Grand remplacement en Europe : l’Autriche veut éviter le pire

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique et enfin le suicide de l’Allemagne… c’est au tour de l’Autriche d’être étudiée par Paul Tormenen. La situation y est compliquée mais les dirigeants de ce pays tentent d’éviter le pire !

L’immigration en Autriche a pris ces dernières décennies,comme dans d’autres pays européens, une ampleur inégalée. La transformation rapide et profonde du pays a contribué à amener au pouvoir en 2017 une coalition résolue à donner une nouvelle orientation à la politique migratoire. Bien que le gouvernement dirigé par le chancelier Kurz ait mis un terme anticipé à son mandat, ses premières mesures ont tranché avec le laxisme des gouvernements précédents.

L’immigration en Autriche : une ampleur inégalée dans les dernières années

L’Autriche a connu au cours du 20e siècle plusieurs vagues migratoires. La répression politique et la pauvreté dans les anciens pays communistes d’Europe de l’est ont fait affluer près de 180 000 hongrois en 1956, 162 000 Tchèques et Slovaques en 1968 et 33 000 Polonais en 1981. La guerre lors de la dislocation de la Yougoslavie a également amené dans les années 1990 de nombreux réfugiés dans le pays (1).

Mais c’est à partir des années 1970 que l’immigration a décollé, le nombre de ressortissants étrangers passant de 326 000 en 1978 à 713 000 en 1994. Dans les années 2000, le nombre d’étrangers arrivant chaque année dans le pays a continué à augmenter, passant de 82 000 en 2006 à un pic en 2015, avec 198 000 arrivées (2). Un nombre à rapprocher à la population totale de l’Autriche, 8,2 millions (3).

L’immigration nette (immigration moins émigration) est excédentaire en moyenne de 77 000 personnes par an dans la période 1998-2017.

La proportion d’habitants en Autriche nés à l’étranger est en augmentation croissante : elle est passée de 9,7 %en 2007 à 16,2 %en 2019 (4).Le gouvernement évalue à 22,8 % la population issue de l’immigration (5). Le nombre total d’étrangers est passé de 804 000 en 2007 à 1,395 millions en 2017. Ceci bien que sur le période 2006-2016, la nationalité autrichienne ait été accordée à 1,3 millions de personnes (6).

Une immigration diverse

En dépit de l’importance de l’immigration intra-européenne des années 50 aux années 80, la population étrangère dans le pays est majoritairement non-européenne (à 61%) (7). La population musulmane en Autriche est estimée à environ 700 000 personnes (8).L’Institut démographique de Vienne (I.D.V.) a publié en 2017 un rapport qui met notamment en avant le doublement de la population musulmane de 2001 à 2016. Selon différentes projections réalisées par l’I.D.V., la population musulmane pourrait représenter entre 12 et 30 % de la population totale à l’horizon 2046. Dans cette dernière hypothèse, l’islam serait la religion la plus pratiquée dans la capitale Vienne (9). La politique migratoire choisie par le gouvernement présent et à venir, favorisant soit la mobilité européenne soit la « diversité », est pour les chercheurs de l’I.D.V. un facteur déterminant de l’évolution de la population du pays.
La crise de 2015 subie de plein fouet en Autriche

En raison de sa position géographique, l’Autriche a subi de plein fouet la crise des migrants en 2015. Le pays a été exposé non seulement à l’afflux de migrants venant d’Italie mais surtout de ladite « route des Balkans » (passant par la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Hongrie). Sur la seule année 2015, près d’un million de clandestins ont transité dans le pays. 90 000 y ont déposé une demande d’asile (10).Parmi eux, de nombreux étrangers se sont déclarés mineurs pour se prémunir contre une expulsion. En avril 2017, le ministre de l’intérieur autrichien estimait que près de 40 % des migrants se déclarant mineurs avaient mentis (11).

Le Ministre des affaires étrangères de l’époque, Sébastien Kurz, a fortement critiqué la chancelière allemande pour l’appel d’air qu’elle a provoqué en Europe en ouvrant les frontières de l’Allemagne. Au sein du gouvernement, il ne s’est pas contenté de paroles. Le gouvernement autrichien a fermé en 2016 la route des Balkans. Cette mesure a permis de réduire considérablement les arrivées par cet itinéraire (12). La même année, l’Autriche annonçait qu’elle diminuait de moitié le nombre de migrants accueillis (13).

Une intégration difficile

Plusieurs indicateurs montrent une intégration difficile d’une partie des étrangers dans la société autrichienne :

Les étrangers sont sur-représentés parmi les personnes condamnées pour des délits de droit commun (32,3 % en 2017) (14) et parmi les personnes suspectées de viol (15).
Tout en distinguant les migrants récemment arrivés des étrangers présents depuis plus longtemps sur le territoire, un ancien membre du parlement indiquait en début d’année, que « dans les zones à problèmes, des pères viennois donnent un voile à leurs filles afin qu’elles ne soient pas harcelées » (16).
A l’occasion de la présentation d’un plan pour « plus de sécurité pour les femmes », la Ministre de l’intégration, Karoline Edtstadler, déclarait en janvier 2019 : « Les flux migratoires de ces dernières années nous ont aussi importés des opinions comme l’antisémitisme, l’islamisme radical et, associé à cela, une image des femmes que nous rejetons clairement et qui n’a rien à voir avec nos valeurs. Je dis que c’est plus que cela, c’est associé à une dévaluation complète de la femme » (17).
Sur le marché du travail, les étrangers ont un taux de chômage (10 %) qui est plus du double de celui des Autrichiens (4,2 %) (18).
Les étrangers constituent près de la moitié des bénéficiaires du revenu minimum d’assistance, un tiers étant des réfugiés (19). On constate donc une sur-représentation des étrangers, eu égard à leur poids dans la population, tant dans les chiffres de la délinquance, du chômage que de l’assistanat.

