GRAND REMPLACEMENT 2 : MARSEILLE ! [vidéo]

Grand Remplacement

02/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après le premier reportage de terrain à Paris et sa banlieue (Aulnay-sous-Bois, Trappes, Saint-Denis), Livre Noir continue à recueillir l’avis des français et des étrangers sur la question du « Grand Remplacement ».

Ce concept veut qu’il existe en France et plus largement en Europe un processus de substitution des populations de souches par des peuples d’Afrique, et notamment du Maghreb. Un bouleversement démographique, donc.

De l’ultra-gauche à une large partie de la droite républicaine, beaucoup contestent la véracité de ce concept.

Livre Noir est allé à la rencontre des habitants de Marseille…


Jean-Paul Gourévitch : « Les gouvernements ne veulent pas aborder le sujet du Grand remplacement. Ils sont contre la démarche scientifique visant à démontrer la réalité de ce phénomène »

Grand remplacement : La parole aux cités ! [vidéo]

grand remplacement

12/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« Le Grand Remplacement », ce concept théorisé par l’essayiste Renaud Camus depuis 2010 fait aujourd’hui florès dans le milieu politique : c’est le sujet de la campagne présidentielle à venir, imposé par Éric Zemmour.

Ce concept veut qu’il existe en France et plus largement en Europe un processus de substitution des populations de souches par des peuples d’Afrique, et notamment du Maghreb. Un bouleversement démographique, donc.De l’ultra-gauche à une large partie de la droite républicaine, beaucoup contestent la véracité de ce concept.

Livre Noir ne prétend nullement à une étude scientifique et démographique, ni à un débat sur la définition de ce terme et sa réalité. Mais Livre Noir est allé poser directement la question au coeur des cités, aux habitants de Trappes, à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, à Saint-Denis et Barbès, pour connaitre l’opinion des habitants à ce sujet.


Éric Ciotti est le seul candidat LR à parler de «Grand remplacement» : “Je n’ai pas peur des mots. Je veux abattre le politiquement correct”

Faire taire Renaud Camus : mode d’emploi

Sale climat ! L’intolérance de l’extrême gauche entache la démocratie. Or personne ne s’effraie du sectarisme et de la violence qui s’installent dans le débat. Si les médias ne rechignent pas à mettre en scène les peurs des experts du Grand réchauffement – thème de la Cop 26 qui se tient depuis dimanche à Glasgow (Ecosse) – ils se gardent d’avaliser les peurs populaires du Grand remplacement : un phénomène qui effraie pourtant 67% des Français. Sur ce thème, j’ai tenu à inviter, dimanche soir, Renaud Camus, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews. L’homme de Lettres (170 livres) est en effet à l’origine de cette expression. Il était normal, selon moi, de lui donner une parole que le panurgisme médiatique lui refuse. Or, depuis hier soir, le mécanisme de l’injure et de la diabolisation a été relancé par cette même extrême gauche liberticide. Elle veut faire taire quiconque aborde le sujet de l’immigration de peuplement et de l’importation de la civilisation islamique.

Samedi, à Nantes, c’est Eric Zemmour qui a été la cible de semblables islamo-gauchistes : drapeaux palestiniens brandis, quelques centaines d’ « antifas » ont tenté de perturber un meeting du presque candidat, aux cris de « Zemmour à mort ! » « A mort les flics ! », « A mort les fachos ! ». Un portrait de l’ex-journaliste l’a représenté avec une cible sur le front : un appel au meurtre. Ainsi font les nouveaux fascistes, qui se réclament néanmoins des « valeurs démocratiques » !

Dimanche soir, le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud, a ouvert l’inquisition contre Camus, suivi par la militante Laurence De Cock et d’autres moralisateurs habitués des plateaux de télévision. Ceux-ci se sont empressés de faire connaître leur « honte », en demandant au CSA de sanctionner. Cependant, plutôt que d’argumenter sur le fond – l’existence ou non d’un grand remplacement – les censeurs préfèrent attiser un procès stalinien en pédophilie contre cet ancien militant de la cause homosexuelle.

