[Tribune libre] Les deux Grèce. Par Philippe Milliau

Les deux Grèce. Par Philippe Milliau

La première, dont ne parle pas ou plus assez, la Grèce antique, berceau des humanités, de la philosophie, des sciences, des rythmes culturels et religieux européens avec les récits d’Homère ; la mère, la bonne mère de notre magnifique et parfois contradictoire civilisation.
Quoi de plus beau qu’une prière sur l’Acropole, au centre de cet ensemble architectural et sacré inégalé, face au soleil invaincu ? Oui, il faudra de nouveau apprendre aux lycéens de chez nous le rôle fondateur de cette Grèce là pour ce qu’ils sont,ce que leurs pères étaient, et ce que leurs fils seront.

Et puis la seconde dont on parle trop, beaucoup trop au moment présent. Issue des périodes tragiques du second conflit mondial,prolongé par une guerre civile atroce (près d’un grec sur dix y périt), puis du régime dit« des colonels », son entrée dans la communauté européenne fut une récompense, un paquet cadeau ; était elle prête à recevoir le cadeau ?

Bien sûr que non ; instrumentalisée par les Anglo Saxons depuis 1941, c’est comme par un extraordinaire hasard sans doute que ses comptes macro économiques furent maquillés avec la complicité de la trop célèbre banque Goldman Sachs ; c’est cette consciente tricherie qui lui permit d’intégrer la monnaie unique.
Ce furent aussi plus de 100 milliards de fonds communautaires dilapidés en quelques années, une classe politique en dessous de tout, une évasion hors du pays de toutes les vraies fortunes, une administration fiscale incapable de percevoir l’impôt sur les particuliers comme sur les entreprises. Une montée en flèche des déficits publics, de la dette publique alors même que l’Euro apportait au pays d’incroyables facilités (trop sans doute).

L’on sait la suite : ce pays tiers mondisé renoue avec l’anarchie politique et sociale.

Parlons vrai

Qui gagne dans l’affaire en cours ? Les U S A qui, focalisant l’attention sur la Grèce font oublier leurs collectivités locales en banqueroute les unes à la suite des autres, ainsi que leur situation globale, bien plus périlleuse encore que celle de l’Europe. Les grandes fortunes qui ont quitté un pays « dangereux » pour elles pour s’abriter dans des paradis fiscaux qu’il faudra bien reconquérir. Les spéculateurs qui en profitent pour prêter à des taux pharaoniques (un comble pour des grecs !) tout en se couvrant par des assurances ad hoc. Politiquement la Grèce parait donner raison aux tenants du souverainisme étriqué, celui de l’impossible recours aux états nations alors que nous sommes à l’ère des nations continents.

Qui va perdre ? Le peuple grec, c’est certain, quelle que soit l’issue ; l’Europe entière qui va devoir payer, contribuables en tête.

Quel est le risque majeur ? La spirale de la fin de l’Euro, de l’éclatement de l’Europe, un nouveau champ de ruines économiques, morales, politiques, sociales et pourquoi pas un jour militaire sur notre terre d’Europe.

Deux choix sont cohérents, mais chacun comporte des conditions amères :

Choix No 1 : nous, européens divorçons avec la Grèce. Retour à la drachme, fin aussi de la présence dans l’Union. Une certitude de perte de la quasi-totalité de nos créances, mais la fin du fardeau. Pour les Grecs, une faillite complète, un redémarrage à quasi zéro, avec la « chance » du tourisme : la Thaïlande au mieux, Cuba au pire…. Et une misère considérable pendant des décennies. Et qu’on ne vienne pas nous parler d’Argentine et de son redressement comme modèle : c’est confondre la crise de la dette et celle de la monnaie. L’Argentine avait un problème : sa dollarisation, pas sa dette, pas sa croissance.

Choix No 2 : plan de sauvetage sur plan de sauvetage. Peut être une chance ; deux conditions nécessaires, la mise sous tutelle du pays avec une européanisation des systèmes fiscaux et sociaux, mais aussi une taxation de la spéculation, un rapatriement des capitaux. Le peuple grec paiera dans la douleur ; on ne peut pas lui demander d’accepter que les gros capitaux ne participent pas au redressement. Sinon, on va vers la guerre civile, et une nouvelle situation sans issue.

Souveraineté

On le sent bien dans tous les cas, c’est un problème de souveraineté. Ou retour à des souverainetés de petites nations, vulnérables, et qui n’auront que les faux attributs d’une autonomie que les démagogues leur font miroiter. Et en tout cas aucune puissance.
Ou une vraie souveraineté Européenne, capable de protéger, de taxer les mouvements de capitaux et d’en bloquer la fuite ; capable aussi de s’approprier les deux instruments clef du pouvoir moderne : la monnaie et le réseau de satellites.

Ne disposant plus des souverainetés nationales et pas encore de la souveraineté Européenne, nous voyons, impuissants, le chaos se développer sous nos yeux.