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Grand remplacement en Europe. L’Allemagne face à sa folie immigrationniste

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark et enfin le désastre multiculturel britannique… c’est au tour de l’Allemagne d’être étudiée par Paul Tormenen. La situation y est – comme partout en Europe de l’Ouest – désastreuse.

Si l’Allemagne a connu plusieurs vagues migratoires au cours son histoire récente, la crise de 2015 est inédite dans la transformation du pays qu’elle entraîne. La décision de la chancelière Angela Merkel d’ouvrir les frontières aux migrants du Proche-Orient et d’Afrique est, encore maintenant, lourde de conséquences, y compris en France. En réaction, une prise de conscience populaire et politique est en train d’émerger.

Des mouvements migratoires importants

L’immigration de travail a commencé à être organisée de façon significative par le gouvernement allemand à partir des années 1950. En recherche de main-d’œuvre, l’industrie a recruté des Turcs, des Italiens, des Portugais, des Grecs et des Yougoslaves. En 1966, le regroupement familial a été autorisé(1). En 1973, l’Allemagne de l’Ouest comptait près de 2,6 millions d’étrangers. Dans les années 1980, suite à la chute du mur de Berlin, ce sont près de 3 millions d’allemands de l’est qui se sont installés à l’ouest.

Le tournant de 2015

Mais c’est surtout ladite « crise des migrants » qui a, dans l’histoire récente, le plus changé la physionomie de la population allemande. Une crise que l’on peut aussi qualifier de crise politique due à une absence de volonté de maîtrise des frontières.

En août 2015, les autorités allemandes ont annoncé être prêtes à accueillir 800 000 demandeurs d’asile dans l’année (2). Le 2 septembre, la photo d’un enfant syrien mort noyé, Aylan, est publiée dans les médias. L’objectif est à peine caché : faire accepter aux européens les mouvements de populations extra-européennes parmi les plus colossaux de l’histoire (3). La frontière avec l’Autriche est ouverte sans aucun contrôle. Des centaines de milliers d’étrangers la franchissent. Le 13 septembre, dépassé par le flux migratoire qu’il a suscité, le gouvernement allemand décide de fermer temporairement sa frontière avec l’Autriche. Si l’accroissement de l’immigration vers l’Allemagne a commencé de façon significative en 2008, l’année 2015 marque un niveau inégalé (4).

En termes de nombre d’arrivées d’immigrants, les chiffres sont impressionnants: 884 000 en 2014, 1,5 million en 2015, 1 million en 2016, 917 000 en 2017 (5).

En avril 2018, l’Office fédéral allemand de la statistique présentait les derniers chiffres collectés (6) : sur les 82 millions d’habitants en Allemagne, 1 sur 8 est étranger. Sur les 13 millions d’habitants nés à l’étranger, 7,7 millions viennent d’un pays non européen (7).

Plusieurs indicateurs témoignent de la transformation de la population :

42 % des enfants de moins de 6 ans seraient issus de l’immigration, selon des statistiques officielles (8)
1 enfant sur quatre né en 2016 a au moins un parent étranger,
Dans certaines grandes villes, les écoles primaires ont des élèves qui en majorité maîtrisent peu ou pas du tout l’allemand : Berlin à 43 %, Brème à 41 %, Hambourg à 22 % (9),
Le nombre de musulmans dans le pays est estimé entre 4,4 et 6,2 millions (10).

Les migrants, des médecins et des ingénieurs syriens ?

Au plus fort de la crise des migrants, un intense battage médiatique a voulu nous convaincre que les migrants récemment arrivés en Allemagne et plus largement en Europe étaient diplômés et qualifiés (11). Or, les caractéristiques de l’accueil des migrants « organisé » en 2015 par la chancelière Merkel -précipité, indifférencié et massif – ont eu plusieurs conséquences.

Alors que l’ouverture des frontières était censé répondre à une situation d’urgence (guerre en Syrie), et plus certainement à un besoin de main-d’œuvre de l’économie allemande, beaucoup d’étrangers en ont profité pour s’introduire dans le pays et ont invoqué l’absence de pièce d’identité (12). C’est ainsi qu’en juillet 2018, l’Allemagne dénombrait 200 000 demandeurs d’asile nés… un premier janvier (13).

