Hervé Juvin : vers un “spoil system” à la française ?

Hervé Juvin : vers un “spoil system” à la française ?

Hervé Juvin se penche sur un aspect méconnu de la gouvernance socialiste en France dans les rapports qu’entretient le gouvernement avec l’administration française, et plus particulièrement la haute administration, avec un phénomène comparable au “spoil system” américain. Analyse sans concession.

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Privatisation de la Croix Rouge en Italie : réaction à l’échelle nationale du mouvement Casapound

Dans toute l’Italie, Casapound proteste contre la privatisation de la Croix Rouge

25/10/12 – 08h00
ROME (NOVOpress)
– Hier matin les militants du mouvement de droite radicale Casapound ont organisé des manifestations et des occupations symboliques à travers toute l’Italie afin de protester contre la « privatisation » de la Croix Rouge.

Des bannières affirmant « 4500 familles en situation de crise. Stop au bradage ! » ont ainsi fleuri dans de nombreuses villes italiennes.

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Les Français de plus en plus hostiles au droit de vote des étrangers

Les Français de plus en plus hostiles au droit de vote des étrangers

21/09/2012 — 12h30
PARIS (NOVOpress) –  Deux sondages publiés cette semaine -et réalisés les 18 et 19 de ce mois- indiquent que la population française est nettement opposée au droit de vote des étrangers extra-européens. A 63% dans le sondage CSA pour RTL et à 61% dans celui réalisé par l’IFOP pour Atlantico.

Et il y a “pire”, pour le CSA la grande majorité (40%) des 63% opposés à ce droit de vote y est “Très opposé”, alors que seule une petite minorité (12%) des 37%  favorables y est “Très favorable” ; cette répartition des “Très” est analogue dans le sondage IFOP.

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Pacte budgétaire européen : le gouvernement met les députés sous pression

Pacte budgétaire européen : le gouvernement met les députés sous pression

21/09/2012 — 08h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Ce nouveau traité européen, hérité de Nicolas Sarkozy, est soutenu par le gouvernement actuel, mais très critiqué par l’aile gauche du Parti socialiste, selon qui il condamnerait la France à l’austérité. Alors que vont s’ouvrir les journées parlementaires du parti, le gouvernement s’emploie donc par tous les moyens à convaincre l’ensemble des députés socialistes de voter ce texte.

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L’amateurisme, c’est maintenant !

L'amateurisme, c'est maintenant !

09/09/2012 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Le gouvernement français avait mis en ligne mercredi la liste des terrains publics mobilisables pour le projet de loi qui impose aux communes une augmentation du nombre de logements sociaux. Elle a disparu jeudi et le ministère du Logement a indiqué que cette liste réactualisée devrait être à nouveau disponible, « autour du 15 septembre ».

Notre confrère LaVieImmo.com a révélé qu’en fait des maires ont indiqué que nombre des biens présentés dans la liste « ont déjà été vendus ». L’un d’entre eux (une caserne) depuis 2006 !

Photo en Une : l’hôpital de Draveil (91) qui fait partie de ces biens déjà cédés en vue de la construction de logements sociaux, indique le maire de la ville. Crédit photo : Cyrilb1881, via Wikipédia (cc)

Nouvelles cultures, nouvelles configurations sociales en Chine

Nouvelles cultures, nouvelles configurations sociales en Chine

De nouvelles configurations dans le rapport entre la Chine et la société civile sont à l’œuvre. Débat entre Emmanuel Lincot et Emmanuel Meneut.

À propos d’Emmanuel Lincot :
Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

Source : Realpolitik.tv.

Manuel Valls, directeur des relations publiques, place Beauvau

Manuel Valls, directeur des relations publique, place Beauvau

31/07/2012 — 13h00
PARIS (NOVOpress BReizh) — En politique, il faut compter avec les faux « poids lourds ». Comment reconnait-on ces ministres ? Réponse : à la faible marche de manœuvre qui leur a été accordée par l’Elysée et Matignon lors de la constitution de leur cabinet.

Un vrai poids lourd désigne son directeur de cabinet et ses collaborateurs. Un faux apprend par le téléphone qu’« on » a choisi pour lui  Untel. C’est le cas de Manuel Valls (photo ci-dessus), officiellement ministre de l’Intérieur. Le vrai patron de la place Beauvau s’appelle en réalité Jean-Marc Ayrault, ci-devant député-maire de Nantes et présentement Premier ministre.

