Euro, Grèce, année zéro ?

29/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le « scénario-catastrophe » tant agité est sous nos yeux. Après la rupture des négociations sur la dette grecque, on voit mal ce qui pourrait « sauver » la présence de la Grèce au sein de l’euro. Dans l’immédiat, le pays – et l’Union européenne — s’enfoncent dans une zone de fortes turbulences.

L’intransigeance des deux camps a fini par avoir raison des négociations. Après l’annonce d’Alexis Tsipras vendredi de soumettre les dernières demandes de la troïka à un référendum, les créanciers ont annoncé dans la foulée la rupture des négociations. La Grèce

a mis fin aux discussions de manière unilatérale

selon l’Allemand Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances et partisan de la ligne dure contre la Grèce. Athènes a en théorie jusqu’à demain, le 30 juin, pour rembourser au Fonds monétaire international un prêt d’un milliard et demi d’euros et si elle ne trouve pas cet argent, c’est le défaut de paiement qui guette, prélude à une éventuelle sortie de la zone euro.

Dans l’immédiat, cette perspective semble plus faire peur aux 18 autres membres de l’Union monétaire qu’au gouvernement grec. En effet, contrairement à la fermeté affichée samedi, la Banque Centrale Européenne a décidé hier de répondre favorablement à Alexis Tsipiras, qui demande des délais à ses créanciers. La BCE maintient a

u vu des circonstances actuelles le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi

Cette perfusion permet au pays de survivre financièrement au jour le jour, mais pas de rembourser ses dettes.

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Clandestins : L’UE abandonne les quotas obligatoires

Commission européenne

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au terme de négociations marathon, les Etats membres ont abandonné les quotas obligatoires pour les remplacer par des quotas volontaires.

Demi-victoire des anti-immigrationnistes : c’est sur la base du volontariat et non de quotas obligatoires que se fera la répartition des clandestins au sein des États membres de l’Union européenne.
Le sommet de Bruxelles consacré à l’accueil de 40.000 demandeurs d’asile actuellement en Grèce et en Italie et de 20.000 autres clandestins réfugiées hors des frontières de l’UE s’est clos ce matin après sept heures de négociation très tendues. La Hongrie, qui avait qualifié le plan d’absurde, la Bulgarie, l’un des États membres les plus pauvres, sont d’ores et déjà exemptés de ce dispositif. Pour les autres, les clefs de répartition volontaire en fonction de l’économie ou de la population de chaque État seront finalisées d’ici juillet.

Un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire

a averti le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le camp des immigrationnistes affiche sa déception, à l’instar du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a regretté un plan à « l’ambition modeste » ou du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui a tancé ses collègues :

Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps

Bien sûr, il n’a guère été question de traiter le problème à la source, hormis par le lancement d’une opération navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, qui se limitera pour le moment à une mission d’observation. On prédit déjà qu’elle servira d’appel d’air aux candidats à l’immigration clandestine, le surcroît de forces navales au large de la Libye forcée de secourir les naufragés ne pouvant qu’inciter les passeurs à leur jeter dans les bras plus d’embarcations.

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Grèce : journée de négociations marathon avec les créanciers

23/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers ont mis en émoi toute la journée d’hier les milieux boursiers, les milieux politiques et… les journalistes
Une énième réunion de la dernière chance. C’est ce que les médias ont répété toute la journée d’hier, comme pour la dernière réunion européenne sur la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro et les chefs d’État de l’Eurogroupe ont ouvert un sommet hier tourné autour du remboursement de la dette grecque. Au moment où nous publions, aucun accord n’a été trouvé.
Toutefois, tous les acteurs semblent noter une progression avec de nouvelles propositions de la part d’Athènes.

Le contexte devrait en effet pousser à la rapidité
La Grèce doit rembourser avant le 30 juin 1,5 milliard d’euros au FMI. Pour pouvoir les rembourser, ils doivent réussir à débloquer la dernière tranche d’aide de l’Union européenne d’un montant de 7,2 milliards d’euros. Si cette aide n’est pas débloquée, la Grèce serait en faillite. Ce qui pourrait entraîner une sortie de la Grèce de la zone euro et de l’Union européenne. Toutefois, la Grèce refuse d’accepter les conditions exigées par l’Union européenne, jugées trop austères.

