Asservissement par la médiocrité, par Maxime Tandonnet

La crise du covid-19 et les politiques de confinement constituent un puissant accélérateur de la médiocrité nationale. A la faveur de cette secousse, les écoles et les grandes écoles abolissent les épreuves écrites de sélection à l’entrée. Science po Paris et de nombreux établissement ont d’ores et déjà mis fin à leurs concours d’entrée.

Désormais, les écoles d’ingénieurs et de commerce suivent cette voie et la tendance bien engagée a toute les chances de se généraliser dans les années à venir. Le recrutement s’effectuera par l’examen du livret scolaire et des entretiens à caractère professionnel. Voilà encore un coup terrible porté à l’intelligence française et une étape spectaculaire dans la transformation du pays en troupeau bêlant. La sélection par la connaissance de l’histoire, de la philosophie, de la littérature, des sciences, la capacité d’analyse, de synthèse, de rigueur autour de sujets de réflexion est en voie de d’abolition.

L’indépendance intellectuelle, l’esprit critique, le goût de la réflexion deviennent les bêtes à abattre. A l’épreuve du concours anonyme fondé sur le mérite, succédera un mode de cooptation par des jurys qui choisiront en fonction de critères subjectifs: la présentation, l’origine sociale, le degré de soumission.

Ce qui est « en marche »? L’accélération du clonage de masse. Tout cela procède d’une même logique: l’embrigadement d’un pays, la mise au pas d’une nation par le nivellement. Et, subrepticement, imperceptiblement, l’asservissement de la France aux tyranneaux et veaux d’or de l’avenir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le niveau d’exigence baisse aussi au concours d’entrée à l’ENA

ENA

ENA Thierry Bert22/03/2017 – STRASBOURG (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le rapport du jury du concours 2016 de l’Ecole nationale d’administration vient d’être rendu public. Le président du jury, l’inspecteur général des finances Thierry Bert (ci-contre), y indique avoir donné des consignes pour ne pas trop pénaliser l’orthographe défaillante.

Les pénalités pour fautes d’orthographe ont été limitées à deux points au maximum. Selon Thierry Bert, l’orthographe a évolué et serait « souvent un « marqueur social » ! Par conséquent, il faut « relativiser son importance si l’on veut pratiquer des recrutements innovants ». Il concède néanmoins « qu’une orthographe trop défaillante (ou une syntaxe trop inappropriée) » peut indisposer.

Ce n’est pas le seul coup de pouce aux candidats qui ne maîtrisent pas la langue et la culture française. Lors d’un séminaire, les membres du jury s’étaient vus inculquer les règles de non‑discrimination. Des conseils pratiques leur ont été donnés pour que la notation ne souffre pas « de biais subjectifs […] pouvant naître au sein du jury du fait, par exemple, des origines sociales ou culturelles des candidats ».

Thierry Bert confie que cette quasi‑thérapie de groupe du jury a porté ses fruits : les membres du jury ont ainsi évité de privilégier des candidats avec lesquels ils se verraient bien travailler… Ils se sont également interdits de « s’agacer de tel ou tel tic de langage qui peut provenir de l’origine sociale ou géographique ».

On apprend encore que…

« la lecture et la compréhension du sujet posent encore problème à de trop nombreux candidats »

et que

« certains candidats ne [savent] tirer aucune leçon, ni aucune idée, de leurs expériences – pourtant réelles et qui pourraient donner lieu à de riches développements ».

Le président du jury salue toutefois la richesse des profils des candidats reçus…