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Affaire du collégien de Rennes : quand la com’ du Gouvernement déraille

Affaire du collégien de Rennes : quand la com’ du Gouvernement déraille

23/06/2012 – 13h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Alors que suite à une bagarre avec un autre élève survenue hier matin, un collégien de Rennes était toujours vendredi soir entre la vie et la mort, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon se sont empressés d’annoncer, par des communiqués grandiloquents, son décès. Une intervention prématurée plutôt malvenue, qui rappelle celles du précédent gouvernement.

Hier soir aux alentours de 21h, un communiqué du Premier ministre informait la presse qu’il avait appris « avec une grande tristesse » le décès du collégien de 13 ans « survenu en fin de journée », à la suite d’une bagarre en matinée dans la cour de récréation du collège Cleunay à Rennes, faisant part « à la communauté éducative tout entière de son soutien dans cette épreuve ». Vincent Peillon avait aussitôt renchéri, affirmant que « ce soir, ce sont tous les parents de ce pays qui sont en deuil », ajoutant, pour faire bonne mesure que « ce décès est une véritable tragédie ».

Ces informations ont aussitôt été démenties hier par la directrice de la communication au CHU de Rennes, qui a déclaré à l’AFP que le collégien « est toujours entre la vie et la mort. Le pronostic vital est toujours engagé. Son état est toujours très grave, mais il est en vie ». Mettant en cause « des informations erronées »  Jean-Marc Ayrault a donc dû exprimer dans la soirée « ses regrets les plus vifs », ainsi que ceux de son ministre, pour avoir « annoncé à tort » le décès de la victime. Malheureusement, aujourd’hui samedi 23 juin, le collégien est décédé des suites de ses blessures.

La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui avait dénoncé – à juste titre – en 2010 une « dramatique erreur » et fustigé une « récupération lamentable du gouvernement », à propos de l’annonce erronée par François Fillon de la mort d’un policier, sur le thème de l’insécurité, n’a pas encore fait part de son sentiment sur la communication de son « ami » Jean-Marc Ayrault.

La bagarre survenue pendant la récréation vendredi matin entre les deux garçons – Souleymane et Killian -, reste inexpliquée. Selon l’inspecteur d’académie d’Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Bessol, dont les propos sont rapportés par l’AFP, « il y a eu une bagarre qui a opposé deux élèves ordinaires », et l’un des deux protagonistes « ne s’est pas relevé ». Pour ce fonctionnaire « le scénario n’est pas clairement établi », selon lui « il y a eu deux coups de poing » et peut-être un début de « strangulation », et « la tête a peut-être heurté quelque chose ». L’autre collégien, Souleymane,  âgé de 16 ans, a été interpellé par les policiers.

Si, selon l’inspecteur d’académie aucun de ces deux élèves n’avaient posé de problème jusqu’à maintenant, la principale du collège précise qu’ « elle est amenée à gérer régulièrement des problèmes de dispute de ce genre en récréation ». Construit dans les années 60, le collège se situe dans le quartier « sensible » de Cleunay dont la population – selon les termes de l’AFP – « été considérablement renouvelée depuis deux décennies ».

 

Crédit photo : Commentator,via Wikimedia, licence CC

Législatives : les ministres bretons en campagne

Législatives : les ministres bretons en campagne

07/06//2012 – 15h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Depuis qu’il a été élu président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian a abandonné son fief de Lorient. Après avoir renoncé à son fauteuil de maire, il ne s’est pas représenté aux législatives de 2007. Devenu ministre de la Défense, il demeure sur cette ligne en ne prenant pas le départ des législatives de juin. Cela ne l’empêche pas d’être présent en Bretagne, où il suit de très près les dossiers sensibles, comme celle du volailler Doux.

En Bretagne, deux ministres peuvent considérer que leur réélection ressemblera à une simple formalité. Jean-Marc Ayrault à Saint-Herblain : en 2007 il avait été réélu au second tour avec 66,15%. Mais c’est son suppléant Jean-Pierre Fougerat, maire de Couëron, qui prendra le chemin de l’Assemblée nationale. Ensuite Malylise Lebranchu à Morlaix : en 2007, elle avait été réélue au second tour avec 54,38%. Son adversaire,  Agnès Le Brun (UMP), maire de Morlaix et députée européenne, à peu de chance de l’emporter. On notera dans cette circonscription la candidature de Yann Vallerie, le dynamique leader du mouvement Jeune Bretagne qui, sous l’étiquette « Bretagne nous avons foi en toi », défendra les couleurs de la Bretagne.

