Incendies au Brésil, le règne de la désinformation

C’est une vieille tactique de la gauche que d’avancer derrière des victimes, et cette fois elle fait fort, puisque la victime n’est autre que la nature, la planète et son atmosphère, en bref la vie, symbolisée par la forêt amazonienne. Le responsable de ce crime contre l’humanité et objet de toutes les haines n’étant autre que le président populiste du Brésil, Jair Bolsonaro.

Macron a su reconnaître le succès international de la jeune Greta Thunberg, et, comme dans une ascension du Tourmalet, il a donc décidé de lui « prendre la roue » en se positionnant comme défenseur du poumon vert de la planète et en aboyant comme un roquet mal dressé contre le président du Brésil, allant jusqu’à le traiter de « menteur ». Mais Bolsonaro a parfaitement cerné le personnage : « Je regrette que le président Macron cherche à instrumentaliser un problème intérieur au Brésil et aux pays amazoniens pour un profit politique [passage généralement caviardé par nos médias], avec un ton sensationnaliste, et en utilisant des photos vieilles de 16 ans [passage généralement également caviardé], qui ne contribue en rien à régler le problème. »

Pas seulement le Brésil

Maintenant, qu’en est-il de ces feux de forêts qui ravagent le Brésil ? Tout d’abord, ils ne ravagent pas que le Brésil mais également le Venezuela, le Paraguay, la Colombie, le Pérou, la Bolivie du socialiste Morales, où le phénomène a atteint les proportions d’une crise nationale, la Guyane française (terre macronienne) qui a vu une augmentation du phénomène de 100 % en un an ; et aussi la Sibérie, le Groenland, l’Alaska ; et en Afrique, l’Angola et le Congo, où l’on dénombre plus de feux de forêts qu’au Brésil. De ces pays, de ces catastrophes naturelles, personne ne parle. Au lieu de cela, on assiste à une avalanche et à une surenchère d’informations tragiques, concernant seulement le Brésil, accompagnées d’une multitude de schémas et de chiffres qui ne cessent de changer et qui sont parfaitement invérifiables. Il en est de même pour les photos ou les vidéos, les fameuses « images », qui proviennent pour la plupart d’un autre contexte ou d’un passé plus ou moins lointain. Il n’importe, « répétez le mensonge et il deviendra vérité », tout est bon pour attaquer le populiste Bolsonaro.

Déforestation et feux de forêts sont deux phénomènes qui parfois se recoupent, mais pas nécessairement. Les feux de forêts peuvent avoir de nombreuses origines, toute la zone connaît une exceptionnelle sécheresse qui dure depuis quatre mois, la moindre étincelle, le moindre mégot mal éteint peuvent déclencher une catastrophe. Par ailleurs, les incendies en Amazonie, comme ailleurs, peuvent démarrer spontanément, comme l’ont observé les explorateurs du siècle passé, notamment l’Anglais Peter Fleming, lors d’un orage électrique aux nombreux éclairs ; ces feux sont considérés par les spécialistes comme faisant partie d’un processus d’« autorégénération » de la forêt. Certes, il est impossible de nier que certains fermiers et spéculateurs cherchent à profiter du manque de règles et d’un non-respect des lois pour provoquer des incendies et libérer des terres (pratique déjà courante sous les communistes Lulla et Roussef, mais personne ne pipait mot). Mais de là à en rendre responsable Bolsonaro, investi il y a seulement sept mois, un Bolsonaro auquel on impute même les feux dits « burn off » déclenchés dans des zones vides de forêts par les fermiers sur leurs terres afin de les revitaliser, une pratique commune à tout le continent.

Déforestation

La déforestation, elle, existe bel et bien, c’est un phénomène global, et son arithmétique est simple : la population du globe croît à vue d’œil, et il faut de plus en plus de terres pour les consacrer à une agriculture intensive afin de nourrir toutes ces bouches. Le Paraguay est un cas d’école de ce processus. Il y a encore quarante ans, les pistes qui conduisaient de la capitale Asunción aux deux grandes villes que sont Pedro Juan Caballero, 400 kilomètres au nord, et Ciudad del Este, 400 kilomètres à l’est, étaient recouvertes d’un tunnel ininterrompu de verdure comme elles traversaient les forêts. Aujourd’hui, hormis quelques palmiers épars, il n’y a plus un seul arbre sur ces deux trajets, et les forêts disparues ont été remplacées par des cultures de soja.