Camus n’a, certes, jamais rien caché de sa vie sexuelle qu’il a transformée en objet de littérature. Mais c’est parce qu’il a tout dit de ses rapports avec les adultes que cette accusation en pédophilie n’était portée que par Henri de Lesquen : ce militant d’extrême droite était justement poursuivi par Camus pour diffamation, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Guiraud, qui n’a jamais rien dit des aveux passés de Daniel Cohn-Bendit dans ses jeux sexuels avec les enfants, a cru trouver une preuve de la turpitude de Camus dans un extrait de phrase qu’il a livrée sur Tweeter. Ce même Guiraud, le 24 septembre sur CNews, s’était ridiculisé en soutenant que « l’immense majorité des musulmans » étaient adeptes du mutazilisme, doctrine rationaliste disparue depuis des siècles. Il avait été rappelé à l’ordre par un islamiste, Qays al-Hanbali, devant qui il s’était platement excusé de son erreur… Faudrait-il craindre les dénonciations de ces faussaires ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Alors que 61% des Français considèrent que le “grand remplacement” est une réalité, Renaud Camus, qui a forgé le concept de “remplacisme global”, s’exprime librement sur TV Libertés

Le Grand remplacement dans les médias : avons-nous gagné ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

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Le Grand remplacement prend une place de plus en plus importante dans les médias. Il n’y a plus que LFI et la gauche communiste (PC, NPA et autres) pour nier les problèmes migratoires. Valérie Pécresse, de LR, a réclamé un quota maximum d’étrangers pouvant être accueillis en France. Elle reprend en cela le vieux thème de l’immigration choisie, d’inspiration sarkozyste, qui n’a jamais porté de fruits. En effet, une fois au pouvoir, le candidat Sarkozy s’est musé en président de l’idéologie du métissage : « De 2007 à 2016, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers » (Le Figaro, 17 avril 2017). Le 5 octobre, sur BFM, Arnaud Montebourg a reconnu que « la peur du grand remplacement est peut-être irrationnelle mais correspond à des phénomènes réels ».

Alors, les identitaires ont-ils gagné le débat ? De fait, nos idées progressent. Et il est intéressant de constater que les idées mènent leur propre vie, indépendamment des résultats politiques. Ainsi, Sarkozy n’a rien fait – ou si peu – afin d’enrayer l’immigration-invasion. Mais en organisant un grand débat sur l’identité nationale, il a contribué à ouvrir un espace aux idées identitaires, puisque le mot « identité » n’était plus tabou. Eric Zemmour agit de même en déplaçant tout le spectre politique vers la droite. Le Grand remplacement n’est plus un « concept d’extrême-droite » mais un sujet de débat comme un autre.

Nous n’avons certes pas gagné le débat mais l’espace s’élargit. Le risque est de voir le sujet confisqué, tel Sarkozy encore une fois (puisqu’il évoque souvent le péril sub-saharien), par ceux-là mêmes qui n’ont rien fait pour enrayer le phénomène. C’est le moment de saisir la balle au bond et de rappeler que l’immigration-invasion n’a pas commencé en 2013 avec la crise de Lampedusa. Près de 20 % de la population française, entre 11 et 13 millions de personnes, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, vivent dans notre pays. De plus, ces chiffres ne concernent pas la troisième génération d’immigrés, nés en France de « parents français » par la magie du droit du sol.

Par conséquent, l’enjeu consiste à montrer que la coexistence de plusieurs peuples à l’intérieur d’un même pays entraîne inévitablement la disparition de celui-ci. C’est l’idée d’une certaine homogénéité ethno-culturelle qu’il faut remettre sur la table. Pour ce faire, il faut rappeler que la France est avant tout un pays européen et que l’assimilation, si elle existe bien comme phénomène social, demeure marginale. L’assimilation n’est pas un programme politique, elle est une réalité plus ou moins importante. Plutôt « moins » que « plus » dans notre pays, car plus on s’éloigne des années soixante-dix, plus le sentiment musulman et identitaire afro-maghrébin s’affirme. Non seulement on n’assimilera pas ces millions d’Africains, mais, de surcroît, les jeunes générations sont de moins en moins françaises.

