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Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

Les agences de renseignement occidentales ont infiltré la Syrie

15/03/2012 – 17h30
PARIS (NOVOpress via unzensuriert.at) — Les rebelles syriens, représentés dans les médias occidentaux comme les victimes innocentes d’une “dictature” sanguinaire, ne sont pas seulement impliqués dans des jeux de pouvoir internationaux – ils sont aussi infiltrés et lourdement équipés par des états étrangers, d’après le gouvernement syrien. Assad ne se défendrait donc contre son propre peuple, mais bien contre des agitateurs étrangers.

Environ 700 combattants armés ont en effet été arrêtés lors de la capture du bastion rebelle Babar Amr il y a une semaine. Leur provenance : pays arabes, la Turquie, et “certains pays européens comme la France”, a déclaré Salim Harba, expert syrien en stratégie. Il a également confirmé que, au Qatar, dans un “Bureau de coordination” parrainé par les Américains et les Arabes se réunissent les responsables du renseignement américain, français et arabe, des agents de la CIA, du Mossad et de Blackwater avec les membres du Conseil transitoire syrien.

En Syrie, dans des tunnels et des camps des rebelles, de nombreuses armes et d’autres équipements ultra-sophistiqués de provenance israélienne, européenne et américaine ont été trouvées – certains n’ayant même pas encore été testés dans leur pays de fabrication. De même, un courriel américain a été intercepté, qui a confirmé que le territoire syrien a été violé par les troupes de l’OTAN. Au début du mois de mars, 13 officiers français qui se trouvaient parmi les rebelles auraient été arrêtés.

Photo : Elizabeth Arrott via wikimedia (cc)

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

14/03/2012 – 15h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – En lançant, à la veille de la Saint-Patrick, une nouvelle collection de baskets dénommée « Black and Tans », la célèbre firme américaine Nike n’a manifestement pas été très inspirée.

Les responsables marketing du géant de la chaussure de sport croyaient pourtant bien faire, « Black and Tans » faisant pour eux référence à la bière mixte (brune et blonde). Ils avaient simplement oublié que c’était également le nom d’un groupe paramilitaire britannique qui vint en aide à la Royal Irish Constabulary dans les années 1920, lors de la guerre d’indépendance irlandaise.

Recrutés pour la plupart d’entre eux parmi d’anciens combattants britanniques démobilisés après la Première Guerre mondiale, les Black and Tans (Noirs et Fauves) tirent leur nom à la fois de la couleur kaki et vert-sombre de leur uniforme et d’une célèbre race de chiens de chasse de Limerick.

Représailles, assassinats et incendies de villages : se comportant comme une armée d’occupation, cette troupe, qui compta jusqu’à 19.000 hommes, s’illustra rapidement par ses méthodes particulièrement brutales vis-à-vis de la population civile irlandaise. Le sac de Balbriggan, un village côtier au nord de Dublin en septembre 1920 et l’incendie de Cork dans la nuit du 11 au 12 décembre 1920 font partie des hauts faits de cette formation tristement célèbre. Inutile de dire que les Irlandais n’ont pas du tout apprécié.

« Autant appeler ses baskets des ‘Al-Quaeda’ », a fait remarquer la centrale de Nike en Irlande. La direction américaine de la firme de l’Oregon a bien sûr présenté ses excuses pour cette bavure qui témoigne d’une méconnaissance certaine de l’histoire irlandaise. Résultat de l’opération : les baskets se retrouvent en solde à peine lancées, bradées à 90 dollars et une image de marque dégradée durablement en Irlande et dans la diaspora irlandaise.

Crédit photo : Kameraad Pjotr, licence CC.

La Libye, de la « libération » à la somalisation

La Libye, de la « libération » à la somalisation

Alors que les turbulences se poursuivent en Egypte et en Tunisie, où l’asphyxie du tourisme et le départ des investisseurs provoquent un chômage sans précédent, le risque (prévisible) de sécession de la Cyrénaïque remet la Libye au premier plan, affolant chancelleries et rédactions.

Le 8 mars était trompettée une excellente nouvelle : après « trente-trois ans » de total dévouement à un régime qu’il vient de découvrir « criminel », Abdo Hussameddine, vice-ministre syrien du Pétrole, choisissait de « rejoindre la révolution du peuple qui rejette l’injustice » et de reprendre ainsi « le droit chemin ». Cette miraculeuse conversion à la démocratie est aussi une inestimable prise de guerre pour les rebelles syriens réputés, par notre ministre Alain Juppé en particulier, incarner les droits de l’homme.

Mais cette sensationnelle annonce faisait bientôt place à une autre, beaucoup moins réjouissante pour les zélateurs des « printemps arabes » : l’éventualité de la « dislocation de la Libye », avec la proclamation unilatérale de l’autonomie de l’Est libyen par des dignitaires locaux, chefs de tribu et commandants de milice réunis à Benghazi – deuxième ville du pays et berceau de l’insurrection qui a renversé Muammar Kadhafi – devant des milliers de personnes qui les ont follement applaudis. Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, répliquait aussitôt à cette « provocation » par la menace de « recourir à la force » pour mater les « séparatistes ». S’il réprime la rébellion de ces derniers avec la vigueur d’un Bachar al-Assad, quel dilemme pour Nicolas Sarkozy qui, le 1er septembre à l’Elysée, et au nom des « Amis de la Libye » (dont le Britannique David Cameron, l’onusien Ban-Ki-Moon et l’émir du Katar), remettait au même Abdeljalil 15 milliards de dollars pour la « reconstruction de la Libye nouvelle » ! Un mirage exalté par tous les médias.

Un pays livré à des milices surarmées

Du coup, c’est l’affolement dans les rédactions. « Libye : l’autonomie de l’Est fait craindre une partition du pays », titrait Le Parisien, « Menace d‘une nouvelle guerre civile », s’inquiétait Libération, « Libérée de Kadhafi, la Libye s’enfonce dans le chaos », constatait avec tristesse Le Nouvel Observateur ; l’AFP évoquait un « risque de somalisation » et Le Point lui-même, où sévit Bernard-Henri Lévy, héraut de la « croisade » contre Kadhafi et tombeur du raïs, admettait par la plume de son correspondant Armin Arefi l’extrême gravité de la situation : « Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. » Les conséquences en seront d’autant plus graves et plus sanglantes que, depuis la révolution, la Libye souffre d’un « fléau » : « l’abondance d’armes en libre circulation à travers le pays ». Ces armes, fournies notamment par les « officiers de liaison » français envoyés par Paris, avaient été « confiées aux rebelles organisés en milices pour se débarrasser de Muammar Kadhafi ». Las ! Les milices sont désormais « hors de contrôle » et, selon le diplomate français Patrick Haimzadeh cité par l’hebdomadaire de François Pinault, il n’est donc pas exclu que les autonomistes de Benghazi « aillent à l’affrontement avec le gouvernement central, en cas de refus », tant ils sont convaincus que « la révolution a été déviée » et qu’elle leur a été confisquée par Tripoli.