Un mot sur l’affaire du référendum ; aussitôt proposé, aussitôt retiré : certains populistes ont cru bon crier « ils craignent le verdict du peuple ». C’est une erreur de perspective, me semble-t-il ; Papandréou a tenté un coup de bluff à fort relents démagogiques. Pour faire simple : il crie au secours, demande aux autres de payer bien vite, et lui voulait se couvrir par un référendum un peu plus tard, ce qui lui aurait permis de ne pas engager ni assumer politiquement les nécessaires efforts collectifs des grecs ! Les dirigeants actuels de l’Europe ont réagi, fixant une condition : voir la question posée et donner leur accord. Y a-t-il un seul peuple au monde qui voterait pour plus de travail, de charges, d’impôts et moins de prestations ? Autant solliciter un vote sur la suppression des catastrophes climatiques et des maladies en tous genres ! La réponse des instances européennes apparait donc plutôt légitime. On notera que cette réponse vaut reconnaissance des limites que le savoir faire manipulateur assigne à une supposée souveraineté populaire en fait bien conditionnée par la propagande et la publicité… Répétons le : dans tous les cas, le peuple grec paiera. Ce qui est honteux, scandaleux, c’est que ceux qui ont le plus profité, le plus spéculé, eux se soient mis à l’abri dans des paradis fiscaux qu’il faudra bien arraisonner un jour !

Et pour conclure, observons ce consensus extraordinaire sur « l’effet domino ». Si la Grèce quitte l’Euro alors ce sera un autre pays européen en péril puis un autre : c’est la fin ! Qu’est ce que cet effet domino, si ce n’est la contagion ? Qui est victime de la contagion ? Le faible ! Exactement la tactique des USA qui adore l’échelonnement des difficultés dans « la vieille Europe » tout en redoutant que tout s’effondre simultanément, les entraînant ainsi dans la chute. Des européens faibles, coupées en tranches et pour partie dollarisés, pour partie anéantis ! La dette est là, dans tous les pays, ou presque ; ce qui change, c’est le regard qui est porté sur la situation. Qui porte le regard ? Les grands médias financiers ; qui les dirige ? Pas la Grèce, ni la Russie, ni même l’Allemagne ou la France, assurément !

Dotés d’un puissant état fédéral Européen, nous serions libres, libres de porter le regard… sur la situation de quasi-faillite Californienne par exemple.

Philippe Milliau pour Novopress France

Philippe Milliau est diplômé de l’école des Hautes Études Commerciales. Il a dirigé plusieurs entreprises à taille humaine; il a également présidé la commission “développement économique” à la région Ile de France. Très engagé depuis longtemps dans des actions de réflexion et d’influence, il est aujourd’hui l’un des dirigeants du courant identitaire.

Photo en Une : Le Parthénon et Manifestation place Syntagma à Athènes le 19 octobre 2011. Crédits : Steve Swayne, licence CC. Et Chris Monaghan, licence CC.

Crise : cas pratique de remigration entre la Grèce et l’Albanie

Grèce : même les Albanais s’en vont...

04/11/2011 – 17h30
ATHENES (NOVOpress via SETimes) — Contrecoup inattendu de la crise économique qui secoue l’Europe, un phénomène de “remigration” est en train de voir le jour en Grèce, qui se vide de ses immigrés albanais. Le Courrier International de novembre 2011 a repris cette information, en y ajoutant quelques chiffres : environ 500 000 Albanais vivent en Grèce (ces chiffres ne prennent pas en compte les clandestins), et la Grèce se serait vidée de près de 15% de ses immigrés albanais depuis juin, partis par vagues successives.

Tola, professeur d’albanais, et son mari Gramoz, policier, ont émigré en Grèce en 1999, avec l’espoir d’y bâtir une vie meilleure. « Nous savions bien qu’il était difficile d’acheter une maison là-bas et que nous aurions à rembourser le prêt toute notre vie», a indiqué Tola au SETimes.

Ils n’étaient pas seuls à penser cela. Statistiquement, ce sont la Grèce et l’Italie qui accueillent les plus fortes populations d’expatriés albanais.

La jeune femme dit que la vie en Grèce n’a pas été facile, mais qu’ils ont travaillé dur et ont réussi à économiser et à acheter un appartement. Tola a donné naissance à ses deux enfants en Grèce, et les a mis dans des garderies privées, tandis qu’elle et son mari travaillaient jour et nuit pour mettre de l’argent de côté. « Nous nous sommes habitués à ce genre de vie, et rien ne nous a fait dévier de cet objectif. Tout ce que nous voulions était de sauver de l’argent », dit Tola.

Le couple et leurs deux enfants sont revenus à Tirana en 2005 et y ont acheté un appartement. « Nous avons essayé de trouver un emploi ici, mais les choses à Tirana avait tellement changé que nous nous sentions comme des étrangers. Nous sommes retournés en Grèce pour y travailler encore et économiser davantage d’argent pour pouvoir acheter un magasin et faire marcher une petite entreprise. Nous avons compris que c’était la seule façon d’avoir un avenir en Albanie », explique Gramoz au SETimes.