La remigration est donc la réponse au problème, c’est l’enjeu ultime du débat. Sans la remigration, la discussion reste entre les mains des impuissants d’hier et des journalistes mainstream. Avec la remigration, le débat sur l’immigration atteint sa pleine portée : une terre, un peuple !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Renaud Camus face au remplacisme global

grand remplacement

Le Grand Remplacement n’est pas une « théorie » : c’est un constat et un signal d’alarme. Derrière le droit des peuples à la continuité historique, il s’agit de défendre la polyphonie du monde – tout ce qu’il conserve encore d’irremplaçable.

Si l’expression « Grand Remplacement » est désormais assez systématiquement associée au nom de Renaud Camus, notamment par tous les automatismes journalistiques autour de la « théorie » du grand remplacement, on ne peut que déplorer que les écrits de celui-ci restent peu lus. Il est vrai en particulier, quoique cela n’excuse en rien les non-lecteurs, que Le Grand Remplacement[1] n’avait pas connu jusqu’ici une aussi grande diffusion que l’expression.

Ce titre fut d’abord en 2011 celui d’une mince brochure rassemblant le texte de trois conférences, publiée aux éditions David Reinharc. Le livre fut étoffé dès l’année suivante, mais désormais en auto-édition (« Chez l’auteur »), puis complété par un texte important sur Le changement de peuple. Ce noyau, auquel s’agrégèrent progressivement une vingtaine d’autres textes, a fini par constituer au fil des rééditions successives un fort volume de plus de cinq-cents pages, désormais proposé et diffusé par les éditions de la Nouvelle Librairie.

Qu’est-ce que le « Grand Remplacement » ?

Qu’est-ce donc que le « Grand Remplacement », selon Renaud Camus ? C’est une dénomination, un syntagme marquant, la désignation d’un événement majeur, d’un phénomène historique.

Ce n’est pas une « théorie », pas plus qu’il n’y a de « théorie de la Guerre de Cent Ans », de « théorie de la Grande Guerre », de « théorie de la Révolution française », etc. Le Grand Remplacement, c’est d’abord un constat, celui que peuvent faire ceux qui ouvrent les yeux sur le destin historique de leur civilisation, qui la savent et la craignent mortelle ; un constat et un signal d’alarme, dans la lignée du discours des « fleuves de sang » prononcé en 1968 à Birmingham par Enoch Powell[2], l’un des « deux prophètes », avec Jean Raspail, à qui Camus a dédié son livre.

Ce constat, Renaud Camus le fit lui-même dans les années 1990 en parcourant, pour l’écriture d’un livre sur le département de l’Hérault, de vieux villages fortifiés autour de Lunel ; il résume d’une formule simple ce qui lui apparut alors : « vous avez un peuple et presque d’un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples ».

Pourtant, bien souvent, au lieu du constat lucide de l’évidence et du désastre, l’auteur remarque une triple réaction, une triple fuite, un triple déni, sur le mode du « chaudron percé » évoqué par Freud : le Grand Remplacement, récite-t-on, d’une part n’existe pas, d’autre part est souhaitable et bénéfique, enfin est naturel et inéluctable. Face à ces arguments incohérents, il s’agit donc de dire ce que l’on voit, et d’abord même de voir ce que l’on voit. C’est le sens du percutant conte Ørop, l’un des précieux textes repris ici, présenté comme un conte inédit et inachevé d’Andersen. Comme dans les Habits neufs de l’empereur, la vérité sort de la bouche d’un enfant, parce qu’il ignore le nouveau dogme selon lequel il n’y aurait plus d’histoire ni de peuple. Or l’histoire « est une vieille dame toujours jeune, énergique et fantasque, romanesque en diable, qui s’ennuie facilement et ne rêve qu’aventures, plaies et bosses, sombres drames, coups d’éclat, de théâtre et d’État. Elle ne déteste rien tant que la dérobade et le retrait, surtout lorsqu’elle pressent qu’ils sont organisés contre elle, par défiance à son endroit, afin de se soustraire à son emprise. » Reste à savoir comment s’opérera le retour de l’histoire, le retour à l’histoire : par le réveil des remplacés ? ou par le triomphe des remplaçants, une fois rompu le « pacte germano-soviétique » entre les « deux totalitarismes rivaux et provisoirement alliés », le remplaciste et l’islamiste, celui qui rend possible le remplacement et celui qui en profite ?

