Tag Archives: Grèce

Grèce : Face à la gabegie et à l'immigration, l’Aube dorée s’impose au… biceps

Grèce : Face à la gabegie et à l’immigration, l’Aube dorée s’impose au… biceps

Photo ci-dessus : distribution de nourriture et de vêtements par l’Aube dorée à la partie des grecs en voie de clochardisation.

C’est devenu le paradoxe grec. Fin janvier, à Athènes, des milliers de gauchistes ont manifesté contre les “ratonnades” d’immigrés illégaux organisées par le parti « néo-nazi » Aube dorée… Mais rien n’y fait ! Malgré ces protestations, le parti le plus radical du paysage politique grec continue sa course en avant.

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Le Qatar continue ses razzias en Europe

Le Qatar continue ses razzias en Europe

03/02/2013 – 17h45
ATHÈNES (NOVOpress avec Kiosque Courtois) –
Alors que le gouvernement français accueille à bras ouverts les offres de soutiens financiers du Qatar, l’émirat poursuit gaillardement ses emplettes en Europe, suivant d’ailleurs en cela l’exemple chinois.

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Défense de l'Europe : Fin de l'érection du mur frontière entre la Grèce et la Turquie

Défense de l’Europe : Fin de l’érection du mur frontière entre la Grèce et la Turquie

19/12/2012 – 10h00
ATHÈNES (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
La Grèce a achevé la construction d’un mur permettant de protéger sa frontière avec la Turquie.

Ce mur avait fait l’objet de vives critiques de la part de pays européens qui dans le même temps entravaient, par les restrictions budgétaires imposées, le travail des forces de douane grecques. Les critiques s’étaient faites encore plus vives de la part des organisations de défense des “droits de l’homme” et de l’immigration clandestine, dès l’annonce de la construction en 2010.

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[Tribune libre] « L’Aube dorée Italie » : copiers-collers, allumés et journalistes

[Tribune libre] « L’Aube dorée Italie » : copiers-collers, allumés et journalistes

03/12/2012 — 08h00
ROME (NOVOpress) — Le procédé immanquable pour obtenir son quart d’heure de célébrité ? Flatter les fantasmes des journalistes du Système. Ils croient ou font semblant de croire, veulent en tout cas faire croire, que l’Europe est sous la terrible menace d’une « vague brune », d’un retour aux heures les plus sombres, etc. Or toute croyance, même absurde, a de temps en temps besoin de « faits » pour s’alimenter. Aussi les médias se sont-ils jetés sur l’Aube dorée grecque, qui leur fournit, depuis des mois, un filon inépuisable de « reportages » horribles, en bonne partie fantaisistes, mais quand même un petit peu plus plausibles, en fait de « néo-nazisme », que les manifestations de l’English Defence League ou l’invasion d’un Quick halal.

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Le gouvernement grec envisage d’interdire l’Aube dorée

Le gouvernement grec envisage d’interdire l’Aube dorée

30/11/2012 — 19h30
ATHENES (via le site de Lionel Baland) — Alors que l’Aube dorée apparaît comme le troisième parti politique grec selon les sondages d’opinion, le gouvernement envisage d’interdire le parti.

Le dirigeant de l’Aube dorée Nikos Michaloliakos (photo ci-dessus), questionné sur cette possible interdiction, a déclaré : « Selon la Constitution, l’Aube dorée ne peut être interdite. Une telle proposition doublera notre résultat. De plus, rien ne nous empêche de créer un nouveau parti. »

Crédit photo : DR.

L’Aube dorée troisième parti de Grèce, deuxième chez les moins de 45 ans

L’Aube dorée troisième parti de Grèce, deuxième chez les moins de 45 ans

29/11/2012 — 16h00
ATHENES (NOVOpress) — Deux nouveaux sondages ont confirmé que l’Aube dorée était désormais le troisième parti de Grèce, derrière la coalition de gauche radicale SYRIZA et les conservateurs de la Nouvelle Démocratie au pouvoir.

Lundi, un sondage de la société Pulse pour le journal 6Μέρες (« 6 jours ») a donné les intentions de votes suivantes : SYRIZA : 23,5% ; Nouvelle Démocratie 19% ; Aube dorée : 12%. Ramenés aux intentions exprimées (moins les blancs, les abstentionnistes et les indécis), les chiffres sont 26% pour SYRIZA ; 21,5% pour la Nouvelle Démocratie ; 13,5% pour l’Aube dorée.