Ils ont repris le même rythme de vie et ont mis de l’argent à la banque, jusqu’à ce qu’un jour les gens commencent à parler d’une  « grosse crise qui arrivait ». «J’ai été bouleversé quand j’ai entendu ces rumeurs. Les signes de la crise se sont vite manifestés. Gramoz ne recevait plus son salaire et de nombreux travailleurs se sont retrouvés sans emploi. Tout ce que nous recevions, c’était 70 euros de mon salaire par semaine. Nous avons commencé à utiliser l’argent de nos économies, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Nous avons discuté, et nous avons décidé de repartir en Albanie. La vie en Grèce était devenue difficile. Nous sommes revenus en Albanie en juillet 2009, sans l’argent que nous nous étions efforcés de rassembler pour acheter une boutique ici. »

Son mari a fini par retourner en Grèce. « Nous nous sommes enregistrés dans les bureaux de travail comme émigrés de retour, mais ça n’a apporté aucun changement. Nos économies fondaient », explique Gramoz.

« Nous avons décidé de monter une petite entreprise, un cybercafé, tout en cherchant un emploi. Nous avons trouvé un endroit, et nous avons commencé à travailler de huit heures du matin jusqu’après minuit. Mais ça suffisait juste à nourrir les enfants », ajoute Tola.

Le gouvernement albanais admet que les envois de fonds des émigrés albanais travaillant en Grèce ont baissé, mais sans que l’Albanie ai subi l’impact qu’on craignait. « Au contraire, des milliers d’Albanais sont revenus. Ils ont apporté de l’argent économisé en Grèce et ont commencé à investir dans les petites entreprises. C’est une grande victoire pour l’Albanie. Des gens qui ont beaucoup appris à l’étranger reviennent et construisent quelque chose de nouveau ici », a déclaré le Premier ministre Sali Berisha au journal autrichien Kurir en juin.

Mais l’opposition albanaise n’est pas d’accord. Le député socialiste Ervin Koci a déclaré au quotidien albanais Mapo le 20 juin que la crise grecque a impacté l’économie albanaise. « L’idée que les émigrés albanais vont rentrer et monter des petites entreprises et que cela va profiter à l’économie albanaise est trop belle pour être vraie. Aucun économiste ne peut affirmer cela, vu l’état du marché intérieur ».

Une chose est sûre : malgré les opinions contradictoires des politiciens, les émigrés albanais continuent à revenir, certains définitivement, d’autres en attendant des jours meilleurs pour retourner en Grèce.

[box class=warning]Article original de Linda Karadaku pour le Southeast European Times. Traduction de Novopress.[/box]
Photo en Une : Athène, vue depuis l’acropole. Crédits : tilo 2005 via Flickr (cc)

Eric Zemmour : “Que cette mauvaise Grèce disparaisse !” [vidéo]

Eric Zemmour : "Que cette mauvaise Grèce disparaisse !" [vidéo]

03/11/2011  – 16h15
PARIS (NOVOpress) –
Ce matin, lors de son billet pour RTL, Eric Zemmour a déclaré : « Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est la Grèce, berceau de la démocratie, qui nous met sous les yeux ce que l’on refuse de voir ». Considérant que l’alternative est désormais entre euro et démocratie.

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

26/10/2011 – 09h15
BERLIN (NOVOpress) —
Nicolas Sarkozy a annoncé il y a peu une transaction d’armement inhabituelle : la livraison de 3 frégates furtives dernier cri à la Grèce, gratuitement. La note de 300 M€ risque d’être payée par le contribuable allemand.

Comme l’a annoncé Spiegel Online le 16 octobre dernier, Athènes devrait bientôt recevoir trois nouvelles frégates dernier cri. L’aspect inhabituel de la transaction est que les navires seront livrés les 3 premières années sans frais à Athènes, ouvertement sans risque de crédit pour les deux côtés, puis payés à des taux confortables. Dans tous les cas, les chantiers navals publics français peuvent compter sur leurs recettes et le gouvernement de Sarkozy peut briller par des programmes de création d’emplois.

L’astuce possible est la suivante : les transactions d’une telle ampleur font généralement l’objet de ce qu’on appelle Outre-Rhin « cautionnement HERMES » [*]. Cela signifie que quel que soit le commanditaire ou même l’exploitant de la marchandise, la responsabilité financière peut être déplacée sous la supervision des banques et des États.

La France contracte pour ces navires un quasi crédit sur le marché de l’argent privé et gratuit, et détient le titre de garantie de la Grèce dans sa banque nationale. Les donateurs privés sont alléchés par les intérêts et une garantie à 100%. Grâce au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui assume si nécessaire une responsabilité illimitée pour toutes les banques de la zone euro, en cas de défaut de paiement on demande tout simplement au contribuable allemand de payer. La garantie et l’obligation de paiement sont ainsi réattribuées. Et ce en toute légalité.

Au vu des signes actuels, on peut supposer que dans trois ans ni la Grèce ni la France ne pourront payer la facture, parce que les recettes fiscales existantes sont déjà hypothéquées envers d’autres banques privées. L’Allemagne est-elle prête à payer plus ?

