Loi bioéthique : des manifestations nombreuses

Samedi 10 octobre 2020, plusieurs milliers d’opposants à la loi bioéthique, répondant à l’appel du collectif d’associations Marchons Enfants, dont La Manif pour tous et Alliance Vita, ont manifesté en France. L’opposition porte sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la future gestation pour autrui (GPA), destinées à favoriser le désir d’enfants des milieux LGBT. Les manifestants étaient plusieurs centaines à Paris, Toulouse, Lille, Rennes, Bordeaux et Lyon. Près de 400 à Clermont-Ferrand. Les manifestations sont limitées à 1 000 personnes dans de nombreuses villes, du fait du Covid.

L’époque du commerce des ventres de femmes, pauvres bien sûr, approche. Celle des enfants sans racines et déboussolés aussi. Apparaît de surcroît, maintenant, chez certains LGBT, la revendication d’une GPA pour les hommes seuls.

Voté à l’Assemblée nationale, le projet sera examiné au Sénat à une date encore inconnue. Dans la manifestation, à Paris, la présidente de La Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, a demandé le retrait de la loi, dénonçant la normalisation de « l’absence de père », de la « filiation fictive gérée par l’Etat » et de la privation de père « avant même la conception ».

Porter le fer lors des prochaines élections

Face aux manifestants dénonçant la future marchandisation de l’être humain, de petites contre-manifestations ont eu lieu, parfois émaillées de violences imputables, selon la police, aux groupuscules LGBT et « antifas ». Les défenseurs de la loi bioéthique l’affirment : la PMA n’ouvrira pas la porte à la marchandisation du corps féminin. Qui peut encore y croire ? L’argument n’a pas changé depuis la loi sur le mariage homosexuel. Il sert à masquer l’incessante volonté de dépasser les limites. Il y avait des familles naturelles – père, mère, enfants –, il n’est pas certain que ce soit une situation majoritaire dans un futur proche. Les enfants avaient un père, sera-ce l’exception à l’avenir ? Les tenants de ces bouleversements anthropologiques l’affirment pourtant : rien n’ira à l’encontre de l’équilibre des enfants. Qu’en savent-ils ? Il faudra au moins une génération d’enfants nés de PMA et de GPA pour en connaître les conséquences. Pour certains tenants de ces attaques contre la famille naturelle, comme l’avocate Caroline Mecary, auteur du « Que sais-je ? » PMA et GPA, les opposants seraient « une ultra minorité de fanatiques ». A l’instar de ses pairs, elle ne voit pas que la PMA et la GPA n’étaient réclamées, avant la propagande massive en leur faveur, que par une infime minorité de militants gays.

Quelle est la stratégie politique efficace maintenant ? Le combat gagnerait à se concentrer contre la GPA, un combat à la fois anthropologique, sociétal et économique. Les exemples passés des lois pour le mariage gay et de cette loi bioéthique doivent servir : la rue est-elle encore le bon lieu pour la bataille ? Rien de moins sûr. Empêcher la GPA, il y a prochainement des élections pour cela. Des élections, un véritable sondage grandeur nature et non pas ces « sondages » pro PMA-GPA assénés par des médias aux ordres.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2020

La GPA fait sa pub en France

La gestation pour autrui a beau être interdite officiellement en France, cela n’empêche pas ses promoteurs de venir faire leur publicité dans notre pays. Dans l’indifférence générale ou presque. Ainsi La Manif pour tous vient-elle de demander l’annulation d’un salon baptisé « Désir d’enfant », qui doit se tenir les 4 et 5 septembre porte de Champerret à Paris et qui ne fait rien d’autre que promouvoir la GPA. Ledit salon est sponsorisé par des cliniques privées espagnoles, qui viennent chercher ici de nouveaux clients étrangers. Le marché est énorme et extrêmement lucratif.

Les intitulés des différentes conférences qui seront données lors de ce salon sont d’ailleurs on ne peut plus clairs : « La GPA en toute sécurité », « Le contrôle des coûts de la GPA », etc. Difficile, dès lors, de croire que le gouvernement soit réellement opposé à cette nouvelle forme d’esclavage puisqu’il laisse se dérouler de telles manifestations sur son sol.