Contre le règne du faux

Avant même la tâche, politique par excellence, qui consiste à contrer le phénomène du Grand Remplacement et à sauvegarder la continuité historique des peuples d’Europe, celle que s’assigne l’écrivain consiste donc à lutter contre le déni, contre l’occultation, contre ce qu’il nomme le faussel, le réel inversé, ce discours – plus qu’un discours, d’ailleurs, une façon d’appréhender le monde – qui nomme par exemple « populaires » des quartiers qui se caractérisent au contraire par l’absence du peuple indigène, ou qui prête un sens autre qu’administratif et hermogénien[3] à l’oxymore « djihadiste français ». Le faussel consacre le règne du faux, du toc, de l’ersatz, du substitut, du bidon, de l’inauthentique. Et il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le faussel soit indissociable de ce que Camus nomme le remplacisme.

Car, si la « théorie du Grand Remplacement » n’est on l’a dit pas une théorie, Camus admet en revanche bien volontiers que, par-delà ce phénomène et le constat qu’il appelle, il est possible et nécessaire de théoriser ce qui se passe, pour en comprendre les ressorts. C’est là qu’intervient le concept du « remplacisme global ». Pour rendre celui-ci intelligible, et même lumineux, l’écrivain forge un certain nombre de mots ou d’expressions, ou en reprend et développe qu’il avait forgés précédemment, et dont on ne fera ici que citer une sélection : industrie de l’hébétude, Amis du Désastre, davocratie, matière humaine indifférenciée (MHI)…

Derrière le phénomène historique, démographique, géopolitique, social, qu’est le Grand Remplacement, on peut en effet observer une mutation anthropologique, l’avènement de l’homme remplaçable, qui n’est lui-même que l’aspect le plus spectaculaire – pour qui reste sensible à ce qu’était l’humain d’avant la fin de l’Histoire – de l’avènement du remplaçable tout court. De la banlieue universelle au voyage touristique, les paysages, l’architecture, la cuisine, l’art, les matériaux, le monde lui-même, « tout est remplacé par son double standardisé, normalisé, simplifié, taylorisé, fordifié, industrialisé, marchandisé, massifié, plastifié, low cost »[4]. Et c’est ce remplacisme, lui-même nourri par la déculturation et le Petit Remplacement[5], qui permet le Grand Remplacement, car « un peuple qui connaît son histoire et qui sait ses classiques ne se laisse pas mener béatement dans les poubelles de l’histoire ».

Derrière les défis migratoires : l’avènement du « remplaçable »

Le « Grand Remplacement », c’est donc d’abord une formule percutante qui peut aider à dessiller des yeux et à faire admettre la réalité et la gravité de la submersion migratoire – autant d’ailleurs qu’elle peut servir de repoussoir à ceux qui préféreront toujours nier cette réalité, ou la justifier, ou s’y résigner. Force est de constater en tout cas que depuis que cette formule circule – tandis certes que la chose elle-même se confirme – les enjeux existentiels qui sont au cœur des migrations de masse sont moins facilement mis sous le tapis.

Mais ce qui justifie la lecture attentive du Grand Remplacement, au-delà de cette formule essentielle, de ce mot-obus, c’est bien toute la réflexion qui l’accompagne et porte sur le remplacisme global : « Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par la copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissances par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci. » Si l’on tient au contraire à l’irremplaçable, alors il faut voir ce que l’on voit, dire ce que l’on voit et, pour comprendre ce que l’on voit et ce que l’on refuse, lire et relire Renaud Camus et ses mots eux-mêmes irremplaçables.

Fabien Niezgoda

Renaud Camus, Le Grand Remplacement. Introduction au remplacisme global, La Nouvelle Librairie éditions, Paris, 586 pages, 26,50 €. Acheter cet ouvrage en ligne.

Notes

[1] « Le Grand Remplacement n’est certainement pas le plus grand livre de Renaud Camus, mais c’est le grand livre de notre temps ; celui qui a fait entrer son auteur dans la langue commune », écrit François Bousquet à l’occasion de sa réédition (Éléments n°190, juin 2021).
[2] Discours dont Renaud Camus a justement préfacé l’édition publiée en 2019 par la Nouvelle Librairie.
[3] L’opposition entre Cratyle et Hermogène, tirée de Platon, est au cœur de Du Sens (P.O.L., 2002), livre majeur de Renaud Camus.
[4] Entretien avec Renaud Camus, Éléments n°181, décembre 2019.
[5] Renaud Camus, Le Petit Remplacement, Pierre-Guillaume de Roux, 2019.