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Défaut de la Grèce : le contribuable paiera par Paul le Guern

Défaut de la Grèce : le contribuable paiera, par Paul le Guern

20/11/2012 — 14h00
ATHENES (NOVOpress Breizh) —
Il n’apparaît pas nécessaire d’appartenir à la famille des économistes distingués pour savoir qu’une monnaie est d’abord le reflet d’une économie. A économie forte, monnaie forte – le mark en Allemagne. A économie faible, monnaie faible – la drachme en Grèce. C’est ainsi que les choses fonctionnent habituellement, les échanges prennent en compte la compétitivité de chacun s’exprimant par le taux de change.

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Georges Papandréou : une reconversion à 46.000 euros par mois

Georges Papandréou : une reconversion à 46.000 euros par mois

27/10/2012 – 10h55
ATHÈNES (NOVOpress via le Kiosque Courtois) —
Georges Papandréou, ancien Premier ministre grec, s’est reconverti : pour 46.000 euros par mois, il donne à Harvard une série de séminaires sur la crise politico-économique. Une rémunération qui s’ajoute à son salaire de député socialiste.

Cela lui a valu de recevoir le prix Nobel de l’infamie 2012, attribué par l’Union populaire républicaine, le nouveau parti de M. Asselineau.

Pendant ce temps, la Grèce, au bord de l’asphyxie, entre dans sa 6e année consécutive de récession : moins de services publics nationaux, patrimoine public bradé ; un taux de chômage de 25%, des retraités dans la misère.

Crédit photo : Policy Network via Flickr (cc)

Grèce : le calvaire de la femme de gauche protégée par l’Aube dorée, ou comment le Guardian donne des frissons aux bien-pensants

Grèce : le calvaire de la femme de gauche protégée par l’Aube dorée, ou comment le Guardian donne des frissons aux bien-pensants

30/09/2012 — 10h30
LONDRES (NOVOpress) —
Entre roman gothique et nazi-porn : depuis plusieurs mois, les gros médias d’Europe occidentale régalent leurs lecteurs de « reportages » sur l’Aube dorée à vous faire froid dans le dos. Vendredi, c’est le Guardian qui s’y est mis (copie d’écran en Une) sous la plume de sa correspondante en Grèce, Mrs Smith (ça ne s’invente pas).

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Grèce : l’Aube dorée contrôle les marchands immigrés

10/09/12 – 08h00
ATHENES (NOVOpress) –
Nouvelle action de choc, et nouveau scandale, de l’Aube dorée vendredi soir, à Rafina, en Attique, pendant la célébration de la Vigile de la Nativité de la Vierge. En l’absence de la police, une cinquantaine de militants, conduits par deux députés du parti, ont contrôlé eux-mêmes les marchands ambulants immigrés qui s’étaient installés sur le marché traditionnel. Ceux qui ont justifié d’être en règle ont été laissés en paix ; les autres ont été chassés et leurs étals détruits.

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Le Figaro confond identité et racisme

Le Figaro confond identité et racisme

30/08/2012 – 14h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans son article intitulé “En Grèce, la crise réveille le sentiment identitaire“, Le Figaro tente d’amalgamer racisme et identité.

Le titre précise explicitement le réveil du sentiment identitaire, puis le corps de l’article ne reprend plus une seule fois les mots “identité” ou “identitaire”. En revanche les mots “racisme” ou “raciste” sont mentionnés sept fois. Le mot “racisme” est même l’un des 3 mots-clefs de l’article.
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Anastasis de Dead Can Dance : la Grèce antique à l’honneur

23/07/2012 – 12h00
ATHENES (NOVOpress) –  Le groupe Dead Can Dance sort de son silence après 16 ans d’absence. D’où le titre du nouvel album, Anastasis, signifiant résurrection en grec. L’inspiration musicale puise dans une Grèce forcement antique. « J’ai toujours été fasciné par cette région du monde et la mosaïque de couleurs musicales qu’on y trouve », souligne Brendan Perry dans Le Figaro.
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Hervé Juvin : la question du coût de l’Europe

Hervé Juvin : la question du coût de l’Europe

Après l’Irlande, après le Portugal, après la Grèce, l’Espagne est sous le feu des projecteurs. De la situation espagnole, nous pouvons dire beaucoup de choses.

[box class=”info”] Des considérations bien argumentées mais inhabituelles, décapantes et qui feront probablement polémique, sur ce sujet.

A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

 

À propos de l’auteur

Hervé Juvin

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Forte augmentation de l'immigration illégale en Autriche

Forte augmentation de l’immigration illégale en Autriche

06/07/2012 – 13h30
VIENNE (NOVOpress) —
Comme le confirme le rapport annuel de la police fédérale autrichienne (pdf), les voies de l’immigration illégale vers l’Europe sont multiples, mais aussi fort bien répertoriées. Sur ce marché juteux, les réseaux de passeurs sont très bien organisés et bénéficient toujours d’appuis locaux : logis, argent, véhicules, quelquefois ingénieusement aménagés comme ce car grec à double fond, intercepté l’an dernier près de Vienne, et qui n’avait rien à envier aux bricolages du même type utilisés au temps du rideau de fer. Le profil des candidats à l’immigration est aussi toujours le même : à 80% des hommes entre 19 et 30 ans.

Istanbul reste le principal centre de rassemblement de clandestins afghans, pakistanais, irakiens, iraniens, syriens et kurdes, mais aussi d’algériens qui arrivent en avion avec un passeport de tourisme tout comme les somaliens qui transitent par Le Caire ou Dubaï. Encore une raison évidente pour s’opposer farouchement à la demande d’adhésion turque à l’UE.

Mais arrivés là, il leur faut encore soit rejoindre la Hongrie via la Bulgarie et la Roumanie ; soit rejoindre Edirne d’où on leur fera traverser le fleuve Evros en canot pneumatique pour entrer en Grèce. Un lieu de passage de première importance où la Grèce désirerait édifier un véritable rideau de barbelé de 10,3 Km. Un projet qui n’a bien sûr ni la faveur des bien-pensants, ni pu obtenir l’aval de la Commissaire européenne chargée des affaire intérieures et des migrations Cecilia Malmström. Ainsi s’évanouit pour la Grèce ruinée l’espoir de toucher un financement communautaire pour la construction de cet ouvrage même si elle doit par ailleurs subir une pluie de recommandations et de mises en garde. La Commissaire considère cette construction comme inutile. Mieux vaudrait selon elle « se concentrer sur une réforme structurelle pour l’asile et le contrôle des frontières ». Et il a par ailleurs été rappelé aux Grecs que cette construction ne pourrait se faire que sous leur seule responsabilité, mais bien sûr avec l’obligation de respecter les droits de l’homme et le principe du non refoulement des personnes en droit de bénéficier de l’aide internationale…

Immigration clandestine : car grec intercepté près de Vienne en 2011

Ce car à double fond, intercepté en 2011 près de Vienne, n’a rien à envier aux bricolages du même type utilisés au temps du rideau de fer. Crédit : DR

Délestés de 3000 à 5000 euros pour cette traversée, les clandestins s’attardent généralement ensuite en Grèce – avec tous les problèmes que cela peut poser – , le temps de rassembler l’argent nécessaire à la suite de leur périple. Celui-ci continuera soit par la Macédoine et la Serbie en direction de la Hongrie puis de l’Autriche ; soit par la mer via Patras (nord du Péloponnèse) ou Igoumenitsa (à la Frontière albanaise) pour atteindre Brindisi, Bari, Ancône ou Venise, souvent en canot pneumatique rapide, comme cela a été le cas récemment à Santa Maria de Leuca.

Après une baisse significative en 2007 du nombre d’immigrants illégaux atteignant l’Autriche, et un recul net des arrivants de l’est, le nombre de clandestins arrêtés est reparti à la hausse (+ 27% en 2011) au gré des événements qui ont bouleversé le nord de l’Afrique et des tensions et conflits entretenus aussi par les pays européens. Les plus forts contingents sont actuellement afghans et pakistanais.

Le principal but de ces clandestins est d’atteindre le Burgenland, la province la plus orientale du pays qui bénéficie d’une confortable frontière avec la Hongrie. Des journalistes du quotidien très politiquement correct Kurier (1) y ont interviewé des policiers chargés de surveiller une zone de passage.