La France essaye d’adopter une position médiane dans les négociations. Une position qui reflète en partie l’impuissance de l’Élysée dans ce dossier
François Hollande a affirmé « La position de la France est que tout soit fait pour que, du côté grec et du côté européen, il puisse y avoir une plus forte cohésion encore de la zone euro ». De nombreuses voix à gauche critiquent de plus en plus durement les exigences demandées par les créanciers de la Grèce. Une défense du gouvernement grec à laquelle se joint parfois Marine Le Pen, au grand dam d’un grand nombre de ses soutiens.

De grandes manifestations ont eu lieu hier en Grèce. Les Grecs s’opposent de plus en plus durement aux mesures d’austérité demandées par les créanciers de la Grèce
Pendant ce temps, la Bourse d’Athènes connaissait une envolée, avec une augmentation de plus de 9 %…
Les négociations doivent se poursuivre toute la semaine. Un nouveau sommet aura lieu Jeudi.

Crédit photo : Open_Europe (CC)

Grexit : la Grèce bientôt éjectée de l’eurozone ?

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et le gouvernement grec…
La réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la Grèce s’est terminée sur un échec jeudi soir à Luxembourg. Alors que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’était montré très réservé sur les chances de succès de cette réunion, un membre de son entourage qualifiait hier soir son bilan de « tragique ». De son côté, devant les députés Syriza, le Premier ministre grec s’en était violemment pris lundi aux « institutions » (UE, BCE, FMI, naguère désignés sous le vocable de « Troïka »), dénonçant « La responsabilité criminelle » du Fonds monétaire international. La Grèce est en effet sommée d’accepter en bloc toutes les exigences de ses créanciers institutionnels. Or, si aucun accord n’est trouvé, le pays ne pourra faire face à ses échéances, notamment les 1,6 milliards d’euros qu’elle doit rembourser au FMI avant le 30 juin prochain. Un nouveau sommet, tout aussi improbable, est prévu fin juin.

Le système financier semble se préparer au défaut du paiement de la Grèce
Pour les Grecs, le choix semble être entre un scénario à la Chypriote, c’est-à-dire la confiscation de leur épargne pour renflouer les banques, et une sortie pure et simple de la zone euro, et donc l’introduction en catastrophe d’une nouvelle monnaie. Or, cette dernière, fondée sur une économie exsangue, se traduirait par un effondrement de ce qui leur reste de niveau de vie. Dans les deux cas, c’est un chaos politique et social qui semble attendre le pays. Le parlement grec a entendu mercredi, en présence de M. Tsipras, les premières conclusions des experts qui ont planché depuis avril au sein de la « Commission pour la vérité sur la dette publique ». Selon un de ses membres, la Commission estime que
La Grèce ne devrait pas payer sa dette, car elle est illégale, illégitime, et odieuse
et que le pays a été victime « d’une attaque concertée » de ses créanciers uniquement destinée à faire passer la dette qui pesait sur les banques privées, notamment françaises, allemandes et grecques, vers le secteur public grec, c’est-à-dire sur le peuple grec lui-même.

Bruxelles et Washington redoutent que la Russie ne tire profit de la situation
Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était hier à Saint-Pétersbourg, où se tient un forum économique international. Il doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. L’enjeu officiel est une éventuelle participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream du géant russe Gazprom. Un projet qui éveille naturellement l’inquiétude de Washington, qui a demandé mardi soir à la Grèce de prendre une « initiative sérieuse » pour mettre fin au bras de fer avec Bruxelles…

Crédit photo : seputarforex (cc)


Le G7 affiche sa fermeté anti-russe

08/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Programme chargé pour le G7 qui vient de s’ouvrir en Allemagne :en plus de l’agenda officiel, (climat, santé, femmes), la Russie et la Grèce s’invitent dans les débats.

Le G 7 vient de commencer en Allemagne ?
Hier, dimanche 7 juin s’est ouvert pour deux jours un sommet réunissant les sept plus grandes puissances mondiales à savoir : Les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada. Il est organisé par l’Allemagne et a lieu en Bavière au château d’Elmau. Le programme a été élaboré par la chancelière Angela Merkel qui a déclaré dans la semaine : « Je pense que nous avons une chance d’apporter notre contribution sur le long chemin vers un monde meilleur. »

Quelles discussions sont au programme ?
À l’origine axé sur l’écologie, les droits des femmes et la lutte contre les pandémies, ce G7 est cependant rattrapé par l’actualité. Le président russe Vladimir Poutine sera au cœur des préoccupations. Le président des États-Unis, Barack Obama, a ouvert le feu ce matin en dénonçant une : « agression russe en Ukraine » faisant allusion aux luttes entre les Ukrainiens prorusses et pro-occidentaux qui ont reprises près de Donetsk. Les dirigeants européens semblent vouloir faire front unis contre la Russie. En témoigne le président de la commission européenne polonais, Donald Tusk, pour qui la Russie ne sera considérée comme un grand pays industrialisé que lorsqu’elle cessera sa soi-disant agression. Il ajoute : « Si quelqu’un veut commencer un débat sur le régime des sanctions [contre la Russie], il ne peut être question que d’un durcissement »

Mais ce n’est pas le seul sujet brûlant du moment ?
En effet il y a aussi le dossier grec, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a refusé les propositions de la commission de Bruxelle et du FMI les jugeant irréalisables. Il a déclaré vendredi

Je ne peux imaginer que des responsables politiques, et non des technocrates, ont pu croire que les députés grecs pourraient valider de telles mesures.

Le président européen luxembourgeois Jean-Claude Juncker a réagi très vivement à ces mesures refusant même de prendre le premier ministre Tsipras au téléphone samedi. Pour Donald Tusk il s’agit d’un débat non seulement financier, mais aussi moral.

Europe : l’échec de la stratégie du « containment »

28/05/2015 – EUROPE (La Tribune, édité par NOVOpress)
La ligne dure contre la Grèce n’était pas qu’intransigeance financière, mais traduisait la volonté des créanciers de faire un exemple. Echec : après le succès de Syriza en Grèce, ce sont maintenant la Pologne et l’Espagne qui basculent, au moins partiellement, dans le camp des eurosceptiques. Extraits de l’analyse de Romaric Gaudin.

L’intransigeance des créanciers vis-à-vis de la Grèce ne peut s’expliquer par le désir de recouvrer les créances dues.
Assure-t-on un tel remboursement en menant un pays au bord du défaut, en réduisant les moyens d’action de son gouvernement et en faisant peser sur sa croissance la menace d’un défaut et d’une sortie de la zone euro ?
La raison eût voulu dans cette affaire que les créanciers, tout en prenant des garanties que les Grecs étaient prêts à leur donner, laissent travailler le gouvernement grec. L’accord du 20 février, où Athènes acceptait de payer son dû et se reconnaissait liée par les « accords existants ».

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La Grèce annonce qu’elle pourrait refuser de rembourser sa dette

21/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est depuis le début montré très critique envers ses différents créanciers. Mais pour la première fois, un des ministres au pouvoir a annoncé ouvertement que le gouvernement ne rembourserait pas ses dettes contractées envers le FMI.

C’est Nikos Voutsis, le ministre de l’Intérieur qui a fait cette déclaration fracassante à la télévision grecque. Il a été très clair :

La Grèce ne paiera pas la prochaine tranche au FMI de 1.6 milliard d’euros, entre les 5 et 19 juin.