Tribune reprise de Institut-iliade.com

Grand Remplacement – De toute évidence – 67 % des Français « inquiets », par François Hoffman

grand remplacement

Un sondage le dit : les Français croient au Grand Remplacement. Avec des chiffres plus hauts qu’on ne l’attendrait chez les sympathisants LREM, PS, LFI et écolos. Un reflet de ce que chacun vit au quotidien.

Pour certains observateurs, le Grand Remplacement ne serait qu’un fantasme ou une déformation de la réalité. Mais pour une forte majorité de Français, c’est un phénomène inquiétant. C’est en effet ce que révèle un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive pour le journal Challenges. L’inquiétude n’est pas seulement affichée par les électeurs des Républicains et du RN, mais elle est aussi partagée par ceux de LREM.

Plusieurs questions sont posées dans ce sondage. La première est simple : il est demandé si le sondé croit à l’affirmation selon laquelle « les populations européennes, blanches et chrétiennes sont menacées d’extinction suite à l’immigration musulmane, provenant du Maghreb et d’Afrique noire ». 61 % des personnes interrogées y répondent positivement, allant de 57 % à 63 % selon les classes d’âge et de 59 % à 63 % selon la catégorie sociale. On notera ainsi peu de différences entre les classes aisées et populaires. Cette absence de différence pourrait ainsi expliquer le phénomène Zemmour.

Si 92 % des sympathisants du RN estiment que le Grand Remplacement se réalisera « probablement » ou « certainement », ils sont 72 % chez les sympathisants de LR, 52 % chez ceux de LREM, 44 % chez ceux du PS et de LFI, mais juste 30 % chez ceux des Verts. Plus on se rapproche de la gauche, moins le chiffre est écrasant – mais suffisamment haut pour être remarqué.

Quant à la question sur l’inquiétude qu’un tel phénomène puisse se produire, 67 % des Français affirment être « plutôt » ou « fortement » inquiets. Les femmes sont un peu plus inquiètes (67 %) que les hommes (66 %). Ce sont surtout les 35-49 ans qui y croient le plus (71 %), mais toutes les classes d’âges sont majoritairement inquiètes : aucune d’elles n’affiche une majorité à moins de 54 %. Ce sont logiquement les sympathisants du RN qui se déclarent les plus inquiets (93 %). Ils sont suivis par ceux de LR (83 %), de LREM et du MoDem (62 %), du PS (53 %), de LFI (42 %) et des Verts (41 %). Un thème qui devrait logiquement jouer dans la présidentielle.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 22 octobre 2021

Comme Eric Zemmour, 67% des Français s’inquiètent du « grand remplacement »

«Créolisation» ou «grand remplacement»?

Marion Maréchal

Le concept de créolisation est la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la bascule démographique. Nous sommes sommés d’accepter un phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement.

Jean-Luc Mélenchon l’affirme : la France est en voie de créolisation. Un concept qu’il a chipé au romancier Edouard Glissant, pour lequel les sociétés créoles basées sur le métissage des cultures seraient le devenir du monde. « J’appelle créolisation la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les disharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée du monde-terre. (…) Ma proposition est qu’aujourd’hui le monde entier s’archipélise et se créolise », écrivait ainsi le Martiniquais. Une idée que Jean-Luc Mélenchon a fait sienne, tant elle semble, de prime abord, adaptée à la situation que rencontre présentement la France. La « créolisation » répond en effet autant au projet républicain post-colonial qu’à la nouvelle composition ethnoculturelle du peuple français, ou vivant dans l’espace géographique que recouvre la France continentale.

Pour le candidat de la France Insoumise, nous n’en sommes qu’aux prémices de la formation d’un nouveau peuple. Après tout, les Francs n’auraient-ils pas eux-mêmes présidé à une ethnogenèse ayant engendré un peuple qu’on nomme aujourd’hui « français » ? Passons sur les détails cruels de l’Histoire, bientôt naîtra ce Français d’ici et de là-bas, synthèse du grand tout uniformisant gardant toutefois une identité propre : un créole d’un nouveau genre, autochtone et allogène dans un même mouvement. Ce projet ne se distingue point du tout de celui des globalistes libéraux ; il est cosmopolite, comme l’est l’idéal trotskyste. Il est d’ailleurs curieux que ceux-là mêmes qui se font les chantres de ce métissage soient aussi hostiles à l’expression de « grand remplacement » … qui ne dit rien de plus sur le sujet.