Ces derniers expliquent qu’il leur faut en moyenne trois à quatre heures par migrant intercepté pour questionner, enregistrer, traduire : « nous nous efforçons de savoir par quel itinéraire ces gens ont été entrainés » déclare l’inspecteur en chef Wolfgang Ritter. Ces “migrants” (selon le terme désormais usité pour “immigrés illégaux”) ne seraient-ils donc que des victimes passives de passeurs peu scrupuleux ? Toujours est-il que l’on commence avant tout à leur donner « à manger, à boire, des vêtements, un lit pour dormir. Pour la plupart d’entre eux, c’est plus qu’ils n’avaient chez eux à la maison ». Un travail tout en douceur, et un discours émaillé de contradictions : même si pour nombre d’entre eux, le mot police aurait une connotation fort négative et qu’ils seraient gravement traumatisés, ils n’hésitent pourtant pas à se faire arrêter pour demander l’asile, et attendent avec une étonnante sérénité dans les villages que la police veuille les cueillir… Ils sont donc bien renseignés.

Les policiers s’élèvent aussi contre ce cliché qui voudrait que ces gens, dont la plupart n’ont fui leur pays que pour sauver leur peau, seraient principalement des criminels : ils viennent clairement pour rester là. Nous voilà prévenus !

Un travail d’accueil très chargé d’émotion toujours selon le Kurier, et l’inspecteur divisionnaire Friedrich Dürr d’ajouter : « c’est toujours encore plus émouvant pour moi quand ils ont avec eux des bébés ou des petits enfants. En tant que père cela me touche particulièrement ».

S’il y a certes de temps à autre un coup de filet médiatisé, des concertations entre l’Autriche et la Hongrie pour regrouper les analyses et les informations et établir des rapports mensuels, et même la mise sur pied d’une usine à gaz dénommée FIMATHU (Facilitated Illegal Migration Effected Austria Hungary – L’immigration illégale facilitée en Autriche et en Hongrie), tout cela n’aboutit pour le moment même pas à l’arrestation de plus de passeurs. Des arrestations dont le nombre diminue d’ailleurs désespérément et régulièrement de 2003 (1025) à 2011 (288).

Et qu’attendre de plus de la part de forces de l’ordre soutenues par aucune volonté politique, ni nationale, ni européenne, face à ceux qui restent par définition des hors-la-loi : les immigrants clandestins ?

Si l’on en est certes pas encore, de par le nombre, arrivé à un scénario du type “Camp des Saints”, il est inutile de vouloir se cacher que les frontières de l’Europe restent pour le moment béantes, et ce malgré les problèmes économiques et identitaires qui se poseront avec toujours plus d’acuité. Et cela va finir par se savoir.

(1) Fondé en 1945 par les américains sous le nom de Wiener Kurier pour contrer la propagande soviétique, le Kurier se définit aujourd’hui comme pro-européen, pour la défense de la tolérance en ce qui concerne tous les aspects de la vie quotidienne, pour la liberté de la pensée et le respect de toutes les religions. Avec un tirage de 230 000 exemplaire, il est le quatrième quotidien du pays (Wikipedia)

[box class=”info”]Sources : kurier.at et courrierstrategique.com[/box]

Grèce : où est l’argent ?

Grèce : où est l’argent ?

30/05/2012 – 08h00
ATHÈNES (NOVOpress) —
Alors que les Grecs s’apprêtent à revoter lors des nouvelles élections législatives qui auront lieu le 17 juin, Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire International a jeté de l’huile sur le feu avec les propos qu’elle a tenus lors d’une interview au Guardian vendredi. Elle y affirme en substance que la solution évidente aux problèmes que rencontre actuellement la Grèce, serait que les Grecs paient leurs impôts.

Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire InternationalLe simplisme de la proposition a de quoi étonner de la part de la patronne du FMI, organisation internationale qui on le rappelle, participe à la troïka (avec la Banque Centrale européenne et la Commission de Bruxelles) qui élabore depuis 2010 les différents plans d’aides à la Grèce. Pourquoi déverser des aides de plusieurs centaines de milliards s’il suffisait pour les grecs de payer leurs impôts ?

Il est temps de sortir les calculettes et de faire les comptes.

Nous allons nous limiter aux chiffres depuis le début de la crise des dettes souveraines, sans revenir sur les fonds structurels d’aide européenne que la Grèce reçoit depuis son adhésion à l’UE en 1981, soit environ 141 milliards (dont 70 milliards d’aide au secteur agricole). La renégociation de ces aides est d’ailleurs en cours à la demande des pays nouveaux entrants d’Europe orientale, les fonds structurels européens continuant à être versés de manière trop dissymétrique, toujours en faveur de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

En 2010 le premier plan d’aide à la Grèce a couté 73 milliards d’euros aux États membres de l’UE (dont 16,8 milliards à la France). Il s’agissait d’un engagement bilatéral entre les États de la zone euro. Au même moment, fut créé le FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui peut prêter aux États en difficultés et émettre des obligations. Il est financé aux deux tiers par les membres de l’Eurogroupe et un tiers par le FMI. Il a prêté à la Grèce en 2010, 173 milliards d’euros (145 milliards provenant des États et 28 milliards du FMI).

