Chiffres de l’immigration – Jean-Paul Gourévitch : « L’INSEE manipule les chiffres du solde migratoire »

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01/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’INSEE manipule-t-il les chiffres de l’immigration ? Oui, accuse Jean-Paul Gourévitch, qui avance les mêmes chiffres que ceux de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration : 11% des résidents en France seraient nés à l’étranger et 23% seraient d’origine étrangère.

Un entretien-choc autour de l’essai « Le Grand remplacement, réalité ou intox ? ».


Évoquer le Grand Remplacement : de l’incitation à la haine raciale, maintenant !

Il fallait s’y attendre. Nous y voilà, donc : « Le thème du “grand remplacement” relève de l’incitation à la haine raciale. » C’est le titre d’une tribune de Louis-Georges Tin, président d’honneur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), publiée dans Libération, le 22 mars. D’emblée, la couleur est annoncée : « Nous ne sommes plus dans un débat théorique, cette thèse est aujourd’hui un mobile pour terroristes, comme l’a montré l’attentat de Christchurch. »

Précisant sa pensée, Tin n’hésite pas à écrire, en évoquant la tuerie perpétrée par Tarrant en Nouvelle-Zélande, que « les auteurs réactionnaires français sont l’une des sources majeures des terroristes d’extrême droite à travers le monde : nos penseurs n’appuient pas sur la gâchette, mais ils fournissent les munitions, et orientent le canon. » De belles perspectives judiciaires…

Mais aussi parlementaires, car l’auteur de cette tribune en appelle au législateur qui « devrait explicitement inclure le “grand remplacement” parmi les thèmes relevant du discours raciste et de l’incitation à la haine. Ce serait une avancée salutaire. » Ainsi, si on écoutait M. Tin, le simple fait de comparer les chiffres sur l’immigration fournis par l’INSEE, année après année, deviendrait donc un délit. Un crime, pendant que nous y sommes, histoire de faire bon poids ! À ce compte, l’INSEE devrait cesser de comptabiliser la population immigrée, descendante d’immigrés et étrangère car, d’une certaine façon, c’est donner des munitions aux théoriciens du Grand Remplacement. Et l’on sait désormais, grâce à M. Tin, contre qui ces munitions sont utilisées. Un procès à l’INSEE en complicité d’incitation à la haine raciale est même envisageable. Si, si, réfléchissez bien.

Mais, au fond, il faudrait aller plus loin encore. À bien y réfléchir, il y a tant de choses, dans cette société, qui incitent à la haine, raciale ou pas. Prenez, par exemple, toutes ces peintures italiennes du Quattrocento. On est bien d’accord : peu, très peu, de personnes de couleur représentées sur ces tableaux de Fra Angelico, Botticelli, Bellini et tutti quanti. Toutes ces pépés à oilpé, plus blanches les unes que les autres… Qu’attend-on pour retirer toutes ces barbouilleries des galeries de peinture de Venise, Florence, Milan, Paris et autres lieux, qui pourraient laisser à penser que la population de notre vieille Europe a connu, comme qui dirait, un léger remplacement au fil des siècles ? Continuer à exposer ces tableaux, n’est-ce pas, alors, un peu inciter à la haine, si l’on suit bien le raisonnement de M. Tin ?

Et puis, en lisant cette tribune, une question vient à l’esprit : et si des démonstrations tirées par les cheveux comme celle de M. Tin n’étaient pas susceptibles de susciter « quelque part » de la haine ? À force de vouloir tout réprimer, judiciariser, criminaliser, ne risque-t-on pas les effets indésirés ? Et de susciter à inciter, il n’y a pas loin, vous savez. La question mérite peut-être d’être posée. Mais qu’on se rassure, l’humaniste qui tient cette plume est exempt de ce vilain sentiment, ou tout du moins fait son possible pour le contenir et le réprimer dans l’œuf. D’autant qu’il admet toutes les opinions, si tant est qu’elles reposent sur des réalités, sans penser qu’il soit nécessaire d’appeler au secours le législateur et le juge tous les quatre matins…

Il faut « éviter la banalisation du mal dans ce pays qui est le nôtre », conclut M. Tin. Le mal ? À se demander si, au fond, ce mal n’est pas la sottise. Elle devient d’une banalité affligeante dans ce pays qui se prétendait jusqu’à récemment l’un des plus intelligents de la Terre.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jordan Bardella (RN): “Je pense que le grand remplacement est un slogan”

20/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes était l’invité de Jean-Jaques Bourdin ce mercredi matin sur BFMTV et RMC. Interrogé sur la théorie du grand remplacement, Jordan Bardella répond: “Je pense que c’est un slogan d’intello“.