Comme le faisait remarquer justement Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous : « Le maintien de ce salon serait le signe d’une volonté du gouvernement d’avancer vers la banalisation et la légalisation de la GPA, c’est-à-dire le recours aux mères porteuses. L’exploitation reproductive est une nouvelle forme d’esclavage des femmes, inacceptable évidemment, quelles que soient ses modalités. »

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 27 août 2020

PMA-GPA : la série “Le monde en face” sur France 5, ou l’instrumentalisation de la parole de l’enfant

Alors qu’un documentaire publié ce mardi sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi bioéthique en donnant la parole à sept enfants (dont 5 mineurs), le docteur Christian Flavigny, pédopsychiatre et psychanalyste, dénonce la supercherie qui consiste à utiliser les enfants pour justifier une loi contraire à leur intérêt.

Mardi 2 juin, la série « Le monde en face » sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi de bioéthique en faisant s’exprimer sept enfants issus de PMA (pour les femmes) ou de GPA, filmés en train de répondre à des questions posées sur leur famille. Cinq d’entre eux sont de jeunes mineurs âgés de 8 à 13 ans. Seuls deux sont majeurs (18 et 20 ans).

Ce documentaire entend montrer que ces enfants sont heureux et que, s’ils ressentent un mal-être, c’est uniquement en raison du « regard pesant » des tiers sur leur histoire et de l’homophobie d’une partie de la société.

Mise en scène des enfants

Cette exhibition des enfants pour les faire parler de leur propre situation familiale est très impudique. Certaines choses parmi les sujets abordés devraient seulement s’évoquer dans un cadre très confidentiel, sous peine de tourner à une sorte de télé-réalité déplaisante conduisant à une véritable exploitation de la parole des enfants. Que signifie qu’ils sont « filmés à hauteur d’enfant » ? Ils sont surtout saisis dans un piège ; car pour ne pas sembler trahir leurs parents, ils ne peuvent que répondre loyalement ce qui conforte ceux-ci : qu’ils sont heureux. Ce genre d’émission ne peut que demeurer en façade ; on prétend respecter les enfants en leur « accordant » d’écouter leur parole, ce qui est bienvenu, sauf qu’ils ne peuvent répondre en vérité aux questions intimes que leur pose les situations évoquées de leur venue au monde.

Quelle capacité pour l’enfant d’analyser sa propre situation ?

Un enfant ne peut pas être « interviewé » sur les conditions de sa venue au monde ; c’est une aberration psychologique ravalant au concret ce qui est une interrogation existentielle. S’il y a une question que se posent intimement ces enfants, c’est : « pourquoi ce parcours plutôt qu’un enfantement avec un papa et une maman ? » La question pour eux très délicate est au fond : pourquoi je n’ai pas mérité d’avoir un papa et une maman ? Comment voudrait-on que ce type d’interrogation soit abordé en public ? L’émission traite en fait la question des adultes, qui rabattent la réflexion sur le « comment », alors que la question de l’enfant relève du « pourquoi ? » : pourquoi ce détour dans leur désir, qui me prive d’avoir mon père et ma mère ? Les adultes veulent contourner cette question ; et la griserie de l’inhabituel cherche à masquer l’évitement de l’enfantement.

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Arrêts de la Cour de cassation sur la GPA : en marche vers le marché des bébés

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse du 19 décembre, la Manif Pour Tous appelle – à nouveau – les Français à manifester le 19 janvier pour la dignité des femmes et le respect de l’humanité.

Ce 18 décembre 2019, la Cour de cassation a fait mine de poursuivre le raisonnement qu’elle avait suivi dans le cas du couple Mennesson : elle a de nouveau jugé en faveur de la retranscription intégrale à l’état civil français d’actes de naissance d’enfants obtenus de mères porteuses à l’étranger par d’autres couples.

Mais si la Cour de cassation avait prétexté du « temps écoulé » dans le cas des jumelles Mennesson, ce motif n’est en réalité plus valable pour les cas jugés hier. La Cour de cassation n’a même pas pris la peine, cette fois-ci, de justifier sa décision, estimant carrément qu’« une GPA légalement faite à l’étranger ne fait pas, à elle seule, obstacle à la transcription de l’acte de naissance des enfants désignant le père biologique et le père d’intention». Un revirement sans précédent.