Selon diverses analystes politiques, ce ministre tient une place de choix dans le dispositif d’Alexis Tsipras. Il est en effet l’un des membres du cercle rapproché du Premier ministre grec. Le porte-parole du gouvernement a nuancé en affirmant que la Grèce rembourserait ses obligations dans la mesure où « Il serait en mesure de payer ». Or il semblerait que les caisses de l’État hellène soient définitivement vides. Sans l’aide financière internationale, bloquée depuis l’été, le gouvernement serait dans l’incapacité de payer ses fonctionnaires en juillet.
Il se pourrait que ces déclarations soient aussi un moyen de pression pour les négociations en cours.

Alexis Tsipras a rencontré François Hollande et Angela Merkel jeudi dernier, et serait sorti satisfait de ce rendez vous. Par ailleurs, il semblerait que le Premier ministre grec ait appelé le secrétaire du Trésor américain pour intercéder pour lui auprès du FMI. Mais ces déclarations pourraient aussi viser à calmer l’aile gauche de Syriza, de plus en plus vociférante. Cette aile gauche représenterait 1/3 du parti, ce qui lui donne un poids de plus en plus important.
Affaire à suivre donc. Vous pouvez compter sur votre équipe de réinformateurs pour surveiller les finances valétudinaires de la Grèce !

Crédit photo : capture d’écran de d’un journal télévisé grec, repris et sous-titré par le figaro.tv durant lequel Nikos Voutsis (moustache) annonce que son pays ne paiera pas la prochaine tranche de remboursement au FMI


La Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne

23/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Négociations entre la Grèce et les créanciers : la Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne, selon le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Les négociations marathon entre la Grèce et ses créanciers pourraient enfin déboucher sur un accord… ou pas. Le gouvernement Tsipras négocie pour obtenir les 7,2 milliards d’euros d’une tranche d’aide bloquée neuf mois par ses créanciers internationaux, l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International.
Le gouvernement grec a fait sa part pour arriver à un compromis sur sa dette, et c’est à « l’Europe de faire la sienne », a déclaré samedi le Premier ministre grec.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite d’une période douloureuse et difficile », a expliqué M. Tsipras au comité central de son parti, Syriza. Néanmoins, a considéré le Premier ministre grec, « nous avons fait ce que nous avions à faire, c’est maintenant au tour de l’Europe ».
Il a toutefois accusé

Certains représentants des créanciers de profiter de l’asphyxie de liquidités dont souffre la Grèce pour renverser l’accord du 20 février.

Le gouvernement grec ne « répondra pas à des demandes irrationnelles » et « n’acceptera pas de directives humiliantes » a averti Alexis Tsipras. Il a précisé devant les cadres son parti que
« Nous ne discuterons pas d’une dérégulation majeure du système salarial. Nous n’accepterons pas une nouvelle réduction des retraites »,
De leur côté, les créanciers européens semblent moins optimistes. Après la rencontre vendredi à Riga entre le Premier ministre grec, François Hollande et Angela Merkel, cette dernière insisté sur le fait que « beaucoup reste à faire » et « qu’il faut travailler très, très intensivement ».
La France, par la voix de son ministre des Finances, Michel Sapin, joue la dramatisation ou la menace à peine voilée :

Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro

La BCE évoque une monnaie Grecque parallèle

Drachmes : billets grecs

Source : Reuters – Une dépêche de Reuters mentionnait, le weekend dernier, une « proposition » de Bruxelles, pour aider la Grèce, en cas de non accord avec l’Eurogroupe et donc d’impossibilité pour le gouvernement grec de payer ses salaires, ses retraites, etc… à mettre en place de façon provisoire une double monnaie appelé en Anglais IOU, « I Owe You », soit « Je Vous Dois ». Plus simplement des reconnaissances de dette papier.

Le gouvernement pourrait ainsi émettre des reconnaissances de dette pour payer les salariés du secteur public et les retraités et libérer du « vrai » cash pour rembourser la dette. Mais cela pourrait aussi provoquer un chaos économique si la population craint que les reconnaissances de dette ne soient jamais payées, avec un risque de paralysie du secteur public qui pourrait tout simplement se mettre en grève générale. Même si le peuple grec accepte ces reconnaissances de dette, ce système ne pourrait pas fonctionner longtemps. Ces reconnaissances de dettes pourraient ainsi servir à payer l’impôt. Et comme ces IOU n’ont aucune valeur sur le plan international nous aurions un nouveau défaut de paiement. De fait les IOU deviendrait une monnaie grecque parallèle dont la valeur serait largement inférieure à celle d’un euro normal. Cela équivaudrait à une sortie de la zone euro.

Mais comme il est bien entendu impossible d’abandonner l’euro, on présentera cette solution comme provisoire – un provisoire qui conduira inéluctablement, à plus ou moins brève échéance, à la sortie de l’euro. Car les élites ultra-libérales qui nous gouvernent ne peuvent admettre à aucun prix qu’ils ont bâti il y 25 ans un système extrêmement rentable pour une minorité d’entre eux mais qui a tant couté au peuple en destruction de richesses, d’emplois, en vies perdues et que ce système n’est plus tenable. La Grèce est bien un parfait symbole de cette chimère qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres, balayé toute forme de services public dans la santé et les transports et en tentant jusqu’au bout de détruire toute contestation populaire, par la menace ou en envoyant des élus du peuple en prison sous des prétextes fallacieux. La nouveauté est que Bruxelles cherche des solutions techniques pour que le passage soit le moins chaotique possible, en présentant cela bien entendu comme une aide purement humaniste, mais sans pour autant annuler la dette. Le défaut viendra forcément, par une dévaluation/inflation qui en réduira le montant nominal au fil des ans.

Première étape de ce scénario, l’établissement en Grèce d’un contrôle de sortie des capitaux, qui mettra déjà en cause le principe fondamental de libre circulation des biens et des capitaux dans l’UE. Cela pourrait être évoqué cette semaine si la Grèce ne capitule pas face aux exigences de l’Allemagne, la BCE et la Commission. En tout état de cause, ce n’est qu’une question de temps avant que la drachme soit officiellement de retour.

Une question qui semble n’intéresser pour le moment que les spécialistes, mais dont l’impact sur l’UE et donc sur la France pourrait être considérable.

Crédits photo : montage NOVOpress


Le parti eurosceptique les « Vrais Finlandais » arrive second aux élections législatives

Le parti eurosceptique les « Vrais Finlandais » s'impose second aux élections législatives

21/04/2015 – HELSINKI (NOVOpress)
Les « Vrais Finlandais » protestataires bousculent les élections finlandaises.

Faux suspense dans les élections législatives finlandaises. C’est sans réelle surprise que le parti d’opposition du Centre s’est imposé face aux conservateurs sortants. La surprise vient des « Vrais Finlandais », qui avec 38 sièges au parlement, brûlent la politesse aux conservateurs (37 sièges) et aux sociaux-démocrates (34 sièges). Le parti au populisme assumé des « Vrais Finlandais » ou « Finlandais de base », défend à la fois les acquis de l’État providence et l’identité finlandaise menacée par l’immigration et la bureaucratie européenne. C’est sans doute sur le premier point que les Finlandais le classent au centre-gauche de leur hémicycle tandis que le second facteur les positionne à l’extrême-droite pour la plupart des commentateurs européens. Une chose est sûre, si les « Vrais Finlandais » sont favorables à l’Europe, ils sont franchement hostiles à l’Union Européenne et se voient mal « payer la note » pour les mauvais élèves de l’UE, comme la Grèce, qu’ils souhaiteraient bouter hors de la zone euro.

M. Sipilä, le représentant du parti du Centre devrait en toute logique former le prochain gouvernement, ce qui devrait intervenir après l’annonce officielle des résultats définitifs en milieu de semaine. Il a refusé de dire avec qui il souhaitait gouverner, déclarant « Nous avons besoin pour cela avant tout d’obtenir la confiance, et ensuite il sera question du programme gouvernemental ». S’il peut en théorie se passer des « Vrais Finlandais » pour former sa coalition gouvernementale, il a toutefois laissé entendre qu’il ne s’associerait qu’à l’un des deux partis dominants sortants : soit les sociaux-démocrates, soit les conservateurs. Une attitude qui laisse grande ouverte la porte à une entrée du parti populiste dans l’équipe gouvernementale. Son leader, Timo Soini, se verrait bien aux Affaires étrangères ou il pourrait mettre en ouvre son programme eurosceptique.

Crédit photo : Mariano Mantel via Flickr (cc)


 

La fronde contre les sanctions antirusses

La fronde contre les sanctions antirusses

11/04/2015 – PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les mesures de rétorsions antirusses décidées par Bruxelles. Selon le Daily Telegraph, cette opposition pourrait même déboucher à terme sur la création d’un groupe de pays fédérés autour de la Grèce (1) : Hongrie, Slovaquie, Italie, Autriche, Espagne et Chypre, lesquels pourraient user de leur droit de véto. Pour le quotidien britannique « il est évident que si l’UE ne prolonge pas les sanctions contre la Russie, cela sèmera la discorde entre Bruxelles et Washington. Ce conflit ne cessera d’affaiblir l’Alliance atlantique [OTAN] ».

(1) Le premier ministre grec, Alexis Tsipras (photo), a affirmé que les « sanctions contre la Russie ne mènent nulle part. »

Crédit photo : Robert Crc, via Wikipédia, domaine public.

Grèce : “Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants”

Grèce : "Si l'Europe nous lâche en pleine crise, on l'inondera de migrants"

11/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Kamménos, leader du parti des Grecs indépendants, a affirmé lundi 9 mars 2015 : “Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants.”

Ce ministre grec de la Défense a menacé d'”inonder l’Europe de migrants” si celle-ci ne trouvait pas rapidement une solution à la crise de la dette grecque. Sa déclaration intervient quelques heures à peine avant la rencontre cruciale des ministres des Finances de l’Eurogroupe à Bruxelles.

La Grèce revient, en effet, plaider sa cause lundi devant la zone euro en présentant son plan de réformes, lors d’une réunion qui s’annonce une nouvelle fois tendue.

Si les ministres des Finances n’acceptent pas les principales réformes proposées par la Grèce pour débloquer la prochaine tranche d’aide financière, “il pourrait y avoir des problèmes”, avait averti dimanche le ministre grec de l’Économie Yanis Varoufakis.

Connu pour son ton peu diplomatique, il a même agité la menace de nouvelles élections ou la tenue d’un référendum. “Comme me l’a dit notre Premier ministre, nous ne sommes pas encore collés à nos sièges”, a-t-il lancé.

“Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants, on leur distribuera des papiers valides qui leur permettront de circuler dans l’espace Schengen. Ainsi, la marée humaine pourra se rendre sans problèmes à Berlin. Et tant mieux si, parmi ces migrants, se trouvent des djihadistes de l’État islamique”.

Et d’ajouter : “Si l’Eurogroupe nous cherche des ennuis, nous frapperons à notre tour.” Panos Kamménos est coutumier de ce genre de controverses. En juillet 2013, il avait déjà déclaré que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, était persona non grata à Athènes.

Ses propos attestent que, non seulement, l’immigration massive n’est pas la panacée et qu’en plus, elle est vectrice d’attentats par le biais d’islamistes. Il reste à savoir si les remplacistes ne vont pas prendre son chantage pour une aubaine.”Le profit de l’un est le dommage de l’autre.”, écrivait Montaigne.


Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

28/01/2015 – ATHÈNES (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Alexis Tsipras (photo), nommé Premier ministre dès lundi, a constitué son gouvernement hier. Aux côtés des ministres du parti Syriza de la gauche radicale, le nouveau gouvernement grec compte des ministres issus de la droite de conviction. Il s’agit de membres du parti des Grecs indépendants, appelé Anel. On compte parmi eux le chef d’Anel : Panos Kammenos, connu pour son franc‑parler, a été nommé ministre de la Défense.

Anel est clairement un parti souverainiste de droite
Le souverainisme et le populisme d’Anel sont précisément ce qui justifie cette alliance de circonstance entre la gauche radicale et des conservateurs de droite. Le parti des Grecs indépendants a récemment quitté le giron du centre‑droit libéral, par opposition à la politique de maintien dans la zone euro à tout prix.