Vendredi dernier, Jair Bolsonaro a donné le feu vert à l’armée pour qu’elle lutte contre les incendies et les éventuels incendiaires ; tandis que son conseiller Filipe Martins déclarait : « L’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG. »

Pierre Barbey

Article paru dans Présent daté du 26 août 2019

Analyse du raz-de-marée écologiste d’un point de vue identitaire – Clément Martin (Les Identitaires)

Les Verts ont réalisé une importante percée aux dernières élections européennes, Yannick Jadot atteignant le score de 13,47 %. Bien que cette élection soit traditionnellement favorable à cette formation politique, cette réussite s’inscrit aussi dans un contexte plus global de forte poussée de la thématique écologiste dans les médias depuis plusieurs mois.

Pour précision, l’écologie est une vraie question et les inquiétudes qui lui sont liées mériteraient d’être traitées par l’ensemble de la droite, dont la reflexion sur le sujet s’avère très pauvre. Mais ce n’est pas ce que nous allons traiter ici, où nous allons davantage nous attacher aux ressorts idéologiques, politiques et psychologiques des représentants officiels de ce courant d’idée.

1. Le matraquage sur l’écologie s’intensifie

Impossible d’échapper au phénomène Greta Thunberg. Cette adolescente suédoise s’est fait connaître dans le monde entier grâce au relais massif de médias complaisants pour avoir lancer une grève étudiante pour le climat. Jusqu’ici pourquoi pas, pourrait-on objecter. Oui mais… sa vision catastrophiste et apocalyptique sécrète le manichéisme : elle s’accompagne d’une vision morale et d’un chantage permanent. Nous sommes coupables, et tous ceux qui ne font pas de l’urgence climatique leur priorité politique n°1 sont à excommunier. Bien entendu, les autres problématiques urgentes comme l’invasion migratoire n’existent pas… Le droit de la Terre de continuer à vivre existe, celui des Européens non.

« L’urgence climatique » est une thématique désormais relayée sans cesse à la télévision et sur les nouveaux médias internet comme Brut et Konbini, créant un nouvel espace de radicalité « autorisée » pour la jeunesse. Nous sommes en train d’assister à une tentative de Grand Remplacement : celui d’imposer « l’écologie » de gauche comme nouvelle idéologie globale pour la jeunesse, au lieu des thématiques identitaires, soigneusement mises à l’écart par ces nouveaux thuriféraires. Des réseaux d’influence et d’énormes sommes d’argent sont mobilisés dans ce but.

2. Les ressorts psychologiques et ses conséquences politiques

Le sentiment d’urgence distillé se couple avec une vision mortifère abondamment présente dans les mass-médias. Pour « la planète », il faudrait cesser de faire des enfants. Les Européens, dont la démographie est déjà en berne, devraient maintenant cesser de se reproduire pour sauver la Terre. Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, va même jusqu’à dire qu’il souhaiterait que nous arrêtions de faire des enfants pour laisser l’Europe aux migrants africains (l’Obs, 03/01/2019).

Cette mutation de la culture de mort extrêmement inquiétante vient alimenter la politique de culpabilisation mémorielle de notre peuple.

La planète se substitue à Dieu, que les humains ont gravement offensé. Ils doivent donc faire pénitence. Nous devons nous excuser, puis disparaître après avoir fait repentance. Sans compter qu’à travers cette nouvelle stratégie de culpabilisation, bientôt la réponse adéquate nous sera fournie sur un plateau : vous pouvez obtenir le pardon, en échange… de l’accueil des « réfugiés climatiques ».

3. L’écologie culpabilisatrice comme nouvelle idéologie

Le communisme est mort, et ses derniers avatars (Corée du Nord, Cuba) ne font plus rêver grand monde. En France, le mythe du « vivre-ensemble » est sérieusement écorné et la gauche n’en finit plus de se déchirer autour de la question ethnique sous le feu nourri des indigénistes. Prise en étau entre d’une part leurs anciens protégés qui ne rêvent que de les remplacer avec une agressivité affichée et d’autre part le réel qui devient extrêment difficile à nier, la gauche, fidèle à son histoire, est en train de dépasser toutes ses contradictions en se jetant à corps perdu dans un nouveau combat aux contours flous mais à la dimension totalitaire certaine.

Parlant sans cesse de fin du monde, excitant les masses par les effets combinés du sentiment d’urgence et de la culpabilisation, les nouveaux évangélistes de la religion écologiste font tout pour imposer au forceps leur vision du monde. En omettant de rappeler par exemple que l’urgence démographique se situe davantage en Afrique qu’en Europe (les Africains devant atteindre les 4.5 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle) et qu’en ce qui concerne la pollution des océans à cause du plastique, seulement 5 % est de la responsabilité des Européens (Christian Schmidt, université de Leipzig, 2017). Ces omissions volontaires dissimulent très mal l’agenda réel de ces propagandistes : continuer à véhiculer les idées de gauche, violemment hostiles à notre identité, notre histoire et nos traditions, en culpabilisant notre peuple (pourtant le seul à faire le tri sélectif au monde…) pour le faire disparaître et sa civilisation avec.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires