des années 1930, elle était rendue responsable de la durée de la crise, elle était soupçonnée d’avoir contribué à l’éclatement du conflit. La situation s’est à peine améliorée. C’est que l’idée de guerre économique s’inscrit en faux contre les idées libérales qui se sont imposées dans le monde.

[…]
Mais :
Une fois les portes ouvertes, encore faut-il que toutes les nations respectent les règles de l’échange « loyal ». Sinon c’est le « dumping social », le « dumping fiscal », le « dumping environnemental » que certains États rendent possibles en adoptant des réglementations minimales et en réduisant les impôts et les cotisations sociales (quand elles existent !).
[…]

 

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La Remigration ou la guerre, par Renaud Camus

La remigration ou la guerre – par Renaud Camus

Photo : Renaud Camus (à gauche) et Fabrice Robert. © Bloc identitaire.

21/11/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Une des allocutions les plus intéressantes, aux Assises de la Remigration, fut la dernière, celle de l’hôte, Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire. Il s’est colleté à une question majeure, à laquelle je suis soumis fréquemment moi aussi, à propos du Grand Remplacement comme de la Remigration :

« Ce sont là des mots très forts, nous dit-on. Est-ce que vous ne craignez pas d’alarmer les gens, avec des termes aussi abrupts ? »

J’ai tendance à répondre, pour ma part, que c’est de fuir la réalité qui est anxiogène : de se repaître de mensonges, de se laisser bercer d’illusions. Ce n’est pas le syntagme Grand Remplacement qui est effrayant, c’est le phénomène qu’il désigne. On peut souhaiter, bien sûr, ne pas s’aviser de ce qui survient, fermer les yeux, n’écouter rien, sinon le rassurant babil des remplacistes. Mais ce babil est de plus en plus difficile à croire, à mesure que la situation se dégrade. Mieux vaut, ce me semble, être averti d’un danger pressant, serait-ce pour se mettre en état de s’en défendre, que d’en ignorer tout de parti délibéré, au risque d’être emporté par lui sans retour. Au demeurant je n’ai pas peur de faire peur, ni ne me sentirais coupable si c’était le cas : celui qui avertit d’un incendie en criant au feu de toutes ses forces, qui songe à lui reprocher d’affoler tout le quartier ?

L’approche de Fabrice Robert est différente. Il est vrai que le Grand Remplacement est une calamité tandis que la remigration, elle, est un remède, une façon de traiter le mal, une solution — c’est même la seule qui ait été proposée jusqu’à présent. L’une des deux appellations est très négative (sauf pour les remplaçants et leurs complices remplacistes), l’autre se présente comme un objectif à atteindre et comme une espérance, au moins pour les victimes avérées ou potentielles de ce que recouvre la première. Sans doute la perspective de certains traitements peut-elle inquiéter presque autant que la maladie, surtout s’il est question d’opération chirurgicale. Mais, à ce stade, il n’est pas sûr qu’on ne puisse pas éviter l’intervention, et de toute façon on n’a guère le choix : il est impossible de ne rien faire.

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Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extraits)

Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extrait)

Extrait d’un entretien avec le colonel Michel Goya, officier des Troupes de marine et écrivain militaire, paru dans la lettre de Communication & Influence n°59 d’octobre 2014. Communication & Influence est une publication du cabinet Comes Communication (Paris-Toronto-Sao Paulo).


Le combat modifie toutes les perceptions. L’horreur surgit, la peur aussi. Certains hommes vont au-delà et font face. Pourquoi ? Comment ? Issu des Troupes de marine, ayant connu le feu (Afrique, Balkans), le colonel Goya, dirige le bureau Recherche au Centre de doctrine et d’emploi des forces à l’École militaire. Docteur en histoire, spécialiste du leadership et de l’innovation dans les organisations, enseignant dans des institutions prestigieuses, fondateur du blog La voie de l’épée, il vient de publier Sous le feu (Tallandier, 2014).

