Greenpeace ou Génération identitaire : les deux justices, par Francis Bergeron

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En février 2020, 26 militants de Greenpeace avaient envahi la centrale nucléaire de Tricastin. C’était une violation de propriété et un risque pour les installations et le personnel de la centrale. L’affaire est jugée en ce moment et le procureur réclame… la clémence des juges. Pour les identitaires qui avaient déployé une banderole dans les Pyrénées et les Alpes, le procureur avait réclamé la plus extrême rigueur. Deux procureurs ou deux justices ?

Le 21 février 2020 un commando composé de 34 militants d’extrême gauche avait attaqué la centrale de Tricastin, située dans la Drôme. Vingt-six d’entre eux avaient réussi à y pénétrer : ils avaient découpé la grille d’enceinte, tandis que huit autres manifestaient devant l’entrée pour détourner l’attention des gardes. Leur procès avait lieu cette semaine. Une telle opération pose de graves questions : d’abord celle de la sécurité de ces centrales. Les militants de Greenpeace auraient pu être des terroristes islamistes. On imagine sans peine ce qui aurait pu alors advenir.

Un jugement sévère, pour l’exemple, était attendu car il y avait eu violation de propriété, destruction de biens, menaces sur le personnel. Un jugement indulgent risquait au contraire de favoriser la multiplication de ce genre d’opérations. Greenpeace s’en est d’ailleurs fait une spécialité. Ses militants s’étaient précédemment attaqués (octobre 2017) à la centrale de Cattenom en Moselle. Avec des actions à répétition de ce type, c’en serait fini, de fait, de l’exploitation de notre parc nucléaire, le personnel étant littéralement empêché de travailler du fait de ces activistes. Pire que cela, on peut imaginer que des groupes terroristes se faisant passer pour des militants de Greenpeace s’introduisent de la même façon dans des centrales.

Pour toutes ces considérations, quand le procureur Michel Coste a pris la parole, et annoncé que ses propos risquaient d’être déplaisants, tout le monde a pensé qu’il allait réclamer de la prison ferme à l’égard des membres du commando.

A la surprise générale, le procureur s’est lancé dans un virulent discours militant… contre la victime, en l’occurrence EDF. Incroyable retournement de situation !

Son intervention a consisté à stigmatiser l’industrie nucléaire. Il a évoqué l’échec industriel de Flamanville, les catastrophes nucléaires du passé (Tchernobyl, etc.). Pour lui, les sites nucléaires « représentent tous un danger ». Ce discours politique, ce discours militant, est une première, émanant du procureur, censé faire appliquer les lois en vigueur, non le programme politique d’une fraction de l’extrême gauche.

Le représentant de l’Etat a donc officiellement demandé l’indulgence pour les accusés, tandis que la défense de ces mêmes accusés demandait une relaxe générale du commando.

Au même moment, le parquet de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) réclamait quatre mois de prison avec sursis contre la militante identitaire Thaïs d’Escufon, pour avoir critiqué l’immigration clandestine (qui est toujours interdite par la loi, même si la loi n’est plus appliquée) dans une vidéo. La décision est attendue au 9 septembre.

Le procureur est en principe la voix de la puissance publique, et nous en avons là une démonstration remarquable, avec cette pratique du « en même temps ». Il aurait été plus simple de citer La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable… » disait-il déjà au XVIIe siècle.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2021

Greenpeace : ils racontent leurs missions à bord du Rainbow Warrior III

26/08/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Greenpeace a mené une opération de communication, en fin de semaine dernière, le long des côtés du Cotentin, dans un lieu emblématique du secteur nucléaire français. L’occasion de monter sur la 3e version du célèbre Rainbow Warrior, le navire amiral de l’ONG internationale. Greenpeace possède en tout trois bateaux (“Le Rainbow Warrior III”, “L’Esperanza” et “l’Arctic Sunrise”).