Conclusion de Armin Arefi : « Si le candidat Nicolas Sarkozy peut se targuer d’avoir évité le bain de sang que promettait Muammar Kadhafi à Benghazi, il semble bien moins se soucier aujourd’hui du sort d’un pays miné par les intérêts personnels et les rivalités, tant régionales que tribales […] Nicolas Sarkozy s’attendait à une guerre pliée en une semaine, car il ne connaissait pas la société libyenne. Or on ne change pas une culture politique en quelques mois. Cette situation va durer au moins dix ans. »

« Silence médiatique » malgré le tocsin

Mais qu’importait, sans doute, aux yeux du président-candidat ! « Le temps où les caméras, appareils photo et plumes du monde entier informaient non-stop sur la Libye paraît bien loin. La Libye est retournée au silence médiatique. Les regards se sont tournés vers la révolution suivante, en Syrie », commentait de son côté Gaël Cogné sur France TV Info, grand service de « l’actu en continu » lancé en fanfare le 14 novembre dernier par le géant France Télévisions, avec l’ambition d’être « la première plateforme d’informations en temps réel du service public », alimentée par les multiples rédactions de la télévision d’Etat.

Evoquant les cent cinquante tribus composant la société libyenne et agitées de violents antagonismes, Gaël Cogné écrit benoîtement que « ces divisions ne sont pas une surprise ».
Eh bien si, c’en est une, et de taille pour le bon peuple, qui a financé de ses deniers durement gagnés une intervention militaire (au coût exorbitant en ces temps de crise : plus de 350 millions d’euros, estimait L’Express du 28/09/2011) mais dont on lui avait juré qu’elle procurerait un avenir radieux au peuple libyen et, à la France, un marché du siècle : « A ceux qui parlent d’argent, je fais remarquer que c’est aussi un investissement sur l’avenir », avait osé déclarer un mois plus tôt notre inénarrable ministre des Affaires étrangères au quotidien Le Parisien (du 27/8/2011). Un investissement bien compromis par les événements actuels.

Pourtant, les mises en garde n’avaient pas manqué. Le fils du colonel Kadhafi, Seif Al-Islam, avait prédit dès les premiers temps de l’insurrection que les tensions entre tribus « pourraient causer des guerres civiles ». Une mise en garde avait été lancée d’emblée par Polémia qui, sur son site, avait multiplié les alertes (1) dans des articles où était clairement souligné le risque de « partition » du pays, à partir des travaux de Bernard Lugan. Dès le 13 mars 2011, le célèbre africaniste avait déploré qu’ « en écoutant BHL et non les spécialistes de la région, le président Sarkozy ait involontairement redonné vie au plan Bevin-Sforza rejeté par les Nations unies en 1949 ». Et Lugan d’expliquer : « Ce plan proposait la création de deux Etats, la Tripolitaine, qui dispose aujourd’hui de l’essentiel des réserves gazières, et la Cyrénaïque, qui produit l’essentiel du pétrole. Voilà donc la première étape de ce plan oublié désormais réalisée avec la reconnaissance par la France, suivie par l’UE, du gouvernement insurrectionnel de la Cyrénaïque… Deux Etats existent donc sur les ruines de la défunte Libye : la Cyrénaïque – provisoirement ? – aux mains des insurgés, et la Tripolitaine. C’est à partir de cette donnée qu’il convient d’analyser la situation, tout le reste n’étant une fois encore que stérile bavardage, vaine gesticulation et soumission à la dictature de l’émotionnel. »

La fidélité de BHL… à Israël

Mais qui avait écouté Lugan (2) parmi les innombrables « spécialistes » de France Télévisions et des autres médias qui nous affirment aujourd’hui assister « sans surprise » aux déchirements libyens ?

Le seul qui ait eu alors droit à la parole était M. Lévy, promu par le chef de l’Etat véritable ministre en exercice des Affaires étrangères et de la Guerre (et même des Finances puisqu’il nous fit attribuer en juin dernier une première aide de 290 millions d’euros à ses protégés du Conseil national de transition) alors qu’on sait aujourd’hui qu’il n’agissait nullement au profit de la France. Au contraire. Dans l’affaire de Libye, « J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël », devait-il proclamer fièrement le 20 novembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui tenait à Paris sa première convention nationale – voir le « Billet » de Polémia du 22/11/2011. Allez savoir pourquoi, cette brûlante profession de foi (et d’allégeance à un Etat étranger) fut occultée… comme l’avaient été les risques de notre interventionnisme en Libye, et les fruits amers qu’il ne manquerait pas de porter, en commençant par l’éclatement du pays prétendument libéré – avec la vague migratoire et la réaction islamiste que cela ne manquera pas de susciter. Ce n’est du reste pas un hasard si, sans doute informés des intentions des « séparatistes » de Benghazi, les barbus libyens, déjà très influents au sein du CNT, avaient créé le 3 mars le parti Justice et Construction présidé par Mohammed Sawane, représentant des Frères musulmans… et farouchement opposé à l’autonomie de la Cyrénaïque, qu’il considère selon Armin Arefi comme « une première étape avant la scission totale de la région ».

Une dislocation organisée

Mais la « dislocation géopolitique mondiale » ne fut-elle pas l’objectif de l’OTAN en Libye, comme le soulignait ici même Xavière Jardez le 9 août 2011 en commentant un rapport du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP), think-tank monégasque dirigé par Franck Biancheri (3)? L’entreprise était alors menée par Washington, le Katar se chargeant d’une partie du financement et de la mise en scène médiatique, celle de la « libération » de Tripoli par exemple. Or, simple hasard, cet émirat pétrolier serait aujourd’hui très actif auprès des autonomistes de Benghazi.

Evoquant la campagne de l’OTAN, X. Jardez écrivait : « On demanda à l’opinion publique d’approuver, non de penser. » Et voilà cette opinion frappée de stupéfaction quand elle apprend que le pays qu’on lui avait dit arraché à la tyrannie et à la barbarie risque de connaître l’épouvantable destin de la Somalie, livrée à des factions se livrant une guerre inexpiable et redevenue un repaire des pirates. Ce que furent, soit dit en passant, la côte des Syrtes et celle de la Cyrénaïque pendant des siècles.

Camille Galic
9/03/2012

Notes

(1) Voir entre autres les articles sur Polémia

(2) Une interview par Robert Ménard fut déprogrammée en catastrophe fin décembre dernier par la chaîne itélé car elle n’était pas « dans la ligne » – voir http://www.polemia.com/article.php?id=4408
(3)
Opérations militaires de l’OTAN en Libye : accélérateur d’une dislocation géopolitique mondiale ?

Image : Lors d’une conférence de presse, mardi 6 mars à Tripoli, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil a accusé «des pays arabes, frères» de financer la sédition.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

05/03/12 – 16h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
C’est aujourd’hui que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, doit rencontrer le président des Etats‑Unis Barack Obama. La question iranienne devrait tenir une place particulièrement importante dans l’ordre du jour de cette réunion.