Jordan Bardella a toutefois ajouté :

Par contre, je connais la réalité d’un certain nombre de quartiers. J’ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis et je peux effectivement constater le poids considérable que représente l’immigration massive aujourd’hui. Je peux constater que dans un certain nombre de quartiers, de plus en plus de nos compatriotes ne se sentent plus chez eux parce qu’ils sont submergés par l’immigration massive, parce qu’ils sont submergés par le fondamentalisme islamiste.


Éric Zemmour: «Ces prénoms qui disent l’avenir de la France»

Le Grand Remplacement ? A Mayotte, c’est déjà fait !

Et en Seine-Saint-Denis ?

« Le premier phénomène qui émerge dans le département, c’est tout simplement l’explosion de la population. Là, on a été sidéré de constater qu’on ne connaît pas la population de Seine-Saint-Denis, mais pas à quelques pourcents près. A 10, 20, j’ai été jusqu’à 30 % dans mon rapport pour ne pas passer pour un dingue. Mais déjà les gens très sérieux qui travaillent dans vos administrations, que je n’ai pas voulu mouiller, m’ont indiqué des chiffres beaucoup plus inquiétants en réalité. » Ces propos ont été tenus par le rapporteur et député François Cornut-Gentille (LR) mardi 4 février à l’Assemblée nationale, lors d’un débat ayant pour sujet « La République en échec ». La veille, le président Macron en visite dans cette même Seine-Saint-Denis, s’était enthousiasmé : « La Seine-Saint-Denis, c’est la Californie ! » Que n’y va-t-il vivre avec sa Brigitte, si l’air y est si bon ?

Selon le même rapport : « Pour autant, cette population immigrée n’est majoritaire dans aucune commune. Les maximums sont atteints à La Courneuve et Aubervilliers (43 %). Dans ces deux communes, plus de huit enfants sur dix (de moins de 25 ans) ont au moins un parent immigré (88 % à La Courneuve ; 84 % à Aubervilliers) ». Toujours d’après ce rapport, les personnes en situation irrégulière et non recensées en Seine-Saint-Denis seraient 500 000, une paille.

Si le gouvernement reconnaît ne pas savoir ce qui se passe à une poignée de kilomètres de l’Elysée, il n’en est pas de même pour Mayotte, territoire français situé à 8 000 km de la métropole. Les chiffres viennent de tomber, ils émanent de l’INSEE, et ils sont terribles. France Mayotte Matin en a fait son gros titre : « 48 % de la population est étrangère à Mayotte C’EST HALLUCINANT ! » Et de continuer sur le même mode dans les colonnes du journal : « L’INSEE inscrit dans le marbre la réalité de l’immigration à Mayotte – Recensement 2017 : des statistiques qui ne pourront plus être contestées. » Si on parvient à savoir ce qui se passe à Mayotte pour le Grand Remplacement, on aimerait savoir ce qui passe réellement à ce sujet en métropole. Nous cacherait-on quelque chose ?

Outre le fait qu’un habitant sur deux à Mayotte est étranger, les chiffres de l’INSEE révèlent qu’un habitant sur deux a moins de 18 ans, et que dans les communes de Mamoudzou et Koungou, c’est 60 % de la population qui est étrangère ! La quasi-totalité de ces étrangers vient des trois autres îles des Comores, des îles qui ne sont qu’une étape pour ceux qui viennent de beaucoup plus loin dans leur voyage vers l’Hexagone.

Alors que les autorités françaises prennent les moyens nécessaires pour bloquer l’immigration illégale à travers l’île de La Réunion (Présent du 7 février), on s’étonnera de la gabegie qui règne à Mayotte. Mais, rassurez-vous, Mayotte et ses problèmes de population étrangère, c’est loin, ce n’est pas comme la Seine-Saint-Denis…

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 11 février 2019

« Grand remplacement » : la dynamique démographie

Pour la quatrième année consécutive, la France a accusé en 2018 une baisse de sa natalité. Selon le bilan démographique récemment publié par l’Insee, c’est douze mille naissances en moins par rapport à 2017.