* http://de.wikipedia.org/wiki/Hermesdeckungen (en allemand). Il s’agit d’un crédit-export géré par l’assureur allemand Euler Hermes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Euler_Hermes) — crédit photo : DCNS

Le président du parlement slovaque refuse d’aider la Grèce

Le président du parlement slovaque s'oppose à l'aide à la Grèce

07/10/2011 – 08h30
BRATISLAVA (NOVOpress) –
Président du parti libéral “Liberté et solidarité” (SaS), président du parlement slovaque, et ancien fonctionnaire du ministère des Finances, Richard Sulík (photo ci-dessus) pourrait paraître comme un modéré. Or, ce n’est pas le cas. Dans un entretien accordé au journal autrichien Der Standard, il indique son refus d’aider la Grèce.

En effet, la Slovaquie est membre de la zone euro, et de ce fait son parlement est tenu de voter (ou non) les plans d’aide à la Grèce (ce qu’a fait le Bundestag allemand).

Pour Richard Sulík, « Le concept de base du sauvetage de l’euro est faux. On essaye de résoudre la crise de la dette avec encore plus de dettes. C’est comme quand quelqu’un essaye d’éteindre un incendie avec un ventilateur. (…) Nous ne ferions que sauver les créanciers de la Grèce, c’est-à-dire les banques. »

Pour le président du parlement slovaque, son pays a pu bénéficier de l’aide de l’Union européenne, car « nous avons prévu des réformes difficiles pour notre population. Nous avons rénové notre maison. Pourquoi la Grèce ne l’a pas fait depuis longtemps et n’a pas créé un système fiscal qui fonctionne ? Pourquoi devrions-nous être solidaires des Grecs ? »

Mais surtout pour Richard Sulík, « il est certainement impossible d’expliquer à un retraité slovaque qu’il devrait payer plus d’impôts, afin que l’argent des actionnaires des banques soit protégé. »

De plus selon lui, « ce sont les 16 autres États [de la zone euro, note de Novopress] qui devraient expliquer pourquoi ils violent les règles », en aidant la Grèce.

Les nationalistes du SNS et le parti de la minorité hongroise soutiennent ce refus d’aider la Grèce.

[box class=”info”]Crédit photo : Pavol Frešo/Wikipédia, sous licence Creative Common[/box]

Les Grecs s’attendent à la faillite, mais restent attachés à l’euro

Geórgios Andréas Papandréou, premier ministre grec

06/10/2011 – 15h30
ATHÈNES (NOVOpress) — La Grèce est en proie au désespoir. La grande majorité de ses habitants s’attendent à la faillite. Les mêmes, pourtant, ne veulent pas retourner à la drachme.

La plupart des Grecs estiment, selon une enquête récente, que la faillite de leur État est inévitable. C’est ainsi que 67,3 % des personnes interrogées s’attendent à un défaut de paiement de leur pays, comme l’a montré une enquête représentative de l’institut de sondage Kapa Research dans le journal athénien paraissant le dimanche, To Vima.

Et pourtant : 70 % d’entre eux ne veulent pas quitter la zone euro dans ces conditions. A peine un Grec sur cinq est en faveur d’un retour à la drachme. Les citoyens sont, selon l’enquête, majoritairement favorables à des licenciements dans le secteur public. 58,9 % s’y sont déclarés favorables. 40 % se sont prononcés contre. Neuf personnes interrogées sur dix sont favorables à une cure d’amaigrissement de l’État par fusion de différentes administrations.

60 % sont également prêts à payer le nouvel impôt immobilier exceptionnel de quatre euros par mètre carré en moyenne pour leurs appartements – en dépit du fait que 75 pour cent des personnes interrogées considèrent que ce prélèvement est injuste. Dans une autre enquête publiée par le tabloïde Ethnos dimanche dernier, 56,4 % des personnes interrogées craignent que le pays ne puisse éviter un écroulement complet de son économie.

Quelques 50 pour cent des personnes interrogées se sont par conséquent exprimées en faveur d’une coalition des deux grands partis, les socialistes derrière le Premier ministre Giorgos Papandreou et l’opposition de droite Nea Dimokratia dirigée par Antonis Samaras. Ce gouvernement d’état d‘urgence serait éventuellement mieux à même de tirer le pays hors de la crise.

Les Grecs considèrent qu’une des causes de leurs malheurs – en dépit de l’aide provenant des autres pays européens – réside dans le « manque de courage » du gouvernement Papandreou. En outre, 57 % des personnes interrogées appellent les syndicats à préserver la paix sociale afin que le pays puisse éviter la faillite.

Les actifs fournissent plus de 60 % de l’effort

Ce sont les actifs les plus âgés qui supporteront l’essentiel des sacrifices en termes de suppressions de postes dans le service public en Grèce. Un point sur lequel le gouvernement d’Athènes et les experts financiers de la troïka se sont mis d‘accord, a rapporté la chaîne de télévision privée Mega en se référant à des sources gouvernementales.

Les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) auraient donné leur accord sur le fait que l’essentiel des baisses devaient toucher les anciens serviteurs de l’État proches de la retraite.

Le cabinet doit encore y donner son accord, une session étant prévue à cet effet ce dimanche soir. La proposition a été élaborée par le ministre des Finances Evangelos Venizelos et le ministre des Réformes du secteur public, Dimitris Reppas.