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Grand Remplacement en Europe. Le Danemark tente de réagir

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède et l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, c’est au tour du Danemark d’être étudié par Paul Tormenen. La situation y est – comme partout en Europe de l’Ouest – dramatique. Cependant, une réaction politique semble possible dans ce pays.
Polémia

Le Danemark a subi, comme d’autres pays européens, une forte immigration depuis les années 1980, avec un pic lors de la crise migratoire de 2015. Rapidement, le gouvernement danois a pris avec succès une série de mesures visant à freiner les arrivées de migrants. Un certain consensus existe actuellement dans le pays concernant le contrôle des entrées et la nécessité d’une – relative – homogénéité culturelle. Celui-ci ne devrait pas être remis en cause avec le résultat des récentes élections législatives organisées début juin. Si, comme dans d’autres pays européens, l’immigration reste importante, elle connait un sérieux tour de vis ces dernières années.

De l’ouverture des frontières à une restriction des arrivées

Jusqu’aux années 1970, l’immigration a été modérée au Danemark. Les immigrés venaient alors essentiellement d’Europe du nord et d’Europe occidentale (1). Un programme d’accueil de travailleurs étrangers a été organisé au début des années 1970 à destination d’immigrants turcs, pakistanais, etc. L’immigration a continué à être favorisée dans les décennies suivantes, avec une assez grande ouverture aux nationalités extra-européennes (d’Afrique, du Moyen Orient).

Durant l’été 2015, l’ouverture inconsidérée des frontières en Allemagne par la chancelière Angela Merkel a créé un appel d’air qui a également concerné le Danemark. La Suède ayant annoncé son intention d’accueillir des migrants, plusieurs d’entre eux se sont arrêtés dans leur périple au Danemark (2). Conséquence : le nombre de demandeurs d’asile a triplé entre 2013 et 2015, passant de 7 557 à 21 225. Celui des bénéficiaires du regroupement familial est passé de 7 215 en 2013 à 15 986 en 2015, celui des mineurs non accompagnés de 354 à 2 068 (3).
Les syriens et les afghans figuraient parmi les nationalités les plus représentées.

Si ces chiffres paraissent modestes au regard de ceux que connait la France, ils sont à rapprocher à la population du pays, composée de 5,8 millions d’habitants.

Le nombre de résidents au Danemark nés à l’extérieur du pays est en progression constante depuis plusieurs décennies : de 93 000 en 1960, il est passé à 612 904 en 2019 (4). Parmi eux, les immigrants issus de pays non-européens sont au nombre de 353 152. Les descendants de parents issus de pays non- européens sont quant à eux 156 260 (5). Le nombre de personnes issues de l’immigration (nées à l’étranger et descendantes de personnes nées à l’étranger) s’élève début 2019 à 800 618 (6). Un chiffre très important en comparaison de la population totale du pays

Le Pew Research Center évalue la population musulmane à 5,4% de la population danoise, soit près de 313 000 habitants. Celle-ci pourrait selon ses projections osciller en 2050 entre 7,6 et 16% (7).

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Grand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion

Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède, au tour de la Belgique de passer au scalpel de Paul Tormenen. Chez nos voisins, la situation est assez catastrophique.
Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, près de 17 % étaient nés à l’étranger (1,9 million de personnes). Certes, ce chiffre ne fait pas la distinction entre immigrés extra-européens et Européens. Mais il ne tient compte ni des clandestins ni des demandeurs d’asile ni, bien entendu, des descendants d’immigrés.
Les histoires belges sont censées faire rire, celle-ci ferait plutôt pleurer…

Si la Belgique a connu au 20e siècle plusieurs vagues d’immigration, celle qui est en cours se caractérise par son ampleur et son caractère « subi » par une partie de la population. Les revendications communautaristes et la radicalisation d’une frange de la population immigrée provoquent des réactions contrastées chez les wallons et les flamands. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, la question migratoire et identitaire est devenue centrale dans la vie politique du pays.

Du 20e siècle à aujourd’hui

Une première vague d’immigration a été organisée dans la période de l’entre-deux guerres mondiales, sous la pression du patronat belge de l’industrie lourde.L’immigration de travail a ensuite été relancée dans les années 1960. Les pays d’origine des immigrés appelés à travailler notamment dans les mines étaient alors essentiellement européens (Italie, Espagne, Grèce). A partir de 1964, des accords bilatéraux ont été conclus avec des pays de culture musulmane (Maroc, Turquie, Algérie) afin de faciliter l’accueil de travailleurs étrangers(1). Indépendamment de toute considération culturelle, l’immigration familiale a également été favorisée, afin, selon certains dirigeants du pays, de faire face au vieillissement de la population (2).

Depuis la fin des années 1980, la Belgique connait une nouvelle vague migratoire. Alors que les flux annuels étaient relativement stables des années 50 aux années 80, avec des entrées comprises entre 40 000 et 60 000 (3), le regroupement familial et les demandes d’asile ont contribué à faire augmenter considérablement les arrivées d’étrangers. Plus d’un million d’entre eux sont ainsi entrés légalement en Belgique entre 2000 et 2010 (4).

Sur la seule période 2009 – 2011, le regroupement familial, qui représente près de la moitié des titres de séjour délivrés, a permis à 121 000 étrangers de s’installer légalement en Belgique. Un sénateur belge, Alain Destexhe, parle de l’« effet domino » du regroupement familial, en raison des différentes possibilités de faire venir de l’étranger les membres de la famille (4).