Appelez ça comme vous voulez…

Le « grand remplacement » ou la « bascule démographique » n’a pas de connotation méliorative ou péjorative, si l’on s’en tient à sa lettre. Il s’agit d’un constat purement factuel : en quelques décennies, la population française a plus évolué qu’elle ne l’a fait lors des millénaires précédents. Pour s’en convaincre, il suffira de regarder des photos des équipes de France espoirs de football à notre époque et en 1981… Ou, plus simple encore, de déambuler une petite heure dans certains arrondissements parisiens. Argumenter à l’aide de statistiques et de chiffres est, d’une certaine manière, inconvenant. Pourquoi nier la réalité tout en se réjouissant des conséquences ? Il sera aussi naturel d’en conclure que, forte d’un peuple remanié, la France dans son identité politique, culturelle et historique, en sera transformée. Disons, taquins, qu’elle sera « créolisée ».

Jamais dans l’histoire du monde, une civilisation n’aura subi un tel choc démographique, anthropologique et culturel que la nôtre, à l’exception notable des indiens d’Amérique dont nous ne connaitrons toutefois pas le sort. Le choc a été rude, pour ne pas dire brutal. Quels fils tiennent encore ensemble les Français ? Le sport ? Râler ? Se construisent des mondes, des univers différents qui doivent partager le même territoire. Et ce « grand remplacement » à l’œuvre n’est pas tout entier contenu dans la question migratoire extra-européenne. Ce sont nos mœurs et nos usages qui se transforment sous nos yeux ; la matière du peuple français se fait différente, mutante.

La France face à son destin

Il faudrait presque remercier Jean-Luc Mélenchon d’affirmer que pour que la France existe encore demain, il faudra que naisse un nouveau peuple. Pour l’heure, la créolisation se limite à une forme d’abêtissement généralisé. Il s’agit précisément d’une France du kebab, des « tacos français », du rap, éventuellement du foot et d’Instagram. Une France déculturée qui a engendré d’une sous-culture sotte. Nous ne parlons pas d’une France qui ferait naître des John Coltrane et de nouveaux Césaire, mais d’une France tyrannisée où oser formuler des vérités peut vous valoir de comparaître devant un juge d’Instruction.

Nous sommes sommés d’accepter le phénomène sans même pouvoir le décrire objectivement. La question est pourtant existentielle, viscérale, engageant tout notre passé et tout notre devenir collectif. Maintenant, nous y sommes, face au destin. Il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’a pas été fait hier. L’urgence est de mettre un coup d’arrêt à cette machine infernale, pour nous comme pour ceux qui veulent sincèrement s’assimiler à la culture française. Hier, Marion Maréchal Le Pen affirmait que, demain, la France serait peut-être une République islamique. L’avenir sera plus pathétique. Notre futur possible en 2050 serait plus probablement de vivre dans une République bananière tiers-mondisée, où les plus riches vivront à l’abri dans des quartiers fermés prévenant les assauts des enclaves islamiques vivant du narcotrafic. Les classes moyennes, disparues ou mises en néo-servage, formeront un lumpen entretenu par des revenus universels de solidarité. Est-ce là un horizon progressiste ?

Gabriel Robin

Tribune reprise de Causeur

Un changement? Non, une révolution – Réflexion sur la mutation démographique, par Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté

On peut désormais nommer sans détour une réalité que le politiquement correct interdisait jusqu’alors de voir. La nationalité française n’est plus qu’un « droit » sans rapport avec une identité historique, et les territoires perdus de la République se sont mués en enclaves étrangères.