Syriza et Anel partagent dans l’immédiat un même objectif :
Renégocier les obligations de la Grèce avec l’Union européenne et le FMI, notamment en allégeant et en reportant le paiement de la dette grecque. Ce n’est que si les créanciers de la Grèce refusaient cette restructuration de la dette que la nouvelle coalition grecque devrait se résoudre à quitter la zone euro.

Cette alliance reste néanmoins fragile
Alors que Syriza est favorable à une Europe fédérale, au laxisme migratoire et hostile aux valeurs traditionnelles et à l’Eglise, Anel affirme des convictions opposées : souverainisme, protection contre l’afflux d’immigrés, attachement aux valeurs traditionnelles.

En cas de déception, l’électorat populaire pourrait se reporter sur Aube dorée

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Législatives en Grèce : large victoire de Syriza, mouvement de la gauche radicale

Législatives en Grèce : large victoire de Syriza, mouvement de la gauche radicale

26/01/2015 -ATHENES (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Le parti de la gauche radicale Syriza est arrivé hier en tête des élections législatives, mais sans majorité absolue. C’est la raison pour laquelle il s’associe avec les Grecs indépendants (droite souverainiste proche de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan) en vue de former un nouveau gouvernement.

La victoire était attendue ; Syriza est arrivé en effet en tête des élections législatives avec 6 points d’avance sur son concurrent de droite, Nouvelle Démocratie. Le parti de droite du Premier ministre Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie, arrive en seconde place avec 29 % des suffrages. Avec 6,3 % des voix, le parti d’extrême-droite Aube Dorée atteint la troisième place. Le parti socialiste, Pasok, pilier de la vie politique grecque pendant 40 ans n’obtiendrait pas de siège, ce qui constitue une défaite historique.

Alexis Tsipras (photo), le “patron” de Syriza, devient, à 40 ans, le plus jeune Premier ministre de la Grèce depuis 150 ans.

Quel était le contexte de cette élection ?

Ce scrutin avait d’abord pour but de sortir les institutions de l’impasse dans laquelle elles se trouvent depuis le 29 décembre dernier, lors duquel le président de la République n’a pu être désigné faute de majorité qualifiée, ce qui a entraîné mécaniquement la dissolution du Parlement 10 jours plus tard. L’objectif de ces élections législatives anticipées était donc de dessiner une majorité plus affirmée qui serait ensuite capable de désigner un président et de sortir la Grèce de l’impasse politique.

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Retour de la crise grecque : chaque Français risquerait de payer 735 €

Retour de la Crise Grecque : chaque Français risquerait de payer 735 €

10/01/2015 – ATHÈNES (NOVOpress)
Les prochaines élections législatives grecques, qui auront lieu à la fin du mois, mèneront probablement au pouvoir, d’après les récents sondages, le parti de gauche radicale Syriza. Ce parti refuse les mesures d’austérités imposées par l’Europe à la Grèce, et demande une annulation de tout ou partie de la dette du pays.

Or, la France a versé près de 48 milliards d’euros d’aides à la République hellénique. Si la Grèce restructurait sa dette, la BCE et le FMI, ses créanciers préférentiels, seraient remboursés en priorité. Mais la France et les autres pays de la zone euro, moins protégés, subiraient une perte sèche de toutes leurs aides, parties en fumée : cela reviendrait à faire peser sur chaque Français une dette supplémentaire de 735 €.

Le gouvernement allemand avait, lundi dernier, fermement envisagé un départ de la Grèce de la zone euro, ce qui aurait précipité la cessation des paiements : mais cela coûterait à l’Allemagne encore plus cher qu’à la France, 72 milliards d’euros. Le gouvernement allemand a donc temporisé sa position avant-hier en déclarant qu’il souhaitait, dans l’idéal, voir la Grèce rester dans la zone euro.

Crédit photo : GemeinWesen, via Flickr, (cc).