Depuis 2007, le nombre annuel d’arrivées d’étrangers en Belgique dépasse invariablement les 100 000. En 25 ans, la population immigrée (de nationalité étrangère ou belge) a doublé. La croissance annuelle de la population d’origine étrangère est estimée quant à elle entre 1 et 5 % (5). Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, 16,7% est né à l’étranger (1,9 million de personnes) (6). Ces chiffres ne tiennent compte ni des clandestins présents sur le territoire non recensés ni des demandeurs d’asile qui sont inscrits au registre d’attente.

La concentration d’étrangers est surtout perceptible dans les grandes villes. Par exemple, dans l’agglomération bruxelloise, les étrangers sont presque aussi nombreux que les citoyens belges (7). La ville d’Anvers compte désormais plus d’immigrés que d’autochtones (8).

Les flux secondaires de la demande d’asile

Outre l’immigration clandestine, la Belgique subit comme la France des « flux secondaires » de demandeurs d’asile. De plus en plus de demandeurs d’asile en Belgique ne viennent pas d’arriver sur le continent européen. Ils ont été déboutés de leur demande dans un autre pays et tentent leur chance en Belgique (9). Le phénomène, qui illustre la faillite du « système » d’asile européen, trouve son origine dans le durcissement des politiques migratoires des pays scandinaves et de l’Allemagne. Cette pratique de « guichet » aurait concerné un demandeur d’asile sur trois en 2018. Plus globalement, entre 1991 et 2015, 517 000 demandes d’asile ont été déposées dans le pays.

L’origine des immigrés a changé

Si les Européens sont toujours majoritaires dans la population étrangère, les Turcs (155 701 personnes) et surtout les Marocains (309 166 au 1er janvier 2016) représentent de forts contingents. Parmi les étrangers ayant acquis récemment la nationalité belge, ces deux dernières nationalités figurent en tête (10).

Selon le Pew Research Center, la population musulmane représente 7,6 % de la population belge, soit près de 796 000 habitants. En fonction de la politique migratoire choisie dans les prochaines années (de l’immigration zéro à une politique d’ouverture contrôlée des frontières), le « think tank » américain estime que la population musulmane pourrait représenter entre 11% et 18% de la population à l’horizon 2050(11).

Coût de l’immigration

Pour la seule année 2018, 23 400 personnes ont introduit en Belgique une demande de protection internationale (12). Le coût annuel des demandeurs d’asile en matière de minimas sociaux est passé de 120 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2018. Il faut ajouter à ces chiffres les dépenses pour l’accueil des demandeurs d’asile, qui ont plus que doublé entre 2014 et 2016, pour atteindre 524 millions d’euros (13).

Plus globalement, le taux d’emploi des immigrés non issus de l’Union européenne est inférieur de 20 % à celui des natifs (14). Cause ou conséquence de ce phénomène, 70 % des bénéficiaires des prestations d’assistance sociale sont d’origine non belge selon un universitaire belge, Bea Cantillon (15).

« La Belgique finira arabe »

Cette prédiction n’émane pas d’un dangereux complotiste. Elle a été formulée par une journaliste Fawzia Zouari, dans les pages du journal « Jeune Afrique » pour résumer « l’islamisation des esprits », en particulier parmi une partie de la jeune génération de culture musulmane (16). Si la population musulmane est minoritaire, son importance devient en effet croissante et surtout plus visible. L’islamisation se manifeste de plusieurs façons : dans les croyances, les convictions, les comportements, la pratique religieuse et la vie politique.

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En relaxant Robert Ménard, la Justice s’oppose à la dictature de la pensée unique

Robert Ménard

Après une longue bataille judiciaire, Robert Ménard, le maire de Béziers, qui était poursuivi pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », vient d’être définitivement relaxé. La Cour de cassation vient, en effet, de rejeter le pourvoi de plusieurs associations, dont la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, l’Union des étudiants juifs de France, Maison des potes.

Que reprochait-on au maire de Béziers ? D’avoir, dans une émission sur LCI, en septembre 2016, tenu ce propos jugé intolérable : « Dans une classe du centre-ville de chez moi, 91% d’enfants musulmans. Évidemment que c’est un problème. » Il avait également publié sur Twitter, à la rentrée des classes, le message suivant : « La preuve la plus éclatante du Grand Remplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe… » Pour ces associations bien-pensantes, oser décrire la réalité de l’immigration en France est forcément un délit.

La décision de la cour d’appel de Paris, prononcée en mars 2018, est donc confirmée : « Aucun des deux passages incriminés ne contenait un appel ou une exhortation, même implicitement formulés, à discrimination, à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes déterminées, […] ni ne stigmatisait les personnes concernées dans des conditions visant à susciter la haine à leur égard. » Les associations qui avaient accusé à tort le maire de Béziers ont été condamnées à verser 5.000 euros de dommages et intérêts.