Si ce rapport se veut positif en rappelant que la France compte dorénavant près de 67 millions de personnes, que notre croissance démographique de 0.3% par rapport à l’année précédente reste majoritairement due à un solde naturel positif, s’il s’enorgueillit enfin de voir la France conserver son titre de pays le plus fécond d’Europe, il ne saurait cependant cacher la pente sur laquelle s’est engagée notre démographie, et au-delà, celle de notre continent. Et cette pente est descendante.

Car l’Europe se dépeuple. Ou du moins, elle se dépeuple d’Européens.

Depuis près de soixante ans, le taux de natalité de l’Europe n’a cessé de diminuer, passant de 18 naissances par an pour mille habitants en 1960 à un peu plus de 11‰ en 1995, date à laquelle le taux de natalité a commencé à dangereusement flirter avec le taux de mortalité. Vingt ans plus tard, les courbes se croisèrent, les naissances se firent moins nombreuses que les décès. Quant aux projections pour les années à venir, elles ne sont guère réjouissantes. Selon l’Ined, en 2019, le taux de mortalité devrait être d’un point supérieur au taux de natalité. Et à mesure que la génération du baby-boom vieillit, ce taux continuera à croître.

Quelle que soit la couleur dont on habille ce phénomène, verte pour l’heure ; quelle que soit la vertu dont on pare le choix de non-procréation, de la sensibilité écologique à la volonté d’accueil inconditionnel de l’Autre, toujours le même ressort : la recherche d’absolution pour les crimes du passé.

L’Europe est ainsi le seul continent au monde à connaître un solde naturel négatif. Et alors que la population européenne représente aujourd’hui 9.8% de celle mondiale, elle pourrait n’atteindre que 7.5% d’ici trente ans, loin derrière l’Asie et l’Afrique.

Mais rassurons-nous, la population continuera de croître. Et ce, grâce à l’immigration qui permet, parfois elle-seule, à certains pays de voir leur démographie augmenter, comme c’est le cas en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne.

L’Europe ne s’évanouit que parce que sa disparition a été programmée et acceptée.

Comme l’écrivait Hannah Arendt, « avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants : ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant mais aussi celle de la continuité du monde ».

Le rapport à l’enfant n’est donc rien d’autre qu’un rapport à sa communauté politique. « Chaque génération n’est que la gérante temporaire et le dépositaire responsable d’un patrimoine précieux et glorieux qu’elle a reçu de la précédente à charge de le transmettre à la suivante » écrivait Hippolyte Taine. Or, la logique de déconstruction et d’ouverture radicales au cœur de l’idéologie libérale-libertaire puise sa source dans un sentiment de culpabilité profondément ancré dans nos sociétés.

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Jean-Yves Le Gallou : « Face au grand remplacement, je propose la préférence de civilisation ! »

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pilier de la mouvance identitaire, Jean-Yves Le Gallou, ancien élu du Front national et désormais Président de la Fondation Polémia, vient de publier l’essai « Européen d’abord » (éditions Via Romana).

Concepteur de la « Préférence nationale » il y a trente ans, il propose maintenant la « Préférence de civilisation ». Un entretien choc.


Laurent Obertone : « Ce qui nous attend demain, c’est soit la guerre civile soit la partition du pays »

Laurent Obertone, qui vient de sortir son dernier livre La France interdite, lance une pétition nationale avec l’association Damoclès pour obtenir un référendum sur l’immigration en France. Il explique que si les Français ne font rien maintenant, la France va peu à peu sombrer, de manière irréversible, dans le morcellement sanglant du territoire français : « Vous pensez peut-être que le gouvernement ne laissera pas le chaos s’installer ? Grave erreur. »

— Après La France Orange mécanique et La France Big Brother, pourquoi La France interdite, à savoir celle de l’immigration, y a-t-il une continuité dans la trilogie ?

— Oui, la raison du scandale de La France Orange mécanique et l’essentiel du conditionnement décrit dans La France Big Brother touchaient à l’immigration. C’est le tabou des tabous, en quelque sorte. On ne peut en parler qu’en bien, et tout le reste est inadmissible. Il m’a paru intéressant et urgent de traiter ce sujet, souvent abandonné à l’émotion, en allant cette fois jusqu’au bout des faits.

— Où avez-vous trouvé vos chiffres puisqu’ils sont interdits ?