30.000 postes doivent être supprimés dans le service public grec d’ici la fin de l‘année. Jusqu’à 23.000 fonctionnaires âgés et proches de la retraite seraient transférés dans une espèce de position de réserve avec une rémunération réduite, 7.000 autres réductions de postes résulteraient de leur suppression ou de la fusion d’environ 150 administrations.

Les fusions ont déjà été décidées l’an dernier, mais rarement mises en œuvre jusqu’à présent. Personne n’a été licencié dans les rares cas où des fusions se sont effectivement produites.

Photo : Geórgios Andréas Papandréou lors de la conférence de presse du 24 juin dernier à Bruxelles, qui a suivi la réunion du Conseil de l’Europe. Crédit : Service de communication du Premier Ministre de Grèce, via Flickr (cc)

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l’euro

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l'euro

29/09/2011 – 20h00
BERLIN (NOVOpress) – Les députés de la CDU d’Angela Merkel, du SPD (sociaux-démocrates) et des Verts ont adopté aujourd’hui, par 523 voix pour sur 611 suffrages exprimés, le plan de sauvetage de l’euro.

Ce plan, mis en place en 2010, vise à venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté. Notamment, par un élargissement des pouvoirs du Fonds de stabilité financière (FESF) et un accroissement de ses moyens, qui passent de 440 à 780 milliards d’euros.

En adoptant ce plan, Berlin devient le premier contributeur du FESF. C’est ce point qui avait créé beaucoup de tensions en Allemagne et au sien de la majorité d’Angela Merkel. En effet, la « fourmi » germanique ne comprenait pas pourquoi elle devait venir en aide aux « cigales » du sud de l’Europe. Si ce n’est l’impérative solidarité européenne…

Le Parlement autrichien, quant à lui, devrait logiquement suivre le Bundestag lors du vote du même plan demain, vendredi 30 septembre.

A noter que le Bundestage devra prochainement adpoter (ou non) un deuxième plan d’aide à la Grèce, et l’an prochain, un mécanisme de sauvetage permanent qui devrait succéder au FESF.

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

Frédéric Nihous : « La Grèce doit sortir de la zone euro »

18/09/11 – 14h30
BORDEAUX  (via Info Bordeaux Le candidat CPNT (Chasse Pêche Nature Traditions) à l’élection présidentielle de 2012 a posé, dans un communiqué de presse, la question d’une éventuelle sortie de la zone euro pour la Grèce. Ce sujet, encore tabou il y a quelques mois commence pourtant à prendre de l’ampleur.

Pour le conseiller régional d’Aquitaine, « pour sauver la zone euro, ne faut-il pas sortir la Grèce de la zone euro comme on expulse un copropriétaire qui n’a pas tenu ses engagements et qui a trompé la confiance de ses voisins ? ». En effet, pour Frédéric Nihous, « la Grèce n’a cessé de mentir sur son déficit public, de fournir des chiffres frauduleux dans tous les domaines à ses partenaires et bailleurs européens, et s’est notamment montrée incapable d’assurer le simple prélèvement de l’impôt ! ».

De nombreux responsables politiques posent désormais ouvertement la question d’une sortie de l’euro pour les Grecs, afin de sauver la monnaie unique en proie à de graves difficultés sur les marchés financiers. Pourtant, du côté de la commission européenne, la réponse est catégorique. Celle-ci a exclu jeudi une sortie de la Grèce de la zone euro : « Aucune sortie, ni expulsion de la zone euro n’est possible d’après le traité de Lisbonne. La participation à la zone euro est irrévocable. Il n’y a aucune discussion à ce sujet », a affirmé le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Dette grecque : les compagnies d’assurances s’en sortent bien

Dette grecque : les compagnies d'assurances s'en sortent bien

18/08/2011  17h30
PARIS (NOVOpress ) –
Les compagnies d’assurances sont également exposées à la dette souveraine grecque. Il était en effet tentant de se goinfrer avec les obligations émises par l’État grec lorsque les taux s’avéraient très rémunérateurs ; par exemple près de 18% le lundi 18 juilllet 2011 pour les obligations à 10 ans.

Ces établissements investissaient donc dans les titres de la Grèce et des autres pays malades (Portugal, Irlande, Espagne, Italie)  parce que ces États procuraient un rendement supérieur aux emprunts d’Etat français (3,34% le lundi 18 juillet 2011 pour les obligations à 10 ans) ou allemands. D’autant plus que, pendant longtemps, la dette grecque a bénéficié d’une bonne note – A+ jusqu’en 2003 – de la part des agences. Mais en 2004 le vent tourne et la note de la Grèce est régulièrement dégradée pour tomber à CCC en juin 2011, ce qui explique la montée des taux.

L’exposition nette à la Grèce de Groupama est de 540 millions d’euros ; sa participation au nouveau plan de soutien lui a valu de passer une provision de 88 millions d’euros, en appliquant une dépréciation de 21% sur les titres arrivant à maturité en 2020 et avant. Malgré cela l’assureur mutualiste réalise un bénéfice net de 147 millions d’euros au premier semestre 2011 soit une hausse de 16% par rapport à 2010.