De fait, la menace d’une attaque préventive d’Israël contre l’Iran est plus que jamais d’actualité.

Quels sont les risques qui pèsent réellement contre l’Etat hébreux ?

Ils sont assez difficiles à évaluer. Toutefois, Washington considère que Téhéran n’est pas encore en mesure de produire des armes nucléaires. Un constat qui n’est pas partagé par le gouvernement israélien qui pense pour sa part que « l’Iran continue à avancer rapidement et avec arrogance dans son programme nucléaire ».

Que peut‑on penser de l’engagement des Etats‑Unis au côté d’Israël ?

Alors qu’il bat la campagne pour récolter des fonds pour la prochaine élection présidentielle, Barack Obama n’a pas hésité à qualifier jeudi de « sacro‑saint » le soutien de son pays à Israël. Rappelons que depuis 2008 toutes les tentatives du président américain pour pacifier le Moyen‑Orient se sont soldées par des échecs retentissants.

Y a‑t‑il des liens entre ces tensions grandissantes et les autres conflits en cours au Moyen‑Orient ?

La Syrie théâtre d’une guerre civile sanglante en ce moment même est effectivement l’un des principaux alliés de l’Iran. L’incapacité des diplomates en poste à l’Organisation des Nations Unies pour trouver une issue à ce conflit pose question. Les alliés d’Israël, au premier rang desquels figurent les Etats‑Unis, pourraient avoir intérêt à laisser la situation pourrir, faute de mieux, pour mieux isoler l’Iran.

Aujourd’hui, les risques d’embrasement sont bien réels, avec toutes les conséquences possibles.

Photo : Barack Obama et Netanyahu à la Maison Blanche en 2009. Crédit photo : Executive Office of the President, domaine public.
"Au pays du sang et du miel" d'Angelina Jolie : polémique sur fond de parti pris anti-serbe

“Au pays du sang et du miel” d’Angelina Jolie : polémique sur fond de parti pris anti-serbe [lu sur le net]

[box class=”info”]Tollé et vagues croissantes d’indignations : c’est ainsi que l’on pourrait résumer les réactions suscitées par le nouveau film d’Angelina Jolie, “Au pays du sang et du miel”, dans les Balkans. Jugé extrêmement partisan et manichéen, ce film traite des violences faites aux femmes pendant la guerre de Bosnie, avec dans le rôle des méchants : les Serbes. Rien de vraiment surprenant pour un film américain, présenté en France par Bernard-Henri Lévy.
En réaction, un collectif s’est créé en prenant pour exemple les « grassroots movements » anglo-saxons, exprimant la réponse de la nouvelle génération, de la jeunesse de l’époque des guerres et de Milosevic, désormais grandie et établie, qui construit son identité et défend ses valeurs. Percevant les conflits récents comme la fondation du futur, ses membres considèrent que l’omission totale des victimes Serbes est le meilleur garant de l’instabilité politique : le consensus international selon lequel les Serbes ne sont jamais victimes, et sont toujours coupables, empêche selon eux toutes les parties de faire face au passé. Novopress reproduit ci-dessous un texte initialement publié sur leur site, antisrbizam.com.[/box]

Le film d’Angelina Jolie anti-serbe après tout

Angelina Jolie aurait eu du mal à choisir un sujet plus difficile pour ses débuts de réalisatrice. Son film “Au Pays du Sang et du Miel” vise la violence dont les femmes furent victimes dans la récente et sanglante guerre en Bosnie-Herzégovine (1992-1995).

Ce sujet représente, en plus d’un défi professionnel, une immense responsabilité morale à l’égard des victimes.

La question qui se posait en tout premier lieu était de savoir si Jolie saurait éviter la partialité ethnique dans la présentation des victimes. Notre recherche a mis en évidence son échec complet sur ce plan.

Notre organisation est issue d’un rassemblement spontané et des réactions individuelles à l’omission des victimes serbes dans un reportage de la télévision nationale espagnole sur le camp d’extermination de Jasenovac : http://antisrbizam.com/en/rtve-apology/7-prevod/4

Après ce premier succès, nous avons décidé que le monitoring des cas de discours de haine et de la partialité des médias serait notre mission durable.

Les récentes premières du film «Au pays du sang et du miel» nous ont offert l’occasion attendue depuis longtemps d’en faire une analyse et de vérifier ainsi la partialité anti-serbe qui lui est reprochée.

Procédant par la méthode d’analyse du contenu nous avons compté les personnages apparaissant dans les scènes de violence et les avons catégorisés d’après leur sexe (hommes, femmes), leur rôle dans le conflit (civils, militaires), leur rôle dans l’acte de violence (victime, auteur de violence) et d’après leur appartenance ethnique (Musulman, Serbe, Croate). Puis nous avons comparé les valeurs ainsi obtenues aux statistiques officielles.

Une analyse complète, qui englobera les mentions textuelles et discursives de la violence et des critères supplémentaires sera publiée ultérieurement. En attendant, les premiers résultats sont toutefois déjà assez concluants:

Tous les criminels de guerre sont des Serbes.
Aucune des victimes civiles n’est Serbe.
Toutes les victimes civiles sont des musulmanes.

"Au pays du sang et du miel" d'Angelina Jolie : polémique sur fond de parti pris anti-serbe © Photo : GK Films

© Photo : GK Films

Les atrocités commises par les Serbes présentées dans ce film comprennent les détentions dans les camps, l’attaque contre un convoi de la Croix Rouge, l’expulsion des personnes de leurs logements et la confiscation de leurs appartements, la tuerie au hasard des passants, l’exécution massive au bord d’une fosse commune et la projection d’un bébé par la fenêtre d’un immeuble. L’histoire racontée dans le film se penche sur le sort de 46 femmes musulmanes internées dans un camp serbe où elles sont battues, violées et humiliées. De vielles femmes sont forcées de se déshabiller pour amuser les soldats.

Les résultats obtenus ne sont pas conformes à l’état des faits.

La guerre en Bosnie-Herzégovine a été une guerre civile qui opposait non deux, mais trois peuples constitutifs de ce pays : Musulmans (ou Bosniaques), Serbes et Croates. Les trois parties au conflit se faisaient mutuellement la guerre et commettaient des atrocités, y compris la violence sexuelle organisée sur les femmes, et les trois ont été victimes de ces crimes.

Des femmes serbes ont été systématiquement violées par les auteurs de crimes bosniaques et croates dans les camps de prisonniers à Sarajevo, à Odžak, Konjic, Kladanj, Dretelj, Bosanski Brod, Visoko, Čelebići, Tarčin, Mostar, et Tuzla, pour ne mentionner que les régions et les lieux les plus importants.