Des militants, à travers le récit de certaines de leurs actions, expliquent à quoi servent ces bateaux : mener des actions, mettre en place des missions scientifiques et, plus globalement, “témoigner” de ce qui passe au large


Action Greenpeace : « Une piscine en carton pour dénoncer la sécurité des centrales nucléaires »

16/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Des militants de Greenpeace armés d’une « Piscine en carton » ont dénoncé samedi dernier à Paris sur le parvis de la gare Saint-Lazare et partout en France la vulnérabilité de la sécurité des centrales nucléaires.

Une action de sensibilisation qui consiste à faire signer une pétition.



Tafta : les révélations de Greenpeace sur l’accord secret actuellement en discussion

02/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Greenpeace s’est procuré des documents inédits démontrant comment les Américains mettent la pression sur les Européens pour imposer leur point de vue.

Stefan Krug (Greenpeace) a ainsi déclaré :

Nous publions ces documents parce que ces négociations sont tellement peu transparentes que c’est un scandale. On ne peut pas négocier en secret un accord commercial qui impacte l’environnement, la protection des consommateurs ou le droit du travail de plus d’un demi-milliard d’Européens.

L’ONG s’est ainsi procuré 15 documents liés à la négociation, totalisant 248 pages, qui viennent d’être intégralement publiés ce lundi 2 mai sur le site web dédié, « TTIP Leaks ».


« Everything Is Awesome », après YouTube, Vimeo censure Greenpeace

« Everything Is Awesome », après YouTube, Vimeo censure Greenpeace

12/07/2014 – via NUMERAMA YouTube puis Vimeo (pourtant réputée plus tolérante) ont supprimé une vidéo de Greenpeace, mise en ligne par l’association pour dénoncer les activités de Shell en Arctique, et pour inciter LEGO à ne plus travailler avec le pétrolier américain.

L’effet Streisand était-il recherché ? A priori non, puisque Greenpeace fait remarquer qu’il existait déjà plus de 700 vidéos reprenant le même thème, sans qu’elles soient censurées par YouTube. Mais comme il y a un an lorsque Greenpeace avait hacké un Grand Prix de Formule 1 pour faire entendre son opposition à la politique d’exploitation de gisements pétroliers en Arctique par la compagnie Shell, YouTube a censuré une nouvelle vidéo militante de l’association écologiste. Ce qui lui assure une visibilité plus forte encore.

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En Russie, des militants de Greenpeace inculpés pour piraterie

En Russie, des militants de Greenpeace inculpés pour piraterie

04/10/2013 – 08h00
MOSCOU (NOVOpress avec Le Bulletin de réinformation) –
Trente militants de Greenpeace ont été arrêtés en mer Arctique le mois dernier après une action contre une plate‑forme pétrolière. Plusieurs d’entre eux ont déjà été inculpés pour piraterie en bande organisée par les enquêteurs russes, et risquent par conséquent quinze ans de prison.

Les garde‑côtes russes avaient arraisonné le brise‑glace Arctic Sunrise de Greenpeace en mer Arctique, après la tentative de six militants d’escalader une plate‑forme pétrolière de Gazprom. Parmi les militants, c’est l’incompréhension qui règne suite à ce qu’ils considèrent comme une action pacifique contre les risques de marée noire. Mais la Russie ne l’entend pas de cette oreille.

[Tribune libre] Greenpeace s’invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

[Tribune libre] Greenpeace s'invite à la centrale de Tricastin, par Franck Vinrech

15/07/2013 – 17h50
PARIS (NOVOpress) – Non, ce n’est pas un militaire surcamouflé ou un agent de la NSA (1) surentrainé façon Jason Bourne, qui a infiltré lundi dès potron-minet la centrale nucléaire du Tricastin (photo), on aurait bien voulu. Mais non, ce sont bien 29 militants de Greenpeace France…29 ! Autrement dit un car entier avec du matos, des banderoles géantes, la totale. Sur l’une de ces banderoles, un “François Hollande: président de la catastrophe ? “. Ils auraient pu trouver quelque chose de plus original car ça, ce n’est pas une révélation.

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