Comme le dit un communiqué de presse de la ville de Béziers, cette décision de la Cour de cassation signifie « qu’il est encore possible de débattre. Qu’il est encore possible de parler, sans filtre, d’immigration. Qu’il est encore autorisé de décrire le réel. Oui, en France, on a le droit de dire les choses, sans être honteusement accusé des pires intentions. » Et d’ajouter, en conclusion, ce commentaire qu’on ne peut qu’approuver : « Ce jugement est une débâcle supplémentaire pour les officines politiques subventionnées, professionnelles du harcèlement judiciaire, qui font de l’hystérisation du débat un lucratif fond de commerce. »

Les associations qui voient du racisme partout, sauf dans leur propre sectarisme, se retrouvent donc Gros-Jean comme devant. Mais il est peu probable qu’elles en tirent la leçon, tant elles ont l’habitude de barboter dans les eaux d’une pensée manichéenne et conformiste. Il fallait signaler cette décision judiciaire qui, pour une fois, remet les pendules à l’heure et n’hésite pas, au nom de la vérité, à s’opposer à l’impérialisme de la pensée unique.

Ce n’est pas de décrire la réalité de l’immigration qui est condamnable. Ni d’évoquer le changement de population dans certains quartiers et les atteintes à notre mode de vie. C’est, au contraire, de nier ce phénomène, de le passer sous silence, de vouloir faire taire ceux qui le dénoncent. Puissent tous ceux qui aiment le confort de la bien-pensance, parmi les politiciens comme dans les médias, prendre conscience qu’une pensée uniforme et sans contradiction, est une insulte à la vérité.

Dans le brouillard obscurantiste qui tend à étouffer la liberté de pensée, ce jugement apporte une éclaircie d’espoir.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Grand Remplacement en Europe. La folie suédoise

Avec le présent article sur la Suède, Polémia ouvre un « tour d’Europe » sur l’immigration extra- européenne dans quelques pays européens. L’objectif est de dresser un panorama de la situation dans plusieurs pays, dont certains ont connu durant les dernières années une transformation rapide de leur population, sur le plan ethnique, religieux, social et culturel.

Le concept de Grand Remplacement

Peut-on qualifier le processus migratoire qui est à l’œuvre dans différents pays européens de « grand remplacement » de la population ? Ce terme est désormais utilisé par les partisans de l’immigration pour désigner une théorie complotiste, voire dangereuse et caricaturer les arguments des opposants à l’immigration de masse. Le fait que l’auteur de l’attentat commis le 15 mars à Christchurch en Nouvelle Zélande ait fait référence au « grand remplacement » a été du pain béni pour nombre d’éditorialistes, qui ont utilisé l’occasion pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Pour ce sujet-là comme pour d’autres, la caravane passe, les chiens aboient. Les éditorialistes et politiciens de grand chemin ne voudront jamais admettre l’impasse dans laquelle ils nous ont menés.

Renaud Camus a eu le mérite de traduire avec cette expression une réalité sensible, empirique, qui s’offre à chacun de nous : l’immigration extra-européenne est devenue massive, particulièrement dans les « zones urbaines ».

Néanmoins, à l’instar d’Alain de Benoist, force est de constater qu’en Europe, le pouvoir politique n’organise pas l’éviction de natifs pour mettre à leur place des étrangers, souvent extra-européens. Des européens de souche (des « natifs au carré », pour reprendre l’expression de la démographe Michèle Tribalat désignant les européens dont les deux parents sont nés dans le pays de résidence) ne sont pas « remplacés » par un processus volontaire.

Ils sont moins nombreux en raison d’une faible natalité et de la mortalité. Les immigrés et les descendants d’immigrés, issus de façon croissante d’Afrique, sont quant à eux de plus en plus nombreux, à cause de la politique menée par nos gouvernants. Le grand remplacement doit donc s’entendre comme une politique migratoire volontariste, qui aboutit à un changement profond dans la composition de la population et qui a de multiples impacts. Ce phénomène est observable dans plusieurs pays européens, comme nous allons tenter de le démontrer.

La Suède

La Suède est un exemple assez édifiant de la transformation de la population d’un pays européen. Alors que le pays a connu une immigration européenne modérée jusque dans les années 60 (1), la proportion d’étrangers, essentiellement extra-européens, a augmenté significativement depuis les années 1970. La dite « crise des migrants » en 2015 a entraîné un pic dans l’afflux de non européens en Suède. Elle en subit encore aujourd’hui certaines conséquences.
Une politique migratoire débridée jusqu’en 2015

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L’Europe peut-elle encore échapper au Grand Remplacement ?

Jean-Yves Le Gallou prenait la parole le 18 mai 2019 aux États-Unis, au Congrès d’American Renaissance, à l’invitation de Jared Taylor. Voici le texte de son intervention.
Le peuplement européen d’origine est resté stable pendant 5000 ans
.

1) Le peuplement de l’Europe, tel qu’il est resté sans changement jusqu’au milieu du XXe siècle, remonte à 5000 ans. Lorsque le peuple européen d’origine a entrepris sa dispersion : en quittant les steppes pontiques vers l’est et la Sibérie, vers le sud, la Perse et l’Inde, et surtout vers l’ouest c’est-à-dire l’Europe.

Les hommes et les femmes de la civilisation de la céramique cordée ont occupé progressivement l’Europe occidentale. Une terre vide d’hommes pour l’essentiel à l’exception d’un petit nombre de chasseurs-cueilleurs du néolithique auxquels les conquérants indo-européens se sont unis.