De 1914 à 2014, les contextes ont évolué. Mais aujourd’hui le soldat au combat est soumis à des influences antagonistes. La réalité du combat d’un côté, certaines règles iréniques de la société civile de l’autre. Or, comme le note le colonel Goya dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, les événements s’accélèrent, le spectre de la guerre fait son retour. Pouvons- nous continuer à être ainsi déconnectés du réel ? À subir des influences délétères qui nous désarment mentalement ? L’heure n’est-elle pas plutôt venue d’un retour à la Realpolitik ? Entretien sur un sujet sensible…


Le colonel Michel Goya © FJJ

Le colonel Michel Goya © FJJ

Notre monde occidental est un univers d’où la mort a été évacuée, où l’on s’efforce de circonscrire tout risque pour faire l’apologie du “care”. Votre livre se situe résolument à contre-courant. Sous le feu a pour sous- titre La mort comme hypothèse de travail. Et en bas de la couverture en une figure cette phrase lapidaire: Comment des hommes ordinaires peuvent faire des choses extra- ordinaires. Pourquoi un tel livre ?

Le combat, c’est un cadre qui a ses lois propres. Le combat sort du monde ordinaire, il nous place dans des circonstances totalement différentes de celles auxquelles nous sommes accoutumées. Ce bouleversement de la donne modifie en profondeur notre perception des choses, dont nos réactions et in fine notre être propre.
Comme le disait Louis-Ferdinand Céline qui fut grièvement blessé au tout début de la Grande Guerre, le baptême du feu, c’est le “dépucelage de l’horreur”.
J’ai tenté de décrire ce qui est difficilement descriptible, en m’efforçant de cerner ce qui se passe dans la tête des hommes lorsqu’ils basculent dans cet univers si particulier du combat. Les valeurs qui sont celles dont on doit faire preuve au combat sont finalement toujours les mêmes depuis l’origine. Or qu’est-ce qui pousse des hommes à surmonter leur peur, à être courageux, à exposer leur vie? À travers mon expérience et celle de mes camarades, j’ai essayé de décrire, sur un mode sociologique – je dirais presque ethnologique ou anthropologique – comment et pourquoi l’on combat, de quelle façon on s’adapte, parfois en quelques secondes, à cet univers particulier, qui porte ses règles propres, si dissemblables de celles qui régissent notre monde ordinaire. Certains hommes d’ailleurs recherchent volontairement cette ambiance de combat, cette proximité avec le danger et la mort.

N’existe-t-il pas un déphasage entre les valeurs de notre monde en paix, volontiers individualiste et hédoniste, et ces efforts énormes demandés au soldat qui doit affronter une autre réalité, d’une très grande violence? Passer ainsi d’une perception à une autre n’engendre-t-elle pas nécessairement une sorte de schizophrénie ?

Oui. C’est un fait qu’il est extrêmement complexe de gérer ces basculements de situations. Cette ambiguïté se retrouve aussi dans la gestion de la communication des armées, tâche complexe s’il en est. Car les campagnes de recrutement vont ainsi porter sur des thématiques bien connues du monde civil (apprendre un métier ou se consacrer à des actions humanitaires) et être en décalage avec les rudes réalités des opérations extérieures. Or, si vous interrogez les jeunes engagés qui veulent aller dans les unités d’intervention, on sent d’emblée chez nombre d’entre eux qu’ils ont envie de découvrir cette dimension du combat. Pourquoi ?
On a là une kyrielle de réponses, d’ordre psychologique ou éthologique, mais il semble bien que cette soif de découverte réponde à des impératifs intérieurs qui ont existé de tout temps : besoin d’aventure, exigence d’aller au-delà de soi-même, rejet d’une société par trop aseptisée, souci d’être intégré dans un groupe humain rendu solidaire par les risques partagés en commun, etc… Il faut ici se méfier des perceptions. En particulier de celles émanant des mondes politiques et médiatiques, qui conduisent à penser qu’il faut éliminer de nos vies ce qui est dur ou dangereux. À cet égard, on constate bien souvent que les sociétés humaines se révèlent intrinsèquement plus résilientes et volontaristes que leurs dirigeants, ces derniers faisant preuve d’un déni de réalité. De la sorte, on observe une césure toujours plus importante entre les peuples et la perception des élites au plus haut niveau qui fonctionnent avec une grille de décryptage souvent déconnectée des réalités. Face à une menace qu’il sent monter, un peuple peut réagir en acceptant lucidement la perspective de sacrifices.

Lire l’intégralité de l’entretien : téléchargez la lettre de Communication et Influence