CNP assurances a absorbé également une dépréciation de 21% sur la valeur de ses titres  d’Etat grecs.  Coût : 353 millions d’euros ; le groupe a pioché dans ses réserves pour éponger la facture. Donc pas d’effet sur le résultat net. Chez Axa, le montant de l’exposition à la dette grecque est estimé à 1,1 milliard d’euros, représentant moins de 0,3% des actifs placés. Axa termine en fanfare ce premier trimestre, avec un bénéfice net plus que quadruplé, à 3,99 milliards d’euros.

Comme les banquiers, les assureurs peuvent remercier les gouvernements de la zone euro d’appliquer une décote de 21% à des titres qui, à la veille du 21 juillet, s’échangeaient sur le marché de la revente, dit « secondaire », avec une diminution de 50% sur le prix initial. Une générosité pareille mériterait de bénéficier d’un sérieux renvoi d’ascenseur en 2012, année électorale comme chacun sait.

Immigration massive : la Grèce se protège

Immigration massive : la Grèce se protège

06/08/2011 – 12h45
ATHENES (NOVOpress) –
La Grèce met les moyens pour se protéger des vagues migratoires sauvages en provenance de Turquie. Ainsi, le ministère de la Protection du citoyen a annoncé officiellement hier après-midi la construction d’une clôture en fil barbelé sur la frontière gréco-turque. L’ouvrage devrait coûter plus de 5 millions d’euros.

Cette clôture, « comprendra deux barrières parallèles en fil barbelé longues de 10,3 km chacune et d’une hauteur de 2,5 à 3 mètres et sera construite sur la ligne frontalière près de Kastanies », a annoncé le ministère. Il s’agit de sécuriser le passage le plus fréquenté par les immigrés pour traverser le fleuve Evros séparant la Grèce et la Turquie.

Une zone passoire puisqu’elle représente près de la moitié des entrées illégales détectées sur le continent européen. Début janvier, Christos Papoutsis, ministre grec chargé de l’Immigration, avait rappelé que c’est le « devoir du gouvernement de protéger les droits des citoyens grecs et de ceux qui résident légalement dans le pays ».

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Grèce : Le paradis s’appelle Bâle-Genève-Zurich

Dès qu’il est question de la crise grecque, les médias évoquent volontiers tout ce qui ne va pas dans le pays de Périclès et de Thucydide. La liste est longue : gabegie, indolence, maquillage des comptes publics, effectifs pléthoriques sans l’administration… Pourtant, il existe une question que peu de journalistes abordent : la fuite des capitaux vers la Suisse.

L’homme qui connait le mieux le dossier, Georges Papaconstantinou, ministre des finances, chiffre entre 10 et 15 milliards d’euros par an le montant de la fraude fiscale à destination de la Suisse.

Depuis que le gouvernement grec semble vouloir lutter contre ladite fraude, le mouvement s’accélère. La perte de confiance dans les banques grecques favorise également cette fuite des capitaux. Dimitri Kouselas, secrétaire d’Etat au ministère grec des Finances, évalue à « 280 milliards d’euros, soit 120% du PIB grec » les fonds helléniques en Suisse. D’après lui, « depuis dix-huit mois, les comptes courants en Grèce ont perdu 38 milliards d’euros, transférés en majorité vers la Suisse ».

Du côté de la Banque nationale suisse, on minimise grandement ce mouvement. En 2009, les banques suisses recevaient 2,2 milliards de francs suisses de capitaux grecs (1,8 milliard d’euros). Sans prendre en compte les actions et les obligations.

La Suisse possède tous les atouts pour bénéficier de cet exode fiscal. Non seulement le secret bancaire pèse lourd dans la balance, mais encore la Confédération présente l’avantage de ne pas appartenir à l »’Union européenne, tout en étant proche d’Athènes.

Traditionnellement la Grèce faisait preuve de laxisme envers l’évasion fiscale. Payer des amendes ne faisait pas partie de la culture nationale : « dans le passé, le ratio des amendes fiscales qui ont été effectivement payées était inférieur à 10% », affirme Georges Papaconstantinou qui vient de renforcer les moyens et les effectifs chargés des contrôles fiscaux.

Il y a belle lurette que les grandes fortunes grecques ont choisi d’abriter leurs fonds à proximité du lac Léman. Les plus connues appartiennent au monde des armateurs (familles Onassis, Niarchos, Livaros).

Nécessité faisant loi, le gouvernement grec espère récupérer quelques sous. Aussi a-t-il entamé des négociations avec la Suisse pour taxer les fonds déposés par les Grecs dans la Confédération.

Allemagne : l’aide à la Grèce fait débat

Le Professeur Dr. Wilhelm Hankel

22/07/2011 – 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Outre-Rhin, les mesures visant au renflouement de l’économie grecque ne sont pas seulement sujettes à controverse sur le plan politique, mais aussi sur celui de leur légalité. La cour de justice constitutionnelle allemande étudie actuellement la question. Les chances pour le ministre des finances Wolfgang Schäuble de sortir indemne de cette procédure sont plutôt minces, car l’examen se fera à l’exclusion de toute argumentation économique.