Le total et la proportion des victimes par leur appartenance ethnique ne sont disponibles que sous forme des estimations. D’après les estimations faites par le Centre de recherche et de documentation à Sarajevo, la guerre en Bosnie aurait fait un total approximatif de quelque 100.000 victimes, dont 66% de Musulmans, 26% de Serbes et 8% de Croates. Ce même Centre a dénoncé le chiffre de 20.000 femmes violées comme une “complète exagération” et une manipulation. À titre de comparaison, Jolie prétend dans son film que « jusqu’à 50.000 femmes bosniennes ont été violées ».

Ignorer les victimes serbes constituerait en soi un acte de discrimination et de manque de respect. Mais dans le film cet acte s’aggrave par le fait que Jolie ne fait rien pour exempter les victimes serbes de la culpabilité généralisée, pas plus que pour effleurer du moins la responsabilité des auteurs des méfaits musulmans.

D’après Jolie, le but du film aurait été de rendre hommage aux victimes. Mais le résultat en fut tout le contraire : les victimes sont discriminées, tues, culpabilisées et rendues encore plus vulnérables.

La réalisatrice et les acteurs ont à plusieurs reprises rejeté l’anti-serbisme qui leur était reproché en insistant qu’ils ont été justes et objectifs.

Les résultats de notre recherche révèlent cependant une partialité anti-serbe indubitable, à tel point que dans le film en question aucune victime serbe n’a été représentée et aucun auteur de crime qui ne fût Serbe.

Par rapport à la réalité, une telle représentation ne saurait même être qualifiée de partiale – elle est entièrement unilatérale.

Le portrait en noir et blanc est une procédure artistique profondément enracinée et cela non seulement à Hollywood. « Ce n’est pas un documentaire » est l’excuse que Jolie et son équipe ont souvent avancée.

La question qui se pose est celle de savoir ce qu’est ce film ? Est-ce un monument aux victimes d’une guerre civile, ou à une des parties belligérantes ? Devait-il témoigner du respect ou du mépris pour les victimes ?

Comment peut-on comprendre cet écart total entre le contenu du film et la réalité ? Pourquoi la réalisatrice n’arrive-t-elle pas à voir l’anti-serbisme même quand elle est confrontée avec lui ?

Si l’on écarte une préméditation dissimulée, la seule explication serait l’effet déshumanisant du préjugé anti-serbe qui rend la souffrance serbe moins angoissante et fait prendre le tort serbe pour acquis.

Dans la poignante scène finale du film, le personnage du Serbe Daniel répète : « Je suis un criminel de guerre ». Il exprime ainsi un consensus : les Serbes sont des criminels.

Ce film montre bien combien le préjugé anti-serbe est enraciné et dangereux, quand il peut convertir une militante des droits de la femme en complice de la dégradation des victimes du viol.

La lutte contre ces préjugés est une condition préalable de la réconciliation dans les Balkans car celle-ci ne peut se construire que sur la vérité.

En savoir plus : antisrbizam.com

[box class=”warning”]Articles de presse dans les médias serbes

Kurir : Naučno dokazano: Anđelinin film antisrpski
Press : Prebrojane sve žrtve
Pravda : Антисрбизам у Анђелинином филму

Articles de presse dans les médias bosniaques

Press.ba : Velimirović: Film postigao politički cilj
Fokus.ba : Premijera laži u mučilištu za Srbe

Articles de presse dans les médias autrichiens mise à jour au 29/02/2012
Unzensuriert : Jolies Regiedebut stempelt Serben zu Verbrechervolk[/box]

Franz Obermayr (FPÖ) : "l'Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains"

Franz Obermayr (FPÖ) : “l’Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains”

Franz Obermayr03/02/2012 – 07h55
VIENNE (NOVOpress) —
Le député européen autrichien (FPÖ) Franz Obermayr (photo ci-contre à gauche) considère que « l’Europe devrait le plus rapidement possible prendre ses distances d’avec les intérêts anglo-américains. À court terme l’embargo européen frappera les populations civiles. À moyen terme, c’est à la Chine que profiteront ces capacités de production [de pétrole] libérées, et ce sera pour elle une chance pour couvrir ses besoins énergétiques croissants ». L’embargo ne produirait donc pas les effets escomptés, mais renforcerait la Chine et affaiblirait la position géostratégique européenne.

Le comportement des USA au Proche-Orient ressemble fortement à celui de l’empire romain antique pendant sa phase d’expansion : diviser pour régner, monter les peuples les uns contre les autres, pour mieux ensuite les soumettre. Selon des informations données par les médias, la marine américaine est en cours de renforcement dans le Golfe Persique. En Géorgie, état voisin de l’Iran, ce sont quantités de bases militaires et d’hôpitaux qui ont été construits. Les habitants du Caucase se demandent avec raison qui les protègera, si l’Iran bombardait ces bases avec des missiles. Cela montre quelles proportions ce conflit pourrait prendre en cas de crise ouverte.

Obermayr avertit : « Une telle guerre aurait des conséquences catastrophiques pour les populations de l’Iran, du Proche-Orient et tout particulièrement Israël, et finalement pour le monde entier. Il est donc du devoir de l’UE de jouer un rôle modérateur envers les deux parties et d’empêcher par tous les moyens une escalade ».

Crédit photo : [ john ] via Flickr (cc)

Afghanistan : le gouvernement demande à l’Etat-major de ne plus communiquer jusqu’aux élections

Afghanistan : le gouvernement demande à l’Etat-major de ne plus communiquer jusqu’aux élections

23/01/12 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– La mort de quatre nouveaux soldats français assassiné par un Taliban infiltré dans les forces afghanes a ravivé la grogne de certains militaires qui dénoncent des choix tactiques dictés uniquement par des considérations électorales.

Les critiques portent notamment sur les conséquences tactiques découlant de la stratégie du « zéro mort» voulue par Paris depuis l’été dernier afin de pas gêner la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

En effet, depuis, 2011, l’Élysée a demandé aux forces françaises de se replier sur leurs postes et de ne plus entreprendre d’opération d’envergure à l’heure où leur retrait était officiellement annoncé.

« Les hommes contre lesquels nous nous battons sont des guerriers. Si vous vous voulez être craints et respectés par eux, il faut vous battre, prendre l’initiative et sûrement pas rester cloîtré derrière vos sacs de sable » aurait notamment déclaré au journal « France Soir », sous couvert d’anonymat, un officier vétéran des opérations extérieures.

Pour tenter d’étouffer la contestation qui grandit au sein de la « Grande muette, le gouvernement a demandé à l’Etat-major de ne plus communiquer sur l’Afghanistan jusqu’à l’élection présidentielle.

Photo en Une : Kaboul. Crédit photo : Carl Montgomery via Flickr, licence CC.
En Libye il est temps d’en finir avec les billevesées démocratiques pour en venir enfin à la realpolitik Libye : la guerre des milices – Par Bernard Lugan

Libye : la guerre des milices – Par Bernard Lugan

Il aura fallu les combats du mardi et du mercredi 2 et 3 janvier pour que la presse française se décide enfin à reconnaître que les milices s’affrontent en Libye, notamment à Tripoli. Les « analyses » confuses des médias français ne permettant pas d’y voir clair, quelle est donc la situation sur le terrain ?