Grèce : la minorité turque de Thrace applique la charia

Grèce : la minorité turque de Thrace applique la charia

26/10/2014 – ATHENES (via Arte)
Parmi les arguments utilisés pour expliquer en quoi la Turquie ne peut intégrer l’Union européenne, celui qui s’appuie à raison sur le fait que la Turquie est un pays islamique voire islamiste. Et ce n’est pas la décennie de pouvoir de l’AKP (parti islamiste) en Turquie qui va minorer cela. D’autant que nos confrères d’Arte nous expliquent que la minorité turque en Thrace (région du nord-est de la Grèce, en rouge sur la carte) applique la charia, notamment au détriment des femmes :

Près de 100 000 musulmans vivent en Thrace, dans le nord-est de la Grèce, près de la frontière avec la Turquie. Une grande majorité est d’origine turque et vit encore sous le régime de la charia, une exception de plus en plus remise en cause.

Ces montagnes au paysage marqué par la culture du tabac sont la terre des pomaks, des musulmans d’origine slave. Les femmes y ont la vie rude. Ici, la charia régule leur vie familiale, organise leur vie sociale. Une atmosphère étouffante sous le regard pesant de la communauté. Qui voir, que porter, où se rendre, qui épouser…

Deux fois par an, se tient un “bazar aux épouses”. Des centaines de jeunes filles défilent en foulards et talons sous le regard blasé des garçons.

(…)

Dès son arrivée en Grèce il y a sept ans, la journaliste française Adéa Guillot a été intriguée par “cette région entière qui vit sous le régime de la charia, dans la puissante Grèce orthodoxe et homogène”. Elle nous parle des espoirs de la nouvelle génération de femmes qu’elle a rencontrées, des tensions diplomatiques entre la Grèce et la Turquie, et du rôle de l’Europe.

>> Pour lire l’article dans son intégralité.

Crédit carte : TUBS via Wikipédia (cc).

« Vos enfants seront les esclaves des musulmans » : un évêque grec dénonce les lois antiracistes

« Vos enfants seront les esclaves des musulmans » : un évêque grec dénonce les lois antiracistes

29/09/2014 – ATHÈNES (NOVOpress) – Le Très Vénérable Amvrosios Lenis (photo), métropolite de Kalavrita et Aigialeia, a vivement dénoncé la nouvelle loi récemment adoptée par le Parlement grec, qui durcit les peines contre « l’incitation à la haine raciale ».

L’évêque s’adressait aux nombreux fidèles du diocèse rassemblés pour le centième anniversaire de la dédicace de la cathédrale de l’Assomption de la Très Sainte Vierge. « À partir de demain matin, a-t-il averti, avec la loi antiraciste, quiconque parle pour défendre notre patrie risque d’aller en prison. Bientôt, nous serons des étrangers dans notre propre pays. Je ne sais pas si je vivrai pour le voir, mais vos enfants seront les esclaves des musulmans ».

Crédit photo : DR.

Ils interviendront aux Journées Identitaires (3) – Martin Sellner

Ils interviendront aux Journées Identitaires (3) - Martin Sellner

27/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Pour la deuxième année consécutive auront lieu les 6 et 7 septembre prochain, à proximité du Mans, les Journées Identitaires Ouest & Île de France. Ce week-end est ouvert à tous, militants comme sympathisants.

Jusqu’au 6 septembre, retrouvez sur Novopress les portraits des intervenants de ces II° Journées Identitaires. Aujourd’hui, Martin Sellner.


Etudiant en droit et philosophie, Martin Sellner, 25 ans, est le leader du mouvement identitaire à Vienne (Autriche).

Le parcours de Martin est symbolique de la prise de conscience identitaire de nombreux jeunes européens. Comme beaucoup d’entre eux, confronté aux conséquences du multiculturalisme, il a préféré réagir plutôt que subir. Militant depuis ses 15 ans dans différents mouvements patriotiques, il a été particulièrement touché par l’approche renouvelée des penseurs du Grece et de ce que l’on a appelé la « Nouvelle Droite » : Alain de Benoist, Guillaume Faye ou encore Robert Steuckers.

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