Pour les deux Bretons expatriés que sont Benoit Hamon à Trappes (78) et Stéphane Le Foll à Sablé (72), les affaires semblent plus compliquées. Dans le premier cas, le député sortant, Jean-Philippe Fourgous (UMP) avait été réélu au second tour, en 2007, avec 51,75% des suffrages exprimés. Mais en 2012, François Hollande a dépassé les 57%… Dans le second, dès le premier tour, en 2007, François Fillon (UMP) avait battu Stéphane Le Foll – 53,40% contre 30,03%. Le ministre de l’Agriculture a face à lui Marc Joulaud, le député UMP sortant. Le Foll,  selon un sondage OpinionWay-Fiducial publié fin mai, est donné gagnant au second tour avec 53 % des voix.

Rappelant la position de François Hollande, Jean-Marc Ayrault avait déclaré le 16 mai dernier que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin perdraient leur maroquin.

Crédit photo : jyc1, via Wikipédia, licence cc

La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

22/04/2012 – 12h30
LA HAYE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans la province du Limbourg aux Pays-Bas, la coalition qui gouvernait, constituée du PVV (Parti pour la liberté dirigé par Geert Wilders, parti patriotique), du VVD (Parti libéral de droite) et du CDA (Parti démocrate-chrétien) est tombée ce vendredi 20 avril 2012.

Le CDA s’en est pris lors d’un débat au sein de l’assemblée législative de la Province au comportement de membres PVV de l’exécutif de la Province lors de la visite d’État du Président turc Abdullah Gül aux Pays-Bas. Le chef de file des élus du CDA au sein de l’organe législatif de la Province a déclaré que la confiance dans la coalition n’existe plus. Selon lui, le PVV a endommagé l’image du Limbourg et sa position dans le domaine du commerce international.

La dispute a débuté lorsque deux membres PVV de l’exécutif de la Province du Limbourg, Theo Krebber et Antoine Janssen, ont fait savoir qu’ils ne seraient pas présents lors d’un repas réunissant le président turc et les membres de l’exécutif provincial. Ils ont ensuite changé d’avis, au grand déplaisir des élus PVV au sein du législatif de la Province, lorsqu’il a été établi que la Reine Beatrix serait présente.

Le groupe des élus travaillistes (PvdA) a introduit une motion de méfiance à l’encontre de Theo Krebber et Antoine Janssen. Le PvdA prétend que les deux PVV ont annulé sous la pression de leur parti. Theo Krebber dément. Il indique avoir raté un courriel au sein duquel était annoncée la présence de la Reine Beatrix. Lorsqu’il a appris que la Reine viendrait, il a décidé d’assister au repas. Le PvdA a retiré sa motion de méfiance lorsque le CDA s’est retiré de la coalition qui dirige la Province du Limbourg.

Précisions :

1/ Le Limbourg néerlandais est devenu un bastion du PVV, alors qu’il a été durant des décennies un bastion CDA.

2/ Le PVV, parti opposé à l’islam, obtient de très bon résultats dans cette province qui compte peu de musulmans, pas beaucoup d’étrangers et peu de problèmes économiques et de chômage.

3/ La fin de la coalition qui dirige la Province de Limbourg s’est déroulée vendredi 20 avril 2012, donc avant que, hier, le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders retire son soutien à la coalition gouvernementale des Pays-Bas, soutien qui est indispensable à cette coalition minoritaire.

Image en Une : drapeau du Limbourg néerlandais.

La DCRI, une police privée ?

La DCRI, une police privée ?

29/03/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) — Il s’est produit le 16 mars dernier un événement assez inédit dans l’histoire du renseignement français : une centaine d’officiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) se sont rassemblés dans le hall du bâtiment hébergeant le service à Levallois. Ils voulaient exprimer leur malaise.

Depuis sa création en juillet 2008 (issue de la fusion RG/DST) la DCRI, comme d’autres corps de l’État, a perdu 12% de ses effectifs au titre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Là comme ailleurs, un certain nombre de nominations « de copinage » sont effectuées. La dernière en date, celle d’une jeune femme à peine sortie de l’école comme numéro 3 d’un service, a mis le feu aux poudres. Mais le malaise est plus profond. Les agents s’interrogent sur le sens de leurs missions. Et au vu des controverses qui ont suivi l’affaire de Toulouse on ne peut que leur donner raison.