Tripoli est l’enjeu d’une lutte entre quatre principales factions armées :

1) Les miliciens de la ville de Misrata, ceux qui ont ignominieusement lynché à mort le colonel Kadhafi, refusent de quitter la capitale où ils constituent en quelque sorte la garde rapprochée du ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelal, lui-même originaire de Misrata. C’est entre ces miliciens et ceux qui soutiennent le Conseil national de transition (CNT), que se déroulent les actuels combats. Pour tenter de se concilier Misrata, le faible et impuissant CNT vient de nommer un autre originaire de cette ville, le général Youssef al-Mankouch, chef d’état-major d’une armée fantôme avec pour tâche d’intégrer les diverses milices. Il n’est pas interdit de rêver.

2) Les milices islamistes de Tripoli, dont les principales constituent le bras armé du CNT et qui sont soutenues par le Qatar, cherchent actuellement à s’imposer dans la capitale tout en tentant de prendre le contrôle de la route menant à l’aéroport international qui est sous le contrôle de la milice de Zenten.

3) La milice de Zenten que la presse présente comme arabe est authentiquement Berbère. Zenten est d’ailleurs un nom berbère puisqu’il s’agit de la déformation de Z’nata ou Zénète, l’une des principales composantes du peuple amazigh. Cette « tribu » berbère arabophone occupe une partie du djebel (Adrar en berbère) Nefusa, autour de la ville de Zenten. L’actuel ministre de la défense, Oussama Jouli est de Zenten. Cette milice détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, qu’elle traite avec égards et même considération.

4) Dans le reste du jebel Nefusa ainsi que dans la ville côtière de Zuwara vivent les cousins des précédents qui, eux aussi sont des Berbères, mais des Berbères berbérophones et qui disposent de leur propre milice. Si les berbérophones ne constituent qu’un peu plus de 10% de la population de toute la Libye, ils totalisent au moins 20% de celle de la seule Tripolitaine ce qui leur donne un poids régional considérable. Alors qu’ils eurent un rôle militaire déterminant dans la prise de Tripoli, ils sont aujourd’hui les grands perdants de la nouvelle situation politique car, comme avant la chute du régime Kadhafi, ils se retrouvent face à un nationalisme arabo-musulman niant leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est berbérophone.

Dans cet imbroglio politico tribal, le CNT, insolitement reconnu comme le seul représentant de tous les Libyens par la France suivie par la communauté internationale, parait bien seul et bien impuissant. Sa seule marge de manœuvre est de donner des gages aux uns en essayant de ne pas s’aliéner les autres. Pour le moment, son coup est raté car il a déjà contre lui les berbérophones ainsi que la fraction tripolitaine des Warfalla dont le cœur est la ville de Bani Walid. Le grand danger qui menace le CNT serait la constitution d’une alliance des mécontents qui engloberait outre les milices de Zenten et du jebel Nefusa, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte et de Sebha lesquelles n’ont pas oublié le traitement ignominieux qui fut réservé au colonel Kadhafi. Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou n’ont jamais manifesté de sentiments particulièrement amicaux à l’égard des nouvelles autorités libyennes.

En Libye, tout ne fait sans doute que commencer. Il eut été sage d’analyser la situation en profondeur avant de céder aux injonctions médiatiques de BHL et de foncer tête baissée dans le piège de l’ingérence dite humanitaire.

Ces points seront développés dans le numéro de l’Afrique Réelle qui sera envoyé aux abonnés le 15 janvier prochain.

Post scriptum à l’attention des journalistes qui pillent mes communiqués sans jamais citer leur source : ce texte contient une erreur volontaire…

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le Blog de Bernard Lugan et Realpolitik.tv. [/box]

Vis ma vie avec la famille Kadhafi [vidéo]

Vis ma vie avec la famille Kadhafi [vidéo]

06/12/2012 – 16h00
BELGRADE (NOVOpress) – Miodrag Djordjevic était cuisinier personnel de Kadhafi depuis 20 ans. Il a quitté la Libye en juin 2011. La femme de Miodrag, Suzana, a également passé un certain temps (1990-1996) en Libye, aux soins des enfants de Kadhafi. Dans cette vidéo, ils parlent de la vie dans la résidence de Kadhafi, en fournissant un aperçu de son style de vie, les valeurs, les relations avec ses enfants et avec son personnel.
L’interview a été réalisée en décembre 2011, par Milovan Drecun, célèbre journaliste serbe. En juin 2011 de M. Drecun a également visité la Libye, où il a passé quelques semaines faisant une recherche indépendante sur ​​la guerre de Libye.

Un soldat afghan tue deux militaires français

29/12/2011 – 23h00
KABOUL (NOVOpress) –
Un sergent et un adjudant de la légion étrangère ont été tués par un soldat de l’armée nationale afghane (ANA). Depuis trois ans, les militaires français contribuent pourtant à la formation des forces afghanes, censées prendre le relais de l’Otan à la fin 2014…

Depuis dix ans, 78 soldats français ont été tués en Afghanistan. 2011 restera l’année la plus meurtrière avec 26 victimes dans les rangs de l’armée française. En juillet dernier, lors d’une visite médiatique à Kaboul, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il fallait « savoir finir une guerre »… avec le sang des soldats français pour un conflit étranger aux intérêts de la nation.

Photo : Armée afghane. Crédit photo : DVIDSHUB via Flickr, licence CC.
Irak: les américains sont partis, reste le chaos.

Irak : les américains sont partis, reste le chaos

18/12/11 – 18h40
BAGDAD (NOVOpress)
– Huit ans et neuf mois après le début de l’opération « Iraqi Freedom », le dernier convoi militaire américain a quitté le sol irakien, laissant derrière lui une situation absolument catastrophique.

Le pays est en effet en proie à l’instabilité politique la plus complète avec notamment la décision du bloc laïc Iraqiya de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre sa participation au travail parlementaire, dénonçant «l’exercice solitaire du pouvoir» du premier ministre Nouri al-Maliki.

Le premier ministre qui, de son côté, veut obtenir la tête de son vice-premier ministre Saleh Moutlak, membre d’Iraqiya, coupable d’avoir déclaré à la chaîne de télévision CNN que les américains laissaient l’Irak «aux mains d’un dictateur pire que Saddam Hussein, qui ignore le partage du pouvoir, qui contrôle les forces de sécurité du pays et qui a arrêté des centaines de personnes ces dernières semaines».

La guerre américaine en Irak aura coûté 770 milliards de dollars, 4500 soldats américains sont tombés, 32000 ont été blessés et plus de 100000 civils irakiens sont morts. Des chiffres « officiels » déjà terribles mais très certainement largement minorés, car ne tenant pas compte, par exemple, des victimes civiles de l’embargo.

Crédit photo : Qlis via Flickr, licence CC.