Ce faisant, la Cour de cassation va encore plus loin que la Cour européenne des droits de l’homme : cette dernière, dans un avis rendu le 10 avril dernier à la demande de la Cour de cassation et dans une décision publiée la semaine dernière (rendue le 12 décembre 2019), indiquait que la filiation entre le parent d’intention – le conjoint du père biologique – et l’enfant pouvait être établie en passant par l’adoption. Elle évitait ainsi l’invraisemblance qui consiste à faire comme si un acte de naissance évacuant la mère, c’est-à-dire la femme qui a mis au monde l’enfant, pouvait être exact.

La Cour de cassation ne s’est pas gênée pour passer outre un principe juridique constant, fondateur du droit de la filiation : « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine).

En outre, dans les deux cas jugés hier, la Cour de cassation n’a pas été gênée non plus par l’invraisemblance qui consiste à faire inscrire directement deux pères sur l’acte de naissance d’un enfant au lieu de passer par l’adoption, déjà plus conforme à la réalité.

Ce faisant, la Cour de cassation, qui non seulement omet de tenir compte de l’interdiction de la GPA, laquelle implique de lutter contre cette pratique, mais en outre redéfinit la filiation, outrepasse son rôle. Elle prend, en quelque sorte, le rôle du législateur.

Cependant, cette décision atteste aussi du mouvement en cours, le législateur envisageant lui-même, dans le cadre du projet de loi bioéthique actuellement débattu au Parlement, de créer une « filiation » nouvelle, fondée sur la seule volonté des adultes. Ce projet n’est pourtant pas encore voté et le processus sera encore long. La Cour de cassation ne saurait donc en principe instaurer dans les faits une « filiation » fondée sur la volonté des adultes.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Si le projet de loi bioéthique est voté en l’état, il créera dans la loi une « filiation » nouvelle. Et dans quelques mois, les militants favorables à l’exploitation de la femme, à l’achat d’enfants et au business international de la procréation ne manqueront pas de dire que « la situation est hypocrite : la GPA a acquis toutes les caractéristiques de la légalité, il est temps de la légaliser ».

L’urgence est immense : cette dérive vers la marchandisation humaine et le business de la fabrication d’enfants avec la PMA sans père et la GPA doit être stoppée. Elle implique un moratoire sur le projet de loi.

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La Manif Pour Tous appelle les sénateurs à interdire la PMA sans motif médical pour sécuriser l’interdiction de la GPA

05/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi 3 décembre 2019, à 19h, La Manif Pour Tous a été auditionnée par la Commission spéciale sur la bioéthique du Sénat, avec l’UNAF, les AFC, les Poissons Roses et Alliance Vita.
La Manif Pour Tous a pu donc souligner le lien entre la PMA sans père et sans motif médical et la GPA, c’est-à-dire la pratique des mères porteuses. Elle a invité les sénateurs à réécrire en profondeur le projet de loi bioéthique pour ne pas créer délibérément des orphelins de pères.
Rappelons également que selon une enquête IFOP, 83% Français estiment que les enfants nés par PMA doivent avoir les mêmes droits que tous les enfants et ne pas être volontairement privés de père toute leur vie.

Voici un extrait des propos introductifs de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous :

1/ Ouvrir l’AMP (Assistance médicale à la procréation) dans un contexte qui prive des enfants de père pour toujours, c’est accepter d’effacer sciemment, délibérément l’un des parents de l’enfant, c’est dire qu’il ne naît que d’un « géniteur », qui n’aurait pas d’importance pour lui, pas d’importance pour se construire.

Si l’on dit aujourd’hui qu’un enfant peut bien se passer de père parce que telle est la volonté de certains adultes, on dira évidemment, demain, que l’enfant peut bien se passer de mère, si telle est la volonté de certains adultes.

Certains osent dire, de fait, que l’AMP pour les femmes seules et les couples de femmes « n’enlève rien à personne ». En réalité, elle enlève, et pour toujours, un père à l’enfant. Un père n’est pas rien, que je sache. Et un enfant n’est pas non plus « personne ».

En l’occurrence, certains osent d’ores et déjà priver volontairement des enfants de mère, et s’en vanter comme si c’était anodin, comme le montre le dernier numéro du magazine Gala, dont un reportage vante le monde merveilleux de la GPA. Nous voilà au pays des bisounours.

