Guerre de l’information, changements de récits et haine autorisée

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Dans ces temps de guerre de l’information, nous publions cette tribune de Claude Chollet. Non pour prendre parti, mais pour disposer d’un peu de recul au milieu du tintamarre.

1. Vladimir Poutine a tué le Covid. Un récit a remplacé l’autre. Le récit crimes de guerre a remplacé le récit Covid. Avec le même fond musical et le même refrain : la peur et ses diverses orchestrations.

2. Le conflit a tué également l’élection présidentielle française remplacée par un roman photo dont la dernière image – une réélection triomphale et heureuse – se laisse deviner de manière de moins en moins subliminale.

3. L’unanimité est toujours suspecte. Du Monde au Figaro, de Médiapart au Point, des radios privées et publiques aux télévisons publiques et privées la ritournelle est quasi la même, avec des variations de style. Il n’est pas interdit de s’en étonner. Et même d’en analyser certaines causes, nous le ferons plus au calme.

4. La propagande existe des deux côtés.

5. La propagande russe est massive à domicile, les médias étrangers sont interdits et les journalistes russes muselés. Mais ceci en Russie seulement..

6. La propagande américano-ukrainienne est toute aussi massive à l’ouest, les médias russes sont interdits. Chez nous et dans toute l’UE.

7. Les russes ont renoncé au soft power de l’information, les seuls communiqués laconiques sont ceux du commandement russe indiquant les progressions militaires (avec retard bien entendu et sans doute de manière douteuse), le nombre de tués et de blessés (avec retard aussi, même commentaire).

8. Le soft power américain est une arme de guerre. En 1990, le géopolitogue américain Joseph Samuel Nye l’avait théorisé dans un livre célèbre, The Changing Nature of American Power qu’il a complété en 2004, Soft Power: The Means To Success In World Politics. Le soft power, nous citons « met en forme les préférences de l’autre à travers la culture, les valeurs et les politiques étrangères », (nous mettons en caractères gras les derniers mots) ; en une phrase « la meilleure propagande n’est pas la propagande ». Ce soft power n’exclut pas le hard power, il le complète à moindre coût.

9. La haine, autrefois objet de répulsion devient autorisée. Les réseaux sociaux américains autorisent (encouragent ?) leurs utilisateurs à appeler au meurtre contre les russes et leurs dirigeants. Il faudra s’en souvenir plus tard quand les « discours de haine » seront de nouveau bannis de manière univoque et viendront justifier la censure.

10. Le refrain de l’UE, repris par nombre de journalistes amnésiques, « il s’agit de la première guerre en Europe depuis 1945 », n’est qu’un mensonge. En 1999 les avions de l’OTAN ont bombardé pendant 78 jours la Serbie, occasionnant des centaines de morts civils.

Le schéma narratif se poursuit. À suivre, hélas.

Tribune reprise de Ojim

La crise du Covid à l’épreuve de la « fraude scientifique » [vidéo]

11/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Mensonges officiels, théories du complot, avis d’experts contradictoires… L’épidémie de Covid-19 aura été l’occasion d’une authentique guerre de l’information. À l’heure des débats autour du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire, qui croire, où et comment s’informer correctement? Pour en parler, Sputnik donne la parole au Gilet jaune Alexander Samuel, docteur en biologie moléculaire, engagé dans la lutte contre la désinformation scientifique.

S’agissant d’un sujet en lien avec le Covid-19, Sputnik rappelle que l’OMS a mis à disposition une rubrique Questions-Réponses pour disposer d’informations en lien avec la pandémie: évolution du virus, port du masque, sécurité des vaccins…


Donald Trump mène un guerre de l’information contre les médias

06/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les médias du monde entier détestent le président Trump et l’attaquent sans répit sur tout ce qu’il peut dire ou faire. Pour contrer leurs méfaits, la Maison Blanche mène désormais une guerre de l’information prenant les médias pour cible et qui est destinée à leur faire perdre toute crédibilité. Elle consiste à diffuser de fausses nouvelles présentant Donald Trump en position vulnérable et répréhensible alors qu’il est en réalité irréprochable. Il s’agit ainsi d’hameçonner les médias à l’affût de toute information permettant de le présenter sous un jour défavorable. Une journaliste de Newsweek vient d’en être la victime.

A la veille de Thanksgiving, la Maison Blanche annonça que le président Trump allait consacrer ce jour de fête à jouer au golf et à rédiger des tweets. On sait qu’en réalité il préparait secrètement un voyage en Afghanistan pour célébrer Thanksgiving au milieu des troupes américaines. Newsweek tomba dans le piège tendu en décrivant le président Trump comme un sybarite faisant bombance, indifférent à son peuple dans la misère.

Obligé de démentir ce bobard après l’annonce de la présence de Trump en Afghanistan, Newsweek dut subir les sarcasmes de Donald Trump montrant sa photo au milieu des soldats. Ce faux pas du magazine valut à la rédactrice de l’article d’être licenciée immédiatement par sa direction. Donald Trump se fixe pour but ultime de faire perdre toute crédibilité au New-York Times, organe ouvertement Démocrate, et de le mettre en faillite d’ici à cinq ans.

Cette stratégie inspirée de l’ « Art de la Guerre » de Sun Tzu, a aussi été utilisée dans l’affaire de la collusion russe puis dans l’enquête sur la destitution ourdie par les démocrates. De tels bobards visant à détruire ceux qui les propagent inaugurent une catégorie nouvelle, que l’on pourrait dénommer « bobards tactiques », et qu’il faudrait ajouter à celles déjà récompensées lors de la cérémonie des Bobards d’Or !

Médias traditionnels contre réseaux sociaux : une guerre de l’information ?

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à l’université Pierre et Marie Curie, et président du comité d’éthique du CNRS.

Il réagit à la décision du CSA d’examiner la couverture médiatique des manifestations des Gilets jaunes.


Réseaux sociaux et élections : la militarisation de l’information ?

08/03/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Les services de renseignement américains n’ont de cesse de pointer du doigt l’influence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016, via les réseaux sociaux.

Quelle est l’importance véritable de ces réseaux? François-Bernard Huyghe, spécialiste en intelligence économique à l’IRIS était l’invité du Désordre Mondial.