Leurs missions : surveillance des groupuscules subversifs et potentiellement dangereux, lutte contre le cybercrime, surveillance des entreprises technologiquement sensibles, contre-espionnage, et surtout la prévention et la lutte contre le terrorisme. A ce titre, la surveillance des mouvances islamistes et salafistes était érigée en priorité absolue.

La polémique des ces derniers jours concernant le laxisme de la DCRI vis-à-vis de Mohamed Merah, qui, bien qu’identifié comme « à risque » n’a pas été suivi ou surveillé plus que ça, est justifiée. Mohamed Merah, en plus d’être un petit délinquant multirécidiviste, a attiré l’attention des services après deux séjours en Afghanistan et au Pakistan. Il s’en est expliqué : « Je faisais du tourisme ». Les officiers qui l’ont interrogé n’ont pas du être dupes. Et pourtant rien ne s’est passé. Dossier clos. Pourtant son frère avait déjà été soupçonné d’avoir participé à une filière d’exportation de djihadistes vers l’Irak. M. Merah lui-même avait refait parler de lui (séquestration d’un gamin de quinze ans pour lui faire visionner des vidéos sanglantes du djihad afghan, sorties menaçantes dans la rue avec un sabre en criant « Al-Qaïda »). Cela aurait du attirer l’attention plus poussée des services et pourtant rien. B. Squarcini, le patron de la DCRI se justifie aujourd’hui en expliquant qu’on ne peut pas surveiller des gens qui n’ont encore rien fait. Ah bon ? Pourtant en matière de lutte contre le terrorisme, c’est tout à fait possible de surveiller préventivement.

Revenons en arrière. En 2008. La DCRI, à peine créée va faire son premier « coup » public. Le 7 novembre 2008 des fers à béton sont posés sur des caténaires de lignes SNCF, occasionnant des pannes de TGV et une pagaille monstre dans le trafic ferroviaire. Quatre jours après, un groupe de jeunes gens est arrêté à Tarnac pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste ». La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie déclare le jour même : « Ce sont des individus qui se caractérisent par un refus de tout dialogue démocratique et par un discours extrêmement violent, autant de motifs qui m’ont poussée à renforcer leur surveillance » On peut donc surveiller quand on le veut bien…

Détaillons certains points clés de l’affaire Tarnac, mis en parallèle avec l’affaire Merah, c’est édifiant.

Le point de départ qui signale le groupe de Tarnac à l’attention de la DCRI, c’est une note du FBI qui signale aux services français des individus soupçonnés d’être liés avec des milieux anarchistes terroristes sur le sol américain. La DCRI saute à pied joint sur l’affaire, même si par la suite le FBI, n’ayant rien trouvé de probant, classera l’affaire. Mohamed Merah était également signalé par les États-Unis, mais là rien. Pas d’affolement coté DCRI. On le laisse tranquille.

Julien Coupat et ses amis vont donc, suite à ce signalement, attirer l’attention des services, qui vont notamment se pencher sur un livre publié en 2007 « L’insurrection qui vient », dont ils soupçonnent la tête pensante du groupe de Tarnac d’être l’auteur. Énième pensum dans la lignée situationniste, le bouquin prône la contestation radicale du système et dénote une certaine fascination pour la violence émeutière des racailles des cités. Pour faire court, la jeunesse dorée fantasme main dans la main avec les racailles et les armes à la main. Pas de quoi fouetter un chat. C’est du déjà vu. Et pourtant le livre va être versé au dossier, en tant que « mobile ». Quelques phrases vagues sur la nécessité de « stopper les flux de la société » serait à l’origine des actes de sabotage sur les caténaires… On est sceptique… Mohamed Merah lui, lisait assidument le Coran et des textes djihadistes, qui appellent clairement au meurtre des infidèles et des juifs. Mais ne nous affolons pas dans les services…

Suite à cela, les enquêteurs de la DCRI vont mettre sous surveillance constante le groupe de Tarnac pendant de longs mois (dès le mois d’août 2008) : caméras de surveillance dans la ferme où ils vivaient, écoutes téléphoniques, filatures. Le soir même des sabotages, Julien Coupat et sa compagne étaient suivis par une trentaine de policiers, munis d’équipements infra-rouges et qui pourtant n’ont rien vu (PV de filature). Mohamed Merah, lui, vivait tranquillement sa petite vie, sans que personne n’enquête, ne le file ou ne le surveille un minimum.