Vietnam : un nouveau jeu vidéo anti-français

Vietnam : un nouveau jeu vidéo anti-français

17/12/2011 – 19h40
HANOÏ (NOVOpress) –
“7554”, comme 7 mai 1954 (7.5.54), date de la reddition de l’armée française à Dien Bien Phu pendant la guerre d’Indochine. C’est l’intitulé d’un nouveau jeu vidéo que vient de sortir l’éditeur vietnamien Emobi Games.

Soit cinq heures de jeu durant lesquelles le joueur doit tuer les parachutistes français avant leur arrivée dans la cuvette, investir les tranchées, débarquer dans le QG du colonel de Castries avec le drapeau communiste vietnamien.

« C’est la première fois qu’une période historique glorieuse de la Nation est élaborée sur ordinateur », se félicite la télévision d’Etat, VTV. La bataille de Dien Bien Phu a coûté la vie à plus de 3 000 soldats français. « Sur les 10 300 soldats français faits prisonniers à Dien Bien Phu, seuls 3 300 sont rendus à leurs familles. Les autres, souvent laissés sans soins, épuisés, affamés, parfois sommairement exécutés, perdent la vie sur les routes qui les conduisent à leur lieu de détention et dans les camps du Viêt-minh », relate le site internet Chemins de mémoire.

Le gouvernement français osera-t-il prochainement interdire ce jeu à la gloire de tels crimes de guerre ? Car  « 7554 » devrait sortir en février sur le marché mondial et peut-être en France, avec sous-titrage…

Photo : restes de la guerre sur le site de Dien Bien Phu. Crédit photo : Peter Garnhum, licence CC.
Et si Kadhafi n'était pas mort ?

[Tribune libre] Et si Kadhafi n’était pas mort ?

Au-delà du caractère difficilement soutenable de la séquence ci-dessus, on notera tout particulièrement l’apparition de cette scène, contestée car qualifiée de photomontage, ainsi que je le rapportais dans mon précédent article :

Et si Kadhafi n'était pas mort ?

Autre prise de vue de la même scène, avec une meilleure définition mais capturée à un autre instant, comme l’attestent quelques différences :

Et si Kadhafi n'était pas mort ?

Outre l’impression diffuse qu’il donne de ne pas avoir été tourné sur les mêmes lieux que la vidéo de lynchage la plus connue et la plus largement diffusée, ce “nouveau” film appelle les réflexions suivantes :

– La photographie, s’il ne s’agit finalement pas d’un montage, a-t-elle donc été extraite de cette séquence ? Ou bien, au contraire, la séquence a-t-elle été tournée a posteriori, afin de crédibiliser l’authenticité de la photo en question ?…

– Dans cette séquence, Mouammar Kadhafi -ou l’individu censé être Mouammar Kadhafi- apparait mourant, voire déjà mort. De toute évidence, cette scène est donc supposée avoir été tournée après la scène de lynchage la plus connue et la plus diffusée, où il apparait très grièvement blessé mais encore bien vivant. Or, sur le nouveau film, on note l’absence flagrante de la trace sanglante très abondante qui recouvre toute la partie gauche de son visage. Où donc est passé tout ce sang, entre temps ? Comment la disparition d’une telle quantité de sang est-elle physiquement possible ? Ce “détail” est d’une importance capitale, et devrait tout particulièrement retenir notre attention.

– Quelle est la date d’encodage réelle de cette vidéo ? A-t-elle bien été tournée le 20 octobre 2011, ou bien l’a-t-elle été à une date antérieure, voire postérieure ?…

– S’agit-il là du lynchage réel de Mouammar Kadhafi, de celui d’un malheureux sosie, ou bien d’une habile mise en scène montée de toutes pièces, faisant appel aux services d’un acteur ressemblant, voire à l’utilisation d’un mannequin réaliste ?…

– L’ approvisionnement en électricité ayant été totalement coupé dans Syrte et ses environs bien avant la chute de la ville, comment se fait-il donc que les rebelles pro-CNT, qui l’assiégeaient, aient pu disposer de batteries de téléphones portables rechargées, pour filmer ces scènes ?…

– Pourquoi, dans les derniers instants de la “nouvelle” vidéo, peut-on voir certains de ces rebelles quitter les lieux à bord de plusieurs véhicules, alors même que, compte tenu de l’importance historique du supposé évènement, il eut été plus plausible qu’ils restent sur place jusqu’au bout, pour assister à l’intégralité de la scène ? Ou bien s’agit-il juste de véhicules passant sans s’arrêter ? N’est-ce pas là un curieux détail ?

Autant de points qui, loin de dissiper les doutes, appellent au contraire de nouvelles interrogations.
Surtout concernant l’absence de la marque sanglante sur toute la moitié gauche du visage, laquelle est particulièrement intrigante…

Hans CANY

[box class=”info”] Source : L’étoile noire – Le blog de Hans Cany. [/box]

Un autre regard sur la guerre de Libye

Un autre regard sur la guerre de Libye [vidéo]

30/11/2011 – 15h00
PARIS (NOVOpress) –
De Bernard Henry Levy à Alain Juppé, en passant par une grosse partie de la sphère politico-médiatique française, il y a eu unanimité : la guerre menée en Libye était légitime et le lynchage ainsi que l’exécution de Kadhafi et de ses partisans n’étaient que des “dégâts collatéraux”.

Mais derrière cette vision angélique des partisans de la révolution libyenne qu’on a bien voulu nous imposer, la vérité semble être tout autre et se révéler, jour après jour.

Un militant révolutionnaire français, de retour de Libye où il s’était rendu afin de venir en aide à la population locale, raconte l’expérience qu’il a vécue au micro de la revue Rébellion.

Crédit photo : Magharebia via Flickr (cc)

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre Mondiale

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondiale

14/11/2011 – 10h00
LUCQUES (NOVOpress) –
En Italie comme en France, être de souche, c’est avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts de la Première Guerre mondiale ; en Italie, comme en France, les politiciens ne se soucient guère de défendre cette mémoire-là. Car si la tradition, selon le mot fameux, c’est le droit de vote accordé aux morts, les morts de la Première Guerre mondiale ne votent pas bien.

À Lucques, en Toscane, le Parc de la Mémoire, construit dans les années 1920 grâce à une souscription publique, pour honorer les morts lucquois de la Première Guerre mondiale – un arbre avait été planté pour chaque mort, avec son nom sur une plaque –, est laissé à l’abandon depuis des années. Une partie a été transformée en terminus pour autocars. Le reste est devenu un terrain vague. Les arbres ont depuis longtemps perdu leurs plaques. La municipalité a même déplacé ailleurs les célébrations du 4 novembre (fin de la guerre sur le front austro-hongrois), l’équivalent italien du 11 novembre.