2/ Légitimer l’accès à l’AMP pour des personnes a priori fécondes au motif d’un « projet parental » prépare aussi les conditions de la GPA : des couples homme-femme pour lesquels l’AMP n’est pas une solution, des hommes seuls comme des couples d’hommes peuvent avoir eux aussi un « projet parental ».

3/ Inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, c’est considérer qu’entre les deux femmes, il n’y aurait aucune différence entre celle qui l’a attendu et mis au monde, et sa conjointe. C’est faire comme si la maternité, l’accouchement, n’étaient rien dans la vie de la femme, rien dans la vie de l’enfant. C’est évidemment faux. C’est nier une réalité que toute mère ressent puissamment dans son corps, son psychisme, et bien au-delà de La grossesse et de la naissance.

Si la grossesse et l’accouchement ne sont rien, alors une femme qui a été enceinte et a accouché pourrait aussi ne pas être reconnue comme mère. C’est en l’occurrence le principe de la pratique des mères porteuses, que les militants pro-GPA, justement, nomment « femmes porteuses » et non « mères porteuses » : à leurs yeux, celle-ci n’a pas vécu la maternité, elle n’est pas mère !

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30 novembre et 1er décembre : 2 jours de mobilisation en France contre la PMA sans père et la GPA

21/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Albéric Dumont l’avait annoncé lors de la manifestation du 6 octobre : si un dialogue ne s’ouvrait pas avec le Président de la République, si les implications et conséquences de la PMA sans père n’étaient pas enfin prises en compte, des actions d’ampleur toujours plus grandes auraient lieu le week-end du 30 novembre et le dimanche 19 janvier.

Depuis le 6 octobre, le silence est complet : pas un commentaire sur le projet de loi bioéthique ni sur l’immense opposition qui s’est exprimée. Sans doute un silence embarrassé face au succès de la manifestation, mais aussi un silence contradictoire : même dans leurs longues interviews au JDD – des 6 octobre et 10 novembre – le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ne disent pas un mot de la PMA alors qu’ils répondent à des questions sur l’ensemble des réformes urgentes pour la France. Si le projet de loi bioéthique est si peu important à leurs yeux, si eux-mêmes considèrent que ce n’est pas une réforme nécessaire, raisons de plus pour retirer ce projet de loi.

Comme prévu donc, les dates annoncées seront marquées par des actions d’ampleur auxquelles Marchons Enfants vous invite à participer et notamment celle-ci :
– Le week-end du 30 novembre-1er décembre, des piquets de mobilisation pour les droits de l’enfant seront installés sur tout le territoire.

Pour ce week-end du 30 novembre, vous trouverez sur la carte en ligne sur le site de La Manif pour Tous (voir ci-dessous) tous les départements concernés par des piquets. Vous trouverez dans les jours à venir les lieux de ces piquets de mobilisation : grâce à la carte interactive, vous pouvez trouver le piquet le plus proche de vous, ainsi que l’adresse mail du responsable.

Plus d’infos sur : https://www.lamanifpourtous.fr/30-novembre-1er-decembre-piquets-de-mobilisation-dans-toute-la-france

Marche contre la PMA et la GPA du 6 octobre : non aux profits sur le ventre des femmes !

« Marchons, enfants ! », contre la PMA sans père et la GPA ! Le collectif La Manif pour tous, qui fut le fer de lance de la lutte et des manifestations contre le mariage homosexuel en 2013, ainsi que nombre d’intellectuels, de militants politiques ou de simples citoyens l’avaient annoncé : le mariage dit « pour tous » allait ouvrir de fait la PMA « pour toutes les femmes ». A l’époque, le camp dit « progressiste », de centre droit comme de centre gauche, qui ne voit plus de bien commun ni de droit « de » ou de devoir « de », pas plus que de limites naturelles, mais des « droits à » (tout ce que veut la moindre minorité), l’affirmait la main sur le cœur : le mariage homosexuel ne provoquerait pas l’extension de la PMA. Comme prévu, le camp dit « progressiste », prompt à tout marchander, y compris les corps, a fait ce qu’il fait le mieux : mentir. Un mensonge d’importance et dont l’écho résonne maintenant que le gouvernement s’apprête à légiférer : c’est contre cette PMA qui ne concernera pas les couples infertiles mais des femmes qui n’en ont pas besoin sur le plan de la nature que se prépare la manifestation du 6 octobre, manifestation dont on pourra lire l’appel sur le site de LMPT.