L’instruction sur l’affaire de Tarnac suit son cours. A part le livre « L’insurrection qui vient », rien de probant n’a été trouvé. Les 10 accusés sont d’ailleurs en liberté sous contrôle judiciaire, ce qui pour des suspects d’actes terroristes est assez inhabituel…

On peut donc se demander si il n’y a pas eu dans l’affaire de Tarnac une volonté politique de faire un « coup » : ainsi on prouve que le gouvernement fait son travail pour assurer la sécurité des français, et on justifie la fusion DST/RG en mettant au crédit de la DCRI l’arrestation des « terroristes ».

La suite des évènements semble aller dans ce sens. Au lieu de s’occuper de la lutte contre l’islamisme radical qui est théoriquement sa mission prioritaire, la DCRI semble plus se préoccuper de servir les intérêts politiques du pouvoir en place : surveillance de journalistes un peu trop curieux (fadettes dans l’affaire Woerth-Bettencourt), traque des colporteurs de rumeurs sur le couple présidentiel, instrumentalisation des squelettes dans les placards des adversaires politiques (affaire du Carlton) et coup de com’ avec l’affaire de Tarnac. La DCRI est véritablement devenue de fait une police privée au service du président de la République…

Les djihadistes peuvent donc continuer à dormir tranquilles…

Spoutnik, pour Novopress

Le gouvernement interdit temporairement le maïs OGM

Le gouvernement interdit temporairement le maïs OGM

19/03/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
— À quelques semaines des premiers semis, les associations écologistes et environnementalistes attendaient avec impatience cette décision, craignant la catastrophe d’une dissémination du maïs OGM Monsanto sur l’ensemble du territoire.

Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé vendredi « une mesure conservatoire visant à interdire temporairement » la culture du maïs transgénique Monsanto (MON810) afin de « protéger l’environnement ».

Paris avait demandé le 20 février à la Commission européenne de suspendre l’autorisation de mise en culture, en s’appuyant sur des nouvelles études scientifiques. Mais la réponse attendue pouvant prendre des mois, le gouvernement, par mesure de précaution et sous la pression des associations, a décidé de pendre cette mesure temporaire d’interdiction.

Crédit photo : UMP Photos via Flickr (cc)

Immigration : le gouvernement bidonne les chiffres

Immigration : le gouvernement bidonne les chiffres

10/02/2012 – 13h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
C’est en toute discrétion que le ministère de l’Intérieur a rendu public hier le rapport annuel qui contient les derniers indicateurs “officiels” des flux migratoires en France. Les chiffres livrés par ce rapport prennent le contre-pied des déclarations gouvernementales. Flairant le danger, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’était empressé de donner d’autres chiffres il y a un mois.

C’est officiel, avec Nicolas Sarkozy, les chiffres de l’immigration ont explosé

Le nombre total de premiers titres de séjour délivrés entre 2007 et 2010 a bondi de plus de 7 %. Chaque année, quelque 200 000 personnes obtiennent ce fameux sésame pour s’installer en France. On est donc loin des rodomontades de Nicolas Sarkozy ou de Claude Guéant sur la baisse de l’immigration. Au niveau de l’immigration de travail, c’est même pire, +51 % depuis 2007 pour les immigrés extra-européens !

La prétendue « lutte contre l’immigration » est donc une vaste mascarade ?

En matière de reconduites à la frontière, le rapport rendu au Parlement montre aussi qu’entre 2009 et 2010 celles-ci avaient baissé de 4,4 % passant de plus de 29.000 à environ 28.000. Comme le note le journal Le Monde, contrairement au discours d’extrême fermeté affiché à l’époque, particulièrement à la suite du discours de Grenoble de l’été 2010, le système d’éloignement des étrangers en situation irrégulière a été entravé par l’essor d’une jurisprudence favorable aux étrangers et par l’inflation de recours contentieux.

Quid des régularisations ?

Traditionnellement, dans ce rapport annuel, il existe une ligne statistique qui permet de connaître leur nombre approximatif. Celui-ci tourne généralement autour de 30.000. Cette année, et pour la première fois, la case n’est pas renseignée. Il est donc impossible de savoir le nombre de régularisations ces dernières années. Un sujet sensible à quelques mois de l’élection présidentielle. Autre perle de ce rapport : pour faire baisser le nombre d’étrangers en France, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’ouvrir les vannes des naturalisations. Près de 110.000 par an depuis 2007.
[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]
Photo : Ministère de l’intérieur, place Bauveau à Paris. Crédit : fredpanassac via Flickr (cc)