Là est le fondement ethnique du peuple européen.

Là est aussi l’origine de sa civilisation. De ses langues – slaves, germaniques, celtiques, romanes – toutes dérivant d’une origine commune. De leur vocabulaire, de leur syntaxe. Là est aussi la source d’une cosmogonie partagée. Et d’une organisation sociale structurée autour de la hiérarchisation et de la distinction des fonctions de souveraineté (magico-religieuse) de défense (extérieure et intérieure) et de production et de reproduction. Et d’une conception du monde fondée sur la représentation et sur l’incarnation comme sur le respect dû aux femmes.

2) Pour protéger cet espace les Européens ont dû lutter contre le monde extérieur. Il y eut la lutte de l’Orient contre l’Occident. Avec la victoire des libertés grecques contre l’empire perse. La victoire de la raison romaine face à Carthage. La victoire des Romains et de leurs alliés barbares face aux hordes hunniques venus d’Asie. Puis durant quatorze siècles la chrétienté et l’islam s’affrontèrent à travers la Reconquista de la péninsule ibérique, les Croisades et la lutte contre le Grand Turc.

3) Mais ces conflits incessants n’ont pas changé la substance de la population européenne. Ce qu’on appelle les Grandes invasions- du IVe au IXe siècle – ont certes renforcé l’apport germanique et nordique dans le centre et le sud de l’Europe mais sans changer fondamentalement la substance de l’Europe. A l’intérieur de l’espace européen le peuplement est resté européen. La Horde d’or a marqué de son empreinte la Russie mais les Mongols n’ont laissé aucune trace à l’ouest de l’Europe. Les invasions arabes n’ont que très peu modifiés le peuplement des rives de la Méditerranée. Les traces de gènes subsahariens qui en sont les marqueurs sont quasiment absents d’Europe sauf sur certaines côtes du sud de l’Espagne, de la Sicile ou de Calabre.

4) Bref le peuplement de l’Europe est resté exclusivement européen jusqu’en 1960. A partir de là tout a basculé. Les Européens se sont retirés d’Afrique et du monde indo-pakistanais. Mais le monde africain et musulman a commencé à migrer vers l’Europe.

Ce sont les ex-puissances coloniales qui ont été les premières concernées : France, Grande Bretagne, Belgique, Pays-Bas suivis par l’Allemagne et les pays du nord de l’Europe, la Scandinavie et l’Irlande. On peut distinguer les contours d’une Europe envahie. En voici les causes.

L’Europe envahie : l’Europe de l’ouest et du nord

5) L’immigration est voulue par de puissantes forces économiques et idéologiques. Le patronat a toujours soutenu l’immigration dans laquelle il voit un moyen efficace de peser à la baisse sur les salaires. De leur côté beaucoup d’immigrés espèrent mieux vivre dans les pays européens que chez eux : soit en y trouvant des emplois et/ou en y accédant à des régimes sociaux généreux.

Ces logiques économiques sont servies par l’idéologie dominante fondée sur le socle des droits de l’homme. Chacun individu d’où qu’il vienne et quelle que soit sa nationalité est censé disposer des mêmes droits. Tout homme indépendamment de ses origines – nationales, ethniques, culturelles, religieuses, civilisationnelles est censé être « remplaçable ».

C’est ce que l’écrivain français Renaud Camus nomme le « remplacisme global ».

Tout ceci constitue la base de la doxa de l’Europe envahie qui s’impose par la propagande médiatique et la tyrannie des juges baptisée « Etat de droit ». Le tout sur fond de repentance et de culpabilisation pour le passé guerrier, colonial et esclavagiste des Européens !

Tous ceux – hommes politiques ou journalistes – qui se sont opposés à cela ont été diabolisés.

Les conséquences en sont terrifiantes.

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Chiffres de l’immigration – Jean-Paul Gourévitch : « L’INSEE manipule les chiffres du solde migratoire »

jean-paul-gourevitch

01/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’INSEE manipule-t-il les chiffres de l’immigration ? Oui, accuse Jean-Paul Gourévitch, qui avance les mêmes chiffres que ceux de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration : 11% des résidents en France seraient nés à l’étranger et 23% seraient d’origine étrangère.

Un entretien-choc autour de l’essai « Le Grand remplacement, réalité ou intox ? ».


Évoquer le Grand Remplacement : de l’incitation à la haine raciale, maintenant !

Il fallait s’y attendre. Nous y voilà, donc : « Le thème du “grand remplacement” relève de l’incitation à la haine raciale. » C’est le titre d’une tribune de Louis-Georges Tin, président d’honneur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), publiée dans Libération, le 22 mars. D’emblée, la couleur est annoncée : « Nous ne sommes plus dans un débat théorique, cette thèse est aujourd’hui un mobile pour terroristes, comme l’a montré l’attentat de Christchurch. »

Précisant sa pensée, Tin n’hésite pas à écrire, en évoquant la tuerie perpétrée par Tarrant en Nouvelle-Zélande, que « les auteurs réactionnaires français sont l’une des sources majeures des terroristes d’extrême droite à travers le monde : nos penseurs n’appuient pas sur la gâchette, mais ils fournissent les munitions, et orientent le canon. » De belles perspectives judiciaires…