Viendra ? Ne viendra pas ?

C’est d’égoïsme qu’il s’agit, ce que note Gilbert Collard qui a décidé de participer à la manifestation à Paris. Egoïsme des femmes homosexuelles refusant la simple nature. Egoïsme des politiques progressistes au pouvoir et de leurs amis des lobbys marchands soucieux de profits non plus sur le dos mais sur le ventre des humains.

Collard n’est pas la seule personnalité à avoir le courage d’annoncer sa présence. Il en faut, du courage, en effet, dans une société politique et médiatique où le candidat Bellamy a été matraqué pour avoir participé aux manifestations de 2013 et où un Fillon a pu être l’objet de vindictes du fait de son christianisme affiché. La France est le pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, ce pays qui autorise toutes les expressions sauf celles qui ne vont pas dans le sens du vent – ou du ventre, dans le cas présent.

Viendront ? Ne viendront pas ? Marine Le Pen ne sera pas présente lors de la manifestation, même si les membres du RN restent libres de marcher ou non à titre personnel. François-Xavier Bellamy qui est, ne l’oublions pas, avant tout philosophe, sera présent, conscient que la prochaine loi bioéthique vise à autoriser le dépassement de « toutes les limites ». L’ancien candidat LR aux européennes indique que la PMA puis la GPA seront humainement « notre malédiction ». La PMA « pour toutes » ne vient en effet pas seule, contrairement à ce qu’affirment les nouveaux mensonges progressistes ; elle annonce la GPA pour les couples homosexuels masculins et donc la marchandisation accrue des ventres de la pauvreté. Qui d’autre ? Pour l’instant, Nicolas Bay qui évoque une « régression majeure ». Sa présence est un signe fort, auquel il convient d’ajouter Marion Maréchal, déjà dans la rue en 2013, et qui a depuis longtemps annoncé qu’elle manifestera par refus qu’un enfant soit transformé « en produit de consommation ».

L’échec (relatif) de La Manif pour tous en 2013, les divisions du camp antiprogressiste, celles des droites, tout laisse à penser que le 6 octobre pourrait ne pas être un moment historique. Chiche ? Et si l’heure était au contraire venue de ce grand mouvement conservateur et populiste que les droites appellent de leurs vœux ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2019

Aude Mirkovic : « Les pouvoirs publics ont un double langage sur la gestation pour autrui ! »

Aude Mirkovic

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
À l’heure où les députés débattent du projet de légalisation de la PMA pour les femmes en couples et les femmes seules, franceinfo révélait, mardi matin, un projet de circulaire légalisant les enfants nés à l’étranger de GPA. Information démentie par le gouvernement.

Qu’en est-il réellement ?

Réponse d’Aude Mirkovic au micro de Boulevard Voltaire. L’occasion de faire le point avec elle sur les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale.


La modernité est dans la France profonde, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron incarnerait donc l’air du temps. À entendre un complaisant récit médiatique, la droite serait en train de payer ses idées réactionnaires. D’ailleurs, dans Le Point du 8 juin, l’ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, l’assure : “Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. (…) Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent.” Il est vrai que la droite aurait mieux fait de créer, naguère, une union civile entre homosexuels. Ce statut aurait peut-être évité d’en venir au mariage gay et à ses filiations artificielles, promues par la gauche transhumaniste. Toutefois, les gens demeurent partagés sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Jérôme Fourquet (Ifop) : “Les Français se divisent en trois blocs : 40 % sont pour l’extension de la PMA, 40 % y sont opposés et 20 % basculent de l’un à l’autre en fonction de la question” (La Croix, mardi). Les oppositions sont plus vives pour la gestation pour autrui (GPA), que réclament des couples d’hommes au nom d’un “esprit du temps” bricolé pour l’occasion.

La macronie se dit portée par la pensée dominante, forcément progressiste. Mais rien n’étaye sa prétention. Après avoir laissé croire que LREM avait gagné les européennes, remportées par le RN, les propagandistes du nouveau monde assurent qu’une vague d’élus LR rejoindrait la majorité, fuyant le monde rétréci et fané du conservatisme. Or, sur les 72 signataires d’une tribune du JDD qui disent préférer Macron, la majorité n’était déjà plus chez LR. Ceux qui partent font des phrases solennelles sur le gaullisme. Ces traîtrises sont plus simplement la caricature d’une classe politique sans grandeur.