— Les chiffres existent mais n’ont pas droit de cité dans les grands médias. Personne ne peut les y amener sans subir toutes les calomnies imaginables. De fait, les universitaires ne s’y risquent plus depuis longtemps. Pour ne pas être accusé de fabulation, j’ai pris le parti de n’utiliser que des chiffres émanant d’organismes officiels, ou d’études publiées. Tout est « sourcé ». Je n’ai fait que collecter les preuves, des études du monde entier, de chercheurs universitaires, d’organismes officiels.

— Vous pensez réellement que l’immigration sous-tend tous les problèmes de la société actuelle ? Pourquoi ?

— Toutes les tensions qui traversent la société, et qui vont s’accroître ces prochaines années, y sont liées. L’immigration massive a de lourdes conséquences culturelles et économiques, remet en cause notre cohésion sociale, et a également un impact réel sur notre niveau de vie. C’est un phénomène qui bouleverse notre pays, peut-être de manière définitive.

— La population blanche en France peut-elle vraiment devenir minoritaire d’ici à la fin du 21e siècle ?

— C’est ce que pensent les spécialistes de l’ONU. Au contraire des populations aux origines immigrées, notamment extra-européennes, la population autochtone est très vieillissante, et sa natalité est très faible. En France, plus de 40 % de nouveau-nés sont aujourd’hui « perçus comme non blancs », comme disent certains démographes. Encore quelques décennies, et la population historiquement majoritaire sera devenue une minorité. Sauf bouleversement politique ou démographique, ce phénomène se produira aussi dans la plupart des pays d’Europe, et aux Etats-Unis.

— Le chercheur au CNRS Clément Viktorovitch, chroniqueur sur CNews, a récemment taclé la journaliste Charlotte d’Ornellas sur les chiffres de l’immigration, affirmant que la France ne connaissait aucune immigration de masse. Qu’avez-vous à lui répondre ?

— Que comme beaucoup de ses collègues c’est un menteur par omission volontaire. Parler uniquement d’immigration, c’est-à-dire des seuls individus nés à l’étranger, c’est ignorer volontairement le changement structurel de la population française, notamment le poids démographique des descendants d’immigrés de nationalité française, qui est important, parfaitement inédit, et qui préoccupe fortement le peuple français. C’est d’ailleurs de « diversité visible » que parlent nos grands médias pour vanter les mérites de « l’immigration », et pas seulement des immigrés.

— Le « remplacement » de population, est-il préconisé par l’ONU comme vous l’affirmez ?

— Pour pallier la natalité anémique des pays développés, et leur récession démographique, l’ONU préconisait dès les années 2000 une migration dite « de remplacement ». En imaginant visiblement que leur provenance, leur culture et leur niveau de qualification n’avaient pas la moindre importance.

— Justement, vous tirez la sonnette d’alarme sur un tabou dans le tabou : les psychologues constatent aujourd’hui que l’intelligence moyenne de certains pays développés baisse considérablement, par exemple en France. Notamment à cause d’une immigration de « quantité » d’individus en moyenne peu qualifiés et à cause d’un « effet dysgénique » ? Pouvez-vous nous expliquer ?

— Il y aurait trois facteurs principaux à cette baisse de QI : l’émigration d’individus très qualifiés, qui du fait de notre fiscalité écrasante vont vendre leur cerveau ailleurs ; l’immigration massive d’individus peu qualifiés, dont les études montrent que le QI moyen est inférieur à la moyenne des citoyens de l’OCDE ; et ce fameux « effet dysgénique » : les individus les moins intelligents ont en moyenne beaucoup d’enfants, quand les individus les plus intelligents en ont très peu. L’intelligence étant selon les spécialistes fortement héréditaire, on comprend que le QI moyen du pays va baisser, génération après génération. Comme je le montre dans mon livre, les conséquences d’une telle baisse à l’échelle d’une nation développée sont absolument dramatiques, à tout point de vue.

— Vote du peuple conditionné et qui fait l’objet d’un matraquage, pressions et chantage au racisme de « L’Amicale de la diversité », peur des populismes, la France est-elle une démocratie ?

— Clairement, mon livre est aussi le procès de la démocratie. 75 % des Français sont contre l’immigration, et à la fin c’est Jacques Attali qui gagne. Combien d’individus ayant accès à l’expression publique, c’est-à-dire aux grands médias qui parlent chaque jour à ces millions de Français, pensent et disent la même chose qu’eux ? Ils se comptent sur les doigts d’une main. Absolument tout repose sur le verrou du politiquement correct, ce hold-up démocratique, qui par son fameux chantage au racisme empêche toute liberté d’opinion, et prive les Français de l’exercice de leur souveraineté.