Mais aussi parlementaires, car l’auteur de cette tribune en appelle au législateur qui « devrait explicitement inclure le “grand remplacement” parmi les thèmes relevant du discours raciste et de l’incitation à la haine. Ce serait une avancée salutaire. » Ainsi, si on écoutait M. Tin, le simple fait de comparer les chiffres sur l’immigration fournis par l’INSEE, année après année, deviendrait donc un délit. Un crime, pendant que nous y sommes, histoire de faire bon poids ! À ce compte, l’INSEE devrait cesser de comptabiliser la population immigrée, descendante d’immigrés et étrangère car, d’une certaine façon, c’est donner des munitions aux théoriciens du Grand Remplacement. Et l’on sait désormais, grâce à M. Tin, contre qui ces munitions sont utilisées. Un procès à l’INSEE en complicité d’incitation à la haine raciale est même envisageable. Si, si, réfléchissez bien.

Mais, au fond, il faudrait aller plus loin encore. À bien y réfléchir, il y a tant de choses, dans cette société, qui incitent à la haine, raciale ou pas. Prenez, par exemple, toutes ces peintures italiennes du Quattrocento. On est bien d’accord : peu, très peu, de personnes de couleur représentées sur ces tableaux de Fra Angelico, Botticelli, Bellini et tutti quanti. Toutes ces pépés à oilpé, plus blanches les unes que les autres… Qu’attend-on pour retirer toutes ces barbouilleries des galeries de peinture de Venise, Florence, Milan, Paris et autres lieux, qui pourraient laisser à penser que la population de notre vieille Europe a connu, comme qui dirait, un léger remplacement au fil des siècles ? Continuer à exposer ces tableaux, n’est-ce pas, alors, un peu inciter à la haine, si l’on suit bien le raisonnement de M. Tin ?

Et puis, en lisant cette tribune, une question vient à l’esprit : et si des démonstrations tirées par les cheveux comme celle de M. Tin n’étaient pas susceptibles de susciter « quelque part » de la haine ? À force de vouloir tout réprimer, judiciariser, criminaliser, ne risque-t-on pas les effets indésirés ? Et de susciter à inciter, il n’y a pas loin, vous savez. La question mérite peut-être d’être posée. Mais qu’on se rassure, l’humaniste qui tient cette plume est exempt de ce vilain sentiment, ou tout du moins fait son possible pour le contenir et le réprimer dans l’œuf. D’autant qu’il admet toutes les opinions, si tant est qu’elles reposent sur des réalités, sans penser qu’il soit nécessaire d’appeler au secours le législateur et le juge tous les quatre matins…

Il faut « éviter la banalisation du mal dans ce pays qui est le nôtre », conclut M. Tin. Le mal ? À se demander si, au fond, ce mal n’est pas la sottise. Elle devient d’une banalité affligeante dans ce pays qui se prétendait jusqu’à récemment l’un des plus intelligents de la Terre.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jordan Bardella (RN): “Je pense que le grand remplacement est un slogan”

20/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes était l’invité de Jean-Jaques Bourdin ce mercredi matin sur BFMTV et RMC. Interrogé sur la théorie du grand remplacement, Jordan Bardella répond: “Je pense que c’est un slogan d’intello“.

Jordan Bardella a toutefois ajouté :

Par contre, je connais la réalité d’un certain nombre de quartiers. J’ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis et je peux effectivement constater le poids considérable que représente l’immigration massive aujourd’hui. Je peux constater que dans un certain nombre de quartiers, de plus en plus de nos compatriotes ne se sentent plus chez eux parce qu’ils sont submergés par l’immigration massive, parce qu’ils sont submergés par le fondamentalisme islamiste.


Éric Zemmour: «Ces prénoms qui disent l’avenir de la France»

Le Grand Remplacement ? A Mayotte, c’est déjà fait !

Et en Seine-Saint-Denis ?

« Le premier phénomène qui émerge dans le département, c’est tout simplement l’explosion de la population. Là, on a été sidéré de constater qu’on ne connaît pas la population de Seine-Saint-Denis, mais pas à quelques pourcents près. A 10, 20, j’ai été jusqu’à 30 % dans mon rapport pour ne pas passer pour un dingue. Mais déjà les gens très sérieux qui travaillent dans vos administrations, que je n’ai pas voulu mouiller, m’ont indiqué des chiffres beaucoup plus inquiétants en réalité. » Ces propos ont été tenus par le rapporteur et député François Cornut-Gentille (LR) mardi 4 février à l’Assemblée nationale, lors d’un débat ayant pour sujet « La République en échec ». La veille, le président Macron en visite dans cette même Seine-Saint-Denis, s’était enthousiasmé : « La Seine-Saint-Denis, c’est la Californie ! » Que n’y va-t-il vivre avec sa Brigitte, si l’air y est si bon ?

Selon le même rapport : « Pour autant, cette population immigrée n’est majoritaire dans aucune commune. Les maximums sont atteints à La Courneuve et Aubervilliers (43 %). Dans ces deux communes, plus de huit enfants sur dix (de moins de 25 ans) ont au moins un parent immigré (88 % à La Courneuve ; 84 % à Aubervilliers) ». Toujours d’après ce rapport, les personnes en situation irrégulière et non recensées en Seine-Saint-Denis seraient 500 000, une paille.