L’étude de France Stratégie rendue publique par Causeur nous rappelle une chose simple : la France a connu au cours des dernières décennies une mutation démographique d’une telle ampleur qu’on peut l’assimiler sans hésiter à une révolution. Ce sont les fondements mêmes de la communauté politique qui se sont transformés. Plus encore, cette étude la documente, même si elle la sous-estime, en plus d’autoriser désormais ceux qui évoluent en politique et dans les médias à nommer publiquement ce qui ne pouvait jusqu’alors qu’être chuchoté ou évoqué avec moult euphémismes, tant le prix était cher à payer pour oser ce constat qui pouvait valoir la peine de mort sociale, le bannissement civique ou la déchéance symbolique de citoyenneté. On y verra une confirmation de la nature fondamentalement totalitaire du régime diversitaire, qui institutionnalise un mensonge et force chacun à le prendre pour l’expression de la plus stricte vérité. Un régime qui parvient à censurer la mention de la grande révolution de notre temps confirme ainsi son emprise sur les consciences et sa capacité à les inhiber, le temps de les rééduquer. Une mutation démographique ? Vraiment ? Non. Impossible. Même y penser, c’est péché. Orwell aurait pu parler de crime-en-pensée.

Mais le réel est têtu : un pays ne saurait être indifférent à la population qui le compose. Dire cela ne devrait pas faire scandale : mais de cette évidence, nous avons perdu la trace depuis une cinquantaine d’années. On pourrait y voir une manifestation parmi d’autres de ce qu’on appellera le fondamentalisme de la modernité, qui pousse l’homme à la désincarnation, à la déculturation, et qui entend abolir les différentes médiations par lesquelles l’humanité se constitue politiquement dans sa diversité véritable, qui est celle des peuples et des civilisations. Le fondamentalisme de la modernité remplace la diversité des peuples par l’interchangeabilité des populations, et traite la culture comme un stock de coutumes privées et privatisables n’ayant aucune dimension politiquement fondatrice. Disons-le autrement : la matrice contractualiste au cœur de la modernité s’est radicalisée dans toutes les sociétés occidentales, au point d’artificialiser radicalement la communauté politique, d’assécher la nationalité qui n’est plus enracinée, ni même liée, d’une manière ou d’une autre, à l’identité historique du pays dont elle est censée être la traduction politique et juridique. La philosophie du contrat social vire à l’absurde : on croit désormais possible de définir un pays exclusivement par le droit, sans référer au peuple historique qui incarne son destin. Autrement dit, le lien entre la citoyenneté et l’identité est sectionné. Il suffirait de relire Machiavel, Montesquieu ou Rousseau pour savoir que tout cela est une folie, mais on ne les lit plus.

Plus encore, le régime diversitaire, qui partout s’est installé en se présentant comme la nouvelle étape du déploiement de la logique démocratique, voit dans la culture historique de la nation un système discriminatoire résiduel à combattre, à défaire, à déconstruire : il assimile cette déconstruction à un travail de démantèlement de privilèges indus. Mais tout cela entraîne une déréalisation du monde, de la nation : on le voit lorsqu’on aborde la question du terrorisme islamiste. Certains médias n’hésitent pas ainsi à nous expliquer qu’il s’agit essentiellement de terrorisme intérieur, en affirmant, sans gêne, que les islamistes qui les commettent sont des Français comme les autres. On se demande s’il faut rire ou pleurer. Croient-ils leurs propres mensonges ? Sont-ils à ce point incapables de prendre conscience de l’échec de l’intégration qui s’étale au fil des décennies, et qui fait en sorte que sous l’abri d’une commune citoyenneté, deux peuples en viennent à vivre face à face dans une situation de partition objective, dont a déjà parlé François Hollande ? Dans les faits, les territoires perdus de la République sont devenus des zones étrangères à l’identité française. Ils sont de plus en plus nombreux, et les Français se sentent de plus en plus en exil dans leur propre pays et étrangers chez eux. La mouvance décoloniale entend politiser et idéologiser cette dynamique, et voit dans cette mutation démographique une grande revanche historique.

Un pays n’est pas un territoire administratif désincarné. Si la Suède se peuplait progressivement de Norvégiens, ne deviendrait-elle pas peu à peu norvégienne elle-même ? Si le Japon se peuplait de Chinois, s’agirait-il encore du même pays ou d’une annexe de la Chine ? Si le Québec se peuplait de Canadiens anglais, serait-il encore québécois ? Que dire alors de la situation de la France, et qu’en sera-t-il dans cinquante ans ?