— Vous appelez les Français au sursaut pour leur survie. Comment ?

— Je fais appel aux responsabilités individuelles, pour surmonter une défaite qui est avant tout morale. Si nous sommes 75 % à penser qu’il faut dire stop (sans compter ceux qui ont eu peur d’en faire partie), nous n’avons pas le droit de dire « tout est foutu » et de regarder la télévision en attendant la fin de la partie. Sinon nous méritons de perdre. On aime beaucoup chercher des « responsables », ou placer tous nos espoirs dans une « providence » quelconque, mais nous sommes les premiers responsables de cette situation, et la providence ne viendra pas sans nous. Que faisons-nous, concrètement, pour nous faire entendre et nous faire respecter, pour briser ce conditionnement et ce politiquement correct ? Très peu de choses. Je crois que tant que nous aurons peur d’assumer nos opinions, d’appréhender le réel, de nous dresser face aux intimidations, tant que nous ne nous déciderons pas en somme à dire non, nous mériterons ce qui nous arrive.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2018

Renaud Camus : “le Grand Remplacement est le seul problème sérieux”

12/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Renaud Camus et Karim Ouchikh ont annoncé qu’ils tenteront de présenter une liste aux élections européennes.

Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, l’écrivain et le président du SIEL (Souveraineté, Identités Et Libertés) affirment que le problème principal est le Grand Remplacement et qu’il existe une seule solution pour combattre ce péril : “la remigration, la décolonisation, la libération du territoire“.

Extraits :

La seule frontière qui compte aujourd’hui, c’est celle qui sépare les remplacistes des antiremplacistes, ou réfractaires, ou résistants, ou dissidents (du remplacisme).
D’un côté de cette frontière, il y tous ceux qui consentent au Grand Remplacement, peu ou prou, ou qui le promeuvent, ou qui l’incarnent, ou qui le nient ; de l’autre il y a ceux qui le refusent de tout leur être, de toute leur chair, de toute leur âme.
D’un côté, il y a ceux qui acceptent le changement de peuple et de civilisation, soit parce qu’ils en nient l’existence, soit parce qu’ils n’en sont pas dérangés, soit parce qu’il sert leurs intérêts ; de l’autre il y ceux qui aimeraient mieux mourir que de s’y résigner.
(…)
Outre la ligne claire, celle qui va du constat du Grand Remplacement à la double exigence de la Remigration et de la Désislamisation, nous disposons d’une arme formidable, que les autres, par définition, n’ont pas : la vérité. On l’a vue renverser des murailles, et défaire d’un coup des systèmes presque aussi redoutables que celui auquel nous avons affaire, et comme lui construits sur le mensonge.


Grand Remplacement : Quinze millions pour les migrants, par Francis Bergeron

Muriel Pénicaud, ministre du travail, annonce un plan de quinze millions d’euros pour aider à l’insertion des immigrés, réfugiés et autres demandeurs d’asile, et d’abord pour les aider à trouver du travail. C’est donc bien qu’il est prévu qu’ils restent. Définitivement.

Détaillant ce plan, Madame le ministre a expliqué qu’il fallait assurer une formation professionnelle à cette masse de réfugiés, afin qu’ils puissent plus facilement trouver du travail en France. Tout ceci part d’une gentille intention. Mais révèle aussi que ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux ne correspond absolument pas au discours qui nous a été tenu pendant des mois, à savoir que ces populations seraient confrontées à des situations mettant leur vie en danger, et qu’il fallait les accueillir jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer chez elles.

Cette nécessité de leur assurer une formation professionnelle prouve d’abord que, contrairement à la légende, ces réfugiés n’ont pas de qualification.

Mais cette recherche d’emplois correspond à un second mensonge d’Etat et un second mensonge des grands (gros) médias : ils resteront. Il est prévu qu’ils restent. S’il s’agissait de vrais réfugiés politiques, comme on nous le soutient, ils resteraient dans le pays d’accueil jusqu’aux changements politiques attendus – des changements dont on peut imaginer qu’ils en seraient un peu les acteurs – avant de rentrer chez eux. Mais à partir du moment où ils sont formés à des métiers à exercer sur le territoire français, à partir du moment où le gouvernement finance des recherches d’emploi à leur profit, la théorie « scandaleuse », « mensongère » du « Grand Remplacement » ne paraît, hélas ! plus du tout une théorie, et certainement pas une théorie mensongère. Ces groupes d’étrangers dispersés dans des villes et villages, sur tout le territoire, nous allons donc leur payer, outre le gîte, le couvert, l’autocar et les cigarettes, des formations pour leur apprendre un métier, un métier qu’ils pourront exercer en France, et des coachs pour les former à la recherche d’emploi en France.