Si le gouvernement reconnaît ne pas savoir ce qui se passe à une poignée de kilomètres de l’Elysée, il n’en est pas de même pour Mayotte, territoire français situé à 8 000 km de la métropole. Les chiffres viennent de tomber, ils émanent de l’INSEE, et ils sont terribles. France Mayotte Matin en a fait son gros titre : « 48 % de la population est étrangère à Mayotte C’EST HALLUCINANT ! » Et de continuer sur le même mode dans les colonnes du journal : « L’INSEE inscrit dans le marbre la réalité de l’immigration à Mayotte – Recensement 2017 : des statistiques qui ne pourront plus être contestées. » Si on parvient à savoir ce qui se passe à Mayotte pour le Grand Remplacement, on aimerait savoir ce qui passe réellement à ce sujet en métropole. Nous cacherait-on quelque chose ?

Outre le fait qu’un habitant sur deux à Mayotte est étranger, les chiffres de l’INSEE révèlent qu’un habitant sur deux a moins de 18 ans, et que dans les communes de Mamoudzou et Koungou, c’est 60 % de la population qui est étrangère ! La quasi-totalité de ces étrangers vient des trois autres îles des Comores, des îles qui ne sont qu’une étape pour ceux qui viennent de beaucoup plus loin dans leur voyage vers l’Hexagone.

Alors que les autorités françaises prennent les moyens nécessaires pour bloquer l’immigration illégale à travers l’île de La Réunion (Présent du 7 février), on s’étonnera de la gabegie qui règne à Mayotte. Mais, rassurez-vous, Mayotte et ses problèmes de population étrangère, c’est loin, ce n’est pas comme la Seine-Saint-Denis…

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 11 février 2019

« Grand remplacement » : la dynamique démographie

Pour la quatrième année consécutive, la France a accusé en 2018 une baisse de sa natalité. Selon le bilan démographique récemment publié par l’Insee, c’est douze mille naissances en moins par rapport à 2017.

Si ce rapport se veut positif en rappelant que la France compte dorénavant près de 67 millions de personnes, que notre croissance démographique de 0.3% par rapport à l’année précédente reste majoritairement due à un solde naturel positif, s’il s’enorgueillit enfin de voir la France conserver son titre de pays le plus fécond d’Europe, il ne saurait cependant cacher la pente sur laquelle s’est engagée notre démographie, et au-delà, celle de notre continent. Et cette pente est descendante.

Car l’Europe se dépeuple. Ou du moins, elle se dépeuple d’Européens.

Depuis près de soixante ans, le taux de natalité de l’Europe n’a cessé de diminuer, passant de 18 naissances par an pour mille habitants en 1960 à un peu plus de 11‰ en 1995, date à laquelle le taux de natalité a commencé à dangereusement flirter avec le taux de mortalité. Vingt ans plus tard, les courbes se croisèrent, les naissances se firent moins nombreuses que les décès. Quant aux projections pour les années à venir, elles ne sont guère réjouissantes. Selon l’Ined, en 2019, le taux de mortalité devrait être d’un point supérieur au taux de natalité. Et à mesure que la génération du baby-boom vieillit, ce taux continuera à croître.

Quelle que soit la couleur dont on habille ce phénomène, verte pour l’heure ; quelle que soit la vertu dont on pare le choix de non-procréation, de la sensibilité écologique à la volonté d’accueil inconditionnel de l’Autre, toujours le même ressort : la recherche d’absolution pour les crimes du passé.

L’Europe est ainsi le seul continent au monde à connaître un solde naturel négatif. Et alors que la population européenne représente aujourd’hui 9.8% de celle mondiale, elle pourrait n’atteindre que 7.5% d’ici trente ans, loin derrière l’Asie et l’Afrique.

Mais rassurons-nous, la population continuera de croître. Et ce, grâce à l’immigration qui permet, parfois elle-seule, à certains pays de voir leur démographie augmenter, comme c’est le cas en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne.

L’Europe ne s’évanouit que parce que sa disparition a été programmée et acceptée.

Comme l’écrivait Hannah Arendt, « avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants : ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant mais aussi celle de la continuité du monde ».

Le rapport à l’enfant n’est donc rien d’autre qu’un rapport à sa communauté politique. « Chaque génération n’est que la gérante temporaire et le dépositaire responsable d’un patrimoine précieux et glorieux qu’elle a reçu de la précédente à charge de le transmettre à la suivante » écrivait Hippolyte Taine. Or, la logique de déconstruction et d’ouverture radicales au cœur de l’idéologie libérale-libertaire puise sa source dans un sentiment de culpabilité profondément ancré dans nos sociétés.

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Jean-Yves Le Gallou : « Face au grand remplacement, je propose la préférence de civilisation ! »

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pilier de la mouvance identitaire, Jean-Yves Le Gallou, ancien élu du Front national et désormais Président de la Fondation Polémia, vient de publier l’essai « Européen d’abord » (éditions Via Romana).

Concepteur de la « Préférence nationale » il y a trente ans, il propose maintenant la « Préférence de civilisation ». Un entretien choc.