Dans le même temps, la Banque centrale européenne a racheté « en douce » et dans la plus grande opacité des titres de dette grecque pour un montant estimé de 45 milliards d’euros.

Il a également été décidé d’alléger à hauteur de 100 milliards les créances de la Grèce détenues par les banques, en échange de quoi les États européens s’engageaient à recapitaliser leurs banques exposées sur la dette grecque. Montant de l’opération : 106 milliards dont 8,8 milliards rien que pour la France.

La Banque centrale européenne a également émis des LTRO (long term refinancing operation) à hauteur de presque 1.000 milliards. Il s’agit d’émettre des prêts à trois ans pour donner des liquidités aux banques à des taux très avantageux (donc de créer de la monnaie par le crédit). Environ 80 milliards d’euros de ce dispositif ont été prêtés aux banques grecques afin qu’elles puissent le reprêter à un taux plus élevé à l’État grec.

La Banque centrale européenne ne peut pas pallier à toutes les urgences, il existe donc un autre dispositif, l’ELA (Emergency Liquidity Assistance). Ce « soutien exceptionnel à la liquidité bancaire » est du ressort des banques centrales et permet d’agir rapidement en cas de blocage du marché interbancaire. Il est théoriquement exceptionnel mais la Banque centrale grecque en fait une utilisation régulière (elle n’est pas la seule, l’Espagne aussi s’y met ces dernières semaines). Ce dispositif doit permettre de refinancer en urgence des établissements bancaires au bord de la faillite en émettant des liquidités.

Au bout du compte c’est la BCE qui paie la facture. Depuis le début de la crise des dettes souveraines ces interventions « exceptionnelles » ont alourdi la facture de 300 milliards d’euros, dont 100 milliards pour la Grèce.

Une autre soupape déguisée du système est le système TARGET2, qui est le système de paiement interbancaire en temps réel des établissements de la zone euro (banques privées et banques centrales). Il est géré par trois banques centrales : la France, l’Allemagne et l’Italie. En jouant sur les lignes de trésorerie (notamment lors du règlement des importations) les pays déficitaires peuvent décaler leurs paiements et se financer sur les pays excédentaires. Là encore ce système fonctionne dans la plus parfaite opacité. Impossible d’avoir une vue d’ensemble des transactions. Une étude allemande tendrait à démontrer que le passif des banques centrales déficitaires pèserait à hauteur de 320 milliards sur les lignes de compte de la Bundesbank. Quant à la France et à l’Italie, impossible d’avoir ne serait-ce qu’une estimation.
En additionnant tout cela , on arrive à un total de 577 milliards d’euros. Théoriquement donnés pour aider « les Grecs ».

Le montant de la dette publique grecque est de 360 milliards d’euros. Elle devrait donc être apurée et payée depuis… Que les Grecs paient ou non leurs impôts. Sont-ils si mauvais élèves que ça d’ailleurs, comme on nous le répète jusqu’à la nausée depuis trois ans ?

Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mario Draghi - Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (crédit : European Parliament - cc).

Si l’on se base sur les statistiques d’ELSTAT (l’institut de la statistique grec), les recettes fiscales seraient en moyenne de 90 milliards d’euros annuels, ce qui représente 40% du PIB. C’est dans la moyenne (la France est à 42% par exemple). Évidemment certains douteront de la véracité des chiffres d’ELSTAT. La Grèce a déjà triché par le passé en truquant le montant de sa dette lors de son adhésion à l’Euro. Elle avait fait appel aux bons conseils de Mario Draghi (actuellement directeur de la Banque centrale européenne) et de la banque Goldman Sachs qui lui avaient créé des instruments financiers sur mesure (swaps de change permettant de décaler le paiement des intérêts d’emprunts) pour lever des fonds hors bilan et ainsi camoufler le montant réel de la dette. Mais depuis, les chiffres semblent avoir été trafiqués dans l’autre sens : une enquête préliminaire est actuellement menée par le parquet d’Athènes. Les chiffres du déficit 2009 auraient été gonflés à la demande du gouvernement pour faire accepter aux Grecs le premier plan d’austérité.