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette
Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Un de leurs opposants notoires et aussi plaignant devant la cour de justice est un éminent professeur d’économie, le Docteur Wilhelm Hankel (photo ci-dessus).

Selon lui, “l’argument du ministre des Finances qui a agit de sa propre initiative en prétextant une situation d’urgence ne tient pas. Il avoue d’ailleurs, toujours selon Hankel, avoir passé outre les traités européens. Ceux-ci interdisent en effet les subventions entre états membres. Il s’y rajoute en droit privé l’obstruction de la faillite et en ce qui concerne le ministre, il ne s’agit pas d’une entreprise privée, mais d’un état, la Grèce, dont la solvabilité est arrivée à son extrême limite.”

D’après Wilhelm Hankel, la faillite de l’État grec était déjà évidente il y a un an. “La politique européenne n’a pas voulu l’accepter et envoya des milliards d’argent public vers le sud. Mais les marchés financiers ne se laissèrent pas duper. La Grèce et ses créanciers ne pourront faire autrement que de réduire la dette : il est clairement question d’en annuler une partie.”

Un des juristes constitutionnels rajoute que Schäuble a non seulement ignoré l’intérêt de ses concitoyens, mais aussi l’avis du Parlement. “Le ministre, dit Hankel, a engagé des centaines de milliards sur des années pour des aides dont il ne peut pas même prouver qu’elles sont nécessaires, et à qui elles profitent. Le Parlement, ignoré, n’a pu exercer son devoir de contrôle que de manière insatisfaisante. Comment expliquer autrement que Schäuble soit  encore à son poste ?” Hankel affirme qu’avec un tel dossier, tout ministre serait déjà mort politiquement en tout autre pays que l’Allemagne, et que cela pourrait également affaiblir voire faire tomber Angela Merckel.

Si les mesures d’aide à la Grèce sont devenues un sujet de politique intérieure de premier plan en Allemagne, des doutes s’installent quant au devenir de l’euro dans la majeure partie des pays d’Europe, qui pour beaucoup apparaît comme incertain.

Crise de la dette : la position identitaire

Crise de la dette : la position identitaire

[box class=”info”] Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire[/box]

Le contexte de la crise des dettes dites souveraines, et qui paraît s’emballer, comporte plusieurs causes profondes.

La plus fondamentale est celle de l’habitude de la fuite en avant, celle qui ne permet de réaliser des équilibres budgétaires que dans le cadre d’une double croissance, économique et démographique.

Or, nolens volens, il faudra bien que le monde s’habitue à une double décroissance ou pour le moins à une double a-croissance. En effet, qui peut sérieusement penser que notre planète continuera à empiler un milliard d’humains de plus tous les treize ans comme elle le fait depuis le milieu du siècle dernier ?

Qui peut sérieusement envisager une croissance continuelle qui mènerait à un mode de vie à l’américaine pour dix milliards d’hommes en 2050 ? Les ressources de quatre planètes y suffiraient à grand peine…

Il FAUDRA donc bien que les collectivités publiques, comme les ménages, révisent leurs façons de faire, et parlons clair, leur train de vie… Il FAUDRA bien que les pays (voire les continents entiers, comme l’Afrique) qui n’ont pas achevé leur transition démographique la réalise au plus vite et par tous moyens utiles.

La seconde cause majeure est celle de la dictature des marchés financiers, qui sont aujourd’hui, bien plus que les puissances politiques, les maîtres de nos destinées. Leur bras armé : les trois agences de notation anglo-saxonnes. Notons au passage que si la Chine vient de créer son agence, l’Europe ne s’est toujours pas résolue à cette nécessité. Deux conséquences pratiques : des taux d’emprunt à long terme qui varient de 3 % à 17 % (cas actuel de la Grèce, avec même des pointes à 31 % !). Et comme ce sont les notes décernées par les agences qui dictent le taux… Le taux des USA reste au plus bas, celui de la Grèce au plus haut. Ils sont pourtant, au regard de leurs finances publiques dans une situation quasi identique… A noter, plus grave encore, que si le reproche fait à la Grèce d’avoir caché voire trafiqué les comptes publics est fondé, les USA qui n’ont pas provisionné des obligations douteuses, ni comptabilisé à plein programmes de relance ou déficits, ont une situation réelle probablement bien pire, et sur une autre échelle !

La troisième est le fait d’une Communauté européenne qui se trouve dans la situation du milieu du gué; l’eau monte, et certains crient « retour en arrière toute, revenons sur la rive que nous avons quittée », d’autres « il est plus que temps d’avancer vite vers l’autre rivage ». Oui, il est aberrant d’avoir une monnaie unique dans un continent dépourvu de toute souveraineté politique; oui il est absurde de laisser des divergences macro économiques profondes se creuser entre pays européens; oui, il est ridicule d’avoir un budget communautaire de l’ordre de 1 % du PNB, incapable d’assurer les nécessaires convergences économiques, fiscales, stratégiques et sociales entre pays de l’Eurogroupe au moins (ceux qui sont en zone euro).