Le maire, Mauro Favilla, caricature du politicien italien (77 ans, ex-démocrate chrétien passé au berlusconisme) veut à présent détruire le Parc entièrement pour édifier à la place des gradins permanents, destinés à servir de salle de concerts en plein air. Les monuments seraient déplacés dans un coin. Les arbres sont censés être déracinés et replantés – avec quelles chances de survie, étant donné leur âge, on ne le voit pas ou plutôt on ne le voit que trop bien. Le coût du projet est officiellement chiffré à 5.300.000 €, dont 3.150.000 € de subventions européennes, le reste étant à la charge des caisses municipales qui sont déjà exsangues. Il n’y a bien sûr aucun rapport – qu’allez-vous imaginer ? –, mais l’adjoint au maire chargé des travaux et le directeur des services d’urbanisme ont été arrêtés en juin dernier pour diverses affaires dont celle de la construction d’un nouveau stade. Le maire Favilla a pour sa part été mis en examen pour corruption.

L’association « Italia Nostra » a lancé une pétition « pour sauver la mémoire », qui a recueilli plus de 2.000 signatures, apportées le mois dernier à la mairie. Plusieurs associations dont CasaPound Italia s’y étaient associées. En juillet, les militants de l’association culturelle Epsilon, section lucquoise de CasaPound, avaient en outre procédé au nettoyage du Parc : quinze sacs de déchets divers ont été ramassés. Le 4 novembre, pour remettre ce lieu de mémoire au centre des célébrations, Epsilon y a déposé une couronne de lauriers.

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondialeCette campagne de CasaPound pour sauver le Parc de la Mémoire a culminé samedi dans une manifestation (photo ci-contre et en Une) qui a réuni 150 personnes, derrière une immense banderole « Défendons nos héros ». Le journaliste de La Gazzetta di Lucca a été manifestement impressionné par ces manifestants, « en majorité jeunes, parfois très jeunes, exactement comme tant de Lucquois qui tombèrent au cours de la Première Guerre Mondiale ». Pour rappeler le lien sacré entre les arbres du Parc et les morts, les militants de CasaPound ont recherché dans les archives les noms de 60 morts, avec leurs dates de naissance et de mort, et les ont inscrits sur des plaques. À la fin du cortège, les noms ont été lus un par un et les nouvelles plaques ont été placées sur les arbres.

L’action, qui a trouvé un important écho, a fait le premier titre des informations régionales.

Seconde Guerre mondiale : ces bombardiers américains qui ravagèrent l’Europe et le Japon

Seconde Guerre mondiale : ces bombardiers américains qui ravagèrent l’Europe et le Japon

13/11/2011 – 21h50
DRESDE (NOVOpress) –
Les éditions Atlas viennent de sortir un très beau coffret sur les Avions de la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de Patrick Facon, membre de l’Académie nationale de l’air et de l’espace à Toulouse. Plans détaillés des appareils, photos d’archives et parfois d’exemplaires restaurés avec passion, le coffret contient deux ouvrages. L’un consacré aux avions de chasse, l’autre aux bombardiers.

L’occasion de revenir sur cette arme stratégique avec les blindés, qui ravagea l’Europe au siècle dernier. Junkers, Heinkel… Avec ces modèles, dès 1940, les Allemands tentèrent d’écraser sous leurs bombes la Grande-Bretagne. Mais comme le rappelle Patrick Facon, ce sont les « Américains et les Britanniques qui passent maîtres dans la maîtrise des opérations de ce type ». Entre 1941 et 1945, les B 25, Boeing B-17 américains et autres Lancaster anglais, imposent une « terreur sur l’Allemagne » en visant principalement les civils (plus de 500 000 victimes) à Dresde, Hambourg ou Berlin.

Cette même logique criminelle sera dirigée contre le Japon, où près de 900 000 femmes, hommes et enfants seront massacrés « sous les bombes explosives et incendiaires américaines de novembre 1944 à juillet 1945 », écrit Patrick Facon. Un « bilan effrayant », aggravé par les bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Pourtant, les auteurs de ces crimes de guerre n’ont jamais été traduits devant un tribunal international.

Après le jugement de Nuremberg, le général américain Curtis Lemay (l’un des principaux stratèges des bombardements incendiaires visant à anéantir les populations civiles) a reconnu “Si nous avions perdu la guerre, c’est moi qui aurait été jugé pour crimes de guerre. Heureusement nous avons gagné.”

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu’à Auschwitz – Par Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] L’évocation d’Auschwitz est omniprésente : dans les programmes de l’Education nationale comme dans les séries télévisées et les films de fiction. Mais l’hypermnésie de certains événements peut conduire à la négation du souvenir des autres. Or le souvenir français, tel qu’il a été charnellement vécu par les familles françaises, se trouve plus souvent sur les champs de bataille que dans les camps de concentration. A Verdun ou à Saumur plutôt qu’à Auschwitz. [/box]

Explications :

Le ministre de l’Education nationale a choisi symboliquement le jour de la rentrée scolaire, le 1er septembre 2011, pour recevoir Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film Shoah. Luc Chatel leur a redit solennellement l’importance primordiale qu’il accordait à l’enseignement de la « Shoah », une importance telle qu’elle justifie d’ailleurs l’existence d’un site officiel dédié sur le portail de l’Education nationale.

La persécution dont les juifs ont été victimes durant la seconde guerre mondiale est naturellement un élément central de la mémoire juive. Et les souffrances des juifs français sont bien évidemment un élément important de la mémoire française. Nul ne peut oublier le souvenir de nos 25.000 compatriotes juifs français (et des 50.000 juifs étrangers présents en France) déportés dans les camps de concentration dont bien peu eurent, comme Simone Veil, la chance de revenir en France.

Hypermnésie de certaines souffrances, amnésie des autres

Mais ces souffrances-là ne doivent pas conduire à nier ou à minimiser les autres drames français. Or, l’hypermnésie de la souffrance des uns conduit souvent à l’amnésie de la souffrance des autres. A-t-on le droit d’oublier (chiffres donnés par Jacques Dupâquier dans Histoire de la population française) :

  • – les 123.000 militaires tués en 1939/1940 ; dans la bataille de France, en ce printemps 1940, c’est 3.000 hommes qui sont tombés chaque jour, le plus souvent en combattant, à l’instar des Cadets de Saumur ; – les 45.000 prisonniers de guerre qui ne revinrent jamais ;
  • – les 20.000 tués des FFI et des FFL ;
  • – les 27.000 résistants morts en déportation ;
  • – les 43.000 morts de l’armée de la Libération ;
  • – les 40.000 requis morts en Allemagne ;
  • – les 125.000 victimes des bombardements aériens (pas toujours justifiés militairement) et terrestres.

Oublier ces victimes, ce n’est pas seulement un déni de compassion, c’est les tuer une deuxième fois ; c’est aussi trahir la vérité historique.