Un chiffre très intéressant ressort néanmoins des statistiques d’ELSTAT : le déficit budgétaire, hors charge de la dette, ne serait que de 2,1% du PIB. Quant on sait que le taux d’intérêt d’emprunt des obligations sur la dette grecque est passé, suite à des attaques spéculatives de 4,84% en 2010 à 41,41% aujourd’hui, l’on comprend vite où est passé tout l’argent : au remboursement de la dette, donc des banques.

À méditer, à l’heure où l’UE s’apprête à débloquer une nouvelle tranche « d’aide à la Grèce » pour environ 100 milliards d’euros…

Spoutnik, pour Novopress

[box class=”info”]Richard SulíkSource : Richard Sulík – Solidarita s Gréckom vyjadrená v peniazoch – richardsulik.blog.sme.sk, économiste et homme politique slovaque, fondateur du parti Liberté et Solidarité (SaS). En savoir plus : fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Sul%C3%ADk[/box]
Crédit photo en Une : tom.tziros (2008) via Flickr (cc)

“Aube dorée a nettoyé Athènes” des immigrés

“Aube dorée a nettoyé Athènes” des immigrés [vidéo]

Dans cette émission de C dans l’air du 22 mai 2012, la journaliste Alexia Kefalas correspondante grecque de divers médias français dont la chaîne de télévision France 24 et Le Figaro, explique que les militants du parti politique grec “Aube dorée” ont “nettoyé” les vieux quartiers d’Athènes des immigrés. Les personnes âgées n’ont plus peur de sortir de chez elles.
Maintenant les immigrés “laissent tranquille tout le monde”. Aube dorée a fait un “travail social” continue la journaliste. “Quand quelqu’un se fait voler son sac ou qu’il y a des squats d’immigrés, ils n’appellent plus la police mais ils appellent Aube dorée” qui va même jusqu’à remettre en état l’appartement squatté.

Bien entendu dans l’émission C dans l’air les journalistes font un maximum de “reductio ad Hitlerum” pour Aube dorée.

Crédit photo : Christophe Meneboeuf via Wikipédia, licence CC.

Crédit Agricole/Emporiki : en parlera-t-on dans les assemblées générales ?

Crédit Agricole/Emporiki : en parlera-t-on dans les assemblées générales ?

Souvent les petits paysans – en particulier ceux qui travaillent dans le secteur bio – se plaignent de ne pouvoir obtenir des prêts auprès du Crédit Agricole. La banque verte possède en effet une solide réputation : préférer les « gros » ; en particulier les éleveurs porcins, l’agroalimentaire et les promoteurs immobiliers. Autant dire que le Crédit Agricole n’a plus de mutualiste que le nom.

Au fur et à mesure que la maison grossissait, ses dirigeants ont voulu jouer dans la cour des grands – comme la BNP. D’où l’achat, par exemple, de banques étrangères. Ce fut le cas, en 2006, de la banque grecque Emporiki, aujourd’hui la cinquième banque du pays. Coût de l’opération : 2,2 milliards d’euros.

Avec l’effondrement du système financier grec, Emporiki, aujourd’hui, ne vaut plus rien. A tel point que le Crédit Agricole a ramené à zéro sa valeur dans ses comptes. Dorénavant, l’essentiel des risques réside dans les liquidités apportées par la maison mère à sa filiale. Soit 4,6 milliards d’euros à fin mars 2012. En juin 2011, le Crédit Agricole avait à faire face à une exposition à hauteur de 10 milliards d’euros avec sa filiale.

Notons également qu’Emporiki bénéficie du financement exceptionnel de la BCE pour 1,2 milliards d’euros. On ne peut pas dire que les choses s’arrangent puisque la filiale grecque a encore pesé pour 940 millions d’euros au premier trimestre 2012 sur les comptes du groupe.

Il y a fort à parier que ce dossier qui devrait intéresser au plus haut point les sociétaires du Crédit Agricole sera escamoté lors des prochaines assemblées générales des caisses locales. On passera vite aux choses sérieuses, c’est-à-dire au volet tourisme et voyage…

Dans le secteur mutualiste, la souveraineté s’exerce lors des assemblées générales. En réalité ce ne sont que des chambres d’enregistrement. Privilège du mutualisme : la technostructure qui dirige ces établissements ne rend de compte à personne. C’est confortable.

Paul Le Guern

Crédit photo : RSNY, via Flickr, licence CC.

Article paru sur Novopress Breizh.