Les retournements de veste restent méprisables. Parce qu’il n’a pas compris son époque, exigeante et critique vis-à-vis des “ élites”, Macron s’est heurté aux “gilets jaunes”. C’est dans leur pays profond et sa fureur de vivre que se trouve la modernité.

Les Françaises ne trépignent pas d’impatience devant la PMA pour toutes, attendue par une infime minorité.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Lobbying LGBT à Nantes : la cour d’appel administrative légitime une subvention de 22.000 euros

22/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le lobbying LGBT est en passe d’être considéré comme une activité d’intérêt général. C’est en tout cas la conclusion que l’on peut tirer de la décision de la Cour d’appel administrative de Nantes, qui a validé, le 5 octobre dernier le versement de 22.000 euros d’argent public au centre LGBT de Nantes, désavouant ainsi le jugement de première instance.

Ce jugement avait considéré comme illégale la subvention, au motif que le centre LGBT s’était livré à des actions militantes en faveur de la PMA et de la GPA et qu’elle était de ce fait sortie de la neutralité politique.

La Cour d’appel de Nantes motive sa décision au regard des actions de prévention et d’information menées par l’Inter LGBT pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles et les risques suicidaires. Mais elle évoque aussi « l’organisation de la gay pride annuelle, qui contribue à l’animation festive de la ville ».

On peut toutefois se poser la question de savoir pourquoi les services de la ville chargés de santé publique délèguent à une association communautariste, la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Un pourvoi en cassation sera prochainement déposé.

Propagande pour la GPA à la une de Paris Match, par Caroline Parmentier

Pour la première fois de toute l’histoire de Paris-Match, un couple d’homos pose à la une avec ses deux filles nées par mère porteuse : l’animateur radio Marc-Olivier Fogiel devenu le premier porte-parole de la GPA en France, pose avec son mari, François Roelants et Mila et Lily. Et vous savez quoi ? Ils font tout mieux que les familles hétéros.

Mila, 7 ans et Lily 5 ans, n’ont pas de maman mais deux papas. L’article signé par Pauline Delassus est d’une cucuterie inimaginable, avec des formules élogieuses aussi ridicules que mal écrites, qui pourtant apparemment n’ont pas gêné Marc-Olivier Fogiel qui se pique d’intellectualisme. Florilège : « Deux conteurs en chaussettes assis en tailleur sur le sol ». « Chez les Fogiel-Roelants on partage les sirops et les papas ». « Elles leur font tourner la tête mais ils ne sont jamais dupes de leur manège ». « Les pages de leur album de naissance sont usées à force d’avoir été tournées ». « Marc-Olivier est champion pour les câlins et les histoires quand François joue les cordons bleus et gronde quand il le faut mais tous deux sont raccord sur les valeurs ».

C’est parfois pénible parce que certains passages des papas en chaussettes et tabliers de cuisine font irrésistiblement penser à La Cage aux folles et que l’on imagine ces deux petites filles au milieu. Le journaliste Marc-Olivier Fogiel a voulu cette une de propagande dans ce journal traditionnellement lu par la bonne bourgeoisie un peu Vieille France. Il a fait jouer ses relations pour cela. Elle a même été retardée par la mort de Charles Aznavour et Fogiel a refusé de n’être qu’en surmanchette dans le numéro Spécial Aznavour, il lui fallait la une pour sa propagande. Puis on entre dans le vif du sujet. L’album de naissance justement. « Des rencontres amoureuses ont fait naître le rêve d’avoir un bébé ». C’est Bertrand Delanoé qui les a mariés François et lui. Puis recours à une donneuse d’ovocytes : Jane. Et à une mère porteuse aux Etats-Unis : Michèle. Pratique interdite, illégale : « Il fallait demander des conseils sous le manteau, comme si on allait finir en taule. » Marco sera le père biologique du premier enfant (ancienneté oblige, précise-t-il) et François du deuxième. Pour la donneuse d’ovocytes, ils « s’arrêtent d’abord sur les femmes diplômées, des têtes bien faites » puis choisissent les critères médicaux : « pas de maladie génétique dans la famille de Jane ». « Et puis son sourire nous a plu. » Une donneuse choisie sur catalogue. 9 000 euros pour le don d’ovocyte, entre 85 000 et 130 000 euros pour la mère porteuse (30 000 pour elle par grossesse + frais médicaux). Auxquels s’ajoutent les nombreux voyages en Floride des deux papas. La GPA est une paternité pour les riches.