Six millions de demandeurs d’emploi ne suffisent donc pas. Il faut importer des réfugiés chômeurs, que l’on va essayer de recaser dans des emplois.

Un maître-mot qui leur ouvrira la porte des entreprises : « discrimination »

Mais la probabilité pour qu’ils trouvent du travail est faible, allez-vous penser, compte tenu de l’analphabétisme, du manque de bases techniques, de l’obstacle de la langue pour beaucoup d’entre eux.

Non, pas du tout ! Car il existe un maître mot qui devrait leur ouvrir toutes grandes les portes des entreprises, le mot « discrimination ».

Ne parlons même pas de préférence nationale, la loi l’interdit depuis longtemps. Mais si, à compétence égale ou supérieure, un autochtone est retenu pour un poste, contre la candidature d’un réfugié, gageons que les structures qui encadrent les réfugiés et qui les encadreront demain (sans doute les mêmes) crieront à la discrimination.

Mais, au fond, peut-être assistons-nous simplement à une expérience ? « Même si certains identitaires veulent ramener la France au vin, au saucisson ou je ne sais quoi, pour moi, la France, c’est avant tout une expérience », expliquait l’animateur d’une de ces associations.

Une expérience ? A quinze millions d’euros ? C’est alors une expérience à la docteur Folamour ! De celles qui se terminent souvent mal.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Et si le Grand Remplacement commençait par le prénom donné ?, par Caroline Parmentier

Chasse à l’homme contre Zemmour

La gauche culturelle et immigrationniste orchestre depuis des jours un cirque pas possible autour de la comédie d’Hapsatou Sy au sujet de son prénom. La droite Figaro est d’une lâcheté totale (voir l’article de Francis Bergeron dans Présent d’hier). Le but étant de faire interdire définitivement Eric Zemmour d’antenne ce que réclament aujourd’hui Hapsatou Sy et de nombreux journalistes et médias français.

Eric Zemmour, issu d’une famille juive d’Algérie et qui connaît le prix de l’assimilation, estime dans son combat contre le multiculturalisme (qui est le sujet de son dernier livre) que donner un prénom français à ses enfants est une marque d’intégration et d’assimilation. Et qu’à l’inverse, donner un prénom étranger est un signe communautaire : « Prendre un prénom français signifie je veux rentrer dans votre communauté, je veux m’assimiler, je veux adopter votre histoire, préserver l’identité nationale, puisque l’identité d’une nation et de toute communauté de vie commence avec des individus dont le nom les identifie à elle. »

Comment contester que l’africanisation et la maghrébisation des prénoms en France dans les maternités, dans les écoles, sont un signe avancé de grand remplacement ? On ne peut nier que donner un prénom musulman est aussi le signe d’une pratique religieuse. Peut-on adorer la France et appeler son fils Mohamed ? Ou Seif el-Islam (glaive de l’islam) comme le joueur de foot Ribéry ?

Dire cela aujourd’hui, c’est interdit. C’est du racisme, du colonialisme, c’est odieux, c’est ignoble. Zemmour a provoqué un tsunami aussi violent que grotesque où tout le monde y est allé de sa larme ou de sa charge haineuse. Toujours très amusant de voir des vieux journalistes bedonnants qui n’ont jamais habité ailleurs que dans les beaux quartiers et des bourgeoises emperlées du Figaro dont les filles s’appellent Blanche et Bérangère, se croire obligés de dire sur les plateaux télé et radio qu’Hapsatou est un ravissant prénom et qu’on n’a pas fait plus joli.

Le cinéma de François Morel

Il fallait entendre dans la matinale de France Inter François Morel, ex-Deschiens – ce qui fait que l’on a toujours envie de se marrer quand il dit un truc sérieux – déclamer avec lyrisme la litanie solennelle des prénoms étrangers qui « ont fait la France et qui ne figurent pas dans le calendrier chrétien » : Ibrahim Maalouf, Marek Halter, Omar Sy, Pablo Picasso, Marjane Satrapi, Vassily Kandinsky, Joann Sfar, Zinedine Zidane, etc. Se terminant en apothéose par Hapsatou Sy… (il faudra que l’on nous explique en quoi cette chroniqueuse de quatre sous, candidate malheureuse de « Danse avec les stars », représente l’excellence française). Le tout ponctué de « Vive la France, vive la France » grandiloquents. Il fallait voir les journalistes bouleversés sur le plateau essuyant ostensiblement des larmes pour comprendre à quel point de soumission idéologique on est rendu.