Mathieu Bock-Côté

Tribune reprise de Causeur

« Souriez, vous êtes grand-remplacés » – Polémique Causeur : la belle hypocrisie des censeurs libertaires

Causeur grand remplacement

« Souriez, vous êtes grand-remplacés » : ce titre accrocheur du dernier numéro de Causeur légende une photo de cinq bébés d’origine ethnique diverse. La une annonce un dossier sur le bouleversement démographique de la France, avec des chiffres et des cartes éloquentes tirées de France Stratégie, institution autonome rattachée au Premier ministre qui propose dossiers et prospectives. Rien de plus officiel, donc.

Cette étude sur la ségrégation résidentielle en France et ces cartes « permettent de suivre l’évolution, entre 1968 et 2017, de la composition sociodémographique des différents quartiers des 55 unités urbaines françaises de plus de 100.000 habitants : par catégorie socio-professionnelle, statut d’activité, origine migratoire, ménages HLM et tranches d’âges. »

Alors que les statistiques ethniques sont interdites en France – et autorisées en Grande-Bretagne et aux États-Unis -, les chiffres de la répartition des nationalités des immigrés et de leurs enfants vivant sur notre sol sont établis par l’INSEE lors des recensements. On ne prend donc pas en compte les immigrés naturalisés. L’évolution est spectaculaire : à Rennes, Angers, Le Mans, Poitiers, le taux de mineurs nés de parents extra-européens est de 21 à 23 %, le triple d’il y a trente ans. Ils sont majoritaires en Seine-Saint-Denis. Et ainsi de suite.

Comme l’analyse Jean-Paul Brighelli, toujours dans Causeur, « le différentiel de reproduction entre femmes françaises et immigrées est tel que des zones entières du territoire sont aujourd’hui majoritairement peuplées d’étrangers. Des étrangers dont une politique habile a refusé l’assimilation. »

La pétulante Élisabeth a déclenché, une fois de plus, toutes les tempêtes de la bien-pensance. Le Monde ne l’appelait-il pas, dès 2013, la causeuse de troubles ? On gage qu’elle ne s’en laissa pas impressionner. Elle tweetait, ce week-end : « Abject, ignoble, infâme : les grands mots du dimanche sont de sortie. Notre “une” suscite beaucoup de criailleries et zéro argument. Le braillomètre est au max : preuve que nous avons touché juste. » Et renchérissait, ce matin, sur CNews : « Maintenant, Causeur, c’est Je suis partout ! »

Invitée sur « Touche pas à mon poste ! », sur C8, Élisabeth Lévy s’est expliquée : « On montre qu’il y a un changement de peuple […] Le problème n’est pas que notre société soit multiethnique, c’est qu’elle soit multiculturelle. Si tous ces enfants étaient élevés comme des Français […] de valeurs et de mœurs, je m’en foutrais complètement [mais] ça n’est pas le cas. »

Élisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, a signalé le cas Lévy au procureur de la République : « Soyons clairs : derrière la théorie complotiste du “Grand Remplacement” fondée sur la couleur de peau ou l’origine ethnique se cache du racisme décomplexé. » Avec elle, le réel tient souvent du fascisme ou du complotisme, qui en est le nouveau variant. Une petite incursion dans les quartiers non ministériels de la capitale ne serait peut-être pas inutile.

Rappelons qu’en 2016, le National Geographic montrait en couverture trois hommes d’origine extra-européenne accompagnées d’une femme voilée. Le titre : « Les nouveaux Européens. Comment des vagues de migrants sont en train de remodeler un continent. » Nul doute qu’à l’époque la bien-pensance s’était extasiée. Pourtant, ces deux « une » montrent strictement la même chose, illustrent le même bouleversement. Mais pour le camp du bien, sortir de l’idéologie pour analyser la réalité est vraiment une trop grande souffrance.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Une de Causeur : “Souriez, vous êtes grand-remplacés”

Eric Zemmour : « Nous sommes en train de changer de civilisation car nous sommes en train de changer de peuple. Ce n’est pas une petite chose ! »

Eric Zemmour : « Il y a des quartiers et des villes où il n’y a plus que des immigrés, ce phénomène s’étend partout, cela s’appelle le Grand remplacement » (Vidéo)