« La mère porteuse renonce à ses droits mais ce n’est pas un sacrifice c’est une formalité administrative » commente Marc-Olivier Fogiel. Facile à dire quand on n’a jamais porté d’enfant. Marco et François se sont envolés pour l’accouchement avec leurs mères (eh oui, eux ont des mamans, chacun la sienne).

Les filles appellent leurs papas Daddy ou Dadou et l’autre Papa (celui qui est le géniteur). Elles retrouvent Michèle leur mère porteuse à chaque Noël. « Elles savent très bien que ce n’est pas leur maman mais celle qui les a fabriquées » commente Fogiel. A 5 et 7 ans, la nuance doit être sûrement très simple à gérer… Concernant le manque maternel de leur fille ? Pas de problème, « elles ont des grands-mères ».

Marc-Olivier Fogiel et son mari ont ensuite procédé à une adoption aux Etats-Unis puis jugement reconnu en France. Loi sur la GPA contournée. Maintenant étape suivante, l’animateur se fait le porte-parole des revendications LGBT dans les colonnes de Paris Match : au moment où le comité d’éthique rend un avis défavorable sur la GPA en France, il réclame une convention internationale pour encadrer et légaliser les naissances par GPA à l’étranger et plaide pour ce qu’il appelle « la GPA éthique », c’est-à-dire la GPA dont on tait tous les aspects révoltants, son grand combat.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2018

Le juteux commerce de la Procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger

PMA GPA Ludovine de La Rochère

15/11/2017 – ESPAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Un article de Sciences et Avenir qui prend pour prétexte la « Journée nationale de l’infertilité » révèle le juteux commerce de la PMA (procréation médicalement assistée) à l’étranger. C’est l’Espagne qui a l’une des législations les plus souples en la matière.

Ainsi, l’Institut valencien de l’infertilité de Madrid assure accueillir chaque année 5 000 couples, surtout hétérosexuels, mais aussi femmes seules ou homosexuelles. Parmi eux de nombreux Français et Italiens. L’institut offre ovocytes et spermatozoïdes, et l’accent est mis sur la sélection génétique des embryons.

« Ensuite, les patientes sont renvoyées chez elles, et c’est au système de santé de leur pays de les prendre en charge et de couvrir les coûts liés à leur grossesse. »

Et quels sont ces coûts ?

« Quand nous abordons la question du coût de la PMA, écrit Sciences et Avenir, la spécialiste refuse de nous répondre. Selon nos informations, il faut compter plusieurs milliers d’euros. »

En février dernier, cet institut a fusionné avec un groupe américain pour devenir le plus grand groupe de reproduction assistée dans le monde. Il est présent dans 13 pays et réalise environ 300 millions de chiffre d’affaires.

Ludovine de La Rochère : « Ce qui est heurtant, c’est de faire naître des enfants sans père »

PMA GPA Ludovine de La Rochère

10/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ludovine de La Rochère a été sommée, ce matin sur RTL, de s’expliquer sur la campagne de LMPT contre la PMA et la GPA qui fait paraît-il scandale. La Manif pour tous a lancé une campagne sur la procréation médicalement assistée (PMA) sans père et sur la gestation pour autrui (GPA). Sur l’une des affiches est dessiné un bébé au milieu d’une rangée de légumes. La légende : « Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ? »

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réclamé ce week-end le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». « Ce qui est heurtant, lui a répondu Ludovine de La Rochère, c’est le sujet lui-même, c’est de faire naître des enfants sans père, c’est ça qui est choquant. »

Les Antigones se réunissent à Paris

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement de réflexion Les Antigones organise souvent des conférences pour proposer une vision saine, éclairée et différente de la féminité différente de celle des plateaux de télévision.

Pour cette rentrée, elles consacrent leur première séance aux transhumanistes qui s’ignorent, ce jeudi 5 octobre. De la Procréation Médicale Assistée au gyropode, ce sujet d’actualité sera traité sans concessions, car chacun de nos actes nous engage.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à écrire à contact@antigones.fr