Ce qui compte dans la mémoire d’un peuple c’est ce que ses ancêtres ont charnellement vécu

Et pourtant ces victimes furent honorées dans l’immédiat après–guerre : par les timbres-postes, les noms de rue, les livres, les films, les disques, et ce jusqu’au début des années 1970, avant de disparaître dans l’obligation de repentance et l’oubli officiel. Pourtant ces victimes-là sont encore très présentes dans la mémoire française : parce que, les événements qui ont provoqué leur mort, ceux qui ont survécu les ont aussi connus et pas seulement au… cinéma. Or ce qui se transmet dans la mémoire des familles et des lignées, c’est ce que les ancêtres ont vécu. La patrie, c’est la terre des pères.

Français de souche ? Avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz

Monument aux morts d’un village en Charente limousine, 540 habitants, 23 noms « Morts pour la France ».

C’est pourquoi dans chaque famille française la mémoire de 1914 est si vive. Chaque famille conserve le souvenir des 1.400.000 morts de la Grande Ordalie : 1.000 morts par jour pendant quatre longues années. Et les Français vivants ont tous un père, un grand-père, un arrière-grand-père ou un trisaïeul qui a combattu à Verdun. Dans cette guerre civile européenne, c’est le sang gaulois qui a coulé. La présence dans nos villes et nos villages des monuments aux morts est infiniment poignante.

Réfléchissons un instant à ce qu’est un Français de souche : un Français de souche, c’est un Français dont le patronyme est inscrit sur l’un de nos monuments aux morts.

Un Français de souche, c’est un Français qui a dans ses archives familiales les lettres ou les carnets d’un ancêtre qui raconte avec des mots simples le quotidien de la Grande Guerre. Alors qu’approche le centenaire du 2 août 1914, ces écrits simples, précis et sans emphase, trouvent le chemin de l’édition : pieuses autoéditions familiales ou publication chez de grands éditeurs comme le carnet de route du sous-lieutenant Porchon (1). N’oublions pas non plus le succès du Monument, livre de Claude Duneton, qui raconte la vie des hommes dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts d’un village du Limousin. Comme le dit un lecteur sur le site d’Amazon : « Vous ne traverserez plus jamais un petit village de France sans chercher des yeux son monument aux morts et avoir une pensée émue pour ces hommes dont le nom est gravé. Quels auraient été leurs destins et celui de leurs villages sans cette guerre ? Un livre à lire et à faire lire pour ne pas oublier. »

Reprendre le fil du temps dans la fidélité à la longue mémoire

Le siècle de 1914 s’achève : après avoir vu disparaître le fascisme, le national-socialisme, le communisme, c’est le libre-échangisme mondialiste qui s’effondre sous nos yeux. Le centenaire de 1914 approche, et il sera, n’en doutons pas, profondément commémoré. Pour la France et l’Europe le moment est venu de reprendre le fil du temps et de la tradition. Un fil du temps interrompu il y a un siècle. Un fil du temps à reprendre dans la fidélité à la longue mémoire.

Jean-Yves Le Gallou
7/11/2011

(1) La précision de ces textes est admirable. J’ai eu la surprise de lire la narration des mêmes événements – attaques et contre-attaques aux Eparges en janvier/février 1915 – dans trois textes différents :
Carnet de route du sous-lieutenant Porchon, saint-cyrien, chef de section, tué au combat, commandant la section voisine de celle du sous-lieutenant Genevoix ;
Ceux de 14, admirable somme de Maurice Genevoix, blessé au combat ;
Mémoires d’Auguste Finet, mon grand-père, simple soldat, sorti de l’école à onze ans et écrivant bien le français, blessé au combat.
Ce sont les mêmes faits qui sont précisément décrits, presque avec les mêmes mots. A cet égard la belle reconstruction littéraire de Maurice Genevoix est d’une fidélité parfaite aux événements.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Voir aussi :

Austerlitz : de la repentance à l’autoflagellation
Mémoire de la « Shoah », mémoire française et politique d’immigration
Contre l’historiquement correct
Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
« Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » par Dominique Venner

« Vendée, du génocide au mémoricide » : un livre de Reynald Secher

« Vendée, du génocide au mémoricide » : un livre de Reynald Secher

02/11/2011 – 12h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’historien Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée, sera à Nantes le mardi 8 novembre (1) pour présenter son dernier ouvrage « Vendée, du génocide au mémoricide », qui vient de sortir aux éditions du Cerf.

La parution de « La Vendée-Vengé » en 1986, inspiré de sa thèse d’État, avait eu à l’époque un grand retentissement et déclenché une vive polémique dans le monde des historiens. Dans cet ouvrage, préfacé par Jean Meyer, Reynald Secher faisait part de sa réflexion sur la nature de la répression en Vendée. Selon lui on se trouve en effet en présence d’un génocide légal.

L’auteur fonde sa thèse sur les trois lois spécifiques à la Vendée qui furent votées par la Convention : la première en date du 1er août 1793 prescrivant l’extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants et la destruction du territoire ; la seconde le 1er octobre qui prescrivit l’extermination de tous les Vendéens dénommés « brigands » ; la troisième le 7 novembre qui ordonna le retrait du nom de « Vendée » pour un nouveau nom « Vengé ».

Se fondant sur ces lois, l’armée républicaine, sous les ordres du général Turreau, entreprit de mettre en œuvre ce plan d’anéantissement et d’extermination. Dans une correspondance officielle datée du 24 janvier 1794, Turreau explique que grâce à son action il n’y aura plus d’habitants, d’habitats et d’économie en Vendée. Le 8 février 1794, son plan reçut l’aval du Comité de salut public par l’intermédiaire de Lazare Carnot.

Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place

Arc de triomphe : le général Turreau y figure en bonne place. Source : guerredevendee.canalblog.com

25 ans après, le nouveau livre de Secher revient donc sur un des épisodes les plus noirs de l’histoire de la Révolution. Reprenant dans une première partie la question du génocide commis contre la Vendée et une partie de l’Ouest de la France par la Convention et le Comité de salut public en 1793-1794, il aborde dans sa seconde partie une question encore largement ignorée des historiens : le mémoricide.

Citant de nombreux exemples, l’auteur souligne combien les bourreaux, leurs descendants et leurs « ayant droit » politiques républicains ont tout fait depuis 1794 non seulement pour effacer les traces de leurs crimes, mais pour contraindre les descendants des victimes à refouler le souvenir du traumatisme individuel et collectif. Les commentaires sur la période révolutionnaire et l’action de Carrier du musée de l’histoire de NANTES au château des Ducs de Bretagne, conçu par J. C. Martin, l’historien officiel de J.M. Ayrault, sont une bonne illustration de ce phénomène.

Avec la question du mémoricide, Reynald Sécher n’hésite pas à soulever une question historique qui ne manquera pas de faire débat. Il s’en était expliqué dans un entretien accordé à NOVOpress le 14 juillet dernier.
[box class=warning](1) Conférence de Reynald Secher le mardi 8 novembre 2011 à 20h30 salle Bretagne, 23 rue Villebois-Mareuil, Nantes. Entrée : 5 euros (gratuit pour les étudiants).[/box]