La Grèce a été mal gérée. Lorsqu’une collectivité locale est en France dans ce même cas, que fait-on ? La puissance publique (le préfet, et non les marchés !) place sous tutelle, restructure la dette à bas taux et restaure, après un audit approfondi, une situation compromise. Rappelons que plus de la moitié de la dette Ggrecque est maintenant causée par les taux d’intérêts exorbitants prélevés par les marchés…

Ne nous le cachons pas : nous sommes sur un baril de poudre. Les intérêts mondialisés sont tellement croisés, l’interdépendance tellement forte que personne ne veut allumer la mèche et faire sauter l’édifice. Alors, il est politiquement correct de dire que tout compte fait, c’est une bonne chose que cette dépendance de chacun vis-à-vis de tous. Voire : un accident est si vite arrivé, et l’on s’aperçoit alors un peu tard que le bateau qui ne coule pas est celui qui est capable de rendre étanche une partie de ses compartiments, pas celui du mondialisme qui n’en comporte plus qu’un seul. Sans doute est ce la raison pour laquelle la Chine comme les USA ont conservé certains moyens d’indépendance, tout en préconisant aux autres de les abandonner méthodiquement.

Quelles issues possibles ? Première question : où se situera l’épicentre d’un séisme qui est de plus en plus probable ? Les Anglo-saxons font tout pour que ce soit en Europe, raison pour laquelle leur presse financière, leurs agences de notation, leur establishment et leurs valets nous balancent des torpilles successives et de plus en plus fortes et rapprochées à mesure que leur situation empire. Grèce, Irlande, Portugal, et en mode récent et plus redoutable par la dimension, Espagne et Italie.

Un pouvoir médiatique et politique digne de ce nom aurait répliqué Californie, Ohio, New York, et plafond de la dette US relevé 74 fois en 10 ans… Clairement, ils jouent l’effritement de l’Euroland, jusqu’à la fin de la timide concurrence que l’euro commence à faire au dollar. Ils sont aidés par l’impuissance des instances européennes, conséquence prévisible des freins permanents que les gouvernements des États-nations placent devant toute marche en avant d’un véritable empire fédéral européen. Le maintien de ces rétractions nationales, aidées hélas par certaines positions de courants populistes, signifieraient la sortie durable des Européens de l’histoire du monde.

Mais, en fait rien, n’est joué. Il suffit pour s’en convaincre de voir les résultats d’un récent sondage dans lequel nos concitoyens s’exprimaient massivement en faveur d’un protectionnisme à l’échelle continentale.

En symbiose donc avec le peuple, les Identitaires français et d’autres pays d’Europe vont intensifier leurs campagnes et propositions en ce sens. Signature d’un nouveau pacte de stabilité en Eurozone, et limitation d’adhésion à ceux qui le respectent. Impossibilité constitutionnelle de proposer l’entrée de pays non-européens. Ministre des Finances européen disposant des outils d’investigation nécessaires. Augmentation significative du fonds de secours financier, et création d’eurobonds, pour dégager les dettes souveraines des griffes des marchés. Rigueur budgétaire en contrepartie de vastes projets et d’une véritable Europe identitaire et puissante, porteuse de rêves et d’espoirs; interdiction de vente du patrimoine (par exemple celui qu’incarne l’un des plus grandioses sites sacrés de notre culture, le Parthénon). Détaxation de la proximité, et barrières douanières aux frontières de l’Europe. Véritable souveraineté européenne sur la monnaie, les technologies stratégiques et de défense, sécurisation des approvisionnements énergétiques en partenariat Europe/Russie. Et bien évidemment montée en puissance du budget européen par contrepartie de la baisse corrélative des budgets nationaux.

Oui, notre triple identité est locale par notre vie concrète, nationale par l’histoire et la langue, et européenne par la civilisation et la puissance. Pour cette dernière, les incantations ne suffisent pas, il faut aussi s’en donner des moyens. De cette crise les Identitaires proposent de sortir par le haut.

L’histoire ne repasse pas les mêmes plats…

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Une grande question agite les milieux financiers : la Grèce fera-t-elle défaut ? Cette possible faillite préoccupe les banquiers mais devrait également tracasser tout contribuable « averti ». En procédant à un petit tour d’horizon des chiffres portés à la connaissance du public, on comprend pourquoi. A tout seigneur tout honneur, commençons par l’Etat français.

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La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

04/07/11 – 17h00
ATHENES (NOVOpress)
– La patrie d’Homère, d’Ulysse, de Périclès, l’un des berceaux de la civilisation européenne va-t-il devenir une “colonie” de l’Eurogroupe et de la Commission européenne ? En tout cas, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker a affirmé dans un entretien publié dimanche dans le magazine allemand Focus que “la souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte”. Et ce à cause des privatisations nécessaires pour bénéficier du nouveau plan d’aide censé sortir en partie la Grèce des affres de son endettement abyssal.

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Kiosque Courtois du samedi 2/7/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois – L’actualité de la semaine en écrit

Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles. Novopress a publié dès ce samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.

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