A l’image de la réponse d’Ibrahim Maalouf : « Très fier d’être le premier nom cité par François Morel lorsqu’il s’agit de faire la guerre à l’obscurantisme idéologique. Je vous invite à appeler vos fils IBRAHIM. C’est juif, musulman et chrétien. Et ça, ça fera bien chier Zemmour. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2018

Quand le quotidien Le Monde préconise le grand remplacement à Chemnitz

L’Observatoire a déjà consacré une analyse à la réaction des médias français au mort de Chemnitz assassiné par un réfugié (ou deux réfugiés, l’enquête est en cours) et les manifestations qui s’en sont ensuivies. Le Monde revient un peu plus tard (numéro daté du 19 septembre 2018) à Chemnitz. Pour connaître l’opinion des habitants sur l’insécurité ? Non point, pour valoriser à tout prix le remplacement des générations par l’immigration.

Qui organise ?

Le thème de l’article : la chambre de commerce de Chemnitz (Saxe) constate le manque de main d’œuvre et accueille un forum sur « Trouver de nouveaux collaborateurs et les garder ». Rien que de très classique. Mais la journaliste vend la (grosse) mèche très vite en indiquant les noms des deux puissances organisatrices. Le premier, le réseau « Les entreprises intègrent les réfugiés » manifestement enthousiaste de la politique d’Angela Merkel qui a plongé l’Allemagne dans la confusion. Le second, « L’Association pour une Saxe ouverte », sent bon le réseau Soros via sa fondation Open Society ou un de ses innombrables pseudopodes (le lien en allemand, nous remercions d’avance si un de nos lecteurs germanophones peut nous donner plus de précisions). Remarquons l’emploi exclusif du terme réfugiés et non de migrants, un terme qui fait appel à l’émotion et qui permet de camoufler la réalité d’un phénomène.
Libéralisme, individualisme, économie

Qu’un patron souhaite trouver des collaborateurs de valeur, c’est enfoncer une porte ouverte. Que ce soit difficile, c’est maltraiter de nouveau sévèrement cette malheureuse porte. Qu’une société entière œuvre à sa propre disparition au nom de la bonne économie, c’est plus étonnant. C’est pourtant ce que sous-tend le reportage via des exemples individuels et collectifs. Prenons le cas, donné comme exemple d’Abdellatif A, un Libyen venu d’un pays considéré comme sûr (nous citons). Si le pays est sûr C’est donc un faux réfugié. Sa demande d’asile est rejetée, il doit donc rentrer en Libye. Mais « En réalité… il ne peut pas être expulsé ». Kikeriki (les allemands ne disent pas Cocorico comme les français), Abdellatif « a finalement récupéré son autorisation de travail ».

Hélas provisoirement déplore le quotidien.

Passons au collectif à présent. L’article souligne à juste titre qu’après la réunification de nombreux jeunes adultes sont partis vivre à l’Ouest (la Saxe est en ex RDA) ou ont fait moins d’enfants. Conséquence « La génération des14-17 ans est encore moins nombreuse qu’à l’ouest ». Fort bien. La solution serait elle de favoriser la natalité ? Certes pas, puisque les viviers afghan et syrien (vous pouvez compléter, ivoirien, nigérian, maghrébin, tamoul, pakistanais, poldève etc) sont là. « Pour ces deux nationalités le nombre de contrats d’apprentissage a triplé par rapport à l’année précédente ». Hourrah ! La solution est là, importons des centaines de milliers, non pardon des millions d’afghans ou de syriens et l’Allemagne sera sauvée. Nous avions consacré en 2017 un long dossier sur la légende propagée par certains médias des « réfugiés, une chance pour l’Allemagne », nous en donnons trois extraits :

Sachant que les « réfugiés » présentent surtout des profils qui permettront de combler le tragique déficit de l’économie allemande en aides de cuisine, serveurs, conducteurs de véhicules, laveurs de carreaux, blanchisseurs et peut-être aussi vigiles, on comprendra :

– que les PME-PMI, qui représentent le cœur de la puissance économique allemande, ne sont que peu soulagées par cette population présentée comme des « sauveurs de l’Allemagne » par un monde politico-médiatique complètement à côté de la plaque.
– on se souviendra aussi de la forte implication médiatique des grands groupes allemands, notamment dans le cadre de la fameuse Integrations-Initiativen der deutschen Wirtschaft (Initiatives d’intégration de l’économie allemande) qui a payé au prix fort des doubles pages en quadrichromie affichant fièrement des équipes d’apprentis et de futurs employés aux couleurs arc-en-ciel. Il va sans dire que les grands groupes allemands n’ont guère fait que recruter quelques vigiles de nuit et gardiens de parking.

Les grands groupes ne font que communiquer dans le sens d’un monde politico-médiatique afin de soigner leurs relations politiques et de conforter les rentes de situations que celles-ci leur accordent sans bénéfice pour la société globale, puisque la totalité des créations nettes d’emplois provient des PME-PMI qui n’ont rien non plus à proposer à des réfugiés ne répondant pas à leurs besoins, ce qui bien sûr n’a aucun impact sur leurs propres échelles de rémunérations, puisque celles-ci continuent à être durablement marquées par la pénurie de main d’œuvre qualifiée.

Sachant que 75 à 90% des réfugiés veulent rester, on voit que la crise des réfugiés pèsera non seulement lourdement mais encore durablement sur les comptes sociaux en charge nette, et par conséquent sur les impôts et les charges de la classe moyenne et des entreprises, surtout des PME-PMI. Et ce durablement, d’autant que les précédentes études ont aussi montré que les populations d’origine musulmane restaient en panne de qualification sur plusieurs générations, pour des raisons clairement culturelles.

Cette analyse reste d’actualité, sauf pour Le Monde bien entendu, avocat des remplacements, petits ou grands.

Article paru sur le site de L’OJIM

Drépanocytose : le gouvernement casse un thermomètre du grand remplacement

05/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Créée en 1972, l’Agence française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant (AFDPHE) a fermé ses portes le 1er juillet dernier. Depuis sa création, 30 millions de nouveaux nés ont fait l’objet de dépistages.

Parmi les cinq maladies dépistées, l’une retient particulièrement l’attention : la drépanocytose.

En effet, il s’agit d’une maladie génétique rare qui dans les faits ne touche que des populations extra-européennes. Maladie génétique la plus répandue, avec 310 000 enfants touchés chaque année, elle est concentrée pour 80% en Afrique subsaharienne, à tel point que l’on a pu parler de « maladie des noirs ».

Dès lors, on peut retrouver cette maladie dans la diaspora africaine.

Exactement, et les chiffres publiés par l’Agence faisaient état de nombreux cas au sein de la population française. Or, il ne peut s’agir essentiellement que d’enfants issus de l’immigration subsaharienne, nord-africaine ou moyen-orientale. Le dépistage effectué en France était naturellement dirigé vers les naissances à risque, c’est-à-dire celles survenues dans des familles extra-européennes. Plusieurs associations s’étaient d’ailleurs indigné, estimant qu’un dépistage universel, bien que contre productif, eût été plus égalitaire.

Suivant une proposition du Défenseur des droits, l’actuelle ministre de la Santé semble plébisciter un tel dépistage généralisé en Île-de-France…

Effectivement, ce qui est une manière d’effacer l’indicateur migratoire que représentait ce dépistage. Selon la dernière carte publiée en 2016, les chiffres s’élevaient à 74% des nouveau-nés à risque dépistés en Île-de-France, et 56% en Corse, pour un total de 39% sur la France entière.

Ces chiffres étaient publiés par l’Agence française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant.

On ne sait donc pas s’ils seront encore publiés à l’avenir, dès lors que cette agence est supprimée sans explication ni de sa part ni du Gouvernement. Or, en l’absence de statistiques ethniques, le ciblage des populations pour raison médicale fournissait un indicateur sur la réalité du bouleversement démographique en France. Un outil apparemment gênant pour le pouvoir.

Existe-t-il un grand remplacement ? Débat entre Jean-Yves Le Gallou et Jean-Paul Gourévitch

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

22/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Ils sont des spécialistes connus et reconnus des problèmes migratoires. Et pourtant, ils ne sont pas forcément d’accord sur les constats, sur les chiffres et sur les conséquences de l’immigration en France.

Ils répondent à la question : existe-t-il un grand remplacement ?